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Le rôle d’un ou une Assistante PMO – Conduite du changement

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Le rôle d’un ou une Assistante PMO –

 

Conduite du changement

 

Description du poste

 

Vous participerez à des projets qui accompagnent les grandes entreprises, les PME et les organismes publics à réaliser des économies sur l’intégralité des postes de leur compte de résultats (frais de fonctionnement, frais professionnels, frais de personnel, amortissements, immobilier, taxes, …) et à obtenir des financements, aides ou subventions, sans jamais mettre en cause l’organisation ou les acquis sociaux.

Français : Maquette du projet de parc éolien o...

Français : Maquette du projet de parc éolien off-shore – « Sheringham Shoal » – Royaume-Uni (Photo credit: Wikipedia)

Vous travaillerez  au cœur des systèmes d’information, sur des projets de grand ampleur, en suivant les évolutions technologiques. Ils participent aux différentes étapes du cycle de vie d’un projet en s’appuyant sur une méthodologie complète et adaptée. Sur des projets spécifiques ou sur des progiciels du marché, les équipes interviennent de la conception technique à la mise en production du système, en passant par les phases de tests, de développements. Ils assurent également la maintenance et l’assistance à l’exploitation.

Avec une rémunération exclusivement indexée sur les résultats obtenus, les experts sont présents à travers le monde. Exemple : la France, Espagne, Royaume-Uni, Pologne, Belgique, Allemagne, Portugal, Hongrie, la République Tchèque et Canada…

English: A Casio 1.8" colour TFT liquid c...

English: A Casio 1.8″ colour TFT liquid crystal display which equips the Sony Cyber-shot DSC-P93A digital compact cameras. The scale in the picture is in cm. Français : Un écran à cristaux liquides TFT couleur Casio de 1,8″ qui équipe les appareils photographiques numériques compacts Sony Cyber-shot DSC-P93A. La règle dans l’image est graduée en cm. (Photo credit: Wikipedia)

Vous intégrez la Direction de l’Organisation et des Systèmes d’Information du Groupe.

Dans le cadre du projet d’entreprise de mise en place d’un ERP, nous recherchons un(e) collaborateur (trice) au sein de l’équipe Conduite des Changements, Organisation et Process. Rattachée au responsable de cette équipe, vous participez à toutes les phases du chantier Conduite des Changements, Organisation et Process.

Vos missions consisteront à  contribuer à la réalisation des audits des activités, des processus existants, (organisation, réalisation et cartographie de l’existant) confiés par votre responsable.

Vous serez amené à produire les différents supports de communication (LCD, plaquette de présentation, supports power-point pour les manifestations et réunions internes, auxquelles vous participerez)

Français : Jour des funérailles de Foch. Bâton...

Français : Jour des funérailles de Foch. Bâton de maréchal de France, du Royaume-Uni et de Pologne. (Photo credit: Wikipedia)

Vous mettrez à jour et animer le blog du projet d’ERP (actualités, documents, FAQ) et vous aurez en charge les animations et l’organisation logistique des évènements organisés dans le cadre du projet. Vous participez aux différents comités et mettre à jour le tableau des actions à l’issue de ces derniers.

Par ailleurs, vous organiserez la formation des futurs utilisateurs (élaboration des plannings de formation, rédaction des supports de formation, suivi de l’avancement du plan de formation) et assurer la consolidation des évaluations des acquis et de la satisfaction .Vous contribuez à l’analyse et la définition des plans d’actions à mettre en place.

Macro shot of an LCD monitor showing the red, ...

Macro shot of an LCD monitor showing the red, green and blue elements., with zoom-in (Photo credit: Wikipedia)

Enfin, vous êtes les garants de la bonne conduite du projet, vous détectez les risques relatifs

à la conduite du changement en étant à l’écoute de l’équipe projet et des collaborateurs et les

remonter au responsable de l’équipe.

L’expérience demandée :

De formation Bac + 2 (Communication, Gestion de Projet), type BTS/DUT, vous bénéficiez d’au moins 2 ans d’expérience dans une fonction similaire (stages et/ou expériences en alternance acceptés).

Très rigoureux(e), disponible, doté(e) d’une excellente capacité d’écoute, de synthèse et d’analyse.

Belgique

Belgique (Photo credit: mariag.)

La créativité alliée à un réel sens du contact et la  maitrise de  l’outil informatique et  du pack office sont indispensables.

 

 

 

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L’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) : la droite française

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6th President of the Fifth Republic of France ...

6th President of the Fifth Republic of France Nicolas Sarkozy (Photo credit: ©HTO3)

Avant la création de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), la droite et le centre-droit français ont été dominés par trois grandes familles politiques depuis l’après-guerre. Ce parti est un rassemblement de trois principales forces : gaulliste, libérale et du centre-droit.

17 novembre2002
 Le congrès fondateur de l’UMP (Union pour un mouvement populaire) crée un nouveau parti politique. L’UMP, d’abord appelé Union pour la majorité présidentielle, succède au RPR. Il a pour objectif de créer un parti unique de droite, et comprend également Démocratie libérale et des anciens membres de l’UDFAlain Juppé en sera le premier président jusqu’en 2004.
Voir aussi : Création – Congrès – Parti – Histoire de l’UMP – Alain Juppé– Histoire des Partis – Histoire de France – Le 17 Novembre – Année 2002

Cliquant sur le lien suivant : 

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 La famille gaulliste est née des mouvements de la Résistance, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle est dès ses origines assez composite idéologiquement, son unité résidant avant tout dans le soutien qu’apportent ses membres à la personne du Général de Gaulle. Le gaullisme peut cependant être considéré comme une résurgence démocratique de la tradition bonapartiste de la droite française.

Alain Juppé

Alain Juppé (Photo credit: Wikipedia)

Le Général ne souhaite d’ailleurs pas dans un premier temps structurer ses partisans au sein d’une formation politique, car il stigmatise l’inefficacité des partis politiques auxquels il reproche de plus se préoccuper de leur propre avenir (et de celui de leurs chefs de file) que de celui de la France.

Le principal trait idéologique des gaullistes de l’après-guerre est donc que la France a besoin d’un chef, au service de la Nation, rassemblant les Français au-delà des clivages partisans, à la tête d’un pouvoir exécutif fort et au sein d’une république dotée de nouvelles institutions.

Néanmoins, le « désamour » entre les Français et le Général de Gaulle sera assez rapide, suite à sa démission de chef du gouvernement en 1946.

Malgré la création du RPF (Rassemblement du peuple français), structure politique qui regroupe les partisans de De Gaulle, la famille gaulliste reste isolée politiquement face aux communistes, aux centristes et aux socialistes.

Incapable de prendre le pouvoir seule contre tous, elle perd progressivement en influence à la suite des revers successifs qu’elle connaît aux élections législatives.

La « crise algérienne », permettra cependant au Général d’apparaître comme le recours ultime pour restaurer l’autorité de l’État que la IVe République agonisante n’arrive plus à incarner malgré le très populaire président René Coty.

De Gaulle revient donc au pouvoir et ses partisans fondent un mouvement gaulliste, l’Union pour la nouvelle République, le 1er octobre 1958, qui deviendra l’UDR, et qui rassemble en son sein toutes les tendances gaullistes : ceux de droite, ceux de gauche (ex-socialistes pour la plupart), et les compagnons de routes de la société civile comme Malraux ou Pompidou :

(universitaire qui n’avait d’ailleurs pas été résistant).

 Lorsque Charles de Gaulle démissionne en 1969, les gaullistes se sentent orphelins, mais se retrouvent vite un chef en la personne de Georges Pompidou qui devient président de la République face au centriste Alain Poher. Après l’expérience progressiste de la Nouvelle société, menée par son Premier-ministre Jacques Chaban-Delmas, Pompidou va devenir l’artisan d’un ancrage définitif du gaulliste à droite de l’échiquier politique et choisit Pierre Messmer pour succéder à Chaban.

Jacques Chirac, l’un des disciples politiques de Pompidou, prendra la tête du parti en 1974, après avoir favorisé l’élection d’un non-gaulliste à l’élection présidentielle en la personne de Valéry Giscard d’Estaing (libéral). En 1976, ayant démissionné de son poste de Premier ministre, Jacques Chirac transforme la vieille UDR en RPR (Rassemblement pour la République) avec l’assentiment, parfois quelque peu contraint, de la majorité des barons du gaullisme.

Avec le RPR, le gaullisme devient un parti conservateur assez classique, même si son discours idéologique variera fortement

Français : Christian Vanneste Député UMP du No...

Français : Christian Vanneste Député UMP du Nord Vice-Président du CNI (Photo credit: Wikipedia)

en fonction des circonstances, ce que certains considèrent comme une marque de l’héritage pragmatique du Général de Gaulle. Plus nombreux sont ceux    qui y voient une volonté de transformer le mouvement gaulliste en une « machine » à porter Jacques Chirac à la plus haute fonction de l’État.

 Ainsi en 1978,  avec l’Appel de Cochin de Jacques Chirac, le gaullisme « flirte » avec un nationalisme anti-européen en stigmatisant « le parti de l’étranger » et en rejetant en bloc la construction européenne. De 1986 à 1988Jacques Chirac tente une politique très libérale que l’on dit inspirée de celle pratiquée par Margaret Thatcher ou encore Ronald Reagan. En 1993, avec Édouard Balladur en Premier ministre de la 2de cohabitation, c’est une politique modérée, presque centriste, qui est mise en œuvre, avant que Jacques Chirac ne fasse campagne en 1995 sur des thèmes plutôt de gauche comme la « fracture sociale ». Enfin, quelques mois plus tard, Alain Juppé, devenu Premier ministre, mène une politique de rigueur, mélange de libéralisme et de conservatisme. À l’occasion des élections européennes de 1999, Charles Pasqua, leader des gaullistes souverainistes, quitte le RPR pour fonder le RPF-IE et devance la liste RPR-DL menée par Nicolas Sarkozy.

Français : André FLAJOLET, politicien français

Français : André FLAJOLET, politicien français (Photo credit: Wikipedia)

En 2002, dirigé par Serge Lepeltier (intérim de la présidence), le RPR, est au moment de sa fusion au sein de l’UMP, un parti plus que jamais composite qui regroupe à la fois des gaullistes « traditionnels », des néo-gaullistes post-pompidoliens, des libéraux, des conservateurs voire des centristes et encore quelques gaullistes « de gauche » et quelques souverainistes.

Le libéralisme n’a jamais été un thème politique très porteur en France depuis le XXe siècle. Aussi, les libéraux mettront-ils assez longtemps à se structurer après-guerre.

C’est cependant de ce terreau que renaît le libéralisme, dans une version assez corporatiste, au sein du Centre national des indépendants et paysans (CNIP). Il faudra cependant attendre que les personnalités d’Antoine Pinay et de Valéry Giscard d’Estaingprennent de l’envergure politique pour que les libéraux retrouvent des chefs de file en France. Le CNIP connaît pendant les années 1960 une scission menée par VGE rassemblant au sein des Républicains indépendants les partisans d’un soutien du Général de Gaulle. Ce groupe parlementaire se transformera rapidement en un parti politique giscardien qui incarnera la famille libérale jusqu’à la création de l’UMP. Cependant, cette famille ne sera jamais en mesure de remporter les élections (législatives ou présidentielles) seules. Subissant l’opposition des gaullistes après la démission de Jacques Chirac de son poste de Premier ministre en 1976, VGE s’allie rapidement avec les partis centristes, issus de l’éclatement du MRP, qu’il regroupe lors des législatives de 1978 eu sein de l’UDF dont les deux principales composantes deviennent le Parti républicain (PR – héritier des Républicains indépendants) et le Centre des démocrates sociaux (CDS).

Union for a Popular Movement

Union for a Popular Movement (Photo credit: Wikipedia)

Le PR deviendra une force politique forte et sera une composante importante de l’ensemble des majorités de droite jusqu’en 1997, mais son identité libérale devient quelque peu floue du fait de l’image essentiellement centriste de l’UDF. En 1997, il change de nom pourDémocratie libérale après qu’Alain Madelin en est devenu le président. Plus que symbolique, ce nouveau nom incarne un changement d’attitude des libéraux qui assument pour la première fois l’identité idéologique de leur famille politique. En 1998, l’UDF éclate et DL devient indépendante, et devient l’alliée du RPR avec lequel elle fusionnera au sein de l’UMP en 2002.

Claude-Annick Tissot (UMP), borough councillor...

Claude-Annick Tissot (UMP), borough councillor of the 11th arrondissement of Paris. Political rally organized by the UMP at the Japy Gymnasium on February 27, 2008 on the theme “France and Israel’s friendship at the service of peace”, during the campaign for the 2008 town elections. (Photo credit: Wikipedia)

La famille centriste a longtemps été très composite, et par nature, a constitué une force politique pivot dont l’influence était d’autant plus forte qu’elle était nécessaire à l’émergence de coalitions politiques de centre-droit ou de centre-gauche. Après guerre, la IVe Républiquesera certainement la période où les centristes seront les plus influents. Rassemblés pour l’essentiel au sein du MRP, qui réunit desdémocrates-chrétiens mais aussi des centristes plus « laïques » de droite comme de gauche et dont le trait commun est qu’ils rejettent le gaullisme politique, les centristes seront de presque tous les gouvernements et constitueront avec la SFIO et l’UDSR la Troisième force.

Le succès électoral du parti gaulliste en 1962 marginalise le MRP, qui se retrouve dans l’opposition. Les centristes ne retrouvent une visibilité qu’en 1965 avec la candidature de Jean Lecanuet à l’élection présidentielle, qui, avec plus de 15,5% des suffrages au premier tour, conduit de Gaulle à un ballottage contre François Mitterrand.

Jean Lecanuet lance un nouveau parti, le Centre des démocrates sociaux (CDS), qui ne parvient pas à contester l’hégémonie gaulliste ni la structuration de l’Union de la gauche autour du Parti socialiste créé à Epinay. Ils soutiennent en 1974 la candidature du libéralValéry Giscard d’Estaing, entre à son gouvernement et créent en 1978 avec la droite non-gaulliste une coalition électorale, l’UDF, dont le président sera Jean Lecanuet jusqu’en 1988.

L’UDF comprenant une aile libérale, le Parti républicain (PR), et une aile centriste (principalement CDS), elle se situera pendant cette période au centre-droit. Après l’échec de VGE en 1981, elle soutient la candidature de Raymond Barre à l’élection présidentielle de 1988, face à un Jacques Chirac au programme plutôt libéral.

La tension entre le PR et le CDS s’accroît au milieu des années 1990, après l’échec d’Édouard Balladur à la présidentielle, qui bien que membre du RPR, était le candidat majoritairement soutenu par l’UDF et aurait pu devenir l’homme politique synthétisant le mieux les différents courants de l’UDF autour de sa personne. À la suite des élections régionales de 1998, le PR, devenu Démocratie libérale, soutient, contrairement au reste de l’UDF, les présidents de conseil régionaux élus avec les voix de conseillers Front National, et quitte l’UDF.

Le CDS, devenu entre temps Force démocrate fusionne avec les Adhérents directs, le PRIL de François Léotard et le PPDF (Parti populaire pour la démocratie française d’Hervé de Charette) au sein de la nouvelle UDF.

Official logo of the French Republic, used exc...

Official logo of the French Republic, used exclusively by its government and prefectures. (Photo credit: Wikipedia)

À la création de l’UMP, deux tiers des élus et un nombre difficile à déterminer d’adhérents de l’UDF rejoignent le nouveau parti. Mais pas François Bayrou, son président, qui maintient l’UDF comme force politique centriste indépendante. La plupart et quelques autres extérieurs à l’UDF se sont regroupés au sein du club Démocrate & Populaire.

2012
21 juillet
2012
Nathalie Kosciusko-Morizet candidate à la présidence de l’UMP.
14 juillet
2012
Dominique Dord candidat à la présidence de l’UMP.
30 juin
2012
François Fillon déclare sa candidature à la présidence de l’UMP sur Twitter: « Mon devoir est de rassembler toutes les familles de la droite et du centre. Je suis candidat à la présidence de l’UMP ! ».
2011
14-15 mai
2011
le Parti Radical (Jean-Louis Borloo) renonce à son statut de personne morale associée
12 janvier
2011
nouvelle équipe dirigeante de l’UMP:

  • secrétaire général: Jean-François Copé
  • secrétaires généraux adjoints: Marc-Philippe Daubresse, Hervé Novelli
  • vice-présidents du conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, Pierre Méhaignerie
  • président de la commission nationale d’investiture: Jean-Claude Gaudin
  • trésorier: Dominique Dord
  • délégué général au projet: Bruno Le Maire – déléguées générales adjointes: Valérie Rosso-Debord, Fabienne Keller
  • déléguée générale aux élections: Nadine Morano – délégués généraux adjoints: Bernard Deflesselles, Christian Kert
  • délégué général aux fédérations: Édouard Courtial – délégués généraux adjoints: Catherine Vautrin, Philippe Cochet
  • déléguée générale à la formation: Michèle Tabarot – délégués généraux adjoints: Jeannette Bougrab, Jérôme Chartier
2010
11 décembre
2010
conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux et Pierre Méhaignerie élus vice-présidents du conseil national
23 novembre
2010
élection pour la présidence du groupe UMP à l’Assemblée nationalesecond tour:

  • 182 voix Christian Jacob
  • 109 voix Jean Léonetti

premier tour:

  • 151 voix Christian Jacob (ex-RPR, président délégué de GénérationFrance.fr)
  • 84 voix Jean Léonetti (ex-UDF, vice-président du Parti Radical)
  • 47 voix Hervé Gaymard (ex-RPR)
  • 28 voix Nicolas Forissier (ex-DL, membre des Réformateurs)
17 novembre
2010
bureau politique; nouvel organigramme:

  • secrétaire général: Jean-François Copé
  • secrétaires généraux adjoints: Marc-Philippe Daubresse, Hervé Novelli
30 août
2010
Dominique Dord nommé trésorier de l’UMP
30 juillet
2010
Éric Woerth démissionne du poste de trésorier de l’UMP (annone le 13 juillet)
2009
24 janvier
2009
conseil national et bureau politique; nouvel organigramme:

  • secrétaire général: Xavier Bertrand
  • secrétaires généraux adjoints: Nathalie Kosciusko-Morizet, Éric Besson, Axel Poniatowski, Marc-Philippe Daubresse
  • porte-parole: Frédéric Lefebvre – porte-parole adjoint: Dominique Paillé
  • vice-présidents du conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo, Brice Hortefeux
  • délégué général en charge du programme: Pierre Méhaignerie
  • président de la commission nationale d’investiture: Jean-Claude Gaudin
2008
5 décembre
2008
Patrick Devedjian (nommé au gouvernement) démissionne de ses fonctions de secrétaire général de l’UMP; Xavier Bertrand secrétaire général par intérim (8 décembre)
24 septembre
2008
primaire interne au groupe UMP pour la présidence du Sénat:Inscrits: 152
Votants: 152
Exprimés: 151
Nul: 1

  • 78 voix (51,7%) Gérard Larcher
  • 56 voix (37,1%) Jean-Pierre Raffarin
  • 17 voix (11,3%) Philippe Marini
19 juin
2008
Christian Estrosi nommé secrétaire général adjoint
07 juin
2008
le Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP) renonce à son statut de personne morale associée
9 avril
2008
nouvel organigramme (pôle exécutif):

  • secrétaire général: Patrick Devedjian
  • secrétaires généraux adjoints: Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet
  • porte-parole: Dominique Paillé, Chantal Brunel, Frédéric Lefebvre
2007
6 octobre
2007
conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie élus vice-présidents du conseil national
25 septembre
2007
nouvel organigramme (pôle exécutif):

  • secrétaire général: Patrick Devedjian
  • secrétaires généraux adjoints: Dominique Paillé (annoncé le 2 juillet) et Philippe Cohet (annoncé le 5 juillet)
9 juillet
2007
Yves Jego et Nadine Morano nommés porte-parole
7 juillet
2007
conseil national: révision des statuts avec ajout de « dispositions applicables, par dérogation aux statuts, lorsque le Président en exercice de l’UMP devient Président de la République »
22 mai
2007
Brice Hortefeux (nommé au gouvernement) démissionne de ses fonctions de secrétaire général délégué de l’UMP; Patrick Devedjian le remplace
14 mai
2007
Nicolas Sarkozy (élu à la présidence de la République) démissionne de la présidence de l’UMP; Jean-Claude Gaudin président par intérim (conseil national)
6 mai
2007
second tour de l’élection présidentielle de 2007:53,06% Nicolas Sarkozy (élu) bat Ségolène Royal
22 avril
2007
premier tour de l’élection présidentielle de 2007:31,18% Nicolas Sarkozy
14 janvier
2007
congrès. soutien à l’élection présidentielle:Inscrits: 338 520
Votants:  233 779 (69,06%)
Exprimés: 229 303 (98,09%)
Blancs: 4 476 (01,91%)

  • 100% (229 303 voix) Nicolas Sarkozy
13 janvier
2007
candidat « gaulliste et républicain » à l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan démissionne de l’UMP
2006
2005
2 juin
2005
à la suite de la nomination de Nicolas Sarkozy au gouvernement, Jean-Claude Gaudin est nommé président délégué de l’UMP
2004
1er décembre
2004
nouvel organigramme (pôle exécutif):

  • président: Nicolas Sarkozy
  • secrétaire général: Pierre Méhaignerie
  • vice-président: Jean-Claude Gaudin
  • porte-parole: Valérie Pécresse, Luc Chatel
  • secrétaire général délégué: Brice Hortefeux
  • conseillers politiques: François Fillon, François Baroin
15-28 novembre
2004
congrès. élection à la présidence de l’UMP:Inscrits: 132 922
Suffrages exprimés: 70 830

  • 85,09% (60 266 voix) Nicolas Sarkozy
  • 09,10% ( 6 443 voix) Nicolas Dupont-Aignan
  • 05,82% ( 4 121 voix) Christine Boutin

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29 septembre
2004
primaire interne au groupe UMP pour la présidence du Sénat:Inscrits: 155
Votants: 151
Exprimés: 144
Blancs et nuls: 7

  • 95 voix (66%) Christian Poncelet
  • 49 voix (34%) Alain Lambert
16 juillet
2004
Alain Juppé démissionne de la présidence de l’UMP
13 juin
2004
élections européennes de 2004:l’UMP obtient 17 élus
6 avril
2004
François Baroin (porte-parole de l’UMP depuis 2003) nommé secrétaire général délégué de l’UMP
30 janvier
2004
Alain Juppé, président de l’UMP, condamné à 18 mois de prison avec sursis et 10 ans d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs du Rassemblement pour la République (RPR) à la mairie de Paris
2003
13 septembre
2003
comité constitutif de la Droite Libre; membres du bureau: Rachid Kaci (fondateur, secrétaire général et porte-parole de la Droite Libre, ex-DL), Jérôme Rivière (député; président de la Droite Libre; ex-DL), François d’Aubert (député; président du Club de réflexion de la Droite Libre; ex-DL), Etienne Blanc (député; ex-DL), Yannick Favennec (député;ex-DL), Béatrice Bourges Boyer Chammard (ex-DLC, président d’Audace et Responsabilité), Stéphane Bottiau, Alexis Bouchard (ex-DLC), Bertrand de Lesquen, Arnaud Dassier (ex-DL), Annick Marsal (présidente de Liberté et Responsabilité), Emmanuel Blanc (ex-DL), Thibaut Colcombet + Alexandre Del Valle (responsable du programme de La Droite Libre)
25 février
2003
contrat d’association entre l’UMP et le Club Nouveau Siècle (Philippe Dechartre, Jean-Jacques Aillagon, Hamlaoui Mekachera; gaullistes « de gauche » chiraquiens)
2002
17 novembre
2002
congrès fondateur du parti chiraquien unique. votes:Inscrits: 164 537
Votants: 48 174
Blancs: 554
Exprimés: 47 620

  • présidence:
    • 79,42% (37 822 voix) Alain Juppé
    • 14,91% (7 098 voix) Nicolas Dupont-Aignan
    • 03,17% (1 510 voix) Rachid Kaci
    • 01,70% (808 voix) Brigitte Freytag
    • 00,80% (382 voix) Mourad Ghazli

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  • nom:
    • 83,73% Union pour un Mouvement Populaire (UMP)
    • 11,48% Union Populaire
  • charte des valeurs: 96,45% de oui (0,89% de non)
  • statuts: 94,86% de oui (2,49% de non)
  • règlement intérieur: 93,89% de oui (2,64% de non)
13 novembre
2002
lancement par Alain Madelin des Cercles Libéraux
9 novembre
2002
Écologie Bleue (association auparavant associée à l’UDF) participe à la création du « réseau écologiste de l’UMP »
président: Patrice Hernu (ancien président d’Écologie Bleue)
porte-parole: Nathalie Kosciusko-Morizet (ex-RPR)
26-27 octobre
2002
congrès du Parti Radical « valoisien »: l’association à l’UMP est approuvée à la quasi-unanimité, malgré l’opposition de trois anciens présidents du parti: Didier Bariani (président de 1979 à 1983, président de la fédération de Paris de l’UDF), Yves Galland (président de 1988 à 1994, président du groupe UDF au Conseil de Paris) et Thierry Cornillet (président de 1997 à 1999)Thierry Cornillet lance « Convergences » afin de regrouper les radicaux fidèles à l’UDF
22 octobre
2002
le bureau politique du Rassemblement pour la France (RPF) autorise la double appartenance avec l’UMPle 24 octobre, Isabelle Caullery (parlementaire européen) fonde avec une vingtaine d’élus locaux RPF l’association Nation et Progrès pour adhérer à l’UMP
17 octobre
2002
31 députés libéraux de l’UMP lancent un « appel des réformateurs » (Hervé Novelli, Jean-Pierre Gorges)
9 octobre
2002
contrat d’association entre l’UMP et le Forum des Républicains Sociaux (Forum) de Christine Boutin
lancement par Pierre Lellouche du « courant » libéral Génération Liberté
8 octobre
2002
adoption du projet de Charte de l’UMP (unanimité) et des projets de statut de l’UMP (une abstention) par le Conseil des fondateurs
6 octobre
2002
les membres de la Nouvelle Union pour la Démocratie Française (UDF) ralliés à l’UMP tiennent une « convention des UDF pour l’Union », avec le soutien de Valéry Giscard d’Estaing: Philippe Douste-Blazy (ancien président du groupe UDF de l’Assemblée nationale), Jacques Barrot (ancien président du groupe Union du Centre), Pierre Méhaignerie (ancien président du Centre des Démocrates Sociaux, ancien président du groupe Union du Centre), Pierre-André Wiltzer (ancien porte-parole et ancien secrétaire général de l’UDF, ancien délégué général de « adhérents directes » de l’UDF), Hervé de Charette (ancien président-délégué de l’UDF, président du Parti Populaire pour la Démocratie Française), François Loos (président du Parti Radical « valoisien »), Dominique Paillé (ancien délégué général de l’UDF), Renaud Donnedieu de Vabres…
5 octobre
2002
conseil national extraordinaire du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP): l’association à l’UMP est approuvée à 87%
21 septembre
2002
le Rassemblement pour la République (RPR) et Démocratie Libérale (DL) votent pour leur disparition au sein du futur parti chiraquien unique
7 septembre
2002
Nicolas Dupont-Aignan (RPR, fondateur du club Debout la République) et Adrien Gouteyron (ancien secrétaire général du RPR) lancent un « courant gaulliste et républicain de l’UMP »
18 juin
2002
seconde structuration provisoire de l’UMP:

  • Direction collégiale: Alain Juppé (président, RPR), Jean-Claude Gaudin (vice-président délégué, DL), Philippe Douste-Blazy (secrétaire général, UDF)
  • Comité exécutif: Bernard Accoyer (RPR), Michèle Alliot-Marie (RPR), Édouard Balladur (RPR), Michel Barnier (RPR), Pierre Bédier (RPR), Xavier Darcos (RPR), Jean-Louis Debré (RPR), François Fillon (RPR), Hervé Gaymard (RPR), Serge Lepeltier (RPR), Renaud Muselier (RPR), Patrick Ollier (RPR), Dominique Perben (RPR), Josselin de Rohan (RPR), Nicolas Sarkozy (RPR), Jacques Barrot (UDF), Marie-Thérèse Boisseau (UDF), Hervé de Charette (UDF-PPDF), Renaud Dutreil (UDF), Nicole Fontaine (UDF), Gérard Longuet (UDF), Pierre Méhaignerie (UDF), André Rossinot (UDF-Parti Radical « valoisien »), Pierre-André Wiltzer (UDF), Nicole Ameline (DL), François d’Aubert (DL), Dominique Bussereau (DL), Dominique Dord (DL), Michel Herbillon (DL), Jean-François Mattei (DL), Henri de Raincourt (DL)
  • Conseil des fondateurs
9-16 juin 2002 élections législatives. lGroupe Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) obtient la majorité absolue des sièges avec 365 membres (356 membres et 9 apparentés)répartition des députés du groupe UMP par parti politique:

  • 211 RPR et apparentés (58%) : Jean-Claude Abrioux, Bernard Accoyer, Manuel Aeschlimann, Michèle Alliot-Marie, Alfred Almont, Jean-Paul Anciaux, René André, Philippe Auberger, Jean Auclair, Martine Aurillac, Roselyne Bachelot-Narquin, Édouard Balladur, Jean Bardet, Brigitte Bareges, François Baroin, Patrick Beaudouin, Pierre Bédier, Marc Bernier, André Berthol, Jean-Michel Bertrand, Léon Bertrand, Xavier Bertrand, Jean-Yves Besselat, Jean Besson, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Bruno Bourg-Broc, Chantal Bourrague, Michel Bouvard, Victor Brial, Philippe Briand, Bernard Brochand, Michel Buillard, Christian Cabal, Bernard Carayon, Gilles Carrez, Richard Cazenave, Jean-Yves Chamard, Jean-Paul Charié, Jean Charroppin, Jérôme Chartier, Roland Chassain, Jean-Marc Chavanne, Gérard Cherpion, Dino Cinieri, Geneviève Colot, Jean-François Copé, François Cornut-Gentille, Louis Cosyns, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Charles Cova, Paul-Henri Cugnenc, Henri Cuq, Olivier Dassault, Jean-Louis Debré, Christian Decocq, Lucien Degauchy, Richard Dell’Agnola, Patrick Delnatte, Jean-Marie Demange, Yves Deniaud, Bernard Depierre, Patrick Devedjian, Éric Diard, Jean Diébold, Michel Diefenbacher, Jean-Pierre Door, Guy Drut, Jean-Michel Dubernard, Philippe Dubourg, Jean-Pierre Dupont, Nicolas Dupont-Aignan, Marie-Hélène des Esgaulx, Christian Estrosi, Francis Falala, Jean-Michel Ferrand, François Fillon, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Jean-Michel Fourgous, Arlette Franco, Pierre Frogier, Yves Fromion, René Galy-Dejean, Jean-Paul Garraud, Daniel Garrigue, Jean de Gaulle, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Jean-Marie Geveaux, Franck Gilard, Georges Ginesta, Jean-Pierre Giran, Claude Girard, Jacques Godfrain, Jean-Pierre Grand, Claude Greff, François Grosdidier, Arlette Grosskost, Serge Grouard, Louis Guédon, Jean-Claude Guibal, Lucien Guichon, François Guillaume, Gérard Hamel, Emmanuel Hamelin, Joël Hart, Michel Heinrich, Michel Hunault, Christian Jacob, Christian Jeanjean, Yves Jego, Alain Joyandet, Didier Julia, Alain Juppé, Mansour Kamardine, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Jacques Lafleur, Robert Lamy, Pierre Lasbordes, Thierry Lazaro, Brigitte Le Brethon, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Pierre Lellouche, Dominique Le Mener, Jean Lemiere, Jean-Claude Lemoine, Gérard Léonard, Jean-Louis Léonard, Arnaud Lepercq, Jean-Pierre Le Ridant, Édouard Leveau, Gérard Lorgeoux, Thierry Mariani, Muriel Marland, Alain Marleix, Alain Marsaud, Jean Marsaudon, Philippe MartinHenriette Martinez, Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jacques Masdeu-Arus, Jean-Claude Mathis, Denis Merville, Damien Meslot, Gilbert Meyer, Jean-Claude Mignon, Marie-Anne Montchamp, Pierre Morange, Georges Mothron, Étienne Mourrut, Renaud Muselier, Jean-Pierre Nicolas, Jean-Marc Nudant, Patrick Ollier, Françoise de Panafieu, Robert Pandraud, Béatrice Pavy, Valérie Pecresse, Jacques Pélissard, Dominique Perben, Pierre-André Périssol, Étienne Pinte, Serge Poignant, Bérengère Poletti, Christophe Priou, Didier Quentin, Michel Raison, Éric Raoult, Jean-Luc Reitzer, Camille de Rocca Serra, Marie-José Roig, Jean-Marc Roubaud, Francis Saint-Léger, Frédéric de Saint-Sernin, Nicolas Sarkozy, André Schneider, Bernard Schreiner, Michel Sordi, Frédéric Soulier, Daniel Spagnou, Alain Suguenot, Hélène Tanguy, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Léon Vachet, Christian Vanneste, Catherine Vautrin, Alain Venot, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Jean-Luc Warsmann, Gérard Weber, Éric Woerth, Marie-Jo Zimmermann, Michel Lejeune (apparenté au grroupe), Franck Marlin (apparenté au groupe), François Vannson (apparenté au groupe), Georges Fenech (apparenté RPR), Béatrice Vernaudon (Tahoera’a Huiraatira, apparentée RPR)
  • 73 UDF et apparentés (20%) : Bertho Audifax, Jacques Barrot, Jacques Benisti, Jean-Louis Bernard (radical « valoisien »), Claude Birraux, Émile Blessig, Jacques Bobe, Marie-Thérèse Boisseau, Marcel Bonnot, Jean-Louis Borloo, Gilles Bourdouleix-Rondaert, Loïc Bouvard, Yves Bur, Yves Censi, Hervé de Charette, Jean-François Chossy, Jean-Louis Christ, René Couanau, Édouard Courtial, Yves Coussain, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Claude Decagny, Francis Delattre, Léonce Deprez, Renaud Donnedieu de Vabres, Philippe Douste-Blazy, Renaud Dutreil, Claude Gaillard, Alain Gest, Louis Giscard d’Estaing, Jean Grenet (radical « valoisien »), Laurent Hénart (radical « valoisien »), Pierre Hériaud, Patrick Herr, Patrick Hoguet, Édouard Jacque (radical « valoisien »), Christian Kert, Yvan Lachaud (rejoindra le groupe UDF le 01/10/2002), Marguerite Lamour, Édouard Landrain, Robert Lecou (radical « valoisien »), Jean-Marc Lefranc, Jacques Le Nay, Jean Leonetti (radical « valoisien »), Céleste Lett, François Loos (radical « valoisien »), Daniel Mach, Pierre Méhaignerie, Christian Menard, Alain Merly, Pierre Micaux, Jean-Marie Morisset, Jean-Marc Nesme, Dominique Paillé, Christian Philip, Michel Piron, Henri Plagnol, Jacques Remiller, Marc Reymann, Dominique Richard, Philippe Rouault, Michel Roumegoux, Xavier de Roux (radical « valoisien »), Martial Saddier, François Scellier (radical « valoisien »), Jean-Marie Sermier, Francis Vercamer (rejoindra le groupe UDF le 01/10/2002), Michel Voisin, Pierre-André Wiltzer, Gérard Grignon (apparenté au groupe), Antoine Herth (apparenté au groupe), Dominique Caillaud (apparenté UDF), Alain Ferry (apparenté UDF, apparenté au groupe)
  • 62 DL et apparentés (17%): Nicole Ameline, François d’Aubert, Sylvia Bassot, Étienne Blanc, Roland Blum, Jacques Briat, Chantal Brunel, Dominique Bussereau, François Calvet, Pierre Cardo, Antoine Carré, Luc-Marie Chatel, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Bernard Deflesselles, Jean-Jacques Descamps, Jacques Domergue, Dominique Dord, Gérard Dubrac, Yannick Favennec, Daniel Fidelin, Nicolas Forissier, Claude Gatignol, Maurice Giro, Claude Goasguen, François-Michel Gonnot, Jean-Pierre Gorges, François Goulard, Pierre Hellier, Michel Herbillon, Philippe Houillon, Sébastien Huyghe, Denis Jacquat, Aimé Kergueris, Marc Laffineur, Pierre Lang, Jean-Claude Lenoir, Pierre Lequiller, Geneviève Levy, Alain Madelin, Richard Mallié, Hervé Mariton, Jean-François Mattei, Pierre Morel-A-L’Huissier, Alain Moyne-Bressand, Yves Nicolin, Hervé Novelli, Bernard Perrut, Axel Poniatowski, Josette Pons, Jean Proriol, Marcelle Ramonet, Jérôme Rivière, Jean Roatta, Serge Roques, Max Roustan, Michèle Tabarot, Guy Teissier, Gérard Voisin, Michel Zumkeller, Jean-Pierre Soisson (Mouvement des Réformateurs, apparenté DL)
  • 4 RPF (1%): Jean-Jacques Guillet, Lionnel Luca, Jacques Myard, Philippe Pemezec
  • 14 divers droite (4%): Joël Beaugendre (Objectif Guadeloupe), Christine Boutin (ex-UDF, Forum des Républicains Sociaux),  Mayvonne Briot, Jean-Jacques Gaultier, Maryse Joissains Masini (ex-UDF), Gabrielle Louis-Carabin (Objectif Guadeloupe), Jean-François Mancel (ex-RPR), Nadine Morano, Jean-Marie Rolland, Jean-Charles Taugourdeau, Irène Tharin, Jean-Pierre Decool (apparenté au groupe), Yves Simon (apparenté au groupe), André Thien Ah Koon (apparenté au groupe)
  • indéterminé: Jean-Yves Hugon

répartition des députés du groupe UMP par étiquette électorale:

  • 206 UMP-RPR et apparentés
  • 70 UMP-UDF et apparentés
  • 62 UMP-DL et apparentés
  • 3 UMP-RPF: Lionnel Luca (Alpes-Maritimes 6e), Jacques Myard (Yvelines 5e), Jean-Jacques Guillet (Hauts-de-Seine 8e),
  • 1 UMP indéterminé: Jean-Yves Hugon
  • 14 UMP-divers droite: Joël Beaugendre (Objectif Guadeloupe), Christine Boutin (ex-UDF, Forum des Républicains Sociaux), Mayvonne Briot, Jean-Jacques Gaultier, Maryse Joissains Masini (ex-UDF), Gabrielle Louis-Carabin (Objectif Guadeloupe), Jean-François Mancel (ex-RPR), Nadine Morano, Jean-Marie Rolland, Jean-Charles Taugourdeau, Irène Tharin, Jean-Pierre Decool (apparenté au groupe), Yves Simon (apparenté au groupe), André Thien Ah Koon (apparenté au groupe)
  • 3 UDF: Jean-Marc Lefranc (Calvados 5e)*, Emile Blessig (Bas-Rhin 7e), Patrick Herr (Seine-Maritime 1re)
  • 1 RPF: Philippe Pemezec (Hauts-de-Seine 12e)*
  • 5 divers droite: Camille de Rocca-Serra (RPR dissident, Corse-du-Sud 2e)*, Francis Saint-Léger (RPR dissident, Lozère 1re)*, Catherine Vautrin (RPR dissidente, Marne 2e)*, François Vannson (RPR dissident, Vosges 3e,apparenté), Françoise de Panafieu (RPR dissidente, Paris 16e)

4 UMP-UDF ont préféré siéger au groupe UDF: Anne-Marie Comparini (Rhône 1re)*, Jean-Pierre Abelin (Vienne 4e), Pierre-Christophe Baguet (Hauts-de-Seine 9e), André Santini (Hauts-de-Seine 10e)*. N.B.: Anne-Marie Comparini et André Santini avaient indiqué durant leur campagne qu’ils siègeraient au groupe UDF

1 UMP-divers droite a préféré siéger parmi les non-inscrits: François-Xavier Villain (Nord 18e) – il s’apparentera au groupe UMP le 06/03/2003

* députés non sortants

21 mai
2002
structuration provisoire de l’UMP pour les élections législatives:

  • Comité permanent: Philippe Douste-Blazy (UDF), Jean-Claude Gaudin (DL), Serge Lepeltier (RPR)
  • Porte-parole: Nicole Guedj (UDF), Pierre Bédier (RPR), Henri Plagnol (UDF), Pierre Lequiller (DL), Patrick Stefanini (RPR)
  • Conseil politique: Édouard Balladur (ancien Premier ministre RPR), Alain Juppé (ancien Premier ministre RPR), Philippe Douste-Blazy (président du groupe UDF à l’Assemblée nationale), Jean-Louis Debré (président du groupe RPR à l’Assemblée nationale), Jacques Pelletier (président du groupe RDSE au Sénat, divers droite), Josselin de Rohan (président du groupe RPR au Sénat), Henri de Raincourt (président du groupe RI au Sénat, DL), Hervé de Charette (UDF, président du PPDF), Serge Lepeltier (président délégué du RPR), Pierre-André Wiltzer (UDF), François d’Aubert (DL), Marie-Thérèse Boisseau (UDF), Jacques Barrot (UDF), Jean-Claude Gaudin (DL), Pierre Méhaignerie (UDF), André Rossinot (UDF, Parti Radical « valoisien »)
  • Conseil des fondateurs
16 mai
2002
le Forum des Républicains Sociaux (Forum) de Christine Boutin (ex-UDF) adhère à l’UMP
15 mai
2002
François d’Aubert (député DL, président d’Économie et Liberté: ECOLIB) lance une « Force Libérale au sein de l’UMP »
11 mai
2002
publication d’une liste de 523 candidats investis par l’UMP. Les candidats investis se sont engagés à:

  • déposer leur candidature aux élections législatives sous la bannière de l’ »Union pour la Majorité Présidentielle »
  • soutenir pendant les cinq ans à venir l’action du Président de la République et de son gouvernement et reprendre cet engagement dans leur profession de foi
  • s’inscrire en cas de succès au sein d’un groupe UMP commun à l’Assemblée Nationale
  • participer à la préparation des assises constitutives de l’UMP, qui se tiendront à l’automne 2002

L’UMP présente en tout 540 candidats (sur 577 circonscriptions):

  • pas de candidat UMP face à 13 députés UDF sortants, qui seront réélus: Rudy Salles (Alpes-Maritimes 3e), François Sauvadet (Côte-d’Or 4e), Hervé Morin (Eure 3e), Maurice Leroy (Loir-et-Cher 3e), François Rochebloine (Loire 3e), Charles de Courson (Marne 5e), Emile Blessig (Bas-Rhin 7e), Francis Hillmeyer (Haut-Rhin 6e), Bernard Bosson (Haute-Savoie 2e), Patrick Herr (Seine-Maritime 1re), Pierre Albertini (Seine-Maritime 2e), Gilles de Robien (Somme 2e), Jean-Luc Préel (Vendée 1re)
  • pas de candidat UMP face à 2 députés souverainistes (MPF et apparenté) sortants, qui seront réélus: Philippe de Villiers (Vendée 4e), Joël Sarlot (Vendée 5e)
  • pas de candidat UMP face à Charles Millon (Rhône 7e), président de la Droite Libérale-Chrétienne (élu en 1997 dans une autre circonscription), battu par la gauche
  • la situation dans les 21 autres circonscriptions sans candidat UMP:
    • 10 nouveaux élus UDF: Jean-Marc Lefranc (Calvados 5e)*, Rodolphe Thomas (Calvados 2e)*, Jean-François Régère (Gironde 5e – rejoindra le groupe UMP le 04/10/2002)*, Nicolas Perruchot (Loir-et-Cher 1re)*, Gilles Artigues (Loire 1re)*, Gérard Vignoble (Nord 8e)*, François Bayrou (Pyrénées-Atlantiques 2e)*, Stéphane Demilly (Somme 5e)*, André Santini (Hauts-de-Seine 10e)*, Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis 5e)
    • 11 députés de gauche élus ou réélus

L’UMP présente un candidats face à 4 députés de droite sortants, qui se représentent avec l’étiquette UDF: Jean-Jacques Jégou (UDF, Val-de-Marne 4e), Anne-Marie Idrac (UDF, Yvelines 3e), Gilbert Gantier (DL, Paris 15e) et Jean-Bernard Raimond (RPR, Bouches-du-Rhône 14e)

* députés non sortants

6 mai
2002
Jean-Pierre Raffarin (DL) nommé Premier ministre
5 mai
2002
second tour de l’élection présidentielle de 2002:82,21% Jacques Chirac (élu) bat Jean-Marie Le Pen
25 avril
2002
trois composantes de la Nouvelle Union pour la Démocratie Française (UDF) adhèrent à l’UMP:

  • le Parti Radical « valoisien » (François Loos)
  • le Parti Populaire pour la Démocratie Française (PPDF, Hervé de Charette)
  • Écologie Bleue (Patrice Hernu, dissident de Génération Écologie)
24 avril
2002
le bureau politique du Rassemblement pour la République (RPR) approuve à l’unanimité (moins l’abstention de Philippe Séguin) la création de l’UMP39 députés de Démocratie Libérale (DL) sur 43 signent un texte approuvant la création de l’UMP (les 4 non signataires sont Alain Madelin, François d’Aubert, François Goulard et le souverainiste Joël Sarlot)
23 avril
2002
Philippe Douste-Blazy, président du groupe UDF de l’Assemblée nationale, annonce la création d’une nouvelle structure chiraquienne, destinée à remplacer l’Union en Mouvement (UEM) et à se transformer en parti chiraquien unique: l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP)
21 avril
2002
premier tour de l’élection présidentielle de 2002:19,88% Jacques Chirac
27 février
2002
Philippe Douste-Blazy (président du groupe UDF de l’Assemblée nationale) et Jean-François Mattei (président du groupe DL de l’Assemblée nationale) publient un appel à voter pour Jacques Chirac, signé par 109 parlementaires* non RPR:- 33 députés DL sur 43 (Jean-François Mattei, Sylvia Bassot, Roland Blum, Dominique Bussereau, Pascal Clément, Georges Colombier, Bernard Deflesselles, Franck Dhersin, Laurent Dominati, Dominique Dord, Nicolas Forissier, Gilbert Gantier, Claude Gatignol, Claude Goasguen, Pierre Hellier, Michel Herbillon, Denis Jacquat, Aimé Kergueris, Marc Laffineur, Jean-Claude Lenoir, Pierre Lequiller, Michel Meylan, Alain Moyne-Bressand, Yves Nicolin, Paul Patriarche, Bernard Perrut, Jean Proriol, Marcelle Ramonet, Jean Rigaud, Jean Roatta, Jean-Pierre Soisson, Guy Teissier, Gérard Voisin)- 24 députés UDF sur 67 (Philippe Douste-Blazy, Jacques Barrot, Claude Birraux, Marie-Thérèse Boisseau, Bernard Bosson, Yves Bur, Jean-François Chossy, René Couanau, Yves Coussain, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Claude Decagny, Francis Delattre, Renaud Donnedieu de Vabres, Renaud Dutreil, Patrick Herr, Bernadette Isaac-Sibille, Christian Kert, Jean Leonetti, Roger Lestas, François Loos, Christian Martin, Henri Plagnol, Michel Voisin, Pierre-André Wiltzer)- 25 sénateurs RI (DL et UDF) sur 41 (Henri de Raincourt, José Balarello, Jacques Blanc, Jean-Claude Carle, Marcel-Pierre Cleach, Jacques Dominati, Jean-Paul Émin, Jean-Paul Emorine, Hubert Falco, René Garrec, Jean-Claude Gaudin, Louis Grillot, Françoise Henneron, Jean-François Humbert, Jean-Marc Juilhard, Jean-Philippe Lachenaud, Jacques Larché, Serge Mathieu, Philippe Nachbar, Jean Pépin, Jean-Pierre Raffarin, Henri Revol, Bernard Saugey, Henri Torre, François Trucy)- 13 sénateurs UC (UDF) sur 53 (Jean-Paul Amoudry, Jacques Baudot, Claude Belot, Jean-Guy Branger, Jean-Pierre Cantegrit, Jean Faure, Pierre Hérisson, Pierre Jarlier, Alain Lambert, Marcel Lesbros, Jean-Marie Poirier, Xavier de Villepin, Jean-Paul Virapoullé)- 5 sénateurs RDSE (UDF ou apparenté) sur 20 (Gilbert Barbier, Pierre Laffitte, Aymeri de Montesquiou, Georges Mouly, Jacques Pelletier)

– 1 sénateur non-inscrit (Hubert Durand-Chastel)

* en fait 101 parlementaires: les députés Jean-Louis Bernard, Dominique Caillaud, Léonce Deprez, Gérard Grignon, Jean-Marie Morisset et Arthur Paecht, et les sénateurs Daniel Bernardet (UC) et Alain Dulait (UC), ont démenti avoir signé l’appel. Tous, à l’exception de Gérard Grignon, soutiennent alors François Bayrou.

11 février
2002
candidature de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 2002
2001
4 avril
2001
Alternance 2002 devient l’Union en Mouvement (UEM)
13-16 janvier
2001
à l’initiative de Jérôme Monod (conseiller politique de Jacques Chirac, président de la République), publication dans Le Figaro du texte « France Alternance: pour un nouveau contrat politique » rédigé par Renaud Dutreil (UDF), Hervé Gaymard (RPR) et Dominique Bussereau (DL) et signé par 337 parlementaires de droitecréation de l’association Alternance 2002
10 janvier
2001
Édouard Balladur propose les statuts d’un parti unique de la droite: l’Union pour la Réforme (UPR)
2000
24 novembre
2000
Dominique Baudis (président du comité éditorial du Figaro) est à l’initiative d’un appel à l’union publié dans Le Figaroet signé par 364 parlementaires de droite
1999
20 septembre
1999
création du club Dialogue et Initiative par Michel Barnier (RPR), Jacques Barrot (UDF), Dominique Perben (RPR) et Jean-Pierre Raffarin (DL)

L’UMP divisée sur la création de « mouvements » au sein du parti

Le Monde.fr avec AFP | 02.05.2012 à 17h31 • Mis à jour le 02.05.2012 à 17h59

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Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, et Xavier Bertrand, son prédecesseur

Le mercredi 2 mai, dans une interview au Figaro, Jean-François Copé a annoncé qu’il est favorable à la création de « mouvements » au sein de l’UMP« En application des statuts de l’UMP, je proposerai à mes amis, après le 6 mai, de permettre aux différentes sensibilités de pouvoir s’exprimer plus fortement en créant des mouvements au sein de l’UMP », a-t-il déclaré.

Le matin même, Jean-Pierre Raffarin a annoncé son souhait de créer un mouvement : « Je peux vous annoncer que ma famille politique, qui est celle des humanistes de l’UMP, nous allons nous organiser en mouvement et nous allons répondre à cet appel de la diversité », a déclaré sur France Info l’ancien premier ministre. « La division de l’UMP elle servirait qui ? Elle servirait le FN et le PS. Et nous ne voulons ni aider le FN, ni le PS. Donc, nous voulons rester, rassemblés, unis », tout en cultivant la diversité, a-t-il conclu.

La « diversité » à l’UMP « a été garantie et assurée depuis que Jean-François a en charge les destinées » du parti, a souligné Marc-Philippe Daubresse, centriste et secrétaire général adjoint de l’UMP. « Ca nécessite bien sûr un conseil national, qui délibère sur le poids de ces mouvements et les moyens qu’on leur accorde », a-t-il précisé.

Le député Damien Meslot, proche de Xavier Bertrand, le prédécesseur de M. Copé à l’UMP, a exhorté quant à lui le secrétaire général du parti à « se concentrer sur le 6 mai » et « la victoire » de Nicolas Sarkozy. Il rappelle par ailleurs « qu’il appartiendra à Nicolas Sarkozy, seul, une fois réélu, de donner les orientations qu’il souhaite pour l’UMP ». Xavier Bertrand, rival de Jean-François Copé a pour sa part déclaré ce matin au micro de RMC : « C’est pour l’après-6 mai ? Eh bien parlons-en après le 6 mai ! »

Jean-François Copé a également annoncé la tenue d’un bureau politique dès le 7 mai. Il permettra d’évoquer, « dans la foulée » de la présidentielle, « le lancement de la campagne des législatives » de juin et « proposer d’installer un comité national de campagne en liaison, cela va de soi, avec notre président » Nicolas Sarkozy.

A l’UMP, Copé joue les réseaux, Fillon l’opinion

LE MONDE | 02.08.2012 à 12h00 • Mis à jour le 02.08.2012 à 12h07

Par Alexandre Lemarié et Vanessa Schneider

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François Fillon et Jean-François Copé, le 26 mai 2012, à Paris.

L’un postule officiellement, l’autre pas. François Fillon s’est déclaré candidat

à la présidence de l’UMP fin juin par l’intermédiaire de son compte Twitter.

Jean-François Copé, l’actuel secrétaire général du mouvement, compte faire

acte de candidature autour du 25 août, date à laquelle il réunira ses partisans

à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône. L’ancien premier ministre

et le député et maire de Meaux (Seine-et-Marne) seront les deux principaux

candidats à l’élection qui aura lieu fin novembre lors d’un congrès de l’UMP.

A QUI PROFITE LA PARTICIPATION ?

Seuls les 264 137 adhérents à jour de cotisation, au 30 juin 2012, ont le droit de voter. Ils éliront leur président par un vote papier, dans les fédérations, alors que depuis sa création, en 2002, l’UMP avait toujours utilisé le vote électronique.

L’ampleur de la participation pourrait avoir une influence sur le résultat. Plus elle sera élevée, plus François Fillon aura de chances de l’emporter, estiment ses partisans. Leur raisonnement découle de l’analyse des sondages, qui créditent l’ex-premier ministre d’une cote de popularité élevée chez les sympathisants du parti.

A l’inverse, M. Copé espère que le nombre de votants sera limité à quelques dizaines de milliers de personnes. Grâce au réseau qu’il a tissé dans le parti, le numéro un de l’UMP pense qu’il serait avantagé si seuls les militants actifs votaient.

DES RÉSEAUX STRUCTURÉS

Des responsables des fédérations et quelques parlementaires commencent déjà à afficher leur préférence. A la tête du parti, Jean-François Copé dispose de solides réseaux dans les fédérations. Ses équipes ont annoncé de nombreux ralliements dans plusieurs départements.

Parmi les dirigeants du parti, il a reçu le soutien de l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, tandis que François Fillon peut compter sur Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, qui dirige sa campagne. De nombreuses figures de l’UMP ne se sont pas encore prononcées comme François Baroin, Xavier Bertrand ou Christian Estrosi. Ces deux derniers pourraient basculer dans le camp Fillon in fine. Reste à savoir si les militants suivront les consignes de leurs grands élus.

LA BATAILLE DES « TICKETS »

François Fillon a pris de l’avance en annonçant très tôt son équipe. Avec Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et Eric Ciotti, il dispose d’une équipe solide et complémentaire qui couvre à la fois le champ chiraquien et celui de la droite sociale ainsi que les partisans d’une droite sécuritaire en la personne de M. Ciotti.

Pour Jean-François Copé, la tâche s’annonce plus délicate. En plus de Jean-Pierre Raffarin, il lui faut trouver une femme avec laquelle il pourrait constituer un ticket. Ses proches, comme Nadine Morano ou Valérie Rosso-Debord, ont été battues aux législatives et ne peuvent donc être lancées en première ligne. Reste Rachida Dati, qui bénéficie d’une bonne cote de popularité mais dont la personnalité divise au sein du parti, ou Michèle Tabarot, députée des Alpes-Maritimes, et Catherine Vautrin, dans la Marne, qui ne sont guère connues du grand public. M. Copé se rendra mercredi au Cannet, pour un meeting commun avec Mme Tabarot.

Lire aussi : Jean-François Copé drague les militants UMP sur la Côte d’Azur

2017 EN LIGNE DE MIRE

Une ligne de clivage nette apparaît entre les deux principaux candidats. Pour François Fillon, l’élection interne du parti est « une primaire avant l’heure », car elle tranchera la question du leadership et servira de tremplin pour la prochaine présidentielle. Jean-François Copé, lui, souhaite déconnecter ce scrutin de celui de 2017.

Lire aussi : Fillon pense déjà à 2017, Copé ne veut pas de malentendu

Dans son esprit, le congrès de l’UMP ne sert qu’à désigner celui qui fera tourner le parti jusqu’en 2015, avec l’objectif de lancer « la reconquête » aux élections municipales de 2014.

Quand l’ancien locataire de Matignon se présente comme un chef d’Etat s’adressant aux Français, le maire de Meaux souligne ses qualités d’organisateur à la tête du parti. M. Copé se veut respectueux du calendrier de l’UMP, qui prévoit un renouvellement des instances en 2015 et une primaire élargie en 2016, pourtenter de montrer qu’il ne brûle pas les étapes menant à la présidentielle.

FAVORI DES SONDAGES CONTRE CHEF DE PARTI

François Fillon bénéficie de nombreux atouts. Il est auréolé de son statut d’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, ce qui lui confère une bonne cote de popularité. Il est également le favori des sondages. Selon une étude IFOP publiée vendredi 20 juillet par Le Figaro, 62 % des sympathisants UMP disent souhaiter levoir prendre la tête du parti contre seulement 21 % pour Jean-François Copé.

Lire aussi : Jean-François Copé croit davantage au pays réel qu’aux sondages

Ce dernier dispose d’autres avantages. Depuis son accession à la tête de l’UMP, il fait le tour des fédérations et est apprécié des militants qui, eux, votent, contrairement aux sympathisants. Il a également nommé de nombreux cadres qui sont prêts à rouler pour lui. Par ailleurs, il incarne une ligne plus droitière que François Fillon, ce qui constitue une force auprès des militants. Sa faiblesse aux yeux de certains : n’avoir été que ministre du budget, ce qui ne le place pas au rang d’homme d’Etat comme François Fillon.

Alexandre Lemarié et Vanessa Schneider

Un scrutin réservé aux adhérents du parti

Corps électoral L’UMP compte 264 137 adhérents à jour de cotisation au 30 juin 2012.

Candidatures Pour pouvoir se présenter, chaque candidat doit présenter, lors du dépôt de sa candidature, un nombre de parrainages équivalent à 3 % au moins des 264 137 adhérents à jour de cotisation, soit au minimum 7 924 parrains répartis sur au moins dix fédérations différentes. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au mardi 18 septembre.

Dates La campagne officielle auprès des militants aura lieu du 5 octobre au 17 novembre. Le congrès aura lieu les dimanche 18 et 25 novembre, si un second tour est nécessaire.

Procédure Les militants UMP éliront leur président par un vote papier, dans les fédérations. Chaque candidat à la présidence se présente avec un vice-président délégué et un secrétaire général.

L’UMP cette « machine de guerre »

destinée à se faire élire et réélire

Philippe David propose un livre politique sans parti pris pour se faire une opinion sur la classe politique française. Dans « De la rupture aux impostures », il revient sur la création de l’UMP et les ambitions des « sarkozystes » pour la prochaine élection présidentielle (Extraits 1/2).

Grand parti de la droite et du centre

Publié le 28 avril 2012

L’UMP peut-elle encore se revendiquer du gaullisme ? Crédit Reuters/Charles Platia

L’UMP peut-elle encore se revendiquer du gaullisme ? Impossible sachant que c’est avec un gouvernement UMP que la France est retournée dans le giron de l’OTAN dont le Général de Gaulle l’avait fait sortir en 1966, en pleine guerre froide. Le gaullisme, ce mélange purement français de nationalisme, de bonapartisme et de christianisme social, dont l’essence est la relation entre un homme et le peuple, peut-il être représenté par un Parti qui, en votant le traité de Lisbonne copie conforme de la Constitution Européenne rejetée par 55% des français, a piétiné sans vergogne la volonté populaire ? Bien sûr que non.

L’UMP peut-elle se revendiquer du libéralisme cher à Alain Madelin et aux anciens de Démocratie Libérale ? Bien sûr que non, Nicolas Sarkozy étant un Président fondamentalement interventionniste ayant crée une bonne trentaine de taxes et d’impôts nouveaux pendant son quinquennat, bref, tout le contraire du libéralisme économique.

L’UMP peut-elle se réclamer du « centrisme démocrate chrétien » ? Non plus, le fameux « bouclier fiscal » ou la baisse des remboursements à répétition n’étant pas franchement compatibles avec la conception de la société des démocrates chrétiens.

Bref l’UMP est partout et nulle part : Tantôt très à droite, tantôt très au centre tantôt plus écologiste que les Verts avec des propositions plus extravagantes les unes que les autres comme la « taxe piquenique » ou « la taxe carbone » qui n’ont Dieu merci jamais vu le jour. Inutile de dire que le tropisme écologique de l’UMP appelant les Français à réduire leurs rejets de CO2 prête à rire quand on voit le Premier Ministre François Fillon partir en week-end en avion alors qu’il se rend à 300 kilomètres de Paris ! (…)

Le RPR, qui se voulait gaulliste au départ, est rapidement devenu un parti chiraquien, c’est à-dire dont le seul but était d’amener Jacques Chirac au pouvoir, chose faite en 1995. En 2002, une fois Chirac réélu et avec Nicolas Sarkozy à sa tête, l’UMP est devenue un parti sarkozyste dont le seul but était d’amener Nicolas Sarkozy au pouvoir, chose faite en 2007 mais, une fois le leader élu et les promesses de campagne systématiquement oubliées, les électeurs se vengent lors des élections suivantes. Ceci explique pourquoi cette « machine à gagner » a perdu depuis sa création toutes les élections locales au point de voir le Sénat basculer à gauche, ses seules victoires étant la présidentielle et les législatives de 2007.

Mais si à l’UMP on manque cruellement d’idées, on ne manque pas d’hommes ni de femmes prêts à tout pour faire main basse sur le parti en espérant être le ou la candidat(e) du mouvement à la présidentielle de 2017.

Jean-François Copé est en première ligne, lui qui dès le mois de novembre 2007 reconnaissait « penser à la présidentielle de 2017 » (on ne peut pas dire qu’il n’ait pas une vision à long terme). Après avoir pris les clefs du parti à son ennemi juré Xavier Bertrand, il est évident qu’il a tout intérêt à une défaite de Nicolas Sarkozy et qu’il « désarkozysera » l’UMP immédiatement après les législatives pour en faire un parti « copéiste ». L’ex-protégé d’Alain Juppé, qui contrairement à Nicolas Sarkozy était chiraquien en 1995, se voyait déjà Président de la République dans la cour du lycée Victor Duruy comme le racontent Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin dans leur livre « Copé, l’homme pressé » – Éditions l’Archipel. Jean- François Copé est quelque part le sosie politique de Jacques Chirac exacerbé : il a encore moins d’idées que Jacques Chirac et encore plus d’ambition que lui. Il a donc toutes les qualités pour faire une grande carrière dans la politique française.

Il y aura aussi Xavier Bertrand, son frère ennemi, qui n’a pas lui non plus d’idées mais qui n’a ni le culot ni le charisme de son concurrent mais qui misera sur la première défaite du parti à une élection pour tenter de tuer politiquement son adversaire comme les mitterrandistes ont défi nitivement achevé Michel Rocard lors des élections européennes de 1994.

Deux femmes seront également en première ligne : Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet. Elles joueront sur le fait d’être des femmes, symboles de renouveau, mais étant toutes les deux des technocrates pur jus, elles auront du mal à faire croire qu’elles sont différentes. Entre les deux l’avantage va clairement à Valérie Pécresse qui est plus « tueuse » que « NKM » à qui ses adversaires reprocheront son boboïsme tragique (pour reprendre une expression de Serge Moati) et ses taxes en tous genres au nom de l’écologie.

Bref, la machine de guerre UMP est aujourd’hui un colosse aux pieds d’argile, tiraillé entre des courants antinomiques, des ambitions personnelles irréconciliables et une absence de projet flagrante qui implosera certainement en cas de défaite au printemps prochain. C’est dire si le pari de Nicolas Sarkozy d’être réélu est un pari insensé.

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Extraits de De la rupture aux impostures, Éditions du Banc d’Arguin – Édition : collection « EXPRESSION » (9 avril 2012)

François Fillon

François Fillon
UMP regional elections Paris 2010-01-21 n13.jpg

François Fillon, lors d’un meeting de l’UMP, le21 janvier 2010.

Fonctions
19e Premier ministre français
(167e chef du gouvernement)
17 mai 2007 – 10 mai 2012
(4 ans, 11 mois et 23 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
François Fillon III
Législature XIIIe législature
Coalition Majorité présidentielle
UMP – NC – RAD – LGM – MPF – CPNT
Prédécesseur Dominique de Villepin
Successeur Jean-Marc Ayrault
Ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement
22 février 2012 – 10 mai 2012
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Nathalie Kosciusko-Morizet
Successeur Nicole Bricq (Écologie et Développement Durable)
Cécile Duflot (Logement)
Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
31 mars 2004 – 31 mai 2005
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Luc Ferry
Successeur Gilles de Robien
Ministre des Affaires sociales, du Travail
et de la Solidarité
7 mai 2002 – 30 mars 2004
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I
Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur Élisabeth Guigou
Successeur Jean-Louis Borloo
Président du conseil régional
des Pays de la Loire
20 mars 1998 – 16 mai 2002
Prédécesseur Olivier Guichard
Successeur Jean-Luc Harousseau
Ministre délégué à la Poste,
aux Télécommunications et à l’Espace
7 novembre 1995 – 2 juin 1997
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé II
Prédécesseur François Fillon (Ministre des Technologies et de l’Information)
Successeur Christian Pierret
Ministre des Technologies de l’Information
et de la Poste
18 mai 1995 – 7 novembre 1995
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé I
Prédécesseur José Rossi
Successeur François Fillon (Ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l’Espace)
Ministre de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche
30 mars 1993 – 11 mai 1995
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Jack Lang
(Enseignement supérieur)
Hubert Curien
(Recherche)
Successeur Jean de Boishue (Enseignement supérieur)
Élisabeth Dufourcq (Recherche)
Biographie
Nom de naissance François Charles Armand Fillon1
Date de naissance 4 mars 1954 (58 ans)
Lieu de naissance Le Mans (SartheFrance)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPRUMP
Conjoint Penelope Kathryn Clarke
Diplômé de Université du Maine
Université Paris Descartes
Profession Assistant parlementaire
Religion Catholicisme
Signature François Fillon Signature.svg

NOS VALEURS

Notre projet repose sur des valeurs fondatrices qui inspirent et guident notre engagement : Liberté, Responsabilité, Solidarité, notre Nation, l’Europe. Nous affirmons deux principes pour restaurer la confiance des Français dans l’action publique : écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux.

LA LIBERTÉ

Elle est la valeur essentielle qui permet à chacun d’imaginer, d’agir, de créer, de s’exprimer. La liberté se manifeste à tous les niveaux de notre société. Pour autant, la liberté ne doit pas faire oublier le respect dû à chacun de nos concitoyens. Elle invite à la responsabilité et ouvre la voie à la générosité.

LA RESPONSABILITÉ

Etre libre, c’est être responsable. Etre responsable c’est avoir conscience des droits mais aussi des obligations à l’égard de la communauté nationale et des générations futures

LA SOLIDARITÉ

La cohésion sociale se bâtit sur la solidarité. Elle permet à chacun de se protéger contre les aléas de la vie : maladie, handicap, dépendance ou chômage. Mais la solidarité respecte l’individu et doit pour cela ne pas se transformer en assistanat. Le sens de la solidarité, c’est de donner à chacun la possibilité d’une nouvelle chance.

NOTRE NATION

La Nation républicaine fonde notre identité commune. Elle est riche d’une histoire dont nous sommes fiers. Elle a forgé et forge notre volonté de vivre ensemble, de bâtir une destinée commune. La Nation républicaine se vit à travers des symboles. Elle n’est cependant pas un concept figé.

L’EUROPE

La valeur de l’Europe est de construire un projet commun, élargissant ainsi les perspectives de chacun des états membres. Elle exige d’inventer les formes d’une construction où chaque pays conserve son identité tout en s’unissant aux autres. Nous refusons la vision d’une Europe qui se réduirait à la seule coopération économique.

Les instances Nationales

Englobant le Président, le Congrès, le Conseil National, le Bureau Politique, les Secrétaires Nationaux et le Comité d’Orientation ainsi que la Commission Nationale d’Investiture, Ce sont les instances solennelles du Mouvement Populaire qui fixent l’action générale, définissent les orientations politiques et élisent celle ou celui qui assurera l’exécution des décisions (président ou secrétaire général).

En savoir + sur les instances nationales

 Les instances Locales

Le Mouvement Populaire trouve ses racines dans l’action politique de proximité. Chaque circonscription est représentée par un Comité dont le délégué est élu par les adhérents de la circonscription. L’ensemble des membres de ces comités constituent le comité départemental dont le Président est élu en son sein. Un Secrétaire départemental est nommé par le Bureau politique sur proposition du Secrétaire général de l’UMP.

 Les instances de contrôle

  • La Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales
  • La Commission nationale de recours
  • La Commission permanente des statuts et du règlement intérieur

Organisation des opérations électorales, procédures de recours internes, modification des statuts, contrôle financier… Telles sont les missions des instances de contrôle du Mouvement Populaire.

La situation de la France exige le rassemblement de toutes les familles
de la droite et du centre.

Je suis donc candidat à la présidence de l’UMP.

En toute fidélité, en toute fraternité,
comme un militant parmi les militants.

SignatureLa lettre aux militants de François Fillon :

La France et L’Europe sont dans une situation très critique.

Le nouveau Président et sa majorité prouvent tous les jours leur incapacité à y répondre faute de solutions réalistes et responsables. Pour affirmer notre opposition et préparer la reconquête, il nous appartient de bâtir ensemble une alternative solide.

Il y a à l’UMP des différences d’opinion et chacune a sa part de vérité. Aujourd’hui mon rôle c’est de vous écouter, militants de la droite et du centre, pour construire avec vous un projet d’alternance. Ce projet ne peut pas être le fruit de compromis et de prudences tactiques. Il doit être à la hauteur des enjeux et le socle de notre rassemblement.

J’irai dans les semaines et les mois qui viennent à votre rencontre partout en France pour débattre de notre projet et de l’organisation de notre mouvement. Mais j’ai souhaité ouvrir, dès cet été, une réflexion collective sur Internet et les réseaux sociaux, espaces de débat à la hauteur de nos ambitions démocratiques.

Nous devons sortir de cette période de débat interne renforcés, rassemblés et fiers de nous reconnaitre dans nos valeurs pour servir la France et la République. C’est l’essence de notre engagement, c’est la condition de la reconquête, c’est la raison de cette consultation. J’en appelle dans cet exercice de démocratie interne à votre indépendance d’esprit, à votre lucidité citoyenne et à votre sens de l’intérêt national.

Merci à chacune et chacun de sa contribution au débat.

Signature

Paris, le 1er juillet 2012
Chers amis,
La France est confrontée aujourd’hui à une crise sans précédent, du fait de la situation
économique et financière critique de la zone euro. À l’intérieur de notre pays, c’est la
survie du pacte républicain qui est en jeu. Le nouveau Président de la République et
son Gouvernement n’ont pas pris la mesure de ces menaces. La politique qui se met
en place ne permettra pas à la France de maintenir son rang en Europe et dans le
monde. Elle fragilise la France et l’Europe avec elle.
Je suis donc convaincu que, plus que jamais, il convient de rassembler nos forces
pour que la droite et le centre proposent une réponse crédible, forte et ambitieuse à
nos concitoyens.
J’ai adhéré au RPR à sa création.
J’ai été militant, président de fédération, secrétaire national…
Depuis toujours, je sais que le cœur de notre mouvement bat grâce aux militants et
aux adhérents.
Il bat chez nos élus de terrain qui sont les premiers relais de la République; il bat
chez les jeunes de l’UMP qui défendent leurs convictions là où tant de jeunes de
leur âge préfèrent les taire; il bat dans nos entreprises et nos administrations là où
nos adhérents ont le courage d’afficher leurs idées; il bat dans les familles où l’on
discute de politique parce qu’on aime la France.
L’UMP, c’est notre famille, c’est ma famille, puisque j’en ai été l’un des créateurs en
2002. Et comme dans toute famille, l’UMP est un alliage de sensibilités différentes
qu’il faut savoir respecter et unifier autour de buts communs et de valeurs partagées.
Certains disent que cet éventail de sensibilités est un problème, moi je dis que c’est
une chance.Le temps du renouveau et de la reconquête doit être engagé. L’UMP doit proposer
un projet sérieux et incarner l’intérêt national pour rassembler une majorité de
Français. L’UMP doit être plus qu’une opposition.

Je vous confirme que je serai candidat à la présidence de notre mouvement à
l’occasion de notre Congrès qui se déroulera à l’automne.
Je le fais avec la volonté de servir une cause politique qui dépasse largement nos
destins personnels.
Je le fais avec la volonté de préserver l’unité de notre mouvement.
Je le fais avec la volonté de donner aux militants, aux sympathisants et à nos
électeurs la fierté et l’honneur de pouvoir dire : «je suis pour l’UMP».
Je le fais avec la volonté d’aller à la reconquête des Français et des territoires en
2014.
Voilà, mes chers amis, les convictions que je voulais partager avec vous, en toute
fidélité, en toute fraternité, comme un militant parmi les militants. Je sais pouvoir
compter sur votre engagement, votre générosité et votre cœur pour réussir ensemble.
Bien fidèlement,

Merci de votre participation. Chaque contribution est importante et sera lue avec attention. Une synthèse des résultats sera publiée en septembre.

A bientôt.
François Fillon

Il faudrait instaurer le devoir :
=> aux demandeurs d’emploi d’accepter les postes qui leur sont proposés.
=> aux délinquants mineurs ou majeurs aux heures de travail forcées aux bénéfices de la nation, services publics et sociaux, au lieu de payer des gens à ne rien faire derrière les barreaux. Cela permettrait la remise en question sur soi, éveillerait le sens civique de chacun des délinquants pour éviter la récidive.

C’est important qu’il y ait un Président et un gouvernement européen avec un vrai pouvoir d’action et de neutralité vis-à-vis des pays membres et bien représentatif de ces derniers.

La population française vieillissant, nous allons être de plus en plus confrontés au choix de l’euthanasie vis-à-vis des personnes en fin de vie, qui ont des maladies douloureuses et incurables.

Le délai minimum de résiden

ce sur le territoire français en situation régulière pour pouvoir de la naturalisation et de bénéficier de prestations sociales soit de 3 ans.

Questionnaire UMP de François Fillon

La PNL ou comment bien utiliser le petit traité de la manipulation et la soumission librement consentie. Maï Salaün

Publié le
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En psychologie socialel’engagement désigne l’ensemble des conséquences d’un acte sur le comportement et les attitudes. La notion d’engagement est notamment associée aux travaux de Kiesler dans les années 1960 et, plus récemment à ceux de Joule et Beauvois. L’engagement peut être considéré comme une forme radicale de dissonance cognitive. Le processus d’engagement peut se poursuivre dans un engrenage (escalation of commitment) souvent mis en évidence dans le cadre des recherches sur la prise de décision dans les organisations.

Lecture de Pierre Lazuly 000531

Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens

par Robert Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois

Éditions Presses Universitaires de Grenoble – PUG © 2002

La théorie de l’engagement [1]

C’est fou le nombre de choses que l’on comprend, lorsqu’on découvre la théorie de l’engagement. Les techniques de manipulation qui en découlent sont à la base du marketing, et les connaître permet d’en déjouer bien des pièges ; mais les implications de la théorie de l’engagement se cachent également derrière chacune de nos décisions.

Jean-Léon Gérôme 006

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Que dit au juste cette théorie ? « Seuls les actes nous engagent. Nous ne sommes donc pas engagés par nos idées, ou par nos sentiments, mais par nos conduites effectives ». De fait, si nous tergiversons souvent avant de prendre une décision, pesant patiemment le pour et le contre, une fois la décision prise et transformée en une conduite effective, nous aurons toujours tendance à ne plus la remettre en cause. Et à rationaliser cet acte, à le justifier même si l’on a parfois au fond de nous le sentiment diffus de s’être trompé ou d’avoir été trompé : « l’individu rationalise ses comportements en adoptant après coup des idées susceptibles de les justifier. Nous avons montré, par exemple, qu’une personne amenée par les circonstances à tenir un discours en contradiction avec ses opinions modifiait a posteriori celles-ci dans le sens d’un meilleur accord avec sa conduite (le fait d’avoir tenu ce discours-là) », écrivent J.L. Beauvois et R.V. Joule, auteurs d’un remarquable bouquin : Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens.

Le danger, c’est que ce discours en contradiction avec nos opinions, adopté après coup pour justifier nos actes, va être progressivement intériorisé : « la réorganisation de l’univers cognitif autour de la conduite dans laquelle l’individu est engagé et l’accessibilité des concepts (a fortiori des informations, savoirs, croyances, etc. en rapport avec eux), lui permettent de mieux se défendre contre d’éventuelles attaques (contre-propagandes) visant à mettre en cause la façon dont il s’est préalablement conduit. » L’individu finit ainsi par être intimement persuadé du bien-fondé de sa nouvelle opinion.

Supposons par exemple qu’un commerçant habile parvienne à vous fourguer un nouveau gadget inutile (disons, au hasard, un téléphone mobile de 3ème génération). Si vous constatez, le mois suivant, qu’il ne vous est effectivement d’aucune utilité, il y a fort à parier que vous n’irez pas pour autant avouer à vos amis et collègues que vous vous êtes une nouvelle fois fait berner. Vous aurez, au contraire, tendance à justifier votre comportement d’achat. Vous arguerez ainsi, tel un vendeur inspiré, que grâce à ce nouvel ustensile vous pouvez désormais écouter Jean-Pierre Gaillard en Dolby-Stéréo et regarder Jean-Claude Bourret sur Cyber-Cinq, une nouvelle Web-TV : « on peut à ce propos se demander si l’une des fonctions essentielles des images publicitaires, plutôt que d’appâter le client potentiel, ce que l’on proclame, ne serait pas de conforter les clients effectifs dans les comportements d’achats qu’ils ont déjà réalisés, ce qu’on ne dit pas. » Celui qui a acheté un splendide PC multimédia qui ne lui sert absolument pas vous expliquera néanmoins tout ce qu’il PEUT faire avec son magnifique achat.

Jean-Léon Gérôme 005 Guard

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Ainsi sommes-nous faits : nous n’aimons guère avouer que nous nous sommes trompés. C’est singulièrement vrai dans le domaine professionnel : on rechigne ainsi généralement à avouer à son supérieur hiérarchique qu’on est un guignol et qu’on a choisi une solution technique complètement aberrante pour tel ou tel projet. C’est pourquoi nous préférerons toujours nous raccrocher à notre première décision et à la défendre bec et ongles, au besoin par des mensonges éhontés. On appelle « escalade d’engagement » « cette tendance que manifestent les gens à s’accrocher à une décision initiale même lorsqu’elle est clairement remise en question par les faits. » Et si le monde de l’entreprise semble souvent fonctionner en dépit du bon sens, c’est sans doute parce que nul n’osera jamais avouer ouvertement que telle ou telle directive était une véritable idiotie : « les persévérations, même les plus dysfonctionnelles, s’expliqueraient par le souci ou le besoin qu’aurait l’individu d’affirmer le caractère rationnel de sa première décision. Ainsi, continuer à investir sur une filiale qui s’avère être un canard boiteux aurait pour fonction d’attester du bien-fondé de la première décision financière. Tout se passe comme si le sujet préférait s’enfoncer plutôt que de reconnaître une erreur initiale d’analyse, de jugement ou d’appréciation. »

C’est également, selon Beauvois et Joule, ce qui fait durer certains couples qui auraient eu toutes les raisons de se séparer : « les raisons de poursuivre la cohabitation, sinon l’alliance, furent nombreuses. Il y eut d’abord les amis communs, puis vinrent l’éducation des enfants et la maison achetée à crédit, jusqu’à ce que ne demeure que la plus lourde d’entre elles : l’inaptitude à vivre autre chose. À ne pas reconnaître cette raison, ils évitent ainsi de reconnaître que les précédentes n’étaient en définitive que les éléments d’un piège abscons ou d’une dramatique escalade d’engagement. »

La caractéristique principale de ce que l’on nomme « piège abscons » est que l’individu s’y retrouve « engagé dans un processus qui se poursuivra de lui-même jusqu’à ce qu’il décide activement de l’interrompre, si toutefois il le décide ».C’est la raison pour laquelle les services inutiles sont toujours vendus sous forme d’abonnements reconductibles tacitement. Des expériences l’ont montré : « les joueurs qui perdent le plus sont ceux qui doivent dire « stop » et qui ne savent pas le dire. À l’inverse, ceux qui doivent dire « allez » pour signifier qu’ils doivent continuer, et par conséquent qui sont conduits à décider à intervalles réguliers de poursuivre ou non le jeu, sont ceux qui perdent le moins d’argent. »

Le boom de la téléphonie mobile a, par ailleurs, confirmé un autre phénomène : l’importance que revêt le sentiment de liberté dans nos comportements d’achat. Si une économie de type soviétique avait imposé à chaque « camarade » l’obligation d’acquérir, pour 100 francs par mois, un forfait Olaïev qu’il s’engageait à utiliser deux heures par mois, elle n’en aurait probablement pas vendu plus : « dans les très nombreuses expériences où les chercheurs opposent une situation de libre choix (fort sentiment de liberté) à une situation de contrainte (faible sentiment de liberté) on constate qu’il n’y a que très peu de différence – lorsqu’il y en a – pour ce qui est des comportements réalisés ».

Peut-être toi

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Pourquoi un sujet libre se comporte-t-il exactement comme un sujet contraint ? Le mystère est presque entier. Le manipulateur a beau rappeler sans cesse au consommateur qu’il est libre d’acheter ou non ses merveilleux produits, celui-ci sait très bien ce que le manipulateur attend de lui. Et, curieusement, il s’y plie. « Il faut donc admettre qu’il existe dans de telles situations des déterminants plus puissants, et ces déterminants sont à rechercher dans la relation de pouvoir qui lie [le manipulateur] et les sujets. »

Ce sentiment de liberté, notent également Beauvois et Joule, joue un rôle primordial dans les phénomènes de persévération des décisions : l’individu qui a pris sa décision sous la contrainte se sentira nettement moins engagé par son acte que celui qui l’a prise « librement ». Un phénomène qu’intègrent très bien les nouvelles formes de management : « on utilise la technique de décision pour amener les travailleurs à décider, en toute liberté, d’émettre des comportements qui de toutes façons étaient requis ». Sachant qu’ils remettront beaucoup plus difficilement en cause cette décision (qu’ils ont prise « librement ») que si elle leur avait été imposée par leur hiérarchie.

Si cette théorie et ses multiples implications vous intéressent, je ne peux que vous conseiller la lecture du « Petit traité », un bouquin passionnant, et souvent drôle. Vous y découvrirez aussi les petites manipulations quotidiennes (les techniques d’amorçage, de pied dans la porte, de porte au nez). Les comprendre, c’est aussi savoir s’en défendre.


 

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Robert Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois ont aussi écrit

La soumission librement consentie

Publié aux Presses Universitaires de France, PUF © 1998

Présentation de l’ouvrage sur ce lien :
http://www.bnains.org/livres/bouquins/joule_01.htm


[1] Texte de Pierre Lazuly, La théorie de l’engagement, Les Chroniques du Menteur © 2000.
(page consultée le 31 mai 2000 : http://www.menteur.com/chronik/000531.html)

« Comment amène-ton autrui à faire ce qu’on voudrait le voir faire? La solution se trouve dans cette introduction aux techniques de la manipulation… » Le Monde.

« Voici un petit ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains. Deux psycho-sociologues de talent y démontrent comment, dans la vie de tous les jours, nous sommes manipulés par les commerciaux ou la publicité. Idéal pour ne plus tomber dans le panneau… Mais aussi pour obtenir des autres ce que vous souhaitez… » Entreprise et carrières.

« Cinquante ans de recherches scientifiques, basées sur l’administration de la preuve, permettent aujourd’hui à qui veut influencer autrui de mettre un maximum de chances de son côté et à qui en a assez de se faire « manipuler » de mieux comprendre les ressorts psychologiques au moyen desquels il se fait piéger… » Réponse à Tout.

« À la lecture de ces techniques, vous découvrirez sans doute que vous faites déjà de la manipulation sans le savoir et pourrez ainsi améliorer et élargir vos expériences… Et le plus fort, c’est que ça marche aussi en amour. Essayez, vous verrez… » L’Écho des Savanes.

« Comprendre comment fonctionne un piège abscons, c’est déjà commencer à y échapper. »Actuel. 

Reception of Le Grand Condé at Versailles by J...

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« Finalement, le titre est on ne peut plus exact. La manipulation est observée sous tous ses angles scientifiques, puis disséquée dans toutes ses utilisations pratiques… Tonique en tout cas. »Challenges.

« Un livre étonnant, utile, indispensable. Que se passera-t-il quand tous ces personnages familiers qui le traversent, chefs et subordonnés, parents et enfants, agences matrimoniales et âmes seules, psychanalystes et inquiets, marchands de n’importe quoi, et vous, et moi, connaîtront sur le bout des doigts cette « technologie comportementale » qu’il faudrait d’urgence inscrire au programme des écoles primaires, peut-être même avant le code de la route… » Annales des mines.

Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois sont chercheurs en psychologie sociale et professeurs des Universités, le premier à Aix-en-Provence, le second à Nice. Ils publient régulièrement les résultats de leurs travaux dans des revues nationales et internationales. Outre ce Petit traité, ils ont rédigé ensemble :Soumission et idéologies (1981), La soumission librement consentie (1998) aux Presses Universitaires de France et A radical dissonance theory (1996) chez Taylor et Francis. Leurs productions scientifiques ainsi que leurs responsabilités éditoriales les placent parmi les personnalités les plus actives de la psychologie sociale francophone.


Dans tous les cas, c’est la situation qui détermine le comportement et non pas les attitudes ou la personnalité des participants à l’expérience. Ces derniers peuvent cependant rationaliser ou justifier ce comportement en l’attribuant à leurs opinions ou à leur volonté. La notion d’engagement peut donc former une explication du changement d’attitude qui prend le contrepied des approches de persuasion puisque les attitudes deviennent une conséquence du comportement et non l’inverse.

La théorie de l’engagement est à la base des techniques de soumission librement consentie. Plusieurs procédures peuvent être analysées dans ce cadre :

  • le pied-dans-la-porte consiste à obtenir un comportement peu coûteux avant de demander à une personne de faire quelque chose qu’elle aurait probablement refusé si on le lui avait demandé directement.
  • l’amorçage consiste à obtenir l’assentiment d’une personne avant de l’informer complètement sur les coûts et bénéfices de l’acte qu’elle a consenti de réaliser.
  • le leurre est une variante de l’amorçage dans lequel une personne s’engage à réaliser une action avant d’être informée que celle-ci n’est plus possible mais qu’une alternative (plus coûteuse ou moins bénéfique) est disponible.
  • La porte-au-nez consiste à faire deux requêtes successives, la première étant exorbitante, démesurée, et la deuxième présentant un cout nettement moins élevé.
  • La procédure du pied-dans-la-bouche consiste à s’enquérir du bien-être de son interlocuteur afin de le mettre dans de meilleures dispositions avant de lui demander ce qu’on désire vraiment.

Les procédures de soumission librement consentie (Joule et Beauvois, 1998)
La découverte de l’effet de gel


• Effet de gel
– dû à la tendance de l’individu à adhérer à sa décision
– dû à son engagement vis-à-vis de groupe
• L’effet de gel conduit la personne à persévérer dans le cours de l’action


• L’effet de gel est imputable à la décision et non pas
aux raisons ayant pu motiver la décisionLes procédures de soumission librement
consentie (Joule et Beauvois, 1998)


• Les acteurs adhèrent plus au choix qu’ils ont fait qu’aux raisons ayant présidé à ce choix


• Même si le monde change, l’effet de gel conduira les acteurs à préserver dans leur décisions


• Escalade d’engagement consiste en une extrême difficulté de revenir sur une décision
– Guerre en AfghanistanLes procédures de soumission librement
consentie (Joule et Beauvois, 1998) 

Amorçage


• On fait prendre à quelqu’un une décision sur base d’une
mauvaise information
– On cache le coût réel de la décision
– On met en avant des avantages fictifs


• Une fois la décision prise, la vérité est divulguée


• Le phénomène d’amorçage se traduit par une préservation de la
décision initialeLes procédures de soumission librement
consentie (Joule et Beauvois, 1998)


Pied dans la porte


• Obtenir préalablement une action peu coûteuse permet d’obtenir dans
un second temps une action plus coûteuse
– Demander de participer à une petite enquête permet par la suite d’obtenir
plus facilement un interview


• Les demandes peuvent porter
– sur des interdits (ne pas fumer,…)
– sur des obligations à réaliser un acte (répondre à un ensemble de questions)


• Un acte préparatoire va prédisposer l’acteur à la réalisation d’un acte.Les procédures de soumission librement consentie (Joule et Beauvois, 1998)

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• Ces procédures permettent d’amener les acteurs à réaliser
librement des actes qu’ils n’auraient pas réaliser spontanément.


• Ces techniques ont des limites


• Elles ne conduisent pas à de véritables changements si les attitudes que leurs sont associées ne se modifient pas


• La théorie de l’engagement apporte des éclaircissements supplémentairesThéorie de l’engagement


• Opposition entre engagement interne et engagement externe


• Engagement interne :
– Ce sont les personnes qui s’engagent en fonction de leurs attitudes, motivations, désirs


• Engagement externe
– C’est la situation qui engage ou n’engage pas la personne dans ses actesThéorie de l’engagement


• L’engagement est le lien qui unit l’individu à ses actes comportementaux (Kiesler, 1971)


• Engagement correspond dans une situation donnée aux conditions dans lesquelles la réalisation d’un acte ne peut être imputable qu’à celui qui l’a réalisé (Joule et Beauvois, 1998)


• Engagement correspond aux conditions de réalisation d’un acte qui dans une situation donnée
permettent à un attributeur d’opposer cet acte à l’individu qui l’a réalisé (Joule et Beauvois, 1998)Théorie de l’engagement


• Les attitudes, les sentiments ne sont pas directement observables


• Les actes sont des comportements observables


• Au départ du processus d’engagement : acte réalisé dans des conditions particulières :
– Libre choix
– Caractère public
– IrrévocabilitéThéorie de l’engagement

Originalbeschreibung: Généalogie simplifiée de...

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Acte


Instance, attributive, Stop Ajustement, Conséquences, comportementales, Attributions causales, Consolidation des attitudes

Comment produire l’engagement

Taille de l’acte


• Visibilité de l’acte
– Caractère public versus caractère anonyme
– Caractère explicite par opposition au caractère ambigu
– Irrévocabilité de l’acte
– Répétition de l’acte


• Importance de l’acte
– Conséquence de l’acte
– Coût de l’acteComment produire l’engagement


Raisons de l’acte


• Raisons d’ordre externes désengagent
– Les raisons d’ordre externes regroupent les punitions, les récompenses et les raisons purement fonctionnelles


• Raisons d’ordre internes engagent


• Contexte de liberté
– Ce n’est pas pour autant que les personnes sont libresEffets de l’engagement


• Actes non problématiques


• Actes problématiques qui vont à l’encontre de nos attitudes
– Prescription d’obligations
– Prescription d’interdits


• Ces actes vont dans certaines circonstances affecter nos attitudes.Les effets de l’engagement dans un acte non problématique


• Actes non problématiques peu engageants


• Changement de comportement et d’opinions


• Expérience de Kiesler (1971)
– Signature d’une pétition
– Contre-propagande
– Evaluation des opinions et des intentions de comportements selon que les acteurs aient signés ou non la pétition


Mise en évidence de l’effet boomerang auprès des personnes ayant signées la pétition


Les personnes n’ayant pas signées la pétition sont plus influençablesLes effets de l’engagement dans un acte non problématique 

Nice - Quartier de la Vieille Ville - Photos g...

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Réalisation d’un acte non problématique
Etudiants non rémunérés
Etudiants rémunérés
Plus favorables à cogestion
Moins favorables à cogestion
Contrepropagande
Contrepropagande
Ecriture texte favorisant cogestion
Ecriture texte favorisant cogestion
Agression idéologique
Mesure des attitudes

Les effets de l’engagement dans un acte problématique :
Obligation de réalisation
Acte engageant
Changement d’attitudes
Consolidation des attitudes
Acte non engageant
Evaluations de l’acte
Rationalisation

Les effets de l’engagement dans un acte problématique :
Sujets contraints
Sujets déclarés libres
Sujets peu rémunérés
Sujets fortement rémunérés
Changement d’attitudes

Les effets de l’engagement dans un
acte problématique
• Effet de dissonance chez les personnes déclarées
libres
• Processus de rationalisation
– Processus par lequel une personne ajuste a posteriori ses
attitudes à l’acte qu’un agent de pouvoir a su obtenir d’elle.
• Les gens contraints modifient d’autant plus leur
attitude qu’ils sont récompensés.


• Effet de renforcementIdentification de l’action et engagement


• Les personnes sont engagées dans des catégories d’actes identifiés


• Acte représentatif d’une catégorie d’actes


• Comment catégorise t-on l’acte engageant ?
– Distribuer des tracts contre la pollution atmosphérique

Acte militant ou acte serviable ?

Identification de l’action et engagement 

A Very Long Engagement

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• Cette identification détermine la nature des conséquences de l’engagement


• On peut identifier une action donnée à des niveaux hiérarchiques différents


• Plus le niveau d’identification est élevé, plus la catégorisation comportementale suscite de l’incertitude :
– Vous cassez un œuf
– Que répondez-vous à la question que faites-vous ?

Economiser l’énergie 

Comment procéder pour réduire la consommation d’électricité en se basant sur la théorie de l’engagement ?


Première phase : Le pied dans la porte


1. Répondre à un questionnaire sur les économies d’énergie
Acte préparatoire, peu coûteux
Permet de connaître les attitudes


2. Participation à un entretien


3. Demande de participation à une réunion

Economiser l’énergie


Deuxième phase : L’amorçage


Groupes de discussion


Engagement collectif : adoption de comportements susceptibles de réduire la consommation d’énergie durant une semaine

Troisième phase : l’engrenage
Groupes de discussion

Engagement collectif à faire perdurer ces comportementsLa théorie de la dissonance cognitive

L’équilibre


• Chercher à satisfaire le besoin de cohérence cognitive constitue un moyen par lequel le changement d’attitudes peut se traduire


• Chaque individu cherche à maximiser la cohérence de son univers cognitif


• Une unité est dans un état équilibré quand ses éléments constitutifs et les sentiments qu’ils induisent vont bien ensemble.


• « Psycho-logique »
Unité en état d’équilibre pas de changement
Unité en état de déséquilibre changementLa théorie de la dissonance cognitive


• Le besoin de consonance cognitive n’est pas satisfait si nous considérons que nos cognitions qui ont un lien entre elles s’excluent mutuellement.

• Les cognitions sont les connaissances, les opinions ou les croyances que quelqu’un peut avoir sur lui-même ou sur les autres

Constat d’une incohérence Dissonance cognitive

Painting of an engagement between the german b...

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La théorie de la dissonance cognitive :
• Avoir des cognitions entre lesquelles existe une dissonance est psychologiquement désagréable


• La personne en état de dissonance cognitive tente :
– de le supprimer ou de le réduire afin de retrouver l’état de consonance;
– d’éviter les situations ou les informations qui risqueraient d’instaurer ou de renforcer
cet état psychologique désagréableLa théorie de la dissonance cognitive


• Plus forte est la tension provoquée par l’état de dissonance, plus forte est la tendance à le supprimer ou à le réduire

 

• La force de la tension provoquée par la dissonance entre les cognitions dépend :

– de l’importance de ces cognitions pour l’individu;
– du rapport entre le nombre et l’importance des cognitions consonantes et le nombre de
cognitions dissonantesLa théorie de la dissonance cognitive

 

• La tension provoquée par la dissonance peut être réduite ou supprimée par :

– L’acquisition de cognitions supplémentaires, permettant de banaliser la cognition dissonante
– Le changement d’une des cognition

• Les cognitions entre lesquelles existe la dissonance peuvent résister au changementLa théorie de la dissonance cognitive
Tentative de résoudre l’inconsistance Le déni
– Réaction d’incrédulité vis à vis de l’information inconsistante

An engagement ring.

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• L’étayage

– Ajout d’éléments récupérés en mémoire avec la structure attitudinale préexistante


• Différenciation cognitive
– Consiste à donner une nouvelle forme à l’information inconsistante jusqu’à la rendre consistante avec la structure
attitudinale préexistante

Philo5…
… à quelle source choisissez-vous d’alimenter votre esprit?
    • (en) C.A. Kiesler, The Psychology of Commitment, Academic Press, New York, 1971
    • Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, Presses universitaires de France, 1987
    • Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, La Soumission librement consentie, Presses universitaires de France, 1998
  • Rules of Engagement (film)

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L’icône de l’économie numérique a été bouleversée par Mona, la fille d’Abdullfatah John Jandalli, le père naturel de Steeve Jobs

Publié le

EXCLUSIF. Mona Jobs a rendu un hommage très personnel

au créateur d’Apple récemment disparu. Lui qui avait tant besoin de communiquer avec son père, il a créé un bijou de la communication sans jamais pouvoir le faire avec son modèle.

Voici la traduction.

Steve Jobs raconté par sa petite soeurSteve Jobs en 1976, 1999 et 2000 (montage Le Point.fr) © – / Abaca
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Steve Jobs n’est pas Dieu, loin s’en faut. Mais parmi les nombreux hommages qui ont été rendus après sa mort, celui de sa soeur mérite l’intérêt. Non seulement parce que c’est une des rares personnes à qui il s’est ouvert, mais aussi parce qu’elle est au coeur du drame qui a le plus marqué Steve Jobs. Si les parents de Steve l’ont abandonné, ils ont choisi d’élever sa petite soeur Mona. Quand il l’a découvert, il en a été bouleversé. Au point de ne jamais vouloir reprendre contact avec Abdullfatah John Jandalli, son père naturel. L’hommage de Mona a été prononcé le jour de l’enterrement de Steve Jobs, le 16 octobre, et il a depuis été reproduit dans le New York Times. Mais ce discours n’avait jamais été traduit en français. La voici en exclusivité.

« J’ai grandi comme une fille unique, avec une mère célibataire. Parce que nous étions pauvres et que je savais que mon père avait émigré de Syrie, je pensais qu’il ressemblait à Omar Sharif. J’espérais qu’il serait riche et gentil et surgirait dans nos vies (et dans notre appartement non encore meublé) pour nous aider.

Plus tard quand j’ai rencontré mon père, j’ai voulu croire qu’il avait changé son numéro et n’avait pas laissé son adresse parce que c’était un révolutionnaire, complotant pour un monde nouveau pour le peuple arabe. Bien que féministe, j’ai passé ma vie à attendre un homme à aimer, et qui m’aime. Durant des décennies, j’ai cru que cet homme pourrait être mon père. Quand j’ai eu 25 ans, j’ai rencontré cet homme, c’était mon frère.

À l’époque, j’habitais à New York, où j’essayais d’écrire mon premier roman. Je travaillais dans un petit magazine dans un bureau de la taille d’un placard avec trois « aspirants écrivains ». Un jour, quand un avocat m’a appelée – moi, la fille de classe moyenne californienne qui harcelait son patron pour qu’il nous fasse souscrire à une assurance maladie -, il m’a dit avoir un client riche et célèbre et qu’il s’agissait de mon frère perdu de vue depuis longtemps.

Les jeunes journalistes sont devenus fous. Nous étions en 1985 et travaillions pour un magazine littéraire très avant-gardiste, mais moi j’étais tombée dans une intrigue à la Dickens, et nous adorions ça. L’avocat a refusé de me dire le nom de mon frère et mes collègues ont commencé à prendre des paris. Le candidat le plus en vue : John Travolta. J’espérais secrètement un descendant littéraire d’Henry James – quelqu’un de plus talentueux que moi, un homme naturellement brillant.

« Il souhaitait être incompris »

Quand j’ai rencontré Steve, c’était un type de mon âge, en jeans, avec un look d’arabe ou de juif, et plus beau qu’Omar Sharif. Nous avons fait une longue marche – il se trouve que nous aimions tous les deux cela. Je me rappelle peu de choses de ce que nous nous sommes dit ce jour-là, seulement qu’il ressemblait à quelqu’un que j’aurais aimé avoir comme ami. Il m’a appris qu’il travaillait dans les ordinateurs. Je ne connaissais pratiquement rien aux ordinateurs, je travaillais encore sur une Olivetti à ruban. J’ai dit à Steve que j’envisageais depuis peu d’acheter mon premier ordinateur, un Cromemco. Steve m’a dit que c’était bien que j’aie attendu, qu’il était en train de mettre au point quelque chose de furieusement beau.

Je voudrais vous faire partager deux ou trois choses que j’ai apprises de Steve à trois périodes distinctes au cours des 27 années où je l’ai connu. Ce ne sont pas des périodes qui se comptent en années, mais en état d’esprit. Sa vie bien remplie. Sa maladie. Son décès. Steve travaillait à ce qu’il adorait. Il travaillait vraiment dur. Chaque jour… C’est incroyablement simple, mais vrai. Il était tout sauf distrait. Cela ne l’embêtait jamais de travailler dur, même si cela se soldait par un échec. Si quelqu’un d’aussi intelligent que Steve n’avait pas honte d’admettre qu’il tâtonnait, peut-être ne devais-je pas avoir honte non plus.

Quand il fut viré de chez Apple, il en souffrit. Il m’a parlé d’un dîner où 500 leaders de la Silicon Valley rencontrèrent le président d’alors. Steve n’avait pas été invité. Il était blessé mais continuait à travailler chez Next. Chaque jour. La nouveauté n’était pas la valeur essentielle de Steve. C’était la beauté. Pour un innovateur, Steve était d’une fidélité rare. S’il aimait une chemise, il pouvait en commander 10 ou 100. Dans sa maison de Palo Alto, il y a certainement autant de cols roulés en coton noir que de paroissiens à l’église. Il était insensible aux tendances et aux gimmicks. Il aimait les gens de son âge. Sa philosophie de l’esthétisme me rappelle une citation du genre « la mode est ce qui a l’air beau mais devient moche plus tard, l’art peut être horrible au départ mais devient beau plus tard ». Steve aspirait toujours au « beau plus tard ». Il souhaitait être incompris.

En dehors du système, il se rendait toujours dans la même voiture de sport chez Next, où lui et son équipe inventaient tranquillement la plate-forme sur laquelle Tim Berners-Lee écrirait le programme du World Wide Web. Comme une fille, Steve passait un temps fou à parler d’amour. L’amour était sa valeur suprême, son Dieu parmi les dieux. Il questionnait, s’inquiétait de la vie sentimentale des gens qui travaillaient avec lui. Chaque fois qu’il croisait un homme qu’une femme pouvait trouver craquant, il l’interpellait : « Tu es célibataire ? Tu veux venir dîner avec ma soeur ? » Je me rappelle son coup de fil le jour où il a rencontré Laurene. « Il y a cette belle femme et elle est vraiment intelligente, et elle a un chien, et je vais l’épouser. »

« Il connaissait par coeur les roses »

Quand Reed est né, il a vraiment commencé à s’attendrir et ne s’est jamais arrêté. C’était un père attentif avec chacun de ses enfants. Il s’inquiétait de tout, des petits copains de Lisa, des voyages et de la longueur des jupes d’Erin, des dangers que courait Eve près des chevaux qu’elle adorait. Aucun de ceux qui ont assisté à la fête de remise de diplôme de Reed n’oubliera la scène où Reed et Steve dansent doucement ensemble. Son amour total pour Laurene l’a soutenu. Il pensait que l’amour surgissait à chaque instant, partout. Sur ce sujet, Steve n’était jamais ironique, jamais cynique, jamais pessimiste. J’essaie, encore, de faire mienne cette attitude.

Steve a rencontré le succès très jeune, et il avait l’impression que cela l’avait isolé. La plupart des choix faits depuis que je l’avais retrouvé étaient destinés à faire tomber les barrières autour de lui. Jeune homme de la classe moyenne de Los Altos, il est tombé amoureux d’une fille de la classe moyenne du New Jersey. C’était important pour tous les deux d’élever Lisa, Reed, Erin et Eve comme des enfants normaux, les pieds sur terre. La maison n’était pas intimidante, ne croulait pas sous les oeuvres d’art ou les dorures ; en réalité, pendant les premières années où j’ai connu Steve et « Lo » ensemble, le dîner était servi sur l’herbe, et souvent il s’agissait d’un seul légume. En quantité, certes, mais un seul. Du brocoli. De saison. Préparé simplement. Avec des herbes fraîchement ciselées.

Jeune millionnaire, Steve venait tout de même me chercher à l’aéroport. Il attendait là, en jeans. Quand un de ses enfants l’appelait au travail, sa secrétaire, Linetta, répondait : « Votre papa est en rendez-vous. Voulez-vous que je l’interrompe ? » Quand Reed insistait pour se déguiser en sorcière à chaque Halloween, Steve, Laurene, Erin et Eve, tous se transformaient en sorcière.

Ils ont voulu s’embarquer dans un total remaniement de la cuisine : cela a pris des années. Ils cuisinaient sur une plaque chauffante dans le garage. Le bâtiment Pixar, en construction à cette période, fut terminé en moitié moins de temps. Et voilà pour la maison de Palo Alto. Les salles de bains restèrent d’époque. Mais – et la distinction est capitale – cela était une très belle maison. Steve y avait veillé. Cela ne veut pas dire qu’il ne se réjouissait pas de son succès : il en profitait, mais sans en faire des tonnes. Il m’a raconté à quel point il adorait aller chez le marchand de cycles de Palo Alto et, là, découvrir avec un brin de malice qu’il pouvait s’offrir le meilleur vélo. Et il l’a fait.

Steve était humble. Steve aimait apprendre sans arrêt. Un jour, il m’a dit que s’il avait grandi autrement, il serait devenu mathématicien. Il parlait avec révérence des universités et adorait marcher autour du campus de Stanford. La dernière année de sa vie, il a étudié un livre de peinture de Mark Rothko, un artiste dont il n’avait jamais entendu parler, se demandant ce que ses oeuvres, affichées sur les murs du futur campus Apple, pourraient inspirer aux visiteurs. Steve cultivait un côté fantaisie. Quel autre P-DG connaît les roses anglaises et les roses chinoises, et a pour fleur favorite une rose signée David Austin ?

Il avait des surprises cachées plein les poches. Je suis sûre que Laurene va découvrir des trésors – des chansons qu’il adorait, un poème découpé et rangé dans un tiroir -, même après 20 ans d’un mariage exceptionnellement réussi. J’ai dû lui parler chaque jour ou presque, mais quand j’ouvrais leNew York Times et découvrais un article sur les brevets de l’entreprise, j’étais toujours surprise et ravie de découvrir le croquis d’un escalier parfait. Avec ses quatre enfants, avec sa femme, avec chacun de nous, Steve s’amusait beaucoup. Il chérissait le bonheur.

« Ressources insoupçonnées dans la maladie »

Puis Steve est tombé malade et sa vie s’est déroulée dans un cercle plus étroit. Mais avant, il aimait marcher dans Paris. Il avait découvert un petit magasin de soba (NDLR, pâtes japonaises) faites à la main à Kyoto. Il dévalait de manière gracieuse les pistes enneigées, mais était maladroit sur des skis de fond. Rien de plus. Par la suite, même les plaisirs simples, comme manger une bonne pêche, il ne s’y adonnait plus.

Pourtant, ce qui m’a sidérée, et de ce que j’ai appris de sa maladie, c’est que même très diminué, il lui restait des ressources insoupçonnées. Je me rappelle mon frère réapprenant à marcher, avec un fauteuil roulant. Après sa transplantation du foie, chaque jour il se mettait sur ses jambes qui semblaient trop minces pour le porter, les bras rivés au dos d’une chaise qu’il poussait à travers le couloir de l’hôpital de Memphis jusqu’au bureau des infirmières. Puis il s’asseyait sur cette chaise, se reposait, la tournait, et recommençait à marcher. Il comptait ses pas et chaque jour poussait un peu plus loin. Laurene s’agenouillait et le regardait dans les yeux. « Tu peux le faire, Steve », disait-elle. Il ouvrait grands les yeux et serrait fort les lèvres. Il essayait. Il essayait encore et toujours, l’amour chevillé au corps. C’était quelqu’un d’intensément émotif.

J’ai réalisé durant ces moments horribles que Steve ne supportait pas cette douleur pour lui seul. l’endurait dans des buts précis : le diplôme de son fils Reed, le voyage de sa fille Erin à Kyoto, la mise à l’eau du bateau qu’il faisait construire et sur lequel il avait prévu d’embarquer sa famille pour un tour du monde et où il espérait bien se retirer un jour avec Laurene. Même malade, son goût, son discernement et son jugement demeuraient intacts. Il a connu 67 infirmiers avant de trouver des « âmes soeurs », et ensuite a accordé sa totale confiance à trois d’entre eux qui l’ont accompagné jusqu’à la fin, Tracy, Arturo, Elham.

Un jour Steve a contracté une pneumonie si grave que son docteur lui a tout interdit, y compris la glace. Nous étions dans une unité de soins intensifs standard. Steve, qui en général refusait les passe-droits ou même de jouer de son nom, admit que, pour une fois, il aimerait recevoir un traitement un peu spécial. Je lui ai fait savoir : Steve, c’est un traitement spécial. Il s’est penché sur moi et a dit : « Je le veux un peu plus spécial encore. »

Intubé, alors qu’il ne pouvait pas parler, il a réclamé un bloc-notes. Il a mis au point un appareil pour tenir un iPad dans son lit d’hôpital. Il a dessiné des systèmes de perfusion et un équipement radiologique. Il réinventait cette unité médicale pas assez spéciale à son goût. Et, à chaque fois que sa femme rentrait dans la chambre, je voyais son sourire revenir sur son visage. Pour les choses vraiment graves, vous devez me croire, il écrivait sur un bloc. Et nous regardait. Cela signifiait : vous devez le faire. En faisant cela, il voulait dire que nous devions désobéir aux médecins et lui donner de la glace.

« La mort n’a pas frappé Steve, il est allé vers elle »

Aucun de nous ne pouvait dire avec certitude combien de temps il serait là. Les jours où Steve allait mieux, y compris au cours de la dernière année, il s’embarquait dans des projets et obtenait des promesses de ses amis chez Apple pour les mener à bien. En Hollande, des constructeurs de bateaux gardent une coque en acier inoxydable qui n’attend que son revêtement de bois. Ses trois filles ne sont toujours pas mariées, ses deux plus jeunes ne sont que des toutes jeunes filles, et il voudrait marcher à leur côté comme il l’a fait le jour de mon mariage.

Au final, nous mourrons tous in media res. Au milieu de l’histoire. De beaucoup d’histoires. J’imagine qu’on ne peut pas dire que la mort de quelqu’un qui souffre d’un cancer depuis des années est une surprise. Mais la mort de Steve était inattendue pour nous. Ce que la mort de mon frère m’a appris, c’est que le caractère est déterminant : il est mort comme il a vécu.

Mardi matin, il m’avait appelé pour me demander d’arriver à toute vitesse à Palo Alto. Son ton était affectueux, tendre, aimant, mais comme celui de quelqu’un dont les bagages sont déjà dans le coffre de la voiture, dont le voyage vient de commencer, même s’il était désolé, vraiment profondément désolé de nous abandonner. Il a commencé ses adieux et je l’ai stoppé. J’ai dit : « Attends. J’arrive. Je suis dans un taxi pour l’aéroport. Je serai là. » « Ma douce, je te dis ça maintenant parce que j’ai peur que tu n’arrives pas à temps. »

Quand je suis arrivé, Laurene et lui plaisantaient comme des associés qui avaient vécu et travaillé ensemble chaque jour de leur vie. Il regardait ses enfants au fond des yeux, comme s’il ne pouvait en détacher son regard. Jusqu’à deux heures de l’après-midi, sa femme a réussi à le tenir éveillé pour qu’il parle à ses amis d’Apple. Puis il devint clair qu’il ne sentait plus notre présence. Sa respiration a changé. Elle est devenue difficile, calculée, déterminée. Je pouvais le sentir compter de nouveau ses pas, en voulant aller plus loin. C’est ce que j’ai appris : il travaillait à cela aussi. La mort n’a pas frappé Steve, il est allé vers elle.

« On aurait dit qu’il escaladait »

En me disant adieu et à quel point il était désolé, tellement désolé à l’idée que nous ne vieillissions pas ensemble comme nous l’avions toujours prévu, il a également soutenu qu’il s’en allait pour un endroit meilleur. Le Dr Fischer lui donnait une chance sur deux de passer la nuit. Il a passé la nuit. Laurene, assoupie à côté de lui sur le lit, sursautait quand il y avait de plus longues pauses entre ses respirations. Elle et moi nous regardions, puis il reprenait une grande respiration, et ça recommençait. Il fallait que cela arrive. Même à cet instant, il avait un profil grave, toujours très beau, le profil d’un absolutiste, d’un romantique. Son souffle indiquait un voyage pénible, un chemin raide, l’altitude… On aurait dit qu’il escaladait.

Mais derrière cette volonté, cette éthique de travail, cette force, existaient une merveilleuse capacité d’émerveillement, une croyance de l’artiste dans un idéal, un après encore plus beau. Les derniers mots de Steve, plusieurs heures auparavant, étaient des monosyllabes, répétées trois fois. Avant de s’envoler, il a regardé sa soeur Patty, puis pendant longtemps ses trois enfants, puis la partenaire de sa vie, Laurene, puis encore au-dessus de leurs épaules, au loin. Les derniers mots de Steve furent : « Oh wow, oh wow, oh wow. »

Le Point.fr

Publié le 02/11/2011 à 16:35 –

Modifié le 02/11/2011 à 16:42

Les artistes jouent avec l’argent, le programme monétaire 2011, Palais des Commerces. Un nouveau lieu de vie et des savoirs au coeur deParis

Publié le
Petit_Royal_assis_de_Philippe_IV_August_1290_g...

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COLLECTIONLE PROGRAMME MONÉTAIRE 2011Imaginer les monnaies, anticiper les frappesChaque année, les équipes de la Monnaie de Paris créent un programme monétaire fixant la liste des pièces à paraître. Composé selon l’actualité et les séries déjà initiées, le programme regroupe 7 grandes « familles » de monnaies, développées en sous thèmes distincts.

Concevoir un programme monétaire est un exercice subtil, mêlant inspiration artistique et respect de la réglementation : chaque programme entre dans la masse monétaire du pays et fait l’objet d’un arrêté ministériel.

ETAPE 2 – AUTORISATIONS ADMINISTRATIVES ET DÉBUTS DES TRAVAUX

La Monnaie de Paris a obtenu les 17, 21 et 24 janvier 2011 l’ensemble des autorisations administratives lui permettant de réaliser son programme de réaménagement et de dynamisation de son site historique parisien du 11 quai de CONTI PARIS 6e (permis de construire, autorisation de travaux sur monument historique, installation classée pour la protection de l’environnement, ERP 1èrecatégorie).

Les autorisations obtenues en 4 mois, après une période d’intense préparation avec l’ensemble des administrations concernées, n’ont pas eu de recours.

Les bâtiments  du XVII e et du XVIII e siècle représentent environ 32 000 m² sur un terrain de plus d’un hectare.

Les travaux commenceront en avril 2011, 240 ans après la pose de la première pierre de notre bâtiment (21 avril 1771), pour se terminer fin 2013. La Monnaie de Paris va mener ces travaux en site occupé sans interrompre son activité industrielle, administrative et commerciale. La boutique Monnaie de Paris reste donc ouverte 2 rue Guénégaud et en ligne.

 Christophe Beaux et Guy Savoy officialisent le transfert durestaurantétoilé à la Monnaie de Paris.

ETAPE 3 – PREMIÈRE PARTIE DES TRAVAUX – REDÉPLOIEMENT INDUSTRIEL – RESTAURANT 3* DE GUY SAVOY – SALONS DES EXPOSITIONS TEMPORAIRES

Dans une logique de site occupé, la Monnaie de Paris réalise les travaux liés au redéploiement industriel. La Monnaie de Paris s’étend sur un peu plus d’un hectare au sol dans un bâtiment conçu et réalisé au XVIIIe siècle pour une activité industrielle et administrative. Jacques-Denis Antoine, l’architecte de génie qui construisit le bâtiment du 11 quai de Conti, avait conçu une industrie rationnalisée. Les ateliers se suivaient les uns les autres en fonction d’une logique industrielle. Les siècles de fonctionnement du bâtiment et le départ de l’activité de frappe de monnaies courantes à Pessac en Gironde en 1973 ont modifié cette rationalisation. Les premiers travaux entrepris par la Monnaie de Paris vont permettre de retrouver cette unité de processus qui est propre à notre histoire grâce à la construction d’un bâtiment sur 4 niveaux. Ce projet permet le retour, au cœur de l’entreprise, de l’activité de frappe par l’acquisition d’une presse Schuler frappant à 800 coups minute des monnaies courantes. Cet acte hautement symbolique rend à ces lieux leur fonction première : celle de battre monnaie.

Dans un même temps, la Monnaie de Paris aménage un restaurant dans des salons XVIIIe et ses cuisines dans des zones actuellement occupées par des bureaux. Un appel à candidature a été lancé en 2010 et Guy Savoy en a été le lauréat. Il transfert son restaurant de la rue Troyon au 11 quai de Conti. Les travaux d’aménagement et de restauration dureront 15 mois. Son installation est prévue en septembre 2012.

Par ailleurs, l’offre culturelle de la Monnaie de Paris est fermée au public jusqu’en 2012 pour les expositions temporaires et jusqu’en 2013 pour le parcours des métiers. Durant cette période, les équipes travaillent à une nouvelle programmation et à une nouvelle muséographie.

L’enfilade de salons datant du XVIIIe, écrin des expositions temporaires va être restaurée et adaptée afin de mieux répondre aux normes internationales de conservation et d’améliorer le confort des visiteurs. Les expositions temporaires reprendront fin 2012. La nouvelle programmation sera annoncée sur notre site internet prochainement.

ETAPE 4 – OUVERTURE DE LA SECONDE PARTIE DES TRAVAUX – PARCOURS DES MÉTIERS – BOUTIQUE MONNAIE DE PARIS – COMMERCE – JARDIN – MÉTALCAFÉ

Le projet de transformation de la Monnaie de Paris va permettre de rendre traversant le bâtiment, d’en faire un lieu de destination touristique et commerciale. Ce projet sauvegarde et valorise l’activité d’artisanat d’art, en rendant possible la découverte de nos savoir-faire par le public. Une nouvelle offre culturelle sera mise en place. Un parcours des métiers avec des vues sur les ateliers mettra à l’honneur le travail des salariés – des savoir-faire multiséculaires liés au métal et exercés sur les sites de Paris et de Pessac mais aussi une partie des collections patrimoniales de la Monnaie de Paris qui seront exposées en partie. Le parcours expérientiel proposera des vues sur des ateliers de fabrication.

L’attractivité du site sera renforcée par une offre diversifiée : une nouvelle boutique Monnaie de Paris (nouvel écrin, nouvelles gammes de produit, nouvelle implantation), la création d’un jardin en eau permettant la mise en valeur de l’Hôtel Particulier XVIIe, dit Hôtel de Conti, œuvre de jeunesse de Jules Hardouin-Mansart, des commerces et une offre de restauration grand public tenu par Guy Savoy nommé MétaLcafé dans une des cours intérieures de la Monnaie de Paris : la cour de la méridienne où se trouve le premier méridien de Paris.

ETAPE 5 – UN NOUVEAU LIEU DE VIE

Une offre culturelle renforcée

Une nouvelle programmation d’expositions temporaires et d’événementiels ambitieuse

Une nouvelle programmation d’actions culturelles

Un lieu ouvert sur son quartier liant la rive gauche à la rive droite, sa ville…

Création de passages qui relieront, par exemple, la rue Guénégaud à la place Condorcet, par le biais d’un jardin intérieur et à travers trois cours

Un lieu d’expérience et d’échange unique autour des métiers du métal

Une destination commerciale

Un lieu de détente et de restauration

Un bâtiment XVIIIe restauré et magnifié permettant l’accueil de tous

Série limitée HerculeLe 08/04/2011

Monnaie de Paris - Hercule 2011 Monnaie de 100 € Argent et 1000 € Or 

COLLECTION – BANDES DESSINÉES

La Monnaie de Paris rend hommage à la bande dessinée

Depuis 2008, la Monnaie de Paris poursuit une plongée au coeur de la bande dessinée. Elle explore les univers artistiques des plus grands héros, à travers plus de 6 séries de monnaies en argent et en or : XIII, Blake et Mortimer, Tintin, Asterix, Lucky Luke, Spirou… Les graveurs fixent dans le métal les traits de ces héros, dans leurs scènes les plus connues.

Blake et Mortimer – Médaille en bronze – 75,00 €

L’esprit classique de la bande dessinée se retrouve sur l’avers de la médaille en forme de bulle, et dans la typographie d’origine. Au premier plan, Blake et Mortimer sont représentés de face en pleine action. Au deuxième plan, le texte et la planche de bande dessinée sont mis en perspective, créant une profondeur à la composition. L’ensemble de ces éléments visuels met en avant l’intrigue et le suspens vécus par chacun des personnages. Le revers est un clin d’œil à l’un des albums mythiques de la série dont la médaille reprend la forme de la marque jaune, avec une mise en couleur.

  • Auteur : Atelier de Gravure
  • Métal : Bronze

La Monnaie de Paris poursuit les émissions de ses monnaies en métal précieux à valeur faciale, en frappant deux nouvelles pièces : 100 € en argent et 1000 € en or. Le symbole monétaire de l’Hercule illustre de façon contemporaine les faces …

Les fraudeurs fourmillent d’idées selon TRACFIN et mettent sous pression les banques.

Publié le

Tracfin vient d’annoncer que les fraudes ont augmenté de 12% en 2010, soit un montant de + de 500 millions d’euros.
Tout est pris en compte, blanchiment (drogues), fraudes pyramidales, escroqueries financières, etc.

La dette grecque rend insolvable la BCE

Publié le

J.Claude Trichet veut que les créanciers ne lâchent pas la Grèce, puisque la BCE et divers banques françaises et européennes seront au bord de la faillite. La BCE serait en liquidation judiciaire si elle était une entreprise bien réelle. BNP, Crédit Agricole, SOCGEN, Moodies les met sous surveillance.

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