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Tests psychotechniques pour femmes savantes et petits génies de l’esprit. Maï Salaün

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Tests psychotechniques pour femmes savantes et petits génies de l’esprit.

Cependant, le plus grand test est celui d’être toujours ouvert à entendre, comprendre autrui, le regarder sans jugement ni préjugé et surtout atteindre, en conscience, ce qui nous est inaccessible et inconnu. Voilà la plus belle forme d’intelligence… la réception et la transmission du savoir…

TEST / Logique Chiffres sur :  http://www.cadresonline.com/coaching/test/result.php 

Ces tests vous permettent de mieux évaluer vos capacités intellectuelles et votre raisonnement logique, tout en restant ludiques. N’hésitez pas à vous lancer.

Vous avez 22 / 30 bonnes réponses

Votre résultat est excellent. Manifestement très à l’aise avec les chiffres, votre capacité d’analyse est excellente sur ce test ; si vous obtenez le même résultat aux tests de logique visuelle et de lettres, bravo !

Vous avez mis 0 h 38 min 44 s pour réaliser ce test.

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Mauvaise réponseVotre réponse : B
MAIRIE 1
NAVAL 1
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Mauvaise réponseVotre réponse : B 

Test : Mesurez votre Quotient Intellectuel

Le questionnaire qui suit a été construit sur le modèle des échelles d’intelligence actuellement utilisées en psychologie internationale. Il ne peut se substituer à des épreuves effectuées en présence d’un psychologue. Il vous permettra néanmoins d’avoir une estimation globale de votre niveau et de votre façon de fonctionner.

Pour être valable, ce test de 40 questions doit être fait en 35 minutes (environ 45 secondes par question).

Ce test de quotient intellectuel comprend des questions faisant appel à votre culture générale.

http://test.psychologies.com/mesurez-votre-quotient-intellectuel :

  • Vos résultats :

Vous avez obtenu plus de 35 bonnes réponses sur 40 questions
Vous êtes hors norme, vous faites partie des 2.1% de personnes dont le QI est supérieur à 130.Vous n’êtes pas seul dans ce cas, mais presque (moins de 2% de la population) ! Les surdoués ont toujours formé une communauté à part. On les envie un peu, on les jalouse aussi.

On n’aime qu’une partie de moi…

Vous poser la question de savoir si l’on vous aime, vous laisse perplexe. Vous vous savez apprécié(e) de différentes personnes et entretenez des relations sincères avec la plupart d’entre elles. Mais d’un autre côté, vous avez le sentiment que vos proches n’aiment en vous que ce que vous voulez bien montrer : votre meilleur côté, celui qui a coup sûr ne décevra pas.
Du coup, vous ressentez comme un vide : une partie de votre être reste ignorée, inconnue… Or, le fait de ne dévoiler que l’aspect fort, invincible, agréable et sympathique de votre personnalité, ne fait qu’entretenir ce cercle vicieux. Pourquoi vouloir à tout prix cacher vos failles ? Peut-être avez-vous le sentiment que si l’autre percevait vos faiblesses et vos défauts, il vous jugerait moins intéressant(e), et peu « aimable ».
Mais à y bien regarder, êtes-vous sûr(e) de ne pas être le ou la plus sévère quant à vos propres failles ? Votre peu d’indulgence et de compassion envers vous-même vous obligent à les cacher et à nier toute une partie de votre être, et donc de ne mettre en avant que certaines de vos facettes, celles qui vous paraissent les plus acceptables et les plus aimables… Vous souffrez certainement de ce que les psys appellent « le syndrome de l’imposteur ».
Profil de MAI
Test passé le : 06/11/2011
Votre score:
Quotient: 13.8/20
Niveau: plûtot supérieure à la moyenne
Nb réponses correctes: 69/100
Descriptif GénéralLa Culture Générale est d’abord un élément d’épanouissement personnel et d’ouverture au monde. C’est aussi un atout qui favorisera votre réussite dans le cadre de vos études, de votre vie sociale ou professionnelle.

La moyenne générale de la population ayant passé ce test est égale à 10/20.

N’attachez pas une trop grande importance à votre score. Il doit seulement constituer un moyen d’identifier vos lacunes afin de les combler. Un score moyen mais régulier dénote une culture générale harmonieuse. En revanche, un score plus élevé mais accusant de grandes variations d’un thème à un autre révèle des lacunes importantes.

Retrouvez les solutions commentées pour approfondir vos connaissances et vous sentir plus sûr(e) de vous.

CULTURE GÉNÉRALE : LA CLÉ DE LA RÉUSSITE

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L’icône de l’économie numérique a été bouleversée par Mona, la fille d’Abdullfatah John Jandalli, le père naturel de Steeve Jobs

Publié le

EXCLUSIF. Mona Jobs a rendu un hommage très personnel

au créateur d’Apple récemment disparu. Lui qui avait tant besoin de communiquer avec son père, il a créé un bijou de la communication sans jamais pouvoir le faire avec son modèle.

Voici la traduction.

Steve Jobs raconté par sa petite soeurSteve Jobs en 1976, 1999 et 2000 (montage Le Point.fr) © – / Abaca
Click here to find out more!

Steve Jobs n’est pas Dieu, loin s’en faut. Mais parmi les nombreux hommages qui ont été rendus après sa mort, celui de sa soeur mérite l’intérêt. Non seulement parce que c’est une des rares personnes à qui il s’est ouvert, mais aussi parce qu’elle est au coeur du drame qui a le plus marqué Steve Jobs. Si les parents de Steve l’ont abandonné, ils ont choisi d’élever sa petite soeur Mona. Quand il l’a découvert, il en a été bouleversé. Au point de ne jamais vouloir reprendre contact avec Abdullfatah John Jandalli, son père naturel. L’hommage de Mona a été prononcé le jour de l’enterrement de Steve Jobs, le 16 octobre, et il a depuis été reproduit dans le New York Times. Mais ce discours n’avait jamais été traduit en français. La voici en exclusivité.

« J’ai grandi comme une fille unique, avec une mère célibataire. Parce que nous étions pauvres et que je savais que mon père avait émigré de Syrie, je pensais qu’il ressemblait à Omar Sharif. J’espérais qu’il serait riche et gentil et surgirait dans nos vies (et dans notre appartement non encore meublé) pour nous aider.

Plus tard quand j’ai rencontré mon père, j’ai voulu croire qu’il avait changé son numéro et n’avait pas laissé son adresse parce que c’était un révolutionnaire, complotant pour un monde nouveau pour le peuple arabe. Bien que féministe, j’ai passé ma vie à attendre un homme à aimer, et qui m’aime. Durant des décennies, j’ai cru que cet homme pourrait être mon père. Quand j’ai eu 25 ans, j’ai rencontré cet homme, c’était mon frère.

À l’époque, j’habitais à New York, où j’essayais d’écrire mon premier roman. Je travaillais dans un petit magazine dans un bureau de la taille d’un placard avec trois « aspirants écrivains ». Un jour, quand un avocat m’a appelée – moi, la fille de classe moyenne californienne qui harcelait son patron pour qu’il nous fasse souscrire à une assurance maladie -, il m’a dit avoir un client riche et célèbre et qu’il s’agissait de mon frère perdu de vue depuis longtemps.

Les jeunes journalistes sont devenus fous. Nous étions en 1985 et travaillions pour un magazine littéraire très avant-gardiste, mais moi j’étais tombée dans une intrigue à la Dickens, et nous adorions ça. L’avocat a refusé de me dire le nom de mon frère et mes collègues ont commencé à prendre des paris. Le candidat le plus en vue : John Travolta. J’espérais secrètement un descendant littéraire d’Henry James – quelqu’un de plus talentueux que moi, un homme naturellement brillant.

« Il souhaitait être incompris »

Quand j’ai rencontré Steve, c’était un type de mon âge, en jeans, avec un look d’arabe ou de juif, et plus beau qu’Omar Sharif. Nous avons fait une longue marche – il se trouve que nous aimions tous les deux cela. Je me rappelle peu de choses de ce que nous nous sommes dit ce jour-là, seulement qu’il ressemblait à quelqu’un que j’aurais aimé avoir comme ami. Il m’a appris qu’il travaillait dans les ordinateurs. Je ne connaissais pratiquement rien aux ordinateurs, je travaillais encore sur une Olivetti à ruban. J’ai dit à Steve que j’envisageais depuis peu d’acheter mon premier ordinateur, un Cromemco. Steve m’a dit que c’était bien que j’aie attendu, qu’il était en train de mettre au point quelque chose de furieusement beau.

Je voudrais vous faire partager deux ou trois choses que j’ai apprises de Steve à trois périodes distinctes au cours des 27 années où je l’ai connu. Ce ne sont pas des périodes qui se comptent en années, mais en état d’esprit. Sa vie bien remplie. Sa maladie. Son décès. Steve travaillait à ce qu’il adorait. Il travaillait vraiment dur. Chaque jour… C’est incroyablement simple, mais vrai. Il était tout sauf distrait. Cela ne l’embêtait jamais de travailler dur, même si cela se soldait par un échec. Si quelqu’un d’aussi intelligent que Steve n’avait pas honte d’admettre qu’il tâtonnait, peut-être ne devais-je pas avoir honte non plus.

Quand il fut viré de chez Apple, il en souffrit. Il m’a parlé d’un dîner où 500 leaders de la Silicon Valley rencontrèrent le président d’alors. Steve n’avait pas été invité. Il était blessé mais continuait à travailler chez Next. Chaque jour. La nouveauté n’était pas la valeur essentielle de Steve. C’était la beauté. Pour un innovateur, Steve était d’une fidélité rare. S’il aimait une chemise, il pouvait en commander 10 ou 100. Dans sa maison de Palo Alto, il y a certainement autant de cols roulés en coton noir que de paroissiens à l’église. Il était insensible aux tendances et aux gimmicks. Il aimait les gens de son âge. Sa philosophie de l’esthétisme me rappelle une citation du genre « la mode est ce qui a l’air beau mais devient moche plus tard, l’art peut être horrible au départ mais devient beau plus tard ». Steve aspirait toujours au « beau plus tard ». Il souhaitait être incompris.

En dehors du système, il se rendait toujours dans la même voiture de sport chez Next, où lui et son équipe inventaient tranquillement la plate-forme sur laquelle Tim Berners-Lee écrirait le programme du World Wide Web. Comme une fille, Steve passait un temps fou à parler d’amour. L’amour était sa valeur suprême, son Dieu parmi les dieux. Il questionnait, s’inquiétait de la vie sentimentale des gens qui travaillaient avec lui. Chaque fois qu’il croisait un homme qu’une femme pouvait trouver craquant, il l’interpellait : « Tu es célibataire ? Tu veux venir dîner avec ma soeur ? » Je me rappelle son coup de fil le jour où il a rencontré Laurene. « Il y a cette belle femme et elle est vraiment intelligente, et elle a un chien, et je vais l’épouser. »

« Il connaissait par coeur les roses »

Quand Reed est né, il a vraiment commencé à s’attendrir et ne s’est jamais arrêté. C’était un père attentif avec chacun de ses enfants. Il s’inquiétait de tout, des petits copains de Lisa, des voyages et de la longueur des jupes d’Erin, des dangers que courait Eve près des chevaux qu’elle adorait. Aucun de ceux qui ont assisté à la fête de remise de diplôme de Reed n’oubliera la scène où Reed et Steve dansent doucement ensemble. Son amour total pour Laurene l’a soutenu. Il pensait que l’amour surgissait à chaque instant, partout. Sur ce sujet, Steve n’était jamais ironique, jamais cynique, jamais pessimiste. J’essaie, encore, de faire mienne cette attitude.

Steve a rencontré le succès très jeune, et il avait l’impression que cela l’avait isolé. La plupart des choix faits depuis que je l’avais retrouvé étaient destinés à faire tomber les barrières autour de lui. Jeune homme de la classe moyenne de Los Altos, il est tombé amoureux d’une fille de la classe moyenne du New Jersey. C’était important pour tous les deux d’élever Lisa, Reed, Erin et Eve comme des enfants normaux, les pieds sur terre. La maison n’était pas intimidante, ne croulait pas sous les oeuvres d’art ou les dorures ; en réalité, pendant les premières années où j’ai connu Steve et « Lo » ensemble, le dîner était servi sur l’herbe, et souvent il s’agissait d’un seul légume. En quantité, certes, mais un seul. Du brocoli. De saison. Préparé simplement. Avec des herbes fraîchement ciselées.

Jeune millionnaire, Steve venait tout de même me chercher à l’aéroport. Il attendait là, en jeans. Quand un de ses enfants l’appelait au travail, sa secrétaire, Linetta, répondait : « Votre papa est en rendez-vous. Voulez-vous que je l’interrompe ? » Quand Reed insistait pour se déguiser en sorcière à chaque Halloween, Steve, Laurene, Erin et Eve, tous se transformaient en sorcière.

Ils ont voulu s’embarquer dans un total remaniement de la cuisine : cela a pris des années. Ils cuisinaient sur une plaque chauffante dans le garage. Le bâtiment Pixar, en construction à cette période, fut terminé en moitié moins de temps. Et voilà pour la maison de Palo Alto. Les salles de bains restèrent d’époque. Mais – et la distinction est capitale – cela était une très belle maison. Steve y avait veillé. Cela ne veut pas dire qu’il ne se réjouissait pas de son succès : il en profitait, mais sans en faire des tonnes. Il m’a raconté à quel point il adorait aller chez le marchand de cycles de Palo Alto et, là, découvrir avec un brin de malice qu’il pouvait s’offrir le meilleur vélo. Et il l’a fait.

Steve était humble. Steve aimait apprendre sans arrêt. Un jour, il m’a dit que s’il avait grandi autrement, il serait devenu mathématicien. Il parlait avec révérence des universités et adorait marcher autour du campus de Stanford. La dernière année de sa vie, il a étudié un livre de peinture de Mark Rothko, un artiste dont il n’avait jamais entendu parler, se demandant ce que ses oeuvres, affichées sur les murs du futur campus Apple, pourraient inspirer aux visiteurs. Steve cultivait un côté fantaisie. Quel autre P-DG connaît les roses anglaises et les roses chinoises, et a pour fleur favorite une rose signée David Austin ?

Il avait des surprises cachées plein les poches. Je suis sûre que Laurene va découvrir des trésors – des chansons qu’il adorait, un poème découpé et rangé dans un tiroir -, même après 20 ans d’un mariage exceptionnellement réussi. J’ai dû lui parler chaque jour ou presque, mais quand j’ouvrais leNew York Times et découvrais un article sur les brevets de l’entreprise, j’étais toujours surprise et ravie de découvrir le croquis d’un escalier parfait. Avec ses quatre enfants, avec sa femme, avec chacun de nous, Steve s’amusait beaucoup. Il chérissait le bonheur.

« Ressources insoupçonnées dans la maladie »

Puis Steve est tombé malade et sa vie s’est déroulée dans un cercle plus étroit. Mais avant, il aimait marcher dans Paris. Il avait découvert un petit magasin de soba (NDLR, pâtes japonaises) faites à la main à Kyoto. Il dévalait de manière gracieuse les pistes enneigées, mais était maladroit sur des skis de fond. Rien de plus. Par la suite, même les plaisirs simples, comme manger une bonne pêche, il ne s’y adonnait plus.

Pourtant, ce qui m’a sidérée, et de ce que j’ai appris de sa maladie, c’est que même très diminué, il lui restait des ressources insoupçonnées. Je me rappelle mon frère réapprenant à marcher, avec un fauteuil roulant. Après sa transplantation du foie, chaque jour il se mettait sur ses jambes qui semblaient trop minces pour le porter, les bras rivés au dos d’une chaise qu’il poussait à travers le couloir de l’hôpital de Memphis jusqu’au bureau des infirmières. Puis il s’asseyait sur cette chaise, se reposait, la tournait, et recommençait à marcher. Il comptait ses pas et chaque jour poussait un peu plus loin. Laurene s’agenouillait et le regardait dans les yeux. « Tu peux le faire, Steve », disait-elle. Il ouvrait grands les yeux et serrait fort les lèvres. Il essayait. Il essayait encore et toujours, l’amour chevillé au corps. C’était quelqu’un d’intensément émotif.

J’ai réalisé durant ces moments horribles que Steve ne supportait pas cette douleur pour lui seul. l’endurait dans des buts précis : le diplôme de son fils Reed, le voyage de sa fille Erin à Kyoto, la mise à l’eau du bateau qu’il faisait construire et sur lequel il avait prévu d’embarquer sa famille pour un tour du monde et où il espérait bien se retirer un jour avec Laurene. Même malade, son goût, son discernement et son jugement demeuraient intacts. Il a connu 67 infirmiers avant de trouver des « âmes soeurs », et ensuite a accordé sa totale confiance à trois d’entre eux qui l’ont accompagné jusqu’à la fin, Tracy, Arturo, Elham.

Un jour Steve a contracté une pneumonie si grave que son docteur lui a tout interdit, y compris la glace. Nous étions dans une unité de soins intensifs standard. Steve, qui en général refusait les passe-droits ou même de jouer de son nom, admit que, pour une fois, il aimerait recevoir un traitement un peu spécial. Je lui ai fait savoir : Steve, c’est un traitement spécial. Il s’est penché sur moi et a dit : « Je le veux un peu plus spécial encore. »

Intubé, alors qu’il ne pouvait pas parler, il a réclamé un bloc-notes. Il a mis au point un appareil pour tenir un iPad dans son lit d’hôpital. Il a dessiné des systèmes de perfusion et un équipement radiologique. Il réinventait cette unité médicale pas assez spéciale à son goût. Et, à chaque fois que sa femme rentrait dans la chambre, je voyais son sourire revenir sur son visage. Pour les choses vraiment graves, vous devez me croire, il écrivait sur un bloc. Et nous regardait. Cela signifiait : vous devez le faire. En faisant cela, il voulait dire que nous devions désobéir aux médecins et lui donner de la glace.

« La mort n’a pas frappé Steve, il est allé vers elle »

Aucun de nous ne pouvait dire avec certitude combien de temps il serait là. Les jours où Steve allait mieux, y compris au cours de la dernière année, il s’embarquait dans des projets et obtenait des promesses de ses amis chez Apple pour les mener à bien. En Hollande, des constructeurs de bateaux gardent une coque en acier inoxydable qui n’attend que son revêtement de bois. Ses trois filles ne sont toujours pas mariées, ses deux plus jeunes ne sont que des toutes jeunes filles, et il voudrait marcher à leur côté comme il l’a fait le jour de mon mariage.

Au final, nous mourrons tous in media res. Au milieu de l’histoire. De beaucoup d’histoires. J’imagine qu’on ne peut pas dire que la mort de quelqu’un qui souffre d’un cancer depuis des années est une surprise. Mais la mort de Steve était inattendue pour nous. Ce que la mort de mon frère m’a appris, c’est que le caractère est déterminant : il est mort comme il a vécu.

Mardi matin, il m’avait appelé pour me demander d’arriver à toute vitesse à Palo Alto. Son ton était affectueux, tendre, aimant, mais comme celui de quelqu’un dont les bagages sont déjà dans le coffre de la voiture, dont le voyage vient de commencer, même s’il était désolé, vraiment profondément désolé de nous abandonner. Il a commencé ses adieux et je l’ai stoppé. J’ai dit : « Attends. J’arrive. Je suis dans un taxi pour l’aéroport. Je serai là. » « Ma douce, je te dis ça maintenant parce que j’ai peur que tu n’arrives pas à temps. »

Quand je suis arrivé, Laurene et lui plaisantaient comme des associés qui avaient vécu et travaillé ensemble chaque jour de leur vie. Il regardait ses enfants au fond des yeux, comme s’il ne pouvait en détacher son regard. Jusqu’à deux heures de l’après-midi, sa femme a réussi à le tenir éveillé pour qu’il parle à ses amis d’Apple. Puis il devint clair qu’il ne sentait plus notre présence. Sa respiration a changé. Elle est devenue difficile, calculée, déterminée. Je pouvais le sentir compter de nouveau ses pas, en voulant aller plus loin. C’est ce que j’ai appris : il travaillait à cela aussi. La mort n’a pas frappé Steve, il est allé vers elle.

« On aurait dit qu’il escaladait »

En me disant adieu et à quel point il était désolé, tellement désolé à l’idée que nous ne vieillissions pas ensemble comme nous l’avions toujours prévu, il a également soutenu qu’il s’en allait pour un endroit meilleur. Le Dr Fischer lui donnait une chance sur deux de passer la nuit. Il a passé la nuit. Laurene, assoupie à côté de lui sur le lit, sursautait quand il y avait de plus longues pauses entre ses respirations. Elle et moi nous regardions, puis il reprenait une grande respiration, et ça recommençait. Il fallait que cela arrive. Même à cet instant, il avait un profil grave, toujours très beau, le profil d’un absolutiste, d’un romantique. Son souffle indiquait un voyage pénible, un chemin raide, l’altitude… On aurait dit qu’il escaladait.

Mais derrière cette volonté, cette éthique de travail, cette force, existaient une merveilleuse capacité d’émerveillement, une croyance de l’artiste dans un idéal, un après encore plus beau. Les derniers mots de Steve, plusieurs heures auparavant, étaient des monosyllabes, répétées trois fois. Avant de s’envoler, il a regardé sa soeur Patty, puis pendant longtemps ses trois enfants, puis la partenaire de sa vie, Laurene, puis encore au-dessus de leurs épaules, au loin. Les derniers mots de Steve furent : « Oh wow, oh wow, oh wow. »

Le Point.fr

Publié le 02/11/2011 à 16:35 –

Modifié le 02/11/2011 à 16:42

Les artistes jouent avec l’argent, le programme monétaire 2011, Palais des Commerces. Un nouveau lieu de vie et des savoirs au coeur deParis

Publié le
Petit_Royal_assis_de_Philippe_IV_August_1290_g...

Image via Wikipedia

 Cliquez ici pour accéder à l’exposition
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COLLECTIONLE PROGRAMME MONÉTAIRE 2011Imaginer les monnaies, anticiper les frappesChaque année, les équipes de la Monnaie de Paris créent un programme monétaire fixant la liste des pièces à paraître. Composé selon l’actualité et les séries déjà initiées, le programme regroupe 7 grandes « familles » de monnaies, développées en sous thèmes distincts.

Concevoir un programme monétaire est un exercice subtil, mêlant inspiration artistique et respect de la réglementation : chaque programme entre dans la masse monétaire du pays et fait l’objet d’un arrêté ministériel.

ETAPE 2 – AUTORISATIONS ADMINISTRATIVES ET DÉBUTS DES TRAVAUX

La Monnaie de Paris a obtenu les 17, 21 et 24 janvier 2011 l’ensemble des autorisations administratives lui permettant de réaliser son programme de réaménagement et de dynamisation de son site historique parisien du 11 quai de CONTI PARIS 6e (permis de construire, autorisation de travaux sur monument historique, installation classée pour la protection de l’environnement, ERP 1èrecatégorie).

Les autorisations obtenues en 4 mois, après une période d’intense préparation avec l’ensemble des administrations concernées, n’ont pas eu de recours.

Les bâtiments  du XVII e et du XVIII e siècle représentent environ 32 000 m² sur un terrain de plus d’un hectare.

Les travaux commenceront en avril 2011, 240 ans après la pose de la première pierre de notre bâtiment (21 avril 1771), pour se terminer fin 2013. La Monnaie de Paris va mener ces travaux en site occupé sans interrompre son activité industrielle, administrative et commerciale. La boutique Monnaie de Paris reste donc ouverte 2 rue Guénégaud et en ligne.

 Christophe Beaux et Guy Savoy officialisent le transfert durestaurantétoilé à la Monnaie de Paris.

ETAPE 3 – PREMIÈRE PARTIE DES TRAVAUX – REDÉPLOIEMENT INDUSTRIEL – RESTAURANT 3* DE GUY SAVOY – SALONS DES EXPOSITIONS TEMPORAIRES

Dans une logique de site occupé, la Monnaie de Paris réalise les travaux liés au redéploiement industriel. La Monnaie de Paris s’étend sur un peu plus d’un hectare au sol dans un bâtiment conçu et réalisé au XVIIIe siècle pour une activité industrielle et administrative. Jacques-Denis Antoine, l’architecte de génie qui construisit le bâtiment du 11 quai de Conti, avait conçu une industrie rationnalisée. Les ateliers se suivaient les uns les autres en fonction d’une logique industrielle. Les siècles de fonctionnement du bâtiment et le départ de l’activité de frappe de monnaies courantes à Pessac en Gironde en 1973 ont modifié cette rationalisation. Les premiers travaux entrepris par la Monnaie de Paris vont permettre de retrouver cette unité de processus qui est propre à notre histoire grâce à la construction d’un bâtiment sur 4 niveaux. Ce projet permet le retour, au cœur de l’entreprise, de l’activité de frappe par l’acquisition d’une presse Schuler frappant à 800 coups minute des monnaies courantes. Cet acte hautement symbolique rend à ces lieux leur fonction première : celle de battre monnaie.

Dans un même temps, la Monnaie de Paris aménage un restaurant dans des salons XVIIIe et ses cuisines dans des zones actuellement occupées par des bureaux. Un appel à candidature a été lancé en 2010 et Guy Savoy en a été le lauréat. Il transfert son restaurant de la rue Troyon au 11 quai de Conti. Les travaux d’aménagement et de restauration dureront 15 mois. Son installation est prévue en septembre 2012.

Par ailleurs, l’offre culturelle de la Monnaie de Paris est fermée au public jusqu’en 2012 pour les expositions temporaires et jusqu’en 2013 pour le parcours des métiers. Durant cette période, les équipes travaillent à une nouvelle programmation et à une nouvelle muséographie.

L’enfilade de salons datant du XVIIIe, écrin des expositions temporaires va être restaurée et adaptée afin de mieux répondre aux normes internationales de conservation et d’améliorer le confort des visiteurs. Les expositions temporaires reprendront fin 2012. La nouvelle programmation sera annoncée sur notre site internet prochainement.

ETAPE 4 – OUVERTURE DE LA SECONDE PARTIE DES TRAVAUX – PARCOURS DES MÉTIERS – BOUTIQUE MONNAIE DE PARIS – COMMERCE – JARDIN – MÉTALCAFÉ

Le projet de transformation de la Monnaie de Paris va permettre de rendre traversant le bâtiment, d’en faire un lieu de destination touristique et commerciale. Ce projet sauvegarde et valorise l’activité d’artisanat d’art, en rendant possible la découverte de nos savoir-faire par le public. Une nouvelle offre culturelle sera mise en place. Un parcours des métiers avec des vues sur les ateliers mettra à l’honneur le travail des salariés – des savoir-faire multiséculaires liés au métal et exercés sur les sites de Paris et de Pessac mais aussi une partie des collections patrimoniales de la Monnaie de Paris qui seront exposées en partie. Le parcours expérientiel proposera des vues sur des ateliers de fabrication.

L’attractivité du site sera renforcée par une offre diversifiée : une nouvelle boutique Monnaie de Paris (nouvel écrin, nouvelles gammes de produit, nouvelle implantation), la création d’un jardin en eau permettant la mise en valeur de l’Hôtel Particulier XVIIe, dit Hôtel de Conti, œuvre de jeunesse de Jules Hardouin-Mansart, des commerces et une offre de restauration grand public tenu par Guy Savoy nommé MétaLcafé dans une des cours intérieures de la Monnaie de Paris : la cour de la méridienne où se trouve le premier méridien de Paris.

ETAPE 5 – UN NOUVEAU LIEU DE VIE

Une offre culturelle renforcée

Une nouvelle programmation d’expositions temporaires et d’événementiels ambitieuse

Une nouvelle programmation d’actions culturelles

Un lieu ouvert sur son quartier liant la rive gauche à la rive droite, sa ville…

Création de passages qui relieront, par exemple, la rue Guénégaud à la place Condorcet, par le biais d’un jardin intérieur et à travers trois cours

Un lieu d’expérience et d’échange unique autour des métiers du métal

Une destination commerciale

Un lieu de détente et de restauration

Un bâtiment XVIIIe restauré et magnifié permettant l’accueil de tous

Série limitée HerculeLe 08/04/2011

Monnaie de Paris - Hercule 2011 Monnaie de 100 € Argent et 1000 € Or 

COLLECTION – BANDES DESSINÉES

La Monnaie de Paris rend hommage à la bande dessinée

Depuis 2008, la Monnaie de Paris poursuit une plongée au coeur de la bande dessinée. Elle explore les univers artistiques des plus grands héros, à travers plus de 6 séries de monnaies en argent et en or : XIII, Blake et Mortimer, Tintin, Asterix, Lucky Luke, Spirou… Les graveurs fixent dans le métal les traits de ces héros, dans leurs scènes les plus connues.

Blake et Mortimer – Médaille en bronze – 75,00 €

L’esprit classique de la bande dessinée se retrouve sur l’avers de la médaille en forme de bulle, et dans la typographie d’origine. Au premier plan, Blake et Mortimer sont représentés de face en pleine action. Au deuxième plan, le texte et la planche de bande dessinée sont mis en perspective, créant une profondeur à la composition. L’ensemble de ces éléments visuels met en avant l’intrigue et le suspens vécus par chacun des personnages. Le revers est un clin d’œil à l’un des albums mythiques de la série dont la médaille reprend la forme de la marque jaune, avec une mise en couleur.

  • Auteur : Atelier de Gravure
  • Métal : Bronze

La Monnaie de Paris poursuit les émissions de ses monnaies en métal précieux à valeur faciale, en frappant deux nouvelles pièces : 100 € en argent et 1000 € en or. Le symbole monétaire de l’Hercule illustre de façon contemporaine les faces …

Les fraudeurs fourmillent d’idées selon TRACFIN et mettent sous pression les banques.

Publié le

Tracfin vient d’annoncer que les fraudes ont augmenté de 12% en 2010, soit un montant de + de 500 millions d’euros.
Tout est pris en compte, blanchiment (drogues), fraudes pyramidales, escroqueries financières, etc.

Orange va se lancer dans le low-cost

Publié le

Pour suivre les orientations prises par SFR et Bouygues, Orange va se lancer dans le low-cost en octobre 2011, sous un nouveau nom : sosh, qui permettra de vendre des services sans abonnement et sans mobile d’office.
Pour en savoir + cliquer sur le lien suivant : http://ged.latribune.fr/zetasearch/recherche/index.jsp?DN_SEARCH=%20sosh

http://ged.latribune.fr/zetasearch/recherche/index.jsp?DN_SEARCH=%20sosh

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Orange va lancer une marque low-cost, baptisée Sosh
Latribune.fr – Technos & Medias | créé le 27 07 2011

Par ailleurs, France Telecom va disparaître et laisser la place à Orange.

La dette grecque rend insolvable la BCE

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J.Claude Trichet veut que les créanciers ne lâchent pas la Grèce, puisque la BCE et divers banques françaises et européennes seront au bord de la faillite. La BCE serait en liquidation judiciaire si elle était une entreprise bien réelle. BNP, Crédit Agricole, SOCGEN, Moodies les met sous surveillance.

Selon Deezer, les acteurs de la musique ont accepté l’effondrement de la valeur de la musique – Steeve Jobs revient au devant de la scène pour présenter la dernière arme d’Apple : son ICloud

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Ce jour Steeve Jobs présente le i-cloud qui permettra d’écouter de la musique, en concurrence de Deezer (ses abonnées ont multiplié par 50 en 9 mois, grâce à son alliance avec l’opérateur Orange) et Spoti5 (entreprise hollandaise) – dont le nouveau partenariat sera présenté demain (07/06/11) par l’opérateur SFR.
Un stockage de musique dans les nuages.
Le groupe a signé avec les Majors. Tous les morceaux pourront être écoutés en streaming (enregistré sur serveur) et la bibliothèque des morceaux musicaux et vidéos pourront être mis en ligne sur vos sites, blogs et échanges de réseaux sociaux.


Apple aurait racheté le domaine iCloud.com pour 4,5 millions de dollars

Logo Apple

Alors que depuis quelques temps plusieurs rumeurs pointent vers une nouvelle stratégie de services hébergés chez Apple, la firme de Cupertino aurait racheté le nom de domaine icloud.com

Sur le site Internet icloud.com, la société suédoise Xcerion propose un webtop, c’est-à-dire un bureau virtuel accessible au travers du navigateur doublé d’un espace de stockage et d’une version spécialement conçue pour smartphone. Cependant, selon le blog GigaOM, plutôt que de racheter la société, Apple n’aurait été intéressé que par le nom de domaine ; le service de Xcerion ayant migré vers l’adresse cloudme.com en début de mois. L’information viendrait d’une source jugée crédible précisant que le transfert aurait été effectué à hauteur de 4,5 millions de dollars.

Reste qu’à ce jour la société Xcerion détient encore le nom de domaine icloud.com mais surtout des droits de propriété intellectuelle sur la marque « icloud ». Cette acquisition concorderait cependant avec les travaux de la firme de Cupertino portant sur une nouvelle version de son offre MobileMe et d’un service de streaming en ligne complémentant iTunes, lequel serait d’ailleursen cours de finalisation.
Après iTools, .Mac et MobileMe, Apple pourrait alors regrouper ses services sous une nouvelle offre baptisée iCloud.

La suite sur Clubic.com : Apple aurait racheté le domaine iCloud.com pour 4,5 millions de dollars http://www.clubic.com/univers-mac/apple/actualite-415788-apple-icloud-4-5-dollars.html#ixzz1OT40TUkx
Informatique et high tech

Selon le site français du mac que vous trouverez sur le lien suivant :  http://www.macgeneration.com/news/voir/202792/icloud-25-par-aniphone

iCloud : 25 $ par an ?

par Christophe Laporte le 03.06.2011 à 18:41
Les rumeurs se multiplient concernant iCloud, le service en ligne qu’Apple s’apprête à dévoiler la semaine prochaine. Selon des sources « bien informées », iCloud serait gratuit dans un premier temps, puis coûterait 25 $ par an. Apple a semble-t-il convaincu les majors à adhérer à son nouveau service. Il faut dire qu’elle a mis le paquet en leur proposant une avance de plus de 100 millions de dollars.

Selon le Figaro, dans son article paru le 05/06/11 06:18, par le lien :

http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=192802839

Apple : la révolution iCloud

Ce lundi, Steve Jobs va annoncer le service iCloud d’informatique dématérialisée. L’entreprise de Cupertino crée un nouveau front contre Amazon, Google et Microsoft. Car le «cloud computing» est en pleine expansion.

Lundi soir, Steve Jobs doit présenter le service iCloud d’Apple. À l’aide d’un accord avec les maisons de disques, l’entreprise de Cupertino va moderniser son service de musique en ligne iTunes. Les clients pourront acheter leur musique auprès d’Apple, la stocker sur Internet et l’écouter à leur guise, où ils se trouvent. Les services dits de «cloud computing», ou d’informatique dans les nuages, se développent à grand pas. C’est une nouvelle révolution de l’informatique. Elle consiste à se connecter à Internet pour accéder à ses données et à ses applications. Les particuliers n’ont donc plus besoin de les stocker sur leur PC ou leur disque dur à la maison, et les entreprises n’ont plus besoin d’investir dans des ordinateurs de grande capacité.

L’informatique s’utilise donc à la demande comme s’ouvre un robinet d’eau ou s’allume une lumière. Apple propose déjà un premier service «cloud» pour synchroniser, dans le réseau, ses contacts, ses courriels et son agenda, à partir d’un iPhone ou d’un iPad. Le service MobileMeest fort coûteux (99 dollars par an ou 79 euros depuis la France).

Amazon a montré la voie

Google va lancer cet été le système d’exploitation gratuit pour PC, Chrome OS, conçu et tourné pour le «cloud». «Le plus grand nombre d’utilisateurs de services de cloud computing sont déjà, sans le savoir, les particuliers en utilisant des outils comme la messagerie Gmail de Google ou les services payants de stockage de données d’Amazon», explique Lew Tucker, directeur technique du cloud computing chez Cisco. Avec son offensive, Apple crée un nouveau front contre Google, Amazon et Microsoft.

L’un des plus gros fournisseurs au monde de services cloud est Amazon, le leader mondial des services culturels en ligne, avec un chiffre d’affaires estimé dans ce domaine à un milliard de dollars en 2010. L’idée originale du champion du e-commerce, qui vient d’étendre ses services au stockage de musique pour les particuliers, a été de louer les surcapacités de ses propres «fermes» d’ordinateurs. «Cela revient à louer votre appartement lorsqu’il est vide, pendant les journées de travail et lorsque vous partez en vacances», explique un expert. Tous les géants du Web suivent la voie tracée par Amazon. En termes économiques, le coût marginal est faible pour les fournisseurs de puissance de calcul et de capacités de stockage. Les recettes supplémentaires génèrent presque autant de profits. Depuis dix ans, fabricants d’ordinateurs, éditeurs de logiciels et sociétés de services en informatique rêvent d’un changement de paradigme.

Marché de 56 milliards

Grâce au développement d’Internet et surtout à cause de la crise économique, les entreprises se sont converties au cloud computing. «Après des années de germination, l’informatique dans les nuages décolle. En partie pour des raisons macroéconomiques. La crise a conduit toutes les organisations à scruter leurs dépenses. Dans ce contexte, une solution qui peut offrir davantage pour moins cher est difficile à ignorer», explique Ben Pring, vice-président du cabinet d’études Gartner. Pour l’instant, l’essentiel du marché reste réalisé par des éditeurs de logiciels. Le chiffre d’affaires du logiciel à la demande est estimé autour de 11,7 milliards de dollars en 2010 par Forrester Research. Aujourd’hui, 60% du chiffre d’affaires mondial est réalisé aux États-Unis. Mais le phénomène devrait gagner d’autres pays. Vers 2020, le marché mondial devrait atteindre 56 milliards de dollars, estime Forrester Research.

Avec environ 3 millions d’entreprises clientes dans le monde, dont un million en Europe, Google réalise entre 500 millions et 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires dans le cloud. Enfin, Microsoft va investir 90% de son budget de R&D dans le cloud cette année, a indiqué Jean-Philippe Courtois, vice-président de Microsoft. Mais son chiffre d’affaires dans le domaine est estimé à «quelques centaines de millions de dollars par an», admet un responsable du groupe. Chacun propose sa solution. IBM, HP, Dell, Microsoft et Oracle veulent utiliser d’énormes «fermes» de serveurs pour stocker les informations et louer des puissances de calcul à leurs clients. Dans ce but, HP et Dell ont acquis des entreprises dans le stockage et la virtualisation des données, afin de concurrencer VMware, filiale d’EMC. Le marché séduit aussi des géants des télécoms comme Cisco, Ericsson et Huawei, et des acteurs spécifiques, tels Akamai, Rackspace Hosting ou Salesforce.

Apple se lance dans le cloud computing

Mots clés : 

Par Julie Desné
01/06/2011 | Mise à jour : 07:05 Réactions (45) 

Steve Jobs , PDG d'Apple
Steve Jobs , PDG d’Apple Crédits photo : Jeff Chiu/AP

Après Google et Amazon, la marque à la pomme mise sur l’«informatique dans le nuage», qui stocke des données en ligne plutôt que de les conserver sur son ordinateur. Steve Jobs lui-même détaillera le nouveau service lundi prochain.

C’est Steve Jobs en personne qui devrait présenter lundi prochain le très attendu iCloud la semaine prochaine à San Francisco. La marque à la pomme s’est dite prête à montrer son service de cloud computing, qui propose de stocker pour autrui des données en ligne plutôt que de les conserver sur son propre ordinateur. Les détails seront donnés par le charismatique PDG d’Apple qui devrait ainsi faire sa deuxième apparition depuis son congé maladie annoncé en janvier dernier, lors de la conférence annuelle –l’incontournable WWDC – qu’il organise le 6 juin pour ses programmateurs du monde entier à San Francisco.iCloud devrait surtout être utilisé par les consommateurs pour écouter leur musique d’où que ce soit. Apple mènerait ainsi des discussions avec Universal pour développer son service de musique en ligne en streaming. Le géant de l’Internet Google et le premier magasin au monde Amazon ont déjà lancé des services similaires, qui ne sont pas accessibles depuis les produits Apple, notamment l’iPhone.L’emblématique firme américaine tient à développer ce nouveau service d’informatique dématérialisée, qu’elle considère comme une des clés de son développement dans les prochaines années. Un immense centre pour regrouper les données a été construit en Caroline du Nord. Ce serait le plus grand site privé du genre outre-Atlantique, selon certains analystes. Lundi prochain, «Apple dévoilera sa nouvelle génération de logiciels, Lion, huitième édition du système d’exploitation Mac OS X, ainsi que iOS 5, la dernière version du système opérationnel pour appareils mobiles tels que la tablette iPad, le téléphone iPhone», précise-t-on chez Apple. Sauf surprise, le nouvel iPhone sera dévoilé plus tard.

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