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La source du savoir des sciences humaines à travers le parcours de différents citoyens du monde. Maï Salaün

 

Le terme Gaulois désigne les populations protohistoriques de langue celtique qui résidaient en Gaule (Gallia, en latin), c’est-à-dire approximativement sur les territoires actuels de la France, de la Belgique, de l’Allemagne (rive gauche du Rhin), de la Suisse et de l’Italie du Nord, probablement à partir de l’âge du bronze (IIe millénaire av. J.-C.).

Les Gaulois étaient divisés en de nombreux peuples qui se comprenaient entre eux, qui pensaient descendre tous de la même souche et qui en connaissaient la généalogie. À ces liens de filiation, réels ou mythiques, qui leur créaient des obligations de solidarité, s’ajoutaient des alliances qui mettaient certains d’entre eux dans la clientèle d’un autre pour former des fédérations comme celles des Arvernes et des Éduens. Chacun de ces peuples était divisé en civitates, identifiées par un chef-lieu et un territoire, appelé en latin pagus, lui-même subdivisé en vicus, correspondant à peu près aux cantons, en France, par exemple.

Les civilisations gauloises sont rattachées, en archéologie, pour l’essentiel, à la civilisation celtique de La Tène (du nom d’un site découvert au bord du lac de Neuchâtel, en Suisse). La civilisation de la Tène s’épanouit sur le continent au Second âge du fer, et disparut en Irlande durant le haut Moyen Âge.

L’héritage symbolique au cours de l’histoire française[modifier]

 Statue monumentale de Vercingétorix par Aimé MilletAlise-Sainte-Reine.

La légende de l’origine troyenne des Francs est un mythe historique apparu au viie siècle et couramment utilisé jusqu’à la seconde moitié du xvie siècle. Il est popularisé par les écrivains et les chroniqueurs de Frédégaire à Ronsard, et évolue progressivement en intégrant celui de l’origine troyenne des Gaulois. Au xvie siècle naît le mythe du « bon gaulois » vis-à-vis des Romains dont les Italiens se réclament les descendants légitimes, comme dans l’ouvrage de Pierre de La Ramée en 1559 De moribus veterum Gallorum (Livre des mœurs des Gaulois)14.

Au xviiie siècle, l’image des Gaulois dans les milieux lettrés n’est pas valorisante : l’article Gaulois de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert conclut ainsi : « Les moeurs des Gaulois du temps de César, étaient la barbarie même …. Il faut, comme le dit M. de Voltaire, détourner les yeux de ces temps horribles, qui font la honte de la nature ». Cette image est radicalement changée à la même époque par deux courants : un courant archéologique et ethnographique porté par des antiquaire anglais puis français. Ce courant est initié par l’antiquaire anglais William Stukeley qui fait revivre le mythe druidique : dans The History of the Temples of the Ancient Celts publié en 1740, il développe la théorie selon laquelle les monuments mégalithiques sont les temples des druides. Le néodruidisme apparaît alors, remettant les Celtes et les Gaulois à l’ordre du jour. Le second courant littéraire est mené par le poète et faussaire écossais James Macpherson, auteur entre 1760 et 1763 d’Ossianet notamment de Fragments de poésie ancienne recueillis dans les montagnes d’Écosse qu’il attribue à un barde guerrier, redonnant ainsi la popularité aux Celtes et Gaulois par la littérature. La Révolution française se réclame plutôt de la République romaine ou de Sparte, à l’exception de l’abbé Sieyès : alors que la noblesse fait remonter ses privilèges à la conquête franque, l’essayiste et religieux français, favorable au Tiers état, rappelle que cette conquête s’est faite sur les Gallo-romains. L’origine du peuple français serait donc les Gaulois.

Au xixe siècle, François-René de Chateaubriand réalise la synthèse entre le mégalithisme et l’ossianisme dans Les Martyrs publié en 1809. Sous la Restauration puis les Trois Glorieuses, de jeunes historiens Amédée Thierry (c’est lui qui fait naître le mythe de « Nos ancêtres les Gaulois » dans son Histoire des Gaulois publiée en182815) puis Henri Martin relisent les textes antiques grecs et romains et réécrivent l’histoire de France non plus sous la chronologie dynastique mais sous l’angle de la nation vieille de 2 000 ans : ils consacrent à nouveau les Gaulois comme ancêtres originels des Français et créent des légendes autour du premier héros national,VercingétorixNapoléon III, auteur d’une biographie de Jules César (en 1866)16, a contribué à ranimer le passé gaulois : il commande au sculpteur Aimé Millet la statue monumentale de Vercingétorix, érigée sur le site d’Alésia ; il favorise le développement de sociétés savantes menant des fouilles archéologiques (Jacques Gabriel Bulliot et Bibracte en 1836Joseph Déchelette engage des correspondances avec tous les savants européens pour y visiter leurs oppida) sous la houlette de Prosper Mérimée, il s’implique dans les chantiers de fouilles (Gergovie, Alésia, Bibracte dont on recherche alors les emplacements) sur les sites de la guerre des Gaules, chantiers confiés à son aide de camp le colonel baron Eugène Stoffel, historien dans l’âme.

Les instituteurs de la Troisième République, par leur haine du Second Empire accusé de vouloir imposer son histoire officielle, remettent en cause ces emplacements, à tort17. Dans un but de propagande nationale destinée à exalter le patriotisme des Français, notamment au début du xxe siècle dans le contexte de l’opposition à l’Allemagne, l’idéologie de l’école de Jules Michelet et de la Troisième République a propagé une vision ethnocentriste du peuple français, privilégiant un élément gaulois indigène (Vercingétorix est vu comme un résistant à l’envahisseur) par rapport aux éléments romains, germaniques et romans postérieurs. Ainsi, dans l’église de Ham, on pouvait voir jusqu’à l’époque de la Grande Guerre, un plâtre (préfiguration d’un bronze) dans lequel Vercingétorix et Jeanne d’Arc se serraient la main, avec marqué au revers « Aux martyrs de la résistance »18. Les manuels scolaires sont illustrés de reproduction d’estampes avec des représentations archétypales : sacrifice humain par un druide sur un dolmen, reddition du valeureux Vercingétorix à cheval, jettant ses armes aux pieds de César. Ernest Lavisse, dans son Histoire de France illustrée depuis les origines jusqu’à la Révolution aux nombreuses rééditions, parle des Gaulois comme des barbares indisciplinés mais « braves, intelligents et gais ». Le Tour de la France par deux enfants d’Augustine Fouillée, destiné au cours moyen, décrit la Gaule « presque entièrement couverte de forêts. Il y avait peu de villes et la moindre ferme de votre village, enfant, vous semblait sublime ». Dans cette vision, Rome a apporté la civilisation à la Gaule comme la France l’apporte à ses colonies.

Les deux guerres mondiales ne modifient pas cette vision d’une Gaule héroïque résistant bravement. L’archéologie de sauvetage développée à partir des années 1975 fournit un nouvel éclairage sur le monde celtique, notamment grâce aux nombreuses études fédérées par le Centre archéologique européen de Bibracte. Les historiens actuels travaillent à démêler tous ces mythes de « nos ancêtres les Gaulois » qui visaient à créer une grande épopée nationale et essayent de rétablir la place réelle des Gaulois dans l’histoire, à la lumière des recherches les plus récentes19.

Les Gaulois célèbres :

La Grèce est par ses savants et philosophes considérée comme le puits du savoir du monde actuel, mais en y regardant de plus près on s’aperçoit qu’elle n’est en réalité que l’élève de l’Égypte antique.

"Il est frappant que presque aucun nom de savant Egyptien n'ait survécu. Par contre, la quasi-totalité de leurs disciples Grecs sont passés à la postérité en s'attribuant les inventions et découvertes de leurs maîtres Egyptiens anonymes. C'est ce qui ressort des passages de Jamblique qui précèdent, et des écrits d'Hérodote, faisant allusion à Pythagore qui se faisait passer pour l'inventeur des idées de ses maîtres." Cheikh Anta Diop - Antériorité des Civilisations Nègres.

Voici une approche comparative concernant l’évolution du savoir entre l’Égypte antique et la Grèce.

THALES :(- fin 6è début du 7è siècle av notre ère)

Vers – 2550 les Noirs égyptiens maîtrisaient les bases fondamentales pour la construction des pyramides (géométrie, trigonométrie et l’astronomie). Tous ces repères qui leur permettaient de se situer dans le temps et l’espace. Ce n’est qu’entre -650 et -540 que l’on entend pour la première fois parler de géométrie en Grèce, à travers le savoir de Thalès ancien élève des prêtres Égyptiens. Après s’être instruit en Égypte, il revient avec des connaissances appliquées depuis – 2300 par les égyptiens, l’eau à l’origine de tout (noun océan primordial) et l’importance de l’âme (métaphysique du Ka et du Bâ). C’est auprès de Neiloksenos, mathématicien noir égyptien, qu’il apprend à mesurer la hauteur d’une pyramide par rapport à son ombre. Et c’est enfin auprès des astronomes égyptiens qu’il apprendra à calculer l’arrivée d’une éclipse solaire.

Hatshepsout, la reine pharaon

Au cours des trois millénaires de son histoire, l’Egypte n’ a compté que cinq femmes pharaon. La plus célèbre est la reine Hatshepsout qui a régné 21 ans, de 1479 à 1458 av. J.-C. A la mort de son mari, elle règne au côté du nouveau pharaon Toutmosis III, son neveu et beau fils. Après 7 ans de règne, elle se proclame pharaon, à son tour, sans toutefois prendre la place de Toutmosis III.
Hatshepsout a une fille Néférourê. Elle décide alors de fonder une dynastie de femmes et songe à mettre Néférourê sur le trône.

 Le dieu-faucon Horus. Détail de l’obélisque de granit rose érigé par la reine Hatchepsout à Karnak, vers 1480 avant J.-C.

ANAXIMANDRE: (- 610 à -547 av notre ère)

Il fut à l’origine de la cartographie grecque, les Égyptiens quant à eux dessinaient déjà leurs cartes avec des commentaires très précis depuis -1100. C’est auprès de son maître Thalès qu’il apprendra la Maât qu’il nommera « justice et raison « , et l’eau à l’origine de tout (Noun océan primordial).cette conception égyptienne fut aussi partagée par son élève Anaximène de Milet.

SOLON d’ATHÈNES:(- 640 à -558 av notre ère)

Le législateur et archonte (premier magistrat) apprit le droit et la philosophie à Saïs auprès du prêtre égyptien Sonchis. Nous trouvons confirmation dans le livre premier d’Hérodote :« (…)On y vit arriver Solon. Ce philosophe ayant fait, à la prière des Athéniens ses compatriotes, un corps de lois, voyagea pendant dix ans. Il s’embarqua sous prétexte d’examiner les moeurs et les usages des différentes nations, mais en effet pour n’être point contraint d’abroger quelqu’une des lois qu’il avait établies ; car les Athéniens n’en avaient pas le pouvoir, s’étant engagés par des serments solennels à observer pendant dix ans les règlements qu’il leur donnerait. Solon étant donc sorti d’Athènes par ce motif, et pour s’instruire des coutumes des peuples étrangers, alla d’abord en Égypte, à la cour d’Amasis, (…) »

C’est aussi en Égypte qu’il découvrit la pratique de la perception de l’impôt, qu’il appliqua ensuite à Athènes.

Par la sagesse appliquée de la Maât, les Égyptiens connaissaient depuis environ -2780 les bases essentielles qu’ils devaient mettre en pratique dans leur vie quotidienne. (cf les Maximes de ptahhotep)

PYTHAGORE de SAMOS:(- 590 à -530 av notre ère)

Il alla en Égypte sur les recommandations de son maître Polycrate. Il y étudia durant 22 ans. Ce mathématicien grec fut élève auprès des prêtres à Memphis, mais aussi à Thèbes et à Héliopolis avec le prêtre Oinouphis. Il dut accepter de se faire circoncire pour pénétrer dans les parties sacrées de certains temples. De son enseignement, il créera le Pythagorisme qui sera essentiellement basé sur les pratiques et les institutions religieuses égyptiennes. Très bon élève, il sera aussi initié aux mystères des Temples égyptiens.

Imhotep scribe,Architecte, médecin,vizir..

Comme Thalès et bien d’autres savants et philosophes grecs, Pythagore s’enquiert de la métempsychose (le passage de l’âme d’un corps à un autre). Plutarque précise à ce sujet que:  » Il n’y avait aucune différence entre les textes hiéroglyphes et la plupart des préceptes pythagoriciens « 

De retour d’Égypte, il devient le créateur de la philosophie symbolique, ses connaissances mathématiques s’inspirent du savoir du mathématicien noir Égyptien Ahmès. Il apprend aussi la gamme diatonique qu’avait créé le flûtiste, inspecteur musical Khoufou-ankh, vers – 2450 sous le règne du pharaon noir Ouserkef (Vème dynastie)

HERACLITE d’ÉPHÈSE: (- 540 à -480 av notre ère)

Comme ses prédécesseurs, reconnaît les principes du Noun, la réincarnation et le devenir de l’âme après la mort. Élève à Héliopolis, ville du grand Dieu Râ, il sera initié au mystère du dieu soleil, le feu divinisé, de la renaissance perpétuelle et toutes les phases nominatives du Dieu solaire (Khépri – Râ – Atoum). Il apprendra les mystères du Nil et de son Dieu Hâpy.

EMPEDOCLE d’AGRIGENTE:(- 490 à -438 av notre ère)

Élève et admirateur de Pythagore, il véhiculera à son retour d’Égypte, les principes contraires du bien et du mal dans leur lutte cosmique, représenté par les dieux Osiris et Seth. Il diffusera auprès de ses disciples les quatre éléments primordiaux de la création (l’eau, le feu, la terre et l’air). Il décrit le Noun (océan primordial) comme une forme primitive et future de l’Univers.

ANAXAGORE de CLAZOMENES:(- 500 à -428 av notre ère)

Ce philosophe turc, installé en Grèce, sera aussi élève de prêtres égyptiens. Il apprendra le Noun matérialité subtile, le Démiurge Râ et les éléments cosmiques.

PLATON:(- 427 à -347 av notre ère)

C’est auprès du prêtre Sekhnuphis à Héliopolis et de Khnuphis à Memphis qu’il sera formé. Il résidera en Égypte, 13 années durant lesquelles il apprendra la philosophie et les sciences sacerdotales. De retour en Grèce, il tentera en vain comme ses prédécesseurs de diffuser la sagesse égyptienne, mais il sera haït les Hellènes. Platon apprit auprès des Égyptiens que toutes les formes d’art (musicale, picturale…) étaient supervisées par les prêtres garants du bon déroulement des évènements. Ceci permettait la diffusion dans un cadre social et moral.

Si controversé que soit la présence en Égypte de Platon, elle est confirmée par son disciple Dermodore en ces termes: (…) puis il (Platon) alla à Syrène, auprès de Théodore le mathématicien, et de chez lui en Italie, chez Philolaos et Eurytos, tous deux pythagoriciens, puis en Égypte chez les prophètes (…)

Il est bon de préciser que n’ayant pas de tradition du savoir perpétué, les Grecs ne pouvaient se prétendre être à l’origine de bien des matières (le droit, la philosophie, les mathématiques, la médecine, etc..). Les Égyptiens eux, comme nous le constatons encore dans certaines tribus d’Afrique noire ont toujours su par les traditions orales, puis écrites instruire leur jeunesse afin qu’à son tour elle puisse faire perdurer le savoir ancestral.

La plupart des savants et philosophes grecs reconnaissent, et ce, sans difficulté s’être instruits en Égypte. C’est seulement à partir de l’esclavage que l’histoire de l’Afrique est falsifiée afin de n’accorder aucune civilisation et aucun savoir à l’homme noir.

« On se sent invinciblement entraîné à penser que c’étaient de réelles et solides connaissances que de pareils hommes allaient chercher dans les sanctuaires égyptiens » .de E de Rougé

cf :Théophile Obenga 

 

Figure majeure du panthéon, Osiris est un dieu très ancien dans l’histoire égyptienne, déjà présent dans les Textes des PyramidesTextes ornant les parois des pyramides à partir de la Vème Dynastie. . Dans ces premiers corpus constitués de l’histoire de l’Égypte, son rôle de Dieu qui meure puis est reconstitué est déjà exprimé, mais le rôle d’Osiris reste plutôt marginal.
Osiris va voir sa position peu à peu s’affirmer, jusqu’à devenir préeminente en tant que Dieu de l’au-delà; le culte d’Osiris et sa mythologie vont se développer jusqu’à occuper le champ de la religion funéraire. Et à partir de la fin du Nouvel Empire et dans les périodes plus tardives, Osiris prendra une place spéciale dans la piété populaire, liée à la recherche du salut personnel propre à cette période.
Ayant au départ exercé une royauté terrestre (voir l’article de B. Mathieu), Osiris n’existe cependant réellement qu’une fois mort, et dans son royaume hermétiquement séparé du monde d’ici-bas. Son destin alliant mort et renaissance deviendra progressivement dans l’histoire égyptienne celui sur lequel se modèlera tout d’abord celui du Roi , puis celui de tous les hommes.

L’origine du nom Wsjr, comme celle de presque tous les « grands » dieux du panthéon reste incertaine: « le Puissant », « celui qui préside sur son trône », ….
Certains ont proposé de voir en Osiris un très ancien roi de la cité de Busiris, dans le Delta, dont le destin aurait donné lieu à la constitution d’un mythe .
Plus vraisemblablement Osiris est un dieu à l’origine agricole, une divinité de la fertilité et de la croissance végétale à qui deux villes principales sont reliées: Busiris dans le Delta, et surtout Abydos en Moyenne Égypte.

À partir de la Ve dynastie, les prêtres du Dieu soleil Ra d’Héliopolis l’incorporent dans l’EnnéadeEnsemble de 9 dieux primordiaux héliopolitaine en tant que premier enfant de Geb et Nout.
Osiris est né pendant les cinq jours épagomènesL'année comportait 12 mois de 30 jours, soit 360, les 5 jours épagomènes sont ceux qui complètent l'année. à un endroit appelé Ro-Setaou qui ultérieurement désignera l’entrée dans le monde inférieur.
Osiris épouse sa sœur Isis et reçoit en partage de son père Geb l’Égypte, tandis que son frère Seth reçoit le pouvoir sur les étendues désertiques périphériques.
Dieu bon et non violent, Osiris apporte la civilisation aux hommes: la manière de cultiver, les arts, des principes moraux…

LE MYTHE OSIRIEN :

Il nous est essentiellement connu par le récit tardif de Plutarque, car les textes égyptiens eux-mêmes sont peu nombreux et assez évasifs, répugnant à parler du meurtre et du démembrement d’Osiris.

Selon le mythe le Dieu Seth, jaloux de son frère Osiris, va s’attaquer physiquement à lui et le tuer. Comment?
• Ayant obtenu les mensurations de son frère (qui, selon la légende était un géant), Seth fit fabriquer un magnifique coffre qu’il promit d’offrir lors d’un banquet à celui à qui il s’adapterait le mieux. Naturellement ce fut Osiris.
• Lorsque ce dernier se fut allongé dans le coffre, les 72 On (je) ne sait pas pourquoi 72 complices de Seth en clouèrent le couvercle et jetèrent dans le Nil ce qui allait devenir le premier sarcophage, et Osiris périt noyé. C’est pour cette raison que les noyés ont toujours été considérés comme accédant directement au royaume d’Osiris.
Le règne d’Osiris avait duré 28 ans, durée mythique qui doit bien sûr être rattaché au cycle lunaire de 28 jours.
• Le sarcophage clos, parfaitement adapté à la forme du Dieu, et flottant dans un milieu liquide, évoque une nouvelle gestation : le Dieu « endormi », en léthargie, est en cours de régénération pour un nouveau cycle vital, comme le fœtus dans le liquide amniotique.

Généalogie : Osiris est le fils de Gheb et de Nout. C’est lefrère d’Isis, de Nephtys et de Seth (et deHorus l’ancien). Mais il est en même tempsépoux d’Isis.
Enfin, il est le père d’Horus, le jeune (avec Isis comme mère) et le père d’Anubis (avec Nephtys comme mère).
Osiris
Etymologie : Les égyptologues restent incertains quant à la forme et à la vraie signification de ce nom. Ils proposent donc diverses significations :
– OusirIousiris = « siège de l’oeil », l’oeil puissant
– racine ouser = « le puissant »
– « le siège de la puissante » (couronne)
– « l’ancien » (forme étrangère)
Représentation : Osiris est quasiement toujours anthropomorphe. Il est figuré sous l’aspect d’une momie blanche, statique (assis, debout ou accroupi), le plus souvent les pieds joints.
Ses bras sont soit croisés sur la poitrine, soit les avant-bras en avant.

Il tient dans ses mains divers objets symboli-ques : soit l’ankh, leouas et le djed réunis, soit d’une main la crosse heka, et de l’autre le fouet nekhekha, emblèmes de la royauté.

Il est représenté avec une peau soit verte (Osiris est le dieu de la végétation), soit noire (rappelant le limon du Nil, Osiris étant aussi le dieu des agriculteurs).
Sa tête est coiffée de la couronne blanche hedjet, parfois ornée de plumes d’autruche, ou bien il porte le atef.
Collée à son menton on retrouve la barbe postiche.
Enfin, il porte autour du cou le collier ousekh.

Lieu de culte : Ils se trouvaient principalement à Abydos (Haute-Egypte), et àBousiris (Basse-Egypte). Mais on retrouve d’autres sanctuaires d’Osiris dans d’autres villes comme Memphis, Héliopolis ou même sur l’île de Biggeh (face à Philae).
Mythe : Voici le mythe d’Osiris, version la plus couramment racontée :

Sethjaloux de la position dominante d’Osiris son frère, roi aimé, (et peut-être aussi de la relation d’adultère que ce dernier eut avec leur soeur Nephtys, épouse de Seth) veut s’en débarasser. Il l’invite alors à une grande fête au milieu de beaucoup d’invités. A cette occasion, il promet d’offrir un magnifique sarcophage en or massif à qui tiendrait exactement dedans. Bien entendu, seul Osiris correspond parfaitement aux dimensions en s’y couchant. Aussitôt, Seth ferme le couvercle, et jette le sarcophage dans le Nil.

(une autre version dit que Seth a découpé son frère en plusieurs morceaux, qui seront récupérés par ses soeurs pour reconstituer le corps, à l’exception du phallus, avalé par le poisson oxyrhynque).

Isis et Nephtys, les deux pleureuses divines, affligées, se lancent à la recherche du corps. Elles le retrouve à Byblos (Liban) et le ramènent en Egypte. Anubis est chargé d’embaumer le corps.
C’est alors qu’Isis, grande magicienne, réanime le corps de son mari défunt, et conçoit avec lui Horus, successeur d’Osiris, qu’elle protègera des envies meurtières de son oncle.

Devenu adolescent, Horus veut récupérer l’accès au trône de roi et surtout venger la mort de son père. Il provoque alors Seth en duel. Au cour de ce combat, il parvient à lui arracher un oeil(oudjat, qu’il offrira à son père pour recouvrer la vue, symbole de la fidélité père-fils), tandis que Seth émascule son neveu.

Le tribunal des dieux condamne Seth et permet à Horus de prendre la succession d’Osiris sur le trône. Celui-ci devient alors le roi de la Terre et des vivants.

Osiris devient alors le symbole de la résurrection, souverain du royaume des morts, devant s’assurer de leur passage dans l’au-delà. A ce titre, il est juge d’un tribunal devant lequel les défunts doivent se présenter. Leur âme, siège de la consience de l’homme, est alors pesée sur une balance dont un des plateaux porte la plume de Maât (déesse de la vérité et de la justice). La balance doit être en équilibre pour que les justes, ayant vécu selon la loi divine, puisse accéder au paradis (champs d’Ialou) et de la vie éternelle.

Dictionnaire illustré des Dieux de l’Egypte 
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Egypte – 4000 ans d’art
Une rétrospective de 4000 ans d’histoire de l’art égyptien. De la simple tunique de lin au masque de Touthankhamon, en passant par les pyramides, les bas-reliefs, les statues… Une mine de trésors à découvrir absolument.
Hatchepsout1 est reine-pharaon, le cinquième souverain de la XVIIIe dynastie de l’Égypte antique.
Hatchepsout
Naissance Date inconnue Décès Date inconnue
Père Thoutmôsis Ier Grands-parents paternels
Séniséneb
Mère Ahmès Grands-parents maternels
Grand-père maternel inconnu
Séniseneb ou Ahmès-Néfertary ?
Fratrie Thoutmôsis II
Néféroubity
Amenmès
Ouadjmès
Mari Thoutmôsis II Enfant(s) Néférourê
Mérytrê-Hatchepsout ?
2e mari Sénènmout (amant) ? Enfant(s) Maïherpéra ?

Hatchepsout est la fille de Thoutmôsis Ier et de la Grande épouse royale Ahmès.

Son demi-frère, Thoutmôsis II, qu’elle avait épousé pour assurer la légitimité de ce dernier, monte sur le trône après le décès de son père ; mais, sans doute d’une santé fragile, il disparaît jeune. Manéthon l’appelle Amessis2 ou Amensis3.

Inéni, qui fut maire de Thèbes, rapporte dans une inscription autobiographique de sa tombe4 que

« Thoutmôsis (le second) partit pour le ciel et se mélangea aux dieux. Son fils (Thoutmôsis III, le fils de Thoutmôsis II et d’Iset, une des concubines de son père) monta à sa place sur le trône du Double Pays et régna sur le trône de celui qui l’avait engendré. »

Or, à son avènement, le nouveau roi

« était encore un tout jeune enfant. C’est pourquoi sa sœur(sic) Hatchepsout (…) conduisait les affaires du pays. Les Deux Terres étaient soumises à sa volonté et la servaient. »

 

Nom d’Horus[modifier]

Nom d’Horus d’Hatchepsout
Hiéroglyphe
G5
wsr s X1
D28
D28
D28
Srxtail.jpg
Codage [ F12 S29 X1:D28 D28:D28 ]
Translittération (Unicode) Wsr.t kȝw
Translittération (ASCII) Wsrt-kAw
Transcription Ouseret-kaou
Traduction « Celle dont les kas sont puissants »

Nom de Nebty[modifier]

Nom de Nebty d’Hatchepsout
Hiéroglyphe
G16
M13 X1 M4 M4 M4
Translittération (Unicode) Wȝḏ.t rnp.wt
Translittération (ASCII) wADt-rnpwt
Transcription Ouadjet renepout
Traduction « Celle dont les années reverdissent »

Nom d’Horus d’or[modifier]

Nom d’Horus d’or d’Hatchepsout
Hiéroglyphe
G8
R8 t
r
V13
N28
D36
G43
Translittération (Unicode) nṯr.t ḫˁw
Translittération (ASCII) nTrt-xaw
Transcription Netjeret-khaou
Traduction « Celle dont les apparitions sont divines »

Nom de Nesout-bity[modifier]

Nom de Nesout-bity d’Hatchepsout
Hiéroglyphe
M23
X1
L2
X1
début du cartouche
N5 C10 D28
Codage ( N5 C10 D28 )
Translittération (Unicode) Mȝˁ.t-kȝ-Rˁ
Translittération (ASCII) mAat-kA-ra
Transcription Maât-ka-Rê
Traduction « Maât est le ka de Rê »

Nom de Sa-Rê[modifier]

Nom de Sa-Rê d’Hatchepsout
Hiéroglyphe
G39 N5
Z1
début du cartouche
F4
X1
A51 X1
Z2
Codage ( F4:X1 A51 X1:Z2 )
Translittération (Unicode) Ḥȝ.t-Špsw.t
Translittération (ASCII) HAt-Spswt (Hnmt-imn)
Transcription (fr): Hatchepsout, (en): Hatshepsut, (de): Hatschepsut, (pl): Hatszepsut
Traduction « La première des nobles Dames »

Nom hellénisé[modifier]

Nom grec d’Hatchepsout
Transcription Amessis (d’après Manéthon, version de Flavius Josèphe)
Amensis (d’après Manéthon, version de Sextus Julius Africanus)

 

 

Règne[modifier]

Hatchepsout
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Fonction Pharaonne
Prédécesseur Thoutmôsis II
Prise du pouvoir Mort naturelle du précédent
Dates de règne -1479 à -1457 (selon J. MálekC. AldredK. A. Kitchen)
-1503 à -1483 (selon E. F. Wente)
-1502 à -1482 (selon D. B. Redford)
-1490 à -1468 (selon E. Hornung)
-1489 à -1469 (selon R. A. Parker)
-1479 à -1458 (selon R. Krauss)
-1479 à -1458/7 (selon S. Quike, J. von Beckerath)
-1478 à -1458 (selon N. Grimal,W. J. Murnane)
-1473 à -1458 (selon D. ArnoldJ. KinnaerI. Shaw)
-1472 à -1457 (selon A. D. Dodson)
-1471 à -1456 (selon P. Vernus), J. Yoyotte)
-1467 à -1445 (selon H. W. Helck)
-1466 à -1444 (selon D. Sitek)
Successeur Thoutmôsis III

On situe son règne de -1479 à -14575.

Elle se fait élever un grandiose temple funéraire à côté de celui de Montouhotep II, à Deir el-Bahari dans une falaise de la montagne thébaine. Malgré les 120 sphinx qui montaient la garde devant l’entrée, son nom fut martelé après sa mort afin d’être effacé du monument, sans doute à l’instigation de son neveu et beau-fils, Thoutmôsis III.

Sa célébrité actuelle doit plus à son audace de se faire représenter comme un homme qu’à son règne pendant l’âge d’or de la XVIIIe dynastie.

Ce temple (photos ci-dessous) a été restauré par une équipe polonaise.

Averroès cultiva la médecine, qu’il avait étudiée sous Avenzoar, et fut médecin de la cour almohade ; mais il s’attacha plutôt à la théorie qu’à la pratique.

Né à Cordoue en Espagne en 1126, Averroès est initié très tôt par son père, cadi (juge) de la ville, à la jurisprudence et à la théologie.

Averroès (nom arabe : Abú al-Walìd ibn Ruchd) était, entre autres, un médecin et philosophe arabe du XIIe siècle né à Cordoue (1126-1198).

Averroès a étudié, en plus de la jurisprudence musulmane que lui a enseignée son père qui était juge, la théologie, la philosophie, les mathématiques et la médecine. Il occupa plusieurs hautes fonctions : cadi de Séville (1169), grand cadi de Cordoue (1171), premier médecin à la cour du calife Abú Yaqub Yusuf (1182).

Averroès est devenu célèbre notamment au travers de sa conception des vérités métaphysiques. Pour lui, elles pouvaient en effet s’exprimer de deux manières différentes et pas forcément contradictoires : par la philosophie (Aristote, néoplatoniciens) et par la religion. Cette façon de présenter deux catégories de vérités fut perçue de manière hostile par les religieux à l’esprit étroit, et Averroès fut exilé en 1995.

Son influence posthume en Islam fut quasi nulle, et c’est à des juifs et des chrétiens qu’on doit la conservation et la traduction de ses œuvres. Son œuvre majeure est le Tahafut al-Tahafut (L’Incohérence de l’Incohérence). Ses commentaires des œuvres d’Aristote figurent parmi les plus fidèles ; ils furent traduits en latin et en hébreu et eurent une grande influence sur la pensée chrétienne et philosophique dans l’Europe médiévale.

La vie d’Averroès a été retracée dans «  Le Destin « , un film de Youssef Chahine (coproduction franco-égyptienne) primé au Festival de Cannes en 1997 (Prix du 50e anniversaire du festival qui a récompensé l’ensemble de l’œuvre cinématographique du réalisateur). Ce film dénonce l’intolérance religieuse sous la forme d’une fable enjouée, haute en couleurs et profondément optimiste. Je vous le conseille personnellement ! 

Né à Cordoue en Espagne en 1126, Averroès est initié très tôt par son père, cadi (juge) de la ville, à la jurisprudence et à la théologie. Il étudie ensuite la physique, la médecine, l’astrologie, la philosophie et les mathématiques.

Sa vie mouvementée se partage alors entre CordoueMarrakech et Fès. Magistrat influent, il réforme l’administration de la justice à Marrakech. Il devient le médecin attitré de princes influents et échappe ainsi, grâce à sa fonction, aux ennuis que lui valent ses partis pris philosophiques. Il rédige un traité de médecine (Colliget , en latin), qui lui apporte la notoriété.

Mais ce sont ses commentaires sur Aristote qui le rendront célèbre. Il consacre toute sa vie à l’oeuvre du philosophe grec. Il cherche à en retrouver le sens originel en la débarrassant de toutes les interprétations faites jusque-là. Il se l’approprie avec assez de pénétration et de puissance pour construire un système qui porte sa marque personnelle. C’est à la question de l’origine des êtres qu’il s’intéresse le plus. Selon lui, Aristoteprétend que rien ne vient du néant et que ni la forme ni la matière ne sont créées. Le mouvement serait éternel et continu : c’est la doctrine de l’éternité de la matière. Il distingue en l’homme l’intellect passif et l’intellect actif. Celui-ci se situerait au-delà de l’individu : il lui serait supérieur, antérieur, extérieur car il serait immortel. L‘immortalité serait un attribut de l’espèce et non de l’individu. Cette distinction conduit Averroès àséparer radicalement raison et foi, les lumières de la Révélation n’étant accessibles qu’à l’intellect actif; Thomas d’Aquin, en revanche, cherchera à les réconcilier, fondant la théologie comme science rationnelle.

Ces doctrines philosophiques soulèveront des débats passionnés dans le monde chrétien et trouveront presque autant de disciples que d’opposants. La tendance à séparer la raison et la foi comme relevant de deux ordres de vérité distincts risquait de ruiner les efforts de ceux qui voulaient au contraire concilier, à travers Aristote, le savoir profane et la foi révélée. Les principes d’Averroès considérés comme dangereux seront finalement condamnés par l’Église en 1240, puis en 1513. C’est dire l’influence considérable du philosophe arabe en Occident, notamment dans les écoles médiévales.

Condamné en son temps par la religion musulmane qui lui reproche de déformer les préceptes de la foi, Averroès doit fuir, se cacher, vivre dans la clandestinité et la pauvreté, jusqu’à ce qu’il soit rappelé à Marrakech, où il meurt, réhabilité, en 1198.

CITATIONS

  1. Ce point [à propos de l’âme] est si difficile que si Aristote n’en avait parlé, il eût été très difficile, impossible peut-être, de le découvrir – à moins qu’il ne se fût trouvé un autre homme comme Aristote. Car je crois que cet homme a été […] un modèle que la nature a inventé pour faire voir jusqu’où peut aller la perfection humaine en ces matières.
  2. La raison humaine est incapable de saisir le comment de l’opération par laquelle les corps célestes émanent du Premier principe bien qu’elle en atteste l’existence.
  3. L’aveugle se détourne de la fosse où le clairvoyant se laisse tomber. 

Son œuvre est reconnue en Europe occidentale, dont il est, d’après certains, comme le spécialiste Alain de Libera, pour ses commentaires sur Aristote, « un des pères spirituels »1. Certains vont jusqu’à le décrire comme l’un des pères fondateurs de la pensée laïque en Europe de l’Ouest2.

Son ouverture d’esprit et sa modernité déplaisent aux autorités musulmanes de l’époque, qui l’exilent comme hérétique, et ordonnent que ses livres soient brûlés. Il est profondément méconnu de son vivant. Il commente abondamment et brillamment les œuvres d’Aristote : aussi les théologiens latins le nommaient-ils Le Commentateur.

Averroès
Philosophe cordouan
Moyen Âge
détail de la toile du XIVe siècle, Triunfo de Santo Tomás, de Andrea de Bonaiuto
détail de la toile du xive siècleTriunfo de Santo Tomás, de Andrea de Bonaiuto

Naissance 1126 (Cordoue, actuelle Espagne)
Décès 10 décembre 1198 (Marrakech, actuelMaroc)
École/tradition Péripatétismephilosophie islamique,averroïsme
Principaux intérêts Métaphysiquethéologiedroit,médecinepolitiquereligion
Idées remarquables monopsychisme (unité de l’Intellect agent séparé) et illumination
Œuvres principales Grand Commentaire du Traité De l’âme d’Aristote
Discours décisif
Influencé par PlatonAristoteAlexandre d’Aphrodise,ThémistiusNéoplatonismeAl-Farabi,AvicenneAvenzoar
A influencé Albert le GrandThomas d’AquinBoèce de DacieSiger de BrabantJean de JandunPietro d’AbanoMaître Eckhart,René DescartesDanteMarsile de PadoueIbn KhaldounÉlie del Medigo,PomponazziPic de la Mirandole,Agostino NifoBloch

Portrait d’un héritier qui alloue une part de sa fortune à l’aide aux pays pauvres. Chef spirituel de la communauté ismaélienne, une branche de l’islam chiite, le prince Karim Aga Khan est aussi à la tête de l’Aga Khan Development Network, le plus grand réseau privé de développement du monde. La presse people voit surtout en lui l’héritier de sa dynastie et le propriétaire d’une prestigieuse écurie de chevaux de course. Mais pour cet homme de 75 ans, formé dans un contexte européen autant que musulman, l’objectif majeur est de bâtir des ponts entre les cultures

Karim AGA KHAN : descendant de Mahomet, un pensant, prévenant, généreux, mécène, intègre,

LES MILLIARDAIRES MILITANTS

KARIM AGA KHAN

Le Nouvel Economiste – No.1055 – 4/07/96

Il est prince à Chantilly, vice-roi en Sardaigne, souverain au Pakistan, bienfaiteur au Kenya: le quarante neuvième descendant du Prophète a mille et une vies. Comme il se doit. Mais ses talents, ce business imam les a d’abord mis au service de son peuple, les ismaéliens. Un devoir? Non, une vocation.

Une piste en latérite, un cabanon. C’est tout l’aéroport de Manyara, au nord de la Tanzanie. Les Massaïs, attroupés autour de la bicoque, n’ont jamais vu pareil spectacle. Un ballet incessant de Cessna soulèvent la poussière rouge. Des Land Rover et des agents de sécurité en pagaille. Toute cette agitation pour la seule venue du président de la République tanzanienne, Benjamin William Mkapa? Pas seulement. Car aujourd’hui Manyara est en fête et attend l’arrivée de Son Altesse Karim Aga Khan IV. L’homme qui, quelques jours plus tôt, portait le chapeau melon parmi les élégantes du prix de Diane, et suivant la course de sa pouliche Khalisa, atterrit à son tour sur l’aéroport de fortune. La jet-set n’est pas ici. Et d’ailleurs l’Aga Khan a laissé son Gulfstream un peu plus au nord, à l’aéroport international de Kilimandjaro, seule piste où pouvait se poser son biréacteur. Alors, que vient faire l’Aga Khan? Le voici. Ceux qui s’imaginent voir surgir un maharadjah enturbanné et couvert de bijoux en seront pour leurs frais. Calvitie prononcée, sourire appuyé, costume gris impeccable masquant une certaine corpulence, visage rond qui le fait ressembler à un Mikhail Gorbatchev sans la tâche de vin…

Hormis, peut-être, une curieuse chevalière en or au petit doigt et une énorme montre suisse un peu tape à l’oeil, ce sexagénaire au passeport britannique ne se distingue en rien d’un banal patron du multinationale. Pas étonnant d’ailleurs. Car le descendant du Prophète, chef de la communauté ismaélienne, est à Manyara pour affaires.

« Je suis ravi d’être ici pour inaugurer l’hôtel Lake Manyara Serena Lodge. Voici 233 nouvelles chambres pour les touristes qui vont découvrir les parcs nationaux de la Tanzanie du Nord, un investissement de 170 millions de francs du Fonds Aga-Khan pour le développement économique. » Mais, dans sa manière d’égrener d’une voix monocorde les millions et les projets les uns à la suite des autres, il y a quelque chose d’inclassable: « Je viens d’autoriser notre filiale Service de santé Aga-Khan à lancer la première phase de l’hôpital Aga-Khan de Dar es-Salaam, un équipement de 50 millions de francs. Cette année, nous allons également ouvrir une nouvelle école primaire Aga-Khan dans votre capitale, et le Fonds Aga-Khan pour la culture va investir 30 millions de francs dans la rénovation et la transformation en hôtel de l’un de joyaux de l’architecture coloniale de Zanzibar… »

Mais quel genre d’affaires le souverain négocie-t-il en Tanzanie? Est-ce du charity business ou du business tout court? Qu’est-ce qui l’attire vers Manyara ou Zanzibar? « Nous connaissons bien Zanzibar. Pendant la guerre, notre famille s’était installé en Afrique de l’Est, à Nairobi. Plus tard, notre grand-père nous a souvent envoyés, mon frère et moi, en tournée dans cette région. » Au bord de la piscine, le très distingué frère de Son Altesse, le prince Amyn, costume Savile Row et lunettes solaires profilées, s’étonne que l’on puisse s’étonner que le roi des champs de courses de Chantilly soit aussi un peu celui de la Tanzanie… L’Aga Khan, comme les magnifiques oiseaux du lac Manyara, appartient à une espèce unique. Lui, c’est celle des milliardaires religieux.

Chef musulman chiite, il est aussi un membre attiré du beautiful people occidental. Il aimerait qu’on parle de lui comme du bienfaiteur de milliers de médecins et d’enseignants qu’il emploie dans les zones le plus déshéritées du globe. Mais c’est quand il divorce d’avec un ex-mannequin britannique qu’il fait les gros titres de la presse mondiale. Ancien membre de l’équipe olympique de ski iranienne et pilier de la saison hivernale de Saint-Moritz, le golden imam se passionne aussi pour le renouveau de l’architecture islamique et pour la culture du haricot et du brocoli au Kenya. Ses couleurs (rouge et vert) font rêver à Longchamp et à Epsom, mais flottent aussi sur les villages dont il finance le développement au nord du Pakistan ou à l’est du Tadjikistan. Les mille et une vies du prince Karim… L’ancien président pakistanais, le général Zia, se limite à en dénombrer cinq, « le chef de famille, l’homme d’affaires, le sportif, le leader religieux et le développeur du tiers monde ».

Ce don d’ubiquité, Karim en a hérité. De son père d’abord. En visitant Kampala, capitale de l’Ouganda, on voit des plaques commémoratives gravées à la gloire d’Ali Khan. Oui, c’est bien le mari de Rita Hayworth, l’amateur de bolides rouges et de nuits blanches qui a inauguré cet hôpital ou cette mosquée. « La presse occidentale ne le voyait que comme un membre de la jet-set. Elle tenait pour acquis que, lorsqu’il partait en Afrique, c’était pour ses vacances », regrette Amyn Ahamed, un ancien avocat de Washington, proche collaborateur de l’Aga Khan.

Pour comprendre cet extraordinaire cocktail culturel, il faut revenir au prophète Mahomet, au VIIe siècle de notre ère. Certains de ses fidèles verront en son gendre Ali son successeur. Ce seront les chiites. Un siècle plus tard, Ismaël, l’un des descendants d’Ali et de Fatima, la fille bien aimée de Mahomet, est écarté de cette succession spirituelle pour des raisons jamais réellement éclaircies. Ses fidèles, les ismaéliens, qui voient en lui le septième imam, entrent alors en rébellion. Leur secte clandestine, très organisée, part à la conquête du monde. Et garde pour toujours un sens aigu de la solidarité communautaire.

Leur califat s’étend à partir du XIe siècle sur l’Egypte et le pourtour méditerranéen. Mais leur brillante civilisation fatimide va s’écrouler. Les ismaéliens se disséminent en Syrie, en Asie centrale et en Inde. Au XIXe siècle, grâce à leur quarante sixième imam, ils entrent à nouveau dans l’Histoire. Vers 1930, Mohamed Hassan, gratifié du titre d’Aga Khan (grand chef), est l’un des hommes les plus puissants de Perse. Entré en rébellion contre le shah, il fuit, avec ses fidèles, à travers l’Afghanistan. Repéré par le général anglais Charles Napier pour la valeur de ses guerriers, le chef des ismaéliens devient un fidèle allié de la couronne britannique. Il est alors doté d’une très confortable rente, de terres immenses, de fastueux palais, d’un titre de prince. Suprême reconnaissance: en 1866, un arrêt de la Haute Cour de justice de Bombay le légitime même comme un descendant direct du Prophète. De cette époque date l’immense fortune des Aga Khan. L’heure de la splendeur arrivera avec sir Sultan Mohamed Shah Aga Khan, le grand-père de l’actuel Karim, dont le règne durera soixante-douze ans. L’homme qui, en 1898, dîne avec la reine Victoria sera toujours là, en 1953, pour prendre le thé avec Elisabeth II. C’est dans les années 20 qu’il décide de s’installer en Europe pour se vouer à sa passion des chevaux de course. Habitué des cours princières, marié quatre fois – dont une avec la fille d’un conducteur de tramway français -, il construit des dizaines d’écoles et de dispensaires aux Indes et en Afrique de l’Est. Président de la Société des nations (SDN) avant guerre, il est aussi l’un des pères fondateurs du Pakistan.

En 1957, le vieux prince s’éteint dans sa propriété de Versoix, près de Genève. A l’ouverture du testament, stupéfaction. Pour lui succéder, l’imam a sauté une génération, et choisi l’un de ses petit-fils, Karim. Ce jeune homme sérieux, élevé pendant la guerre dans la grande maison de Nairobi puis dans les meilleures institutions helvétiques et américaines, sera, comme le veulent les dernières volontés de son grand-père, « l’imam de l’âge atomique ». Son père, Ali Khan, grand prince et beau jouer, sillonnera le monde avec Karim pour asseoir sa légitimité chez les ismaéliens, avant de mourir, en 1969, au volant de sa Lancia dans un mauvais virage du parc de Saint-Cloud.

Le 21 octobre 1969, Karim Aga Khan épouse le mannequin vedette du Swinging London, Sally Crocker-Poole, à la mairie du 4e arrondissement de Paris. Convertie à l’islam, la bégum Salima, bénie par le recteur de la grande mosquée de Paris, irradie de beauté parmi les 800 invités des salons de l’hôtel particulier de Karim, rue des Ursins. Dans les colonnes de Paris-Match, le ministre Olivier Guichard, représentant le général de Gaulle, raconte: « C’était un spectacle unique que ce mariage oriental et féerique, à l’ombre des tours de Notre-Dame. Un cocktail de femmes en caftans incrustés de pierres précieuses, d’élégantes Anglaises aux toilettes acidulées, de maharadjahs enturbannés et d’autres gentlemen du monde des courses. » Aujourd’hui, l’imam ne veut plus entendre parler de ces folies princières: « L’étiquette jet-set que me collent les médias occidentaux m’agace. Et plus encore quand c’est de notre foi qu’on s’amuse », s’agace-t-il, recevant le Nouvel Economiste dans son domaine d’Aiglemont, au nord de Paris. Que la presse à sensation fasse des gorges chaudes de son divorce, soit. Mais qu’elle le présente comme un « dieu vivant » devant lequel se prosternent des ismaéliens crédules, lui offrant périodiquement son poids en or, et l’imam sort de ses gonds. Le descendant du Prophète n’a qu’un objectif en ce bas monde: « Dépersonnaliser toutes mes activités. »

Au prix de Diane, ce n’est pas sous la tente Hermès où papillonnent les célébrités que l’on trouvera l’Aga Khan, mais dans la très sobre tribune des propriétaires: « L’efficacité est synonyme de discrétion. » L’iman a d’ailleurs bien failli abandonner son écurie, trop voyante à son goût. Il a finalement résisté à sa tentation première après la victoire de Shergar au derby d’Epsom, par un bel après-midi du printemps 1981. Le monde hippique a compris ce jour-là qu’il ne lâcherait plus ses haras. « Le derby m’a convaincu de continuer, il y a une vraie joie dans la victoire, et une tradition familiale à respecter. » Oui, Karim est bien le petit-fils de Mohamed Shah Aga Khan qui, au derby d’Epsom de 1939, irradiait de bonheur après la victoire du légendaire Blenheim. Mais, non, Karim n’est pas exactement fait du même or que ses aïeux. Il ne veut pas seulement répartir les richesses de sa communauté: il a décidé d’en créer. L’imam homme d’affaires naît sur le campus de Harvard. L’étudiant est un fougueux idéaliste, mais aussi un apprenti entrepreneur plein de projets. Fasciné par la technologie de l’offset, qu’il découvre en visitant l’imprimerie d’un journal de Boston, il passe aussitôt à l’acte: il achète la même machine, la fait transporter à Nairobi, débauche une des signatures de Fleet Street et lance The Nation, le quotidien des indépendantistes africains contre le colonialisme britannique, devenu l’un des premiers quotidiens d’Afrique de l’Est. Il a 22 ans. En 1962, le jeune imam, qui porte beau et apprécie le yachting, cherche une propriété en Italie. L’un de ses amis lui mentionne l’existence de la Valle dell Infarru (la vallée de l’Enfer) en Sardaigne: « Je voulais un endroit au calme. J’ai signé pour 25000 dollars sans même y mettre les pieds. » En fait de propriété, il met la main sur 3000 hectares qui s’étalent sur plus de 50 kilomètres de côtes. Résidences et hôtels de luxe vont s’ériger le long de ce « resort » rebaptisé Costa Smeralda, où environ 4 milliards de francs seront investis depuis. « Je suis devenu un entrepreneur par accident », promet le bâtisseur de la Costa Smeralda. Exemple: sa compagnie aérienne, Meridiana, créée en 1964 pour desservir la vallée de l’Enfer, réalise aujour’hui 1,7 milliard de francs de chiffre d’affaires sur une trentaine de destinations européennes.

Chez Son Altesse, la foucade devient passion, la passion grand projet, et le grand projet investissement. C’est encore à la suite d’un hasard que l’Aga Khan découvre, en 1985, l’affaire de sa vie. Bloqué dans ses projets d’extension de la Costa Smeralda, il acquiert pour 1,2 milliard de francs, auprès d’un homme d’affaires italien, Ciga Hotels. Une chaîne propriétaire de vingt-deux palaces européens, dont la célèbre Danieli à Venise. Restauration à grands frais, croissance externe accélérée, l’imam construit le plus prestigieux groupe hôtelier d’Europe, qui compte bientôt trente-six adresses en or massif. Arrive la guerre du Golfe et la dévaluation de la lire. Malgré les 700 millions de francs réinjectés par l’Aga Khan, le groupe plonge dans le rouge. A l’automne 1994, l’affaire tombe dans l’escarcelle de l’américain ITT Sheraton. Combien a-t-il perdu? Mystère. « Ce que je peux vous dire, c’est que le bilan de mes affaires en Italie est financièrement positif », explique le prince. Mais une blessure s’est ouverte. Actionnaire majoritaire de la compagnie Meridiana et propriétaire de 49% de la Costa Smeralda, le business-imam en restera là: « Tout homme a son temps limité, et ma vocation n’est pas d’être un entrepreneur en Occident. Continuer dans cette voie m’aurait éloigné de mon rôle. » Car le dessein du prince est désormais ailleurs, dans les mailles du Réseau. Le Network, cas c’est ainsi qu’est baptisée cette incroyable nébuleuse où l’imam des ismaéliens fait prospérer l’argent de ses 15 millions de fidèles. A ne pas mélanger avec le sien. Quand Karim Aga Khan, actionnaire majoritaire de Ciga, rachète l’hôtel Meurice, à Paris, c’est avec sa fortune propre. Quand il construit, en 1996, le Lake Manyara Serena Lodge, c’est avec les fonds confiés par ces ismaéliens.

Descendant de Mahomet, l’Aga Khan est à la tête d’une drôle de religion. Il n’y a pas de clergé, mais des « comités de la communauté ». Il n’y a pas de lieux de culte, mais des « centres culturels », des Djamatkhanas. Avec un lieu de méditation, mais aussi des salles de réunion équipées de fax et de téléphones, des bibliothèques et des galeries d’exposition. Le grand-père de l’imam, pour expliquer sa fonction, la comparait à celle du pape. « A une différence près, précisait-il. Le pape n’a que’une mission spirituelle auprès de son peuple. L’imam, lui, s’occupe aussi des intérêts temporaires des siens. » Karim Aga, imam depuis près de quarante ans, aime dresser son bilan de chef mi-spirituel, mi-temporel: « Nos objectifs ont été atteints. Tous les ismaéliens ont accès à un système primaire d’éducation, de santé. Dans dix ans, il faut que 75% d’entre eux aient accès à l’éducation secondaire et à des équipements hospitaliers de pointe. » On l’aura compris, les ismaéliens forment une communauté organisée. Ils ont mis sur pied leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs compagnies d’assurances, leurs banques. Autant d’institutions qui ont été peu à peu ouvertes aux « indigènes » afin d’intégrer la communauté dans chaque pays. Le ciment de cette diaspora, c’est lui, cet homme policé, dont les encycliques ressemblent davantage à des business plans qu’à des bulles papales. Avec la zakat (la dîme), chaque fidèle lui donne une partie de ses revenus, qu’il réinvesti au profit de chaque communauté, dans chaque pays. La Fondation Aga-Khan, l’un des piliers du Network, reçoit ainsi chaque année environ 150 millions de francs de l’imam. Sans que l’on sache toutefois quelle part de cette somme provient de cette fameuse dîme.

Ce système avait été poussé à son paroxysme par Mohamed Shah Aga Khan lors des fameuses « pesées ». En 1937, pour ses cinquante ans de règne, il reçoit de ses fidèles son poids en or. Pour les soixante ans, la pesée sera en diamants. Exploitation de sujets crédules, détournement de fonds? Erreur. « Le système colonial ne nous offrait pas d’accès suffisant aux institutions financières », explique Zaher Ahamed, l’un des hommes clés de la communauté ismaélienne kenyane: « Avec le jubilé de 1937, nous avons créé notre compagnie d’assurances, Jubilee Insurance, puis, dix ans après, c’était les caisses d’épargne Diamond Trust. »

L’imam-manager a pris à coeur ce rôle de « chef de réseau » pour le développer, l’organiser et le… rentabiliser. Dans le parc de sa propriété d’Aiglemont, près de Chantilly, il a fait construire des bureaux paysagers à l’américaine. Le management du Network est assuré par une petite centaine de professionnels de seize nationalités différentes, issus des meilleures universités anglo-saxonnes, et dotés du curieux statut de… gens de maison! Le cadre est luxueux, mais il rappelle plus l’atmosphère d’un campus universitaire qu’un palais des mille et une nuits. Tout est fonctionnel, la langue officielle est l’anglais et HH (His Highness) n’est guère plus souverain qu’un managing director. Ambiance feutrée, réunions de conseil d’administration compassées, déjeuner rapide au self-seuls les couverts en argent rappellent qu’on est ici chez un prince… C’est à Aiglemont que remontent les budgets et d’où partent les instructions du Network. Ver la Jubilee et la Diamond de Nairobie, la Development Credit Bank de Bombay, ou la New Jubilee, l’un des principaux assureurs pakistanais. C’est d’ici que sont dirigés 1300 salariés dans une douzaine d’hôtels au Kenya, en Tanzanie et au Pakistan. C’est encore d’Aiglemont que règne Anwar Poonawala, sur 7000 salariés, dans une quarantaine d’entreprises aussi variées que le joint-venture Alcatel Pakistan Ltd., le groupe de packaging ivoirien Filtisac, ou encore le producteur de haricots kenyan Frigoken.

Toutes ces participations financières, touristiques ou industrielles sont regroupées depuis 1984 dans le Aga Khan Fund for Economic Development (Akfed), une holding dont les actifs dépassent 4 milliard de francs. Inspiré par les méthodes du capital-investissement, Karim Aga Khan croit dur comme fer que « c’est le marché, et non les pouvoirs publics, qui est l’acteur du développement ». Y compris dans le tiers monde. Exemple: en 1977, l’Aga Khan décide de lancer un programme afin de faire face à la crise du logement en Inde. Avec la Banque mondiale et un partenaire financier local, il investit 15 millions de francs pour fonder la Housing Development Finance Corporation, un établissement spécialisé dans le crédit hypothécaire. L’affaire devient tellement rentable que la concurrence s’engouffre dans le créneau. Vingt ans après, des millions d’indiens ont pu avoir accès à la propriété et le Network cède sa participation en Bourse, récupérant cent fois sa mise de départ! Un beau geste pour le développement, une affaire en or: voilà résumée la double mission de l’état-major d’Aiglemont.

Avec la fin de la guerre froide et la conversion de nombre de pays du tiers monde aux vertus du libéralisme, l’imam se sent pousser des ailes. La Tanzanie, l’Ouganda, le Mozambique, Madagascar, le Tadjikistan: autant de pays où l’esprit d’entreprise prends corps et où l’Aga Khan réactive le Network: « Un souffle d’oxygène passe, la capacité à faire des choses a complètement changé ». L’imam islamo-libéral exulte et sillonne plus que jamais le monde à bord de son Gulfstream. Pourtant, il traverse personnellement une mauvaise passe financière – c’est l’époque où les hôtels Ciga battent de l’aile. Mais qu’importe: Aiglemont doit dégager suffisamment de ressources pour financer tous les programmes sociaux du Réseau. « La logique du Network est celle de l’autosuffisance, qui, seule, peut apporter une solidité structurelle. Dépendre de la générosité n’est pas sain à long terme », insiste Karim Aga Khan, théoricien de l’autodéveloppement. Le Réseau, s’il est du jour au lendemain privé de la générosité et de la personnalité de l’imam, doit pouvoir tourner seul au service du développement.

Le propos est précis, le discours extrêmement structuré. On est dans le domaine de l’excellence, appliquée à la philanthropie. Karim n’a pas fait ses études à Harvard pour rien. Il a l’élitisme chevillé au corps et le zéro défaut comme doctrine. Ses hôpitaux, ses écoles, ses banques, ses usines, ses hôtels se doivent d’être la référence. « Le fait d’être une entreprise estampillée Aga Khan me permet, à la Foire de Bologne, de rassurer mes contacts qui ne voient pas toujours d’un bon oeil les sociétés africaines, confie Karim Peerbhoy, le patron de Leather Industries of Kenya. En contrepartie, je sais que je ne peux me permettre de fournir un produit médiocre. » Mais soudain, Garry Wilkinson s’impatiente. Le conseiller de HH pour les relations avec les médias occidentaux trouve qu’Aiglemont donne de l’imam une image trop businessman. Le Network ne doit pas être compris comme une multinationale américaine. « Vous devez absolument aller voir Bob Shaw à Genève. » Bob Shaw? Une personnalité hors du commun. Ancien d’Oxford, de Harvard et de Princeton, ayant appris son métier à la Banque mondiale, il a rejoint le Network pour en faire un vrai laboratoire du développement. A la fondation Aga-Khan, qu’il dirige, on cultive comme sur toutes les terres du prince le culte de la responsabilisation par l’argent. La prochaine mise en place d’une banque des pauvres dans la région de Gilgit, au nord du Pakistan, est l’une des plus grandes fiertés du patron de cette organisation non gouvernementale un peu spéciale. « L’Aga Khan s’implique beaucoup dans ce programme, auquel il consacre dix jours par an. D’ailleurs, s’il s’en fichait, il y a bien longtemps que je ne travaillerais plus ici », promet Bob Shaw. Il s’agit, il est vrai, d’une expérience extraordinaire. Après le prince milliardaire, le prince-imam, le prince capital-investisseur, voici un prince saint-simonien construisant une sorte de société idéale. Sa révolution culturelle, il l’a faite, lui aussi, en 1968.

« J’ai observé et beaucoup réfléchi, cette année-là. Après différentes études socio-économiques, j’ai acquis la certitude que le développement du tiers monde ne passait ni par l’urbanisation, ni par la planification, ni par les mégaprojets, mais par le développement de l’esprit d’initiative en milieu rural », explique aujourd’hui l’imam, intarissable sur le sujet. Voilà la théorie. Voici la pratique. L’Aga Khan décide de prendre en mai le développement d’une région de la taille de l’Irlande qui se trouve aux confins du Pakistan, de l’Afghanistan, de la Chine et de l’Inde. Avant de débloquer le moindre dollar, le prince exige des villageois du Nord-Pakistan qu’ils réforment leurs rapports hiérarchiques. Il n’y a plus d’anciens ni de chefs coutumiers, mais des organisations élues avec un président et un manager (sic). Ces organisations décident d’investissements qu’ils réaliseront après une étude de faisabilité de la Fondation. Cette dernière formera, par ailleurs, certains membres de l’organisation pour en faire des experts capables de retransmettre leur savoir. Le désenclavement du village et une meilleure utilisation du sol permettront alors d’augmenter le revenu et de créer une épargne gérée par l’organisation. L’épargne sera investie ou prêtée sur des projets précis et avec l’appui de la Fondation. Le programme va jusqu’à préciser que les retraits de fonds devront être autorisés par l’organisation, mais aussi par la Fondation. Un vrai Big Brother de la charité. Et cela marche… Les 900000 habitants de la région de Gilgit ont non seulement atteint, comme prévu, l’autosuffisance alimentaire, mais leur revenu par tête a doublé en dix ans. Les experts de la Banque mondiale ont, à plusieurs reprises, fait le voyage pour observer ce phénomène économico-sociologique. Le prince lui-même a bien l’intention d’exporter son modèle.

« Nous vous attendions depuis mille ans. » En 1995, 60000 ismaéliens retrouvent leur imam près de Khorog, la capitale du Gorno-Badakhchan, à l’est de l’ex-République soviétique du Tadjikistan. L’accueil est d’autant plus délirant que l’Aga Khan descend de son hélicoptère avec de bonnes nouvelles. Il étudie depuis deux ans le sort de cette province et il a décidé d’en faire un nouveau Nord-Pakistan. Une aide d’urgence de 90 millions de francs sera allouée en 1996 et le Pamir Relief and Development Programme est mis en place. L’Aga Khan exulte: « Nous allons construire, pour la première fois, derrière le marxisme. La population est éduquée et l’accès à la médecine satisfaisant. Pour le reste, il faut tout repenser. » Avec un objectif: l’autosuffisance alimentaire dans huit ans.

A un paysan de la région de Gilgit, un journaliste anglais demandait un jour qui donc était l’Aga Khan: « Un homme bon qui a une maison en France. » C’est sans doute l’épitaphe qui rendrait le plus heureux le quarante neuvième descendant du Prophète. Mais Son Altesse Karim Aga Khan IV ne peut rien contre son autre destin. Ne vient-il pas de faire la une des gazettes en intentant un procès à son ex-femme pour tenter de l’empêcher de mettre en vente, chez Christie’s les bijoux dont il l’avait couverte? Les chroniqueurs n’ont jamais eu pareil scandale à se mettre sous la dent depuis le vol des bijoux de la bégum dans la Cadillac de Mohamed Shah Aga Khan. C’était en 1949…

L’Agha Khan Ier (1800-1881) était censé être le 46e imam de la lignée des Alides (descendants d’Ali) mais aussi un descendant, en ligne directe des anciens rois de Perse.

Son petit-fils, Muhammad Châh ibn Agaha Ali, Agha Khan III (1877-1957), avait été l’un des conseillers des souverains britanniques et le fondateur de la « ligue panmusulmane » de l’Inde. C’est lui qui avait obtenu, en 1919, que Constantinople ne soit pas rendue à la Grèce mais laissée aux mains des Turcs. Il fut, en son temps, l’homme le plus riche du monde et, pour son 60e anniversaire, ses « sujets » lui offrirent, selon la coutume, son poids en platine et diamants. Il sera le dernier à bénéficier de cette « tradition ».

le prince Mohammed Chah ibn Agaha Ali, autrement dit l’Agha Khan, chef spirituel des ismaéliens. 1930 Chef spirituel des ismaéliens, il était le descendant d’Abdallah ibn Maïmoun, fondateur et premier grand maître de cette secte musulmane remontant au IXe siècle. Il était aussi le successeur d’Hassan Sabbah, fondateur de la secte des Assassins et le 47e imam depuis Ali, gendre de Mahomet. Pour les Ismaéliens, l’Agha Khan est une sorte de « demi-dieu » infaillible. On constate cependant que ce nabab jouait parfaitement le double jeu : pontife musulman pour les uns, membre de la « jet set » pour les autres. En Arabie Saoudite, les membres du clan Séoud se comportent identiquement. Ils font assaut de bigoterie chez eux et jouent au play-boy quand ils sont à l’étranger. Ce dualisme comportemental est très fréquent chez les arabo-musulmans.
La photo a été prise en 1930. L’Agha Khan vient d’épouser la Française Yvette Labrousse, ancienne Miss France (1930) qui portera le titre de « Bégum » (la femme de l’Agha) bien que son titre officiel ait été « Mata Salamat » « Que vive la Mère » !). Le couple se promène dans les environs d’Aix-les-Bains.

En 1930, la secte des Ismaéliens regroupait environ deux millions de fidèles dont la moitié en Inde et le reste réparti entre le Proche Orient et l’Afrique.

Karim Agha Khan IV, 1998Karim Agha Khan IV (né en 1936) est le petit-fils du précédent et le 49e imam des Ismaéliens. L’actuel détenteur du titre d’Agha Khan est, lui aussi, un membre de la « jet set ».
Après avoir divorcé de l’actrice américaine Rita Hayworth (épousée en 1949), il s’est remarié avec une Anglaise divorcée du nom de Sarah Crocker (devenue la Bégum Salima) dont il a divorcé en 1994. Il s’est remarié en 1998.

Source : Paris Match (11 juin 1998)
UNE NOUVELLE LUMIÈRE DANS LA VIE DE L’AGA KHAN
Divorcé de la bégum Salimah, le dieu vivant des ismaïliens vient d’épouser une princesse allemande de 35 ans.

mariage de Karim Agha Khan IV, 1998C’est un rayon de soleil qui est entré dans la vie de l’Aga Khan, 62 ans, 49e imam héréditaire de la communauté ismailienne. Le 30 mai 1998, il a épousé la princesse Gabrielle zu Lieningen, une belle Allemande convertie à l’islam. La cérémonie religieuse a été conduite par le grand mufti et le recteur de la Mosquée de Paris à Aiglemont, la résidence de l’Aga Khan dans l’Oise, Puis, c’est à Patrice Marchand, maire de Gouvieux, qu’est revenu le privilège de prononcer le mariage civil. Les noces se sont déroulées dans l’intimité familiale, en présence d’une vingtaine de dignitaires de la communauté ismailienne accompagnés de leurs épouses. Une grande réception est prévue en France en octobre. Pour fêter leur union. Les mariés convieront, cette fois-ci, les nombreux invités des familles respectives.

Il s’est marié en toute simplicité à Aiglemont, où il vit en gentleman-farmer parmi ses pur-sang

Chef spirituel de quinze millions d’ismailiens à travers le monde, Son Altesse Karim Aga Khan IV est le descendant direct de Mahomet[Plus exactement un descendant d’Ali, gendre de Mahomet, fanatique de la première heure. Mais c’est aussi un descendant du chef de la secte des Assassins comme cela était indiqué dans le livre « Sociétés Secrètes » paru en 1997 ! Avec de tels criminels comme ancètres, on comprend que le Gagakan prèfère se référer au prophète de l’islam. Mais quand l’Occident prendra conscience que Mahomet fut un gigolo, un agitateur, un pillard, un assassin, un pédophile etc…, la superbe du gentleman-farmer va en pâtir.] Fils de Joan Yarde Buller, une Anglaise, et d’Aly Khan, l’Aga Khan a déjà été marié. Le 21 octobre 1969, il épousait Sarah Frances Croker-Poole, une Anglaise qui allait devenir la bégum Salimah. Ils se séparent en 1994. Trois enfants sont nés de leur union: Zahra, 28 ans, Rahim, 27 ans, et Husssain, 24 ans. Divorcée, elle aussi, d’avec le prince Karl Emich zu Leiningen, la nouvelle bégum Inaara a une petite fille de 6 ans, Theresa. La princesse n’a pas l’intention d’abandonner son poste de consultante à l’Unesco. Titulaire d’un doctorat de droit international, elle compte, avec la bénédiction de son mari, poursuivre ses activités centrées sur la promotion du statut des femmes [Première mission : réformer le Coran, qui traite les femmes à peine mieux que des moins que rien, deuxième mission : abolir le modèle de Mahomet qui était un obsédé sexuel et un pédophile. Elle a du pain sur la planche, la fatma ! Etre titulaire d’un doctorat de droit international et se convertir à l’islam pour ensuite promouvoir le statut des femmes… il fallait oser ! Et pourquoi pas se couper les deux jambes pour travailler à la promotion du football ?!].

Janvier 2005
Le divorce entre l’Aga Khan et son épouse la bégum Inaara vire au règlement de comptes (en banque !). Selon la presse britannique, madame menacerait de dénoncer monsieur au fisc s’il ne lui versait pas la moitié de sa fortune (environ 700 millions d’euros au minimum). On comprend soudainement pourquoi elle avait accepté de se convertir à l’islam : pas folle la guèpe…

Karim Aga Khan descendant de Mahomet, imane, ismaélien et donc chiite est passionné d’architecture, de sciences humaines, de l’art, de processus évolutif de l’habitat. l’amélioration de vie des habitants, de justice, des médias.
Selon lui, le monde musulman prend en considération la place femme en insérant les  femmes par leurs compétences.

L’icône de l’économie numérique a été bouleversée par Mona, la fille d’Abdullfatah John Jandalli, le père naturel de Steeve Jobs

EXCLUSIF. Mona Jobs a rendu un hommage très personnel

au créateur d’Apple récemment disparu. Lui qui avait tant besoin de communiquer avec son père, il a créé un bijou de la communication sans jamais pouvoir le faire avec son modèle.

Voici la traduction.

Steve Jobs raconté par sa petite soeurSteve Jobs en 1976, 1999 et 2000 (montage Le Point.fr) © – / Abaca
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Steve Jobs n’est pas Dieu, loin s’en faut. Mais parmi les nombreux hommages qui ont été rendus après sa mort, celui de sa soeur mérite l’intérêt. Non seulement parce que c’est une des rares personnes à qui il s’est ouvert, mais aussi parce qu’elle est au coeur du drame qui a le plus marqué Steve Jobs. Si les parents de Steve l’ont abandonné, ils ont choisi d’élever sa petite soeur Mona. Quand il l’a découvert, il en a été bouleversé. Au point de ne jamais vouloir reprendre contact avec Abdullfatah John Jandalli, son père naturel. L’hommage de Mona a été prononcé le jour de l’enterrement de Steve Jobs, le 16 octobre, et il a depuis été reproduit dans le New York Times. Mais ce discours n’avait jamais été traduit en français. La voici en exclusivité.

« J’ai grandi comme une fille unique, avec une mère célibataire. Parce que nous étions pauvres et que je savais que mon père avait émigré de Syrie, je pensais qu’il ressemblait à Omar Sharif. J’espérais qu’il serait riche et gentil et surgirait dans nos vies (et dans notre appartement non encore meublé) pour nous aider.

Plus tard quand j’ai rencontré mon père, j’ai voulu croire qu’il avait changé son numéro et n’avait pas laissé son adresse parce que c’était un révolutionnaire, complotant pour un monde nouveau pour le peuple arabe. Bien que féministe, j’ai passé ma vie à attendre un homme à aimer, et qui m’aime. Durant des décennies, j’ai cru que cet homme pourrait être mon père. Quand j’ai eu 25 ans, j’ai rencontré cet homme, c’était mon frère.

À l’époque, j’habitais à New York, où j’essayais d’écrire mon premier roman. Je travaillais dans un petit magazine dans un bureau de la taille d’un placard avec trois « aspirants écrivains ». Un jour, quand un avocat m’a appelée – moi, la fille de classe moyenne californienne qui harcelait son patron pour qu’il nous fasse souscrire à une assurance maladie -, il m’a dit avoir un client riche et célèbre et qu’il s’agissait de mon frère perdu de vue depuis longtemps.

Les jeunes journalistes sont devenus fous. Nous étions en 1985 et travaillions pour un magazine littéraire très avant-gardiste, mais moi j’étais tombée dans une intrigue à la Dickens, et nous adorions ça. L’avocat a refusé de me dire le nom de mon frère et mes collègues ont commencé à prendre des paris. Le candidat le plus en vue : John Travolta. J’espérais secrètement un descendant littéraire d’Henry James – quelqu’un de plus talentueux que moi, un homme naturellement brillant.

« Il souhaitait être incompris »

Quand j’ai rencontré Steve, c’était un type de mon âge, en jeans, avec un look d’arabe ou de juif, et plus beau qu’Omar Sharif. Nous avons fait une longue marche – il se trouve que nous aimions tous les deux cela. Je me rappelle peu de choses de ce que nous nous sommes dit ce jour-là, seulement qu’il ressemblait à quelqu’un que j’aurais aimé avoir comme ami. Il m’a appris qu’il travaillait dans les ordinateurs. Je ne connaissais pratiquement rien aux ordinateurs, je travaillais encore sur une Olivetti à ruban. J’ai dit à Steve que j’envisageais depuis peu d’acheter mon premier ordinateur, un Cromemco. Steve m’a dit que c’était bien que j’aie attendu, qu’il était en train de mettre au point quelque chose de furieusement beau.

Je voudrais vous faire partager deux ou trois choses que j’ai apprises de Steve à trois périodes distinctes au cours des 27 années où je l’ai connu. Ce ne sont pas des périodes qui se comptent en années, mais en état d’esprit. Sa vie bien remplie. Sa maladie. Son décès. Steve travaillait à ce qu’il adorait. Il travaillait vraiment dur. Chaque jour… C’est incroyablement simple, mais vrai. Il était tout sauf distrait. Cela ne l’embêtait jamais de travailler dur, même si cela se soldait par un échec. Si quelqu’un d’aussi intelligent que Steve n’avait pas honte d’admettre qu’il tâtonnait, peut-être ne devais-je pas avoir honte non plus.

Quand il fut viré de chez Apple, il en souffrit. Il m’a parlé d’un dîner où 500 leaders de la Silicon Valley rencontrèrent le président d’alors. Steve n’avait pas été invité. Il était blessé mais continuait à travailler chez Next. Chaque jour. La nouveauté n’était pas la valeur essentielle de Steve. C’était la beauté. Pour un innovateur, Steve était d’une fidélité rare. S’il aimait une chemise, il pouvait en commander 10 ou 100. Dans sa maison de Palo Alto, il y a certainement autant de cols roulés en coton noir que de paroissiens à l’église. Il était insensible aux tendances et aux gimmicks. Il aimait les gens de son âge. Sa philosophie de l’esthétisme me rappelle une citation du genre « la mode est ce qui a l’air beau mais devient moche plus tard, l’art peut être horrible au départ mais devient beau plus tard ». Steve aspirait toujours au « beau plus tard ». Il souhaitait être incompris.

En dehors du système, il se rendait toujours dans la même voiture de sport chez Next, où lui et son équipe inventaient tranquillement la plate-forme sur laquelle Tim Berners-Lee écrirait le programme du World Wide Web. Comme une fille, Steve passait un temps fou à parler d’amour. L’amour était sa valeur suprême, son Dieu parmi les dieux. Il questionnait, s’inquiétait de la vie sentimentale des gens qui travaillaient avec lui. Chaque fois qu’il croisait un homme qu’une femme pouvait trouver craquant, il l’interpellait : « Tu es célibataire ? Tu veux venir dîner avec ma soeur ? » Je me rappelle son coup de fil le jour où il a rencontré Laurene. « Il y a cette belle femme et elle est vraiment intelligente, et elle a un chien, et je vais l’épouser. »

« Il connaissait par coeur les roses »

Quand Reed est né, il a vraiment commencé à s’attendrir et ne s’est jamais arrêté. C’était un père attentif avec chacun de ses enfants. Il s’inquiétait de tout, des petits copains de Lisa, des voyages et de la longueur des jupes d’Erin, des dangers que courait Eve près des chevaux qu’elle adorait. Aucun de ceux qui ont assisté à la fête de remise de diplôme de Reed n’oubliera la scène où Reed et Steve dansent doucement ensemble. Son amour total pour Laurene l’a soutenu. Il pensait que l’amour surgissait à chaque instant, partout. Sur ce sujet, Steve n’était jamais ironique, jamais cynique, jamais pessimiste. J’essaie, encore, de faire mienne cette attitude.

Steve a rencontré le succès très jeune, et il avait l’impression que cela l’avait isolé. La plupart des choix faits depuis que je l’avais retrouvé étaient destinés à faire tomber les barrières autour de lui. Jeune homme de la classe moyenne de Los Altos, il est tombé amoureux d’une fille de la classe moyenne du New Jersey. C’était important pour tous les deux d’élever Lisa, Reed, Erin et Eve comme des enfants normaux, les pieds sur terre. La maison n’était pas intimidante, ne croulait pas sous les oeuvres d’art ou les dorures ; en réalité, pendant les premières années où j’ai connu Steve et « Lo » ensemble, le dîner était servi sur l’herbe, et souvent il s’agissait d’un seul légume. En quantité, certes, mais un seul. Du brocoli. De saison. Préparé simplement. Avec des herbes fraîchement ciselées.

Jeune millionnaire, Steve venait tout de même me chercher à l’aéroport. Il attendait là, en jeans. Quand un de ses enfants l’appelait au travail, sa secrétaire, Linetta, répondait : « Votre papa est en rendez-vous. Voulez-vous que je l’interrompe ? » Quand Reed insistait pour se déguiser en sorcière à chaque Halloween, Steve, Laurene, Erin et Eve, tous se transformaient en sorcière.

Ils ont voulu s’embarquer dans un total remaniement de la cuisine : cela a pris des années. Ils cuisinaient sur une plaque chauffante dans le garage. Le bâtiment Pixar, en construction à cette période, fut terminé en moitié moins de temps. Et voilà pour la maison de Palo Alto. Les salles de bains restèrent d’époque. Mais – et la distinction est capitale – cela était une très belle maison. Steve y avait veillé. Cela ne veut pas dire qu’il ne se réjouissait pas de son succès : il en profitait, mais sans en faire des tonnes. Il m’a raconté à quel point il adorait aller chez le marchand de cycles de Palo Alto et, là, découvrir avec un brin de malice qu’il pouvait s’offrir le meilleur vélo. Et il l’a fait.

Steve était humble. Steve aimait apprendre sans arrêt. Un jour, il m’a dit que s’il avait grandi autrement, il serait devenu mathématicien. Il parlait avec révérence des universités et adorait marcher autour du campus de Stanford. La dernière année de sa vie, il a étudié un livre de peinture de Mark Rothko, un artiste dont il n’avait jamais entendu parler, se demandant ce que ses oeuvres, affichées sur les murs du futur campus Apple, pourraient inspirer aux visiteurs. Steve cultivait un côté fantaisie. Quel autre P-DG connaît les roses anglaises et les roses chinoises, et a pour fleur favorite une rose signée David Austin ?

Il avait des surprises cachées plein les poches. Je suis sûre que Laurene va découvrir des trésors – des chansons qu’il adorait, un poème découpé et rangé dans un tiroir -, même après 20 ans d’un mariage exceptionnellement réussi. J’ai dû lui parler chaque jour ou presque, mais quand j’ouvrais leNew York Times et découvrais un article sur les brevets de l’entreprise, j’étais toujours surprise et ravie de découvrir le croquis d’un escalier parfait. Avec ses quatre enfants, avec sa femme, avec chacun de nous, Steve s’amusait beaucoup. Il chérissait le bonheur.

« Ressources insoupçonnées dans la maladie »

Puis Steve est tombé malade et sa vie s’est déroulée dans un cercle plus étroit. Mais avant, il aimait marcher dans Paris. Il avait découvert un petit magasin de soba (NDLR, pâtes japonaises) faites à la main à Kyoto. Il dévalait de manière gracieuse les pistes enneigées, mais était maladroit sur des skis de fond. Rien de plus. Par la suite, même les plaisirs simples, comme manger une bonne pêche, il ne s’y adonnait plus.

Pourtant, ce qui m’a sidérée, et de ce que j’ai appris de sa maladie, c’est que même très diminué, il lui restait des ressources insoupçonnées. Je me rappelle mon frère réapprenant à marcher, avec un fauteuil roulant. Après sa transplantation du foie, chaque jour il se mettait sur ses jambes qui semblaient trop minces pour le porter, les bras rivés au dos d’une chaise qu’il poussait à travers le couloir de l’hôpital de Memphis jusqu’au bureau des infirmières. Puis il s’asseyait sur cette chaise, se reposait, la tournait, et recommençait à marcher. Il comptait ses pas et chaque jour poussait un peu plus loin. Laurene s’agenouillait et le regardait dans les yeux. « Tu peux le faire, Steve », disait-elle. Il ouvrait grands les yeux et serrait fort les lèvres. Il essayait. Il essayait encore et toujours, l’amour chevillé au corps. C’était quelqu’un d’intensément émotif.

J’ai réalisé durant ces moments horribles que Steve ne supportait pas cette douleur pour lui seul. l’endurait dans des buts précis : le diplôme de son fils Reed, le voyage de sa fille Erin à Kyoto, la mise à l’eau du bateau qu’il faisait construire et sur lequel il avait prévu d’embarquer sa famille pour un tour du monde et où il espérait bien se retirer un jour avec Laurene. Même malade, son goût, son discernement et son jugement demeuraient intacts. Il a connu 67 infirmiers avant de trouver des « âmes soeurs », et ensuite a accordé sa totale confiance à trois d’entre eux qui l’ont accompagné jusqu’à la fin, Tracy, Arturo, Elham.

Un jour Steve a contracté une pneumonie si grave que son docteur lui a tout interdit, y compris la glace. Nous étions dans une unité de soins intensifs standard. Steve, qui en général refusait les passe-droits ou même de jouer de son nom, admit que, pour une fois, il aimerait recevoir un traitement un peu spécial. Je lui ai fait savoir : Steve, c’est un traitement spécial. Il s’est penché sur moi et a dit : « Je le veux un peu plus spécial encore. »

Intubé, alors qu’il ne pouvait pas parler, il a réclamé un bloc-notes. Il a mis au point un appareil pour tenir un iPad dans son lit d’hôpital. Il a dessiné des systèmes de perfusion et un équipement radiologique. Il réinventait cette unité médicale pas assez spéciale à son goût. Et, à chaque fois que sa femme rentrait dans la chambre, je voyais son sourire revenir sur son visage. Pour les choses vraiment graves, vous devez me croire, il écrivait sur un bloc. Et nous regardait. Cela signifiait : vous devez le faire. En faisant cela, il voulait dire que nous devions désobéir aux médecins et lui donner de la glace.

« La mort n’a pas frappé Steve, il est allé vers elle »

Aucun de nous ne pouvait dire avec certitude combien de temps il serait là. Les jours où Steve allait mieux, y compris au cours de la dernière année, il s’embarquait dans des projets et obtenait des promesses de ses amis chez Apple pour les mener à bien. En Hollande, des constructeurs de bateaux gardent une coque en acier inoxydable qui n’attend que son revêtement de bois. Ses trois filles ne sont toujours pas mariées, ses deux plus jeunes ne sont que des toutes jeunes filles, et il voudrait marcher à leur côté comme il l’a fait le jour de mon mariage.

Au final, nous mourrons tous in media res. Au milieu de l’histoire. De beaucoup d’histoires. J’imagine qu’on ne peut pas dire que la mort de quelqu’un qui souffre d’un cancer depuis des années est une surprise. Mais la mort de Steve était inattendue pour nous. Ce que la mort de mon frère m’a appris, c’est que le caractère est déterminant : il est mort comme il a vécu.

Mardi matin, il m’avait appelé pour me demander d’arriver à toute vitesse à Palo Alto. Son ton était affectueux, tendre, aimant, mais comme celui de quelqu’un dont les bagages sont déjà dans le coffre de la voiture, dont le voyage vient de commencer, même s’il était désolé, vraiment profondément désolé de nous abandonner. Il a commencé ses adieux et je l’ai stoppé. J’ai dit : « Attends. J’arrive. Je suis dans un taxi pour l’aéroport. Je serai là. » « Ma douce, je te dis ça maintenant parce que j’ai peur que tu n’arrives pas à temps. »

Quand je suis arrivé, Laurene et lui plaisantaient comme des associés qui avaient vécu et travaillé ensemble chaque jour de leur vie. Il regardait ses enfants au fond des yeux, comme s’il ne pouvait en détacher son regard. Jusqu’à deux heures de l’après-midi, sa femme a réussi à le tenir éveillé pour qu’il parle à ses amis d’Apple. Puis il devint clair qu’il ne sentait plus notre présence. Sa respiration a changé. Elle est devenue difficile, calculée, déterminée. Je pouvais le sentir compter de nouveau ses pas, en voulant aller plus loin. C’est ce que j’ai appris : il travaillait à cela aussi. La mort n’a pas frappé Steve, il est allé vers elle.

« On aurait dit qu’il escaladait »

En me disant adieu et à quel point il était désolé, tellement désolé à l’idée que nous ne vieillissions pas ensemble comme nous l’avions toujours prévu, il a également soutenu qu’il s’en allait pour un endroit meilleur. Le Dr Fischer lui donnait une chance sur deux de passer la nuit. Il a passé la nuit. Laurene, assoupie à côté de lui sur le lit, sursautait quand il y avait de plus longues pauses entre ses respirations. Elle et moi nous regardions, puis il reprenait une grande respiration, et ça recommençait. Il fallait que cela arrive. Même à cet instant, il avait un profil grave, toujours très beau, le profil d’un absolutiste, d’un romantique. Son souffle indiquait un voyage pénible, un chemin raide, l’altitude… On aurait dit qu’il escaladait.

Mais derrière cette volonté, cette éthique de travail, cette force, existaient une merveilleuse capacité d’émerveillement, une croyance de l’artiste dans un idéal, un après encore plus beau. Les derniers mots de Steve, plusieurs heures auparavant, étaient des monosyllabes, répétées trois fois. Avant de s’envoler, il a regardé sa soeur Patty, puis pendant longtemps ses trois enfants, puis la partenaire de sa vie, Laurene, puis encore au-dessus de leurs épaules, au loin. Les derniers mots de Steve furent : « Oh wow, oh wow, oh wow. »

Le Point.fr

Publié le 02/11/2011 à 16:35 –

Modifié le 02/11/2011 à 16:42

Le CAMPUS 2011, comme si vous y étiez, aux Universités d’été de l’UMP – prenez la température de la rentrée de la Majorité. Maï Salaün

Nathalie Kosciusko-Morizet a saint georges du bois

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  Cliquer sur le lien suivant pour prendre connaissance de l’intervention de Intervention de Roger Karoutchi, Secrétaire national en charge de l’Animation militante et des adhésions, lors de la plénière sur « Les valeurs » (3 septembre 2011).
 Cliquer sur le lien suivant pour prendre connaissance de l’intervention de Intervention de Marc Laffineur, Secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et Conseiller politique, lors de la plénière sur « Les Valeurs » (3 septembre 2011).
 Cliquer sur le lien suivant pour prendre connaissance de l’intervention de Intervention de Frédéric Lefèbvre, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation et Conseiller politique, lors de la plénière sur « Les Valeurs » (3 septembre 2011).
 Cliquer sur le lien suivant pour prendre connaissance de l’intervention de Jean-Pierre Raffarin avec un échange avec la salle du CAMPUS 2011 de l’UMP.
 Cliquer sur le lien suivant pour prendre connaissance de l’intervention lors de la Plénière sur la crise financière et économique (3 septembre 2011). http://www.dailymotion.com/video/xkv12p_pleniere-sur-la-crise-financiere-et-economique_news
Les Echos @LesEchosLes Echos
Budget : « Rien n’est tabou et rien n’est abandonné », dit Fillon dlvr.it/k61T0
04/09 | 13:40

Sur le Budget :

« Rien n’est tabou et

rien n’est abandonné« ,

dit François Fillon

François Fillon s’est déclaré dimanche prêt à voir son plan de réduction des déficits publics amendé mais à condition que le volume global des efforts demandés et leur équilibre ne soient pas remis en cause.
Le Premier ministre concluait à Marseille les universités d’été de l’UMP, dont la première journée a été troublée vendredi par le bras de fer entre le sénateur Jean-Pierre Raffarin et le président Nicolas Sarkozy sur un projet d’augmentation de la TVA sur les droits d’entrée des parcs à thème.
Selon Jean-Pierre Raffarin, le chef de l’Etat a finalement renoncé à cette mesure, qui devait rapporter à l’Etat 90 millions d’euros, sur les 12 milliards prévus par le plan de rigueur de François Fillon en 2011 et 2012. (voir ).
La ministre du Budget, Valérie Pécresse, confiait samedi soir en marge de l’université d’été de l’UMP que des mesures de remplacement seraient étudiées dans le cadre du débat parlementaire.
« Le temps est maintenant au débat parlementaire », a confirmé dimanche le Premier ministre.
« Rien n’est tabou et rien n’est abandonné », a-t-il cependant poursuivi en présence de Jean-Pierre Raffarin, assis au premier rang. « Le gouvernement est ouvert aux critiques et aux amendements, à condition qu’ils ne mettent pas en cause le volume des efforts ni leur équilibre. »
« La consommation, la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des plus modestes ne doivent pas être mis en cause par les ajustements qui seront proposés. »
Dans une pique à l’adresse de l’ancien Premier ministre, il a fait valoir que ce n’était pas en « empruntant les slogans de la gauche » que la majorité résoudrait les problèmes financiers du pays.
Jean-Pierre Raffarin avait estimé que l’augmentation de 5,5% à 19,6% de la TVA sur les parc à thème était une « erreur sociale » qui pénaliserait « des gens qui ne partent pas forcément en vacances ».

Nouvel Observateur @LeNouvelObs Nouvel Observateur
Carnet de campus – Prière de suivre les éléments de langage à l’UMP bit.ly/rnHMR3

Carnet de campus –

Prière de suivre les éléments

de langage à l’UMP

Publié le 02-09-11 à 15:18    Modifié le 04-09-11 à 13:43     par Julien Martin     105 réactions

Petites phrases, grands débats, indiscrétions…

Revivez en direct les coulisses du Campus UMP.

La salle du Campus UMP à Marseille (Julien Martin - Le Nouvel Observateur)La salle du Campus UMP à Marseille (Julien Martin – Le Nouvel Observateur)

DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 2011

12h30. Ce qu’il faut dire…

Les éléments de langage à l’UMP sont légion. Tellement que le parti de la majorité ne se cache plus pour les distribuer. A Marseille, un document dénommé « Argus flash campus » est en libre-service pour les militants. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est respecté à la lettre.

Premier exemple : l’UMP a pour objectif de « protéger la France et les Français ». Chacun des tribuns n’a de cesse de le répéter. « La République qui protège » est aussi le slogan qui figure au fronton de la salle principale.

Sur la « règle d’or », élus et militants sont priés de suivre le mot d’ordre déjà lancé depuis plusieurs jours par Jean-François Copé : si les socialistes refusent de la voter, c’est en raison de leur « immaturité ».

D’ailleurs, c’est désormais bien connu, le PS a un projet, mais « la crise financière mondiale fait éclater au grand jour son absence de crédibilité ». Variantes : il est d’ors et déjà « caduc », les candidats à la primaire « s’en démarquent »…

La communication est cadrée. Une nécessité pour permettre à l’UMP d’afficher son unité. Dimanche, Jean-François Copé a toutefois autorisé une autre source d’inspiration : « Ségolène Royal a fait coup double en invitant à regarder ‘la hausse de la fiscalité depuis 2004 à Lille’ et en rappelant que la Corrèze est le département le plus endetté de France’. Martine Aubry et François Hollande ont apprécié… C’est désormais Ségolène Royal qui va nous donner les fiches techniques ! »

11h45. Apparu à la porte

Tous les membres du gouvernement présents dimanche au Campus UMP ne sont pas forcément au premier rang, à écouter les discours des ténors de la majorité. Benoît Apparu est même resté devant la porte tout au long de l’allocution de Jean-François Copé.Le secrétaire d’Etat au Logement a préféré discuter avec les journalistes et les quelques élus qui l’imitaient. Il ne s’est dirigé vers la salle qu’au début du discours de François Fillon…

11h00. Et les forains ?

Pas sûr que l’abandon de la hausse de la TVA pour les parcs à thème soit définitive. Sébastien Huyghe, député UMP du Nord, déplore que Jean-Pierre Raffarin l’ait réclamée avec sa « casquette d’élu local » vissée sur la tête. Suivez son regard vers le Futuroscope, dans la Vienne, département de l’ex-Premier ministre.

Sébastien Huyghe ne veut pas voir perdurer « une inégalité injustifiée » entre « les forains taxés à 19,6% et les parcs à thèmes à 5,5% ». Et n’exclut pas « un retour de la mesure dans l’hémicycle » de l’Assemblée nationale.

SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2011

18h30. Revue de presse sélective

Au Campus de l’UMP, les journalistes sont choyés. Des articles sont même proposés à l’entrée de la salle de presse. Enfin certains articles. On trouve ainsi une interview de Jean-François Copé, publiée vendredi dans La Provence et intitulée « Copé sonne le grand rassemblement à Marseille ».

En revanche, aucune trace de l’article publié ce samedi par le même quotidien local. Intitulé« Campus à Marseille : l’unité de l’UMP mise à mal », il y est question de « colère », de « couac », de « grogne », de « violente charge » et autres « dissonances ». Etrange sélection… Mais pas de panique, vous pouvez le lire en cliquant ici.

17h45. Le gros chien Raffarin

Bruno Le Maire a réussi le tour de force de réunir en une seule phrase les deux actualités du Campus UMP : le refus de Jean-Pierre Raffarin d’augmenter la TVA pour les parcs à thème et l’impossibilité médicale de Jacques Chirac de se rendre à son procès.

Le ministre de l’Agriculture et délégué général au projet de l’UMP, très en verve : « Jacques Chirac disait souvent : ‘Les niches fiscales, c’est très sympathique, mais dans chaque niche il y a un gros chien !’ »

16h30. Copé en connaît un rayon

A côté des limonadiers et autres balles anti-stress, on trouve aussi des livres sur les stands du Campus UMP. Certains ont été apportés par les auteurs eux-mêmes (on n’aura pas le droit de savoir lesquels), pour les autres l’UMP s’en est chargée. Tous ont en tout cas été écrits par ou sur des élus de la majorité.

Et au petit jeu de qui vend le mieux, c’est Jean-François Copé avec « Un député, ça compte énormément » qui l’emporte pour le moment. Remarquons quand même que c’est le plus exposé, ce qui n’est pas sans aider…

Le relevé des ventes indique que le secrétaire général de l’UMP arrive devant « Le Roman d’une ascension » de Marco Pirrone, qui relate les 889 jours de marche de Nicolas Sarkozy vers l’Eylsée en 2007, et « Le Monde qu’on leur prépare », livre d’entretiens croisés entre Luc Chatel et Jean-Pierre Chevènement. Qui veut acheter « Le Mieux et l’ami du bien », de Frédéric « Zadig et Voltaire » Lefebvre ?

15h30. Pas touche à la fortune de Dassault !

L’appel des riches français, très peu pour lui. Il en est un qui refuse d’être taxé davantage, même pour se donner bonne conscience. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de Serge Dassault, sénateur UMP de l’Essonne, propriétaire du Figaro et surtout du Groupe Dassault spécialisé dans l’aviation. Selon le magazine américain Forbes, il est le 89e homme le plus riche du monde, avec une fortune estimée à plus de 7,6 milliards de dollars.

C’est peu dire que Serge Dassault n’a pas goûté la contribution exceptionnelle annoncée par le gouvernement, visant à taxer à hauteur de 3% les revenus annuels supérieurs à 500 000 euros. Il ne s’est pas gêné pour le dire au Nouvel Observateur, ce samedi après-midi, au Campus UMP à Marseille : « Ca ne sert à rien, ce n’est pas comme ça qu’on va régler le problème du déficit. C’est idiot et nul ! »

Il faut dire que la mesure ne devrait rapporter à l’Etat que 200 millions d’euros sur les 12 milliards d’économies prévus. L’industriel et élu UMP souhaite-t-il une contribution plus élevée ou pérenne ? « Encore moins ! Les gens qui créent des emplois vont s’en aller et les emplois avec. On ferait mieux de supprimer la prime pour l’emploi, on économiserait beaucoup plus d’argent ! » Si même les riches à l’UMP commencent à se disputer…

15h00. L’UMP vote (plutôt) Valls !

La fédération UMP des Bouches-du-Rhône a beau appeler à voter Arnaud Montebourg à la primaire socialiste (voir plus bas), le parti majoritaire semble beaucoup plus proche des idées de Manuel Valls.

D’une en particulier, qui figure en tête des propositions contenues dans le projet des Jeunes Pop : « Responsabiliser les jeunes en établissant la majorité pénale à 16 ans, mais aussi la majorité civile et électorale. » Comme le député-maire d’Evry (Essonne).

Et les « grands » de l’UMP ne pensent pas différemment. Un des responsables du projet pour 2012 n’hésite pas à confier : « Si je devais voter à la primaire socialiste, je voterai pour Manuel Valls ! » Voilà qui devrait le ravir…

VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2011

18h30. Raffarin, un « has been » en congé

Décidément, l’UMP n’a pas de chance avec ses journées de rentrée. En 2008, Henri Guaino, conseiller spécial du président, déclenchait la colère de la majorité en déclarant d’entrée que les critères de Maastricht n’étaient « pas la priorité des priorités ».

Rebelote en 2009 : la droite se déchirait sur la taxe carbone. En 2010, Jean-François Copé s’en prenait à celui à qui il n’avait pas encore succédé à la tête de l’UMP, Xavier Bertrand, en l’accusant de ne pas avoir préparé une université d’été digne de ce nom.

Le Campus organisé cette année n’a pas dérogé à la règle. Une nouvelle polémique est venue gâcher la fête. Sur son blog, Jean-Pierre Raffarin s’en est pris directement à Nicolas Sarkozy : « Les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence, de Nicolas Sarkozy au cours du petit-déjeuner de la majorité sont surprenantes et méritent clarification. D’ici là, je me place en congé de cette instance dite de concertation. »

Incarnation de la tendance centriste du parti, Jean-Pierre Raffarin n’a guère apprécié de se voir taxer « d’irresponsable » par Nicolas Sarkozy, après avoir critiqué le relèvement de la TVA sur les billets d’entrée des parcs à thème. Un ancien Premier ministre qui interpelle le chef de l’Etat, il ne manquait plus que ça.

Nombre d’élus UMP ont bien tenté à Marseille d’éteindre la polémique. C’était sans compter Lionnel Luca, brillant représentant de la Droite populaire, l’aile dure du parti : « Raffarin est un has been, il devrait rester en Chine », a-t-il élégamment glissé à un journaliste d’Europe 1.

C’est peu dire que, quelques minutes plus tard, Jean-François Copé, assis à la tribune depuis plusieurs heures, n’a pas été très inspiré de lancer aux militants : « La presse nous caricature en disant qu’à l’UMP il y aurait un combat entre les centristes et la Droite populaire… J’ai besoin de vous pour tordre le coup à cette caricature ! »

17h45. L’UMP vote Montebourg !

« Socialistes marseillais, Hollande et Aubry vous ont trahis et abandonnés, votez Montebourg ! » Non, il ne s’agit pas d’une consigne de supporteurs du député de Saône-et-Loire, mais d’un tract – à vocation humoristique – de la Fédération UMP des Bouches-du-Rhône, qui en reviendrait presque à remercier ce dernier de perturber autant le PS en voulant le nettoyer. Ne pas s’attendre cependant à beaucoup d’efficacité au Campus de Marseille : il y a, assez logiquement, pas mal de militants UMP…

17h00. MAM zappe la Tunisie

Quelle manque de chance ! Michèle Alliot-Marie arrive alors que la première table ronde sur la Tunisie vient à peine de s’achever. L’histoire ne dit pas s’il s’agit d’un retard dû à un problème de jet privé.

16h30. Règle d’or : l’épine socialiste

Oh ! Une petite division point à l’UMP, malgré le mot d’ordre d’unité… Alors que le secrétaire général Jean-François Copé souhaite que Nicolas Sarkozy réunisse le Congrès sur la « règle d’or », Pierre Méhaignerie, vice-président du conseil national, dit y être favorable… à une condition : « Que l’on parvienne à convaincre le PS de la voter, sinon ce sera difficile. »

Difficile et surtout délicat. Nicolas Sarkozy hésite à se lancer si c’est pour subir une défaite à l’arrivée. A l’inverse, Jean-François Copé entend mettre les socialistes face à ce qu’il considère être leurs responsabilités.

En attendant de savoir, Pierre Méhaignerie rêve à voix haute, face à quelques journalistes : « L’honneur des partis politiques serait de pouvoir s’entendre de temps en temps. »

16h00. Qui veut gagner des millions ?

On connaissait déjà les tongs siglées l’UMP, on peut aussi trouver à Marseille des limonadiers (4 euros), une balle anti-stresse (3 euros)… Voire le kit complet (pour la modique somme de 20 euros), histoire d’être paré de la tête aux pieds aux couleurs du parti de la majorité. Espérons que l’UMP recueille autant d’argent qu’Edouard Balladur en son temps

15h00. L’oeil de Serge Moati

Auteur de multiples documentaires politiques, Serge Moati est au Campus de l’UMP. Avec son style caractéristique : caméra à la main, sur le côté de la scène. Les journalistes vont le croiser fréquemment ces prochains temps : il réalise une série de documentaires sur la campagne présidentielle pour France 3.

14h45. Les choses en grand

Avec l’UMP, il est loin le temps des universités d’été à la bonne franquette. Salle immense, militants surentraînés, t-shirts sur toutes les épaules, drapeaux dans toutes les mains… C’est grand, c’est chaud, mais ça sent un peu le pré-fabriqué. Quoi qu’il en soit, le parti arrive toujours à déplacer autant de Jeunes UMP pour venir faire la claque.

14h30. U-NI-TE (puisqu’on vous le dit)

Les Marseillais savent recevoir. C’est tout naturellement que Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille, est venu accueillir le secrétaire général du parti de la majorité, Jean-François Copé, dès l’entame du Campus UMP dans la cité phocéenne. Avec un seul et même d’ordre sur toutes les lèvres : unité !

D’ailleurs, c’est bien connu, si des divisions apparaissent dans le parti, c’est uniquement à cause des journalistes. C’est en tout cas la thèse avancée par Jean-Claude Gaudin. Exemple à l’appui : « Les médias ont voulu nous empêcher de faire un dialogue sur le vivre-ensemble dans des religions différentes [comprendre : le débat sur la laïcité, organisé début avril, ndlr], mais on a tenu bon et tout le monde était presque d’accord sur tout. »

S’il le dit… On pourra quand même aller (re)lire cet article, pris au hasard : « La liste des absents au débat sur la laïcité s’allonge ».

Julien Martin – Le Nouvel Observateur

Mots-clés : UMPCampusMarseille

 

  Cliquer sur le lien suivant pour prendre connaissance de l’intervention de Chantal Jouanno sur les journées d’été de l’UMP qui se déroulent cette année à Marseille et s’étalent sur trois jours. Une nouveauté par rapport à l’année dernière où, réductions budgétaires obligent, le campus 2010, qui s’était tenu en banlieue parisienne, n’avait duré qu’une journée. Cette année, le campus de l’UMP devrait être entièrement tourné vers 2012 et la défense du bilan de Nicolas Sarkozy. Autre mot d’ordre : faire de ces journées d’été un « anti- La Rochelle « , comme l’a précisé Benjamin Lancar, le président des Jeunes Populaires. Pendant ces trois jours, Jean-François Copé a affirmé qu’il montrera un parti uni, par opposition au Parti socialiste dont les déchirements internes s’accentuent avec le lancement de la primaire. Et à ceux qui voient une guerre interne entre le patron de l’UMP et le « front anti-Copé » (Xavier Bertrand, François Fillon et les autres), Jean-François Copé fait mine de ne pas savoir. Il a même déjeuné en tête à tête avec Christian Estrosi, membre actif du clan Bertrand/Fillon. L’unité de façade tiendra-t-elle tout le week-end ? Réponse sur LCP et lcp.fr du 2 au 4 septembre ! Programme du campus de l’UMP 2011, à suivre en direct sur LCP : Vendredi 2 septembre de 15h à 17h : table ronde animée par Nadine Morano sur le thème des droits de l’homme et de la démocratie. Au programme notamment des échanges avec de jeunes Libyens et Syriens ayant vécu le Printemps arabe. Samedi 3 septembre –  de 11h15 à 13h : Journée de formation et « défense du bilan de Nicolas Sarkozy » animée par Michèle Tabarot, déléguée générale de l’UMP en charge de la formation. –  de 15h00 à 17h00 : Bruno Le Maire et Jean-François Copé présentent le programme de l’UMP pour 2012. –  de 17h à 19h : Table ronde sur la crise financière animée par Jean-Pierre Raffarin. Dimanche 4 septembre de 10h à 14h : Discours de clôture –  Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille –  Renaud Muselier, député UMP des Bouches-du-Rhône –  Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale –  Gérard Larcher, président du Sénat –  Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP –  François Fillon, Premier ministre Le tout est à suivre en direct sur LCP, LCP 2424 et lcpan.fr Pour nous suivre sur Twitter : @LCPan @astridevillaine @gandrieux Et le hashtag du weekend : #campusump Très bon rendez-vous politique, avec LCP ! En tant que chaîne de l’actualité parlementaire, nous vous proposons régulièrement la retransmission en direct d’événements spéciaux liés à la vie politique et citoyenne française.
 Cliquer sur le lien suivant pour prendre connaissance de l’intervention de JF Copé sur la première table ronde sur la liberté des citoyens du monde. Les journées d’été de l’UMP se déroulent cette année à Marseille et s’étalent sur trois jours. Une nouveauté par rapport à l’année dernière où, réductions budgétaires obligent, le campus 2010, qui s’était tenu en banlieue parisienne, n’avait duré qu’une journée. Cette année, le campus de l’UMP devrait être entièrement tourné vers 2012 et la défense du bilan de Nicolas Sarkozy. Autre mot d’ordre : faire de ces journées d’été un « anti- La Rochelle « , comme l’a précisé Benjamin Lancar, le président des Jeunes Populaires. Pendant ces trois jours, Jean-François Copé a affirmé qu’il montrera un parti uni, par opposition au Parti socialiste dont les déchirements internes s’accentuent avec le lancement de la primaire. Et à ceux qui voient une guerre interne entre le patron de l’UMP et le « front anti-Copé » (Xavier Bertrand, François Fillon et les autres), Jean-François Copé fait mine de ne pas savoir. Il a même déjeuné en tête à tête avec Christian Estrosi, membre actif du clan Bertrand/Fillon. L’unité de façade tiendra-t-elle tout le week-end ? Réponse sur LCP et lcp.fr du 2 au 4 septembre ! Programme du campus de l’UMP 2011, à suivre en direct sur LCP : Vendredi 2 septembre de 15h à 17h : table ronde animée par Nadine Morano sur le thème des droits de l’homme et de la démocratie. Au programme notamment des échanges avec de jeunes Libyens et Syriens ayant vécu le Printemps arabe. Samedi 3 septembre –  de 11h15 à 13h : Journée de formation et « défense du bilan de Nicolas Sarkozy » animée par Michèle Tabarot, déléguée générale de l’UMP en charge de la formation. –  de 15h00 à 17h00 : Bruno Le Maire et Jean-François Copé présentent le programme de l’UMP pour 2012. –  de 17h à 19h : Table ronde sur la crise financière animée par Jean-Pierre Raffarin. Dimanche 4 septembre de 10h à 14h : Discours de clôture –  Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille –  Renaud Muselier, député UMP des Bouches-du-Rhône –  Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale –  Gérard Larcher, président du Sénat –  Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP –  François Fillon, Premier ministre Le tout est à suivre en direct sur LCP, LCP 2424 et lcpan.fr Pour nous suivre sur Twitter : @LCPan @astridevillaine @gandrieux Et le hashtag du weekend : #campusump Très bon rendez-vous politique, avec LCP ! En tant que chaîne de l’actualité parlementaire, nous vous proposons régulièrement la retransmission en direct d’événements spéciaux liés à la vie politique et citoyenne française.
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Campus de l’UMP en direct: «Cette élection ne doit pas être l’otage des petits arrangements partisans» lance François Fillon

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Créé le 04/09/2011 à 11h30 — Mis à jour le 04/09/2011 à 12h45

UMP – Le campus de l’été se termine ce dimanche avec les discours des principaux responsables…

>> Ce live est désormais terminé, merci de l’avoir suivi sur 20 Minutes
12h52 :Le discours de François Fillon se termine par la Marseillaise. Ministres et responsables UMP se rejoignent sur l’estrade centrale.12h48: Sur le déficit: ‘En matière de déficit,nous avons tous péché! Il ne serait donc pas indigne d’essayer ensemble de nous rattraper en laissant de côté, durant quelques semaines, nos divergences politiques’. François Fillon en appelle au réalisme de la situation, avant d’appeler au ‘rassemblement de toutes les composantes’ de l’UMP.
Il conclut sur ‘les trois engagements de Marseille’, à savoir ‘l’unité’, la prmotion du bilan présidentiel, et la construction intellectuelle du projet pour 2012.

12h45: Sur l’Europe:‘Mon patriotisme me commande d’en appeler à plus d’Europe politique, plus de stratégie industrielle commune, plus de préférence communautaire, plus d’ambition internatioanle’.

12h35: Sur l’Etat et les services publics
– sur l’éducation: ‘L’éducation n’est pas seulement l’affaire de l’Ecole, c’est aussi l’affaire des parents, dont beaucoup se mobilisent déjà aux côtés des enseignants’

– le système de sécurité sociale: ‘pas seulement l’affaire des professionnels et des partenaires sociaux. Il est de notre devoir à tous de mesurer les limites de nos droits, de lutter contre nos excès, nos abus’

– sur la sécurité: ‘pas seulement l’affaire des forces de l’ordre et de la justice, mais aussi celle des élus locaux, des associations, des médias, des familles qui doivent ensemble faire barrage à la culture de violence qui imprègne notre société.

– sur la lutte contre les déficits: ‘pas seulement l’affaire de nos administrations, c’est aussi la cause de tous les Français’

12h31: Sur l’appel au rassemblement: ‘Rassembleurs pour l’UMP et pour la majorité présidentielle qui ne doivent pas se disperser si près du but’. ‘L’intérêt général comme l’efficacité électorale nous interdisent d’éparpiller nos forces’. L’ombre du départ du centriste Jean-Louis Borloo de l’UMP plane alors sur la salle…

12h28: Fillon fait appel à la jeunesse.’Distinguez-vos par votre courage, votre maturité, mais aussi par votre capacité à tout repenser… Les sceptiques vous diront que vous êtes une génération perdue, car le sens de l’Histoire n’est plus écrit. Moi je pense que vous êtes une génération libre car le sens de l’Histoire doit, précisément, être conduit.

12h26: Il rappelle les interventions militaires françaises à l’étranger, en Libye, Côte d’Ivoire, Afghanistan: ‘L’isolement est plus risqué que le rayonnement. Pourquoi ce plaisir malsain à salir, à rabaisser notre pays, alors qu’il s’est comporté avec noblesse?’

12h20: Après rappelé les sources d’inquiétude des Français, le Premier ministre liste les ‘sources d’espérer’, à savoir les révolutions arabes: 
‘Les dictateurs et les tyrans constatent désormais que le vent de la liberté est plus puissant que le mur de la peur’, ‘Ce que je crois, c’est que les régimes oppressifs ne peuvent plus agir en toute impunité’.

12h16: François Fillon remercie ses hôtes marseillais (imitant ici l’accent marseillais, ce qui fait gondoler les militants), avant d’enchaîner sur la crise économique et financière et la critique du Parti socialiste.
‘Aux primaires, les candidats prétendent qu’ils sont différents mais comment peut-on être vraiment différent lorsque la ligne politique a déjà été fixée par le parti?’

12h10: Vidéo en direct. Suivre les discours du Campus d’été de l’UMP par ici.
http://www.dailymotion.com/video/xku2hi_live-campus-ump_news#from=embediframe
Live Campus UMP par ump

12h08. François Fillon, Premier ministre, débute son discours

12h05: Les priorités de l’UMP énoncées par Jean-François Copé:
-‘Changer le modèle de croissance’
-‘L’éducation’, avec ‘un contrôle des résultats’
-‘Le renforcement du pacte républicain’

12h00: Le patron de l’UMP lance des piques sur ces adversaires politiques
«Est-ce vraiment raisonnable de faire croire aux Français ‘que c’était mieux avant?’
Martine Aubry regrette-t-elle le temps des bidonvilles à Nanterre? François Hollande préférait-il les années 70, quand 20% des Français vivaient sous le seuil de pauvreté, alors qu’ils sont 13% aujourd’hui?»
«Madame Aubry c’est un mélange de dogmatisme dépassé et d’ambigüité permanente..Monsieur Hollande, c’est une alternance de blagues lourdes et de banalités»

11h52: Jean-François Copé évoque la crise financière et économique: « cet été, le nouveau coup de tonnerre a été sur les marchés financiers ». « En réduisant les déficits, nous ne cédons pas à la dictature du marché. C’est quand on dépense toujours plus que ce que l’on gagne qu’on se met sous la coupe des créanciers »

11h55: Jean-François Copé lance des slogans qui présagent de la campagne présidentielle : » La jeunesse de notre pays n’a pas besoin d’assistanat. Elle a besoin de la République, avec ses droits et ses devoirs » ou encore « Nous savons que la France pourrait faire encore mieux si nous renouons avec le courage, avec l’esprit de rasseblement, avec l’esprit de conquête et d’ouverture au monde. »

11h50: Jean-François Copé: « A travers une succession de crise, 20 ans après l’effrondement soviétique, 10 après les attentats du World Trade Center, nous sommes en train de changer d’époque. Un nouveau monde est en train de naître. Les paramètres d’aujourd’hui n’ont plus rien  avoir ceux de 2007!

11h40: Jean-François Copé, le secrétaire général continue son discours.
Faisant la promotion du quiquennat de Nicolas Sarkozy, il y parle de:
– du patriotisme « le patriotisme du XXIe siècle, c’est la fidélité à nos racines, c‘est l’ouverture sur les autres et sur le monde, c’est l’envie de vivre ensemble et de réussir ensemble »

– de la diplomatie: avec les soldats engagés hors de France; « Le 19 juillet dernier, j’étais dans l’église Saint-Louis-des-Invalides (…) pour honorer aux côtés de leurs familles la mémoire de sept de nos officiers et sous-officiers morts en Afghanistan. Comme des millions de Français derrière leur télévision, j’ai pu vivre un grand moment d’émotion« . » Le défilé du 14 juillet: « C’est l’expression de la reconnaissance de la Nation »

11h00: Campus d’été de l’UMP, dernier jour. Se succèdent depuis 10h des discours de clôture de ces trois jours de raout.
Après Benjamin Lancer, le président des Jeunes populaires, puis Franck Allisio, celui des Jeunes Actifs, (les mouvements des jeunes de l’UMP), est arrivé à la tribune Christian Jacob, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

Au menu des discours: des remerciements aux hôtes marseillais, et la promotion de ces trois jours de débats. Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, n’a pas hésité à rappeler les casseroles de la gauche locale, en la personne de Jean-Noël Guérini, qui pourrait être mis en examen.

Après Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale, puis Gérard Larcher, président du Sénat, arrive à la tribune Jean-François Copé.

   Cliquer sur le lien suivant pour prendre connaissance de l’intervention de

François Fillon

François Fillon se caractérise par la plus grande longévité à Matignon. Il est le Premier ministre depuis le début du quinquennat présidentiel de Nicolas Sarkozy, le 17 mai 2007…
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Fillon : « Le président n’est pas seul »

Le Point.fr – Publié le 04/09/2011 à 14:09 – Modifié le 04/09/2011 à 14:29

Le Premier ministre a clôturé le campus du parti majoritaire à Marseille avec la ferme intention de rassembler la majorité autour d’un projet et d’un homme.

Fillon : "Le président n'est pas seul"François Fillon a clôturé le campus UMP, dimanche, à Marseille. © Guillaume Horcajuelo / Maxppp
 Jean-François Copé est tout sourire, samedi matin, au premier rang de la plénière de clôture du campus de l’UMP. À ses côtés, François Fillon – qui a effectué durant la nuit une visite-surprise dans un commissariat de police des quartiers nord de Marseille – attend de prononcer son discours, après deux journées d’échauffement des esprits. Juppé, Guéant, Hortefeux, Larcher, Bachelot, Alliot-Marie, Bertrand, Pécresse, Gaudin ou encore Baroin et Le Maire : la plupart des poids lourds de la majorité sont là. Le message est clair : tandis qu’à Paris l’ambiance est à l’effervescence avec le retour deDSK chez lui, place des Vosges, à Marseille l’UMP lance la campagne.

Le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer, celui du Sénat Gérard Larcher et enfin Copé se succèdent à la tribune. Au moins trois mille jeunes sont présents. Un clip vidéo impeccablement ficelé en l’honneur de Nicolas Sarkozy est diffusé : stratégie de campagne tardive oblige, le chef de l’État n’y est pas présenté tant comme candidat, mais plutôt comme une figure paternelle, rassembleuse et visionnaire, flottant loin au-dessus des querelles de partis.

Expérience et action

Les uns après les autres, les intervenants rendent hommage au travail accompli par la majorité depuis quatre ans. Toutes les règles de politesse sont respectées, avec plus ou moins de conviction : hommage au travail du secrétaire général, à l’action du Premier ministre ou encore à la fougue méridionale du sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin – si possible avec une boutade sur son accent, pour l’ambiance. En passant le relais à Fillon, à la fin d’un discours articulé sur la dialectique UMP des « droits » et des « devoirs », Copé prend bien soin de rester pour serrer la main au Premier ministre, à côté du pupitre. Pour l’image, cette fois.

Accueilli chaleureusement par les Jeunes Populaires, Fillon entame donc un véritable plaidoyer de campagne, optimiste et combatif. Rapidement, le Premier ministre réussit l’exercice délicat de vanter le bilan de la majorité tout en s’inscrivant dans l’action. Il promet plus, et mieux, à l’avenir : « Ce que nous avons accompli – parfois imparfaitement, mais toujours avec sincérité – n’est qu’un premier pas dans un monde qui commence. D’autres réformes sont nécessaires, d’autres réformes sont indispensables », a-t-il clamé. Et de mettre en avant ce qui sera un atout-clé de la campagne, l’argument de l’expérience : « Nous sortons renforcés, plus expérimentés, et plus réactifs aussi », martèle-t-il ainsi.

Continuer à bâtir le projet

Un discours de campagne, donc, qui n’aurait pas été complet si Fillon n’était pas monté au créneau, une fois de plus, pour défendre Nicolas Sarkozy : « Aujourd’hui, c’est à celui qui lancera les attaques les plus viles contre le président de la République », lance-t-il, en allusion aux récents développements de l’affaire Bettencourt qui impliquent directement le chef de l’État. « Mais le président de la République n’est pas seul. Nous sommes là avec tous ces Français qui savent distinguer le vrai du faux, pour témoigner que son engagement au service de la France a été total », ajoute Fillon.

Aucune allusion, donc, aux vifs débats de ces derniers jours – au premier rang desquels l’affrontement entre le chef de l’État et Jean-Pierre Raffarin à propos de la « taxe Disney ». Le Premier ministre s’est contenté d’affirmer son « adhésion à la philosophie du projet » porté par Bruno Le Maire – lui aussi objet de controverses – tout en appelant au « rassemblement de toutes les composantes de l’UMP ». François Fillon a enfin enjoint aux membres du parti majoritaire de « continuer à bâtir (leur) projet ».

Le Premier ministre ne fait ainsi que confirmer la stratégie élyséenne, qui consiste à laisser libre cours aux débats au sein du parti, au moins dans les trois mois qui viennent – et dans une certaine limite – jusqu’à ce que le candidat, une fois déclaré, se constitue une « plate-forme » claire et unique. Reste pour certains membres de la majorité, quelque peu sceptiques, à espérer que les « débats » ne laissent pas trop de séquelles…

Campus de l’UMP : Le Maire rode son projet pour 2012

Le Point.fr – Publié le 03/09/2011 à 20:16 – Modifié le 04/09/2011 à 10:54

Le ministre de l’Agriculture et son équipe veulent laisser leurs propositions « chocs » mûrir dans les esprits du parti.

Campus de l'UMP : Le Maire rode son projet pour 2012Bruno Le Maire au campus de l’UMP, samedi, à Marseille. © Witt / Sipa
 « Stratosphérique. Rien de concret, rien de nouveau. » C’est ainsi qu’un membre du staff de l’UMP qualifiait par avance l’intervention de Bruno Le Maire, samedi, au deuxième jour du campus de l’UMP à Marseille. Le ministre de l’Agriculture devait présenter un « bilan d’étape » de l’élaboration du « projet » de l’UMP pour 2012. Comprendre : Le Maire devait « présenter les propositions du parti », afin que le futur candidat Sarkozy y puise son programme.

Mais certaines de ces propositions, déjà avancées dans une interview à L’Express, avaient manifestement suscité suffisamment de réactions au sein de la « famille UMP » pour ne pas de nouveau en rajouter : la fiscalisation d’une partie des sacro-saintes allocations familiales notamment – elle a provoqué l’ire de certains députés UMP, dont une majorité de la Droite populaire -, mais aussi la taxation des dividendes sur les résidences secondaires ou encore la révision des allocations chômage pour les cadres. Alors, après avoir rendu hommage au secrétaire général Jean-François Copé, mais aussi à une bonne partie de ses collègues, l’ex-villepiniste Le Maire s’est contenté, samedi, de mettre en avant les valeurs du futur programme : « la réduction de la dépense publique, la justice, l’autorité ».

Agitateurs d’idées 

Alors, pourquoi avoir pris le risque de susciter un nouveau tollé au sein du parti, au moment même où tous jouent la carte du rassemblement derrière leur candidat naturel ? Pour Valérie Rosso-Debord, secrétaire nationale de l’UMP, également chargée du projet, on peut voir dans ces mesures phares des « ballons d’essai ». Les trois mois qui viennent serviront, selon elle, de « caisse de résonance ». « On met toutes les propositions sur la table, on débat, on écoute, on laisse les idées mûrir, chacun se positionne, et puis on ajuste les choses », explique-t-elle. La très copéiste élue de Meurthe-et-Moselle ajoute : « Nous sommes des agitateurs d’idées ! »

De son côté, venu s’expliquer quelques minutes plus tôt avec des journalistes, Le Maire assure : « Je n’esquiverai aucune question. » Son discours laissait pourtant penser qu’il « reculait » sur la question des allocations familiales, puisque la question de la fiscalisation n’y était plus évoquée. Mais il ne l’entend pas ainsi. Selon lui, la situation économique actuelle justifie des mesures exceptionnelles : « C’est la première fois que la souveraineté des États européens est menacée », martèle-t-il, face aux journalistes. Et de se montrer philosophe sur les vives réactions au sein du parti : « Chirac disait toujours : La suppression des niches fiscales, c’est gentil, mais dans chaque niche, il y a un gros chien. Alors, peut-être que, dans trois mois, on dira de certaines mesures qui apparaissent soi-disant révolutionnaires aujourd’hui qu’elles sont drastiques mais nécessaires… »

Tous veulent le faire savoir : à l’UMP, on aime toujours le débat, y compris en pleine mobilisation pour la présidentielle… Le tout, dans une certaine limite.

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Il y a 3 minutes via web

rançois Fillon clôture le campus de l’UMP

Le Premier ministre François Fillon clôture le campus de l’UMP à Marseille par un discours

#CampusUMP Fin du Campus 2011 … félicitations pour l’organisation

Au sein de l’UMP – objectifs de ce CAMPUS 2011

Le projet remis à Bruno Le Maire

Image by UMP Photos via Flickr

Nicolas Sarkozy 2012
UMP – Un objectif clair : la victoire de Nicolas #Sarkozy en mai prochain ! bit.ly/n58RF2 #CampusUMP

UN OBJECTIF CLAIR :

LA VICTOIRE DE

NICOLAS SARKOZY

EN MAI PROCHAIN !

CAMPUS À MARSEILLE,

UN RENDEZ-VOUS

D’UNITÉ ET DEMOBILISATION !

L’édito de Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, du jeudi 1er septembre 2011

Le Campus de notre parti les 2-3-4 septembre à Marseille sera une démonstration d’unité et de rassemblement derrière le Président de la République. Ce sera le coup d’envoi de la campagne de l’UMP pour 2012. Avec Benjamin Lancar des Jeunes Populaires et Franck Allisio des Jeunes Actifs, nous avons aussi voulu faire de ce campus une rencontre des jeunes, pour les jeunes, placée sous le signe du débat et du fond pour coller au plus proche des préoccupations des Français.

Trois axes structureront ce campus :

  • L’unité et la mobilisation parce que ce sont les ingrédients indispensables à la victoire en 2012. Au cours de ces trois jours, ce sont plus de 6 000 personnes qui sont attendues autour de l’équipe dirigeante et des ministres. Nous allons notamment réfléchir ensemble, autour de Pierre Méhaignerie, aux valeurs qui font l’UMP. Car ce sont bien nos valeurs communes qui sont le socle qui réunit toutes les sensibilités de l’UMP. Au cours de nos travaux, toutes les sensibilités de notre famille politique, comme chaque militant, pourront faire entendre leur voix en toute liberté. Le respect de la diversité qui fait notre richesse, et qui est une des lignes directrices que j’ai voulu instaurer depuis mon arrivée à la tête de notre parti, sera encore une fois à l’honneur à Marseille.
  • Le débat et le fond parce que c’est là où nous attendent les Français. Nous aborderons en particulier les sujets des droits de l’homme ou de la crise financière, des événements majeurs qui déterminent le quotidien des Français. Ce sera aussi l’occasion de faire connaître les grands axes de notre projet pour 2012, présenté par Bruno Le Maire, et que nous remettrons à Nicolas Sarkozy.
  • La jeunesse : parce qu’elle est notre avenir et que c’est pour elle que nous construisons la France de demain. La jeunesse sera omniprésente dans tous les débats : sur le thème des droits de l’Homme, nous aurons ainsi le plaisir d’accueillir des jeunes venus de Libye, de Syrie, de Tunisie ou de Côte d’Ivoire ; sur le projet, les jeunes populaires de Benjamin Lancar nous livreront leurs propositions pour 2012.

Unité, mobilisation, débats de fond, omniprésence de la jeunesse (nous attendons 3000 jeunes contre moins de 600 à la Rochelle aux universités d’été du PS) autant d’éléments qui trancheront avec le spectacle lamentable des universités socialistes qui se sont résumées à un festival de mesquineries entre candidats à la primaire. Trop occupés à se regarder le nombril et à se crêper le chignon, les socialistes en ont oublié de soulever les problématiques auxquelles font face la France et les Français : pouvoir d’achat, crise, chômage… Surtout, ils n’ont pas profité de ce rassemblement pour revoir leur projet irresponsable et infinançable (retour de la retraite à 60 ans, 300 000 emplois jeunes, refus de la règle d’or budgétaire etc). Le campus de Marseille sera une nouvelle occasion de montrer le fossé qui sépare l’UMP, parti du courage et de la responsabilité, et le PS, parti de la dette et de l’irresponsabilité.

Je compte sur votre participation et votre mobilisation pour que cet évènement, notre évènement, soit une vraie réussite et pour qu’à quelques mois des élections présidentielle et législatives, l’UMP soit plus que jamais en ordre de bataille.

Jean-François Copé a détaillé les 5 conditions « de nos victoires à venir » 

« L’UMP se considère entièrement mobilisé pour la campagne présidentielle ». En lançant ce week-end le coup d’envoi de la campagne présidentielle, Jean-François Copé a détaillé devant les Jeunes Populaires et les membres du Conseil national, le « mode d’emploi pour la victoire » à l’élection présidentielle, moment de « rencontre totale avec les Français », de « combat pour la France », d’une « aventure hulaine fantastique fait d’engagemnt, d’enthousiasme et de fraternitré ».

Ce mode d’emploi repose, pour Jean-François Copé sur 5 conditions réunis autour de 5 mots clé : unité, crédibilité, solidité, riposte et valorisation du quinquennat.

UNITE.- « Les querelles personnelles ne peuvent en aucun cas l’emporter sur l’intérêt général. L’originalité de l’UMP est que chaque sensibilité s’exprime », souligne Jean-François Copé pour qui « ce qui nous rassemble est infiniment supérieur à ce qui nous divise ». Pour lui l’UMP « n’est pas un match entre sensibilités mais un lieu de débats avant décision. On parle de la France avec conviction et un objectif : l’avenir de notre pays ».

CREDIBILITE.- La crédibilité en politique nécessite, pour Jean-François Copé, que la vérité soit dite. « Les décisions que nous prendrons seront déterminantes pour l’avenir de la France et de nos enfants », souligne-t-il invitant les Français à comparer les propositions et surtout les motivations des socialistes avec lesquels il sera sans concession parce qu’ils « promettent par intérêt électoral et au détriment de la nation ».
« Il est beaucoup plus exigeant de dire aux Français qu’il faudra travailler plus, qu’il n’y a pas de droits sans devoirs. Cette exigence de vérité c’est notre honneur » poursuit Jean-François Copé soulignant que l’UMP est en pointe dans le débat et les propositions comparé à un PS dont le programme a été préparé par 2 ou 3 techniciens, dans une anti-chambre, en complet décalage avec les réalités économiques et les exigences que nécessite la situation actuelle

SOLIDITE.- Jean-François Copé appelle à la solidité face aux critiques, aux polémiques. Mais également de l’engagement total de tous car « beaucoup d’intérêts se coagulent pour nous empêcher de poursuivre les réformes pour la France ».

RIPOSTE .- « Ne cachez pas votre fierté d’appartenir au plus grand parti de France», note Jean-François Copé, encourageant tous les militants à ne pas craindre la riposte. Comme de ne pas accepter la journée de dupes de mercredi dernier où, sur les allégations d’une magistrate, « le PS a été beaucoup plus bavard en une journée qu’en 10 ans sur ce qui se passe dans la fédération P¨S des Bouches-du-Rhône ».

VALORISATION DU BILAN DU QUINQUENNAT.- Réformes (hospitalière, des retraites, de la carte judicaire,, des universités…) , action internationale de la France en haut du podium lorsqu’il s’agit de défendre les droits de l’homme, réaction volontariste devant la crise mondiale, maîtrise des dépenses… Jamais un Gouvernement sous la Vème République n’avait autant réformé en un mandat dans le souci de protéger la France et des Français. « Une action marqué par le courage », note Jean-François Copé appelant les militants à valoriser le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy 2012
SARKOZY_2012 Nicolas Sarkozy 2012
UMP « Notre point commun ce sont les valeurs fondamentales que nous partageons » bit.ly/qempAx #CampusUMP

« NOTRE POINT COMMUN

CE SONT LES VALEURS FONDAMENTALES

QUE NOUS PARTAGEONS »

Jean-François Copé a initié un débat sur nos valeurs

Attachement à la France, à la république, à la nation, diversité, justice, équité, humanisme, sincérité, honnêteté, optimisme…

Que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ?

Par son interrogation, Henri Guaino, conseiller du président de la République, a résumé « le sujet le plus délicat qu’une formation politique puisse débattre », celui sur les valeurs.

Ce débat sur les valeurs, Jean-François Copé y tenait, convaincu, comme Henri Guaino, que ce qui a prévalu depuis la création de l’UMP, l’union, était plus fort que ce qui pouvait différencier les différentes sensibilités de l’UMP. « La diversité de nos points de vue fait la force de l’UMP », résume Jean-François Copé qui, en qualité de secrétaire général, est le garant de la liberté d’expression de chacun.

« Aucune formation politique n’est capable comme la nôtre d’incarner autant d’originalité, de diversité, de talent et de courage », poursuit Jean-François Copé pour qui « notre point commun ce sont les valeurs fondamentales que nous partageons ».

Et ces valeurs fondamentales ont été présentées par de nombreuses personnalitésincarnant les sensibilités de l’UMP.

De Frédéric Lefebvre, mettant en avant la valeur travail, « pierre angulaire de notre société, chance de se dépasser » à  Christian Estrosi s’appuyant sur 3 piliers :l’exigence de croissance, la justice et l’équité. « Mais, souligne-t-il, « nous ne serons pas compris des Français s’il n’y a pas une juste redistribution des choses ».

Ce débat, ce travail sur les valeurs, Hervé Mariton le salue et encourage notre formation à le renouveler régulièrement. « On invente le monde de demain en étant fidèle à ses valeurs », note encore Hervé Mariton pour qui il est « important d’habiter les valeurs ».

Nathalie Kosciusko-Morizet, Marc Laffineur comme Lionnel Luca ont beaucoup insisté sur l’ « attachement à la France ».

« L’attachement à la France serait de savoir saluer les victoires de la France », souligne Nathalie Kosciusko-Morizet pour qui la Libye, le processus électoral en Côte d’Ivoire sont « autant de victoires des valeurs universelles de la France ». Pour Lionnel Luca l’attachement à la France est plus facile lorsque l’on connaît l’histoire de France.

Défenseur de la République, de la nation de la France, Roger Karoutchi souligne que « la solidarité n’existe que dans le cadre de la nation ».

Pour Nora Berra, l’une des valeurs de l’UMP est sont attachement à la diversité, « ce fleuve qui irrigue notre démarche politique ».

Aux jeunes UMP, Henri Guaino a parlé de l’engagement sincère que chacun devait avoir. D’amour aussi. « Comment combattre en politique si on n’est pas sincère, c’est-à-dire honnête avec soi-même ? Comment s’engager en politique sans aimer les gens, la France, la république, celle qui permet à celui qui n’a rien de devenir quelqu’un, de réussir ? »

Dans cette société de difficultés, Henri Guaino nous invite à « faire attention à ceux qui souffrent, qui sont à la peine ». De se « méfier des recettes toutes faites ». Pour lui la « politique nous impose une éthique de la responsabilité plus encore que de la conviction. La morale de la politique n’est pas dans la bonne conscience mais elle est d’abord dans le cas de conscience ».

Alors, que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ? Henri Guaino a une conviction chevillée au corps : « Nous sommes ensemble à la recherche d’un nouvel humanisme. Et qu’est que l’humanisme sans le souci de l’humain », interroge encore celui qui « prend tout ce qui est bien et beau pour la France ».

Sir Peter Westmacott, Ambassadeur de Grande-Bretagne en France, Valérie Rosso-Debord et Jean-François Copé

Un optimisme qu’il partage avec Pierre Méhaignerie. Comme il partage avec toute l’UMP la fierté de ce que Nicolas Sarkozy a accompli tant pour la France, les Français que pour la civilisation.

« NOTRE POINT COMMUN

CE SONT LES VALEURS

FONDAMENTALES

QUE NOUS PARTAGEONS »

 Jean-François Copé a initié un débat sur nos valeurs
Attachement à la France, à la république, à la nation, diversité, justice, équité, humanisme, sincérité, honnêteté, optimisme…

Que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ?

Par son interrogation, Henri Guaino, conseiller du président de la République, a résumé « le sujet le plus délicat qu’une formation politique puisse débattre », celui sur les valeurs.

Ce débat sur les valeurs, Jean-François Copé y tenait, convaincu, comme Henri Guaino, que ce qui a prévalu depuis la création de l’UMP, l’union, était plus fort que ce qui pouvait différencier les différentes sensibilités de l’UMP. « La diversité de nos points de vue fait la force de l’UMP », résume Jean-François Copé qui, en qualité de secrétaire général, est le garant de la liberté d’expression de chacun.

« Aucune formation politique n’est capable comme la nôtre d’incarner autant d’originalité, de diversité, de talent et de courage », poursuit Jean-François Copé pour qui « notre point commun ce sont les valeurs fondamentales que nous partageons ».

Et ces valeurs fondamentales ont été présentées par de nombreuses personnalitésincarnant les sensibilités de l’UMP.

De Frédéric Lefebvre, mettant en avant la valeur travail, « pierre angulaire de notre société, chance de se dépasser » à  Christian Estrosi s’appuyant sur 3 piliers :l’exigence de croissance, la justice et l’équité. « Mais, souligne-t-il, « nous ne serons pas compris des Français s’il n’y a pas une juste redistribution des choses ».

Ce débat, ce travail sur les valeurs, Hervé Mariton le salue et encourage notre formation à le renouveler régulièrement. « On invente le monde de demain en étant fidèle à ses valeurs », note encore Hervé Mariton pour qui il est « important d’habiter les valeurs ».

Nathalie Kosciusko-Morizet, Marc Laffineur comme Lionnel Luca ont beaucoup insisté sur l’ « attachement à la France ».

« L’attachement à la France serait de savoir saluer les victoires de la France », souligne Nathalie Kosciusko-Morizet pour qui la Libye, le processus électoral en Côte d’Ivoire sont « autant de victoires des valeurs universelles de la France ». Pour Lionnel Luca l’attachement à la France est plus facile lorsque l’on connaît l’histoire de France.

Défenseur de la République, de la nation de la France, Roger Karoutchi souligne que « la solidarité n’existe que dans le cadre de la nation ».

Pour Nora Berra, l’une des valeurs de l’UMP est sont attachement à la diversité, « ce fleuve qui irrigue notre démarche politique ».

Aux jeunes UMP, Henri Guaino a parlé de l’engagement sincère que chacun devait avoir. D’amour aussi. « Comment combattre en politique si on n’est pas sincère, c’est-à-dire honnête avec soi-même ? Comment s’engager en politique sans aimer les gens, la France, la république, celle qui permet à celui qui n’a rien de devenir quelqu’un, de réussir ? »

Dans cette société de difficultés, Henri Guaino nous invite à « faire attention à ceux qui souffrent, qui sont à la peine ». De se « méfier des recettes toutes faites ». Pour lui la « politique nous impose une éthique de la responsabilité plus encore que de la conviction. La morale de la politique n’est pas dans la bonne conscience mais elle est d’abord dans le cas de conscience ».

Alors, que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ? Henri Guaino a une conviction chevillée au corps : « Nous sommes ensemble à la recherche d’un nouvel humanisme. Et qu’est que l’humanisme sans le souci de l’humain », interroge encore celui qui « prend tout ce qui est bien et beau pour la France ».

Un optimisme qu’il partage avec Pierre Méhaignerie. Comme il partage avec toute l’UMP la fierté de ce que Nicolas Sarkozy a accompli tant pour la France, les Français que pour la civilisation.

« NOTRE POINT COMMUN

CE SONT LES

VALEURS FONDAMENTALES

QUE NOUS PARTAGEONS »

Jean-François Copé a initié un débat sur nos valeurs
Attachement à la France, à la république, à la nation, diversité, justice, équité, humanisme, sincérité, honnêteté, optimisme…

Que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ?

Par son interrogation, Henri Guaino, conseiller du président de la République, a résumé « le sujet le plus délicat qu’une formation politique puisse débattre », celui sur les valeurs.

Henri Guaino

Ce débat sur les valeurs, Jean-François Copé y tenait, convaincu, comme Henri Guaino, que ce qui a prévalu depuis la création de l’UMP, l’union, était plus fort que ce qui pouvait différencier les différentes sensibilités de l’UMP. « La diversité de nos points de vue fait la force de l’UMP », résume Jean-François Copé qui, en qualité de secrétaire général, est le garant de la liberté d’expression de chacun.

Lionnel Luca
« Aucune formation politique n’est capable comme la nôtre d’incarner autant d’originalité, de diversité, de talent et de courage », poursuit Jean-François Copé pour qui « notre point commun ce sont les valeurs fondamentales que nous partageons ».

Et ces valeurs fondamentales ont été présentées par de nombreuses personnalitésincarnant les sensibilités de l’UMP.

De Frédéric Lefebvre, mettant en avant la valeur travail, « pierre angulaire de notre société, chance de se dépasser » à  Christian Estrosi s’appuyant sur 3 piliers :l’exigence de croissance, la justice et l’équité. « Mais, souligne-t-il, « nous ne serons pas compris des Français s’il n’y a pas une juste redistribution des choses ».

Nora Berra

Ce débat, ce travail sur les valeurs, Hervé Mariton le salue et encourage notre formation à le renouveler régulièrement. « On invente le monde de demain en étant fidèle à ses valeurs », note encore Hervé Mariton pour qui il est « important d’habiter les valeurs ».

Nathalie Kosciusko-Morizet, Marc Laffineur comme Lionnel Luca ont beaucoup insisté sur l’ « attachement à la France ».

« L’attachement à la France serait de savoir saluer les victoires de la France », souligne Nathalie Kosciusko-Morizet pour qui la Libye, le processus électoral en Côte d’Ivoire sont « autant de victoires des valeurs universelles de la France ». Pour Lionnel Luca l’attachement à la France est plus facile lorsque l’on connaît l’histoire de France.

Défenseur de la République, de la nation de la France, Roger Karoutchi souligne que « la solidarité n’existe que dans le cadre de la nation ».

Pour Nora Berra, l’une des valeurs de l’UMP est sont attachement à la diversité, « ce fleuve qui irrigue notre démarche politique ».

Sir Peter Westmacott, Ambassadeur de Grande-Bretagne en France, Valérie Rosso-Debord et Jean-François Copé

Aux jeunes UMP, Henri Guaino a parlé de l’engagement sincère que chacun devait avoir. D’amour aussi. « Comment combattre en politique si on n’est pas sincère, c’est-à-dire honnête avec soi-même ? Comment s’engager en politique sans aimer les gens, la France, la république, celle qui permet à celui qui n’a rien de devenir quelqu’un, de réussir ? »

Dans cette société de difficultés, Henri Guaino nous invite à « faire attention à ceux qui souffrent, qui sont à la peine ». De se « méfier des recettes toutes faites ». Pour lui la « politique nous impose une éthique de la responsabilité plus encore que de la conviction. La morale de la politique n’est pas dans la bonne conscience mais elle est d’abord dans le cas de conscience ».

Alors, que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ? Henri Guaino a une conviction chevillée au corps : « Nous sommes ensemble à la recherche d’un nouvel humanisme. Et qu’est que l’humanisme sans le souci de l’humain », interroge encore celui qui « prend tout ce qui est bien et beau pour la France ».

Un optimisme qu’il partage avec Pierre Méhaignerie. Comme il partage avec toute l’UMP la fierté de ce que Nicolas Sarkozy a accompli tant pour la France, les Français que pour la civilisation.

Marc Laffineur

CAMPUS DE MARSEILLE :

L’UMP SONNE

LE RASSEMBLEMENT

ET LA MOBILISATION

POUR LA PRÉSIDENTIELLE 

 La cité phocéenne accueille du 2 au 4 septembre le campus de notre famille politique
Un rendez-vous d’unité et de débats

Le campus de l’ UMP,  qui se déroule à marseille du 2 au 4 septembre, donne le signal de la mobilisation de notre famille politique en vue des élections !

Jean-François Copé, Secrétaire général de l'UMP, s'exprime au sujet des 3 objectifs du Campus : l'esprit de rassemblement du parti, les débats de fond et le coup d'envoi de la campagne présidentielle.

http://www.lemouvementpopulaire.fr/actualites/Campus-de-Marseille-l-UMP-sonne-le-rassemblement-et-la-mobilisation-pour-la-Presidentielle-10829.html

C’est l’occasion pour tous les jeunes militants et, bien au-delà, de tous les membres de notre famille politique de se rassembler et de mettre à profit ce moment d’unité pour échanger, proposer et poursuivre les débats lancés par Jean-François Copé depuis son élection à la tête de notre mouvement en novembre dernier.

Interview de Jean-François Copé

http://www.lemouvementpopulaire.fr/actualites/Campus-de-Marseille-l-UMP-sonne-le-rassemblement-et-la-mobilisation-pour-la-Presidentielle-10829.html

Lors de sa première intervention lors du Bureau politique qui l’avait élu au poste de secrétaire général, Jean-François Copé s’était engagé à lancer la levée en masse pour 2012. En dix mois bien du chemin a été parcouru et aujourd’hui cet engagement se transforme en succès. En renouant avec la liberté de parole, en ouvrant grandes ses portes et ses fenêtres, l’UMP est la seule formation politique qui débat sans tabou sur tous les sujets qui préoccupent les Françaises et les Français au quotidien.

A l’origine de tous les débats de société, l’UMP, sous la houlette de Jean-François Copé et avec le concours des think-tanks, parlementaires, fédérations, a engagé également une profonde rénovation de la gouvernance avec une transformation du Bureau politique devenue désormais l’instance de décision. Dans le même esprit le Conseil national, hier simple chambre d’enregistrement, est maintenant le Parlement du parti où chaque conseiller national peut interpeller sous le mode de fonctionnement de l’Assemblée nationale tant le secrétaire général que les responsables de notre formation.

Interview de Benjamin Lancar

http://www.lemouvementpopulaire.fr/actualites/Campus-de-Marseille-l-UMP-sonne-le-rassemblement-et-la-mobilisation-pour-la-Presidentielle-10829.html

Près de 6 000 personnes sont attendues dès le vendredi 2 septembre dans la cité phocéenne. « Ce campus répond à 3 objectifs », résume Jean-François Copé. « Rendez-vous majeur pour nous, il se déroulera tout d’abord dans un esprit de rassemblement de la famille UMP avec toutes ses composantes et ses sensibilités.Il sera en contrepoint de ce qui s’est passé à La Rochelle où le PS, totalement déchiré, est miné par ses querelles de personnes avant la primaire. Lorsque l’on fait le compte des phrases assassines, il ya de quoi faire un joli lexique que nous ne manquerons pas de présenter », note Jean-François Copé.

Le deuxième objectif de ce campus est dans la droite ligne de notre action engagée depuis fin 2010 dans le cadre du projet 2012 de l’UMP pour la Présidentielle. « Nous privilégierons le débat de fond avec notamment de grandes tables rondes sur des thématiques de cet été comme la crise financière, les droits de l’Homme et la démocratie, sur les espérance s de la jeunesse ». Des jeunes venus de Tunisie, de Libye, de Syrie, d’Egypte, de Côte d’Ivoire apporteront leurs témoignages.

Interview d'Hervé Novelli

http://www.lemouvementpopulaire.fr/actualites/Campus-de-Marseille-l-UMP-sonne-le-rassemblement-et-la-mobilisation-pour-la-Presidentielle-10829.html
Ce campus 2011 « donnera également le coup d’envoi de la Présidentielle pour notre parti qui va s’engager dans une dynamique très forte. Nous sommes extrêmement mobilisés », souligne Jean-François Copé notant que lors de ce campus se tiendra également un Conseil national qui débattra sur le bilan du quinquennat, sur le rapport d’étape du projet 2012 présenté par Bruno Le Maire, délégué général en charge du projet, ainsi que sur les résultats d’une consultation auprès de nos militants et adhérents .

CAMPUS 2011 : LE PROGRAMME

Vendredi 02 septembre

14h30 : Plénière – ouverture du Campus par Benjamin Lancar, Franck Allisio, Renaud Muselier, Jean-Claude Gaudin et Jean-François Copé
15h00 – 16h45 : Plénière – « Droits de l’Homme et démocratie, les espérances de la jeunesse » – animée par Nadine Morano
16h45 – 18h30 : Plénière – « Nos valeurs » – animée par Valérie Rosso-Debord
19h00 : Apéritif régional organisé par les Jeunes Pop
20h30 : Diner
23h00 : Soirée

Samedi 03 septembre

9h00 : Accueil / petit déjeuner
10h00 – 11h30 : Formation en plénière autour de la défense et la promotion du bilan – animée par Michèle Tabarot et plusieurs secrétaires nationaux : Bruno Beschizza, Olivier Carré, Sebastien Huyghe, Valérie Rosso-Debord, Franck Riester
11h30 : Ouverture du Conseil national
– Intervention de Jean-Pierre Raffarin
– Commissions thématiques du Conseil National : formations sur le thème projet contre projet
– Réunion des cadres et réunion des RDJ
13h00 – 14h30 : Déjeuner
14h30 – 16h00 : Conseil national – plénière – lancement par Jean-Pierre Raffarin
– Présentation des résultats de la grande consultation des militants
– Intervention de Jean-François Copé
– Remise des propositions des jeunes Pop pour le projet
– Intervention de Bruno Le Maire sur le projet
16h00 – 17h00 : Questions – réponses entre la salle et l’équipe dirigeante
17h00 – 18h45 : Plénière sur la crise financière et économique – animée par Jean-Pierre Raffarin
19h00 – 20h00 : Tournois sportifs organisés par les Jeunes Pop
20h30 : Apéritif régional puis dîner
23h00 : Soirée

Dimanche 04 septembre

9h00 – 9h45 : Accueil
10h00 : Plénière de clôture
11h00 : Intervention de Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP
12h00 : Intervention de François Fillon, Premier Ministre

2011 va-t-il voir naître l’état palestinien ?

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ACTUALITÉ  International

  • État palestinien : Nétanyahou s’oppose à Obama

    Benyamin Nétanyahou, photographié mercredi, doit rencontrer Barck Obama vendredi.
    Benyamin Nétanyahou, photographié mercredi, doit rencontrer Barck Obama vendredi. Crédits photo : Sebastian Scheiner/AP

    Au président américain qui plaide pour un État palestinien sur la base des frontières de 1967, le premier ministre israélien, en visite aux États-Unis, se targue d’engagements contraires faits par son allié américain.

    Les médias israéliens y voient un défi lancé au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui doit rencontrer aujourd’hui Barack Obama à la Maison-Blanche. Le président américain a affirmé jeudi, lors d’un discours sur le Moyen-Orient, que les frontières d’Israël et d’un futur État palestinien devaient être fondées sur celles de 1967. C’est-à-dire inclure toute la Cisjordanie, actuellement en partie occupée, la bande de Gaza, et Jérusalem-Est, annexé. Autant de territoires conquis pendant la Guerre des six jours.Benyamin Nétanyahou a aussitôt réagi par un communiqué diffusé avant son départ pour les États-Unis et dans lequel il exclut un tel projet synonyme de retrait. Il se targue d’engagements américains, faits en 2004, selon lesquels Israël n’aurait pas à se retirer au-delà des «lignes indéfendables de juin 1967». Il fait notamment référence à une lettre en ce sens adressée en 2004 par George W. Bush au premier ministre israélien de l’époque, Ariel Sharon. Selon son entourage, Nétanyahou a été «déçu» de la prise de position du président américain sur un certain nombre de sujets, en premier lieu «du fait qu’il n’a pas traité du problème des réfugiés» comme Israël l’entend, c’est-à-dire en excluant le retour des réfugiés palestiniens en Israël.

    Un haut responsable israélien a néanmoins minimisé ces divergences, soulignant qu’Obama avait réitéré l’opposition des États-Unis à la démarche des Palestiniens de faire reconnaître leur État devant l’ONU en septembre prochain sans accord de paix préalable. «Nous ne sommes pas inquiets mais des éclaircissements seront nécessaires», a indiqué ce responsable sous couvert d’anonymat.

    Abbas salue les efforts d’Obama

    Dans la presse israélienne, les quotidiens Yédiot Aharonot et Maariv parlent de «Confrontation» et de choc pour Nétanyahou. Un éditorialiste parle d’«embuscade organisée à l’avance» par Washington et de «revanche» d’Obama contre le chef du gouvernement israélien, avec lequel il est notoire que le courant ne passe pas, après «deux années de stagnation diplomatique».

    Côté palestinien, Mahmoud Abbas a salué les efforts d’Obama. Il a appelé Israël à «donner au processus de paix la chance qu’il mérite» et convoqué la direction palestinienne pour «une réunion d’urgence». Son porte-parole a qualifié la réaction israélienne de «coup» porté aux efforts d’Obama et de «refus de la paix» au Proche-Orient. Pour sa part, le porte-parole du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a exhorté le président américain à «accomplir des actes concrets pour protéger les droits des Palestiniens et de la nation arabe». Il a rejeté les appels d’Obama à reprendre les négociations de paix et à reconnaître Israël.

    La presse palestinienne a salué l’appel d’Obama mais relevé l’absence de propositions pour les reprendre.

    En Europe, la Pologne, la France et l’Allemagne ont dit vendredi soutenir la position du président américain sur le conflit au Proche-Orient. À l’issue d’une rencontre avec ses homologues français et allemand, le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski a évoqué un «message courageux».

    Analyse

    L’Etat palestinien risque de naître, en septembre, dans la violence

    LEMONDE | 20.05.11 | 14h19

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/20/l-etat-palestinien-risque-de-naitre-en-septembre-dans-la-violence_1524967_3232.html

    Ayant perdu confiance dans leurs partenaires israéliens, s’estimant trahis par les Américains et ne croyant plus à une relance du processus de paix, les Palestiniens sont engagés dans une fuite en avant. Paradoxalement, pourtant, c’est le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui, au moins pour quelques mois, contrôle l’agenda diplomatique et force le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à réagir :

    En dépit de dénégations officielles, la perspective d’une reconnaissance d’un Etat palestinien, en septembre, par l’Assemblée générale des Nations unies, est envisagée avec appréhension à Jérusalem et à Washington. Barack Obama répugne à l’idée de brandir son veto au Conseil de sécurité de l’ONU pour bloquer une démarche qui correspond in fine à l’objectif de la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël, que l’administration américaine à maintes fois appelée de ses vœux.

    Pour avoir martelé que cet Etat ne peut être issu que de négociations avec Israël, M. Obama risque d’être obligé de s’y opposer, avec pour conséquence la détérioration de l’image de l’Amérique au Proche-Orient. Or il cherche à capitaliser sur les soulèvements populaires qui secouent la région, afin de reconnecter l’Amérique au monde arabo-musulman.

    La seule manière pour M. Obama d’échapper à ce piège serait de convaincre M. Nétanyahou de faire des concessions susceptibles de ramener M. Abbas à la table des négociations. La clé est connue de tous : un nouveau moratoire de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés ; l’acceptation sans ambiguïté d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Dans son discours, jeudi 19 mai, le président américain vient de se rallier à cette dernière référence, au grand dam de M. Nétanyahou. Ce scénario a cependant peu de chances de se réaliser. Le premier ministre israélien s’efforce depuis deux ans de gérer le conflit israélo-palestinien, mais il n’a pas de vision à long terme.

    M. Nétanyahou est arrivé le 19 mai à Washington bien décidé à se livrer à son numéro d’équilibrisme favori : parler de paix avec conviction mais en termes vagues, rendre son adversaire responsable d’un statu quo qui, loin d’être statique, gagne en dangerosité, et repartir fort du soutien indéfectible de l’Amérique pour l’Etat juif. A défaut de convaincre M. Obama, il va lui être facile de plaider sa cause devant un Congrès dominé par les républicains : l’accord de réconciliation entre le Fatah, qui contrôle l’Autorité palestinienne, et le Hamas, mouvement islamiste considéré comme « terroriste » en Europe et aux Etats-Unis, a fait l’effet d’un chiffon rouge sur les bords du Potomac.

    M. Nétanyahou va insister sur la période d’incertitude qui s’ouvre, qui sera notamment marquée par l’organisation d’élections législatives et présidentielle palestiniennes qui pourraient être favorables au Mouvement de la résistance islamique. Les milliers de Palestiniens qui ont manifesté, le 15 mai, aux frontières d’Israël ont fait la démonstration de la montée en puissance de la résistance populaire, tout en fournissant à M. Nétanyahou des arguments pour mettre en avant les menaces régionales.

    Dans un contexte de soulèvements arabes tous azimuts, va-t-il plaider, l’Amérique peut-elle prendre le risque de fragiliser un peu plus le seul allié fiable dont elle dispose au Proche-Orient ? Si M. Abbas se dit prêt à aller jusqu’au bout de sa stratégie onusienne, c’est parce qu’il n’en a pas d’autre : outre que le Fatah a bâti sa légitimité sur un processus de paix qui est en miettes, M. Abbas est désormais préoccupé de son héritage politique. Les Palestiniens sont comme dopés par le vent des révoltes arabes et la perspective de la création d’un Etat. C’est une ivresse politique, pas une stratégie. Car cet Etat juridiquement incontestable risque d’être longtemps une coquille vide. M. Abbas compte sur cette reconnaissance pour favoriser « l’internationalisation du conflit en tant que question juridique ».Poursuivre Israël devant la Cour internationale de justice est en effet une option.

    Mais, outre que l’inanité des condamnations d’Israël a été démontrée, cela ne changera en rien, dans les territoires occupés, la vie quotidienne de la population palestinienne. Sauf en pire : Israël ne restera pas sans réagir. En gelant pendant deux semaines le transfert des taxes et droits de douane qui sont dus à l’Autorité palestinienne, Israël a donné un avant-goût des mesures de représailles qu’il tient en réserve.

    Très vite, le décalage risque d’être grand entre l’espoir qu’auront fait naître l’avènement d’un Etat palestinien et ses bienfaits attendus. Ce n’est pas être Cassandre que d’envisager la transformation de ces frustrations en déchaînement de violence, pouvant déboucher sur une troisième Intifada. L’Autorité palestinienne pourra-t-elle canaliser d’éventuels débordements ? Les manifestations qui se sont déroulées pour l’anniversaire de la Nakba ont montré que le leadership palestinien est déjà dépassé par la jeunesse et la rue palestiniennes. La perspective d’une formidable victoire symbolique et politique pour le peuple palestinien risque d’être célébrée au bord du gouffre.


    lzecchini@lemonde.frLaurent Zecchini, correspondant à Jérusalem – Article paru dans l’édition du 21.05.11

    État palestinien: l’UE acquiesce

    AFP
    20/05/2011 | Mise à jour : 12:38 Réactions (12)

    L’Union européenne a « salué chaleureusement » aujourd’hui l’appel du président américain Barack Obama en faveur d’un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967.

    Palestine (État revendiqué)

    Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Palestine (homonymie).
    دولة فلسطين
    Dawlat Filastin
     (ar)
    État de Palestine (fr)
    Drapeau palestinien Armoiries de la Palestine
    (Drapeau palestinien) (Armoiries de la Palestine)
    carte
    Langue officielle Arabe
    Capitale Jérusalem-Est1 (revendiquée)
    31°47′N 35°13′E
    Plus grande ville Gaza
    Forme de l’État République
     – Président
    – Premier ministre
    Mahmoud Abbas
    Salam Fayyad
    Superficie
    – Totale
    – Eau (%)
    Classé 161e
    6 520 km2
    Négligeable
    Population
    – Totale (2009)
    – Densité
    Classé 125e
    4 148 000 hab.
    623,52 hab./km2
    Formation
    Déclaration d’Alger2
    15 novembre 1988
    Gentilé Palestinien, palestinienne
    IDH (2007) en diminution 0,731 (moyen) (106e)
    Monnaie Aucune
    de facto le Shekel israélien(ISL)
    Fuseau horaire UTC +2
    Hymne national Biladi, Biladi3
    Code ISO 3166-1 {{{iso3166-1}}}
    Domaine internet .ps
    Indicatif
    téléphonique
    +970
    1. Jérusalem-Est étant un «territoire palestinien occupé», Gazaet Ramallah, sièges de l’Autorité palestinienne, sont capitalesde facto.
    2. n’a pas été universellement reconnue et ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto.
    3. Mawtini a été l’hymne palestinien de 1936 à 1995, avant queBiladi, Biladi le remplace en 1996.

    L’État de Palestine (arabe : دولة فلسطينdawlat filastin), parfois mentionné sous sa forme courte Palestine (arabe : فلسطينfilastin), est un État putatif et non universellement reconnusitué au Proche-Orient, dans la région géographique de Palestine (laquelle englobe également l’État d’Israël, la Jordanie, etc.), et revendiqué par le peuple des Palestiniens. Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, les frontières et la capitale de cet État putatif font l’objet de nombreux débats.

    Les premières revendications concernant cet État remontent aux années 1920, dans le cadre du conflit judéo-arabe en Palestine mandataire. Contrecarrées suite à la guerre de Palestine de 1948, elles refont surface dans les années 1960, notamment via l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le Conseil national palestinien, corps législatif de l’OLP, a proclamé l’indépendance d’un État de Palestine le 15 novembre 1988 depuis la ville d’Alger, suite à la libération de la région cisjordanienne (qui était occupée par la Jordanie depuis 1948). L’ambiguïté de la déclaration d’indépendance repose sur la mention de « Palestine » qui y fait référence à l’ensemble des territoires de la Palestine mandataired’avant 1947, c’est-à-dire incluant Israël (que l’OLP ne reconnait pas encore à cette époque). Cette déclaration ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto bien que l’ONU considère comme « territoires palestiniens » légitimes les deux zones situées de part et d’autre de l’État d’Israël : la bande de Gaza à l’ouest et la Cisjordanie à l’est.

    Le 13 septembre 1993, les Accords d’Oslo reconnaissent l’Autorité palestinienne comme entité représentant les Palestiniens. Contrairement au territoire revendiqué comme celui de l’État de Palestine par la déclaration d’Alger, le territoire stipulé par les accords pour un État palestinien se limite aux « territoires palestiniens » reconnus par l’ONU. Ces accords, qui prévoient l’attribution progressive de l’autonomie aux Palestiniens habitant ces territoires, doivent aboutir à la constitution ainsi qu’à la reconnaissance par Israël d’un État palestinien dans la limite de ces zones. Toutefois, le dialogue entre les parties est aujourd’hui rompu. La bande de Gaza est soumise à un blocus israélien tandis que la Cisjordanie est militairement occupée par Israël. Jérusalem-Est, partie de la Cisjordanie et capitale potentielle du futur État palestinien prévu par les accords, est annexée par Israël depuis 1967. Dans l’espoir de relancer le processus, le président de l’Autorité palestinienneMahmoud Abbas a menacé à plusieurs reprises de proclamer unilatéralement un État en Cisjordanie et à Gaza.

    A ce jour, l’État de Palestine revendiqué par la déclaration d’Alger est reconnu par 94 pays membres de l’ONU sur 192, tandis que dans l’esprit du « processus de paix israélo-palestinien » esquissé par les Accords d’Oslo, 11 autres pays ont décerné un statut diplomatique particulier à une représentation palestinienne pour les seuls habitants gazaouis et cisjordaniens. Le Hamas, qui n’administre de facto que la bande de Gaza, revendique l’ensemble du territoire de la déclaration d’Alger (c’est-à-dire incluant Israël, dont il réclame la suppression) tandis que le Fatah, qui administre la Cisjordanie, ne revendique que la bande de Gaza et la Cisjordanie conformément aux recommandations de l’ONU. Fin 2010, 5 États sud-américains reconnaissent l’« État de Palestine avec les frontières de 1967 »1,2.

    La revendication d’un État palestinien au cours de l’histoire[modifier]

    C’est à partir de 1920, au début du Mandat britannique de Palestine, que les revendications pour un État arabe palestinien indépendant voient le jour3.

    1939 : La Palestine ottomane sous mandat britannique, habitée par les populations arabe et juive, se voit proposer par les Britanniques, la partition du territoire afin de créer deux États indépendants, un État juif tel que souhaité par le mouvement sioniste, et un État arabe. Ce plan de partage a été fortement rejeté par les Arabes.

    1947 : Résolution de l’Assemblée générale de l’ONU proposant la partition de la Palestine en deux États, un État juif et un État arabe4.

    La proclamation de 1948 par le Haut comité arabe[modifier]

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    La proclamation en 1988 à Alger par l’OLP[modifier]

    Un État palestinien est proclamé le 15 novembre 1988 lors du dix-neuvième Conseil national palestinien (CNP) d’Alger5, mais n’est pas reconnu par l’ONU (bien que la déclaration soit, elle, « prise en compte » par la résolution 43/177 de l’Assemblée générale des Nations Unies, votée le 15 décembre 19886). Cette déclaration à Alger par l’OLP, qui ne contrôle à cette époque aucun territoire, ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto sur les territoires disputés. L’ambiguïté de la déclaration d’indépendance de 1988 repose sur la mention de « Palestine » qui y fait référence à l’ensemble des territoires de la Palestine mandataire britannique d’avant 1947, incluant Israël, que l’OLP ne reconnait pas encore.

    Les années 1990[modifier]

    Article connexe : Première Intifada.

    Le 7 juillet 1993, les accords dits d’Oslo sont signés et établissent un accord de principe entre Israël et les Palestiniens représentés par l’OLP. Ils arrêtent le principe d’une future autonomie palestinienne à Jéricho et à Gaza. Signature le 13 septembre en présence du présidentBill Clinton par le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin qui sera par la suite assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995 par un extrémiste juif, et le chef de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat. Élaborée à Oslo et signée à Washington, cette déclaration aboutit à la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël4.

    En préalable à cette reconnaissance mutuelle le 19 janvier 1993 : le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l’OLP.

    Le 4 mai 1994 signature d’un accord israélo-palestinien. L’OLP et l’État d’Israël signent l’accord « Oslo I » au Caire (Égypte), prévoyant l’autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie)4. Les accords d’Oslo constituent le cadre d’une paix par étapes : dans un premier temps, la mise en place d’un régime d’autonomie à Gaza et en Cisjordanie, puis l’ouverture de négociations sur le statut définitif de ces territoires.

    Le 28 septembre 1995, Israël et l’OLP signent à Washington l’Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza, négocié à Taba (parfois appelé « Oslo II ») étendant l’autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes. Fin 1995, Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes4.

    Selon les accords d’Oslo, « le Conseil palestinien et le chef de l’Autorité exécutive du Conseil constituent l’Autorité palestinienne autonome intérimaire ». Des élections générales palestiniennes se tiennent le 20 janvier 1996Yasser Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne et ses partisans au Fatah remportent les deux tiers des 80 sièges du Conseil législatif. Le 24 avril, le CNP (parlement palestinien en exil), réuni pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles mettant en cause le droit à l’existence de l’État d’Israël4.

    La création de l’État palestinien, aux termes des Accords d’Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998 selon des modalités préparées en commun par le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne. Signature des Accords de Wye Plantation qui préparent de nouveaux retraits israéliens en Cisjordanie.

    Israël annonce vouloir garder le contrôle sur de nombreuses régions en Cisjordanie, même si les accords de paix aboutissent. Par ailleurs, malgré le mécontentement de l’Union européenne et des États-Unis, le gouvernement israélien englobe plusieurs colonies dans la supermunicipalité de Jérusalem qu’il vient de créer4.

    Le 25 mars 1999, l’Union européenne se prononce en faveur du droit à l’autodétermination des Palestiniens et à celui de créer un État. Signature le 4 septembre suivant du mémorandum de Charm el-Cheikh ouvrant la voie à un traité de paix4.

    Les années 2000[modifier]

    Article connexe : Seconde Intifada.

    Le 21 mars 2000, après un nouveau retrait de l’armée israélienne de 6 % de la Cisjordanie, l’Autorité palestinienne reprend le contrôle — total ou partiel — sur 40 % du territoire. Ariel Sharon, alors chef du Likoud, visite le 28 septembre l’Esplanade des mosquées à Jérusalem, provoquant des émeutes en Israël et en Palestine. C’est le point de départ de la seconde Intifada4.

    En mars 2002, 55 ans après le vote de la résolution 181 instituant le partage de la Palestine, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution 1397 qui évoque pour la première fois un État palestinien aux côtés d’Israël. Cette résolution a été adoptée par quatorze voix et une abstention, celle de la Syrie.

    Kofi Annan énonce pour la première fois publiquement ce qu’il estime être les droits et devoirs respectifs des Palestiniens et des Israéliens :« Aux Palestiniens, je dis : vous avez le droit inaliénable à un État viable à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à tous les actes de terreur et aux bombes-suicides. Prendre délibérément pour cible des civils est moralement répugnant.

    Aux Israéliens, je dis : vous avez le droit de vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à l’occupation illégale et, encore plus urgemment, vous devez arrêter le bombardement des zones civiles, les assassinats, l’emploi non nécessaire de la force létale, les démolitions (de maisons) et les humiliations quotidiennes des Palestiniens ordinaires.

    Aux dirigeants des deux parties, je dis : vous pouvez encore éloigner vos peuples du désastre7. »

    Parmi les analyses et commentaires, dans un article du 21 avril 2004, « Un État palestinien sans délai », Étienne Balibar, militant de sensibilité communiste, un des défenseurs les plus connus en France [citation nécessaire] du droit des Palestiniens à l’autonomie, écrit : « La proclamation sans délai de l’État palestinien permettra à d’autres États, notamment les États arabes, de sortir de leur propre double jeu. Cela fait des années qu’ils combinent la surenchère et la prudence, proclamant le caractère sacré de la lutte de libération du peuple palestinien et l’appui inconditionnel de la « nation arabe » tout en s’efforçant de ne pas déplaire au grand protecteur américain, voire au puissant voisin israélien, ou pour d’autres – armant l’OLP tout en cherchant à la déstabiliser de l’intérieur et à lui créer des concurrents qui seraient leurs clients (…). Dès lors que la Palestine est un État, même et surtout dont le territoire est occupé, ce n’est plus en son nom que l’on négocie des règlements régionaux globaux, en faisant parfois jouer un rôle de blocage aux intérêts particuliers (territoriaux, économiques, religieux) de tel ou tel État, mais c’est avec elle. Et c’est à elle que, dans un cadre de plein droit, on apporte au besoin une aide militaire, économique ou culturelle8 »

    Le 2 février 2004, le Premier ministre israélien Sharon annonce le démantèlement des colonies à Gaza4.

    Le 11 novembre 2004, quelques jours avant la mort de Yasser Arafat, le Président des États-UnisGeorge W. Bush à peine réélu, déclare :« Je pense qu’il est très important pour nos amis les Israéliens d’avoir à leur frontière un État palestinien pacifique. Et il est très important pour les Palestiniens d’avoir un avenir pacifique, porteur d’espoir9. »

    Le 9 janvier 2005Mahmoud Abbas est élu président de l’autorité palestinienne. Le 12 septembre, toutes les colonies de Gaza sont démantelées et les derniers soldats retirés. Le contrôle de tout le territoire de Gaza revient désormais aux mains des forces de l’ordre de l’autorité palestinienne4.

    Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne déclare vouloir faire avancer le projet d’État palestinien. Il déclare, le 25 mai 2006, qu’il organiserait un référendum national sur la base du texte connu comme le document des prisonniers qui appelle à la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967, si le Hamas ne répond pas favorablement à sa proposition dans un délai de dix jours. La question posée aux Palestiniens serait alors : « acceptez-vous, ou non, le document élaboré au début du mois par des dirigeants palestiniens détenus en Israël10 ? » Ce document appelle à un État palestinien en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, territoires conquis par Israël à l’occasion de la guerre de 1967. Le document a été négocié pendant quatre semaines par d’importants prisonniers appartenant au Hamas et au Fatah dans la prison israélienne de Hadarim, où se trouve actuellement en détention le dirigeant du Fatah, Marwan Barghouti.

    Abbas a déclaré lors d’une réunion de dirigeants palestiniens qu’il existe un consensus national sur les frontières du futur État palestinien :« Tous les Palestiniens, du Hamas jusqu’aux communistes, nous tous voulons un État palestinien dans les frontières de 1967. Voilà ce qui est à notre portée, ne parlons pas de nos rêves. » Il a précisé que si dix jours de dialogue entre le Hamas et le Fatah (dialogue qui a commencé) ne débouchaient pas sur un programme commun, il organiserait un référendum dans les quarante jours qui suivraient. Interrogé sur le soutien dont auraient besoin les Palestiniens pour créer leur État indépendant, Abbas a dit : « Les États arabes attendent que nous adoptions cette attitude de réalisme, pour pouvoir travailler en harmonie et faire avancer la cause palestinienne. Ils ne peuvent rien faire pour la cause palestinienne si les Palestiniens s’opposent à tout11. »

    Le 1er juin 2006Uri Avnery, le représentant le plus connu de Gush Shalom déclare que « le mouvement israélien pour la paix, Gush Shalom appelle à l’ouverture immédiate des négociations entre les gouvernements israéliens et palestiniens ». Gush Shalom est avec Shalom Archav, l’un des deux principaux mouvements qui, en Israël, militent pour la paix sous la forme de deux États, un israélien, un palestinien.

    Article détaillé : Guerre de Gaza de 2008-2009.

    Décembre 2008 : l’État d’Israël lance l’opération militaire Plomb durci. En effet, un mois plus tôt, le 4 novembre, l’incursion meurtrière de l’armée israélienne en territoire palestinien, suite à la construction d’un tunnel sous la frontière12 conduit à la reprise des tirs de roquettes du Hamas. Ces événements mettent à mal une trêve signée six mois plus tôt. Le 19 décembre 2008, le Hamas n’obtenant pas la levée du blocus de Gaza, il refuse officiellement de reconduire la trêve13. Après sept jours de frappes de missiles, une offensive terrestre est initiée et l’armée et des blindés investissent le territoire de Gaza. L’objectif est de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas sur des villes israéliennes proches de Gaza et de démanteler ce mouvement .

    Le 18 janvier 2009, Israël déclare et applique un cessez-le-feu unilatéral à 2 heures (heure locale)14. L’opération militaire a fait 13 morts, dont 10 soldats, dans le camp israélien, et fait au moins 1 315 morts – dont 410 enfants et 108 femmes -, et plus de 5 285 blessés dans le camp palestinien15. Les missiles israéliens ont touché également des ambulances, des mosquées et une école en tuant une trentaine d’enfants16. Selon les représentants de l’État d’Israël, des membres du Hamas tiraient des roquettes à partir de ces lieux où des armes étaient stockées.

    Le cessez-le-feu unilatéral est alors très fragile : des roquettes continuent à tomber au sud d’Israël tandis que Tsahal reste en partie dans la bande de Gaza17.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine_(État_revendiqué)#Histoire_de_l.27.C3.89tat_putatif_palestinien

    La proclamation en 1988 à Alger par l’OLP[modifier]

    Un État palestinien est proclamé le 15 novembre 1988 lors du dix-neuvième Conseil national palestinien (CNP) d’Alger5, mais n’est pas reconnu par l’ONU (bien que la déclaration soit, elle, « prise en compte » par la résolution 43/177 de l’Assemblée générale des Nations Unies, votée le 15 décembre 19886). Cette déclaration à Alger par l’OLP, qui ne contrôle à cette époque aucun territoire, ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto sur les territoires disputés. L’ambiguïté de la déclaration d’indépendance de 1988 repose sur la mention de « Palestine » qui y fait référence à l’ensemble des territoires de la Palestine mandataire britannique d’avant 1947, incluant Israël, que l’OLP ne reconnait pas encore.

    Les années 1990[modifier]

    Article connexe : Première Intifada.

    Le 7 juillet 1993, les accords dits d’Oslo sont signés et établissent un accord de principe entre Israël et les Palestiniens représentés par l’OLP. Ils arrêtent le principe d’une future autonomie palestinienne à Jéricho et à Gaza. Signature le 13 septembre en présence du présidentBill Clinton par le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin qui sera par la suite assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995 par un extrémiste juif, et le chef de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat. Élaborée à Oslo et signée à Washington, cette déclaration aboutit à la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël4.

    En préalable à cette reconnaissance mutuelle le 19 janvier 1993 : le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l’OLP.

    Le 4 mai 1994 signature d’un accord israélo-palestinien. L’OLP et l’État d’Israël signent l’accord « Oslo I » au Caire (Égypte), prévoyant l’autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie)4. Les accords d’Oslo constituent le cadre d’une paix par étapes : dans un premier temps, la mise en place d’un régime d’autonomie à Gaza et en Cisjordanie, puis l’ouverture de négociations sur le statut définitif de ces territoires.

    Le 28 septembre 1995, Israël et l’OLP signent à Washington l’Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza, négocié à Taba (parfois appelé « Oslo II ») étendant l’autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes. Fin 1995, Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes4.

    Selon les accords d’Oslo, « le Conseil palestinien et le chef de l’Autorité exécutive du Conseil constituent l’Autorité palestinienne autonome intérimaire ». Des élections générales palestiniennes se tiennent le 20 janvier 1996Yasser Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne et ses partisans au Fatah remportent les deux tiers des 80 sièges du Conseil législatif. Le 24 avril, le CNP (parlement palestinien en exil), réuni pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles mettant en cause le droit à l’existence de l’État d’Israël4.

    La création de l’État palestinien, aux termes des Accords d’Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998 selon des modalités préparées en commun par le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne. Signature des Accords de Wye Plantation qui préparent de nouveaux retraits israéliens en Cisjordanie.

    Israël annonce vouloir garder le contrôle sur de nombreuses régions en Cisjordanie, même si les accords de paix aboutissent. Par ailleurs, malgré le mécontentement de l’Union européenne et des États-Unis, le gouvernement israélien englobe plusieurs colonies dans la supermunicipalité de Jérusalem qu’il vient de créer4.

    Le 25 mars 1999, l’Union européenne se prononce en faveur du droit à l’autodétermination des Palestiniens et à celui de créer un État. Signature le 4 septembre suivant du mémorandum de Charm el-Cheikh ouvrant la voie à un traité de paix4.

    Les années 2000[modifier]

    Article connexe : Seconde Intifada.

    Le 21 mars 2000, après un nouveau retrait de l’armée israélienne de 6 % de la Cisjordanie, l’Autorité palestinienne reprend le contrôle — total ou partiel — sur 40 % du territoire. Ariel Sharon, alors chef du Likoud, visite le 28 septembre l’Esplanade des mosquées à Jérusalem, provoquant des émeutes en Israël et en Palestine. C’est le point de départ de la seconde Intifada4.

    En mars 2002, 55 ans après le vote de la résolution 181 instituant le partage de la Palestine, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution 1397 qui évoque pour la première fois un État palestinien aux côtés d’Israël. Cette résolution a été adoptée par quatorze voix et une abstention, celle de la Syrie.

    Kofi Annan énonce pour la première fois publiquement ce qu’il estime être les droits et devoirs respectifs des Palestiniens et des Israéliens :« Aux Palestiniens, je dis : vous avez le droit inaliénable à un État viable à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à tous les actes de terreur et aux bombes-suicides. Prendre délibérément pour cible des civils est moralement répugnant.

    Aux Israéliens, je dis : vous avez le droit de vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à l’occupation illégale et, encore plus urgemment, vous devez arrêter le bombardement des zones civiles, les assassinats, l’emploi non nécessaire de la force létale, les démolitions (de maisons) et les humiliations quotidiennes des Palestiniens ordinaires.

    Aux dirigeants des deux parties, je dis : vous pouvez encore éloigner vos peuples du désastre7. »

    Parmi les analyses et commentaires, dans un article du 21 avril 2004, « Un État palestinien sans délai », Étienne Balibar, militant de sensibilité communiste, un des défenseurs les plus connus en France [citation nécessaire] du droit des Palestiniens à l’autonomie, écrit : « La proclamation sans délai de l’État palestinien permettra à d’autres États, notamment les États arabes, de sortir de leur propre double jeu. Cela fait des années qu’ils combinent la surenchère et la prudence, proclamant le caractère sacré de la lutte de libération du peuple palestinien et l’appui inconditionnel de la « nation arabe » tout en s’efforçant de ne pas déplaire au grand protecteur américain, voire au puissant voisin israélien, ou pour d’autres – armant l’OLP tout en cherchant à la déstabiliser de l’intérieur et à lui créer des concurrents qui seraient leurs clients (…). Dès lors que la Palestine est un État, même et surtout dont le territoire est occupé, ce n’est plus en son nom que l’on négocie des règlements régionaux globaux, en faisant parfois jouer un rôle de blocage aux intérêts particuliers (territoriaux, économiques, religieux) de tel ou tel État, mais c’est avec elle. Et c’est à elle que, dans un cadre de plein droit, on apporte au besoin une aide militaire, économique ou culturelle8 »

    Le 2 février 2004, le Premier ministre israélien Sharon annonce le démantèlement des colonies à Gaza4.

    Le 11 novembre 2004, quelques jours avant la mort de Yasser Arafat, le Président des États-UnisGeorge W. Bush à peine réélu, déclare :« Je pense qu’il est très important pour nos amis les Israéliens d’avoir à leur frontière un État palestinien pacifique. Et il est très important pour les Palestiniens d’avoir un avenir pacifique, porteur d’espoir9. »

    Le 9 janvier 2005Mahmoud Abbas est élu président de l’autorité palestinienne. Le 12 septembre, toutes les colonies de Gaza sont démantelées et les derniers soldats retirés. Le contrôle de tout le territoire de Gaza revient désormais aux mains des forces de l’ordre de l’autorité palestinienne4.

    Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne déclare vouloir faire avancer le projet d’État palestinien. Il déclare, le 25 mai 2006, qu’il organiserait un référendum national sur la base du texte connu comme le document des prisonniers qui appelle à la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967, si le Hamas ne répond pas favorablement à sa proposition dans un délai de dix jours. La question posée aux Palestiniens serait alors : « acceptez-vous, ou non, le document élaboré au début du mois par des dirigeants palestiniens détenus en Israël10 ? » Ce document appelle à un État palestinien en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, territoires conquis par Israël à l’occasion de la guerre de 1967. Le document a été négocié pendant quatre semaines par d’importants prisonniers appartenant au Hamas et au Fatah dans la prison israélienne de Hadarim, où se trouve actuellement en détention le dirigeant du Fatah, Marwan Barghouti.

    Abbas a déclaré lors d’une réunion de dirigeants palestiniens qu’il existe un consensus national sur les frontières du futur État palestinien :« Tous les Palestiniens, du Hamas jusqu’aux communistes, nous tous voulons un État palestinien dans les frontières de 1967. Voilà ce qui est à notre portée, ne parlons pas de nos rêves. » Il a précisé que si dix jours de dialogue entre le Hamas et le Fatah (dialogue qui a commencé) ne débouchaient pas sur un programme commun, il organiserait un référendum dans les quarante jours qui suivraient. Interrogé sur le soutien dont auraient besoin les Palestiniens pour créer leur État indépendant, Abbas a dit : « Les États arabes attendent que nous adoptions cette attitude de réalisme, pour pouvoir travailler en harmonie et faire avancer la cause palestinienne. Ils ne peuvent rien faire pour la cause palestinienne si les Palestiniens s’opposent à tout11. »

    Le 1er juin 2006Uri Avnery, le représentant le plus connu de Gush Shalom déclare que « le mouvement israélien pour la paix, Gush Shalom appelle à l’ouverture immédiate des négociations entre les gouvernements israéliens et palestiniens ». Gush Shalom est avec Shalom Archav, l’un des deux principaux mouvements qui, en Israël, militent pour la paix sous la forme de deux États, un israélien, un palestinien.

    Article détaillé : Guerre de Gaza de 2008-2009.

    Décembre 2008 : l’État d’Israël lance l’opération militaire Plomb durci. En effet, un mois plus tôt, le 4 novembre, l’incursion meurtrière de l’armée israélienne en territoire palestinien, suite à la construction d’un tunnel sous la frontière12 conduit à la reprise des tirs de roquettes du Hamas. Ces événements mettent à mal une trêve signée six mois plus tôt. Le 19 décembre 2008, le Hamas n’obtenant pas la levée du blocus de Gaza, il refuse officiellement de reconduire la trêve13. Après sept jours de frappes de missiles, une offensive terrestre est initiée et l’armée et des blindés investissent le territoire de Gaza. L’objectif est de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas sur des villes israéliennes proches de Gaza et de démanteler ce mouvement .

    Le 18 janvier 2009, Israël déclare et applique un cessez-le-feu unilatéral à 2 heures (heure locale)14. L’opération militaire a fait 13 morts, dont 10 soldats, dans le camp israélien, et fait au moins 1 315 morts – dont 410 enfants et 108 femmes -, et plus de 5 285 blessés dans le camp palestinien15. Les missiles israéliens ont touché également des ambulances, des mosquées et une école en tuant une trentaine d’enfants16. Selon les représentants de l’État d’Israël, des membres du Hamas tiraient des roquettes à partir de ces lieux où des armes étaient stockées.

    Le cessez-le-feu unilatéral est alors très fragile : des roquettes continuent à tomber au sud d’Israël tandis que Tsahal reste en partie dans la bande de Gaza17.http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine_(%C3%89tat_revendiqu%C3%A9)#La_proclamation_de_1948_par_le_Haut_comit.C3.A9_arabe

    Les 98 pays suivants ont reconnu l’État de Palestine18 :

    États reconnaissant un statut diplomatique particulier[modifier]

    Certains pays reconnaissent à la Palestine un statut particulier sans aller jusqu’à une reconnaissance réelle22.

    La proposition d’État unique en Palestine[modifier]

    L’idée est un État bi-national, englobant à la fois l’État d’Israël et un État arabe, bénéficiant chacun des mêmes droits constitutionnels.

    Les mouvements pacifistes israéliens Gush Shalom et Shalom Archav, qui militent avec des Palestiniens et sont des défenseurs actifs des droits des Palestiniens, agissent pour la création d’un État palestinien autonome.

    Dans son article du 11 septembre 2003 paru dans Le Monde23, l’universitaire et historien israélien Ilan Greilsammer dénonçait une certaine frange de la gauche antisioniste israélienne dont le Français Michel Warchawski qui adhère à l’idée de « revenir aux solutions préconisées dans les années 1920 et 1930 d’un seul État arabe à minorité juive entre la mer et le Jourdain (…) à la place de deux États vivant côte à côte, l’un juif, l’autre palestinien ». Ce qui en soi, n’a rien à voir avec un État bi-national préconisé dès la fin des années 1930 notamment parMartin Buber et Hannah Arendt.

    Plan de Partage 1947 .

    Remarquons :

    • a) La zone palestinienne au Nord (actuellement disparue) .
    • b) La ville palestinienne de Jaffa (alors enclave arabe) .
    • c) L’étendue de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie ;ces deux zones étaient plus étendues qu’elles ne le sont aujourd’hui .



    La palestine après la création de la Jordanie :1922Et la création des futures « Fermes de Cheeba » 1923 pal1922.jpg (32683 octets)
    Plan de Partage 1947 .
    Remarquons :

    • a) La zone palestinienne au Nord (actuellement disparue) .
    • b) La ville palestinienne de Jaffa (alors enclave arabe) .
    • c) L’étendue de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie ;ces deux zones étaient plus étendues qu’elles ne le sont aujourd’hui .
    pal1947.jpg (23346 octets)
    La Palestine après la guerre de 48 .Il n’y a plus de vert,


    il n’y a plus de Palestine  …..
    La Palestine a été avalée par :

    • L’Egypte .
    • La Jordanie .
    • Israël

    Les « reliquats » Bande de Gaza et Cisjordanie,
    non seulement sont occupés par deux pays arabes,
    mais sont aussi plus petits qu’ils ne l’étaient sous le plan de partage .

    pal1948.jpg (25697 octets)
    Situation « après la Guerre de 67 (guerre des 6 Jours) » .Il y a « de nouveau du vert »,mais ce n’est plus la « Palestine »;ce sont des « territoires palestiniens » . pal003.jpg (32338 octets)
    Situation future proposée par le Likoud de Sharon.
    Les « territoires » sont entièrement enclavés 
    à l’intérieur des frontières d’Israël .

    Les territoires sont scindés en entités


    type « Bantoustants » .




    Courant 2005,israël c’est « désengagée » de laBande de Gaza,et cette carte n’est donc plus d’actualité concernant ce point .

    Reste à définir l’évolution de la colonisation de Cisjordanie,laquelle pourrait conduire à deux shémas d’évolution (lien à ne rater sous aucun prétexte !)  sensiblements différents suivant l’axe d’implantation choisi pour ces colonies …. 

    pal004.jpg (33234 octets)


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