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On les présente souvent comme les deux jumeaux de la #politique. Et de fait, les points communs sont nombreux entre Justin #Trudeau, Premier ministre canadien, et Emmanuel #Macron, président français, qui se retrouvent mercredi au Canada pour le sommet du #G7. Leur style et leur #communication sont semblables. Mais ont soulevé des critiques similaires dans leur pays respectif.

www.europe1.fr/politique/macron-et-trudeau-deux-as-de-la-communication-pris-a-leur-propre-jeu-3673751

Le pouvoir au féminin – voici quelques pionnières et quelques femmes de pouvoir…

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Laurence Parisot at the MEDEF headquarter

Image via Wikipedia

Les sociétés

cotées

féminisent

leurs

conseils d’administration

Publié par lefigaro.fr  le 01/08/2011 à 13:01

et mis à jour le 01/08/2011 à 18:31 |

La plupart de ces entreprises ont devancé les exigences de la loi Zimmerman-Copé, et affichent dès aujourd’hui plus de 20% de femmes dans leur conseil d’administration.

Les conseils d’administration des grandes entreprises françaises cotées se féminisent plus vite que prévu. Devançant les exigences de la loi Zimmermann-Copé, les sociétés du CAC 40 affichent en moyenne 20,6% de femmes administratrices, alors que la loi ne rend le quota de 20% obligatoire qu’à partir de 2014, révèle une étude du cabinet Ethics and Boards. Le SBF 120fait un peu moins, bien, avec 14,8% de femmes administratrices. Au total, entre 2009 et 2011, 65 nouvelles femmes ont été nommées.

Certaines entreprises sont à cet égard exemplaires, note le cabinet. Vallourec par exemple, qui ne comptait aucune femme dans son conseil d’administration en 2009, en accueille aujourd’hui 36%. Avec plus de 40% de femmes, Alten et Publicis devancent même déjà la deuxième étape de la loi, qui prévoit que les entreprises publiques et cotées devront comprendre 40% de femmes administratrices d’ici à 2017. Font aussi figure de bons élèves Vivendi, la Société Générale, PPR ou encore France Télécom, dont un tiers des mandats sont féminins.

Beaucoup de femmes de nationalité étrangères

18 sociétés du CAC 40 restent cependant en deçà du seuil de 20%. EADS et STMicroelectronics n’ont même pas nommé une seule femme, contrairement à l’obligation qu’impose la loi (en nommer au moins une dans les six mois qui suivent la promulgation du texte). Plus étonnant, l’Etat n’a choisi aucune femme parmi les administrateurs chargés de défendre ses intérêts au sein des sociétés dont il est actionnaire. Renault et EDF comptent par ailleurs à peine plus de 10% de femmes administratrices.

Si les femmes fraîchement nommées s’avèrent plus jeunes en moyenne que leurs collègues masculins, elles sont aussi plus souvent de nationalité étrangère. Les administratrices étrangères représentent en 2011 plus de 30% des femmes nommées, contre 26% pour les hommes. Un chiffre qui donne à penser que la promotion interne de femmes à des postes à hautes responsabilités reste encore difficile.

Une loi pour imposer

un quota de femmes en entreprise

Par Yann Le Galès
Publié le 20/01/2010 à 21:46

L’Assemblée nationale a adopté mercredi soir

la proposition de loi du patron des députés

UMP Jean-François Copé et

de Marie-Jo Zimmermann visant à favoriser

la parité hommes-femmes

dans les conseils d’administration des grandes entreprises,

vrais bastions masculins.

Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, Patricia Barbizet, directeur général d’Artemis, Laurence Parisot, présidente du Medef, Virginie Morgon, membre du directoire d’Eurazeo, ont un point commun : elles appartiennent au club très fermé des femmes qui siègent dans les conseils d’administration de groupes du CAC 40. Car les instances dirigeantes des grandes entreprises demeurent une affaire d’hommes, malgré les efforts réalisés par BNP Paribas, Michelin, L’Oréal, Pernod Ricardet la Société générale qui comptent plus de 20% de femmes dans leurs conseils.Et la situation n’évolue pas depuis plusieurs années. Ce surplace explique que la France soit un des mauvais élèves de l’Europe avec seulement 9 à 10% de femmes dans les conseils des grandes firmes. Un chiffre qui la place loin derrière la Norvège (41%), la Suède (27%) et la Finlande (20%).Mais la situation va changer. Marie-Jo Zimmermann, députée UMP de la Moselle, et Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, ont défendu ce mercredi devant les députés une loi qui imposera en six ans un quota de 40% de femmes dans les conseils d’administration des sociétés cotées. Une proposition de loi adoptée mercredi soir par les députés.La France suit l’exemple de la Norvège et de l’Espagne. Le Parlement norvégien a voté en 2003 une loi qui a imposé l’égalité hommes-femmes dans les conseils à partir du 1er janvier 2008. Les députés espagnols ont adopté en 2007 un texte qui impose 40% de femmes à partir de 2015.Pour atteindre l’objectif de 40%, Marie-Jo Zimmermann observe qu’il va falloir trouver 1.350 femmes cumulant deux mandats ou 555 cumulant cinq mandats. Un pari impossible, assurent les opposants. Faux, rétorquent les partisans du changement. Les compétences existent. Et les initiatives se multiplient. L’Institut français des administrateurs et l’European Professional Women’s Network-Paris ont mis en place le programme «Women on Boards».

«Faire preuve de créativité»

Véronique Morali, présidente de Fimalac Développement et deTerrafemina, membre du conseil d’administration de Coca-cola Enterprises aux États-Unis, Caroline Apffel, associée du cabinet Heidrick & Struggles, Marina Eloy-Jacquillat ont lancé en décembre l’antenne française du Women Corporate Directors, un réseau de femmes membres de conseil d’administration. Une trentaine de femmes ont participé à la première réunion. Elles échangent des idées, se forment. «Le vivier existe, à condition de faire preuve de créativité et d’élargir le spectre des compétences. Nous pouvons aller chercher des femmes à l’étranger et nous pourrions également nous inspirer de l’exemple des Anglo-Saxons, de la Norvège et de la Finlande en allant chercher des femmes qui ont exercé des responsabilités dans les conseils des universités, de fondations, des ONG. Nous devons également ouvrir aux femmes entrepreneurs qui exercent, par exemple, des responsabilités dans des entreprises familiales», assure Catherine Apffel.La féminisation des conseils est également en marche sous l’influence des investisseurs. Dunya Bouhacene vient de lancer le Women Equity for Growth et le premier fonds d’investissement européen qui privilégie les entreprises favorisant la mixité dans leurs équipes de direction. Un mouvement irrésistible est donc lancé. Et les bouleversements pourraient être grands. Avec la fin des cooptations et un rajeunissement des administrateurs.

Quotas:

13 dirigeantes jugent la loi

qui impose des femmes

dans les conseils d’administration

Par Yann Le Galès le 19 janvier 2010 21h55
Patricia Barbizet, Dominique Damon, Claire de Montaigu ,Véronique Morali et neuf autres dirigeantes parlent en toute liberté de la loi qui veut imposer un quota de 40% de femmes dans les conseils d’administration des grandes sociétés cotées. Marie-Jo Zimmermann, député UMP de la Moselle, et Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, défendent leur projet de loi devant les députés.  

barbiset.jpg Patricia Barbizet, directeur général d’Artémis et présidente du comité d’investissement du FSI.

 » Je suis pour la parité, c’est à mes yeux un progrès nécessaire et urgent et pas seulement pour les femmes mais pour la société dans son ensemble. En revanche, je suis beaucoup moins convaincue par l’idée qu’on y parviendra par des quotas.En premier lieu, l’histoire montre qu’on change rarement les mentalités par la loi.Ensuite, je suis gênée par l’idée qu’on puisse choisir une personne en raison de son genre ou du groupe social dans lequel on la classe. J’y vois un risque de stigmatisation. Je pense qu’il faut parvenir à instaurer la parité et, au-delà, la diversité sans cesser de privilégier les critères de compétences et de personnalité, en s’attachant à repérer les talents et à les faire émerger. C’est un changement collectif, de la société et des moeurs, qui imposera progressivement la parité comme une évidence.
La diversité -des genres, des origines, des cultures- est un fantastique moteur d’adaptation e de progrès de la société. Ce qui change les choses dans un conseil d’administration comme dans tout autre groupe d’ailleurs, c’est la mixité qu’apporte l’arrivée des femmes dans des univers masculins.J’ai toujours été frappée de constater combien, dans des groupes sociaux mixtes, les choses étaient plus fluides et plus évolutives. Dans la sphère professionnelle, à tous les échelons de responsabilité et de décision, une équipe mixte est plus moderne, plus réactive, plus pertinente aussi.De manière générale, quand il y a plusieurs regards, cela marche mieux. »

BOUhacene.jpg Dunya Bouhacene, fondatrice du Women Equity for Growth.

 » Le législateur souhaite corriger certains travers de la « libre désignation des administrateurs car elle entraînerait des effets injustes. Elle ne permettrait pas un égal accès des hommes et des femmes à ces responsabilités et condamnerait de ce fait les instances dirigeantes des entreprises et organisations à être faiblement représentatives.
Des difficultés innombrables surgissent, si l’on se cramponne aux entités théoriques mobilisées par le sujet, questionnant notamment le rôle du législateur, le bien-fondé de l’élargissement aux sphères économiques de ce qui a été tenté en politique, l’issue d’une discrimination positive, le danger de postures essentialistes…
Je passerai sur ces débats car l’essentiel est ailleurs. Je rappellerai simplement le consensus  est large en faveur d’un meilleur partage des opportunités et des responsabilités économiques entre hommes et femmes( 71% des Français sont favorables à l’instauration de quotas de femmes dans les conseils d’administration), que nous ne pouvons en démocratie accepter que la méritocratie ne vaut pas au-delà d’un certain étage et qu’il n’est pas tolérable de raccourcir les perspectives de 60% de titulaires de diplômes de troisième cycle. Enfin, les quotas ne sont qu’un outil largement adopté de par le monde – plus d’une centaine de pays sur tous les continents y ou -eu -recours; dès lors, seule la qualité de son implémentation en fera la vertue ou le vice. Frapper de nullité des décisions émises par un conseil parce qu’il n’est pas mixte, contraint à repenser le vivre ensemble. C’est là le premier mérite de ce projet de loi ».

chouard.jpg Catherine Chouard, Président de Catherine Chouard Conseil (Développement durable des ressources humaine), membre de l’institut français des administrateurs (IFA), membre du collège de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations pour l’Egalité (Halde).  

« Alors que les femmes représentent 47% de la population active, leur proportion dans les conseils d’administration et de surveillance des 500 premières entreprises françaises est de seulement 8% en n’a augmenté que de 1% depuis 2006. C’est la preuve que compter sur la seule évolution « naturelle » des mentalités revient à devoir attendre… plus de cinquante ans! Ayant été pendant 17 ans, la seule femme au sein de consécutivement trois comités exécutifs de grands groupes internationaux, je peux témoigner de la lenteur du processus. Faute d’avoir pu constater une évolution significative, le principe de devoir recourir à une obligation légale s’impose pour atteindre effectivement l’égalité réelle comme l’a d’ailleurs recommandé la HALDE le 29 juin dernier dans sa délibération numéro 2009-237.
La question pourrait légitimement susciter l’indignation. Souhaitons que l’exigence soit la même pour tous! Ouvrir aux femmes le cercle des administrateurs revient à enrichir la typologie des profils d’expérience et de fait à réduire le cumul de mandats des titulaires actuels. Ce qui en peut qu’être positif pour les entreprises et leurs parties prenantes. De plus, le choix d’une femme pourra se faire à compétences égales car nombreuses sont celles qui, grandes professionnelles, sont préparées à exercer un mandat par des formations spécifiques comme celles de l’IFA. ».

DCostantini.jpg Dominique Costantini, Président du directoire de BioAlliance Pharma. 

 » Avec regret, je considère aujourd’hui que c’est une idée utile car l’évolution naturelle avec plus de femmes dans les postes à responsabilité qui aurait pu se faire ne s’est pas faite spontanément. La notion de quota est toutefois risquée pour les femmes elle-même car elle suppose un choix basé sur ce seul critère alors qu’il faut intégrer avant tout l’utilité d’une nomination d’un membre pour l’entreprise. L’adéquation de la nomination à ce type de poste donc donc rester basée sur cette utilité pour l’entreprise.La mise en place dans ce sens si elle est décidée devrait se faire progressivement pour ne pas ajouter d’instabilité au sein d’un organe de gouvernance.
Une généralisation est difficile car tout dépend du parcours professionnel et de l’expérience acquise par les candidates à de tels postes. On peut penser qu’elles peuvent amener un autre regard sur l’évolution et les nominations des femmes à l’intérieur de l’entreprise à des postes clés. Elles pourraient également amener une réflexion sur la vision long terme, la formation aux métiers de demain dans l’entreprise pour peu que ces missions de réflexion leur soient confiées. Dans les rapports au sein d’un groupe, elles peuvent parfois éviter les purs rapports de force et contribuer ainsi à une vision plus collective ».

damon do.jpg Dominique Damon, présidente d’Evalind International.

« La mise en place de quotas est à la fois regrettable et souhaitable.Il est regrettable d’avoir à imposer une telle décision aux entreprises et il faut espérer que cela ne dévalorisera pas les nominations féminines à venir. Mais c’est souhaitable, car l’absence d’évolution et le retard français rendent nécessaire de telles mesures.C’est aussi une opportunité pour améliorer la gouvernance des entreprises: faire progresser l’indépendance des administrateurs en réduisant les cooptations dans le microcosme des entreprises du CAC 40 et apporter de nouvelles expériences professionnelles moins homogènes, si la discrimination par secteur industriel est évitée.
Indépendance, écoute et facilité de dialogue, sans recherche de pouvoir, sont des caractéristiques très féminines. En termes de performance de l’entreprise, toutes les études confirment qu’elles y participent largement.Elles peuvent permettre de changer le regard des dirigeants sur l’utilité de faire évoluer la promotion des femmes aux fonctions de direction: une dynamique essentielle. »

photo Agnès_Fourcade B.jpg Agnès Fourcade, Présidente de Femmes Business Angels.

 » Alors même que les femmes ne cessent de monter en compétence dans l’entreprise, est-il normal qu’elles soient à ce point absentes des conseils d’administration? Ne faudrait-il pas prendre en compte dans la composition de ceux-ci la réalité du terrain: femmes majoritaires dans la population, principaux vecteurs de l’achat des ménages, nerf de l’économie? Peuvent-ils continuer à se renouveler dans la consanguinité masculine? Ignorant les rapports de l’autre genre: regards et sensibilités différents, indépendance plus marquée. Et ce courage bien connu qui pousse les femmes à évoquer les questions qui fâchent, préférant soulever les vrais problèmes que protéger leur carrière… Des quotas de femmes quand le bon sens devrait suffire: Quelle tristesse! Je voudrais dire ma colère tout en remerciant les courageux défenseurs de cette idée: pas d’autres solution devant l’intolérable immobilisme! Et qu’on ne nous raconte pas qu’il n’y a pas de vivier: il existe, mais on ne l’exploite pas. Et si on nous accuse de « féminisme », sur le ton péjoratif qui va avec, demandons-nous quel est le pendant de ce terme au masculin? Le mot n’existe pas car les hommes n’en ont pas besoin: la place leur est acquise. ».

Chérifa[2].jpg Chérifa Levet, directrice générale, vice-présidente de Human Genetics Therapy de Shire.

 » Le quota n’est pas une solution idéale car elle induit une position défensive: il faut recourir à l’obligation, à la loi, pour obtenir une place. Pourtant j’y suis favorable car il peut être le coup de pouce nécessaire à l’ouverture du cercle très fermé des détenteurs de ces sièges et à l’évolution des mentalités. Il pose la question du cumul des mandats, qui bloquent des opportunités. Le système de quota doit conduire à l’égalité d’accès à ces postes, à compétence égale, pas au favoritisme, qui desservirait la cause des professionnelles et notre économie.
Il ne s’agit pas de comparer ou d’opposer les qualités respectives des hommes et des femmes. L’objectif est moins d’obtenir un certain pourcentage de femmes dans ces instances que d’atteindre les conditions de la mixité. C’est là que se trouve le gisement de richesse, grâce à la complémentarité des points de vue et des approches, qui permet d’aborder toutes les questions, d’envisager toutes les solutions, donc de prendre une décision plus nourrie. »

liautaud_ok.jpg Martine Liautaud, présidente directrice générale de Liautaud et Cie, présidente d’honneur du Stanford Business Club. 

« Hélas, oui. Hélas, parce que c’est un constat d’échec et que la contrainte n’est jamais la meilleure solution. Oui parce que les femmes sont aujourd’hui très présentes dans l’entreprise, parfois au meilleur niveau, mais rarement dans les instances de gouvernance.Elles sont anormalement sous-représentées dans les conseils: 10% de postes d’administrateurs dans les sociétés du CAC 40.
Les quotas en faveur des femmes ne sont pas une nouveauté dans notre pays.La loi sur la parité en politique a permis à de nombreuses femmes d’exercer des responsabilités, particulièrement au niveau local, à la satisfaction de tous. L’entreprise ne peut pas être le dernier bastion du pouvoir masculin en France, alors que le Medef lui-même est présidé par une femme!
Les femmes apportent dans les conseils d’administration la même chose que les hommes en termes d’expérience, de compétence, d’analyse ou de réflexion.Mais si la question implique que les femmes apporteraient un « plus », je le crois volontiers. Les femmes ont une approche des problèmes souvent plus globales (ou moins binaire), plus ouverte à toutes les dimensions de l’entreprise et plus respectueuse d’un développement durable et équilibré.
Dans les conseils,elles peuvent faire valoir des points de vue susceptibles d’un plus large accord, tout en étant fermes sur les principes et garantes du respect de l’éthique. En bref, la présence des femmes facilite le consensus. C’est la diversité qui fait la valeur ajoutée ».
vmoissonnier_l_0709.jpg Valérie Moissonnier, Coach de dirigeants et de comité de direction, secrétaire générale de la fédération francophone de coachs professionnels. 

 » Oui, sans quota la société française ne fait que de la « Reproduction » de ses élites scolaires, sociales et maintenant dans les conseils d’administration. En tant que coach de dirigeants, j’aide des femmes à accéder aux comités de direction. Ce qui est extrêmement difficile. Un patron ne dira jamais ce qu’il ne veut pas d’une femme parce qu’elles est une femme mais parce qu’elle manque d’expérience, de compétences, d’aptitudes…Ce qui n’est jamais la réalité. Sans loi, les femmes plafonnent à 9% de représentation dans les conseils d’administration.
Les femmes sont plus concrètes et moins conceptuelles. Elles préfèrent le dialogue à l’autorité et les réseaux horizontaux aux hiérarchies verticales. Elles sont « process-oriented’. Elles utilisent une logique inductive plutôt que déductive. Des études américaines ont démontré que les entreprises dans lesquelles il y avait plus de femmes dans leurs comités de direction avaient de meilleurs résultats. Il ne fait aucun doute que la mixité est dans les entreprises un facteur de performance qu’il faut exporter dans les conseils d’administration. »

CdeMONTAIGU.jpg Claire de Montaigu, présidente de Leaders Trust.

 » Cela me choque car c’est avant tout de la ségrégation, une mauvaise réponse à une bonne question.Cela dit, force est de constater que la mise en place de quotas est efficace.Cependant, je n’adhère pas à une loi. Il me semble  que de fermes recommandations, un système d’incitation sérieux avec des objectifs précis qui s’apparenteraient à un code de bonne conduite, seraient suffisant. Afin de contrôler les quotas, une institution indépendante pourrait fixer des objectifs et réaliser un bilan/rapport annuel. Comme par exemple ceux mis en place pour les rémunérations des patrons.
Cela dit pour atteindre ces quotas, il faudrait aussi que les conseils d’administration acceptent des administrateurs qui ne sont pas encore des chefs d’entreprise. Malheureusement, peu de femmes le sont. Les conseils devraient intégrer des dirigeantes de branches ou de division où l’on retrouvent de nombreuses femmes de grand talent.
Les femmes donnent un point de vue bien différent des hommes. Elles ont des qualités d’empathie et d’ouverture utiles en temps de crise.Comme les hommes, elles apportent leurs compétences et leur expérience face à des entreprises dont les effectifs et les clients sont à 50% des femmes. Un « échantillon » représentatif par rapport aux problèmes posés, management, clients…. »

morali_ok.jpg Véronique Morali, présidente de Fimalac Developpement, de Terrafemina, administrateur de Coca-Cola Enterprises aux Etats-Unis. 

 » A condition que le système qui sera proposé aux entreprises soit réaliste et mesuré, je ne suis pas choqué par des quotas qui permettraient une représentation plus équilibrée des femmes dans les conseils d’administration. Les femmes apportent dans les conseils d’administration leur expertise, leur vision et leurs questionnements. Et à ce titre, rien de différent des autres administrateurs. Mais leur présence est un gage aussi d’une complémentarité de regards et d’opinions qui ne peut qu’être utile et profitable à la bonne gouvernance des entreprises ».

oghly_ok.jpg  Marie-Christine Oghly, présidente du Medef Ile-de-France. 

 » Avec 83% de femmes âgées de 25 à 50 ans qui travaillent, la France bat tous les records européens. Et pourtant, nous sommes encore très éloignés d’une véritable parité. Les membres des conseils d’administration des grands groupes ne comptent que 9% de femmes alors qu’elles sont 40% en Norvège, 17% au Danemark, 15% aux Etats-Unis. Faut-il imposer une loi? Face à cette situation, je ne crois pas à la contrainte. La France n’a cessé de légiférer depuis 30 ans: six lois entre 1972 et 2008! Avec quels résultats? La tentation demeure forte de poursuivre dans cette voie. Plutôt que de vouloir imposer, l’Etat doit faire confiance aux partenaires sociaux ou aux actionnaires. L’émergence des femmes dans la vie professionnelle ne peut pas relever seulement de la loi: il s’agit de faire changer les mentalités.De ce point de vue, les députés ne sont pas les mieux placés pour donner l’exemple: avec 12% seulement de femmes élues à l’Assemblée nationale, le chemin vers la parité est encore long.
Des économistes ont prétendu que la crise financière n’aurait pas eu lieu si la parité dans les conseils d’administration avait été respectée.Je n’irai pas jusqu’à cette affirmation mais la présence des femmes dans les conseils d’administration peut éviter aux dirigeants de se polariser sur des enjeux de pouvoir, au détriment du quotidien. Le pragmatisme me semble mieux partagé lorsque la mixité des sexes est respectée. Mais pour cela, il ne faut pas seulement rechercher la femme « alilbi », celle qui siègera en fonction de son sexe et non pas en fonction de ses qualités personnelles. Et cela pose le problème plus complexe de l’évolution professionnelle de la femme au regard de ses contraintes domestiques. C’est là que réside la véritable évolution: faire en sorte désormais que les obligations conjugales et familiales soient compatibles avec des responsabilités professionnelles importantes. C’est là que réside la véritable responsabilité de l’Etat et non pas dans l’instauration de tel ou tel type de quota ».

pascale perez.jpg Pascale Perez, présidente de Derichebourg Polyurbaine et de Dedis.

 » Je suis plutôt opposée au principe des quotas qui a tendance à décrédibiliser les femmes. Le monde des affaires est historiquement et culturellement masculin. Le chiffre de moins de 10% de femmes dans les conseils d’administration du CAC 40 place la femme derrière place la France derrière la Turquie et la Roumanie. Le recours à la loi et aux quotas est le seul moyen pour provoquer un électrochoc. Les femmes sont prêtes pour cela: leur capacité à gérer vie privée et familiale en parallèle de leur vie professionnelle n’est plus à démontrer. Prétendre l’inverse est un prétexte à l’inertie. En parallèle, on pourrait imaginer l’imposition de critères de jugement de bonne gouvernance, et aussi une évaluation obligatoire des fonctions d’administrateurs. Pour toutes ces raisons, j’encourage Jean-François Copé dans son projet, et lui rappelle qu’il faut être vigilant. Le parlement est en majorité masculin.
Les femmes peuvent apporter une réelle diversité: par leur état, par leur expérience et par leur âge, puisque les nouvelles « entrantes » seront forcément plus jeunes que la moyenne actuelle. Elles sont capables d’élargir les domaines d’intérêts des conseils, tout en améliorant la communication et, ainsi, contribuer à une plus grande transparence. Face aux bouleversements rapides de ces dernières années remettant en question nos modèles économiques, les femmes apporteront les idées et les analyses nécessaires pour relever les défis de demain. Finalement, je pense que l’arrivée des femmes dans les conseils jouera certainement un rôle dans l’indispensable révolution culturelle que doivent connaître ces derniers ».
Le Conseil d’administration a décidé à l’unanimité de coopter Inès-Claire Mercereau comme administrateur et de la nommer Président-directeur général de Boursorama.
Par Inès Mercereau | Président-Directeur général de Boursorama | 01/10/10

« J’ai été tellement habituée à être dans des univers où les femmes étaient minoritaires, que la situation où il y a effectivement la parité est une chose que je n’ai jamais véritablement constatée. »

Inès Mercereau a commencé sa carrière à la Cour des Comptes en 1983. Elle est diplômée de l’Ecole nationale d’administration.

En 1987, elle rejoint la direction du Trésor où elle a notamment occupé les postes de conseiller économique du Directeur et de secrétaire général du Comité interministériel de Restructuration Industrielle (CIRI).

En mars 1995, elle rejoint la banque Arjil en tant que gérant.

En mars 1997, elle rejoint Société Générale comme Directrice associée en charge du secteur banques assurance au département fusions-acquisitions.

De 2001 à 2003, elle a été Président-Directeur général de Sogessur, la filiale d’assurance dommages du groupe Société Générale.

De 2003 à 2007, elle est Directrice de la Stratégie du groupe Société Générale.

Depuis octobre 2007, Inès Mercereau est nommée Directrice déléguée de la Direction des Services financiers spécialisés, en charge des assurances et du crédit à la consommation du groupe Société Générale. Inès Mercereau est membre du Comité de Direction du Groupe.

Pour marquer son engagement dans la diversité, Société Générale a décidé de donner la tribune de ses médias à ses collaboratrices exemplaires à travers cinq portraits. Arrivées aux sommets, elles partagent leur vision du rôle des femmes dans l’entreprise, dans la conduite du changement, des freins qu’elles ont pu rencontrer et parlent de l’équilibre vie privée-vie professionnelle.

Quatre autres vidéos de nos dirigeantes sont à venir.

En savoir plus cliquer sur le lien suivant : La tribune des femmes

Parité en entreprise :

la Norvège montre la voie

Marie Bartnik (lefigaro.fr)
Publié le 19/01/2010 à 16:46

Ce pays nordique,

qui a imposé à ses entreprises des quotas en 2003,

se distingue par un taux très élevé de femmes administratrices.

Certains pays d’Europe, dont la France,

sont en passe de mettre en oeuvre des législations similaires.

La France ne fait pas encore figure d’exemple. Avec 10,5% de femmes dans les conseils d’administration (CA) des entreprises du CAC 40, et 7,5% globalement, elle se situe plutôt en retrait de la moyenne européenne, à 9,7%. Désireux de faire prendre aux entreprises françaises un autre tournant, les députés examinent mercredi une proposition de loi visant à assurer la parité dans les conseils d’administration des grandes sociétés, via l’instauration d’un quota de 40% de femmes, à l’horizon 2016.Une proposition qui se situe dans la droite ligne de mesures déjà votées chez certains de nos voisins européens. L’Espagne en 2007, la Norvège en 2003, ont fixé un quota similaire au sein des CA de leurs entreprises. Une réussite spectaculaire pour la Norvège, meilleure élève en la matière, puisqu’elle affiche effectivement les 40% de femmes requis (et même un peu plus : 41%), selon les chiffres diffusés par la commission européenne. La Belgique et les Pays-Bas s’apprêteraient à leur emboîter le pas. Bref, «le sujet est dans l’air» constate Brigitte Grésy, auteur du rapport sur l’égalité professionnelle remis à Valérie Létard en juillet dernier. Ansgar Gabrielsen, le ministre norvégien ayant impulsé la mise en place de ces quotas, avait d’ailleurs reçu l’année dernière la visite de plus de trente dirigeants européens intéressés par le dispositif.

Le modèle nordique favorable aux femmes

Si la Norvège obtient des résultats à la hauteur des mesures prises, les autres pays d’Europe du Nord se distinguent également mais dans une moindre mesure par la féminisation des instances dirigeantes de leurs entreprises : 17% de femmes dans les CA danois, 20% en Finlande, et 27% en Suède… Ces taux placent sans surprise l’Europe du Nord parmi les meilleurs élèves, devant les Etats-Unis (15% de femmes dans les CA) ou le Royaume-Uni (12%). Une composition qui reflète la participation des femmes aux postes-clés de l’entreprise. «La législation est globalement plus favorable aux femmes dans les pays du Nord de l’Europe. En Finlande par exemple, le congé paternité est de trois mois, et en Suède, le lobby féminin est très fort» relève Brigitte Grésy. La gestion du temps est également différente, et non discriminante pour les femmes. «Les bons salariés ne sont pas ceux qui restent le plus tard au bureau. La culture du résultat est plus ancrée dans les esprits» relève-t-elle. Autant d’éléments qui permettent de mieux concilier vie familiale et professionnelle, et d’assurer un partage plus équitable de la parentalité.

Rééquilibrer les rapports hommes-femmes

Les Etats-Unis ont également tenté de rendre leurs entreprises plus «friendly family». «IBM et Hewlett Packard ont été pionniers en la matière» souligne Brigitte Grésy. La mise en place de programmes spécifiques, favorisant le monitoring et le recrutement des femmes, créant des garderies, a contribué à rééquilibrer les rapports hommes-femmes dans l’entreprise. «Les pays anglo-saxons sont davantage dans une dynamique de promotion de la mixité en entreprise», estime Véronique Morali, qui siège aux CA de Fimalac, Havas ou encore Coca-Cola Entreprises. «Mais l’internationalisation des sociétés devrait naturellement induire une diffusion des bonnes pratiques».

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Le 17 mai 2011, Les médias français ont failli recevoir un dépôt de plainte pour une surexposition des images désastreuses de DSK

Publié le

DSK : le CSA rappelle à l’ordre

les chaînes d’information

http://fr.news.yahoo.com/le-csa-appelle-les-t%C3%A9l%C3%A9visions-%C3%A0-la-retenue-181745316.html

Par Paule Gonzales
18/05/2011 | Mise à jour : 09:59 Réactions (3) 

En France, où le respect de la présomption d’innocence interdit de filmer les procès. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) s’est senti obligé de rappeler à l’ordre, mardi 17 mai 2011, les chaînes de télévision françaises.

Depuis dimanche matin, les Français découvrent la réalité crue de la justiceaméricaine et ses conséquences sur le traitement de l’information. En l’occurrence, la diffusion, souvent en boucle, d’images de Dominique Strauss-Kahn entravé, escorté par la police, et celles de son audition au tribunal de New York.Cette situation serait impensable en France, où le respect de la présomption d’innocence interdit de filmer les procès. Il est également interdit de diffuser, en vertu de l’article 35 ter de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, les images «d’une personne identifiée ou identifiable mise en cause, à l’occasion d’une procédure pénale, mais n’ayant pas fait l’objet d’un jugement de condamnation et faisant apparaître soit que cette personne porte des menottes ou des entraves, soit qu’elle est placée en détention provisoire». Le non-respect de cette disposition est passible d’une amende de 15.000 euros.

Hors norme

Dominique de Leusse, avocat de DSK, se réserve le droit de poursuivre les médias qui seraient allés trop loin. De son côté, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) s’est senti obligé de rappeler à l’ordre, mardi, les chaînes de télévision françaises. Il les a exhortées «à la plus grande retenue dans la diffusion d’images relatives à des personnes mises en cause dans une procédure pénale». «Nous ne faisons que rappeler la loi, affirme Rachid Arhab, conseiller au CSA, mais nous ne sommes pas chargés de la faire appliquer.»

Si les chaînes sont tenues au respect de la présomption d’innocence, elles font valoir, en contrepoint, le droit d’informer. Pour Guillaume Dubois, directeur de l’information de BFMTV, «il est impossible de cacher des images librement diffusées sur les télévisions du monde entier. À l’heure de l’audiovisuel planétaire, la notion de frontières médiatiques n’a plus de sens. Ce sont des images que nous ne sommes pas habitués à voir ailleurs que dans les séries américaines».

Même son de cloche chez i-Télé. Olivier Ravanello, directeur adjoint de la rédaction, rappelle que cette affaire est «hors norme. Ces images révèlent une violence objective qui est faite à Dominique Strauss-Kahn. Ce qui choque, c’est la manière brutale dont fonctionne le système judiciaire américain. Tout ceci constitue des éléments d’information dont il faut rendre compte», conclut-il. «Ce que l’on comprend par ces images, c’est que la justice américaine est un système purement accusatoire , sou­ligne Thierry Thuillier, directeur de l’information de France Télévisions. Dans un contexte d’information mondiale, l’application de la présomption d’innocence est difficile, et il est vrai que nous prenons le risque d’être poursuivis. Mais cela aurait été une faute professionnelle de ne pas diffuser ces images. Nous veillons cependant à ne céder ni à la répétitivité ni à la diffusion prétexte, et nos commentaires sont réfléchis.»

Enfin, Catherine Nayl, directrice de l’information de TF1 et LCI, estime, elle aussi, que «les images sont en elles-mêmes des informations». Elle affirme avoir édicté comme règle «de limiter les images les plus choquantes au périmètre factuel sur TF1. Quant à LCI, si le traitement ne peut pas être équivalent, du fait des 50 éditions quotidiennes, nous insistons toujours sur le vocabulaire employé et l’équilibre des sujets».

http://www.lefigaro.fr/medias/2011/05/17/04002-20110517ARTFIG00751-dsk-le-csa-rappelle-a-l-ordre-les-chaines-d-information.php

Le New York Daily News va très loin ce matin. Le site américain vient d’illustrer un de ces articles avec une photo de DSK prise dans sa cellule de la prison de Rikers island, où il est incarcéré depuis lundi. Un cliché particulièrement humiliant pour le patron du FMI, accusé notamment de tentative de viol et de séquestration.

Dominique Strass-Kahn apparaît mal rasé, le regard dans le vague, vêtu de ce qui semble être une camisole… Le site admet dans sa légende que “le patron du FMI n’est pas (ici) à son avantage.” Le New York Daily News ne précise pas qui a pris et lui a transmis cette photo. Sans doute des gardiens, estime Ozap.com.

Mardi, après la publication d’images de DSK sortant d’un commissariat de Harlem menotté, le Conseil supérieur de l’audiovisuel avait rappelé à l’ordre les médias français, les enjoignant « à la plus grande retenue dans la diffusion d’images relatives à des personnes mises en cause dans une procédure pénale ».

Aux Etats-Unis, c’est une autre musique.

http://www.midilibre.fr/2011/05/19/dsk-la-photo-qui-choque,321436.php

Le CSA appelle les télévisions

à la retenue sur Strauss-Kahn

ReutersPar Gwénaelle Barzic | Reuters – mar. 17 mai 2011

CONTENUS ASSOCIÉS

  • LE CSA APPELLE LES TÉLÉVISIONS À LA RETENUE SUR L’AFFAIRE STRAUSS-KAHN
  • LE CSA APPELLE LES TÉLÉVISIONS À LA RETENUE SUR L’AFFAIRE STRAUSS-KAHN

PARIS (Reuters) – Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a appelé mardi les chaînes de télévision à faire preuve de retenue dans le traitement de l’affaire Dominique Strauss-Kahn.

Plusieurs responsables politiques français se sont émus de la diffusion en boucle sur les chaînes de télévision du monde entier, y compris françaises, des images du directeur général du Fonds monétaire international, menotté, à sa sortie d’un commissariat de New York puis de sa comparution devant un tribunal pénal.

Dans un communiqué, le CSA demande aux chaînes de faire preuve de retenue « dans la diffusion d’images relatives à des personnes mises en cause dans une procédure pénale ».

L’autorité de régulation, qui ne mentionne pas directement le nom de l’ancien ministre socialiste dans son communiqué, rappelle que la loi du 15 juin 2000 sur la présomption d’innocence punit d’une amende « la diffusion, sur tout support, d’une image faisant apparaître menottée ou entravée une personne (…) qui n’a pas fait l’objet d’une condamnation ».

« Cette loi est valable pour tout le monde, en toute saison et sur quelque support que ce soit », a déclaré à Reuters Rachid Arhab, membre du CSA, en soulignant que la presse écrite et internet étaient donc aussi directement concernés.

Elle doit s’appliquer même lorsque les images ont été tournées dans un autre pays et y compris lorsque les menottes ne sont pas apparentes, s’il est possible de deviner que la personne est entravée, a-t-il précisé.

Rachid Arhab a en revanche indiqué que la retransmission des comparutions de Dominique Strauss-Kahn devant la justice américaine était conforme à la réglementation, le directeur général du FMI n’y apparaissant pas menotté.

Une nouvelle audition est prévue vendredi mais cette fois-ci à huis clos.

AMENDE DE 15.000 EUROS

En faisant ce rappel à l’ordre, le CSA, qui n’est pas habilité à prendre lui-même des sanctions car les faits relèvent du droit pénal, veut mettre « en garde contre la diffusion en boucle de ces images » et ainsi éviter « une série de procès » à plus ou moins brève échéance, a souligné Rachid Arhab.

Dominique de Leusse, l’un des avocats de Dominique Strauss-Kahn en France pour les questions concernant la presse, a estimé sur France Info que certaines images utilisées par les médias français « port(ai)ent atteinte visiblement à la dignité de Dominique Strauss-Kahn et à sa présomption d’innocence ».

Prié de dire si les avocats de Dominique Strauss-Kahn envisageaient de porter plainte, il a répondu qu’une décision serait prise dans les deux ou trois jours à venir.

« Il faut que nous prenions le temps de la réflexion, qui peut être très bref, pour savoir ce que nous allons faire pour que soit rétabli le respect de la loi française », a-t-il expliqué.

Une amende de 15.000 euros est prévue par les textes sur la présomption d’innocence.

La directrice de l’information de TF1, Catherine Nayl, a pour sa part défendu le choix de la chaîne de diffuser, lundi, comme tous les autres médias, les images de Dominique Strauss-Kahn menotté.

« Dès hier matin, nous avons vraiment pesé notre décision de diffuser ces images », a-t-elle dit à Reuters en précisant que des discussions avaient eu lieu avec les deux présentateurs des journaux d’information, Jean-Pierre Pernault et Laurence Ferrari.

Le choix a été fait de les diffuser avec parcimonie et en expliquant les différences entre les règlementations française et américaine sur la présomption d’innocence.

« Hier, c’était de l’information qu’il fallait montrer à nos téléspectateurs. Aujourd’hui, cela n’a plus de raison d’être », a-t-elle souligné en précisant que les images en question n’avaient pas été réutilisées ce mardi.

Avec Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Michel Bélot

http://fr.news.yahoo.com/le-csa-appelle-les-t%C3%A9l%C3%A9visions-%C3%A0-la-retenue-181745316.html

poupounne

Poupounne mar 17 mai 2011 22h 25 CEST Signaler un abus

Le CSA ne s’émeut pas quand des corps sont montrés lors de certains affrontements en Afrique , quand ces corps mutilés jonchent le sol.
Qu’y a t’il de choquant dans les images montrées de DSK?, les menottes? on ne les voit même pas.
On voit la chute du faucon et peut être du vrai pervers, peut être. ..
Lorsque l’on voit certains diners en france avec les représentants du gouvernement, Président en tête, cela est choquant , pour un pays où le Président ne peut rien pour le pouvoir d’achat , les caisses étant vides selon lui.

La Fouine mar 17 mai 2011 22h 41 CEST Signaler un abus

csa ou l’omerta la chappe de plomb!! l’autoprotection des polotiques et des puissants organisée par les coupables!!

Pourquoi Pas mar 17 mai 2011 22h 11 CEST Signaler un abus

Strauss Kahn reçoit le traitement de tous présumés coupables, comme un citoyen de base. C’est la médiatisation qui est terrible. Mais il est accusé d’avoir commis des faits trés graves. N’importe qui étant accusé des mêmes crimes aurait eu le même parcours.

L’affaire DSK : Nous espérons aucune censure des médias français.

DSK est actuellement dans de sales draps. Pour des faits présumés de viol et d’agression sexuelle, il est actuellement accusé de 7 chefs d’accusations :

  • « Acte sexuel criminel au premier degré». (2 chefs d’accusations)
  • «Tentative de viol au premier degré»
  • «Agression sexuelle au premier degré»
  • «Emprisonnement illégal au second degré»
  • «Attouchements non consentis»
  • «Agression sexuelle au troisième degré»

Il encourt une peine de prison de minimum de 15 ans et demi et un maximum de 74 ans et trois mois. Oui 74 ans et 3 mois, c’est assez précis. Mais bon quand tu as fait 74 ans de prison tu n’es plus à 3 mois près.
Après une nuit de prison à Rikers Island, il lui reste au maximum encore 74 ans 2 mois et 29 jours. J’ai été sympa avec lui, j’ai compté comme si le dernier mois ne contenait que 30 jours.

A l’heure actuelle DSK plaide non coupable. De toute façon innocent ou pas, un homme aussi important vu son statut au FMI, ne pouvait pas plaider autre chose.
Comment un homme qui dirige le FMI, qui sera sans doute candidat à l’élection présidentielle et qui a de bonnes chances de l’emporter, pourrait risquer sa carrière pour obtenir quoi en retour ? Toucher une paire de seins et des années de prisons. Il ne peut pas être aussi bête pour un possible candidat à la présidentielle ?

Mais d’un autre coté personne ne peut vraiment connaître quelqu’un. Il n’y a qu’à voir les différentes affaires qui se passent en France. Par exemple l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès. Personne de l’entourage de la famille ne pouvait penser qu’il serait capable de tuer sa famille et pourtant … (en admettant qu’il les ait tué).
Dans le cas où DSK est coupable, c’est égoïste et malheureux à dire pour la jeune femme agressée, mais il est préférable pour la France que sa pulsion soit arrivée maintenant plutôt qu’une fois élu président de la République.

Aujourd’hui, DSK est présumé innocent jusqu’à ce que le tribunal ait rendu son verdict. Mais la notion de « présomption d’innocence » ne doit pas être connue de tous quand je vois certains titres de journaux ou titre de blogs qui accablent DSK.
Messieurs et Mesdames les journalistes, avant de l’enfoncer, laissons faire la justice américaine et attendons la décision. S’il est réellement coupable alors vous pourrez vous lâcher.

En attendant, nous pouvons que suivre les images et informations venant des médias sur place.

DSK menottéDSK menotté

En France, les médias ne nous montrent jamais les détenus menottés. C’est interdit par la loi. Aux Etats-Unis, c’est différents. Les images sont montrées. Peut être pour que les détenus aient honte d’eux face à toute la population américaine. Pour DSK, pas de pitié, il est traité comme tout le monde et les images fusent de toute part. Malheureusement pour lui, la justice américaine le traite comme n’importe qui, mais ce n’est pas le cas des médias qui diffusent leurs images en boucle dans le monde entier.

Ces images ne plaisent pas à tous le monde. En particulier à Martine Aubry qui a déclaré sur France Info : «Je suis sidérée parce que c’est incroyable, je suis stupéfaite, bouleversée par les images, en France, on ne devrait pas voir ces images d’audience».

Les médias français l’écouteront-elles ? Ou continueront-ils à publier ces images américaines ?
Il y a de forte chance qu’ils l’écoutent. Grâce aux paroles de Mme Aubry ? Sans doute pas. Plutôt à cause des avocats de DSK qui penseraient à porter plainte contre les médias pour la diffusion de ces images qui sont contraire à la loi Guigou. Pour eux, elles portent atteinte à la dignité de Dominique Strauss-Kahn et à sa présomption d’innocence. Ce qui n’est pas faux il faut l’avouer.

De toute manière, même si la censure se met en marche, avec le net, les images nous parviendraient.

Une affaire de tentative de censure avait déjà fait parler d’elle en 2007. Jean Quatremer, journalisté de Libération à Bruxelles avait publié sur son blog : «Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. […] La France ne peut pas se permettre un nouveau scandale.»
Ramzi Khiroun, l’un des communicants de DSK lui a demandé de supprimer son billet. Chose que le journaliste a refusé. Mais il a tout de même publié un autre billet deux jours plus tard afin d’expliquer sa démarche.

Et vous quel est votre point de vue sur cette affaire ? Coupable ou complot? Avons-nous toutes les informations, ou certaines sont censurées ?

http://bouchescousues.wordpress.com/2011/05/17/l%E2%80%99affaire-dsk-nous-n%E2%80%99esperons-aucune-censure-des-medias-francais/

Selon un SITE CENSURÉ PAR LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS, LA LICRA, L'UMP, 
LA LDH, LE MRAP ET DÉCONSEILLÉ PAR FDESOUCHE :

Selon ce site : Pourquoi le CSA (censure d’État)

protège Dominique Strauss Kahn

BY http://le-projet-juif.com/archives/4186
MAY 20, 2011
POSTED IN: LOBBY JUIF

Le juif Ivan Levaï est le père des deux plus jeunes enfants d’Anne Sinclair (Schwartz-Rosenberg), David et Elie. Il est également l’époux de Catherine Turmot, chef de cabinet de Michel Boyon, actuel président du CSA.

Anne-Élise Sinclair, née Schwartz en 1948 à New York : Biographie.

Publié le

Anne Sinclair, née Anne-Élise Schwartz le 15 juillet 1948 à New York aux États-Unis, est une journaliste française.


Vie privée – 
Biographie

Née Anne-Élise Schwartz, elle est la fille de Joseph-Robert Schwartz (devenu Sinclair en 19491), homme d’affaires et chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur, et de Micheline Nanette Rosenberg2,3 (représentée sur une toile de Picasso4) et petite-fille du grand marchand d’art, parisien puis new-yorkais,Paul Rosenberg, dont elle est l’une des héritières (elle possède une partie de sa collection de tableaux d’une valeur de plusieurs millions d’euros)5,6.

Divorcée du journaliste Ivan Levaï, avec qui elle a deux enfants, David et Elie, elle épouse à Paris (mairie du 16e arrondissement) le 24 novembre 1991 l’homme politique Dominique Strauss-Kahn.

Carrière

Licenciée en droit, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris (filière Politique et Social, 1972), elle commence sa carrière de journaliste à Europe 1 en 1973.

En 1983, elle est engagée par TF1 pour présenter l’émission Édition spéciale. Mais c’est avec Sept sur sept, de 1984 à 1997 (en alternance la troisième année avec Jean Lanzi), et Questions à domicile qu’elle devient une vedette du petit écran. Elle obtient avec Sept sur sept deuxSept d’or, en 1985 et 1990.

Après la privatisation de TF1, elle est nommée directrice adjointe de l’information sur TF1, en plus de l’animation de ses émissions, puis directrice générale de TF1 Entreprise.

En 1997, après la nomination de son mari au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, elle décide d’arrêter de présenter des émissions politiques et devient directrice générale de e-TF1, la filiale internet du groupe, puis vice-présidente.

Elle quitte le groupe TF1 en 2001 suite à des désaccords avec Patrick Le Lay, le PDG de la chaîne. Elle rejoint le groupe Netgem, puis RTLen 2002 et collabore au magazine Paris Match.

Elle anime de 2003 à 2007 sur France Inter Libre Cours, émission où des étudiants rencontrent des professionnels.

Elle participe en 2008 à l’émission Le Grand Journal sur Canal + en tant que correspondante aux États-Unis en vue de l’élection présidentielle américaine de 2008, en alternance avec Laurence Haïm.

Bibliographie

  • Une année particulière (1982)
  • Deux ou trois choses que je sais d’eux (1997)
  • Caméra subjective (2002)

Notes et références

  1.  Journal officiel du 9 août 1949
  2.  Holocaust Justice: The Battle for Restitution in America’s Courts par Michael J. Bazyler
  3.  Sam To Return Matisse Stolen During Wwii [archive]
  4.  Dation Madame Micheline Sinclair-Rosenberg, septembre 2008 [archive]
  5.  « Strauss-Kahn à découvert » [archive]L’Express, 16 mars 2000.
  6.  Judith Benhamou-Huet, « Une héritière très réservée », Le Pointno 2004, 10 février 2011, pp. 44-45.

Lien externe

EXPOSITION DOSSIER – Picasso et Paul ROSENBERG
Portrait de Madame Rosenberg et sa fille
Biarritz, 1918

Dation Madame Micheline Sinclair-Rosenberg, septembre 2008

Parcours Chronologique
de la Collection permanente

Exposition dossier salles 6, 7, 8

PICASSO
ET PAUL ROSENBERG

L’œuvre de Pablo Picasso entrée en dation dans les collections nationales, est un grand portrait représentant Madame Paul Rosenberg tenant sur ses genoux sa fille Micheline alors âgée de un an et demi. Cette toile est réalisée en août 1918, alors que Pablo Picasso et sa jeune épouse, Olga Khoklova, résident pour l’été chez Madame Eugenia Errazuriz à Biarritz. Le mariage de Picasso et Olga, danseuse des Ballets Russes rencontrée en 1917, à Rome, sur le montage de Parade, est célébré à Paris, à l’église orthodoxe, le 12 juillet 1918. Madame Errazuriz, grande mécène d’origine chilienne collectionnant les œuvres de la période cubiste de Picasso, invite le jeune couple à passer leur lune de miel dans sa villa La Mimoseraie. Durant ce séjour, le marchand d’art Paul Rosenberg qui est en villégiature avec sa famille à Biarritz, convainc Picasso de rejoindre sa galerie. Il devient, à partir de ce moment, le principal représentant de l’artiste en France et à l’étranger et le sera jusqu’en 1939, date à laquelle il émigre aux Etats-Unis. Pour soutenir l’œuvre de Picasso au plan international, Paul Rosenberg s’associe durant ce même été 1918, avec les marchands d’art et banquier Georges Wildenstein et Jos Hessel.

Le double portrait « Portrait de Madame Rosenberg et sa fille », constitue une véritable œuvre de commande faite à l’artiste par Paul Rosenberg. Jusqu’alors, Picasso n’avait jamais accepté d’exécuter de commande. S’il s’intéresse au genre du portrait, notamment en 1906 avec le « Portrait de Gertrude Stein », (Metropolitan Museum, New York), et réalise dans les années 1910-1911 une importante séquence de portraits dédiés à ses amis, collectionneurs ou marchands, réaliser une peinture de commande reste tout à fait exceptionnel dans son œuvre. Sa réalisation scelle l’accord commercial et artistique qui lie désormais Picasso à son nouveau marchand.

Le « Portrait de Madame Rosenberg et sa fille », est accompagné par de nombreuses études dessinées de Madame Rosenberg ou de sa fille dont témoigne ici le dessin « Micheline Rosenberg enfant », (collection particulière, présenté en salle 8, vitrine). Dans ce tableau, les références explicites à la tradition picturale comme au genre du portrait classique, le hiératisme des personnages, la technique sophistiquée, le fini de la composition, manifestent la volonté de Picasso de peindre un « grand portrait ».

Le « Portrait de Madame Rosenberg et sa fille », fait immédiatement l’objet de discussions passionnées entre cubistes et anti-cubistes. Tenu pour une trahison par les premiers et une provocation par les seconds, sa renommée sulfureuse ne cessera d’attiser la querelle des partisans et opposants du « retour à l’ordre ». Dès sa réalisation il est considéré comme l’emblème de la nouvelle manière picturale que Picasso développera jusqu’en 1924.

La démarche de révolution stylistique picassienne oscillant pour la période 1915-1923 entre cubisme, ingrisme et photographisme, se trouve parfaitement incarnée par le projet paradoxal du « Portrait de Madame Rosenberg et sa fille ». Celui-ci constitue le point d’aboutissement et la clef permettant de saisir dans toute sa complexité le système de représentation antagonique propre à l’œuvre de guerre de l’artiste.

Trop souvent assimilé à la peinture de la période 1921-1923 dite « néo-classique » qui se rapporte plus directement à la relecture de la peinture antique inspirée par les séjours pompéiens (1917) et bellifontains (1921), le « Portrait de Madame Rosenberg et sa fille » est à l’épicentre d’un schisme pictural et stylistique sans équivalent dans l’œuvre de Picasso. Peu de toiles peintes durant cette période témoigne avec autant d’âpreté de l’intérêt ambivalent de Picasso pour l’art des maîtres. Le « Portrait de Madame Rosenberg et sa fille », par sa composition ambiguë et son acidité fait virer au chromo la référence ingresque, la tirant du côté d’une relecture critique, ironique. Il veut rendre simultanément un hommage ému à l’art de Renoir à qui Picasso voue une admiration manifeste et dont il achètera plusieurs œuvres (notamment ici la toile « Portrait de Jeune fille », 1916, issue de sa collection personnelle)

Resté jusqu’à ce jour dans la famille Rosenberg, le tableau a été exposé dans la seconde exposition « Picasso » que Rosenberg consacre à l’artiste en mai-juin 1921 dans sa galerie du 21 rue La Boétie, à Paris, où il apparaît sous le titre « Portrait de femme et enfant ». Il faudra attendre 1996 pour le voir une seconde et dernière fois, lors de la grande exposition « Picasso et le portrait » présentée au Museum of Modern Art de New York puis aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris. L’excellent état de conservation du tableau témoigne de cette destinée privée.

L’entrée du tableau « Madame Rosenberg et sa fille » dans les collections nationales constitue un véritable événement et permet d’ouvrir à la recherche un domaine de la création picassienne qui, pour avoir été dès l’origine considéré comme éminemment singulière, n’a pas fait à ce jour l’objet d’étude véritablement raisonnée.

Ce tableau majeur est présenté ici dans trois salles de la collection permanente au sein d’un premier accrochage qui permet d’en mettre en évidence l’originalité stylistique. Toiles, pastels, « pochoirs », dessins contemporains de sa réalisation, conservés dans la collection, ainsi que pièces de correspondance issues des Archives Picasso, resituent le tableau dans le contexte de sa création et de la dynamique artistique de la période 1915-1923.

Ivan Levaï

Ivan Levaï, né le 18 mars 1937 à Budapest (Hongrie), est journaliste de presse écrite, de radio et de télévision.

Sommaire

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Biographie[modifier]

Alors qu’il n’est encore qu’un enfant, sa mère et lui quittent la Hongrie pour la France. Le petit Ivan est scolarisé à Paris quand arrivent les années noires de la Seconde Guerre mondiale. Ivan est alors confié à l’OSE (Œuvre de secours aux enfants) qui le cache à la campagne pour le mettre à l’abri des persécutions antisémites du Régime de Vichy. Il reçoit une instruction religieuse protestante, puis catholique. Il ne reverra jamais sa mère morte en déportation. Après guerre, à la fin de ses études, il devient instituteur, puis professeur de lettres. Il enseigne à l’école du dimanche (le catéchisme pour les enfants protestants).

Passionné par l’information, il se lance dans le journalisme. Il entre au Service de la jeunesse de l’ORTF et anime, en 1963 et 1964, une émission sur France-Inter en compagnie de José ArturClaude Dupont et Michel Godard : Les ardugos. Pendant ce temps, il participe aussi à la création de la deuxième chaîne de télévision avec l’émission Main dans la main. Toujours à l’ORTF, il est chargé, au sein du Service de la Recherche dirigé par Pierre Schaeffer, d’une émission de trois mois sur les premières associations de téléspectateurs.

En 1966, Ivan Levaï rejoint l’équipe de Françoise Giroud à L’Express où il deviendra responsable de la rubrique « Éducation-jeunesse ». Il quitte L’Express en 1967.

En 1968Michel Péricard et Jean-Émile Jeannesson le chargent d’un magazine quotidien pour les jeunes, Contact, destiné aux téléspectateurs de la Première chaîne de télévision.

Ivan Levaï poursuit sa carrière comme animateur à France Inter, avant de devenir chef du service politique d’Europe 1 (19721974), puis responsable de la revue de presse matinale sur les ondes d’Europe 1, et animateur de l’émission Expliquez-vous (19731984).

C’est à cette époque (19751976) qu’il collabore à l’émission de France 3 Vendredi, avec Christine Ockrent et André Campana.

En septembre 1981, il est nommé conseiller spécial du président délégué d’Europe 1 (Jean-Luc Lagardère) pour l’évolution des programmes de la station, puis est confirmé dans cette fonction en décembre de la même année par Pierre Barret. Il crée l’émission quotidienne (20 h à 23 h) Radio Libre à… en juin 1981. Il prend ensuite la direction de la rédaction d’Europe 1 (19831985). En février, il devient chargé de mission à la cellule de réflexion à la télévision pour Europe 1, éditorialiste et responsable de la revue de presse. Il assure ces fonctions jusqu’en 1987.

Il assume ensuite la responsabilité des rédactions des quotidiens Le Provençal et Le Soir (1987-1989).

Il retourne à Radio France en tant que directeur de l’information et responsable de la revue de presse du matin à France Inter (19891996). En juin 1996, le poste de directeur de l’information de Radio France est supprimé par son nouveau Président Michel Boyon.

Le 31 octobre 1996, il présente sa 1 500e et dernière revue de presse quotidienne à France Inter.

Après la direction déléguée du quotidien La Tribune en octobre 1997, Ivan Levaï lance la Chaîne parlementaire de l’Assemblée nationale1 en octobre 1999, chaîne dont il sera président de 2001 à 2003. Sa gestion étant mise en cause 2,3.

Chargé de la revue de presse de France Musique depuis septembre 1999, Ivan Levaï relance l’historique magazine Tribune Juive créé par des Juifs ashkénazes d’Alsace en 19454 sous une nouvelle présentation mensuelle en octobre 2004. Il en assure la direction de la publication avec Yves Azéroual comme rédacteur en chef. Pour son développement marketing, il s’appuie sur une équipe composée de Françoise SampermansMartine Heissler et Lisette Jacquemont. En janvier 2008, Pierre Besnainou, actionnaire principal du magazine, transfère le journal à son partenaire en affaires immobilières. Six mois après, Ivan Levaï et son équipe sont « débarqués » par le nouveau propriétaire et actionnaire unique qui s’installe à la direction avec sa propre équipe.

Ivan Levaï assure la revue de presse quotidienne sur les ondes de la station France Musiques. En automne 2005, il revient à France Inter où il produit et anime, avec Sophie Loubière, chaque samedi l’émission Intermedia, consacrée au média.

Depuis l’automne 2006, il présente la revue de presse Le Kiosque les samedis et dimanches matin à France Inter.

Autre[modifier]

Ivan Levaï est le père de trois garçons. Divorcé de Catherine Pégard, mère de son aîné, puis d’Anne Sinclair, mère de ses deux plus jeunes, David et Elie, il est aujourd’hui l’époux de Catherine Turmot[réf. nécessaire], chef de cabinet de Michel Boyon[réf. nécessaire], président duConseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Il est président de l’Association Presse-Liberté.

Ivan Levaï était l’invité à France Inter de la première du Ministère Psychique, le 6 septembre 20085.

Bibliographie[modifier]

Immigration, décidément, là bas comme ailleurs

Profitant d’un taux de popularité résolument à la hausse (avec un nouveau sondage le créditant à plus de 60% – son meilleur score depuis l’état de grâce post-élections), Barack Obama s’est envolé hier pour El Paso (Texas), décidé à s’attaquer de front à la question de l’immigration, un dossier toujours très sensible et polémique, en Amérique comme ailleurs.

Opération communication oblige, c’est dans un arrière-plan de miradors et de barbelés que le président a plaidé pour une réforme nationale de l’immigration – ou plutôt reparlé de son projet de réforme, car il n’est venu que répéter hier des mesures qu’il avait déjà présentées l’été dernier, en plein débat sur le durcissement des contrôles en Arizona.
Car au-delà des enjeux démographiques et migratoires, l’objectif de ce déplacement organisé à la dernière minute était d’abord fondamentalement politique. En effet, la mort de Ben Laden est devenu un prétexte parfait pour les Républicains, qui pressent l’administration Obama de renforcer les effectifs et contrôles aux frontières, agitant les menaces de représailles, et qui mettent la pression aux élus démocrates pour redéfinir la politique de sécurité nationale ou exigent un retrait anticipé en Afghanistan.

Ainsi BO s’est évertué, pendant près de 40 minutes, à renvoyer l’opposition à ses responsabilités, non sans une certaine ironie : « Voici le coeur du problème et je veux que vous prêtiez tous une oreille attentive à ce que je vais vous dire. Nous avons fait tout ce qui était demandé, et même plus, par les Républicains qui se disaient prêts à  soutenir une remise à plat de la loi sur l’immigration, si on l’accompagnait d’un renfort aux frontières. Nous avons répondu à toutes leurs demandes (…) mais [maintenant], ils nous disent que nous devons tripler le nombre des gardes-frontières, [demain}, ils diront qu’il faudra le quadrupler. Ou ils diront qu’ils veulent une barrière plus élevée. Ou peut-être vont-ils réclamer des douves, voire même des alligators dans les douves (Rires) ! 
Ils ne seront jamais satisfaits. Et je comprends bien [ce qu’ils font]. C’est ca, faire de la politique. »
(« So, here’s the point.  I want everybody to listen carefully to this.  We have gone above and beyond what was requested by the very Republicans who said they supported broader reform as long as we got serious about enforcement.  All the stuff they asked for, we’ve done.  But (…) they said we needed to triple the Border Patrol.  Or now they’re going to say we need to quadruple the Border Patrol.  Or they’ll want a higher fence.  Maybe they’ll need a moat.  (Laughter.)  Maybe they want alligators in the moat.  (Laughter.)  They’ll never be satisfied.  And I understand that.  That’s politics. »)

Mais Barack Obama ne s’est pas arrêté aux manœuvres d’obstruction multipliées par les élus républicains depuis un an, il a aussi dénoncé les argumentaires aux relents de racisme utilisés par l’opposition qui profite du contexte économique difficile pour sordidement mêler la peur du chômage et de l’étranger : à cause de l’enlisement au Congres, « Regardez Intel, Google, Yahoo et eBay. [Regardez de plus près] ces grandes entreprises américaines, le nombre incalculable d’emplois qu’elles ont créées, le leadership qu’elles nous ont permis de prendre en matière de haute-technologie : chacune [de ces entreprises] a été fondée par un immigré ».

Oui, il y a les actes et ceux qui les dénoncent. Il y a la volonté de gouverner pour le mieux de son pays et celle de marquer des points en détruisant toute initiative et en jouant de la surenchère. Oui, il y a bien « faire de la politique » et « avoir une politique« . Rarement compatible. Obama en a fait hier la démonstration.

Rédigé par Anne Sinclair, le 12 mai à 23:12 | Lien permanent | Commentaires (29) | TrackBack (0) ShareThis

11 mai 2011

Et maintenant…

« What’s changed? » disait hier MSNBC , la chaîne d’info peu suspecte d’être hostile à Obama?

Dix jours après les soupirs de soulagement des Américains, l’heure est désormais à l’analyse. Au premier abord, tous semblent converger vers la même conclusion : certes, la mort d’Oussama Ben Laden est une étape historique, qui permet aux Américains de tourner la page des attentats du 11 Septembre, mais elle est loin de mettre fin à la lutte contre le terrorisme.
Et quand on s’éloigne de la facilité du constat pour poser la question des conséquences sur le futur de la politique étrangère américaine et de la redéfinition des objectifs et priorités, peu de choses semblent avoir changé.

Certes, dix jours après toutes les discussions sur le lancement de l’opération, son déroulement et surtout son issue, le débat sur la mort du « meurtrier« ,  ne fait plus question en Amérique. Le dernier sondage de NBC aujourd’hui vient confirmer la tendance des derniers jours : 80% des Américains interrogées déclarent que la mort de Ben Laden, plutôt que sa capture, était la bonne décision à prendre. De même, ils sont près de deux tiers à approuver la décision de ne pas diffuser les photos prises après la mort du leader d’Al Qaida.
Sondage NBC

Mais si la mort d’Oussama Ben Laden fait consensus, les questions de la guerre en Afghanistan, des relations avec le Pakistan et surtout de la place de la sécurité nationale dans la politique intérieure font réapparaitre clivages et polémiques.

1/ Si beaucoup font du dimanche 1er mai « le jour où Barack Obama est devenu Commandant in Chief » – et vous savez à quel point cette notion est importante dans les valeurs américaines et indissociable dans l’esprit des citoyens de ce pays avec le métier de Président –  Républicains et Démocrates cherchent maintenant à s’emparer du débat post-Ben Laden et se déchirent de plus bel sur le futur de la guerre en Afghanistan.
L’opposition veut faire de la sortie du conflit le nouveau défi du Président, en multipliant discours et petites phrases pour expliquer que le vrai test pour un Commandant en chef est de savoir terminer une guerre (« will Obama have the guts to walk away ? ») dont certains d’entre eux vont même jusqu’à murmurer qu’il l’avait déjà perdue. Un comble pour ceux qui ont soutenu la guerre en Irak!

Ainsi, c’est sans scrupule qu’on pouvait entendre un représentant républicain, Walter Jones, répéter sur toutes les chaînes que « alors que nos seniors ne peuvent (même) plus de (quoi s’offrir) un sandwich pour le déjeuner, qu’il n’y a plus de lait sur la table de nos enfants le matin, nous dépensons $8 milliards pour soutenir un leader corrompu (entendez Hamid Karzai) et nous envoyons des hommes et des femmes Américains se faire tuer au combat ».
Mais du côté démocrate, certaines voix font écho à ce type de propos. Et si la Maison Blanche affirme qu’il est trop tôt pour penser à un quelconque changement de plan ou de stratégie, certains élus se demandent s’il n’est pas en effet temps d’abandonner la mission de démocratisation en Afghanistan pour retourner aux purs objectifs de surveillance et de contre-terrorisme.

2/ Dans un contexte économique toujours aussi tendu, les Républicains ont donc bien compris que le seul moyen de ne laisser à Obama le temps de marquer l’événement était de ramener tous les débats à la question économique et budgétaire.
Car s’il est vrai que Barack Obama a bénéficié d’une hausse dans les sondages à la suite de la mort de Ben Laden, les chiffres restent cependant sévères. Non seulement, il ne s’agit que d’une hausse relative de trois points (le taux de popularité de BO est passé de 49% à 52%, ce qui, en tenant compte de la marge d’erreur est bien peu significatif), mais de plus, sa politique économique est toujours critiquée et peu comprise avec seulement 37% des Américains interrogés qui se disent satisfait sur la façon dont le président gère l’économie.

Et quant au soupçon d’aide et de faveurs accordées à Oussama Ben Laden par le gouvernement pakistanais, dont on présume qu’il connaissait les caches du leader d’Al Qaida, ce sont tous les Républicains qui montent au créneau pour demander des comptes sur les relations entre les deux pays.Hier, le chef de file des Républicains à la Chambre, John Boehner, a longuement remis en question l’efficacité et les choix de politique étrangère de la Maison Blanche qui a prévu, dans le budget de 2012, plus de $3 milliards d’aide au Pakistan, portant à $20 milliards l’aide apportée au gouvernement pakistanais depuis 2002.

Dossier du NYT d’hier sur l’aide au Pakistan

3/ Loin de vouloir définir ce que tous appellent désormais l’« après-Ben Laden », la Maison Blanche cherche, elle aussi, à engranger des points et profiter de cet apaisement dans les sondages pour revenir à un dossier des plus sensibles, celui de l’immigration.
Barack Obama s’est envolé hier pour le Texas, au bord de la frontière mexicaine, pour prononcer un discours sur le thème – très choisi – de la sécurisation des frontières et de l’immigration.
Et avant même de se pencher sur les réformes proposées par Obama, nombreux sont les journalistes qui titraient que « le Président (qui avait déclaré la veille que c’était un bon moment pour revenir sur le dossier de l’immigration), « portait sa victoire aux frontières »…

Autrement dit, il a vite compris que seule la situation intérieure économique et sociale, voire sociétale, fera l’élection et qu’il s’agit de profiter de l’embellie – relative – pour avancer. Mais Dieu que les victoires sont fragiles!

Rédigé à 09:37 le 11 mai 2011


Nicolas Hulot aurait des liaisons dangereuses avec TF1 et EDF, selon Médiapart. Maï SALAUN

Publié le

De TF1 à EDF, les liaisons dangereuses

de Nicolas Hulot

15 Avril 2011 Par

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Lénaïg Bredoux
Journaliste

 » href= »http://blogs.mediapart.fr/blog/L%C3%A9na%C3%AFg%20Bredoux »>Lénaïg Bredoux

L’animateur d’Ushuaïa, désormais candidat à la primaire écologiste pour la présidentielle, est sans cesse sommé de s’expliquer sur ses liens financiers avec TF1, des émissions aux gels douche, et sur les mécènes de sa fondation, d’EDF à L’Oréal. Etat des lieux.
Avec un salaire de 33 000 € par mois versé par TF1, ce n’est pas une bagatelle.
Les gels douche, ce n’est pas écologique pour la planète puisque cela pollue la nature. Quand on est randonneur ou marin de plaisance ou de long court, on sait bien qu’il ne faut pas utiliser ce produit.
http://www.paperblog.fr/4377489/de-tf1-a-edf-les-liaisons-dangereuses-de-nicolas-hulot-mediapart/

De TF1 à EDF,

les liaisons dangereuses de Nicolas Hulot *

Mediapart

Publié le 15 avril 2011 par Jcgrellety

Samedi 16 avril 2011

01-Mediapart

Rien n’agace plus Nicolas Hulot. Vingt ans qu’il essuie les mêmes critiques, les mêmes suspicions et le même désaveu de la part d’écolos purs et durs. Avec sa candidature à la présidentielle, nul ne pouvait douter que la polémique resurgirait. Sa concurrente Eva Joly ne s’en est pas privée jeudi, affirmant que «l’écologie n’est pas consensuelle, qu’EDF et Areva ne sont pas des entreprises écologiques et qu’elles ont des intérêts particuliers qui ne sont pas l’intérêt général». Une allusion claire aux multiples casquettes de son rival, à la fois animateur vedette de la première chaîne privée de France et à l’origine d’une fondation dont la majeure partie des ressources provient d’entreprises du CAC-40.

Cette fondation a d’ailleurs prévu de réunir un conseil d’administration extraordinaire ce vendredi pour prendre acte du départ de son fondateur et de son changement de nom. La Fondation Nicolas Hulot gardera son sigle (FNH) pour devenir Fondation pour la nature et l’homme, et changera de président. Le site sera aussi expurgé de toute mention du candidat, le matériel pédagogique, les cartes de visite et le papier à en-tête progressivement réimprimés, le logo modifié. Le tout pour un coût estimé à 20.000 euros par la directrice générale, Cécile Ostria.

Hulot lui ne quittera pas tout à fait la structure: il en est membre fondateur et ne peut donc démissionner de cette fonction. Mais, selon Ostria, «il va renoncer à son rôle d’administrateur pour une durée indéterminée, et ce à compter de vendredi. Il ne siégera pas et ne donnera pas procuration. Ça fera un siège vide».

Tout un symbole pour une fondation intimement liée au nom du célèbre animateur depuis sa création en 1990. Il s’y est entouré de proches, voire d’amis, dont certains ont aussi franchi le pas de l’engagement politique, comme Annabelle Jaeger, ancienne de la FNH et conseillère régionale EELV en Paca. «Il y a vraiment une cour autour de lui, son esprit est partout, on l’appelle Nicolas, on le tutoie, même quand on ne le connaît pas… C’est à ça qu’on reconnaît les vraies stars», témoigne Frédéric Denhez, journaliste indépendant et ancien collaborateur de la FNH.

L’actuelle directrice générale, Cécile Ostria, est bien consciente de cette Hulot-dépendance. «On sera pas écoutés de la même façon, il faut pas se leurrer. Le départ de Nicolas ne sera pas neutre», explique-t-elle.«Jusqu’à présent, la fondation a vécu sur la popularité d’une personne, même si elle s’est étoffée en matière de compétences ces dernières années», avance aussi le concurrent Greenpeace France, par la voix de son directeur général Pascal Husting.

Mais c’est surtout la manne financière qui pourrait se tarir. «On se pose la question. On a ouvert un livre d’or en appelant au soutien de la fondation. Le gros point d’interrogation porte sur les particuliers, on verra dans six mois», explique Cécile Ostria. Elle a reçu quelques messages – «qui se comptent sur les doigts d’une main» – de donateurs qui ne veulent plus payer pour la fondation. Elle attend aussi les réponses des ministères pour les subventions publiques. Mais le mécenat, lui, semble assuré.

Hulot a fait la tournée de ses partenaires privés avant d’annoncer sa candidature, «Vinci, EDF ou L’Oréal», énumère la fondation, pour s’assurer qu’ils continuent à financer la FNH. «Les gros partenaires se sont déjà engagés pour la suite et aucun ne va rompre les accords en cours. On en a même de nouveaux qui arrivent», explique Cécile Ostria. Les discussions sont ainsi bien avancées pour un partenariat de cinq ans avec Veolia.

http://da-esterel.over-blog.fr/article-de-tf1-a-edf-les-liaisons-dangereuses-de-nicolas-hulot-71859855.html

Les mécènes du CAC 40

L’enjeu est vital pour la FNH qui, dès ses débuts, s’est essentiellement financée grâce aux dons d’entreprises privées, y compris quand elles étaient de gros pollueurs. Rhône-Poulenc – dont l’ancien directeur de la communication, André de Marco est actuellement conseiller auprès de la direction de la FNH –, Alstom ou Norauto ont compté parmi les mécènes. Actuellement, trois «fondateurs» siègent au conseil d’administration – EDF, L’Oréal et TF1.

On retrouve aussi parmi les donateurs les autoroutes Vinci, Bouygues Telecom, les hôtels Ibis ou les piles Duracell. Les publicitaires sont aussi très présents, comme Publicis ou JCDecaux. Le vice-président de la FNH, appelé à prendre la succession de Hulot dès vendredi, Pierre Siquier, est aussi le patron d’une agence de pub, Ligaris, et ancien du secteur TBWA Corporate. Au total, les entreprises portent «70%» du budget d’environ 5 millions d’euros en 2010 (le reste étant pris en charge par les dons et legs des particuliers (18%) et par les subventions publiques (12%), selon la FNH).

Mais c’est aussi là que le bât blesse pour Nicolas Hulot, accusé par les partisans de la décroissance d’être lié au CAC-40 (voir le pacte contre Hulot), mais aussi par Corinne Lepage par exemple, auteure en 2007 d’une tribune acerbe sur le journaliste-aventurier. L’animateur d’Ushuaïa est, en vrac, accusé d’avoir longtemps été silencieux sur le nucléaire (sa priorité a longtemps été la diminution des énergies carbonées), sur les industries chimiques ou le pétrole, et d’être bien mou sur le contrôle de la publicité.

Sa fondation a d’ailleurs été épinglée dans un rapport parlementaire récent, consacré aux associations de protection de l’environnement. Coécrit par la socialiste Geneviève Gaillard et l’UMP Jean-Marie Sermier, il ne remet pas en cause le principe du mécenat d’entreprises mais s’en prend à la présence de certains groupes au conseil d’administration de la FNH.

«EDF est une entreprise de pointe dans le secteur nucléaire. Quant à L’Oréal, elle est classée parmi les groupes de cosmétiques dont les produits font l’objet de test sur les animaux, au grand désarroi des opposants à la vivisection. Dès lors, comment interpréter, par exemple, la position très mesurée de Nicolas Hulot sur l’énergie nucléaire? Quel poids donner à sa parole sur les activités principales de ses deux administrateurs, dont vos rapporteurs ont appris que l’un d’eux finance la fondation à hauteur de 10 % de ses ressources?», écrivent les députés.

La Fondation a répondu en détail, démentant l’expérimentation animale chez le géant des cosmétiques et jurant qu’«à aucun moment, notre liberté de parole ou d’action n’a été soumise à des tentatives d’influence de nos partenaires». Quant à eux, les deux parlementaires, interrogés par Mediapart, persistent et signent et prévoient d’approfondir leur mission d’information dans les mois qui viennent.

Hulot sur France Inter jeudi matin s’est de nouveau défendu: «Lorsqu’on crée une fondation (…) il faut des moyens pour agir. Les moyens, soit vous en avez dans votre fortune personnelle, soit vous allez toujours frapper au porte-monnaie des Français, soit vous allez demander aux entreprises de contribuer à cette mission pour peu que votre indépendance ne soit jamais prise en défaut. Et mon indépendance n’a jamais été mise en défaut.»

Beaucoup de ceux qui ont approché Hulot en conviennent. Husting de Greenpeace France, qui s’enorgueillit pourtant de ne jamais faire appel à la générosité des entreprises, affirme qu’il «n’a jamais eu l’impression que les partenaires financiers avaient une quelconque emprise sur les principales lignes directrices de la FNH». D’ailleurs, rappelle-t-il, «Hulot compte aujourd’hui parmi les écologistes les plus radicaux. Il vient d’un monde bling bling et il a évolué vers un monde critique».

«Pour faire de grosses campagnes, l’argent des particuliers ne suffit pas. L’appel aux entreprises est la seule solution, avance de son côté Arnaud Gossement, avocat et ancien porte-parole de France nature environnement (FNE). Il peut bien sûr arriver qu’une entreprise fasse comprendre au président ce qu’elle souhaite… Y’a des coups de fil, c’est sûr, mais après, dans les faits? La FNH a-t-elle fait un truc pour EDF?» Certes Hulot a longtemps été sur la réserve au sujet du nucléaire, mais il a évolué, se défend-il aujourd’hui.

La FNH a toutefois connu quelques déboires avec ses sponsors. Ainsi, elle a mis fin à un partenariat avec la marque Repère de Leclerc en 2006: «On ne s’est pas entendus», explique Cécile Ostria. Notamment parce que la FNH refusait de voir son logo ou la bouille de Hulot sur des produits de la marque et que Leclerc refusait de distribuer un guide pour les consommateurs, où figurait une défense du commerce de proximité.

Les royalties et TF1

Mais les liens de Hulot avec le monde des affaires ne s’arrêtent pas là. Ils commencent même ailleurs, en l’occurrence avec TF1, dans l’exercice même de son métier d’animateur d’Ushuaïa. Pour quatre émissions par an, il touche un salaire de 30.000 euros par mois «environ», selon un de ses proches, l’avocat Pascal Durand. Les discussions sont toujours en cours avec la chaîne – elles ont parfois été très tendues – mais le principe est acté: Hulot ne présentera plus son émission fétiche et ne touchera plus un centime – du moins le temps de la campagne. «Tout revenu est interrompu et la forme juridique est en train d’être définie», a-t-il expliqué jeudi. Il pourrait bénéficier d’un congé sans solde.

Reste la question de tous les produits dérivés Ushuaïa, des gels douche aux lunettes, en passant par certains modèles de voiture (sic), la chaîne de télé dédiée (Ushuaïa TV) et même un magazine du même nom. Au total, 17 contrats de licence ont été signés par TF1, propriétaire de la marque, selon la journaliste Bérengère Bonte dans son livre Sain Nicolas.

En vingt ans, Ushuaïa est devenue une véritable machine à cash pour la chaîne privée, à qui la griffe rapportait 100 millions d’euros par an en 2005, mais aussi pour l’animateur, qui touche des royalties. Lui jure n’avoir jamais demandé à les percevoir, ni n’avoir rien négocié.

Mais, selon plusieurs sources, il s’agit plutôt d’un deal entre TF1, qui voulait financer les émissions très coûteuses, l’animateur, qui voulait les présenter, et les industriels, dont certains sont devenus – en échange, en quelque sorte – les bailleurs de fonds de la FNH. C’est notamment le cas de L’Oréal, qui commercialise les gels douche Ushuaïa et compte parmi les «fondateurs» de la Fondation.

Au final, Hulot amasse ses royalties – estimées à «250.000 euros les bonnes années», selon Durand – et ses droits d’auteur (pour ses livres ou ses films) dans une petite société – Eole Conseil –, domiciliée dans le XVIearrondissement de Paris et dont il détient 4.127 parts sur 4.131. Les quatre restantes sont détenues par deux de ses proches, selon les statuts disponibles au tribunal du commerce.

La pratique est loin d’être exceptionnelle. Pendant plusieurs années, Hulot s’est d’ailleurs plié aux règles de transparence fixées par la loi et a régulièrement publié les comptes d’Eole –du nom de son chien décédé – auprès du tribunal. Ainsi en 2009, le chiffre d’affaires a progressé de près de 6% sur un an, à 714.917 euros, pour un bénéfice net de 393.039 euros. Au total, la situation nette de la société atteignait au 31 décembre 2009 2.440.185 euros.

Mais pour 2010, le bilan n’est pas disponible. Pas plus que pour l’année 2007, quand Hulot avait envisagé se présenter à la présidentielle avant d’y renoncer. La journaliste Bérengère Bonte note d’ailleurs qu’au fil des années, les documents publiés par Eole sont «plus elliptiques». «Visiblement Hulot change progressivement de stratégie concernant la transparence de son business», écrit-elle. «C’est une drôle de coïncidence… Que fait-il de son argent? L’utilise-t-il pour financer ses activités politiques?», s’interroge un militant écologiste, sous couvert d’anonymat.

Hulot promet que les royalties qu’il touchera le temps de la campagne seront intégralement reversées à des ONG. Et l’avocat Pascal Durand promet que les comptes 2010 seront publiés avant le 30 juin, la limite légale (sous peine d’amende). Il insiste: «Il y a beaucoup de fantasme autour de tout cela.C’est un salarié qui gagne très très bien sa vie, mais il est resté salarié, il n’a pas une société commerciale, il ne fait pas de business. Il ne vit pas dans le monde du fric. Le Nicolas que je connais n’a rien à voir avec les premiers cercles.» Il navigue en revanche parfois dans les mêmes eaux.

Les plus belles hôtesses des paddocks de F1, regardez TF1. Maï SALAÜN

Publié le

La saison de Formule 1 a commencé en Australie avec la victoire de Sebastian Vettel. Si le spectacle se trouve avant tout sur la piste durant l’intégralité du week-end, il n’est pas impossible de faire de jolies rencontres dans les paddocks. Blondes, brunes, rousses… Quand les hôtesses enflamment la F1 ! Juste pour le plaisir des yeux…

  • Dure vie de pilote ! <em>MaxPPP</em>Dure vie de pilote ! MaxPPP7/21
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