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Pourquoi le G20 ? A quoi sert-il ?

G8 Leaders (May 2011) Caricatures

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Participating G-20 nations Nations allowed ext...
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Le Groupe des 20 (ou G20) est un groupe de 19 pays plus l’Union européenne dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d’États se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.

Le G20 représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).

Le G20 a été créé en marge du G7 du 25 septembre 1999 de Washington, à l’initiative du ministre de l’économie canadien Paul Martin, lors d’une réunion des ministres des finances du groupe3. Le but de ce nouveau groupe est alors de favoriser la stabilité financière internationale et de créer des possibilités de dialogues entre pays industrialisés et pays émergents, ce que les réunions des ministres des finances du G7 ne permettaient pas.

Pour Fareed Zakaria, « la gouvernance mondiale ne pourra évoluer qu’à travers le G20 ». Plusieurs raisons expliquent ce point de vue. D’une part, le Conseil de sécurité des Nations unies est paralysé par le droit de veto. Ses missions pourraient être mieux remplies par le G20 assez représentatif des rapports de force mondiaux. D’autre part, si les États-Unisn’ont plus la force d’imposer seuls leurs vues, ils peuvent par le biais de cette instance jouer un rôle positif de catalyseur.

G20 heads of government - Caricatures (Septemb...

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En 2010, le G20 compte 20 membres : dix-neuf pays plus l’Union européenne. Il est à noter que l’Espagne et les Pays-Bas ont participé aux trois dernières réunions sans en être membres5. L’Union européenne est représentée par le Président du Conseil européen et celui de la Banque centrale européenne, ce qui explique que le G20 rassemble 21 personnes.

Le G20 accueille également les institutions de Bretton Woods : le directeur général du FMI, le président de la Banque mondiale, celui du comité monétaire et financier international et celui du comité de développement du FMI et de la Banque mondiale.

Le G20 regroupe les membres G8, dix pays à économies émergentes6 plus l’Australie et la Corée du Sud. L’Espagne, et à un degré moindre les Pays-Bas, la Pologne, la Belgique, la Suède et la Suisse bien que leur PIB soient parmi les vingt premiers mondiaux n’ont pas été retenus. Parmi les principaux pays émergents non retenus nous pouvons citer l’Iran, la Thaïlande, la Malaisie, le Chili, le Nigéria, etc. Toutefois, certains pays comme l’Espagne, l’EthiopieSingapour, sont « invités permanents » du G20.

Si on regarde la situation en fonction de critères géographiques, le G20 compte trois États de l’ALENA, deux États du MERCOSUR, quatre États de l’Union européenne (sans compter l’Union qui siège également en sa propre qualité) et trois États membres de l’Organisation de la conférence islamique. Le continent asiatique est relativement bien représenté avec des pays comme la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, le Japon mais aussi la Turquie et l’Arabie saoudite ; l’Afrique du Sud est la seule représentante du continent africain au G20.

Si l’on les considère les membres en fonction du régime politique, il est possible de compter : 1 union de type confédérale, 14 républiques (dont 7 républiques fédérales et 1 république populaire) et 5 monarchies.

Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire et à l’initiative de Nicolas Sarkozy et de Gordon Brown, les chefs d’État ou de gouvernement se sont réunis. Actuellement, le G20 se décline sous trois formes : les G20 regroupant des chefs d’État et de gouvernement, les G20 finance regroupant les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales et, depuis les 20-21 avril 2010, des G20 sociaux, réunissant les ministres de l’emploi.

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Altran va se séparer de son cabinet de conseil : Arthur D. Little

Si la Chine ralentit, tout le monde subit une correction financière et potentiellement une très forte baisse sur les matières des métaux pour de suite, pour le pétrole pour l’année prochaine.
La Thaïlande, avec les inondations, a perdu 5 sur 10 millions sur ses récoltes de riz. Le maïs n’est pas mieux loti. Nos agriculteurs devraient voir une lueur d’espoir de revoir leurs récoltes remis en avant dans les GMS sur notre territoire.

La présidence française s’est fixé six grandes priorités :

  1. réformer le système monétaire international. Un rapport sur ce point a été remis par Michel Camdessus au président. Deux groupes de travail doivent être formés : un coprésidé par l’Allemagne et le Brésil sur les mouvements internationaux de capitaux et un autre coprésidé par la France et le Mexique sur la liquidité du système international c’est-à-dire sur le rôle des grandes monnaies et des dossiers sur la table des négociations  (DTS) ;
  2. renforcer la régulation financière. La présidence française voudrait mieux protéger les consommateurs des produits financiers. Concernant les mécanismes financiers eux-mêmes, un rapport sur la prévention et la résolution des crises bancaires a été remis aux autorités françaises par la place de Paris. Toutefois, ce rapport semble s’en tenir au seul secteur actuellement régulé et paraît en retrait sur la position européenne. Si les deux parties sont d’accord sur une possible transformation de dette en capital et sur une éventuelle réduction de la valeur de la dette, la commission voudrait que les autorités de régulation puissent avoir des pouvoirs plus forts permettant notamment de supprimer le versement des dividendes ou d’évincer des dirigeants ;
  3. la lutte contre la volatilité des prix des matières premières. En fait, ce point pose problème aux États-Unis et au Brésil, deux importants producteurs agricoles. Ces deux pays s’inquiètent que par ce biais on tende à faire croire que les marchés de matières premières sont responsables des déséquilibres de l’économie mondiale. Par ailleurs, la France tend à faire un lien fort entre la volatilité des prix et les marchés financiarisés de matières premières et propose une « transposition au sein du G20 des mécanismes d’encadrement des produits dérivés sur matières premières instaurés par le Dodd-Franck Act signé le 21 juillet 2010 par Barack Obama ». Or, pour des économistes comme François Bourguignon, la volatilité des prix agricoles ne viendrait pas principalement des marchés financiers mais « de variations non anticipées des fondamentaux des marchés »13. Une réunion est prévue à Paris au mois de juin pour faire le point sur la question ;
  4. soutenir l’emploi et renforcer la dimension sociale de la mondialisation. Un rapport a été remis au Président de la république par l’ancien Ministre Christine Boutin à ce sujet ;
  5. la lutte contre la corruption. Il est à noter que quand le ministre Bruno Le Maire présente devant l’ONU le 17 février, les objectifs de la présidence française, ce point devient « Améliorer la gouvernance mondiale » ;
  6. l’instauration de financements innovants (Paris propose un projet proche de la taxe Tobin) pour financer le développement.

Un G20 suspendu à l’aléa grec

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À CANNES

A vingt-quatre heures de l’ouverture du sommet, le référendum grec rebat toutes les cartes. Plus que jamais, l’Europe est en position de faiblesse face à ses partenaires.

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Par DOMINIQUE ALBERTINI envoyé spécial à Cannes

Une femme tient un ballon figurant la Terre, le 1er novembre 2011 à Nice, avant une manifestation anti-G20 (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

Il était déjà acquis que les négociations du G20, qui s’ouvre ce jeudi à Cannes, n’auraient rien d’une partie de plaisir au soleil. Or, non seulement le ciel est gris au-dessus de la Croisette, mais en plus, l’annonce d’un référendum grec sur le plan d’aide européen bouscule sérieusement l’agenda des leaders mondiaux.

A défaut d’en avoir fini avec la crise des dettes, les dirigeants européens pensaient au moins présenter à leurs puissants partenaires – Etats-Unis et Chine en tête – les solutions trouvées mercredi dernier lors du sommet européen: décote de la dette bancaire grecque, renforcement du FESF… Or, la décision du Premier ministre grec Papandréou rend déjà incertaine leur application. C’est donc en position de faiblesse, au pied du mur même, que que Nicolas Sarkozy et Angela Merkelarrivent à Cannes.

Secretary Rice with His Excellency Nicholas Sa...

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Papandréou en vedette américaine

Première conséquence pour le sommet: Georges Papandréou, dont le pays n’est pas membre du G20, est tout de même présent à Cannes ce mercredi pour rencontrer les deux dirigeants, ainsi que des représentants de Bruxelles et du FMI. Enjeu: s’assurer que le référendum à venir n’aura pas de conséquences sur l’application du plan d’aide européen – cela dépendra notamment du contenu exact de la question posée aux Grecs.

Des résultats de cette discussion dépendront plusieurs autres points à l’ordre du jour du G20. A commencer par la participation de pays non-européens – Chine, Brésil, Russie en particulier – au fonds de stabilité financière (FESF). La fragilité révélée du plan de sauvetage pourrait retarder ce coup de pouce, compliquant encore la situation du Vieux continent. Les Européens seront certainement mis sous pression par leurs partenaires, qui accusent les déboires de l’eurozone de retarder la reprise mondiale.

Un monde à refaire

De même, les atermoiements européens ne créent certainement pas un contexte favorable pour l’adoption d’une taxe sur les transactions financières, soutenue par la France et l’Allemagne, mais très loin de faire consensus. La participation d’Attac au contre-sommet de Nice ne devrait pas suffire à vendre l’idée aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne – dont le Premier ministre David Cameron a juré récemment de protéger la finance britannique contre les vélléités régulatrices de Bruxelles.

Malgré ce nouveau rebondissement dans la crise de l’euro, les dirigeants mondiaux devront trouver le temps d’aborder les autres sujets au programme du G20. Notamment une meilleure coordination de leurs politiques économiques. Là aussi, il y aura du sport. Par exemple côté américain, où on redoute que l’austérité générale en Europe ne nuise à l’activité. Tandis que de ce côté de l’Atlantique, on trouve bien malvenues ces leçons d’économie de la part d’un pays qui a vu sa note dégradée cet été.

Européens et Américains devraient tout de même se retrouver pour demander aux pays émergents de développer leurs gigantesques marchés intérieurs, afin de soutenir la demande mondiale.

L’Europe en homme malade du système

Autre gros morceau au menu: la réforme du système monétaire international sera un autre enjeu du sommet. Et là, c’est la Chine qui est dans le viseur, pour la gestion de son Yuan national. Pékin exerce en effet un strict contrôle sur le taux de sa monnaie, largement sous-évaluée. De là un avantage à l’exportation jugé injuste par ses partenaires. La Chine devrait donc être priée, sinon de laisser flotter, du moins de réévaluer sa monnaie.

G-20 Summit in Pittsburgh

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Et il se pourrait que Pékin fasse enfin preuve d’ouverture sur le sujet: en effet, les représentants de secteurs patronaux chinois, réunis avec leurs homologues internationaux au sein du «B20» (pour «business») ont accepté de cosigner une déclaration insistant notamment sur ce point. Signe que l’Empire du milieu est prêt à évoluer sur la question?

Il devrait aussi être question de la régulation du système financier mondial, des paradis fiscaux, de la réforme des institutions financières internationales (comme le FMI), de la flambée des matières premières, de l’emploi, de la lutte contre la corruption et du développement. Ce G20 devait être celui des «solutions fortes» pour dépasser la crise. Que peut-il encore en sortir, avec une Europe au bord de la noyade ?

 

Des milliers de manifestants anti-G20 défilent à Nice

A deux jours du sommet international qui se tient à Cannes, ils réclamaient davantage de justice sociale. Face à eux : 2000 membres des forces de l’ordre.

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Des manifestants anti-G20 défilent à Nice, le 1er novembre 2011 (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi à Nice pour réclamer plus de justice sociale, bien décidés à se faire entendre des membres du G20 dont le sommet démarre jeudi à Cannes, à 30 km de là.

Le cortège s’est ébranlé bruyamment après 15h30, pour entreprendre une quasi-boucle dans le nord-est de la ville, selon le parcours imposé, loin du centre.

Une source policière évoquait le chiffre provisoire de 4.500 à 5000 manifestants, les initiateurs de la mobilisation parlaient de 12000.

L’événement était placé sous haute surveillance: gendarmes mobiles, CRS, polices nationale et municipale… Au total, 2.000 hommes chargés d’encadrer la marche et de barrer la route à d’éventuels casseurs.

En tête du cortège, l’organisation Action contre la Faim arborait un slogan de circonstance: «G20, j’ai faim». «Un homme, un toit,» lisait-on sur des camions d’Emmaüs.

Dans la masse, une centaine de militants de l’organisation Oxfam, venus d’Espagne, de Belgique, du Mexique, de Grande-Bretagne. Coiffés de chapeaux de Robin des Bois et portant un sac de toile symbolisant la Bourse, ils réclament une taxation des transactions financières, pour un meilleur partage des richesses.

«On est content que nos idées de taxation des transactions financières soient reprises par une grande partie des responsables politiques européens, mais ça reste à l’état de discours», déclare à l’AFP Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France.

«On veut passer à un stade de mise en oeuvre de mesures concrètes au niveau du G20. La proposition de la Commission européenne de faire cette taxe est un point très positif, mais il y a un problème: c’est proposé pour rembourser les dettes. Autrement dit, on taxe la finance pour redonner à la finance».

Le vice-président du syndicat coréen KCTU, Jeong Eia-Hun, est venu de Séoul dire «l’opposition des travailleurs coréens aux solutions du G20 face à la crise, qui donnent priorité à la finance et nous privent de nos emplois et nos salaires».

«Nous disons qu’il est possible d’enrayer l’épidémie de sida dans les pays en voie de développement en mettant en place la taxe Tobin», explique Marie Suzan, présidente d’Aides Paca.

Dans la matinée, la police a interpellé sur la Promenade des Anglais trois Espagnols porteurs de boulons, piolets, cagoules, masques à gaz et T-shirts avec l’inscription «black cross». «Cela peut laisser penser qu’ils appartiennent à une mouvance des black blocs», groupes virulents de militants anarchistes ou autonomes, selon Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

 

Pour cette semaine à risques, 12.000 membres des forces de l’ordre sont déployés dans les Alpes-Maritimes, notamment à Cannes où 25 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus dès jeudi. Les carabinieri italiens sont également mobilisés, contrôlant l’entrée de l’autoroute vers la France, et en force à Vintimille. En juin 2010, des affrontements avaient éclaté à Toronto à l’occasion de protestations anti-G20. En 2009, un passant était mort à Londres après avoir été frappé par un policier pendant des manifestations anti-G20.

G20/

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(Source AFP)

 

G20 des jeunes entrepreneurs  annexé par le G20 vendredi prochain sur la croissance, la création d’emploi, un travail a été fait 200 practice et les 40 meilleurs practices internationaux qui réussissent vont être présentés. L’enjeu majeur s’est de mettre la culture d’entrepreneur et il faut se projeter sur un plan d’action à destination du monde des entrepreneurs.

Le G20 Young Entrepreneur Summit (G20 YES) est l’une des deux initiatives parallèles impulsées par l’Italie lors du G8 de 2009, prolongées et amplifiées en juin 2010 dans le cadre de l’organisation du G20 à Toronto par le gouvernement canadien et son Premier Ministre, Stephen Harper :

  • Le G20 YES à destination des entrepreneurs, avec l’organisation d’un sommet réunissant les 20 entrepreneurs les plus représentatifs et emblématiques de chaque pays. C’est dans ce contexte qu’a été initié le G20 YES (Young Entrepreneur Summit). Au moment où dans l’économie du xxie siècle, toutes les règles du jeu sont remises en cause, l’objectif est de porter auprès des leaders politiques duG20, comme auprès des jeunes, le message sur l’enjeu économique et social de la qualité de l’écosystème entrepreneurial, comme le meilleur moteur de la compétitivité, de la création d’emploi, de l’innovation, et de la croissance économique durable des nations.
  • Le B20, à destination des dirigeants des grandes entreprises, avec l’organisation d’un sommet réunissant les grands dirigeants du monde économique, à la veille du sommet du G20. Ce sommet, G20 Business Leaders Summit (B20), invite deux dirigeants de grandes entreprises à représenter leur pays. Ce groupe de grands « patrons » rencontre ensuite les Ministres des Finances pour définir le rôle stratégique des entreprises dans les économies du G20.
  • Le Sommet du G20 des Jeunes Entrepreneurs est organisé dans le cadre plus large de l’Alliance G20 YEA (Young Entrepreneur Alliance) qui se réunit à l’occasion de chaque sommet officiel (G8 ou G20) avec, pour objectif, de faire entendre et reconnaître le rôle clairement défini par l’économiste Joseph Schumpeter, de l’entrepreneur dans l’innovation, la création d’emplois, la compétitivité des nations et l’évolution du modèle économique nouveau et différent que nous devons dessiner ensemble dans l’économie du xxie siècle.
  • Chaque pays membre du G20 est invité à constituer une délégation composée d’un Président, d’un Sherpa et d’une délégation de 20 entrepreneurs emblématiques.

    Le G20 YES est calqué sur les modalités de fonctionnement du G20 avec un processus de suivi par les Présidents et Sherpas du contenu d’un communiqué sur les mesures concrètes que chaque pays pourra mettre en œuvre pour développer l’entrepreneuriat des jeunes dans les pays membres du G20.

    Les Présidents de chacune des délégations signent, à l’issue du sommet, un communiqué officiel qui est transmis au B20 (Business Leaders Summit) et au G20.

    • Promouvoir et améliorer la compréhension des décideurs et de la société civile sur le rôle vital que jouent les entrepreneurs dans les économies du G20.
    • Inspirer les générations actuelles et futures d’entrepreneurs.
    • Identifier les principales actions communes que les gouvernements pourraient entreprendre pour cultiver et mobiliser le potentiel entrepreneurial des pays du G20.
    • Permettre à des entrepreneurs du monde entier de networker, partager leurs expériences avec les leaders de l’écosystème entrepreneurial des 20 économies les plus dynamiques du monde.
    • Chaque pays est représenté par un organisme qui compose la délégation et sélection les entrepreneurs

      Afrique du sud National Youth Development Agency http://www.nyda.gov.za/

      Allemagne JCI Germany http://www.wjd.de/

      Angleterre Institute of Directors (IoD) http://www.iod.com/

      Arabie Saoudite The Centennial Fund http://www.tcf.org.sa/ar/pages/default.aspx

      Argentine Fundacion Impulsar http://www.fundacionimpulsar.org.ar/

      Australie Enterprise Network for Young Australians http://www.enya.org.au/

      Brésil SEBRAE, Serviço Brasileiro de Apoio às Micro e Pequenas Empresas http://www.sebrae.com.br/

      Canada Canadian Youth Business Foundation http://www.cybf.ca/

      Chine Youth Business China http://www.ybc.org.cn/

      Corée du sud Young Entrepreneurs’ Society of Korea (YES Korea)

      Union Européenne YES – European Confederation of Young Entrepreneurs http://www.yes.be/

      France Les Journées de l’Entrepreneur http://www.journees-entrepreneur.fr

      Inde Young Indians http://www.yionline.org/home.html

      Indonésie Indonesia Business Links http://www.ibl.or.id/index.php?

      Italie The National Federation of Young Entrepreneurs of Confindustria http://www.confindustria.it/

      Japon JCI Japan http://www07.jaycee.or.jp/eng/what-jc02.html

      Mexique Comisión Nacional de Empresarios Jóvenes de COPAMREX http://www.jovenescoparmex.com/sitio/principal.html

      Russie The U.S. Russia Centre for Entrepreneurship http://www.cfe.ru/

      Turquie Young Businessmen Association of Turkey http://www.tugiad.org.tr/

      USA Entrepreneurs’ Organization (EO) http://www.eonetwork.org/Pages/default.aspx

      Le G20 des jeunes entrepreneurs a été inauguré lors du G8 qui s’est tenu à Stresa en Italie en 2009. Il s’est ensuite développé et structuré lors du G20 à Toronto (juin 2010), et les objectifs et axes stratégiques ont été définis lors du G20 de Séoul (novembre 2010).

      Du 20 au 22 juin, ce sommet a réuni à Toronto (Canada) plus de 200 jeunes entrepreneurs (âgés de 18 à 40 ans), provenant des pays du G20, les Présidents et Sherpas de 17 pays issus du G20. Officiellement soutenu par le gouvernement canadien, cet événement a été conçu pour tisser un ensemble de réseaux à l’échelon international, et convaincre les leaders politiques et économiques du G20 d’inscrire les jeunes entrepreneurs dans leurs stratégies et de mettre en place une conférence annuelle qui sera reconnue comme une composante à part entière du G20.

      Conclusions du G20 des jeunes entrepreneurs à Toronto

      Lancement du mouvement mondial « G20 Young Entrepreneur Alliance »

      Les 17 pays participant au Sommet des Jeunes Entrepreneurs du G20 ont décidé de lancer, au niveau mondial, le mouvement du « G20 Young Entrepreneur Alliance », qui se réunira à l’occasion de chaque sommet officiel (G8 ou G20) avec, pour objectif, de faire entendre et reconnaître le rôle clairement défini par Joseph Schumpeter, de l’entrepreneur dans l’innovation, la création d’emplois, la compétitivité économique des nations et l’évolution du modèle économique nouveau et différent que nous devons dessiner ensemble au xxie siècle.

      Les 5 axes sur lesquels se sont concentrés les discussions des 200 entrepreneurs du monde entier présents lors du Sommet des Jeunes Entrepreneurs du G20, ont porté sur les propositions suivantes :

      • Promouvoir l’accessibilité au financement comme un droit
      • Construire un écosystème favorisant l’éclosion des entrepreneurs
      • Promouvoir la culture d’entreprendre
      • Briser les plafonds de verre liés à la législation et la fiscalité
      • Favoriser l’éducation et l’accès à la formation en matière d’entrepreneurship

      G20 YES à Séoul en novembre 2010[modifier]

      Organisé en Corée du sud, ce sommet s’est tenu du 7 au 9 novembre 2010. C’est à cette occasion que les objectifs et axes stratégiques ont été définis, avec la signature de la charte Incheon du G20 YEA (Young Entrepreneur Alliance).

      Charte signée à Incheon, Corée du Sud en novembre 2010[modifier]

      Nous, Membres de l’Alliance, reconnaissons la nécessité de rassembler les organisations des pays industrialisés et en voie de développement pour soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs. Suite à notre engagement de juin 2010 à Toronto, lors du sommet du G20, nous, Membres de l’Alliance, nous engageons à long terme à ce que le G20 soit une extension de nos missions pour défendre la cause des jeunes entrepreneurs dans nos pays respectifs et à travers le monde. A travers notre mouvement global, nous sommes convaincus que le xxie siècle est le Siècle des Entrepreneurs. Nous, Membres de l’Alliance des Jeunes Entrepreneurs du G20, avons dicté la Charte suivante :

      Les signataires de cette Charte s’engagent à :

      1) soutenir et encourager les jeunes entrepreneurs à travers le monde
      2) renforcer la coopération internationale et promouvoir des discussions ouvertes et constructives sur des questions ayant trait au soutien et à la croissance des jeunes entrepreneurs
      3) partager les informations et ressources parmi les Membres au bénéfice des jeunes entrepreneurs
      4) dialoguer avec le G20 et créer un forum de discussion pour les questions qui concernent les jeunes entrepreneurs

      G20 YES à Nice en octobre 2011[modifier]

      Organisé en France, à Nice du 31 octobre au 2 novembre 2011, il constitue :

      • Un réseau qui, à travers les discussions avec les gouvernements, les médias, le public, puisse soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs au niveau local, national et international.
      • Une alliance d’organisations de pays industrialisés et en voie de développement qui s’attachent à mettre en place des mesures concrètes pour dessiner les contours d’un monde où un nombre croissant d’entrepreneurs créeront des entreprises florissantes et des emplois nouveaux, changeront des vies et sauvegarderont la prospérité économique future.
      • Une enceinte reconnue en tant que telle comme faisant partie officiellement du processus du G20, capable d’influer et de contribuer aux décisions du G20 pour mieux faire comprendre les problématiques de jeunes entrepreneurs à travers le monde.

      En créant des entreprises et en changeant leurs vies, ces jeunes entrepreneurs sont des acteurs importants de changement social, de création d’emplois et de renouveau économique. Les objectifs des membres de la délégation internationale d’entrepreneurs au G20 YES de Nice :

      • Renforcer le soutien aux entrepreneurs, ouvrir des possibilités de coopération internationale, venir soutenir la croissance économique et le développement à travers le monde
      • Soutenir la cause de nouveaux entrepreneurs et asseoir leur importance, préparer la prochaine génération pour le renouveau et la croissance de nos économies et de nos sociétés

      Soutenir les rêves de ces entrepreneurs est une priorité absolue et devra l’être toujours plus pour les gouvernements du G20.

      Le 13 octobre 2011, une délégation d’entrepreneurs français est reçue par le Président de la République française à l’Elysée afin qu’ils lui exposent leurs problématiques et suggèrent des solutions qui viseraient à soutenir l’entreprenariat en France.

       

Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr
Le Sommet G20 YES en France du 31 Octobre au 2 novembre 2011

Résumé
L’Alliance des Jeunes Entrepreneurs G20 (YEA) est un mouvement mondial dont la finalité est de
mettre en avant pour les jeunes, le rôle vital que jouent les entrepreneurs dans la croissance,
l’innovation, la création d‘emplois et la croissance et la compétitivité des nations. L’entrepreneur est
un vecteur d’espoir et un moteur économique et social entre le politique et la société civile.
Soutenu par le Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozy et par la Ministre de
l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Madame Christine Lagarde, le G20 YES rassemble,
pendant les 3 jours précédents le G20 des leaders politiques, les délégations d’entrepreneurs
emblématiques des 20 nations membres du G20.
• Le G20 YES est organisé en France par les Journées de l’Entrepreneur (JDE), une association
loi 1901, créée en 2007 en architecture ouverte rassemblant les principaux acteurs du
monde entrepreneurial ( AFIC, CDC, E&Y, 100 000 Entrepreneurs, APCE, Medef, CCIP, Hec
Entrepreneur, Movjee, CGPME, Institut Telecom, ESCP Europe, OSEO, …), qui célèbrent
ensemble l’entrepreneur et organisent tous les ans lors de la 3ème ssemaine de Novembre, une
mobilisation de la communauté des entrepreneurs comme de l’écosystème qui les
accompagne et des décideurs politiques et économiques mobilisés à leurs cotés.
La 4ème édition des JDE en novembre dernier a rassemblé près de 100 000 personnes au
travers de 623 évènements dans 81 villes sur l’ensemble du territoire français. Depuis 4 ans,
il s’est développé dans 104 pays dans le monde, dans le cadre de la Global Entrepreneurship
Week (GEW). Les JDE sont également le partenaire de l’union européenne pour la SME
WEEK. Le G20 YES est un moment unique pour la France, ses entrepreneurs, et ses
entreprises, d’échanger, de valoriser, de fêter et célébrer les initiatives et de trouver de
nouvelles pistes pour favoriser l’émergence de petits, moyens et grands entrepreneurs
capables de se développer dans le monde.
2. Objectifs
Le sommet du G20 YES en Novembre en France, se donne 4 objectifs :
1. Promouvoir et améliorer la compréhension sur le rôle vital que jouent les jeunes entrepreneurs
dans la croissance, la création d’emplois, l’innovation et la compétitivité des nations, tant auprès
des jeunes que des leaders politiques du G20
2. Identifier les actions susceptibles de promouvoir auprès des jeunes, le rôle de l’entrepreneur,
alimenter les gouvernements en préconisations et rassembler les meilleures propositions dans
un communiqué repris par le G20 des leaders politiques
3. Inspirer les générations actuelles et futures d’entrepreneurs
4. Permettre à des entrepreneurs du monde entier d’échanger, partager leurs expériences avec les
leaders de l’écosystème entrepreneurial des 20 économies les plus importantes de la planète 2
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr
3. Le G20 YES en chiffres
• 3 jours de sommet, les 31 Octobre, 1
er
novembre, et 2 Novembre prochains
o 2 journées de travail, rassemblant les 20 délégations de 20 entrepreneurs chacune
autour de 4 ateliers de travail avec des propositions clefs qui seront soumises aux
dirigeants du G20 et communiquer aux medias nationaux et internationaux
o Une conférence internationale avec l’intervention d’entrepreneurs emblématiques
des pays du monde entier en faveur des jeunes
o Un diner de gala et une grande fête visant à toucher le plus grand nombre en y
impliquant les jeunes
• 20 délégations issues des 20 économies les plus puissantes dans le monde
• 400 entrepreneurs emblématiques
• Les médias du monde entier en France en Novembre 2011
4. 3 Messages clés
• L’Entrepreneur, vecteur d’espoir sachant le bouillonnement entrepreneurial sans
précédent en France à l’heure actuelle
→ 4 millions d’entrepreneurs, sur une population active de 23 millions de personnes
→ 2 millions PME,
→ 560 000 créations d’entreprises,
→ 670 000 auto-entrepreneurs,
→ 1.8 Millions d’emplois créés par les PME sur les 15 dernières années
• Entrepreneur, vecteur d’innovation, créateur d’emplois et moteur de la compétitivité :
L’enjeu en France comme à l’étranger est de permettre aux entrepreneurs petits de devenir
moyens et aux moyens de devenir grands. L’objectif est de multiplier en France le nombre
d’ETI en passant de 3500 à 10 000 d’ici 2020 (contre 11 700 en Allemagne aujourd’hui).
L’enjeu pour la France est de créer 4 millions d’emplois.
• Entrepreneur : enjeu culturel, d’image et politique pour la société: Entrepreneur est un mot
d’origine française devenu aujourd’hui universel. Le G20 en 2011 est l’occasion de montrer
au monde entier et à l’opinion française que ce mot est plus vivant et moderne que jamais en
France.
La France est en pointe en matière d’écosystème entrepreneurial qui est la clé de voûte de la
performance économique des économies développées ou émergentes (entrepreneur = innovation +
culture + investissement + confiance dans l’avenir). 3
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr

 

 

 

 

 

5. Organisation 

Le sommet du G20 YES est organisé par l’association « Les Journées de l’Entrepreneur ». Une
équipe « dédiée » a été mise en place pour assurer le succès du G20 YES avec :
o Un Directeur Général et un assistant coordonnateur
o Un responsable partenariat
o Un responsable internet/web
o Un responsable « relations institutionnelles »
o Un responsable Marketing/ Communication
o Un sherpa « entrepreneurs »
o Un sherpa « délégations étrangères »
o Un responsable production et organisation de l’évènement
6. Nos axes de travail et nos propositions
– Réglementation et fiscalité
Créer une entreprise est un défi de taille pour les entrepreneurs dans tous les pays, mais 
doublement pour les jeunes. Les gouvernements devraient réduire les formalités administratives,
adopter des mesures fiscales encourageant les jeunes à investir dans de nouvelles entreprises et
aider ces entreprises à se développer, en s’affranchissant du plafond de verre règlementaire qui
freine leur croissance et leur développement.
– L’accès au financement
Les jeunes entrepreneurs ont beaucoup de difficulté à accéder aux sources traditionnelles de
financement en fonds propres en particulier, compte tenu de la difficulté croissante d’orienter
l’épargne vers le financement de l’économie réelle. Les gouvernements devraient donc définir
d’autres mécanismes et institutions qui permettent aux jeunes entrepreneurs d’accéder aux
capitaux dont ils ont besoin.
– Education et recherche
Nos systèmes éducatifs ont un rôle essentiel à jouer en permettant aux jeunes entrepreneurs
d’acquérir les compétences et les expériences dont ils auront besoin pour se lancer et réussir. Les
universités, les grandes écoles mais aussi les lycées devraient encourager l’enseignement
entrepreneurial mais aussi l’ouverture et l’insémination des projets de recherche avec le monde des
entrepreneurs.
– Culture d’entreprendre
Bien que l’esprit d’entreprise a été la source de création de richesse et d’emploi au cours de ces 50
dernières années, les jeunes ne sont souvent pas informés qu’entreprendre est un choix de vie
professionnelle possible (y compris chez les jeunes femmes et les minorités). Certaines cultures
perçoivent l’échec comme honteux et non pas comme une étape d’apprentissage. Des exemples
d’entrepreneurs qui ont réussi à surmonter ces défis sont nombreux et il faut donc trouver des
façons de partager ces exemples positifs avec les jeunes entrepreneurs, y compris auprès et au
travers des médias. 4
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr
7. Prochaines étapes et nos projets
• Comme la France est le pays-hôte du G20 YES en 2011, le Mexique prendra après Novembre
2011, la responsabilité de l’organisation en 2012. Le G20 YES s’inscrit dans la durée car
l’entrepreneur sera le principal moteur à la création de croissance et de richesse – et donc
d’emploi – pour faire face aux défis du 21ème siècle.
• Les JDE organiseront une 5ème édition en novembre 2011 des Journées de l’Entrepreneur
dans la foulée du G20 YES en France. 104 pays organiseront cet évènement sur le même
principe que celui des Journées de l’Entrepreneur en France.
• La France a un besoin vital d’une culture entrepreneuriale forte, de la flexibilité et du
dynamisme des PME pour se repositionner de manière compétitive dans l’économie du
21ème siècle.
• Notre ambition en 2012 est de poser en France, les bases d’une Fondation de l’Entrepreneur
destinée à devenir un observatoire de l’entreprenariat dans notre pays, capteur des
meilleures pratiques dans les économies mondiales et force de proposition auprès de nos
gouvernants.

8. Facteurs clés de succès sur le plan
– politique
• Reconnaissance de l’importance du G20 YES par l’intervention d’entrepreneurs mythiques et de plusieurs personnalités gouvernementales de plan à la Conférence internationale de l’entrepreneur
• Reprise dans le communiqué politique des G20 des recommandations des Présidents du G20 
YES
• Mettre l’entrepreneur et leur rôle dans la création d’emploi et la compétitivité des nations au
cœur du débat économique
• Lancer des initiatives à forte résonnance en France similaires à celles du Canada (2011
Année de l’entrepreneur) ou aux USA (lancement du programme Start Up America par
Barack Obama, Président des Etats-Unis)
– économique et enseignement
• Sortie d’un livre Blanc sur le rôle de l’entrepreneur à l’automne 2011, en collaboration avec
tout l’écosystème entrepreneurial français et intégrant des articles de fond rédigés par des
entrepreneurs, des économistes sur le rôle de l’entrepreneur.
• Célébration du centenaire de la publication du livre « théorie de l’évolution économique » de
Joseph Schumpeter publié en 1911 et célébrant le rôle de l’entrepreneur, de l’innovation et
son impact en terme de destruction créatrice, comme sa modernité absolue en ce début de
21ème siècle, 100 ans après
• Délégation des 50 entrepreneurs, puis des 20 entrepreneurs les plus emblématiques
constituant la délégation française et témoignant de leur expérience, au travers des médias
tout au long de l’année 2011 et pendant le G20 YES.
• L’Index des entrepreneurs en partenariat avec E & Y : outil de référence appelé à mesurer la
fertilité et la fluidité de l’écosystème entrepreneurial pour permettre aux entrepreneurs de
se lancer et se développer.
• A l’instar de l’Allemagne ou du Japon, prise de position forte de dirigeants de grands groupes
désireux d’entraîner avec eux des PME dans le cadre d’une politique globale de développement et de co-traitance
• Implication des écoles d’enseignement supérieur, universités, et centres de recherches.

 

Meeting of the Labor and Employment Ministers,...

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Ce 23 septembre 2011 une journée pas comme les autres, sous un tonnerre d’applaudissement à l’assemblée de l’ONU : Demande de reconnaissance de l’Etat Palestinien et au droit légitime d’être membre de l’ONU en tant qu’Etat de Palestine avec Jérusalem comme capitale. Maï Salaün

Palestinian President Mahmoud Abbas

Image via Wikipedia

Ce 23 septembre 2011 une journée pas
comme les autres,
sous un tonnerre d’applaudissement
à l’assemblée de l’ONU :
Demande de reconnaissance de l’Etat Palestinienet au droit légitime d’être membre de l’ONUen tant qu’Etat de Palestineavec Jérusalem comme capitale. Maï SalaünMahmoud Abbas demandela reconnaissance d’un Etat palestiniens à l’ONU

Publié le 23-09-11 à 20:10    Modifié à 19:39

NATIONS UNIES (AP) — Mahmoud Abbas franchit le Rubicon. Bravant l’opposition d’Israël et des Etats-Unis, le président de l’Autorité palestinienne a demandé vendredi la reconnaissance pleine et entière d’un Etat palestinien aux Nations unies. Par ailleurs, alors que les tensions autour de ce dossier font craindre un regain de violence au Proche-Orient, un Palestinien a été tué dans des affrontements avec des soldats et colons israéliens en Cisjordanie.

Malgré les ultimes pressions exercées notamment par Washington ces derniers jours pour tenter de l’en dissuader, Mahmoud Abbas a adressé une lettre au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, demandant que la demande de reconnaissance soit immédiatement transmise au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale. « Le président Abbas vient de soumettre la candidature palestinienne au secrétaire général », a annoncé sur Twitter peu avant midi, heure de New York, le porte-parole de M. Ban.

Un peu plus tard, dans son discours à la tribune de l’Assemblée générale, Mahmoud Abbas, qui a gagné l’estrade sous des applaudissements nourris, a dénoncé la poursuite de la colonisation israélienne sur les terres revendiquées par les Palestiniens. Des négociations avec Israël « n’auront pas de sens » tant que la colonisation se poursuit, a-t-il expliqué. Une colonisation qui « est responsable de l’échec persistant des tentatives successives pour sauver le processus de paix », « menace la structure de l’Autorité palestinienne, et risque même de mettre un terme à son existence », a-t-il souligné.

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, s’exprimant depuis la tribune de l’Assemblée générale peu après Mahmoud Abbas, a affirmé que son pays « avait la volonté de faire des compromis douloureux ». « Je tends ma main au peuple palestinien, avec lequel nous cherchons une paix juste et durable », a-t-il assuré.

Les Palestiniens, a-t-il ajouté, « devraient vivre dans un Etat libre à eux, mais ils devraient être prêts à des compromis » et « commencer à prendre au sérieux les inquiétudes d’Israël en matière de sécurité ».

La demande de reconnaissance palestinienne s’appuie sur deux résolutions onusiennes portant sur la partition de la Palestine et les frontières d’avant la guerre des Six-Jours en 1967, a précisé un diplomate palestinien sous le couvert de l’anonymat.

M. Abbas demande à l’ONU de reconnaître un Etat palestinien dans les frontières de 1967 -incluant la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza-, qui deviendrait le 194e Etat membre de l’organisation si la requête était adoptée.

Mais il semble exclu que le Conseil de sécurité, dont l’accord est indispensable, donne son feu vert, les Etats-Unis ayant promis de mettre leur veto. Washington estime que la création d’un Etat palestinien doit passer par des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.

Pour être adoptée, la demande doit recueillir le soutien de neuf des 15 membres du Conseil, ce qui ne semble pas acquis, et ne faire l’objet d’aucun veto parmi les cinq membres permanents. Le vote au Conseil ne devrait toutefois ne pas avoir lieu avant des semaines ou des mois, laissant ainsi du temps à la diplomatie internationale pour tenter de relancer les négociations israélo-palestiniennes.

En outre, l’initiative de M. Abbas ne devrait rien changer dans l’immédiat sur le terrain. Israël devrait ainsi continuer à occuper la Cisjordanie et à restreindre strictement l’accès à la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas.

Mais les Palestiniens espèrent avec leur demande faire monter la pression internationale pour pousser l’Etat hébreu à accepter de négocier sur la base des frontières de 1967.

Si la demande est rejetée comme prévu, les Palestiniens demanderont probablement à l’Assemblée générale de rehausser leur statut actuel d' »observateur non membre » à l’ONU, en leur accordant celui d' »Etat observateur non membre », comme le Vatican. Ce qui leur permettrait d’adhérer à des agences de l’ONU et à des traités internationaux, y compris celui qui fonde la Cour pénale internationale (CPI).

Mercredi, le président français Nicolas Sarkozy avait plaidé à l’ONU pour cette solution intermédiaire, également souhaitée par Washington, en lieu et place d’une demande de reconnaissance pleine et entière.

Les tensions autour de l’initiative palestinienne font craindre une nouvelle flambée de violence. Vendredi, un homme de 35 ans a été tué près du village de Qusra, en Cisjordanie, lors d’affrontements avec des soldats et colons israéliens.

Des incidents sans gravité ont également été signalés ailleurs dans la région, alors que, dans la soirée, des milliers de Palestiniens en liesse se rassemblaient dans les rues, pour suivre sur des écrans en plein air l’intervention de Mahmoud Abbas à l’ONU, et marquer cette nouvelle journée historique dans l’histoire palestinienne. AP

lma/v/nc/pyr

    • Abbas demande l’adhésion d’un État palestinien à l’ONU

      Mots clés : 

      Par lefigaro.frMis à jour le 23/09/2011 à 22:03 | publié le 23/09/2011 à 18:45 Réactions(57)

      Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas remet sa demande d'adhésion au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
      Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas remet sa demande d’adhésion au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Crédits photo : Seth Wenig/AP
      Le président de l’Autorité palestinienne a demandé vendredi aux Nations unies de reconnaître un État dans les frontières de 1967. Israël dit «regretter» sa décision.
      Malgré d’intenses pressions depuis des mois pour l’en dissuader, le président Mahmoud Abbas a présenté vendredi la demande historiqued’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU, avant un discours très applaudi devant l’Assemblée générale. Dans ce discours, il a précisé avoir présenté juste auparavant au secrétaire général Ban Ki-moon la demande d’adhésion d’un Etat comme membre à part entière des Nations unies «sur la base des lignes du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale». Brandissant le document, il a reçu un tonnerre d’applaudissements.Plus de soixante ans après le partage de la Palestine, Mahmoud Abbas a déposé cette demande, qui a ensuite été transmise pour examen au Conseil de sécurité.Mahmoud Abbas s’est dit prêt à reprendre des négociations avec Israël sur la base des lignes de 1967 avec un gel de la colonisation israélienne. Il a également affirmé que par cette démarche les Palestiniens «ne cherchaient pas à isoler ni délégitimer Israël», mais l’occupation et la colonisation. Son discours a été salué par de nombreux applaudissements des délégués dont beaucoup se sont levés pour applaudir le président palestinien. Il a accusé le gouvernement israélien d’avoir «sapé tous les efforts de paix» depuis un an et affirmé que la colonisation israélienne était «en train de détruire une solution à deux Etats».

      Israël a immédiatement réagi. «Nous regrettons la démarche», a déclaré Gidi Shmerling, porte-parole du Premier ministre Benjamin Nétanyahou. «Nous pensons que la seule voie vers une paix véritable passe par des négociations, pas par des actes unilatéraux», a-t-il ajouté. Israël et les Etats-Unis s’opposent catégoriquement à cette initiative, affirmant qu’un Etat palestinien ne peut être que le résultat d’un accord de paix.

      Nétanyahou veut rencontrer Abbas

      Benyamin Nétanyahou a quant à lui affirmé à l’ONU qu’Israël tendait «la main au peuple Palestinien» pour «rechercher la paix», mais que ceux-ci refusaient de négocier. «La vérité est que nous ne pouvons pas parvenir à la paix par des résolutions de l’ONU mais par des négociations. La vérité est que jusqu’à présent, les Palestiniens ont refusé de négocier,» a-t-il dit.

      Il a ensuite demandé à Mahmoud Abbas de le rencontrer ce vendredi aux Nations unies pour discuter du processus de paix. Il a également estimé que «la base du conflit c’est le refus des Palestiniens de reconnaître l’Etat juif». «Reconnaissez l’Etat juif et faites la paix avec nous», a-t-il déclaré, rejetant la position palestinienne selon laquelle le fond du conflit, c’est la question de la colonisation.

      Après son discours, «le président Abbas rentrera (à Ramallah) pour étudier les options des Palestiniens, lors d’une réunion avec la direction palestinienne, notamment l’initiative présentée par le président Nicolas Sarkozy», a indiqué jeudi le négociateur palestinien Saëb Erakat. Le président français a appelé mercredi l’Assemblée générale à accorder à la Palestine le «statut intermédiaire d’Etat observateur», identique à celui du Vatican, parallèlement à des négociations israélo-palestiniennes pour parvenir à un accord de paix «définitif» d’ici un an.

      Les Palestiniens comptent obtenir «plus que les neuf voix» sur 15 nécessaires au Conseil de sécurité pour valider une demande d’adhésion, ce qui forcerait les Etats-Unis à recourir au veto. Ce vote ne devrait pas intervenir avant plusieurs semaines, mais les Palestiniens se sont dits prêts à attendre qu’il statue avant d’étudier des alternatives.

      Ambiance festive en Cisjordanie

      Des milliers de Palestiniens rassemblés à Ramallah ont acclamé le discours d'Abbas
      Des milliers de Palestiniens rassemblés à Ramallah ont acclamé le discours d’Abbas Crédits photo : DARREN WHITESIDE/REUTERS

      Sur place, des milliers de manifestants étaient massés dans le centre de Ramallah, la capitale politique de la Cisjordanie, à Naplouse, à Hébron et à Jéricho, notamment, dans une ambiance festive.

      Un Palestinien a été tué et trois autres blessés vendredi en Cisjordanie par des tirs de l’armée israélienne à la suite de heurts entre des villageois palestiniens et des colons israéliens. Des heurts sporadiques ont opposé dans l’après-midi des manifestants à Tsahal en plusieurs endroits de Cisjordanie, avant la demande d’admission.

      L’armée et la police israéliennes étaient en état d’alerte, les autorités ont déployé quelque 22.000 policiers le long de la «ligne verte», qui sépare Israël de la Cisjordanie, près des localités arabes israéliennes ainsi qu’à Jérusalem-Est occupée et annexée.

      Les palestiniens ont l’impression d’avoir retrouvé leur dignité. La nouvelle arme massive de la Palestine, la paix et la conception d’un Etat et un Chef d’Etat. Ils ont rompu avec le « Vieux » – Arafat. Mahmoud Abbas a fait une présentation d’une Palestine pleine de sagesse et de calme.

      LIRE AUSSI :

      » Palestine : le Hamas ambigu face à la démarche d’Abbas

      » L’inespéré regain de popularité d’Abbas

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AvatarColonel BrainsAbbas ne veut pas abouler. Aboule, Abbas!

Le 23/09/2011 à 22:15 AlerterRépondre
AvatarMarie StigsetUn moment historique! La planète acclamant un président palestinien devant les mines déconfites des USA et d’Israël. Le vent tourne. Il y aura un avant et un après septembre 2011. Mr Netanyahu n’a pu que réciter son vieux credo une fois de plus, mêlant Bible et politique. Un discours approprié pour le public américain et pour l’aile extrême droite du Likoud, mais peu apte à lui regagner la faveur de l’opinion internationale. Quant à Obama, il ne lui reste plus qu’à lécher ses plaies tout en aiguisant ses couteaux contraint et forcé par un congrès républicain.

Le 23/09/2011 à 22:07 AlerterRépondre
AvatarRacheelC’est une terrible gifle pour Obama et son véto contre la paix ne fera qu’accentuer le sentiment de dégoût du monde vis à vis des états ruinés d’amérique. Abbas a fait un grand pas pour les 2 camps israeliens et palestiniens. A suivre…

Le 23/09/2011 à 21:55 AlerterRépondre
AvatarRoland bourgerLe monde arabe et la communaute internationale doivent celebrer ce jour historique from* sea to shinning sea*

Le 23/09/2011 à 21:47 AlerterRépondre
AvatarKhalid11Tous les peuples du monde sont avec les palestiniens, même le peuple américain, si on lui explique bien le cas et on arrête de lui interdire d’oser parler d’Israël. Il est révolu l’époque où les US se baladaient dans le monde comme ils veulent, aujourd’hui d’autre États sont là, … heureusement

Le 23/09/2011 à 21:24 AlerterRépondre
AvatarCestlacriseDes décisions unilatérales c’est ce que fait Israel depuis des années. Les Palestiniens ont beaucoup de patience.Ce qui a été crée par l’ONU doit être règlé par l’ONU.

Le 23/09/2011 à 21:20 AlerterRépondre
Avatarmira.bCe soir l’État palestinien est né , malgré les vétos .Peu importe .c’est une affaire de temps .
Les victimes de Sabra et Chattila , les feddayins , les résistants ne sont plus morts pour rien .

Le 23/09/2011 à 21:12 AlerterRépondre
AvatarMariusLMerci de ne pas oublier les millions d´étudiants qui, en Turquie, Russie, Indonésie, Canada, Brésil, Agentine, France, Belgique, Congo ou Afrique du Sud ont porté des keffieh en solidarité avec la Cause.

Le 23/09/2011 à 21:52 AlerterRépondre
AvatarSDK TOTOQuelle magnifique image cette superbe standing ovation de plusieurs minutes en pleine assemblé lors de l’annonce faite par Mahmoud Abbas !! Tous les diplomates se levant pour applaudir en liesse et montrés leur joie comme s’ils ne faisaient qu’un (y compris Condeliza Rice ancienne secrétaire d’état sous Bush!!)…Que rajouter de plus si ce n’est une pensé au pauvre Obama qui s’est ridiculisé et passé à coté de l’histoire en déshonorant son prix nobel de la paix…Comble de l’ironie, malgré son discours sur Israël (que même Netanyahou n’aurai pu prononcer par pudeur) il n’aura pas pour autant l’appuie qu’il espérait de la communauté juive américaine pour les prochaines élections et ne gagnera pas son nouveau mandat. Plus tard surement lorsqu’il sera libre de ses opinions, tout comme aujourd’hui Bill Clinton il regretta son discours du 22 septembre 2011…

Le 23/09/2011 à 21:10 AlerterRépondre
Avatardk7Comme cela, il pourra ensuite demander à l’ONU d’attaquer Israël sous un pretexte fabriqué…
Et concernant les futurs attentats qui ne manqueront pas de souligner la  » mauvaise volonté « Israëlienne ,le chantage ne doit pas être un moyen de pression…

Le 23/09/2011 à 20:59 AlerterRépondre
AvatarKamel KamiLa résolution de l’ONU est claire ,ISRAEL doit revenir aux frontiéres de 1967 ,alors on connait bien celui qui bafoue le droit international ,que la communauté internationale soit stricte avec tout le monde y compris Israel comme elle l’a était avec la Libye ,la Syrie,le Kosovo et d’autres pays…………

Le 23/09/2011 à 20:56 AlerterRépondre

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Mahmoud Abbasa rencontré Barack Obama, le 21 septembre dernier, à New York.
Mahmoud Abbasa rencontré Barack Obama, le 21 septembre dernier, à New York.Crédits photo : MANDEL NGAN/AFP

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Le chef de l’Autorité palestinienne regagne en prestige à la faveur de son offensive à l’ONU.

Son portrait couvre la façade du centre commercial de Naplouse, à côté de celui de Yasser Arafat. Sur la scène dressée au pied de l’immeuble, les orateurs se succèdent sous un immense drapeau palestinien. Un panneau géant porte la phrase prononcée par Arafat pendant son premier discours devant l’Assemblée générale de l’ONU en 1974: «Ne laissez pas le rameau d’olivier tomber de ma main», qui avait symboliquement marqué la reconnaissance internationale de la question palestinienne. À côté figure celle de Mahmoud Abbas, tirée de son discours de vendredi dernier: «Je vais à l’ONU pour demander la reconnaissance de notre droit légitime.» Au centre, une chaise tapissée d’un keffieh noir et blanc représente le fauteuil que Mahmoud Abbas va briguer aujourd’hui à l’ONU au nom de la Palestine. La foule applaudit à tout rompre au nom du président de l’Autorité palestinienne, alias Abou Mazen.Un chanteur improvise une ode en son honneur: «Raïs Abou Mazen, tu es comme Omar el-Mokhtar», en référence au libyen héros de la lutte contre la colonisation italienne. «C’est comme si Mahmoud Abbas était devenu un homme nouveau, explique Ahmad Ramal, le chanteur-compositeur. Personne n’aurait jamais cru ça de lui. Avant, il ne parlait que de politique, de sécurité. Maintenant, il va nous obtenir un État!»

Déçu par les Américains

La soudaine popularité de Mahmoud Abbas dans l’opinion palestinienne est d’autant plus étonnante qu’il était il y a encore quelques mois une figure déconsidérée. Traité de valet des Américains et de collaborateur d’Israël, il était souvent l’objet de mépris et de dérision.

Même ses plus fervents partisans étaient bien en peine de lui trouver le moindre charisme. À 76 ans, gros fumeur, Abbas est un homme sombre, en proie à de profonds accès de dépression. Il a déjà menacé à plusieurs reprises de démissionner, et de dissoudre l’Autorité palestinienne pour laisser les Israéliens se débrouiller avec l’occupation. Bluff, selon ses adversaires, véritable lassitude d’après ses proches, ­Abbas a été chaque fois rattrapé par la manche par les Américains et les Européens.

Le paradoxe de sa soudaine popularité est qu’elle vient avant tout de l’échec de la politique qu’il a menée depuis qu’il a succédé à Arafat. Considérant la lutte armée et le recours aux attentats comme contre-productifs, Abbas fait tout pour remplir les demandes des Américains et des Occidentaux. Son premier ministre, Salam Fayat, réorganise les ministères palestiniens. Sa police, entraînée par le général américain Dayton, fait la chasse aux activistes du Hamas. Les groupes armés sont dissous, et ses services de sécurité collaborent étroitement avec Israël. Abbas attend tout de Washington. Il se plie à toutes les pressions. À l’été 2009, il atteint des gouffres d’impopularité chez les Palestiniens, en renonçant à déposer devant l’ONU le rapport du juge Goldstone sur les crimes de guerre commis pendant l’opération israélienne «Plomb durci» à Gaza.

«Il avait confiance dans les Américains, et tout misé sur la coopération avec eux, explique Hani Masri, le directeur du centre d’études Palestiniennes Badael. Il avait rempli toutes les obligations de la feuille de route. Obama avait promis un État palestinien pendant son discours du Caire, et il pensait qu’il allait faire pression sur les Israéliens. Mais il n’a finalement rien obtenu, rien d’autre que la poursuite de la colonisation et la perspective de négociations sans fin.»

«L’initiative de Mahmoud Abbas est celle d’un homme désespéré, dit Sam Bahour, homme d’affaires et analyste américano-palestinien de Ramallah. Sa politique d’engagement proaméricain a échoué. Il a 76 ans. Il cherche à présent à laisser un héritage aux Palestiniens. Ce sera la demande de reconnaissance de l’ONU. Il ne reculera pas.»

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Demande de reconnaissance

de l’Etat palestinien à l’ONU

VENDREDI, 23 SEPTEMBRE 2011 08:46

Aujourd’hui, 23 septembre 2011, le présidentMahmoud Abbas remettra sa requête à l’ONU pour la reconnaissance d’un Etat de Palestinesur les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, soit la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza.

Pour appuyer cette démarche, les Palestiniens ont lancé depuis hier à Ramallah une campagne nationale pour la Palestine, 194e Etat. L’ONU compte actuellement 193 membres.
Une centaine de personnes, brandissant drapeaux et pancartes, ont défilé jusqu’au QG de l’ONU et remis une lettre sollicitant le soutien du secrétaire général Ban Ki-moon à l’adhésion d’un Etat de Palestine.

En dépit de toutes les pressions israéliennes et américaines, pour l’en dissuader, M.Abb présentera la demande d’adhésion à part entière comme Etat membre au secrétaire général Ban Ki qui la transmettra ensuite pour examen au Conseil de sécurité.

http://www.eparsa.com/index.php/actus/actualite/2263-demande-de-reconnaissance-de-letat-palestinien-a-lonu.html

Le vote ne devrait pas intervenir avant plusieurs semaines, mais les Palestiniens se sont dits prêts à attendre qu’il statue avant d’étudier des alternatives.

Le président Abbas donnera du temps au Conseil de sécurité pour examiner notre demande d’admission à part entière.

Si nous considérons qu’il y a eu un délai injustifié, nous irons à l’Assemblée générale, a déclaré le négociateur palestinien Nabil Chaath.

Israël s’oppose à cette initiative arguant que la reconnaissance d’un Etat palestinien se faire sans son accord, obtenu par négociations.

Mercredi, à la tribune de l’ONU, Barack Obama a qualifié la demande palestinienne de raccourci illusoireLes Etats-Unis ont prévenu qu’ils opposeront leur veto au Conseil de sécurité si nécessaire.

En revancheNicolas Sarkozy a demandé par téléphone à l’Assemblée générale d’accorder à la Palestine le tatut intermédiaire d’Etat observateur à l’ONU, parallèlement à des négociations israélo-palestiniennes pour parvenir à un accord de paix définitif. Les pourparlers de paix sont au point mort depuis près d’un an.

Selon le conseiller diplomatique de M. Abbas, Majdi al-Khaldi, les Palestiniens espèrent obtenir plus de neuf voix sur 15 nécessaires au Conseil de sécurité pour valider une demande d’adhésion,  ce qui forcerait les Etats-Unis à recourir au veto.

Pour en savoir plus, cliquer sur le lien suivant :  http://www.eparsa.com/index.php/actus/actualite/2263-demande-de-reconnaissance-de-letat-palestinien-a-lonu.html

L’Etat palestinien ne mourra jamais

LE PLUS.

Alors que la Palestine doit demander aujourd’hui la reconnaissance de son Etat à l’ONU à New York,

Mahmoud Abbas devra faire face à la frilosité du président américain.

Et il sera difficile d’obtenir cette reconnaissance avec le gouvernement israélien actuel.

Cyril Novakovic

> Par Cyril Novakovic Conseiller parlementaire Edité par Melissa Bounoua

 Voilà. Nous y sommes. Le 23 septembre, date fatidique qui devait consacrer la reconnaissance d’un fait : la Palestine est un Etat qui a sa place dans le concert des nations. Pas dans un an, deux ans ou dix ans ; non, maintenant !

Un rassemblement en faveur de la reconnaissance de l'Etat d'Israël à Paris le 21 septembre 2011 (M. FEDOUACH / AFP)

Un rassemblement en faveur de la reconnaissance de l’Etat palestinien à Paris le 21 septembre 2011 (M. FEDOUACH / AFP)

Douze mois auparavant, à la tribune de l’ONU, le Président Obama ne promettait rien d’autre que cela. Certes, la méthode envisagée pour y parvenir différait, dans la mesure où il prévoyait des négociations fructueuses entre Israël et l’Autorité palestinienne, plutôt qu’une démarche unilatérale.Suite au refus du gouvernement israélien de prolonger le moratoire sur l’implantation de nouvelles colonies en Cisjordanie, les négociations directes entre les deux principaux protagonistes ont été rapidement rompues.

Le printemps arabe a éclipsé le conflit israélo-palestinien

Depuis, le gouvernement israélien a persisté dans sa logique d’enfermement sur lui-même, faisant notamment la sourde oreille au printemps arabe ; le Président Obama s’est concentré sur les problèmes de politique intérieure, comme en témoigne son relatif désengagement politique lors de l’intervention en Libye ; enfin, le Quartet, institution fantôme, a brillé dans son rôle de Casper.

Dans un tel contexte, où le dossier israélo-palestinien était éclipsé par les révolutions arabes et la crise de la dette, que pouvait faire l’Autorité palestinienne, dont le territoire continuait à être rongé par la colonisation israélienne, pourtant jugée illégale en droit international ? Premièrement, promouvoir l’unité. Bien que la réconciliation entre le Fatah et le Hamas soit une union de façade, cette étape était primordiale afin de souder le peuple palestinien autour des causes défendues par le gouvernement de Ramallah.

D’autre part, puisque les négociations avec Israël étaient au point mort, que la « communauté internationale » était absorbée par d’autres dossiers et s’était montrée incapable de trouver une solution satisfaisante afin de résoudre le conflit israélo-palestinien, il apparaît logique que l’Autorité palestinienne se soit lancée dans une démarche unilatérale, aussi désespérée que calculée.

Israël isolé

Qu’a-t-elle à perdre ? Absolument rien, le gouvernement israélien étant le grand bénéficiaire dustatut quo, car il lui permet de continuer à mettre en œuvre sa politique de colonisation, sans avoir à la remettre en cause.

A cet égard, il faut souligner qu’Israël n’est jamais apparu aussi isolé qu’aujourd’hui. Les relations diplomatiques entre la Turquie, pourtant alliée d’Israël depuis 1949, et l’Etat hébreu se sont détériorées à une vitesse fulgurante, au point que l’Ambassadeur d’Israël a été récemment expulsé d’Ankara ; les candidats à l’élection présidentielle égyptienne, dont l’un des favoris, Mohamed El-Baradei, n’hésitent plus à remettre explicitement en cause le Traité de paix de 1979 qui a scellé, symboliquement, la première reconnaissance d’Israël par un pays arabe.

La rhétorique employée est même parfois belliqueuse, Baradei ayant déclaré que « si Israël attaquait la bande de Gaza, l’Egypte ripostera » ; quant aux Etats-Unis, par la voix d’Obama, ils ont à plusieurs reprises marqué publiquement leur désaccord face à l’attitude arrogante et la politique illégale menée par le gouvernement israélien. Pour autant, le Président américain a dû faire face au retour de bâton et a essuyé les affronts répétés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.

Barack Obama à la maison blanche avec (de gauche à droite) Hosni Moubarak, Benjamin Netanyahu, Mahmoud Abbas et le roi Abullah II de Jordanie (T.SLOAN/AFP)

Barack Obama à la maison blanche avec (de gauche à droite) Hosni Moubarak, Benjamin Netanyahu, Mahmoud Abbas et le roi Abullah II de Jordanie (T.SLOAN/AFP)

Malgré cette évolution notable dans les relations israélo-américaines, les Etats-Unis s’opposent à la démarche de l’Autorité palestinienne, qui vise à obtenir, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la reconnaissance de la Palestine comme Etat souverain. D’ailleurs, ils n’hésiteront pas à apposer leur veto afin de souternir Israël, si neuf des quinze pays qui composent le Conseil de sécurité votent en faveur de la reconnaissance de l’Etat palestinien. Quelle erreur ! Quel drame.

Mahmoud Abbas adopte t-il une démarche trop unilatérale ?

L’administration américaine, comme l’ensemble des Etats qui dénoncent la tentative de l’Autorité palestinienne, prend appui sur un argument qui ressemble fort à un prétexte : la démarche unilatérale initiée par Mahmoud Abbas serait un frein à la paix. Partant, seules des négociations directes entre le gouvernement israélien et celui de Ramallah peuvent assurer une paix durable.

En soi, l’argument est difficilement contestable. Les démarches unilatérales n’ont jamais amené la paix. A titre d’exemple, la paix des vainqueurs a toujours été une importante source de conflits ; elle a nourri le ressenti des populations écrasées par cette paix, comme le rappelle le funeste Traité de Versailles de 1919 qui a fait peser l’entière responsabilité de la Première guerre mondiale à l’Allemagne. Conséquence directe : vingt ans plus tard, un nouveau conflit mondial éclatait.

Néanmoins, dans le cas de la démarche de Mahmoud Abbas, la raison invoquée par le Président Obama est spécieuse. Aujourd’hui, l’herméticité du gouvernement israélien ne permet pas de négocier une paix juste. Comment serait-il possible d’imaginer que ce dernier souhaite sincèrement aboutir à la paix, quand son ministre des affaires étrangères n’est autre qu’Avigdor Lieberman, figure majeure de l’extrême-droite israélienne et ardent partisan de la colonisation, dont l’arrêt est un des pré-requis pour obtenir la paix ? En la matière, l’engagement du Premier ministre israélien peut être aussi questionné. En effet, il suffit de se rappeler la logorrhée de pré-conditions qu’il a établies pour retourner à la table des négociations, comme en témoigne son discours au Congrès américain en mai dernier, pour remettre en cause sa réelle volonté de mettre fin à ce conflit larvé.

Mahmoud Abbas au siège de l'ONU à New York le 21 septembre 2011 (E. DUNAND/AFP)

Mahmoud Abbas au siège de l’ONU à New York le 21 septembre 2011 (E. DUNAND/AFP)

Par conséquent, la paix, indépendamment de l’issue de la démarche unilatérale de l’Autorité palestinienne à l’ONU, ne pourra être obtenue avec le gouvernement israélien actuel. A mon sens, il ne s’agit pas seulement d’un avis, mais d’une réalité qu’il est impossible de contourner, sauf à faire preuve d’un idéalisme démesuré et, en l’espèce, dangereux. Seul un changement de gouvernement en Israël, en 2013, permettra d’y parvenir.

En revanche, la reconnaissance de la Palestine comme Etat confèrerait à l’Autorité palestinienne une légitimité et un pouvoir supplémentaires dans le cadre de futures négociations avec l’Etat hébreu. Elle serait de nature à rééquilibrer le rapport de force entre Israël et la Palestine, la balance penchant totalement en faveur du premier cité aujourd’hui ; tel est l’enjeu essentiel de la démarche de Mahmoud Abbas.

Une reconnaissance attendue par les Palestiniens

Ainsi, s’opposer à la tentative de l’Autorité palestinienne, c’est refuser de rééquilibrer la balance ; c’est promouvoir le statu quo ; c’est prôner l’injustice. Indirectement, cette posture s’apparente à cautionner, ou tout du moins à fermer les yeux, sur la politique hégémonique menée par le gouvernement israélien ; elle envoie le signe que la loi du plus fort, le deux poids deux mesures sont les seules règles internationales qui prévalent.

Surtout, elle fait honte et elle fait mal ; car elle prive tout un peuple d’une reconnaissance attendue depuis plus de soixante ans, d’un principe érigé au frontispice du droit international et consubstantiel à toute nation, celui de l’auto-détermination des peuples. Aujourd’hui, le sérail des nations qui a épousé cette position a renié ce droit aux Palestiniens. Il a oublié d’où il venait, il s’est trahi.

Pour autant, il ne me semble pas que le gouvernement américain soit frappé de cécité et n’ait pas conscience de ces éléments. Cependant, il a ses propres priorités, dont l’élection présidentielle de 2012 qui figure au sommet de la liste. Comme l’ont mis en exergues plusieurs journaux américains récemment, afficher son hostilité à l’encontre du gouvernement israélien serait un suicide politique pour Barack Obama. Mais qu’il est loin le temps où son arrivée au pouvoir était symbole de changement, de renaissance, d’espoir. Le président américain, lui aussi, est capable de se travestir pour obtenir des succès électoraux.

Mahmoud Abbas et Barack Obama, réunion le 21/09/2011 / MANDEL NGAN/AFP

Mahmoud Abbas et Barack Obama lors d’une rencontre le 21 septembre 2011 aux Etats-Unis (MANDEL NGAN/AFP)

A l’inverse des Etats-Unis ou de certains Etats européens, les pays émergents ne sont prisonniers d’aucun passé, d’aucun poids de l’histoire, d’aucun sentiment de culpabilité à l’égard d’Israël. Ils ne sont prisonniers d’aucune posture, d’aucun carcan et peuvent, par conséquent, analyser objectivement la situation au Proche-Orient et prendre une position adéquate. N’est-il pas probant que le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Nigéria, et même la Chine et la Russie, souvent timorées sur la scène internationale, aient annoncé leur soutien à la candidature palestinienne ?

Comme en matière économique, le centre de la diplomatie mondiale se déplace de plus en plus en direction des pays émergents qui n’hésitent plus à proposer des initiatives et à se démarquer des grandes et moyennes puissances traditionnelles ; comme en matière économique, leur politique étrangère n’est pas handicapée par de lourds dogmes et postures établis depuis des décennies et sur lesquels la poussière ne cesse de s’entasser.

Il faut bien comprendre : protéger Israël, ce n’est pas protéger le gouvernement israélien ; ce n’est pas lui offrir l’impunité, en couvrant ses yeux d’un épais voile opaque afin de feindre de ne pas voir que la politique menée est illégitime, injuste, illégale, véritable entrave à la paix. Taire l’injustice est le meilleur moyen d’enclencher la spirale de la frustration, de la rancœur et de la violence.

Comme tout Etat, des actions concrètes doivent être entreprises quand Israël franchit la ligne jaune – à commencer par le vote de résolutions à l’ONU – ; mais puisque cela n’est pas du domaine de l’imaginable aujourd’hui, qu’il soit au moins permis aux Palestiniens de négocier leur propre sort de manière plus équitable ; qu’il leur soit reconnu, maintenant, leur droit d’exister.

J’alerte

VOS RÉACTIONS (3)

William Ewan

William Ewan a posté le 23-09-2011 à 13:59

La mauvaise foi !!!

« suite au refus du gouvernement israélien de prolonger le moratoire sur les implantations … »

Ce que l’auteur de l’article oublie sciemment de préciser est que durant les longs mois de ce moratoire, l’Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas A REFUSE DE NEGOCIER, refusé de s’asseoir face aux Israéliens pour discuter des blocages à la paix et se mettre d’accord, alors que C’ETAIT JUSTEMENT L’OBJET DE CE MORATOIRE.

Les contempteurs d’Israël présentent faussement les faits, ici, par occultation, ce qui change évidemment le sens de qui est le « fautif » et qui ne l’est pas.

Chakib Kabacha

Chakib Kabacha a posté le 23-09-2011 à 13:25

Bravo, M. Cyril NOVAKOVIC !

Vous êtes un homme juste, votre analyse du conflit israëlo-palestinien est pertinente.
Puisse-t-elle ouvrir les yeux à tous ceux qui soutiennent aveuglément la politique injuste d’Israël !
C’est la 1ère fois que je trouve dans la presse française une position aussi courageuse sur ce conflit !
Je remercie Le Nouvel Obs d’avoir permis la publication de cet article.

Cohen Tanugi Saskia

Cohen Tanugi Saskia a posté le 23-09-2011 à 12:52

bonne chance

22/9/11 – 19 H 05 MIS À JOUR LE 22/9/11 – 19 H 050 réaction Réagir
La majorité des Israéliens souhaite une reconnaissance de l’Etat palestinien

La population d’Israël attend du premier ministre Benyamin Netanyahou un plan de paix.

Pas moins de 70 % des Israéliens estiment que leur pays devrait reconnaître l’État palestinien si son adhésion à l’ONU est entérinée, selon un récent sondage réalisé par l’Institut Truman pour la paix de l’Université hébraïque de Jérusalem. Et 34 % des Israéliens préconisent des négociations immédiates sans colonisation pendant cette période. Ils sont toutefois 16 %, au contraire, à s’opposer à toute reconnaissance onusienne.

La majorité des Israéliens souhaite que le premier ministre de droite, Benyamin Netanyahou, présente un plan pour résoudre le conflit « au prix de concessions substantielles ». Jeudi 22 septembre encore, peu après avoir accédé à la direction du parti travailliste d’opposition, Shelly Yacimovitch a appelé le chef du gouvernement « à reconnaître l’État palestinien, à l’issue de négociations ». Et Tzipi Livni, chef du parti centriste Kadima, également d’opposition, a déploré qu’il ait conduit ces négociations dans l’impasse.

Benyamin Netanyahou s’est déjà fait violence en acceptant, en 2009, le principe d’un État palestinien après avoir fait table rase du rêve du Grand Israël cher à son parti, le Likoud. Pour encourager les Palestiniens à reprendre des négociations de paix, il a même ensuite ordonné de geler pendant dix mois la colonisation en Cisjordanie. Mais, à l’issue de ce moratoire – qui ne concernait pas Jérusalem-Est –, il a refusé de le proroger comme le souhaitaient les Palestiniens.

BENYAMIN NETANYAHOU A CONFORTÉ LE SENTIMENT D’INSULARITÉ DES ISRAÉLIENS

Il a ainsi cédé aux demandes de sa coalition gouvernementale de droite, et conforté du même coup le sentiment général qu’il était difficilement crédible. Tout en se disant prêt à « d’importantes concessions », il a multiplié ses conditions à un accord avec les Palestiniens. Pour satisfaire ses alliés de droite, notamment l’intransigeant chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman, il a aussi adopté un arsenal de lois ultranationalistes.

Résultat : Benyamin Netanyahou a peaufiné son image de manœuvrier habile, mais a ainsi fait douter de sa stratégie de paix. Faute de progrès dans le processus de paix, il a conforté ses compatriotes dans leur sentiment d’insularité au milieu d’un océan arabe hostile. La demande de sécurité ainsi demeure même si les Israéliens se préoccupent aujourd’hui de leurs conditions de vie, comme la large contestation sociale l’a illustré. La remontée des intentions de vote en faveur des travaillistes en donne un autre exemple.

Si des arrangements sont possibles sur le tracé des frontières de l’État palestinien et sur le statut de Jérusalem, Benyamin Netanyahou ne peut guère transiger, car il y va du caractère juif d’Israël. Ses alliés de droite ne lui pardonneraient pas la moindre concession sur ce point. Un abîme, apparemment insurmontable pour l’heure, sépare les positions respectives entre Israéliens et Palestiniens. Plutôt que de chercher à conclure un accord de paix, le premier ministre israélien souhaite perpétuer des négociations en mettant en avant ses impératifs sécuritaires. Habile orateur, il va expliquer son point de vue aujourd’hui à l’assemblée générale de l’ONU, une enceinte qui lui est globalement hostile.

Mahmoud Abbas dépose une demande d’adhésion d’un État palestinien à l’ONU

Le président palestinien Mahmoud Abbas a remis vendredi 23 septembre la demande d’adhésion aux Nations unies d’un État de Palestine au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Le président Mahmoud Abbas a présenté vendredi 23 septembre la demande historique d’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU sur la base des lignes de 1967, avant un discours très applaudi devant l’Assemblée générale. Dans ce discours, le président de l’Autorité palestinienne a précisé avoir présenté juste auparavant au secrétaire général Ban Ki-moon la demande d’adhésion d’un Etat comme membre à part entière des Nations unies « sur la base des lignes du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale ». Brandissant le document, il a reçu un tonnerre d’applaudissements.

Plus de soixante ans après le partage de la Palestine , Mahmoud Abbas a déposé cette demande, qui doit ensuite être transmise pour examen au Conseil de sécurité. Israël a immédiatement réagi. « Nous regrettons la démarche », a déclaré à Gidi Shmerling, porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Nous pensons que la seule voie vers une paix véritable passe par des négociations, pas par des actes unilatéraux », a-t-il ajouté. Israël et les Etats-Unis s’opposent catégoriquement à cette initiative, affirmant qu’un Etat palestinien ne peut être que le résultat d’un accord de paix.

Mahmoud Abbas s’est dit prêt à reprendre des négociations avec Israël sur la base des lignes de 1967 avec un gel de la colonisation israélienne. Nous sommes « prêts à revenir immédiatement aux négociations sur la base des références fondées sur le droit international et d’un arrêt total de la colonisation », a-t-il dit. Il a également affirmé que par cette démarche les Palestiniens « ne cherchaient pas à isoler ni délégitimer Israël », mais l’occupation et la colonisation.

Son discours a été salué par de nombreux applaudissements des délégués dont beaucoup se sont levés pour applaudir le président palestinien. Il a accusé le gouvernement israélien d’avoir « sapé tous les efforts de paix » depuis un an et affirmé que la colonisation israélienne était « en train de détruire une solution à deux Etats ». « Tous les efforts et tentatives des parties internationales ont été sapés par les positions du gouvernement israélien qui ont ruiné les espoirs nés de la reprise des négociations en septembre dernier », a-t-il ajouté.

UN VOTE INDÉCIS

Le président américain Barack Obama avait récusé mercredi 21 septembre à la tribune de l’ONU comme un « raccourci » illusoire la demande palestinienne, à laquelle les Etats-Unis comptent opposer leur veto au Conseil de sécurité si nécessaire. Le président français a appelé mercredi 21 septembre l’Assemblée générale à accorder à la Palestine le « statut intermédiaire d’Etat observateur », identique à celui du Vatican, parallèlement à des négociations israélo-palestiniennes pour parvenir à un accord de paix « définitif » d’ici un an.

Après son discours, « le président Abbas rentrera (à Ramallah) pour étudier les options des Palestiniens, lors d’une réunion avec la direction palestinienne, notamment l’initiative présentée par le président Nicolas Sarkozy », a indiqué jeudi 22 septembre le négociateur palestinien Saëb Erakat.

Les Palestiniens comptent obtenir « plus que les neuf voix » sur 15 nécessaires au Conseil de sécurité pour valider une demande d’adhésion, ce qui forcerait les Etats-Unis à recourir au veto. Ce vote ne devrait pas intervenir avant plusieurs semaines, mais les Palestiniens se sont dits prêts à attendre qu’il statue avant d’étudier des alternatives.

HEURTS EN CISJORDANIE

Sur place, des milliers de manifestants étaient massés dans le centre de Ramallah, la capitale politique de la Cisjordanie, à Naplouse (nord), à Hébron et à Jéricho, notamment, dans une ambiance festive. Un Palestinien a été tué et trois autres blessés vendredi 23 septembre en Cisjordanie par des tirs de l’armée israélienne à la suite de heurts entre des villageois palestiniens et des colons israéliens.

Des heurts sporadiques ont opposé dans l’après-midi des manifestants palestiniens à l’armée israélienne en plusieurs endroits de Cisjordanie, avant la demande d’admission. L’armée et la police israéliennes étaient en état d’alerte, les autorités ont déployé quelque 22 000 policiers le long de la « ligne verte », qui sépare Israël de la Cisjordanie, près des localités arabes israéliennes ainsi qu’à Jérusalem-Est occupée et annexée..

AFP – JOËL DAVID, à Jérusalem 

Les différentes voies vers un Etat palestinien

Le président palestinien doit annoncer vendredi 23 septembre sa stratégie pour obtenir la reconnaissance de l’État palestinien.

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu (L) shakes hands with Palestinian pr...

Alex Brandon / AFP

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu (L) shakes hands with Palestinian president Mahmud Abbas in Sharm El-Sheikh on September 14, 2010, during the second round of Middle East peace talks.

La France a fait une proposition de relance immédiate des négociations pour éviter un vote sanction du Conseil de sécurité.

Un statut provisoire d’« État non-membre » pourrait être proposé à la Palestine.

 Palestinian leader appeals to conscience of world as Netanyahu rejects claim problem lies with Israel. Mahmoud Abbas has formally asked the United Nations to recognise a Palestinian state, defying intense US pressure to abandon the move with a powerful appeal to the conscience of the world to recognise that the Palestinian people are entitled to…

SI MAHMOUD ABBAS DEMANDE L’ADHÉSION PLEINE ET ENTIÈRE À L’ONU

Après les discours de Barack Obama et Nicolas Sarkozy, mercredi 21 septembre, devant l’Assemblée générale des Nations unies, deux choix s’offrent au président palestinien, Mahmoud Abbas. Il peut persister dans sa volonté de demander l’adhésion pleine et entière de la Palestine devant le Conseil de sécurité.

Dans ce cas, il devrait saisir le secrétaire général des Nations unies d’une demande d’inscription à l’ordre du jour du Conseil de sécurité de l’acceptation de la Palestine comme État membre des Nations unies. Ensuite, le secrétaire général saisira le Conseil de sécurité, lequel mettra en place un comité d’examen de cette candidature, qui arrivera devant le Conseil de sécurité lui-même. Cela peut intervenir à tout moment ou traîner plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Mais, en cas de vote au Conseil de sécurité, la demande palestinienne sera rejetée du simple fait du veto américain, comme l’a prévenu l’administration Obama. L’obstination palestinienne n’aurait d’intérêt que si le président Abbas pouvait s’assurer au minimum neuf voix sur les quinze membres que compte le Conseil de sécurité – cinq permanents (France, Chine, Russie, États-Unis et Grande-Bretagne) et dix non permanents (Brésil, Liban, Afrique du Sud, Colombie, Bosnie Herzégovine, Gabon, Allemagne, Inde, Nigeria, Portugal).

LES CHANCES D’OBTENIR UN VOTE FAVORABLE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

S’ils obtenaient moins de neuf voix, « ce serait un désaveu », explique un diplomate, car en février dernier, une résolution condamnant la colonisation israélienne comme « illégale » et demandant son arrêt immédiat et total dans les Territoires palestiniens occupés, coparrainée par 130 pays, avait été votée par quatorze des quinze membres du Conseil de sécurité. Seuls les États-Unis avaient opposé leur veto, le premier de l’administration Obama à l’ONU.

Pour le moment, cinq États membres ont annoncé leur intention de voter en faveur de cette adhésion palestinienne à part entière – Brésil, Chine, Liban, Russie, Afrique du Sud. La Colombie a indiqué qu’elle s’abstiendrait en cas de vote. Les huit autres pays membres n’ont pas précisé leur intention, mais on sait que l’Allemagne y est opposée.

La France veut à tout prix éviter ce vote au Conseil de sécurité, qui « conduirait à l’impasse ». Paris compte mettre à profit « la période qui va s’ouvrir entre le dépôt de la demande palestinienne et son examen par le Conseil de sécurité, pour explorer d’autres alternatives », selon le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé. La démarche diplomatique française vise à obtenir un accord définitif sur le futur État palestinien, jugé possible d’ici à un an.

À la tribune de l’ONU, Nicolas Sarkozy a proposé une feuille de route avec un calendrier pour sortir de l’impasse : reprise des négociations d’ici à un mois, accord sur les frontières et la sécurité dans six mois, accord définitif dans un an. La France accueillerait dans ce cadre une conférence des donateurs « dès cet automne », pour aider les Palestiniens à « parachever la construction de leur futur État, déjà remarquable », selon ses propos. Ce processus serait parrainé non seulement par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, mais aussi par les pays arabes engagés dans une normalisation avec Israël.

LE STATUT D’« OBSERVATEUR NON-MEMBRE » OU « OPTION VATICAN »

En attendant un accord définitif sur le futur État palestinien, la France propose que l’ONU accorde à la Palestine le statut d’« observateur non-membre » ou « option Vatican ». Celui-ci a été accordé jusque-là au Saint-Siège ainsi qu’à la Suisse, jusqu’à sa pleine adhésion en 2002. Pour les Palestiniens, il s’agirait d’un rehaussement de leur statut, puisque l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui représente à l’ONU le peuple palestinien, y est déjà reconnue depuis 1974. Elle dispose déjà d’un statut d’« entité » qui lui permet de participer aux travaux de l’Assemblée en qualité d’observateur.

En cas de vote devant l’Assemblée générale, les Palestiniens devraient recueillir une majorité des deux tiers des 194 pays qui la composent. Le statut d’« observateur non-membre » lui donnerait, en théorie, la possibilité de s’adresser aux organisations dépendant de l’ONU, comme la Cour internationale de justice ou la Cour pénale internationale (CPI).

Sauf que, selon Alain Juppé, « les Palestiniens s’engageraient pendant cette période de négociation – avant un accord définitif pouvant déboucher sur la reconnaissance d’un statut d’État de plein exercice – à ne pas utiliser les possibilités du statut de membre observateur à des fins qui pourraient être négatives ou porteuses de conflit, c’est-à-dire s’engager à ne pas saisir la Cour pénale internationale ». Une couleuvre difficile à avaler pour les Palestiniens.

Agnès Rotivel

Barack Obama vient de promulger la loi pour sauver l’économie américaine

Publié le
President Barack Obama and Treasury Secretary ...

Image via Wikipedia

C’est du court terme, mais le Congrès américain a enfin voté la loi. Barack Obama a eu la chance, à quelques heures de la date butoir, de promulguer la loi en relevant le plafond de paiement – les fonctionnaires et les allocations d’aides, ainsi que tous les services publiques vont pouvoir continuer à être payer. Il faut savoir tout de même que les Etats Unis sont dans la même situation financière que la Grèce et devra attendre à peu près 6 ans pour retrouver une situation stable, lorsqu’elle deviendra raisonnable dans sa consommation. Mais comme les USA ont l’habitude de vivre sur ses dettes…

Les Etats Unis sont soulagés, la Loi a été adoptée par le Congrès et 

promulguée par Barack Obama.
L’administration OBAMA va pouvoir, maintenant, 
s'attaquer au milieu financier, du travail et celui des allocations, 
pour une meilleure répartition des imputations budgétaires.

Le Sénat américain entérine

le compromis sur la dette

Publié par lefigaro.fr le 02/08/2011 à 20:26
La colline du Capitol, à Washington.
La colline du Capitol, à Washington. Crédits photo : CHIP SOMODEVILLA/AFP

Le Sénat a adopté ce mardi soir le compromis visant à relever le plafond de la dette publique.

La loi a ensuite été promulguée par Barack Obama.

Les États-Unis évitent, à quelques heures près, le défaut de paiement.

Fin du suspens sur la dette américaine. Le Sénat a adopté ce mardi soir le compromis autorisant une hausse du plafond de la dette, quelques heures seulement avant la date butoir. Le président américain Barack Obama a dans la foulée promulgué la loi, finalisant le processus législatif. Dans une déclaration à la Maison blanche, ce dernier a salué un «premier pas important» visant à s’assurer que les États-Unis ne vivent plus au-dessus de leurs moyens.Avant cet heureux dénouement, tenu pour acquis contrairement au vote de la Chambre des réprésentants hier soir, des voix se sont élevées pour exprimer l’amertume laissée par le long débat sur le relèvement du plafond de la dette américaine. «Le résultat est bon, mais ce qu’il a fallu faire pour y arriver est affligeant», a regretté mardi matin, après le vote de la Chambre des représentants, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner. «Je pense que le spectacle auquel nous avons assisté à Washington, d’un nombre significatif de parlementaires de ce pays laissant planer la menace d’un défaut de paiement, a vraiment fait beaucoup de dégâts à la confiance» des investisseurs dans l’économie américaine, a déclaré le ministre sur la chaîne ABC, ce mardi.Si cette date avait été dépassée, les Etats-Unis risquaient le défaut de paiement, ne pouvant pas emprunter au-delà de la barre fixée auparavant à 14.294 milliards de dollars.

Dernière manoeuvre d’une longue série pour éviter cette débâcle, Barack Obama avait dépêché son vice-président Joe Biden lundi au Capitole pour donner des explications aux élus mécontents de son camp. Il est vrai que la Maison-Blanche, après avoir longtemps insisté pour inclure dans le plan de nouvelles recettes fiscales, notamment en taxant les Américains les plus riches, a dû se résigner à n’augmenter aucun impôt.

«Un sandwich de Satan saupoudré de sucre»

«Cet accord est un sandwich de Satan saupoudré de sucre. Si vous soulevez le pain, vous n’allez pas aimer ce que vous allez voir», a lancé sur Twitter le représentant Emanuel Cleaver, président du groupe des élus noirs de la Chambre. Le porte-parole de la présidence, Jay Carney, a rejeté les critiques sur l’absence de nouvelles recettes fiscales, assurant qu’une commission spéciale bipartite créée par l’accord pourrait recommander des mesures telles que la suppression des subventions pour les compagnies pétrolières.

À droite, les élus proches de la mouvance ultraconservatrice du «tea party» ne sont pas satisfait non plus. Ils réclament des coupes drastiques dans les dépenses et s’opposent même, pour certains, à tout relèvement du plafond de la dette. Mais les poids lourds du parti ont tout fait pour que le texte soit voté. Le plan n’était «pas parfait» mais il va «commencer à changer la culture budgétaire ici à Washington», a plaidé le numéro deux républicain de la Chambre, Eric Cantor.

Un second round de négociations en novembre

Malgré l’adoption du texte par le Sénat ce mardi, les débats enflammés sur la dette promettent de durer. En effet, seul le premier round est clos: le plan, qui totalise 2400 milliards d’économies surdix ans, se déroulera en deux temps. Les détails du premier volet de la rigueur, compris entre 900 et 1000 milliards de dollars, ont certes déjà été négociées et n’est fondé que sur la baisse des dépenses, comme l’exigeaient les républicains.

Mais le second round se déroulera jusqu’au 23 novembre, lorsqu’une commission bipartite présentera ses proposition portant sur les 1500 milliards de dollars encore manquant pour boucler le plan d’économies.

Barack Obama veut

« remettre l’Amérique au travail »

Article de Hayat Gazzane, publié par le Figaro le 02/08/2011 à 20:40

Obama a exhorté les parlementaires à prendre des mesures pour stimuler l'économie.
Obama a exhorté les parlementaires à prendre des mesures pour stimuler l’économie. Crédits photo : JASON REED/REUTERS

La première page du débat sur la dette tournée,

le président américain appelle le Congrès

à faire de la relance économique sa priorité.

Après la dette, l’emploi. Dans une allocution à la Roseraie de la Maison-Blanche, ce mardi après l’adoption par le Congrès du compromis sur le relèvement du plafond de la dette, le président Barack Obama a exhorté les parlementaires à prendre des mesures pour stimuler l’économie. «Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire croître cette économie et remettre l’Amérique au travail», a affirmé le président, après avoir tancé le Congrès pour s’être lancé dans une guerre de tranchée sur les déficits et les dépenses publiques plutôt que de se concentrer sur le chômage, qui atteint 9,2%.Désormais, «tout le monde doit s’y mettre. Ce n’est que justice. C’est le principe pour lequel je vais me battre dans les prochaines phases de ce processus», a indiqué le président selon qui «on ne peut pas équilibrer le budget sur le dos de ceux-là même qui ont le plus souffert de la récession».

«Des mesures qui feront la différence»

Le travail des élus du Congrès débutera dès septembre. «Quand le Congrès rentrera de vacances, je l’inciterai à prendre immédiatement des mesures bipartites qui feront la différence», a déclaré Barack Obama. «Cela créera un climat dans lequel les entreprises pourront embaucher, les gens auront plus d’argent dans leurs poches et pourront le dépenser. Les gens qui sont au chômage pourront trouver de bons emplois. Nous devons commencer par plus d’allègements fiscaux pour les familles de la classe moyenne», a-t-il dit.

Les efforts devront d’ailleurs se poursuivre «dans les prochains mois». «Je vais aussi continuer à me battre pour ce qui importe le plus aux Américains : de nouveaux emplois, des salaires plus élevés et une croissance économique plus rapide», a-il ajouté.

«Assez parlé de la dette»

Au Sénat, immédiatement après le vote sur la dette, le chef de la majorité démocrate Harry Reid a fait écho au président: «Le travail numéro un du Congrès doit être de créer des emplois pour les Américains». Celui-ci a annoncé que le premier texte sur lequel le Sénat se pencherait à son retour de congés parlementaires serait justement un projet de loi sur les brevets, dont les démocrates espèrent tirer des créations d’emplois. Le sénateur démocrate, Charles Schumer, a ajouté qu’il était temps pour le Congrès de retourner à son programme, «c’est-à-dire l’emploi». «La voie est maintenant dégagée» pour un nouvel effort du Congrès sur l’emploi en septembre, a-t-il dit.

Côté Chambre, la chef de la minorité démocrate Nancy Pelosi a enfoncé le clou en lançant devant la presse: «Assez parlé de la dette. Nous devons parler d’emploi».

Fortune du couple Strauss-Kahn – Sinclair / Schwartz – Rosemberg

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Patrimoine du couple Strauss-Kahn – Sinclair :

Lui gagnait 500 000 dollars de salaire en tant que DG du FMI

Anne Sinclaire la petite fille de Paul Rosemberg a une fortune personnelle en tant qu’héritière – elle a pu acheter un appartement à :

New York : 4 millions de dollars

Washington : 4 millions de dollars

Paris – Place des Vosges 4 millions d’euros

Paris – 16ème : 3 millions d’euros

au Maroc – un riad : 400 milles d’euros

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