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François Baroin –

François_Baroin

Image by fondapol via Flickr

François Baroin, né le 21 juin 1965 dans le 12e arrondissement de Paris, est un homme politique , avocat et un ancien journaliste.

Membre du premier gouvernement Juppé en 1995, il est ministre de l’Outre-Mer puis ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire dans celui de Dominique de Villepin (20052007).

Membre du RPR puis de l’UMP, il est à plusieurs reprises député de l’Aube et maire de Troyes depuis 1995. Il est renommé ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État dans le deuxième gouvernement Fillon le 22 mars 2010 et devient le porte-parole du gouvernement. Le 29 juin 2011, François Baroin est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.

Jean-Pierre Elkabbach le recrute au service politique d’Europe 1, où il commence une carrière de journaliste qu’il poursuit de 1988 à 1992.

En 1989, il est élu conseiller municipal (RPR) de Nogent-sur-Seine dans l’Aube. En 1993, il entre à l’Assemblée nationale, dont il est le plus jeune député, comme représentant de la 3e circonscription de l’Aube, puis succède à Robert Galley comme maire de Troyes en 1995. La même année, il est élu président de l’Association des maires de l’Aube.

Il est porte-parole de la campagne présidentielle 1995 de Jacques Chirac. Après la victoire de ce dernier, il est nommé secrétaire d’État auprès du Premier ministre et porte-parole du premier gouvernement Alain Juppé, devenant à 29 ans le benjamin du gouvernement. Non reconduit quelques mois plus tard dans le nouveau gouvernement Juppé, il devient chargé de mission à l’Élysée, poste qu’il conserve jusqu’à ce qu’il retrouve son siège de député lors desélections législatives de 1997, perdues par la majorité.

En 2001, François Baroin devient président de la Communauté d’agglomération de Troyes (CAT) et administrateur du musée du Président-Jacques-Chirac enCorrèze. Il est reconduit à la tête de la mairie de Troyes. Depuis, il est également inscrit au barreau de Paris.

Il est réélu député le 16 juin 2002, dans la 3e circonscription de l’Aube, au second tour, avec 64,32 % des voix1. Membre du groupe parlementaire UMP, parti dont il est le porte-parole sous la présidence d’Alain Juppé puis secrétaire général délégué sous la présidence par intérim de Jean-Claude Gaudin, il est vice-président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2005. Il est conseiller politique de Nicolas Sarkozy alors que celui-ci est président de l’UMP ; il est aussi président du comité départemental de l’UMP-Aube et vice-président du club Dialogue & Initiative, présidé par Jean-Pierre Raffarin. Il est toujours membre du Bureau politique de l’UMP.

À la suite du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe, le 2 juin 2005, François Baroin est nommé ministre de l’Outre-Merdans le gouvernement Dominique de Villepin, puis assure, du 26 mars 2007 au 15 mai 2007, les fonctions de ministre de l’Intérieur en remplacement de Nicolas Sarkozy, démissionnaire pour se consacrer à sa campagne présidentielle. Il devient alors le benjamin des ministres.

Il est réélu député le 10 juin 2007 avec 55,21 % des voix dans sa circonscription, dès le premier tour, avec un taux d’abstention de 48,32 %2. Le9 mars 2008, il est réélu maire de Troyes, la liste qu’il conduisait ayant recueilli 50,42 % des suffrages dès le premier tour, face à quatre autres listes3.

Après les élections régionales de 2010 et le remaniement ministériel du 22 mars 2010, François Baroin est nommé ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État à la place d’Éric Woerth4. À ce poste, il est notamment chargé de ramener le déficit public à son niveau d’avant la crise économique. Alors que son prédécesseur a lancé début 2009 Mon.service-public.fr dans le but de favoriser les démarches administratives en ligne, François Baroin reprend ce portail internet de l’administration française permettant des gains de productivité et de temps pour l’usager, avec l’ambition de le développer5.

Le 14 novembre 2010, à la suite de la formation du gouvernement François Fillon III, il est reconduit dans ses fonctions et récupère le portefeuille de la Fonction publique et devient le porte-parole du Gouvernement.

Le 29 juin 2011, François Baroin est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, remplaçant ainsi Christine Lagarde, désignée la veille directrice générale du FMIValérie Pécresse le remplace au poste de ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État et au porte-parolat du gouvernement, tandis que François Sauvadet se voit attribuer la Fonction publique.

 François Baroin

François Baroin

@ Francoisbaroin
Maire de Troyes – Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie

Informations générales

Originaire de
Paris
Date de naissance
21 juin 1965
Pays
France
Poste actuel
Bureau: Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie
Etat: France
Parti politique: UMP
À propos de
« Les grandes choses se font par la valeur des hommes bien plus que par des textes. » [Charles de Gaulle]
Livres préférés
Poésie en général, René Char, Victor Hugo
Activités
Politique
Intérêts
Chasse, pêche, tennis, football…
Musique préférée
Coldplay, pink floyd, queen, Cali, Keane…
À propos de moi
Maire de Troyes et Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.Voici mon parcours en quelques dates.

1989 : Elu Conseiller municipal RPR de Nogent-sur-Seine

1993 : Elu Député de l’Aube dans l’Aube

1995 : Elu Maire de Troyes

1995 : Elu Président de l’Association des maires de l’Aube.

1995 :porte-parole de la campagne présidentielle de Jacques Chirac.
La même année, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre et porte-parole du 1er gouvernement d’Alain Juppé.

2002-2005 : vice-président de l’Assemblée nationale

Du 02/06/2005 au 26/03/2007 : ministre de l’Outre-mer

Du 26/03/2007 au 15/05/2007 : ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire

Mars 2010 à juin 2011: Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat puis Ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique, de la réforme de l’Etat,et porte-parole du Gouvernement

Informations professionnelles
Employeur: Le Gouvernement
Durée: 2010 à aujourd’hui
Lieu: Paris, France
Sexe
Masculin
Site web

Centres d’intérêt

À propos de

Il faudra aussi une réforme pour les parlementaires…

par François Baroin, lundi 14 juin 2010, 16:21

On ne pourra pas s’exonérer d’un accompagnement ambitieux d’une réforme qui concerne son propre régime de retraite. Ill faudra prendre en compte que le métier de parlementaire n’est pas un métier très long, en moyenne sept ans et demi, pour réformer la retraite des parlementaires.
Très certainement, il faudra aligner ce régime sur le régime général, et probablement réfléchir sur le système de double cotisation et sur la capacité qu’il y a ou pas à supprimer cette retraite ou de ne pas y toucher.

François Baroin
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Invité du parler d’Orange-Le Figaro à 18h

Un moratoire sur l’enfouissement des déchets nucléaires dans l’Aube

par François Baroin, samedi 12 septembre 2009, 10:27

Le député-maire de Troyes François Baroin (UMP) demande au gouvernement « un moratoire » pour le choix d’un nouveau site de stockage de déchets nucléaires dans l’Aube après le retrait cet été des candidatures de deux communes retenues par l’Andra.

« L’Aube qui a déjà apporté sa part dans le nucléaire n’est plus une bonne terre d’accueil pour un nouveau site de stockage », a déclaré à l’AFP François Baroin.

Il juge notamment incompatibles les « tentatives de rebond économique par le tourisme et la viticulture d’un département qui souffre » et le risque de subir une « campagne internationale sur l’Internet qui menacerait ces tentatives ». « Je demande au gouvernement un moratoire » sur la recherche d’un site dans l’Aube, a ajouté l’ancien ministre.

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactif (Andra) avait annoncé le 24 juin la présélection de Pars-lès-Chavanges et Auxon, qui avaient fait acte de candidature pour la construction d’un site de stockage souterrain de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FAVL) à l’horizon 2011.

Mais face à l’opposition de la population, les élus de Pars-les-Chavanges avaient voté le 4 juillet à l’unanimité le retrait de la candidature « pour apaiser un climat délétère », selon les termes de la maire Joëlle Pesme, qui dit avoir reçu des « menaces de mort ».

Quant aux élus d’Auxon, qui avaient voté à une très large majorité la candidature pour le site de stockage, ils ont finalement rejeté le projet lors d’un conseil municipal extraordinaire le 11 août entraînant la démission du maire Jean-Louis Caillet.

« Ce projet a été mal ficelé, et trop rapidement. On a en quelque sorte imposé ce choix de manière administrative », avait déclaré M. Baroin dans une interview à l’Est-Eclair daté de mercredi.

Après la défection des deux communes, le député de l’Oise François-Michel Gonnot, président de l’Andra, avait souligné que le gouvernement allait poursuivre le processus engagé et trouver deux nouvelles communes sur la base des candidatures enregistrées lors de l’appel d’offres.

Retrouvez moi sur canal plus en clair le vendredi 24 juillet à 19h10 dans Le news show avec Bruce Toussaint.

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A la conférence des Ambassadeurs XIXème: #G20 , les perspectives du Sommet de Cannes
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Propositon de loi réaffirmant le principe du repos dominical

par François Baroin, mercredi 27 mai 2009, 10:02

N° 1685

_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

TREIZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 19 mai 2009.

PROPOSITION DE LOI

réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires,

(Renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, à défaut de constitution
d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Richard MALLIÉ, François BAROIN, Marc LE FUR, Philippe MEUNIER, Jean-Frédéric POISSON, Bernard REYNÈS, Manuel AESCHLIMANN, Yves ALBARELLO, Alfred ALMONT, Nicole AMELINE, Benoist APPARU, Martine AURILLAC, Patrick BALKANY, Jean BARDET, Patrick BEAUDOUIN, Jean-Claude BEAULIEU, Jacques Alain BÉNISTI, Xavier BERTRAND, Gabriel BIANCHERI, Émile BLESSIG, Roland BLUM, Claude BODIN, Valérie BOYER, Philippe BRIAND, Bernard BROCHAND, Patrice CALMÉJANE, Joëlle CECCALDI-RAYNAUD, Philippe COCHET, René COUANAU, Gilles D’ETTORE, Olivier DASSAULT, Camille de ROCCA-SERRA, Patrice DEBRAY, Bernard DEBRÉ, Jean-Pierre DECOOL, Bernard DEFLESSELLES, Richard DELL’AGNOLA, Sophie DELONG, Bernard DEPIERRE, Nicolas DHUICQ, Éric DIARD, Jacques DOMERGUE, Marie-Louise FORT, Jean-Michel FOURGOUS, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Gérard GAUDRON, Guy GEOFFROY, Bernard GÉRARD, Georges GINESTA, Jean-Pierre GORGES, Jean-Claude GUIBAL, Michel HERBILLON, Françoise HOSTALIER, Sébastien HUYGHE, Maryse JOISSAINS-MASINI, Christian KERT, Thierry LAZARO, Frédéric LEFEBVRE, Gabrielle LOUIS-CARABIN, Jean-François MANCEL, Thierry MARIANI, Christine MARIN, Patrice MARTIN-LALANDE, Henriette MARTINEZ, Jacques MASDEU-ARUS, Jean-Claude MATHIS, Gérard MILLET, Pierre MOREL-A-L’HUISSIER, GEORGES MOTHRON, Étienne MOURRUT, Alain MOYNE-BRESSAND, Renaud MUSELIER, Jean-Pierre NICOLAS, Patrick OLLIER, Yanick PATERNOTTE, Axel PONIATOWSKI, Josette PONS, Daniel POULOU, Éric RAOULT, Franck RIESTER, Jean ROATTA, Jean-Marc ROUBAUD, Bruno SANDRAS, Jean-Pierre SCHOSTECK, Georges SIFFREDI, Daniel SPAGNOU, Guy TEISSIER, Dominique TIAN, Georges TRON, Yves VANDEWALLE, Catherine VAUTRIN, Philippe VITEL et André WOJCIECHOWSKI,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Issu de la tradition chrétienne, le repos hebdomadaire dominical s’est imposé avec le vote de la loi du 13 juillet 1906, établissant ce repos en faveur des employés et des ouvriers. Le code du travail dispose qu’il est interdit d’occuper plus de six jours par semaine un même salarié, que ce repos doit avoir une durée minimale de 24 heures consécutives auxquelles s’ajoutent les 11 heures de repos quotidien et qu’il doit être donné le dimanche.

Ces principes humanistes sont maintenus et réaffirmés. Il ne s’agit donc pas de remettre en cause le principe du repos du dimanche ; il ne s’agit pas non plus d’étendre le travail du dimanche à l’ensemble du territoire national en augmentant le nombre des dimanches où les salariés peuvent travailler.

Il apparaît cependant nécessaire, comme cela a été le cas à plusieurs reprises depuis 1906, d’adapter les dérogations existantes pour régler, en tout et pour tout, deux situations particulières.

Depuis un an, le débat s’est largement installé autour des propositions de loi déposées sur ce sujet. À l’occasion de l’examen du dernier texte à l’Assemblée nationale, des évolutions ont été le fruit de discussions en commission. Elles ont permis d’en améliorer la qualité.

Pour autant, il est aujourd’hui nécessaire de régler les situations les plus urgentes et de cibler tous nos efforts sur celles-ci. Il y a urgence car personne ne souhaite, dans la conjoncture actuelle, un été ponctué de fermetures de commerces et de licenciements portant sur plusieurs milliers d’emplois. Tout doit être fait en cette période de crise pour sauvegarder l’emploi.

Aujourd’hui, dans la région parisienne et aux environs d’Aix-en-Provence, des salariés ont exprimé le souhait de travailler le dimanche. Cette demande est souvent réitérée depuis de nombreuses années.

La zone de « Plan de campagne » dans les Bouches-du-Rhône emploie des salariés le dimanche depuis 40 ans. Il en va de même de magasins du centre commercial Art de Vivre, à Éragny, depuis son ouverture voici près de 20 ans. Bien souvent, ces zones bénéficiaient d’ailleurs d’arrêtés préfectoraux. D’autres illustrations pourraient être données.

Par ailleurs, dans les zones touristiques, la situation est incompréhensible par les visiteurs, notamment étrangers. Un magasin qui vend des lunettes de soleil peut ouvrir le dimanche car son activité est considérée comme « de loisir » et si ce magasin vend des lunettes de vue, il ne peut pas, en droit, faire travailler des salariés le dimanche. Personne ne comprend que des magasins soient fermés le dimanche sur les Champs-Élysées, que des magasins de vêtements soient obligés de se déclarer créateurs de mode pour ouvrir dans une rue touristique. En ce cas, il faut apprécier, boutique par boutique, s’il y a, ou non, création… Personne ne s’y retrouve.

La proposition de loi apporte donc des réponses précises pour résoudre ces deux problèmes.

En premier lieu, dans les zones touristiques et thermales, il est important de permettre à tous types de commerces – comme c’est d’ailleurs souvent le cas en fait – et non plus uniquement à ceux qui mettent « à disposition du public des biens et services destinés à faciliter son accueil ou ses activités de détente ou de loisirs d’ordre sportif, récréatif ou culturel » d’employer des salariés le dimanche, suivant en cela les recommandations du Conseil économique, social et environnemental.

Ces commerces pourront donc employer directement des salariés le dimanche, dans le cadre de règles simplifiées.

En deuxième lieu, la proposition de loi définit des périmètres d’usage de consommation exceptionnel (PUCE). Ces PUCE seront caractérisés par des circonstances locales particulières marquées par des usages de consommation de fin de semaine. C’est dans les lieux où l’on a l’habitude de consommer le samedi et le dimanche, sur les sites où il existe des flux de clientèle importants ces jours-là que le préfet pourra, sur demande du conseil municipal, délimiter un PUCE.

Mais l’usage de consommation de fin de semaine peut aussi exister dans une zone frontalière lorsque cet afflux de clientèle n’est pas constaté dans notre pays mais chez nos voisins. Et dans ce cas aussi, le préfet pourra délimiter un PUCE sur demande préalable du conseil municipal.

Ces périmètres et donc les dérogations au repos dominical des commerces situés en leur sein permettant à des salariés de travailler le dimanche pourront être mise en place uniquement pour les unités urbaines de plus d’un million d’habitants, telles que définies par l’INSEE. Dans la pratique, ne seraient donc concernées que les agglomérations de Paris, Aix-Marseille et Lille. En effet, il n’existe pas d’usage de consommation le samedi et le dimanche dans l’agglomération lyonnaise.

Une telle zone sera établie par le préfet sur la seule proposition des conseils municipaux. Les entreprises situées dans cette zone pourront ensuite demander une dérogation au préfet si, et seulement si, il y a un accord avec les partenaires sociaux fixant les contreparties pour les salariés. A défaut d’accord, un référendum sera organisé, et les contreparties seront nécessairement un doublement de salaire et un repos compensateur.

Il faut apporter de nouvelles garanties aux employés qui, dans un PUCE, ne souhaitent pas travailler le dimanche. C’est pourquoi ce travail du dimanche devra reposer sur le volontariat, sous la forme d’un accord explicite. Un employeur ne pourra refuser d’embaucher une personne qui refuse de travailler le dimanche. L’inscription du droit de refus dans la loi rendra illégale toute sanction ou mesure discriminatoire contre un salarié qui en userait. Le salarié travaillant le dimanche pourra par ailleurs demander à ce qu’il soit tenu compte de l’évolution de sa situation personnelle.

Ces dérogations au repos dominical ne s’appliqueront pas aux grandes surfaces alimentaires. Il convient en effet de protéger le petit commerce.

Bien évidemment, les dispositions spécifiques existantes en matière de repos dominical en Alsace-Moselle en vertu d’un code professionnel local subsistent et la proposition de loi ne les modifie pas. Elle ne s’y applique donc pas.

S’agissant des contreparties légales, le texte distingue deux types de situations :

– d’une part, celles dans lesquelles le travail du dimanche constitue une dérogation de plein droit et découle des caractéristiques de l’activité même (ce qui est le cas des 180 dérogations de droit existantes comme, par exemple les restaurants, hôpitaux, pompes à essence, cinéma…) ou de la zone dans laquelle se situe le commerce (ce qui est le cas dans les zones touristiques et thermales) ;

– et d’autre part celles pour lesquelles une autorisation administrative temporaire et individuelle conditionne l’emploi de salariés le dimanche.

Dans le premier cas, tout emploi est susceptible d’impliquer pour un salarié un travail le dimanche puisque cela découle de facteurs structurels.

Dans l’autre cas, le travail des salariés le dimanche revêt un caractère exceptionnel et est subordonné à une autorisation individuelle donnée par l’administration. Il est donc normal que les salariés concernés bénéficient de contreparties prévues par la loi dans cette seconde situation.

Par ailleurs, la proposition de loi reprend une préconisation du Conseil économique, social et environnemental et fixe à 13 heures au maximum, au lieu de 12 heures, la fin de la plage d’ouverture des commerces de détail alimentaires pour mieux correspondre aux usages de consommation.

Seule une approche pragmatique et efficace doit permettre de régler définitivement les problèmes survenus en matière de dérogations au repos dominical. Garantir le respect du repos dominical tout en sauvegardant l’emploi dans des zones bien définies où faute d’une législation adaptée, celui-ci serait compromis ou menacé. Tel est l’objet et le seul objet de ce texte.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

I. – L’article L. 3132-3 du code du travail est ainsi rédigé :

« Art. L. 3132-3. – Dans l’intérêt des salariés, le repos hebdomadaire est donné le dimanche. »

II. – L’article L. 3132-25 du code du travail est remplacé par les articles L. 3132-25, L. 3132-25-1, L. 3132-25-2, L. 3132-25-3, L. 3132-25-4, L. 3132-25-5 et L 3132-25-6 ainsi rédigés :

« Art. L. 3132-25. – Sans préjudice des dispositions de l’article L. 3132-20, les établissements de vente au détail situés dans les communes touristiques ou thermales et dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente, peuvent, de droit, donner le repos hebdomadaire par roulement pour tout ou partie du personnel.

« La liste des communes touristiques ou thermales intéressées et le périmètre des zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente sont établis par le préfet sur proposition de l’autorité administrative visée à l’article L. 3132-26.

« Un décret en Conseil d’État détermine les modalités d’application du présent article. »

« Art. L. 3132-25-1. – Sans préjudice des dispositions de l’article L. 3132-20, dans les unités urbaines de plus de 1 000 000 d’habitants, le repos hebdomadaire peut être donné, après autorisation administrative, par roulement, pour tout ou partie du personnel, dans les établissements de vente au détail qui mettent à disposition des biens et des services dans un périmètre d’usage de consommation exceptionnel caractérisé par des habitudes de consommation de fin de semaine, l’importance de la clientèle concernée et l’éloignement de celle-ci de ce périmètre.

« Art. L. 3132-25-2. – La liste et le périmètre des unités urbaines mentionnées à l’article L. 3132-25-1 sont établis par le préfet de région sur la base des résultats du recensement de la population.

« Sur demande du conseil municipal, au vu de circonstances particulières locales et :

« – d’usages de consommation de fin de semaine au sens de l’article L. 3132-25-1

« – ou de la proximité immédiate d’une zone frontalière où il existe un usage de consommation de fin de semaine, compte tenu de la concurrence produite par cet usage,

« le préfet délimite le périmètre d’usage de consommation exceptionnel au sein des unités urbaines, après consultation de l’organe délibérant de la communauté de communes, de la communauté d’agglomération ou de la communauté urbaine, lorsqu’elles existent, sur le territoire desquelles est situé ce périmètre.

« Le préfet statue après avoir recueilli l’avis du conseil municipal de la ou des communes n’ayant pas formulé la demande visée au présent article et n’appartenant pas à une communauté de communes, une communauté d’agglomération ou une communauté urbaine dont la consultation est prévue à l’alinéa précédent, lorsque le périmètre sollicité appartient en tout ou partie à un ensemble commercial, au sens de l’article L. 752-3 du code de commerce, situé sur leur territoire.

« Art. L. 3132-25-3. – Les autorisations prévues aux articles L. 3132-20 et L. 3132-25-1 sont accordées au vu d’un accord collectif ou, à défaut, d’une décision unilatérale de l’employeur prise après référendum.

« L’accord fixe les contreparties accordées aux salariés privés du repos dominical ainsi que les engagements pris en termes d’emploi ou en faveur de certains publics en difficulté ou de personnes handicapées.

« En l’absence d’accord collectif applicable, les autorisations sont accordées au vu d’une décision unilatérale de l’employeur, prise après avis du comité d’entreprise ou des délégués du personnel, lorsqu’ils existent, approuvée par référendum organisé auprès des personnels concernés par cette dérogation au repos dominical. La décision de l’employeur approuvée par référendum fixe les contreparties accordées aux salariés privés du repos dominical ainsi que les engagements pris en termes d’emploi ou en faveur de certains publics en difficulté ou de personnes handicapées. Dans ce cas, chaque salarié privé du repos du dimanche bénéficie d’un repos compensateur et perçoit pour ce jour de travail une rémunération au moins égale au double de la rémunération normalement due pour une durée équivalente.

« Lorsqu’un accord collectif est régulièrement négocié postérieurement à la décision unilatérale prise sur le fondement de l’alinéa précédent, cet accord s’applique dès sa signature en lieu et place des contreparties prévues par cette décision.

« Art. L. 3132-25-4. – Les autorisations prévues aux articles L. 3132-20 et L. 3132-25-1 sont accordées pour une durée limitée, après avis du conseil municipal, de la chambre de commerce et d’industrie, de la chambre des métiers et des syndicats d’employeurs et de salariés intéressés de la commune.

« Seuls les salariés ayant explicitement donné leur accord à leur employeur peuvent travailler le dimanche sur le fondement d’une telle autorisation. En cas d’absence d’accord du salarié, une entreprise bénéficiaire d’une telle autorisation ne peut prendre en considération cette circonstance pour refuser de l’embaucher. Le salarié d’une entreprise bénéficiaire d’une telle autorisation qui refuse de travailler le dimanche ne peut faire l’objet d’une mesure discriminatoire dans le cadre de l’exécution de son contrat de travail. Le refus de travailler le dimanche pour un salarié d’une entreprise bénéficiaire d’une telle autorisation ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement.

« À la demande du salarié, il peut être tenu compte de l’évolution de sa situation personnelle.

« Art. L. 3132-25-5. – Les articles L.3132-25 et L. 3132-25-1 ne sont pas applicables aux commerces de détail alimentaire qui bénéficient des dispositions de l’article L. 3132-13. »

« Art. L. 3132-25-6. – Les autorisations prévues à l’article L. 3132-25-1 sont accordées pour cinq ans. Elles sont accordées soit à titre individuel, soit à titre collectif, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État, pour des commerces ou services exerçant la même activité. »

III. – Dans le premier alinéa de l’article L. 3132-13 du code du travail, le mot : « midi » est remplacé par les mots : « treize heures ».

Je serai L’Invité du #soir3 à 23h20

Il faut écouter Bayrou

par François Baroin, vendredi 15 mai 2009, 10:29

AFP
04/05/2009

Le député chiraquien François Baroin (UMP) a estimé aujourd’hui qu’il fallait « écouter ce que dit François Bayrou », alors que le leader du MoDem subit un tir de barrage de la part du parti majoritaire depuis la sortie de son livre réquisitoire, « Abus de pouvoir », contre Nicolas Sarkozy.

« Moi je crois qu’il faut écouter ce que dit François Bayrou. Il ne faut pas l’insulter, si on veut attirer à nous les électeurs du MoDem qui, pour certains d’entre eux, ont une histoire avec l’UMP », a déclaré M. Baroin sur France 2.

« Il y a ceux qui sont dans la majorité (…), et puis il y a ceux qui ont une trajectoire personnelle et individuelle et qui ont des visions pour l’élection présidentielle de 2012, c’est le cas de François Bayrou », a expliqué le député de l’Aube.

« Je ne suis pas sarkozyste par fidélité, je suis chiraquien, j’ai construit ma vie politique autour de Jacques Chirac », a-t-il rappelé avant d’énumérer ses sujets de désaccord avec l’exécutif actuel : « la nomination du président de France Télévisions, l’Otan ou le travail du dimanche ».

Selon M. Baroin, « la vraie rupture » est celle qui « doit nous mobiliser » face à la crise, pas celle « portée comme un slogan » lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.  

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Entretien avec le Gouverneur de la Banque centrale brésilienne
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#RTL versez Répondre aux questions des auditeurs aux
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#TF1 Pour Une entretien UA 20h
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Je serai L’Invité d’Europe 1 CE Lundi a partir de 8h15
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A Londres versez y Rencontrer George Osborne, chancelier de l’Echiquier du Royaume-Uni.
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Retrouvez-moi demain à 7h50 Sur #france2 #les4vérités
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Je serai L’Invité de Philippe Corbett demain sur #RTL (7h50)
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Sur #franceinfo demain à 8h15 (Invité de Célyne Bayt-Darcourt)
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Je serai L’Invité du #soir3 à 22h10 – #france3
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A Berlin, versez de l’ONU Entretien avec Wolfgang Schäuble
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Sur la DANS RTL quelques minutes
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En direct sur ​​#france2 La DANS minutes quelques.
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Retrouvez-moi demain sur #LCI a partir de 8h15
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En direct sur ​​#France2
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JE SUIS L’Invité de Guillaume TABARD et Michaël Darmon sur i-Télé et Radio-Classique
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Signature du Projet d’accord sur les contractuels de Dans la Fonction publique, en Présence de G Tron, des syndicats et employeurs publics
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En direct sur France Info à 8h15
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Auprès de la brigade de surveillance intérieure des Douanes de Poitiers à la Suite graves Blessure d’agent de l’ONU en mission sur l’autoroute A 10
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Compte rendu du Conseil des ministres du 23 mars 2011 duhttp://tumblr.com/xm81uxxugk
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Baroin dénonce les «leçons de morale des mitterrandiens»

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Par Hélène PetitMis à jour le 02/09/2011 à 21:05 | publié le 01/09/2011 à 10:03 Réactions(134)

Le ministre de l’Économie épingle le PS qui a qualifié les écoutes téléphoniques dans l’affaire Bettencourt «d’affaire d’État».

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2011/09/01/01021-20110901ARTFIG00458-francois-baroin-invite-du-talk-orange-le-figaro.phpParce qu’«une procédure judiciaire est en cours », le ministre de l’Économie, François Baroin, souhaite ne faire aucun commentaire sur l’affaire de l’espionnage d’un journaliste du Monde. Invité du «Talk Orange-Le Figaro», il épingle toutefois violemment le député de l’Essonne Manuel Valls qui dénonçait vendredi une «affaire d’État » ainsi que les autres candidats à la primaire socialiste. «Quand j’entends les mitterrandiens donner des leçons de morale à hue et à dia dans le cadre de la primaire, du haut de leur tribune, en montrant du doigt, sans rien savoir et sans rien connaître, je ne peux pas m’empêcher de sourire», lance le ministre dans une référence aux écoutes pratiquées à l’Élysée sous François Mitterrand. Pour Baroin, le PS n’est pas à la hauteur.

Ambiance crispée

À ses yeux, il ne l’est pas davantage dès lors qu’il est question de l’inscription de la règle d’or des finances publiques dans la Constitution. En se refusant à la voter, les socialistes français s’exposent à «être la risée de l’ensemble des hommes et des femmes de gauche en Europe». D’autant que les socialistes espagnols viennent tout juste de sauter le pas. «Ce n’est pas un projet de droite ou de gauche, ce n’est pas un projet de Nicolas Sarkozy pour tendre un piège à l’opposition. C’est une règle qui va être une obligation à l’échelle européenne», argumente Baroin.

Les socialistes «ne seront pas liés par les choix du gouvernement, ils ne seront pas liés par le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ils seront liés par le chemin de la responsabilité», souligne encore Baroin en assurant que la gauche aurait tout intérêt, «vu son état», à «prendre la main que le gouvernement lui tend».

Alors que l’UMP a donné vendredi le coup d’envoi de ses universités d’été dans une ambiance crispée, le maire de Troyes assure que l’UMP «est en situation très avantageuse comparativement à ce qui s’est passé au PS». «On a un chef, on a une équipe et on est en train de travailler sur le projet», dit-il ajoutant que la majorité «a, là, 90% du travail politique» pour gagner en 2012.

@printempsmei je confirme!
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Je me déchire à Annecy AFIN de soutenir la candidature des JO La 2018!
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Politique |  29 juin 2011

Baroin, éternel jeune premier

Le ministre du Budget a été préféré mercredi à Bruno Le Maire comme ministre de l’Economie. L’éternel jeune premier de la droite française a su se défaire de son étiquette de chiraquien pour se rendre sarko-compatible et, enfin, afficher ses ambitions.

Député à 28 ans, secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement à 29 et maire à 30. François Baroin est allé très vite en politique. A 46 ans aujourd’hui, il garde encore l’image d’un jeune premier. Son allure juvénile, qui lui a longtemps valu le sobriquet d' »Harry Potter », ne l’a pas empêché de gagner très jeune ses galons en politique.

Il est considéré comme le « filleul » politique de Jacques Chirac, qui était un ami intime de son père Michel Baroin, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, un ordre maçonnique, et ex-président des magasins Fnac, décédé en 1987 dans un accident d’avion. Avant d’entrer en politique, il débute une carrière de journaliste à la radio. A Europe 1, s’il a fait un court passage par le service économique, c’est surtout à la politique qu’il se distingue entre 1988 et 1992. Mais en 1993, le président du RPR et futur chef de l’Etat lui propose d’entrer en politique. Élu député de l’Aube à 28 ans, il est le benjamin de l’Assemblée nationale, puis est nommé deux ans plus tard, en 1995, dans le gouvernement d’Alain Juppé, comme porte-parole du gouvernement.

Sa première apparition à la télévision, avec son père :

FRANÇOIS BAROIN ET SON PÈRE MICHEL

24 heures avec – 18/12/1986 – 02min32s
18397 vues

Michel BAROIN et son fils François sont filmés chez eux. Après que le père eut réveillé son fils dans sa chambre, ils s’expriment tous les deux à propos de manifestations contre le projet de réforme de l’enseignement supérieur d’Alain DEVAQUET, et de la jeunesse.Il s’agit de la première apparition de François BAROIN à la télévision

« J’ai construit ma vie politique autour de Jacques Chirac », rappelait en mai 2009 François Baroin. Il est considéré par beaucoup comme le « fils spirituel » de l’ancien chef de l’Etat. Frontalement opposé à Nicolas Sarkozy sur des sujets comme la nomination du président de France Télévisions par l’exécutif, le retour complet de la France dans l’Otan ou le travail du dimanche, il a toujours revendiqué sa « liberté de parole » et a pris la défense de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream.

Le maire de Troyes s’est longtemps distingué comme une voix dissonante et chiraquienne de la majorité avant de rentrer dans le rang en devenant ministre du Budget et de cumuler cette fonction avec celle de porte-parole du gouvernement. Après avoir brocardé l’ouverture à gauche voulue par Nicolas Sarkozy, il fut lui-même le symbole de l’ouverture aux fidèles de Jacques Chirac en rejoignant le gouvernement en mars 2010.

Ses premiers pas à Bercy ont été marqués par quelques bourdes, comme lorsqu’il a qualifié de « tendu » l’objectif du maintien par la France de sa note « AAA », la meilleure aux yeux du marchés. Mais François Baroin, devenu l’homme du « coup de rabot » aux niches fiscales, a su mettre en musique au Budget un effort, qualifié d' »historique », de réduction du déficit public de la France.

Baroin affiche désormais ses ambitions

Il est donc rapidement parvenu à entrer dans le clan des ministres qui comptent aux yeux du président : en novembre dernier, il est cité comme « Premier ministrable » avant d’être promu porte-parole du gouvernement. Depuis qu’il a laissé pousser ses cheveux et abandonné ses lunettes rondes, qui lui valurent un temps le surnom d’Harry Potter, François Baroin, maire de Troyes depuis 1995, a gagné en assurance sur la scène politique.

De sa voix grave d’ex-journaliste de radio, celui qui partage la vie de la comédienne Michèle Laroque avait souvent démenti toute ambition ministérielle. « Il peut être agacé si les dossiers n’avancent pas assez vite à son goût », précise son adjoint à la mairie de Troyes, Marc Bret. Il ajoute : « Il a des ambitions, et les moyens de ses ambitions ». Son ambition, il ne la cache plus désormais. Sa manœuvre pour gagner la place de ministre de l’Economie le prouve. Il a menacé de tout plaquer s’il n’avait pas Bercy. D’après une source gouvernementale, « il se positionne bel et bien pour 2017 face à Copé et Fillon ».

Jean-Pierre Raffrin université UMP

29 août 2011 –  Politique

Mise au point

Lors de l’université d’été de l’UMP, Jean-Pierre Raffarin a indiqué que Nicolas Sarkozy lui avait « confirmé » l’abandon de la hausse de la TVA sur les parcs à thème, au cours d’une « conversation approfondie » après sa demande de « clarification ».

Francois Baroin jeune
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POLITIQUES Le 29 juin à 17h13 (Mis à jour à 19:18)

François Baroin, un fidèle de Chirac devenu sarko-compatible

PORTRAITLe tout nouveau ministre de l’Economie s’est longtemps distingué comme une voix dissonante de la majorité.

140 commentairesPar ANTOINE GUIRALCHRISTOPHE ALIX

François Baroin, le 13 avril 2011 à l’Elysée. (© AFP Eric Feferberg)

En nommant François Baroin à Bercy, Nicolas Sarkozy ne cache plus son addiction aux chiraquiens. En l’espace de quelques mois, il a installé deux des plus fidèles amis de l’ancien chef de l’Etat aux avant-postes du gouvernement.

Après Alain Juppé – vice-Premier ministre officieux – élevé au grade de ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères le 27 février, voici donc François Baroin, le filleul de Jacques Chirac, promu dans le fauteuil de Chistine Lagarde.

Pas mal pour quelqu’un qui n’a jamais prétendu être un spécialiste des questions économiques. Mais contrairement à celle qu’il va remplacer, François Baroin est un pur politique. Un de ces petits fauves à l’instinct précieux en période électorale. Capable de sortir les griffes au moment propice et de montrer les crocs pour dissuader les adversaires. Bref un animal qu’il est rassurant d’avoir à ses côtés pour un chef d’Etat en campagne.

Biberonné au chiraco-juppéisme, cet ancien journaliste à Europe1 (il suivait notamment le Front national) est un fondu de politique. De République aussi. Ardent défenseur du fameux «modèle français» et de ses valeurs, il a par exemple été à l’origine de loi sur l’interdiction du port du voile à l’école. Mais il figurait parmi les grands pourfendeurs à droite du débat sur l’identité nationale, alors qu’il n’était pas encore ministre.

Longtemps moqué pour son allure juvénile, François Baroin s’est débarrassé de ses petites lunettes rondes qui lui avaient valu le sobriquet de «Harry Potter». Avec sa voix de basson et des formules ciselées, il se pose désormais en ardent défenseur du sarkozysme sur les ondes comme à l’Assemblée nationale.

Un rôle nouveau pour ce spécialiste de la pêche à la mouche, par ailleurs grand fan de football. Son père, Michel Baroin, maître du Grand Orient de France décédé dans un accident d’avion, était un intime de Jacques Chirac. A sa mort, l’ex président de la République a pris le jeune Baroin sous son aile pour le propulser dans le grand bain de la politique.

Député à 28 ans, maire de Troyes, François Baroin sera à 30 ans le premier porte-parole du gouvernement Juppé de 1995 avec le titre de secrétaire d’Etat. Ephémère ministre de l’Intérieur en 2007 (en remplacement du candidat Nicolas Sarkozy), Baroin a fini par se tailler une solide réputation de «pro» de la politique après avoir taillé sa route au RPR, au ministère de l’Outre-mer ou en occupant des postes exécutifs à l’UMP.

Lorsqu’il est nommé au budget en novembre 2010 en remplacement d’Eric Woerth, François Baroin connaît tout de suite son baptême du feu avec l’examen de la loi sur l’ouverture des paris en ligne préparée de longue date par son prédécesseur. Examen réussi au cours duquel il démontre son habileté dans la conduite du débat parlementaire.

Malgré quelques petites frictions avec sa majorité, la discussion du budget 2011, attendu comme une heure de vérité des comptes publics avec 20 milliards d’euros d’économies à réaliser et la promesse de ramener le déficit public à 6% fin 2011 est également plutôt bien menée. Il a même de la chance.

A chaque publication du montant du déficit ou presque, le résultat est en avance sur les prévisions initiales avec des rentrées fiscales plus importantes que prévu. Enfin, après avoir obtenu, contre l’avis de Christine Lagarde, de mener seul la très casse-gueule réforme de la fiscalité du patrimoine abolissant le bouclier fiscal et allégeant l’ISF, il réussit à la faire avaliser en arguant de son souci de parvenir à un texte «d’équilibre» entre abolitionnistes anti-ISF et partisans d’un renforcement de l’imposition des plus riches.

«Il s’est imposé dans la fonction avec une vision claire et réaliste de ce qu’il est possible de faire et la volonté constante d’assainir les finances publiques, dit de lui le rapporteur UMP du budget au Palais-Bourbon Gilles Carrez. L’avantage, c’est qu’il connaît bien les dossiers budgétaires qui n’ont pas fini d’occuper l’Europe avec la crise grecque. Il est déjà dans la place».

Son accession à la tête du «Minefi» marque également le retour à l’ancienne organisation centralisée de Bercy avec un super-ministre de l’économie et un simple délégué ou secrétaire d’Etat au budget. Aucune réforme n’est prévue à Bercy d’ici la fin du quinquennat et l’essentiel de son travail, comme Christine Lagarde ces derniers temps, sera de s’investir dans la «diplomatie financière» française à Bruxelles et en préparation du prochain G20 de Cannes, à l’automne. «C’est nouveau pour lui et il a démontré qu’il a de la ressource dit de lui un fin connaisseur des arcanes de Bercy, même s’il est très très loin d’avoir le niveau d’une Christine Lagarde en anglais».

Raffarin, héros de l’université d’été de l’UMP

Jean-Pierre Raffarin, ce 3 septembre à Marseille.RÉCITL’ancien Premier ministre a laissé entendre ce samedi à Marseille que son différend avec Nicolas Sarkozy était réglé. Ou presque.

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En plein Campus 2011 de l’UMP, il y a du chahut à droite. Paillé, Raffarin qui est le suivant qui sera en conflit avec Nicolas Sarkozy

This image shows Nicolas Sarkozy who is presid...

Nicolas Sarkozy _ Maï Salaün

Sarkozy

débarque

Paillé

de

l’Office

de l’immigration

Publication le vendredi 02 septembre 2011
  • Dominque Paillé

    Dominque Paillé

A 54 ans , cet ancien conseiller de Nicolas Sarkozy paie aussi pour ses prises de positions musclées qui sont à contre courant de celles de Claude Guéant, dont il a dénoncé une «droitisation » et un « durcissement » sur les questions d’immigration. En effet, il s’est montré particulièrement sceptique sur la volonté du ministre de l’Intérieur de réduire l’immigration professionnelle.

Chapeauté par le ministère de l Intérieur, l’Office français de l’immigration et de l’intégration est l’opérateur de l’Etat chargé du retour volontaire des migrants dans leur pays d’origine mais aussi de l ‘intégration des primo-arrivants sur le territoire français. 

Parce que Dominique Paillé, a décidé de rejoindre Jean-Louis Borlo, Nicolas Sarkozy a décidé de mettre fin aux fonctions de Dominique Paillé à la tête du conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii).

Dominique Paillé, qui avait succédé à Philippe Bas, ancien ministre et ancien secrétaire général de l’Elysée à l’époque de Jacques Chirac, est débarqué de l’office français de l’immigration. Il dit avoir refusé d’être rémunéré pour les fonctions qu’il quitte et espère que son successeur suivra son exemple.

Dans un communiqué il dit prendre «acte de la décision du président de la République (…), huit mois après une nomination que je n’avais absolument pas sollicitée. Cette décision est sans nul doute motivée par mon engagement aux côtés de Jean-Louis Borloo pour l’élection présidentielle de 2012. Elle l’est peut-être également par une liberté de ton sur les questions d’immigration et l’expression parfois critique de certains désaccords avec le gouvernement», ajoute l’ancien porte-parole adjoint de l’UMP.

Contre la droitisation de Guéant

M. Paillé a en effet exprimé des positions à contre-courant de celles du ministre de l’Intérieur Claude Guéant ou de l’UMP dont il a dénoncé un « durcissement » et une « droitisation » sur les questions d’immigration.

Il s’est aussi prononcé contre une suspension des accords de Schengen évoquée par M. Guéant après l’afflux de migrants tunisiens et s’est montré sceptique sur le souhait du ministre de l’Intérieur de limiter l’immigration professionnelle.

Créé en 2009, l’Ofii est l’opérateur de l’Etat chargé du retour volontaire des migrants dans leur pays mais aussi de l’intégration de ceux qui restent en France durant les cinq premières années de leur séjour.

La maîtrise des flux migratoires

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Dossier mis à jour le 13.04.2010

La France est un pays d’immigration depuis la deuxième moitié du XIXè siècle. Jusqu’en 1945, il n’y a pas de politique d’immigration à proprement parler mais des mesures prises ponctuellement.

La publication de l’ordonnance du 2 novembre 1945 est symbolique du début de la mise en oeuvre d’une véritable intervention de l’Etat dans ce domaine. Aujourd’hui, les sources de droit sont complexes et relèvent non seulement de la législation française mais également de textes internationaux, conventions ou traités ou accords bilatéraux. Depuis l’entrée en vigueur du traité d’Amsterdam, la compétence communautaire dans les domaines de l’immigration et de l’asile est établie. En attendant une harmonisation des politiques au niveau européen, les questions de l’immigration et de l’asile restent encore largement du niveau national.

Les statistiques sur les étrangers (personnes n’ayant pas la nationalité française) et les immigrés (personnes venues s’établir en France), sont sans doute délicates à obtenir, de plus les sources sont dispersées entre plusieurs services. Néanmoins, selon le recensement général de la population établi par l’Insee en 1999, la proportion d’immigrés reste stable depuis 25 ans et plus d’un immigré sur trois est de nationalité française.

La citoyenneté ne se réduit pas au droit de vote, mais il en est une composante et les immigrés devenus français ont bien sûr le droit de vote et d’éligibilité. Les immigrés qui n’ont pas la nationalité française, restent exclus du droit de vote aux élections locales (hormis les ressortissants européens).

Quelle est d’ailleurs la place des immigrés (étrangers ou non) dans la cité ? Au regard du logement, du travail, de la scolarisation des enfants, de l’expression associative ou culturelle, et en matière de santé, les textes applicables sont les mêmes pour tous (code du travail, code pénal, code de la sécurité sociale …). Cependant les textes réglementaires et législatifs ne suffisent pas toujours à éliminer des pratiques discriminatoires comme en attestent certains organismes, dans l’accès au travail, au logement social, à certaines structures culturelles notamment.

Ce dossier se clôt avec la remise au Premier ministre en mars 2005 du premier rapport sur l’action du gouvernement pour la maîtrise des flux migratoires, prévu par la loi du 26 novembre 2003.

« Sarkozy a fait pression », affirme le centriste Dominique Paillé, qui a été débarqué de la tête de l’Office français de l’immigration et de l’intégration« C’est sa méthode de gouvernement. » L’ancien porte-parole de l’UMP devrait être remplacé par Arno Klarsfeld, réputé proche du président de la République. Nommé à la direction de cette administration le 23 janvier, Dominique Paillé se serait vu signifier  son remplacement à la mi-août. Son passage à la tête de l’office n’aura donc duré que 7 mois.

L’ancien député, joint par Le Monde.fr, voit dans son éviction le résultat d’une décision élyséenne liée à son départ du parti présidentiel, suivi de son ralliement à Jean-Louis Borloo, président du parti radical et potentiel candidat rival de Nicolas Sarkozy pour 2012. Dominique Paillé avait déjà été débarqué du porte-parolat de l’UMP par Jean-François Copé, lorsque celui-ci s’est emparé de la direction du parti présidentiel, en novembre 2010. Deux mois plus tard, il est néanmoins nommé à la direction de l’office français de l’immigration et de l’intégration.

‘J’ai été bombardé à la tête de cette administration sans l’avoir sollicité. J’ai assuré ma mission avec passion’, assure-t-il, tout en regrettant de ne pas avoir eu le temps de mener à bien plusieurs objectifs, faute ‘d’une vraie volonté politique en faveur de l’intégration’.

LES MISSIONS DE KLARSFELD

Interrogé par Le Monde.fr, le ministère de l’intérieur ne dément pas la nomination prochaine d’Arno Klarsfeld. L’avocat s’est vu par le passé confier plusieurs postes ou missions par Nicolas Sarkozy. En 2006, alors qu’il est encore candidat et président de l’UMP, il charge Arno Klarsfeld d’établir un diagnostic sur la situation des sans-abri et de formuler des propositions. Pendant la campagne, le candidat Sarkozy s’engagera à ce qu’aucun sans-abri ne soit obligé de (…) Lire la suite sur lemonde.fr

« Je prends acte de la décision du président de la République (…), huit mois après une nomination que je n’avais absolument pas sollicitée », écrit M. Paillé dans ce texte confirmant une information de France Inter.

« Cette décision est sans nul doute motivée par mon engagement aux côtés de Jean-Louis Borloo pour l’élection présidentielle de 2012. Elle l’est peut-être également par une liberté de ton sur les questions d’immigration et l’expression parfois critique de certains désaccords avec le gouvernement », ajoute l’ancien porte-parole adjoint de l’UMP.

M. Paillé a en effet exprimé des positions à contre-courant de celles du ministre de l’Intérieur Claude Guéant ou de l’UMP dont il a dénoncé un « durcissement » et une « droitisation » sur les questions d’immigration.

La colère de Raffarin contre Sarkozy

Sur son blog, Jean-Pierre Raffarin demande vendredi une « clarification » à Nicolas Sarkozy après des propos que le chef de l’Etat aurait tenu à son encontre. Lors du petit-déjeuner de la majorité, jeudi, le président avait fermement critiqué, en son absence, l' »irresponsabilité » de l’ancien Premier ministre en raison de son opposition à la hausse de la taxe sur les entrées dans les parcs à thèmes. L’élu du Poitou assure dans son billet qu’il ne se rendra plus aux petits-déjeuner élyséens avant d’avoir obtenu des explications.

Jean-Pierre RaffarinJean-Pierre Raffarin veut une « clarification » après les propos de Nicolas Sarkozy. (Reuters)

Il n’a pas assisté à la scène mais elle l’a visiblement heurté. Jeudi, lors du petit-déjeuner de la majorité à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a, comme chaque semaine, passé en revue l’actualité politique. Et s’est attardé sur les débats sur le plan antidéficit de François Fillon. Sa cible : ceux qui, à l’UMP, ont critiqué la proposition d’une hausse de la TVA sur les entrées dans les parcs à thèmes. Et plus particulièrement Jean-Pierre Raffarin, absent de ce rendez-vous. L’ancien Premier ministre s’était élevé auparavant contre cette mesure, tout élu qu’il est du territoire accueillant le Futuroscope.

« On peut avoir des arguments contre cette mesure mais certainement pas dire que ça revient à attaquer les pauvres, comme l’a dit Raffarin! », s’est emporté le chef de l’Etat, lors du petit déjeuner de la majorité à l’Elysée, selon plusieurs responsables UMP qui y participaient. « C’est irresponsable, surtout venant du premier vice-président du conseil national de l’UMP! « , a jugé le président Sarkozy. Une critique sans ménagement qui a été suivie d’un appel à l’unité dans les rangs du parti majoritaire, alors ques’ouvre vendredi le campus UMP à Marseille.

Raffarin veut une « clarification »

L’ancien Premier ministre a fait savoir sur son blog qu’il n’appréciait pas cette remontrance. « Les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence, de Nicolas Sarkozy au cours du petit-déjeuner de la majorité sont surprenantes et méritent clarification », écrit-il dansun billet publié vendredi . Et le sénateur de la Vienne de marquer son indignation en annonçant que « d’ici là », il se « place en congé de cette instance dite de concertation ». L’ancien Premier ministre, élément important du pôle de centre-droit à l’UMP et du Sénat explique donc qu’il va sécher la rencontre hebdomadaire, à quelques jours du renouvellement d’une partie de la haute assemblée.

L’unité vantée risque donc d’être délicate à afficher à Marseille après cette demande publique de « clarification ». Mais l’ancien Premier ministre a tenu à rassurer ses alliés à l’UMP en annonçant qu’il ne renoncerait pas à son rôle de monsieur loyal de la journée de samedi au campus : « Pour Jean-Francois Copé, Jean-Claude Gaudin et Benjamin Lancar – et pour les militants – je présiderai néanmoins samedi le Conseil national de l’UMP. » Sa « colère » se dirige donc uniquement contre le chef de l’Etat.

L’ire de Raffarin a été copieusement critiquée. « Ce n’est pas bien, ce n’est pas solidaire », a vilipendé le ministre de l’Economie François Baroin au Talk Le Figaro. Lionnel Luca (Droite populaire) a fustigé son comportement « ringard » et « stupide ». « On ne demande pas des comptes au président de la République, franchement soyons sérieux ! ». Juste avant le billet de M. Raffarin,  Jean-François Copé avait rendu hommage au sénateur de la Vienne, soulignant le « rôle essentiel » de son « ami » et son « travail remarquable ». A l’UMP, on minimisait l’impact de ces « bisbilles » rituelles sur le Campus en voulant croire qu’une actualité en chasserait vite une autre. « Lundi on parlera d’autre chose. Il paraît qu’il y a un avion qui arrive de New York… », a soufflé un responsable UMP en allusion au retour de Dominique Strauss-Kahn en France.

Vivien Vergnaud – leJDD.fr

vendredi 02 septembre 2011

Passe d’armes entre Raffarin et Sarkozy

Par MLC avec Thierry Guerrier

Publié le 2 septembre 2011 à 10h14Mis à jour le 2 septembre 2011 à 21h41

 L'ancien Premier ministre et le président s'affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème.L’ancien Premier ministre et le président s’affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème. © MAXPPP

L’ancien Premier ministre et le président s’affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème.

Les absents ont toujours tort. L’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a fait l’expérience de cette maxime populaire jeudi matin. Alors qu’il n’assistait pas à une réunion à l’Elysée, Nicolas Sarkozy en a profité pour critiquer sa position sur la hausse de la TVA dans les parcs à thème. Depuis, le ton ne cesse de monter entre les deux hommes, par fuites aux médias interposées.

Une remarque qui passe mal

Tout est parti de la remarque de Jean-Pierre Raffarin au lendemain del’annonce par François Fillon de la mesure sur les parcs à thème. Sur son blog, l’ancien Premier ministre l’avait alors qualifiée de « mauvaise idée qui frappe d’abord les familles dont ce type de visites remplacent souvent des vacances trop coûteuses ». Un argument qui est mal passé auprès de Nicolas Sarkozy.

Jeudi matin, au cours du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité à l’Elysée, le chef de l’Etat a défendu, devant des dirigeants de la droite dont le patron de l’UMP, Jean-François Copé, ces mesures d’austérité et en a profité pour tacler Jean-Pierre Raffarin, absent de la réunion.

Des propos « irresponsables »

Nicolas Sarkozy a ainsi qualifié d »irresponsables » les propos du sénateur de la Vienne. « Il est possible d’avoir des arguments contre cette mesure mais on ne peut pas laisser dire qu’elle revient à attaquer les pauvres comme l’a dit [Jean-Pierre] Raffarin », a-t-il estimé.

Certains collègues de Jean-Pierre Raffarin lui ont aussitôt rapporté que le chef de l’Etat l’avait visé sans ambiguïté. De son côté, l’Elysée tente de calmer le jeu en assurant que le président n’a jamais cité nommément Jean-Pierre Raffarin. Mais le mal est fait et Jean-Pierre Raffarin est furieux.

Raffarin exige une « clarification »

« C’est une faute grave, lourde, qui ne sera pas sans conséquence », a-t-ilrépliqué dans la soirée , interrogé par Europe 1. Le sénateur avait alors menacé à demi-mots de profiter de l’Université d’été de l’UMP pour relancer la polémique, fustigeant le manque de concertation entre l’Elysée et le Parlement. Et il a mis sa menace à exécution : vendredi après-midi, dans un message posté sur son blog, Jean-Pierre Raffarin a demandé publiquement une « clarification ». Le ton pour le reste du week-end à Marseille est donné.


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Gérer un centre, une extrême droite, le noyau dure de l’UMP, que sont les anciens du RPR, pas facile

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Cantonales: Ni FN, ni PS pour les électeurs UMP

MINUTE PAR MINUTE: Retrouvez toutes les réactions aux résultats du 1er tour des cantonales, qui a eu lieu dimanche dernier.

Ségolène RoyalSégolène Royal invite les Français à aller voter massivement. (Reuters)

21h00: Le vote des électeurs de droite au second tour
Les électeurs se déclarant proche de l’UMP ou du Nouveau Centre sont 68% à penser s’abstenir ou voter blanc ou nul dimanche, annonce jeudi Le Figaro en se basant sur un sondage OpinionWay-Fiducial réalisé pour le journal et LCI. Les sympathisants de droite « seraient 68% à penser s’abstenir ou voter blanc ou nul. Seuls 12% d’entre eux voteraient pour le candidat FN, tandis que 20% accorderaient leur suffrage au candidat de gauche« , écrit le quotidien.

Autre élément notable de ce sondage, une partie des électeurs qui ont voté FN au premier tour des élections cantonales ne confirmeraient pas leur choix au second tour. Ils « ne seraient que 72% à vouloir confirmer ce choix dimanche. 9% des Français qui ont accordé leurs suffrages aux candidats de Marine Le Pen au premier tour leur préféreraient les candidats de gauche au second. Et 19% d’entre eux s’abstiendraient« , détaille le quotidien.

19h00: Pas de recours contre Bernadette Chirac en Corrèze
L’adversaire socialiste de Bernadette Chirac, réélue dimanche au 1er tour conseillère générale du canton de Corrèze, à une voix seulement de majorité, a déclaré jeudi qu’il renonçait à déposer un recours, malgré des irrégularités sur des procès-verbaux. « J’ai pris ma décision, je ne déposerai pas de recours« , a indiqué François Barbazange. Alors que tout électeur du canton peut aussi déposer un recours, M. Barbazange a indiqué qu’il avait « demandé à son entourage » de ne pas en faire non plus. Il a remarqué « qu’il ne contrôle pas tous les habitants du canton« , mais a affirmé « qu’à sa connaissance, personne » n’avait l’intention d’un tel recours. « Je suis bien désolé de ce qui arrive, avoir perdu avec une voix et dans ce contexte, c’est extrêmement désagréable« , a commenté le candidat battu.

17h41: Le Crif appelle au vote, sauf pour les extrêmes
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a appelé jeudi les Français à « ne pas voter pour des candidats du Front national ou de l’extrême gauche » aux élections cantonales de dimanche. Tout en les appelant, dans un communiqué, « à effectuer leur devoir de citoyens en allant voter, lors du second tour du dimanche 27 mars« , le Crif demande aux Français de ne pas apporter leurs suffrages aux extrêmes.

17h21 Royal: « dernier vote avant 2012« 

Ségolène Royal a exhorté les électeurs, jeudi à Rochefort, à être bien conscients que les cantonales de dimanche seront « le dernier vote » avant la présidentielle de 2012 et à se rendre aux urnes pour faire de ce scrutin « une élection de sanction contre Nicolas Sarkozy« . « C’est vrai qu’il y a un gros problème d’abstention. C’est vrai que souvent les élections cantonales sont peu connues notamment en milieu urbain mais il faut que les électeurs se rendent compte que c’est le dernier vote avant 2012« , a déclaré la présidente PS de la région Poitou-Charentes, en marge d’une conférence de presse.

Ségolène Royal a appelé « tous ceux qui sont venus manifester contre la réforme injuste des retraites, tous ceux qui trouvent qu’il est insupportable de voir l’augmentation du prix de l’énergie, tous ceux qui considèrent que la baisse du pouvoir d’achat pour les classes moyennes et les catégories populaires est inacceptable (…) » à se rendre aux urnes.

14h36: Le Crif appelle au vote
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a appelé jeudi les Français à « ne pas voter pour des candidats du Front national ou de l’extrême gauche » aux élections cantonales de dimanche. Tout en les appelant, dans un communiqué, « à effectuer leur devoir de citoyens en allant voter, lors du second tour« .

14h25: La gauche doit « redonner espoir aux Français« 
Martine Aubry a affirmé que la gauche avait la responsabilité de « redonner espoir aux Français« , lors d’un déplacement dans le Jura, département qui pourrait basculer à gauche aux cantonales. « On est tous sur le terrain. On rencontrera des gens différents. On démultiplie nos forces. Jean-Luc Mélenchon sait que je viens. Arnaud Montebourg aussi« , a affirmé la première secrétaire du PS, citant deux ténors de gauche qui étaient également annoncés dans ce département jeudi.

14h13: Pour Le Pen, l’UMP tente de « réparer les pots cassés« 
L’ancien président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a estimé que l’UMP tentait de « réparer les pots cassés » entre les deux tours des cantonales, avec notamment les propos du ministre de l’Intérieur Claude Guéant sur les signes religieux. « Il y a un proverbe qui dit: ‘en mariage, trompe qui peut’, et bien c’est un peu vrai aussi en matière électorale. La preuve c’est que M. Sarkozy s’était fait un beau succès en utilisant en quelque sorte le programme du Front national« , a-t-il déclaré.

12h34: Villepin en appelle à la « conscience » des ministres
L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé jeudi qu’un ministre doit « prendre en compte sa conscience« , à propos de la consigne de silence rappelée mercredi aux ministres par Nicolas Sarkozy après la cacophonie à droite sur le FN. « Je comprends la question que se pose l’UMP qui est de ne pas froisser un certain nombre d’électeurs qui sont susceptibles d’être importants pour l’avenir. Mais sur les principes, je crois qu’il ne faut pas transiger et l’on ne transige pas avec le FN« , a expliqué le président de République solidaire sur RFI.

12h31: Un candidat accusé d’avoir tweeté lors du 1er tour
Christophe Grébert, candidat Modem dans le canton de Puteaux (Hauts-de-Seine), a été assigné jeudi en référé au tribunal de grande instance de Nanterre par son adversaire UMP qui l’accuse de propagande pour avoir tweeté à plusieurs reprises dimanche. Vincent Franchi, fils de la maire UMP de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud, estime que son concurrent a « procédé à une propagande électorale » en diffusant, lors du premier tour des cantonales, des « commentaires partisans visant à dénigrer indirectement certains candidats » et en renvoyant les abonnés sur son site de campagne.

08h15: Le « ni-ni » approuvé par les électeurs UMP
La majorité des électeurs UMP (54%) refuse toute consigne de vote pour le deuxième tour des élections cantonales dimanche, selon un sondage publié jeudi par Le Parisien. Seul un électeur UMP sur cinq (22%) estime que leur parti aurait dû appeler à voter pour le candidat de gauche afin de battre le FN.
Sur l’ensemble des Français, 44% pensent que l’UMP devrait appeler à voter à gauche, mais 40% sont favorables à ce qu’il ne donne pas de consigne de vote.C’est le deuxième enseignement de ce sondage: le Front national n’effraye plus autant les électeurs, tout parti confondu. Ainsi, un Français sur trois s’accomoderait d’un conseiller général FN, 37 % pensant que cela serait « bien » ou ne serait « ni une bonne ni une mauvaise chose ». Restent 60% de Français à estimer que l’élection d’un conseiller du parti de Marine Le Pen serait « plutôt une mauvaise chose ».

LIRE: Le face-à-face des barragistes et des « ni-nistes »

08h10: Pécresse: Sarkozy est le « candidat naturel de notre camp »
Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, estime que, pour la présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy est « le candidat naturel de notre camp ». « En dépit des crises, Nicolas Sarkozy a su garder le cap des réformes », justifie-t-elle. Valérie Pécresse en tacle au passage le Parti socialiste, qui« n’a toujours pas clarifié sa position vis-à-vis de l’extrême gauche ».« Ayant fait la réforme des universités, je peux vous dire à quel point l’extrême gauche est antidémocratique et violente », dénonce-t-elle.« Le PS n’a jamais condamné ces violences. »

07h39: Novelli (UMP) raille le « psychodrame » ambiant
Mercredi, l’émission Ça vous regarde sur LCP, en partenariat avecleJDD.fr, se demandait si, au vu de la cacophonie ambiante à droite, le FN pouvait faire imploser l’UMP. Aucun risque, rétorque Hervé Novelli, l’un des deux lieutenants – avec Marc-Philippe Daubresse – de Jean-François Copé rue de la Boétie. « On nous fait un psychodrame qui a ébranlé l’UMP, pour un conseiller général du FN qui serait peut-être élu au 2nd tour. On nous fait le coup du front républicain, de la menace sur les institutions républicaines, etc. Ne survalorisons pas ces 400 cantons sur 2000, qui eux ne sont pas concernés par le FN« , a répondu l’ancien secrétaire d’Etat. « Les électeurs qui se sont détournés de Nicolas Sarkozy sont des électeurs de crise ou de post-crise« , a-t-il ajouté, tandis qu’à ses côtés, Jean-Christophe Lagarde, pour le Nouveau centre, a lui martelé que « l’extrême droite ne partage aucune de nos valeurs« .

07h00: Pécresse veut séduire les abstentionnistes
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, estime dans un entretien au Figaro que le vrai vainqueur du premier tour des élections cantonales est« l’abstention ». « Nous devons répondre au silence assourdissant des urnes et nous adresser en priorité aux abstentionnistes »,indique-t-elle. « Le gouvernement a entendu leur message et (il) va travailler davantage encore pour résoudre les difficultés qui les frappent, en particulier le chômage et l’insécurité. » La ministre s’est par ailleurs bien gardée de répéter qu’elle voterait personnellement PS en cas de duel FN-PS au second tour. « Jean-François Copé a exprimé très fermement la position de l’UMP: aucune voix ne doit aller au Front national. Mon point de vue sur le sujet est connu. Je ne vais pas revenir dessus », a-t-elle déclaré.

MERCREDI

20h00: Le FN soutiendra bien des candidats divers droite

Selon nos informations, confirmées mercredi par un cadre du Front national, le parti lepéniste a officiellement fait le choix, dans la journée, d’appeler ses électeurs à voter, à certains endroits, pour des candidats divers droite, dimanche, au second tour des élections cantonales. Marine Le Pen devrait donner davantage de précisions sur ces consignes peut-être jeudi, lors d’une « communication officielle« , précise-t-on au Front national. En revanche, le FN ne soutiendra aucun candidat UMP, « malgré des sollicitations, notamment dans l’Est et en région parisienne« .

17h30: Le FN multiplie les plaintes
Le Front National a annoncé mercredi qu’il lançait une procédure pour « injure » à l’encontre du député UMP Claude Goasguen, qui a qualifié mardi le FN de « parti de primates« , ce qui devrait le faire exclure de l’UMP, selon le FN. La « grossièreté insigne du propos – qui correspond bien toutefois à la personnalité de l’insulteur – devrait conduire les dirigeants de l’UMP à désavouer ces affronts antirépublicains faits à des millions de Français et à exclure le député UMP Goasguen« , indique un communiqué.

Le parti de Marine Le Pen s’est par ailleurs publiquement plaint des « propos infâmes » de l’humoriste Sophia Aram, mercredi matin sur France Inter. « Ce mercredi à 8H55, sur la radio du service public France Inter, dirigée par MM. (Jean-Luc) Hees et (Philippe) Val, Sophia Aram, lors d’une chronique, a traité plusieurs fois et laborieusement les électeurs du Front national de ‘gros cons« , rappelle un communiqué du FN. Le Front national et sa présidente ont « demandé à leur avocat de mettre au point une procédure en réparation de ces injures au nom du Front national et de ses électeurs« , indique un communiqué.

17h00: Fillon: Le PS « a fait la courte échelle » au FN

Interrogé à l’Assemblée nationale sur la cacophonie de la majorité quant à la stratégie à adopter face au Front national dans le cadre des élections cantonales, François Fillon a contre-attaqué mercredi en jugeant que le PS était coupable en son temps d’avoir fait « la courte échelle » au FN. Le Premier ministre faisait référence aux législatives de 1986, où le changement de mode de scrutin, décidé par le gouvernement de François Mitterrand, avait permis l’entrée au Palais-Bourbon de 35 députés frontistes. « J‘ai toujours combattu le FN et ça n’est pas aujourd’hui que je vais changer d’avis« , a encore dit le locataire de Matignon, pour qui « les partis extrémistes n’ont jamais été porteurs que de grandes désillusions et de graves souffrances pour les Français« .

15h05: Pour Juppé, le « ni-ni » est un « faux débat« 

Alain Juppé a balayé mercredi les polémiques autour du « ni-ni » pour le second tour des cantonales. « Je ne souhaite pas m’attarder sur le sujet. C’est l’exemple même du faux débat. (…) Où est le problème? A aucun moment, aucun responsable UMP n’a envisagé de quelque manière que ce soit une alliance ou même un accord électoral avec le FN. C’est parfaitement clair« , a déclaré le ministre des Affaires étrangères devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP).

14h45: La Licra veut plus de clarté
La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a demandé mercredi dans un communiqué aux partis politiques de donner « des consignes de vote claires » pour le second tour des élections cantonales concernant le Front national.

« Alors que la France connaît actuellement une forte poussée du Front national« , la Licra ne veut pas « s’immiscer dans les choix électoraux des citoyens » et « ne dérogera pas à ce principe pour le second tour » dimanche. Mais elle « estime de son devoir de rappeler que le discours raciste et xénophobe du Front national, qu’elle combat depuis près de 40 ans, contrevient gravement à la cohésion sociale de notre pays », selon le communiqué.

13h02: Sarkozy appelle l’UMP à « jouer collectif« 

Nicolas Sarkozy a profité mercredi du Conseil des ministres pour appeler les membres du gouvernement à jouer « collectif » après la cacophonie suscitée au sein de l’UMP par les consignes de vote pour le second tour des cantonales, a rapporté François Baroin.

Le chef de l’Etat a « simplement rappelé aux membres du gouvernement qu’ils appartiennent à un collectif et que ce collectif est exclusivement au service des Français« , a déclaré à la presse le ministre du Budget en rendant compte des travaux du Conseil. La consigne du « ni-ni » (ni vote pour le Front national, ni front républicain contre la gauche) imposée par Nicolas Sarkozy pour le second tour des cantonales, dimanche, a créé ces derniers jours une cacophonie sans précédent au sein de la majorité.

11h04: « L’UMP rompt avec le gaullisme« , selon Salat-Baroux
L’UMP tourne le dos à un des fondements du gaullisme en refusant d’appeler clairement à voter contre le Front national au second tour des cantonales, estime le gendre de Jacques Chirac dans Le Figaro de mercredi. Le parti majoritaire « a ouvert une brèche dans la digue élevée par le général de Gaulle entre la droite et l’extrême droite. Une digue qui avait tenu plus d’un demi-siècle« , écrit dans une tribune Frédéric Salat-Baroux, dernier secrétaire général de l’Elysée de Jacques Chirac de 2005 à 2007.

Les tiraillements au sein de l’UMP sur la posture à adopter face à l’extrême droite pour ces élections cantonales ont été illustrés par François Fillon, qui a appelé lundi à faire barrage au Front national, alors que le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, refuse de donner des consignes claires en cas de face-à-face PS-FN dimanche lors du second tour des cantonales.

Si Jacques Chirac ne s’exprime plus sur les dossiers de politique intérieure depuis son départ de l’Elysée, le moment choisi par son gendre pour envoyer ce signal peut être considéré comme un message de l’ancien président.

11h00: Une attitude « dangereuse » d’EELV (PCF)
Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a estimé mercredi sur France Info que le maintien de candidats d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) face au Front de gauche (PCF/Parti de gauche) dans certains cantons était une « entorse regrettable » à la règle du désistement républicain à gauche. Les écologistes ont décidé de se maintenir dans 37 cantons sur 2.000 face à la gauche (dont 7 face au FG), là où il n’y a pas de risque de voir la droite gagner.

« Evidemment, ça ne me convient pas« , a réagi Pierre Laurent. « Ces exceptions-là, notamment pour ce qui nous concerne dans le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis, on les regrette et on va continuer d’ailleurs à essayer de demander à nos amis écologistes de se retirer et de respecter la règle du rassemblement derrière le candidat de gauche arrivé en tête », a-t-il dit. L’attitude d’EELV est « dangereuse dans la situation actuelle (…) Il y a des moments où il faut savoir se rassembler, surtout quand le danger du Front national et d’une droite qui flirte avec lui pointe comme en ce moment« , a encore déclaré le numéro un communiste.

11h00: La cousine de Ségolène Royal face… au PS
Marie-Christine Royal, cousine germaine de Ségolène, sera du second tour des élections cantonales à Libourne, en Gironde. Cette veuve de 46 ans, mère de dix enfants, concourt sous les couleurs du Front national. Grâce à un score de 20.4%, elle a devancé à la surprise de beaucoup l’UMP Nelly Darrigan (19,46%), et ainsi gagné le droit d’affronter au second tour la socialiste Isabelle Hardy (32,17%). Une performance d’autant plus remarquable qu’aux législatives de 2007, Marie-Christine Royal avait tout juste franchi la barre des 5%, rappelle mercredi Le Parisien.

09h45: Bernard Thibault veut « tout faire pour battre » le FN
Le patron de la CGT, Bernard Thibault, a appelé mardi soir sur Europe 1 à « tout faire pour battre les candidats présentés par le Front national » au second tour des cantonales.

08h29: Marine Le Pen dénonce « le front républicain« 
Marine Le Pen a critiqué sur Europe 1 la position de l’UMP sur le second tour des élections cantonales. « Si j’ai bien compris, parce que ce n’est pas très facile, j’ai cru comprendre qu’on laissait le choix aux électeurs soit de s’abstenir, soit de voter socialiste. Ce qui en réalité correspond à un front républicain, mais à un front républicain honteux. En espérant que les électeurs du Front national n’en voudront pas trop lors des prochaines élections à Nicolas Sarkozy« , a déclaré la présidente frontiste.

07h00: Les sympathisants UMP favorables au « ni-ni »

Les sympathisants UMP sont très fortement favorables -à 77%- l’absence de consigne de vote du parti majoritaire au second tour des cantonales en cas de duel gauche-FN, selon un sondage Ifop publié mercredi par France-Soir. En revanche, les Français dans leur ensemble sont mitigés. 48% des personnes interrogées (ensemble de la population) se disent favorables à ce « ni-ni » (ni Front national, ni front républicain avec la gauche), 52% étant contre. Les sympathisants de gauche rejettent eux l’absence de consigne de vote précise: 71% la jugent négativement et seulement 29% l’approuvent. Parmi les sympathisants FN, 61% disent approuver la position du parti présidentiel et 39% sont d’un avis contraire.

 

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