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Bien être bien dans dans sa tête et ses baskets, pensez y. Maï SALAÜN

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je consommais, tu consommais, il consommait, n...

je consommais, tu consommais, il consommait, nous consommions, vous consommiez, ils consommaient (Photo credit: JLA Kliché)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme disait Gail Sheepy, Si vous ne changez pas, vous ne grandissez pas. Si vous ne grandissez pas, vous ne vivez pas vraiment. Alors pour votre bien être, suivez le chemin suivant :

Si loin de vous (Hey oh... par la radio)

Si loin de vous (Hey oh… par la radio) (Photo credit: Wikipedia)

J’ai pensé à un jardin, à l’architecture du jardin, avoir une vision instinctif naturelle,.
Mais c’est toujours étonnant de voir comment les autres nous voient.

Soyez des individus passionnés, défendez vos idées tout en écoutant, en comprenant les autres, vos contradicteurs.

Vous apprendrez des choses totalement étrangères à vous. Regardez, écoutez l’autre, tentez de le comprendre, respectez le puis trouvez un équilibre en trouvant un compromis, pour concevoir un équilibre viable, bénéfique et productif pour chacune des parties de la relation, qu’elle soit prof, perso ou les 2.

Si la peur frappe à ta porte et que tu as le courage de l’ouvrir,

tu t’apercevras que derrière il n’y a personne.

 

L’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) : la droite française

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6th President of the Fifth Republic of France ...

6th President of the Fifth Republic of France Nicolas Sarkozy (Photo credit: ©HTO3)

Avant la création de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), la droite et le centre-droit français ont été dominés par trois grandes familles politiques depuis l’après-guerre. Ce parti est un rassemblement de trois principales forces : gaulliste, libérale et du centre-droit.

17 novembre2002
 Le congrès fondateur de l’UMP (Union pour un mouvement populaire) crée un nouveau parti politique. L’UMP, d’abord appelé Union pour la majorité présidentielle, succède au RPR. Il a pour objectif de créer un parti unique de droite, et comprend également Démocratie libérale et des anciens membres de l’UDFAlain Juppé en sera le premier président jusqu’en 2004.
Voir aussi : Création – Congrès – Parti – Histoire de l’UMP – Alain Juppé– Histoire des Partis – Histoire de France – Le 17 Novembre – Année 2002

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 La famille gaulliste est née des mouvements de la Résistance, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle est dès ses origines assez composite idéologiquement, son unité résidant avant tout dans le soutien qu’apportent ses membres à la personne du Général de Gaulle. Le gaullisme peut cependant être considéré comme une résurgence démocratique de la tradition bonapartiste de la droite française.

Alain Juppé

Alain Juppé (Photo credit: Wikipedia)

Le Général ne souhaite d’ailleurs pas dans un premier temps structurer ses partisans au sein d’une formation politique, car il stigmatise l’inefficacité des partis politiques auxquels il reproche de plus se préoccuper de leur propre avenir (et de celui de leurs chefs de file) que de celui de la France.

Le principal trait idéologique des gaullistes de l’après-guerre est donc que la France a besoin d’un chef, au service de la Nation, rassemblant les Français au-delà des clivages partisans, à la tête d’un pouvoir exécutif fort et au sein d’une république dotée de nouvelles institutions.

Néanmoins, le « désamour » entre les Français et le Général de Gaulle sera assez rapide, suite à sa démission de chef du gouvernement en 1946.

Malgré la création du RPF (Rassemblement du peuple français), structure politique qui regroupe les partisans de De Gaulle, la famille gaulliste reste isolée politiquement face aux communistes, aux centristes et aux socialistes.

Incapable de prendre le pouvoir seule contre tous, elle perd progressivement en influence à la suite des revers successifs qu’elle connaît aux élections législatives.

La « crise algérienne », permettra cependant au Général d’apparaître comme le recours ultime pour restaurer l’autorité de l’État que la IVe République agonisante n’arrive plus à incarner malgré le très populaire président René Coty.

De Gaulle revient donc au pouvoir et ses partisans fondent un mouvement gaulliste, l’Union pour la nouvelle République, le 1er octobre 1958, qui deviendra l’UDR, et qui rassemble en son sein toutes les tendances gaullistes : ceux de droite, ceux de gauche (ex-socialistes pour la plupart), et les compagnons de routes de la société civile comme Malraux ou Pompidou :

(universitaire qui n’avait d’ailleurs pas été résistant).

 Lorsque Charles de Gaulle démissionne en 1969, les gaullistes se sentent orphelins, mais se retrouvent vite un chef en la personne de Georges Pompidou qui devient président de la République face au centriste Alain Poher. Après l’expérience progressiste de la Nouvelle société, menée par son Premier-ministre Jacques Chaban-Delmas, Pompidou va devenir l’artisan d’un ancrage définitif du gaulliste à droite de l’échiquier politique et choisit Pierre Messmer pour succéder à Chaban.

Jacques Chirac, l’un des disciples politiques de Pompidou, prendra la tête du parti en 1974, après avoir favorisé l’élection d’un non-gaulliste à l’élection présidentielle en la personne de Valéry Giscard d’Estaing (libéral). En 1976, ayant démissionné de son poste de Premier ministre, Jacques Chirac transforme la vieille UDR en RPR (Rassemblement pour la République) avec l’assentiment, parfois quelque peu contraint, de la majorité des barons du gaullisme.

Avec le RPR, le gaullisme devient un parti conservateur assez classique, même si son discours idéologique variera fortement

Français : Christian Vanneste Député UMP du No...

Français : Christian Vanneste Député UMP du Nord Vice-Président du CNI (Photo credit: Wikipedia)

en fonction des circonstances, ce que certains considèrent comme une marque de l’héritage pragmatique du Général de Gaulle. Plus nombreux sont ceux    qui y voient une volonté de transformer le mouvement gaulliste en une « machine » à porter Jacques Chirac à la plus haute fonction de l’État.

 Ainsi en 1978,  avec l’Appel de Cochin de Jacques Chirac, le gaullisme « flirte » avec un nationalisme anti-européen en stigmatisant « le parti de l’étranger » et en rejetant en bloc la construction européenne. De 1986 à 1988Jacques Chirac tente une politique très libérale que l’on dit inspirée de celle pratiquée par Margaret Thatcher ou encore Ronald Reagan. En 1993, avec Édouard Balladur en Premier ministre de la 2de cohabitation, c’est une politique modérée, presque centriste, qui est mise en œuvre, avant que Jacques Chirac ne fasse campagne en 1995 sur des thèmes plutôt de gauche comme la « fracture sociale ». Enfin, quelques mois plus tard, Alain Juppé, devenu Premier ministre, mène une politique de rigueur, mélange de libéralisme et de conservatisme. À l’occasion des élections européennes de 1999, Charles Pasqua, leader des gaullistes souverainistes, quitte le RPR pour fonder le RPF-IE et devance la liste RPR-DL menée par Nicolas Sarkozy.

Français : André FLAJOLET, politicien français

Français : André FLAJOLET, politicien français (Photo credit: Wikipedia)

En 2002, dirigé par Serge Lepeltier (intérim de la présidence), le RPR, est au moment de sa fusion au sein de l’UMP, un parti plus que jamais composite qui regroupe à la fois des gaullistes « traditionnels », des néo-gaullistes post-pompidoliens, des libéraux, des conservateurs voire des centristes et encore quelques gaullistes « de gauche » et quelques souverainistes.

Le libéralisme n’a jamais été un thème politique très porteur en France depuis le XXe siècle. Aussi, les libéraux mettront-ils assez longtemps à se structurer après-guerre.

C’est cependant de ce terreau que renaît le libéralisme, dans une version assez corporatiste, au sein du Centre national des indépendants et paysans (CNIP). Il faudra cependant attendre que les personnalités d’Antoine Pinay et de Valéry Giscard d’Estaingprennent de l’envergure politique pour que les libéraux retrouvent des chefs de file en France. Le CNIP connaît pendant les années 1960 une scission menée par VGE rassemblant au sein des Républicains indépendants les partisans d’un soutien du Général de Gaulle. Ce groupe parlementaire se transformera rapidement en un parti politique giscardien qui incarnera la famille libérale jusqu’à la création de l’UMP. Cependant, cette famille ne sera jamais en mesure de remporter les élections (législatives ou présidentielles) seules. Subissant l’opposition des gaullistes après la démission de Jacques Chirac de son poste de Premier ministre en 1976, VGE s’allie rapidement avec les partis centristes, issus de l’éclatement du MRP, qu’il regroupe lors des législatives de 1978 eu sein de l’UDF dont les deux principales composantes deviennent le Parti républicain (PR – héritier des Républicains indépendants) et le Centre des démocrates sociaux (CDS).

Union for a Popular Movement

Union for a Popular Movement (Photo credit: Wikipedia)

Le PR deviendra une force politique forte et sera une composante importante de l’ensemble des majorités de droite jusqu’en 1997, mais son identité libérale devient quelque peu floue du fait de l’image essentiellement centriste de l’UDF. En 1997, il change de nom pourDémocratie libérale après qu’Alain Madelin en est devenu le président. Plus que symbolique, ce nouveau nom incarne un changement d’attitude des libéraux qui assument pour la première fois l’identité idéologique de leur famille politique. En 1998, l’UDF éclate et DL devient indépendante, et devient l’alliée du RPR avec lequel elle fusionnera au sein de l’UMP en 2002.

Claude-Annick Tissot (UMP), borough councillor...

Claude-Annick Tissot (UMP), borough councillor of the 11th arrondissement of Paris. Political rally organized by the UMP at the Japy Gymnasium on February 27, 2008 on the theme “France and Israel’s friendship at the service of peace”, during the campaign for the 2008 town elections. (Photo credit: Wikipedia)

La famille centriste a longtemps été très composite, et par nature, a constitué une force politique pivot dont l’influence était d’autant plus forte qu’elle était nécessaire à l’émergence de coalitions politiques de centre-droit ou de centre-gauche. Après guerre, la IVe Républiquesera certainement la période où les centristes seront les plus influents. Rassemblés pour l’essentiel au sein du MRP, qui réunit desdémocrates-chrétiens mais aussi des centristes plus « laïques » de droite comme de gauche et dont le trait commun est qu’ils rejettent le gaullisme politique, les centristes seront de presque tous les gouvernements et constitueront avec la SFIO et l’UDSR la Troisième force.

Le succès électoral du parti gaulliste en 1962 marginalise le MRP, qui se retrouve dans l’opposition. Les centristes ne retrouvent une visibilité qu’en 1965 avec la candidature de Jean Lecanuet à l’élection présidentielle, qui, avec plus de 15,5% des suffrages au premier tour, conduit de Gaulle à un ballottage contre François Mitterrand.

Jean Lecanuet lance un nouveau parti, le Centre des démocrates sociaux (CDS), qui ne parvient pas à contester l’hégémonie gaulliste ni la structuration de l’Union de la gauche autour du Parti socialiste créé à Epinay. Ils soutiennent en 1974 la candidature du libéralValéry Giscard d’Estaing, entre à son gouvernement et créent en 1978 avec la droite non-gaulliste une coalition électorale, l’UDF, dont le président sera Jean Lecanuet jusqu’en 1988.

L’UDF comprenant une aile libérale, le Parti républicain (PR), et une aile centriste (principalement CDS), elle se situera pendant cette période au centre-droit. Après l’échec de VGE en 1981, elle soutient la candidature de Raymond Barre à l’élection présidentielle de 1988, face à un Jacques Chirac au programme plutôt libéral.

La tension entre le PR et le CDS s’accroît au milieu des années 1990, après l’échec d’Édouard Balladur à la présidentielle, qui bien que membre du RPR, était le candidat majoritairement soutenu par l’UDF et aurait pu devenir l’homme politique synthétisant le mieux les différents courants de l’UDF autour de sa personne. À la suite des élections régionales de 1998, le PR, devenu Démocratie libérale, soutient, contrairement au reste de l’UDF, les présidents de conseil régionaux élus avec les voix de conseillers Front National, et quitte l’UDF.

Le CDS, devenu entre temps Force démocrate fusionne avec les Adhérents directs, le PRIL de François Léotard et le PPDF (Parti populaire pour la démocratie française d’Hervé de Charette) au sein de la nouvelle UDF.

Official logo of the French Republic, used exc...

Official logo of the French Republic, used exclusively by its government and prefectures. (Photo credit: Wikipedia)

À la création de l’UMP, deux tiers des élus et un nombre difficile à déterminer d’adhérents de l’UDF rejoignent le nouveau parti. Mais pas François Bayrou, son président, qui maintient l’UDF comme force politique centriste indépendante. La plupart et quelques autres extérieurs à l’UDF se sont regroupés au sein du club Démocrate & Populaire.

2012
21 juillet
2012
Nathalie Kosciusko-Morizet candidate à la présidence de l’UMP.
14 juillet
2012
Dominique Dord candidat à la présidence de l’UMP.
30 juin
2012
François Fillon déclare sa candidature à la présidence de l’UMP sur Twitter: « Mon devoir est de rassembler toutes les familles de la droite et du centre. Je suis candidat à la présidence de l’UMP ! ».
2011
14-15 mai
2011
le Parti Radical (Jean-Louis Borloo) renonce à son statut de personne morale associée
12 janvier
2011
nouvelle équipe dirigeante de l’UMP:

  • secrétaire général: Jean-François Copé
  • secrétaires généraux adjoints: Marc-Philippe Daubresse, Hervé Novelli
  • vice-présidents du conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, Pierre Méhaignerie
  • président de la commission nationale d’investiture: Jean-Claude Gaudin
  • trésorier: Dominique Dord
  • délégué général au projet: Bruno Le Maire – déléguées générales adjointes: Valérie Rosso-Debord, Fabienne Keller
  • déléguée générale aux élections: Nadine Morano – délégués généraux adjoints: Bernard Deflesselles, Christian Kert
  • délégué général aux fédérations: Édouard Courtial – délégués généraux adjoints: Catherine Vautrin, Philippe Cochet
  • déléguée générale à la formation: Michèle Tabarot – délégués généraux adjoints: Jeannette Bougrab, Jérôme Chartier
2010
11 décembre
2010
conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux et Pierre Méhaignerie élus vice-présidents du conseil national
23 novembre
2010
élection pour la présidence du groupe UMP à l’Assemblée nationalesecond tour:

  • 182 voix Christian Jacob
  • 109 voix Jean Léonetti

premier tour:

  • 151 voix Christian Jacob (ex-RPR, président délégué de GénérationFrance.fr)
  • 84 voix Jean Léonetti (ex-UDF, vice-président du Parti Radical)
  • 47 voix Hervé Gaymard (ex-RPR)
  • 28 voix Nicolas Forissier (ex-DL, membre des Réformateurs)
17 novembre
2010
bureau politique; nouvel organigramme:

  • secrétaire général: Jean-François Copé
  • secrétaires généraux adjoints: Marc-Philippe Daubresse, Hervé Novelli
30 août
2010
Dominique Dord nommé trésorier de l’UMP
30 juillet
2010
Éric Woerth démissionne du poste de trésorier de l’UMP (annone le 13 juillet)
2009
24 janvier
2009
conseil national et bureau politique; nouvel organigramme:

  • secrétaire général: Xavier Bertrand
  • secrétaires généraux adjoints: Nathalie Kosciusko-Morizet, Éric Besson, Axel Poniatowski, Marc-Philippe Daubresse
  • porte-parole: Frédéric Lefebvre – porte-parole adjoint: Dominique Paillé
  • vice-présidents du conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo, Brice Hortefeux
  • délégué général en charge du programme: Pierre Méhaignerie
  • président de la commission nationale d’investiture: Jean-Claude Gaudin
2008
5 décembre
2008
Patrick Devedjian (nommé au gouvernement) démissionne de ses fonctions de secrétaire général de l’UMP; Xavier Bertrand secrétaire général par intérim (8 décembre)
24 septembre
2008
primaire interne au groupe UMP pour la présidence du Sénat:Inscrits: 152
Votants: 152
Exprimés: 151
Nul: 1

  • 78 voix (51,7%) Gérard Larcher
  • 56 voix (37,1%) Jean-Pierre Raffarin
  • 17 voix (11,3%) Philippe Marini
19 juin
2008
Christian Estrosi nommé secrétaire général adjoint
07 juin
2008
le Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP) renonce à son statut de personne morale associée
9 avril
2008
nouvel organigramme (pôle exécutif):

  • secrétaire général: Patrick Devedjian
  • secrétaires généraux adjoints: Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet
  • porte-parole: Dominique Paillé, Chantal Brunel, Frédéric Lefebvre
2007
6 octobre
2007
conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie élus vice-présidents du conseil national
25 septembre
2007
nouvel organigramme (pôle exécutif):

  • secrétaire général: Patrick Devedjian
  • secrétaires généraux adjoints: Dominique Paillé (annoncé le 2 juillet) et Philippe Cohet (annoncé le 5 juillet)
9 juillet
2007
Yves Jego et Nadine Morano nommés porte-parole
7 juillet
2007
conseil national: révision des statuts avec ajout de « dispositions applicables, par dérogation aux statuts, lorsque le Président en exercice de l’UMP devient Président de la République »
22 mai
2007
Brice Hortefeux (nommé au gouvernement) démissionne de ses fonctions de secrétaire général délégué de l’UMP; Patrick Devedjian le remplace
14 mai
2007
Nicolas Sarkozy (élu à la présidence de la République) démissionne de la présidence de l’UMP; Jean-Claude Gaudin président par intérim (conseil national)
6 mai
2007
second tour de l’élection présidentielle de 2007:53,06% Nicolas Sarkozy (élu) bat Ségolène Royal
22 avril
2007
premier tour de l’élection présidentielle de 2007:31,18% Nicolas Sarkozy
14 janvier
2007
congrès. soutien à l’élection présidentielle:Inscrits: 338 520
Votants:  233 779 (69,06%)
Exprimés: 229 303 (98,09%)
Blancs: 4 476 (01,91%)

  • 100% (229 303 voix) Nicolas Sarkozy
13 janvier
2007
candidat « gaulliste et républicain » à l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan démissionne de l’UMP
2006
2005
2 juin
2005
à la suite de la nomination de Nicolas Sarkozy au gouvernement, Jean-Claude Gaudin est nommé président délégué de l’UMP
2004
1er décembre
2004
nouvel organigramme (pôle exécutif):

  • président: Nicolas Sarkozy
  • secrétaire général: Pierre Méhaignerie
  • vice-président: Jean-Claude Gaudin
  • porte-parole: Valérie Pécresse, Luc Chatel
  • secrétaire général délégué: Brice Hortefeux
  • conseillers politiques: François Fillon, François Baroin
15-28 novembre
2004
congrès. élection à la présidence de l’UMP:Inscrits: 132 922
Suffrages exprimés: 70 830

  • 85,09% (60 266 voix) Nicolas Sarkozy
  • 09,10% ( 6 443 voix) Nicolas Dupont-Aignan
  • 05,82% ( 4 121 voix) Christine Boutin

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29 septembre
2004
primaire interne au groupe UMP pour la présidence du Sénat:Inscrits: 155
Votants: 151
Exprimés: 144
Blancs et nuls: 7

  • 95 voix (66%) Christian Poncelet
  • 49 voix (34%) Alain Lambert
16 juillet
2004
Alain Juppé démissionne de la présidence de l’UMP
13 juin
2004
élections européennes de 2004:l’UMP obtient 17 élus
6 avril
2004
François Baroin (porte-parole de l’UMP depuis 2003) nommé secrétaire général délégué de l’UMP
30 janvier
2004
Alain Juppé, président de l’UMP, condamné à 18 mois de prison avec sursis et 10 ans d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs du Rassemblement pour la République (RPR) à la mairie de Paris
2003
13 septembre
2003
comité constitutif de la Droite Libre; membres du bureau: Rachid Kaci (fondateur, secrétaire général et porte-parole de la Droite Libre, ex-DL), Jérôme Rivière (député; président de la Droite Libre; ex-DL), François d’Aubert (député; président du Club de réflexion de la Droite Libre; ex-DL), Etienne Blanc (député; ex-DL), Yannick Favennec (député;ex-DL), Béatrice Bourges Boyer Chammard (ex-DLC, président d’Audace et Responsabilité), Stéphane Bottiau, Alexis Bouchard (ex-DLC), Bertrand de Lesquen, Arnaud Dassier (ex-DL), Annick Marsal (présidente de Liberté et Responsabilité), Emmanuel Blanc (ex-DL), Thibaut Colcombet + Alexandre Del Valle (responsable du programme de La Droite Libre)
25 février
2003
contrat d’association entre l’UMP et le Club Nouveau Siècle (Philippe Dechartre, Jean-Jacques Aillagon, Hamlaoui Mekachera; gaullistes « de gauche » chiraquiens)
2002
17 novembre
2002
congrès fondateur du parti chiraquien unique. votes:Inscrits: 164 537
Votants: 48 174
Blancs: 554
Exprimés: 47 620

  • présidence:
    • 79,42% (37 822 voix) Alain Juppé
    • 14,91% (7 098 voix) Nicolas Dupont-Aignan
    • 03,17% (1 510 voix) Rachid Kaci
    • 01,70% (808 voix) Brigitte Freytag
    • 00,80% (382 voix) Mourad Ghazli

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  • nom:
    • 83,73% Union pour un Mouvement Populaire (UMP)
    • 11,48% Union Populaire
  • charte des valeurs: 96,45% de oui (0,89% de non)
  • statuts: 94,86% de oui (2,49% de non)
  • règlement intérieur: 93,89% de oui (2,64% de non)
13 novembre
2002
lancement par Alain Madelin des Cercles Libéraux
9 novembre
2002
Écologie Bleue (association auparavant associée à l’UDF) participe à la création du « réseau écologiste de l’UMP »
président: Patrice Hernu (ancien président d’Écologie Bleue)
porte-parole: Nathalie Kosciusko-Morizet (ex-RPR)
26-27 octobre
2002
congrès du Parti Radical « valoisien »: l’association à l’UMP est approuvée à la quasi-unanimité, malgré l’opposition de trois anciens présidents du parti: Didier Bariani (président de 1979 à 1983, président de la fédération de Paris de l’UDF), Yves Galland (président de 1988 à 1994, président du groupe UDF au Conseil de Paris) et Thierry Cornillet (président de 1997 à 1999)Thierry Cornillet lance « Convergences » afin de regrouper les radicaux fidèles à l’UDF
22 octobre
2002
le bureau politique du Rassemblement pour la France (RPF) autorise la double appartenance avec l’UMPle 24 octobre, Isabelle Caullery (parlementaire européen) fonde avec une vingtaine d’élus locaux RPF l’association Nation et Progrès pour adhérer à l’UMP
17 octobre
2002
31 députés libéraux de l’UMP lancent un « appel des réformateurs » (Hervé Novelli, Jean-Pierre Gorges)
9 octobre
2002
contrat d’association entre l’UMP et le Forum des Républicains Sociaux (Forum) de Christine Boutin
lancement par Pierre Lellouche du « courant » libéral Génération Liberté
8 octobre
2002
adoption du projet de Charte de l’UMP (unanimité) et des projets de statut de l’UMP (une abstention) par le Conseil des fondateurs
6 octobre
2002
les membres de la Nouvelle Union pour la Démocratie Française (UDF) ralliés à l’UMP tiennent une « convention des UDF pour l’Union », avec le soutien de Valéry Giscard d’Estaing: Philippe Douste-Blazy (ancien président du groupe UDF de l’Assemblée nationale), Jacques Barrot (ancien président du groupe Union du Centre), Pierre Méhaignerie (ancien président du Centre des Démocrates Sociaux, ancien président du groupe Union du Centre), Pierre-André Wiltzer (ancien porte-parole et ancien secrétaire général de l’UDF, ancien délégué général de « adhérents directes » de l’UDF), Hervé de Charette (ancien président-délégué de l’UDF, président du Parti Populaire pour la Démocratie Française), François Loos (président du Parti Radical « valoisien »), Dominique Paillé (ancien délégué général de l’UDF), Renaud Donnedieu de Vabres…
5 octobre
2002
conseil national extraordinaire du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP): l’association à l’UMP est approuvée à 87%
21 septembre
2002
le Rassemblement pour la République (RPR) et Démocratie Libérale (DL) votent pour leur disparition au sein du futur parti chiraquien unique
7 septembre
2002
Nicolas Dupont-Aignan (RPR, fondateur du club Debout la République) et Adrien Gouteyron (ancien secrétaire général du RPR) lancent un « courant gaulliste et républicain de l’UMP »
18 juin
2002
seconde structuration provisoire de l’UMP:

  • Direction collégiale: Alain Juppé (président, RPR), Jean-Claude Gaudin (vice-président délégué, DL), Philippe Douste-Blazy (secrétaire général, UDF)
  • Comité exécutif: Bernard Accoyer (RPR), Michèle Alliot-Marie (RPR), Édouard Balladur (RPR), Michel Barnier (RPR), Pierre Bédier (RPR), Xavier Darcos (RPR), Jean-Louis Debré (RPR), François Fillon (RPR), Hervé Gaymard (RPR), Serge Lepeltier (RPR), Renaud Muselier (RPR), Patrick Ollier (RPR), Dominique Perben (RPR), Josselin de Rohan (RPR), Nicolas Sarkozy (RPR), Jacques Barrot (UDF), Marie-Thérèse Boisseau (UDF), Hervé de Charette (UDF-PPDF), Renaud Dutreil (UDF), Nicole Fontaine (UDF), Gérard Longuet (UDF), Pierre Méhaignerie (UDF), André Rossinot (UDF-Parti Radical « valoisien »), Pierre-André Wiltzer (UDF), Nicole Ameline (DL), François d’Aubert (DL), Dominique Bussereau (DL), Dominique Dord (DL), Michel Herbillon (DL), Jean-François Mattei (DL), Henri de Raincourt (DL)
  • Conseil des fondateurs
9-16 juin 2002 élections législatives. lGroupe Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) obtient la majorité absolue des sièges avec 365 membres (356 membres et 9 apparentés)répartition des députés du groupe UMP par parti politique:

  • 211 RPR et apparentés (58%) : Jean-Claude Abrioux, Bernard Accoyer, Manuel Aeschlimann, Michèle Alliot-Marie, Alfred Almont, Jean-Paul Anciaux, René André, Philippe Auberger, Jean Auclair, Martine Aurillac, Roselyne Bachelot-Narquin, Édouard Balladur, Jean Bardet, Brigitte Bareges, François Baroin, Patrick Beaudouin, Pierre Bédier, Marc Bernier, André Berthol, Jean-Michel Bertrand, Léon Bertrand, Xavier Bertrand, Jean-Yves Besselat, Jean Besson, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Bruno Bourg-Broc, Chantal Bourrague, Michel Bouvard, Victor Brial, Philippe Briand, Bernard Brochand, Michel Buillard, Christian Cabal, Bernard Carayon, Gilles Carrez, Richard Cazenave, Jean-Yves Chamard, Jean-Paul Charié, Jean Charroppin, Jérôme Chartier, Roland Chassain, Jean-Marc Chavanne, Gérard Cherpion, Dino Cinieri, Geneviève Colot, Jean-François Copé, François Cornut-Gentille, Louis Cosyns, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Charles Cova, Paul-Henri Cugnenc, Henri Cuq, Olivier Dassault, Jean-Louis Debré, Christian Decocq, Lucien Degauchy, Richard Dell’Agnola, Patrick Delnatte, Jean-Marie Demange, Yves Deniaud, Bernard Depierre, Patrick Devedjian, Éric Diard, Jean Diébold, Michel Diefenbacher, Jean-Pierre Door, Guy Drut, Jean-Michel Dubernard, Philippe Dubourg, Jean-Pierre Dupont, Nicolas Dupont-Aignan, Marie-Hélène des Esgaulx, Christian Estrosi, Francis Falala, Jean-Michel Ferrand, François Fillon, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Jean-Michel Fourgous, Arlette Franco, Pierre Frogier, Yves Fromion, René Galy-Dejean, Jean-Paul Garraud, Daniel Garrigue, Jean de Gaulle, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Jean-Marie Geveaux, Franck Gilard, Georges Ginesta, Jean-Pierre Giran, Claude Girard, Jacques Godfrain, Jean-Pierre Grand, Claude Greff, François Grosdidier, Arlette Grosskost, Serge Grouard, Louis Guédon, Jean-Claude Guibal, Lucien Guichon, François Guillaume, Gérard Hamel, Emmanuel Hamelin, Joël Hart, Michel Heinrich, Michel Hunault, Christian Jacob, Christian Jeanjean, Yves Jego, Alain Joyandet, Didier Julia, Alain Juppé, Mansour Kamardine, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Jacques Lafleur, Robert Lamy, Pierre Lasbordes, Thierry Lazaro, Brigitte Le Brethon, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Pierre Lellouche, Dominique Le Mener, Jean Lemiere, Jean-Claude Lemoine, Gérard Léonard, Jean-Louis Léonard, Arnaud Lepercq, Jean-Pierre Le Ridant, Édouard Leveau, Gérard Lorgeoux, Thierry Mariani, Muriel Marland, Alain Marleix, Alain Marsaud, Jean Marsaudon, Philippe MartinHenriette Martinez, Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jacques Masdeu-Arus, Jean-Claude Mathis, Denis Merville, Damien Meslot, Gilbert Meyer, Jean-Claude Mignon, Marie-Anne Montchamp, Pierre Morange, Georges Mothron, Étienne Mourrut, Renaud Muselier, Jean-Pierre Nicolas, Jean-Marc Nudant, Patrick Ollier, Françoise de Panafieu, Robert Pandraud, Béatrice Pavy, Valérie Pecresse, Jacques Pélissard, Dominique Perben, Pierre-André Périssol, Étienne Pinte, Serge Poignant, Bérengère Poletti, Christophe Priou, Didier Quentin, Michel Raison, Éric Raoult, Jean-Luc Reitzer, Camille de Rocca Serra, Marie-José Roig, Jean-Marc Roubaud, Francis Saint-Léger, Frédéric de Saint-Sernin, Nicolas Sarkozy, André Schneider, Bernard Schreiner, Michel Sordi, Frédéric Soulier, Daniel Spagnou, Alain Suguenot, Hélène Tanguy, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Léon Vachet, Christian Vanneste, Catherine Vautrin, Alain Venot, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Jean-Luc Warsmann, Gérard Weber, Éric Woerth, Marie-Jo Zimmermann, Michel Lejeune (apparenté au grroupe), Franck Marlin (apparenté au groupe), François Vannson (apparenté au groupe), Georges Fenech (apparenté RPR), Béatrice Vernaudon (Tahoera’a Huiraatira, apparentée RPR)
  • 73 UDF et apparentés (20%) : Bertho Audifax, Jacques Barrot, Jacques Benisti, Jean-Louis Bernard (radical « valoisien »), Claude Birraux, Émile Blessig, Jacques Bobe, Marie-Thérèse Boisseau, Marcel Bonnot, Jean-Louis Borloo, Gilles Bourdouleix-Rondaert, Loïc Bouvard, Yves Bur, Yves Censi, Hervé de Charette, Jean-François Chossy, Jean-Louis Christ, René Couanau, Édouard Courtial, Yves Coussain, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Claude Decagny, Francis Delattre, Léonce Deprez, Renaud Donnedieu de Vabres, Philippe Douste-Blazy, Renaud Dutreil, Claude Gaillard, Alain Gest, Louis Giscard d’Estaing, Jean Grenet (radical « valoisien »), Laurent Hénart (radical « valoisien »), Pierre Hériaud, Patrick Herr, Patrick Hoguet, Édouard Jacque (radical « valoisien »), Christian Kert, Yvan Lachaud (rejoindra le groupe UDF le 01/10/2002), Marguerite Lamour, Édouard Landrain, Robert Lecou (radical « valoisien »), Jean-Marc Lefranc, Jacques Le Nay, Jean Leonetti (radical « valoisien »), Céleste Lett, François Loos (radical « valoisien »), Daniel Mach, Pierre Méhaignerie, Christian Menard, Alain Merly, Pierre Micaux, Jean-Marie Morisset, Jean-Marc Nesme, Dominique Paillé, Christian Philip, Michel Piron, Henri Plagnol, Jacques Remiller, Marc Reymann, Dominique Richard, Philippe Rouault, Michel Roumegoux, Xavier de Roux (radical « valoisien »), Martial Saddier, François Scellier (radical « valoisien »), Jean-Marie Sermier, Francis Vercamer (rejoindra le groupe UDF le 01/10/2002), Michel Voisin, Pierre-André Wiltzer, Gérard Grignon (apparenté au groupe), Antoine Herth (apparenté au groupe), Dominique Caillaud (apparenté UDF), Alain Ferry (apparenté UDF, apparenté au groupe)
  • 62 DL et apparentés (17%): Nicole Ameline, François d’Aubert, Sylvia Bassot, Étienne Blanc, Roland Blum, Jacques Briat, Chantal Brunel, Dominique Bussereau, François Calvet, Pierre Cardo, Antoine Carré, Luc-Marie Chatel, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Bernard Deflesselles, Jean-Jacques Descamps, Jacques Domergue, Dominique Dord, Gérard Dubrac, Yannick Favennec, Daniel Fidelin, Nicolas Forissier, Claude Gatignol, Maurice Giro, Claude Goasguen, François-Michel Gonnot, Jean-Pierre Gorges, François Goulard, Pierre Hellier, Michel Herbillon, Philippe Houillon, Sébastien Huyghe, Denis Jacquat, Aimé Kergueris, Marc Laffineur, Pierre Lang, Jean-Claude Lenoir, Pierre Lequiller, Geneviève Levy, Alain Madelin, Richard Mallié, Hervé Mariton, Jean-François Mattei, Pierre Morel-A-L’Huissier, Alain Moyne-Bressand, Yves Nicolin, Hervé Novelli, Bernard Perrut, Axel Poniatowski, Josette Pons, Jean Proriol, Marcelle Ramonet, Jérôme Rivière, Jean Roatta, Serge Roques, Max Roustan, Michèle Tabarot, Guy Teissier, Gérard Voisin, Michel Zumkeller, Jean-Pierre Soisson (Mouvement des Réformateurs, apparenté DL)
  • 4 RPF (1%): Jean-Jacques Guillet, Lionnel Luca, Jacques Myard, Philippe Pemezec
  • 14 divers droite (4%): Joël Beaugendre (Objectif Guadeloupe), Christine Boutin (ex-UDF, Forum des Républicains Sociaux),  Mayvonne Briot, Jean-Jacques Gaultier, Maryse Joissains Masini (ex-UDF), Gabrielle Louis-Carabin (Objectif Guadeloupe), Jean-François Mancel (ex-RPR), Nadine Morano, Jean-Marie Rolland, Jean-Charles Taugourdeau, Irène Tharin, Jean-Pierre Decool (apparenté au groupe), Yves Simon (apparenté au groupe), André Thien Ah Koon (apparenté au groupe)
  • indéterminé: Jean-Yves Hugon

répartition des députés du groupe UMP par étiquette électorale:

  • 206 UMP-RPR et apparentés
  • 70 UMP-UDF et apparentés
  • 62 UMP-DL et apparentés
  • 3 UMP-RPF: Lionnel Luca (Alpes-Maritimes 6e), Jacques Myard (Yvelines 5e), Jean-Jacques Guillet (Hauts-de-Seine 8e),
  • 1 UMP indéterminé: Jean-Yves Hugon
  • 14 UMP-divers droite: Joël Beaugendre (Objectif Guadeloupe), Christine Boutin (ex-UDF, Forum des Républicains Sociaux), Mayvonne Briot, Jean-Jacques Gaultier, Maryse Joissains Masini (ex-UDF), Gabrielle Louis-Carabin (Objectif Guadeloupe), Jean-François Mancel (ex-RPR), Nadine Morano, Jean-Marie Rolland, Jean-Charles Taugourdeau, Irène Tharin, Jean-Pierre Decool (apparenté au groupe), Yves Simon (apparenté au groupe), André Thien Ah Koon (apparenté au groupe)
  • 3 UDF: Jean-Marc Lefranc (Calvados 5e)*, Emile Blessig (Bas-Rhin 7e), Patrick Herr (Seine-Maritime 1re)
  • 1 RPF: Philippe Pemezec (Hauts-de-Seine 12e)*
  • 5 divers droite: Camille de Rocca-Serra (RPR dissident, Corse-du-Sud 2e)*, Francis Saint-Léger (RPR dissident, Lozère 1re)*, Catherine Vautrin (RPR dissidente, Marne 2e)*, François Vannson (RPR dissident, Vosges 3e,apparenté), Françoise de Panafieu (RPR dissidente, Paris 16e)

4 UMP-UDF ont préféré siéger au groupe UDF: Anne-Marie Comparini (Rhône 1re)*, Jean-Pierre Abelin (Vienne 4e), Pierre-Christophe Baguet (Hauts-de-Seine 9e), André Santini (Hauts-de-Seine 10e)*. N.B.: Anne-Marie Comparini et André Santini avaient indiqué durant leur campagne qu’ils siègeraient au groupe UDF

1 UMP-divers droite a préféré siéger parmi les non-inscrits: François-Xavier Villain (Nord 18e) – il s’apparentera au groupe UMP le 06/03/2003

* députés non sortants

21 mai
2002
structuration provisoire de l’UMP pour les élections législatives:

  • Comité permanent: Philippe Douste-Blazy (UDF), Jean-Claude Gaudin (DL), Serge Lepeltier (RPR)
  • Porte-parole: Nicole Guedj (UDF), Pierre Bédier (RPR), Henri Plagnol (UDF), Pierre Lequiller (DL), Patrick Stefanini (RPR)
  • Conseil politique: Édouard Balladur (ancien Premier ministre RPR), Alain Juppé (ancien Premier ministre RPR), Philippe Douste-Blazy (président du groupe UDF à l’Assemblée nationale), Jean-Louis Debré (président du groupe RPR à l’Assemblée nationale), Jacques Pelletier (président du groupe RDSE au Sénat, divers droite), Josselin de Rohan (président du groupe RPR au Sénat), Henri de Raincourt (président du groupe RI au Sénat, DL), Hervé de Charette (UDF, président du PPDF), Serge Lepeltier (président délégué du RPR), Pierre-André Wiltzer (UDF), François d’Aubert (DL), Marie-Thérèse Boisseau (UDF), Jacques Barrot (UDF), Jean-Claude Gaudin (DL), Pierre Méhaignerie (UDF), André Rossinot (UDF, Parti Radical « valoisien »)
  • Conseil des fondateurs
16 mai
2002
le Forum des Républicains Sociaux (Forum) de Christine Boutin (ex-UDF) adhère à l’UMP
15 mai
2002
François d’Aubert (député DL, président d’Économie et Liberté: ECOLIB) lance une « Force Libérale au sein de l’UMP »
11 mai
2002
publication d’une liste de 523 candidats investis par l’UMP. Les candidats investis se sont engagés à:

  • déposer leur candidature aux élections législatives sous la bannière de l’ »Union pour la Majorité Présidentielle »
  • soutenir pendant les cinq ans à venir l’action du Président de la République et de son gouvernement et reprendre cet engagement dans leur profession de foi
  • s’inscrire en cas de succès au sein d’un groupe UMP commun à l’Assemblée Nationale
  • participer à la préparation des assises constitutives de l’UMP, qui se tiendront à l’automne 2002

L’UMP présente en tout 540 candidats (sur 577 circonscriptions):

  • pas de candidat UMP face à 13 députés UDF sortants, qui seront réélus: Rudy Salles (Alpes-Maritimes 3e), François Sauvadet (Côte-d’Or 4e), Hervé Morin (Eure 3e), Maurice Leroy (Loir-et-Cher 3e), François Rochebloine (Loire 3e), Charles de Courson (Marne 5e), Emile Blessig (Bas-Rhin 7e), Francis Hillmeyer (Haut-Rhin 6e), Bernard Bosson (Haute-Savoie 2e), Patrick Herr (Seine-Maritime 1re), Pierre Albertini (Seine-Maritime 2e), Gilles de Robien (Somme 2e), Jean-Luc Préel (Vendée 1re)
  • pas de candidat UMP face à 2 députés souverainistes (MPF et apparenté) sortants, qui seront réélus: Philippe de Villiers (Vendée 4e), Joël Sarlot (Vendée 5e)
  • pas de candidat UMP face à Charles Millon (Rhône 7e), président de la Droite Libérale-Chrétienne (élu en 1997 dans une autre circonscription), battu par la gauche
  • la situation dans les 21 autres circonscriptions sans candidat UMP:
    • 10 nouveaux élus UDF: Jean-Marc Lefranc (Calvados 5e)*, Rodolphe Thomas (Calvados 2e)*, Jean-François Régère (Gironde 5e – rejoindra le groupe UMP le 04/10/2002)*, Nicolas Perruchot (Loir-et-Cher 1re)*, Gilles Artigues (Loire 1re)*, Gérard Vignoble (Nord 8e)*, François Bayrou (Pyrénées-Atlantiques 2e)*, Stéphane Demilly (Somme 5e)*, André Santini (Hauts-de-Seine 10e)*, Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis 5e)
    • 11 députés de gauche élus ou réélus

L’UMP présente un candidats face à 4 députés de droite sortants, qui se représentent avec l’étiquette UDF: Jean-Jacques Jégou (UDF, Val-de-Marne 4e), Anne-Marie Idrac (UDF, Yvelines 3e), Gilbert Gantier (DL, Paris 15e) et Jean-Bernard Raimond (RPR, Bouches-du-Rhône 14e)

* députés non sortants

6 mai
2002
Jean-Pierre Raffarin (DL) nommé Premier ministre
5 mai
2002
second tour de l’élection présidentielle de 2002:82,21% Jacques Chirac (élu) bat Jean-Marie Le Pen
25 avril
2002
trois composantes de la Nouvelle Union pour la Démocratie Française (UDF) adhèrent à l’UMP:

  • le Parti Radical « valoisien » (François Loos)
  • le Parti Populaire pour la Démocratie Française (PPDF, Hervé de Charette)
  • Écologie Bleue (Patrice Hernu, dissident de Génération Écologie)
24 avril
2002
le bureau politique du Rassemblement pour la République (RPR) approuve à l’unanimité (moins l’abstention de Philippe Séguin) la création de l’UMP39 députés de Démocratie Libérale (DL) sur 43 signent un texte approuvant la création de l’UMP (les 4 non signataires sont Alain Madelin, François d’Aubert, François Goulard et le souverainiste Joël Sarlot)
23 avril
2002
Philippe Douste-Blazy, président du groupe UDF de l’Assemblée nationale, annonce la création d’une nouvelle structure chiraquienne, destinée à remplacer l’Union en Mouvement (UEM) et à se transformer en parti chiraquien unique: l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP)
21 avril
2002
premier tour de l’élection présidentielle de 2002:19,88% Jacques Chirac
27 février
2002
Philippe Douste-Blazy (président du groupe UDF de l’Assemblée nationale) et Jean-François Mattei (président du groupe DL de l’Assemblée nationale) publient un appel à voter pour Jacques Chirac, signé par 109 parlementaires* non RPR:- 33 députés DL sur 43 (Jean-François Mattei, Sylvia Bassot, Roland Blum, Dominique Bussereau, Pascal Clément, Georges Colombier, Bernard Deflesselles, Franck Dhersin, Laurent Dominati, Dominique Dord, Nicolas Forissier, Gilbert Gantier, Claude Gatignol, Claude Goasguen, Pierre Hellier, Michel Herbillon, Denis Jacquat, Aimé Kergueris, Marc Laffineur, Jean-Claude Lenoir, Pierre Lequiller, Michel Meylan, Alain Moyne-Bressand, Yves Nicolin, Paul Patriarche, Bernard Perrut, Jean Proriol, Marcelle Ramonet, Jean Rigaud, Jean Roatta, Jean-Pierre Soisson, Guy Teissier, Gérard Voisin)- 24 députés UDF sur 67 (Philippe Douste-Blazy, Jacques Barrot, Claude Birraux, Marie-Thérèse Boisseau, Bernard Bosson, Yves Bur, Jean-François Chossy, René Couanau, Yves Coussain, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Claude Decagny, Francis Delattre, Renaud Donnedieu de Vabres, Renaud Dutreil, Patrick Herr, Bernadette Isaac-Sibille, Christian Kert, Jean Leonetti, Roger Lestas, François Loos, Christian Martin, Henri Plagnol, Michel Voisin, Pierre-André Wiltzer)- 25 sénateurs RI (DL et UDF) sur 41 (Henri de Raincourt, José Balarello, Jacques Blanc, Jean-Claude Carle, Marcel-Pierre Cleach, Jacques Dominati, Jean-Paul Émin, Jean-Paul Emorine, Hubert Falco, René Garrec, Jean-Claude Gaudin, Louis Grillot, Françoise Henneron, Jean-François Humbert, Jean-Marc Juilhard, Jean-Philippe Lachenaud, Jacques Larché, Serge Mathieu, Philippe Nachbar, Jean Pépin, Jean-Pierre Raffarin, Henri Revol, Bernard Saugey, Henri Torre, François Trucy)- 13 sénateurs UC (UDF) sur 53 (Jean-Paul Amoudry, Jacques Baudot, Claude Belot, Jean-Guy Branger, Jean-Pierre Cantegrit, Jean Faure, Pierre Hérisson, Pierre Jarlier, Alain Lambert, Marcel Lesbros, Jean-Marie Poirier, Xavier de Villepin, Jean-Paul Virapoullé)- 5 sénateurs RDSE (UDF ou apparenté) sur 20 (Gilbert Barbier, Pierre Laffitte, Aymeri de Montesquiou, Georges Mouly, Jacques Pelletier)

– 1 sénateur non-inscrit (Hubert Durand-Chastel)

* en fait 101 parlementaires: les députés Jean-Louis Bernard, Dominique Caillaud, Léonce Deprez, Gérard Grignon, Jean-Marie Morisset et Arthur Paecht, et les sénateurs Daniel Bernardet (UC) et Alain Dulait (UC), ont démenti avoir signé l’appel. Tous, à l’exception de Gérard Grignon, soutiennent alors François Bayrou.

11 février
2002
candidature de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 2002
2001
4 avril
2001
Alternance 2002 devient l’Union en Mouvement (UEM)
13-16 janvier
2001
à l’initiative de Jérôme Monod (conseiller politique de Jacques Chirac, président de la République), publication dans Le Figaro du texte « France Alternance: pour un nouveau contrat politique » rédigé par Renaud Dutreil (UDF), Hervé Gaymard (RPR) et Dominique Bussereau (DL) et signé par 337 parlementaires de droitecréation de l’association Alternance 2002
10 janvier
2001
Édouard Balladur propose les statuts d’un parti unique de la droite: l’Union pour la Réforme (UPR)
2000
24 novembre
2000
Dominique Baudis (président du comité éditorial du Figaro) est à l’initiative d’un appel à l’union publié dans Le Figaroet signé par 364 parlementaires de droite
1999
20 septembre
1999
création du club Dialogue et Initiative par Michel Barnier (RPR), Jacques Barrot (UDF), Dominique Perben (RPR) et Jean-Pierre Raffarin (DL)

L’UMP divisée sur la création de « mouvements » au sein du parti

Le Monde.fr avec AFP | 02.05.2012 à 17h31 • Mis à jour le 02.05.2012 à 17h59

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Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, et Xavier Bertrand, son prédecesseur

Le mercredi 2 mai, dans une interview au Figaro, Jean-François Copé a annoncé qu’il est favorable à la création de « mouvements » au sein de l’UMP« En application des statuts de l’UMP, je proposerai à mes amis, après le 6 mai, de permettre aux différentes sensibilités de pouvoir s’exprimer plus fortement en créant des mouvements au sein de l’UMP », a-t-il déclaré.

Le matin même, Jean-Pierre Raffarin a annoncé son souhait de créer un mouvement : « Je peux vous annoncer que ma famille politique, qui est celle des humanistes de l’UMP, nous allons nous organiser en mouvement et nous allons répondre à cet appel de la diversité », a déclaré sur France Info l’ancien premier ministre. « La division de l’UMP elle servirait qui ? Elle servirait le FN et le PS. Et nous ne voulons ni aider le FN, ni le PS. Donc, nous voulons rester, rassemblés, unis », tout en cultivant la diversité, a-t-il conclu.

La « diversité » à l’UMP « a été garantie et assurée depuis que Jean-François a en charge les destinées » du parti, a souligné Marc-Philippe Daubresse, centriste et secrétaire général adjoint de l’UMP. « Ca nécessite bien sûr un conseil national, qui délibère sur le poids de ces mouvements et les moyens qu’on leur accorde », a-t-il précisé.

Le député Damien Meslot, proche de Xavier Bertrand, le prédécesseur de M. Copé à l’UMP, a exhorté quant à lui le secrétaire général du parti à « se concentrer sur le 6 mai » et « la victoire » de Nicolas Sarkozy. Il rappelle par ailleurs « qu’il appartiendra à Nicolas Sarkozy, seul, une fois réélu, de donner les orientations qu’il souhaite pour l’UMP ». Xavier Bertrand, rival de Jean-François Copé a pour sa part déclaré ce matin au micro de RMC : « C’est pour l’après-6 mai ? Eh bien parlons-en après le 6 mai ! »

Jean-François Copé a également annoncé la tenue d’un bureau politique dès le 7 mai. Il permettra d’évoquer, « dans la foulée » de la présidentielle, « le lancement de la campagne des législatives » de juin et « proposer d’installer un comité national de campagne en liaison, cela va de soi, avec notre président » Nicolas Sarkozy.

A l’UMP, Copé joue les réseaux, Fillon l’opinion

LE MONDE | 02.08.2012 à 12h00 • Mis à jour le 02.08.2012 à 12h07

Par Alexandre Lemarié et Vanessa Schneider

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François Fillon et Jean-François Copé, le 26 mai 2012, à Paris.

L’un postule officiellement, l’autre pas. François Fillon s’est déclaré candidat

à la présidence de l’UMP fin juin par l’intermédiaire de son compte Twitter.

Jean-François Copé, l’actuel secrétaire général du mouvement, compte faire

acte de candidature autour du 25 août, date à laquelle il réunira ses partisans

à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône. L’ancien premier ministre

et le député et maire de Meaux (Seine-et-Marne) seront les deux principaux

candidats à l’élection qui aura lieu fin novembre lors d’un congrès de l’UMP.

A QUI PROFITE LA PARTICIPATION ?

Seuls les 264 137 adhérents à jour de cotisation, au 30 juin 2012, ont le droit de voter. Ils éliront leur président par un vote papier, dans les fédérations, alors que depuis sa création, en 2002, l’UMP avait toujours utilisé le vote électronique.

L’ampleur de la participation pourrait avoir une influence sur le résultat. Plus elle sera élevée, plus François Fillon aura de chances de l’emporter, estiment ses partisans. Leur raisonnement découle de l’analyse des sondages, qui créditent l’ex-premier ministre d’une cote de popularité élevée chez les sympathisants du parti.

A l’inverse, M. Copé espère que le nombre de votants sera limité à quelques dizaines de milliers de personnes. Grâce au réseau qu’il a tissé dans le parti, le numéro un de l’UMP pense qu’il serait avantagé si seuls les militants actifs votaient.

DES RÉSEAUX STRUCTURÉS

Des responsables des fédérations et quelques parlementaires commencent déjà à afficher leur préférence. A la tête du parti, Jean-François Copé dispose de solides réseaux dans les fédérations. Ses équipes ont annoncé de nombreux ralliements dans plusieurs départements.

Parmi les dirigeants du parti, il a reçu le soutien de l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, tandis que François Fillon peut compter sur Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, qui dirige sa campagne. De nombreuses figures de l’UMP ne se sont pas encore prononcées comme François Baroin, Xavier Bertrand ou Christian Estrosi. Ces deux derniers pourraient basculer dans le camp Fillon in fine. Reste à savoir si les militants suivront les consignes de leurs grands élus.

LA BATAILLE DES « TICKETS »

François Fillon a pris de l’avance en annonçant très tôt son équipe. Avec Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et Eric Ciotti, il dispose d’une équipe solide et complémentaire qui couvre à la fois le champ chiraquien et celui de la droite sociale ainsi que les partisans d’une droite sécuritaire en la personne de M. Ciotti.

Pour Jean-François Copé, la tâche s’annonce plus délicate. En plus de Jean-Pierre Raffarin, il lui faut trouver une femme avec laquelle il pourrait constituer un ticket. Ses proches, comme Nadine Morano ou Valérie Rosso-Debord, ont été battues aux législatives et ne peuvent donc être lancées en première ligne. Reste Rachida Dati, qui bénéficie d’une bonne cote de popularité mais dont la personnalité divise au sein du parti, ou Michèle Tabarot, députée des Alpes-Maritimes, et Catherine Vautrin, dans la Marne, qui ne sont guère connues du grand public. M. Copé se rendra mercredi au Cannet, pour un meeting commun avec Mme Tabarot.

Lire aussi : Jean-François Copé drague les militants UMP sur la Côte d’Azur

2017 EN LIGNE DE MIRE

Une ligne de clivage nette apparaît entre les deux principaux candidats. Pour François Fillon, l’élection interne du parti est « une primaire avant l’heure », car elle tranchera la question du leadership et servira de tremplin pour la prochaine présidentielle. Jean-François Copé, lui, souhaite déconnecter ce scrutin de celui de 2017.

Lire aussi : Fillon pense déjà à 2017, Copé ne veut pas de malentendu

Dans son esprit, le congrès de l’UMP ne sert qu’à désigner celui qui fera tourner le parti jusqu’en 2015, avec l’objectif de lancer « la reconquête » aux élections municipales de 2014.

Quand l’ancien locataire de Matignon se présente comme un chef d’Etat s’adressant aux Français, le maire de Meaux souligne ses qualités d’organisateur à la tête du parti. M. Copé se veut respectueux du calendrier de l’UMP, qui prévoit un renouvellement des instances en 2015 et une primaire élargie en 2016, pourtenter de montrer qu’il ne brûle pas les étapes menant à la présidentielle.

FAVORI DES SONDAGES CONTRE CHEF DE PARTI

François Fillon bénéficie de nombreux atouts. Il est auréolé de son statut d’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, ce qui lui confère une bonne cote de popularité. Il est également le favori des sondages. Selon une étude IFOP publiée vendredi 20 juillet par Le Figaro, 62 % des sympathisants UMP disent souhaiter levoir prendre la tête du parti contre seulement 21 % pour Jean-François Copé.

Lire aussi : Jean-François Copé croit davantage au pays réel qu’aux sondages

Ce dernier dispose d’autres avantages. Depuis son accession à la tête de l’UMP, il fait le tour des fédérations et est apprécié des militants qui, eux, votent, contrairement aux sympathisants. Il a également nommé de nombreux cadres qui sont prêts à rouler pour lui. Par ailleurs, il incarne une ligne plus droitière que François Fillon, ce qui constitue une force auprès des militants. Sa faiblesse aux yeux de certains : n’avoir été que ministre du budget, ce qui ne le place pas au rang d’homme d’Etat comme François Fillon.

Alexandre Lemarié et Vanessa Schneider

Un scrutin réservé aux adhérents du parti

Corps électoral L’UMP compte 264 137 adhérents à jour de cotisation au 30 juin 2012.

Candidatures Pour pouvoir se présenter, chaque candidat doit présenter, lors du dépôt de sa candidature, un nombre de parrainages équivalent à 3 % au moins des 264 137 adhérents à jour de cotisation, soit au minimum 7 924 parrains répartis sur au moins dix fédérations différentes. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au mardi 18 septembre.

Dates La campagne officielle auprès des militants aura lieu du 5 octobre au 17 novembre. Le congrès aura lieu les dimanche 18 et 25 novembre, si un second tour est nécessaire.

Procédure Les militants UMP éliront leur président par un vote papier, dans les fédérations. Chaque candidat à la présidence se présente avec un vice-président délégué et un secrétaire général.

L’UMP cette « machine de guerre »

destinée à se faire élire et réélire

Philippe David propose un livre politique sans parti pris pour se faire une opinion sur la classe politique française. Dans « De la rupture aux impostures », il revient sur la création de l’UMP et les ambitions des « sarkozystes » pour la prochaine élection présidentielle (Extraits 1/2).

Grand parti de la droite et du centre

Publié le 28 avril 2012

L’UMP peut-elle encore se revendiquer du gaullisme ? Crédit Reuters/Charles Platia

L’UMP peut-elle encore se revendiquer du gaullisme ? Impossible sachant que c’est avec un gouvernement UMP que la France est retournée dans le giron de l’OTAN dont le Général de Gaulle l’avait fait sortir en 1966, en pleine guerre froide. Le gaullisme, ce mélange purement français de nationalisme, de bonapartisme et de christianisme social, dont l’essence est la relation entre un homme et le peuple, peut-il être représenté par un Parti qui, en votant le traité de Lisbonne copie conforme de la Constitution Européenne rejetée par 55% des français, a piétiné sans vergogne la volonté populaire ? Bien sûr que non.

L’UMP peut-elle se revendiquer du libéralisme cher à Alain Madelin et aux anciens de Démocratie Libérale ? Bien sûr que non, Nicolas Sarkozy étant un Président fondamentalement interventionniste ayant crée une bonne trentaine de taxes et d’impôts nouveaux pendant son quinquennat, bref, tout le contraire du libéralisme économique.

L’UMP peut-elle se réclamer du « centrisme démocrate chrétien » ? Non plus, le fameux « bouclier fiscal » ou la baisse des remboursements à répétition n’étant pas franchement compatibles avec la conception de la société des démocrates chrétiens.

Bref l’UMP est partout et nulle part : Tantôt très à droite, tantôt très au centre tantôt plus écologiste que les Verts avec des propositions plus extravagantes les unes que les autres comme la « taxe piquenique » ou « la taxe carbone » qui n’ont Dieu merci jamais vu le jour. Inutile de dire que le tropisme écologique de l’UMP appelant les Français à réduire leurs rejets de CO2 prête à rire quand on voit le Premier Ministre François Fillon partir en week-end en avion alors qu’il se rend à 300 kilomètres de Paris ! (…)

Le RPR, qui se voulait gaulliste au départ, est rapidement devenu un parti chiraquien, c’est à-dire dont le seul but était d’amener Jacques Chirac au pouvoir, chose faite en 1995. En 2002, une fois Chirac réélu et avec Nicolas Sarkozy à sa tête, l’UMP est devenue un parti sarkozyste dont le seul but était d’amener Nicolas Sarkozy au pouvoir, chose faite en 2007 mais, une fois le leader élu et les promesses de campagne systématiquement oubliées, les électeurs se vengent lors des élections suivantes. Ceci explique pourquoi cette « machine à gagner » a perdu depuis sa création toutes les élections locales au point de voir le Sénat basculer à gauche, ses seules victoires étant la présidentielle et les législatives de 2007.

Mais si à l’UMP on manque cruellement d’idées, on ne manque pas d’hommes ni de femmes prêts à tout pour faire main basse sur le parti en espérant être le ou la candidat(e) du mouvement à la présidentielle de 2017.

Jean-François Copé est en première ligne, lui qui dès le mois de novembre 2007 reconnaissait « penser à la présidentielle de 2017 » (on ne peut pas dire qu’il n’ait pas une vision à long terme). Après avoir pris les clefs du parti à son ennemi juré Xavier Bertrand, il est évident qu’il a tout intérêt à une défaite de Nicolas Sarkozy et qu’il « désarkozysera » l’UMP immédiatement après les législatives pour en faire un parti « copéiste ». L’ex-protégé d’Alain Juppé, qui contrairement à Nicolas Sarkozy était chiraquien en 1995, se voyait déjà Président de la République dans la cour du lycée Victor Duruy comme le racontent Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin dans leur livre « Copé, l’homme pressé » – Éditions l’Archipel. Jean- François Copé est quelque part le sosie politique de Jacques Chirac exacerbé : il a encore moins d’idées que Jacques Chirac et encore plus d’ambition que lui. Il a donc toutes les qualités pour faire une grande carrière dans la politique française.

Il y aura aussi Xavier Bertrand, son frère ennemi, qui n’a pas lui non plus d’idées mais qui n’a ni le culot ni le charisme de son concurrent mais qui misera sur la première défaite du parti à une élection pour tenter de tuer politiquement son adversaire comme les mitterrandistes ont défi nitivement achevé Michel Rocard lors des élections européennes de 1994.

Deux femmes seront également en première ligne : Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet. Elles joueront sur le fait d’être des femmes, symboles de renouveau, mais étant toutes les deux des technocrates pur jus, elles auront du mal à faire croire qu’elles sont différentes. Entre les deux l’avantage va clairement à Valérie Pécresse qui est plus « tueuse » que « NKM » à qui ses adversaires reprocheront son boboïsme tragique (pour reprendre une expression de Serge Moati) et ses taxes en tous genres au nom de l’écologie.

Bref, la machine de guerre UMP est aujourd’hui un colosse aux pieds d’argile, tiraillé entre des courants antinomiques, des ambitions personnelles irréconciliables et une absence de projet flagrante qui implosera certainement en cas de défaite au printemps prochain. C’est dire si le pari de Nicolas Sarkozy d’être réélu est un pari insensé.

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Extraits de De la rupture aux impostures, Éditions du Banc d’Arguin – Édition : collection « EXPRESSION » (9 avril 2012)

François Fillon

François Fillon
UMP regional elections Paris 2010-01-21 n13.jpg

François Fillon, lors d’un meeting de l’UMP, le21 janvier 2010.

Fonctions
19e Premier ministre français
(167e chef du gouvernement)
17 mai 2007 – 10 mai 2012
(4 ans, 11 mois et 23 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
François Fillon III
Législature XIIIe législature
Coalition Majorité présidentielle
UMP – NC – RAD – LGM – MPF – CPNT
Prédécesseur Dominique de Villepin
Successeur Jean-Marc Ayrault
Ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement
22 février 2012 – 10 mai 2012
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Nathalie Kosciusko-Morizet
Successeur Nicole Bricq (Écologie et Développement Durable)
Cécile Duflot (Logement)
Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
31 mars 2004 – 31 mai 2005
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Luc Ferry
Successeur Gilles de Robien
Ministre des Affaires sociales, du Travail
et de la Solidarité
7 mai 2002 – 30 mars 2004
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I
Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur Élisabeth Guigou
Successeur Jean-Louis Borloo
Président du conseil régional
des Pays de la Loire
20 mars 1998 – 16 mai 2002
Prédécesseur Olivier Guichard
Successeur Jean-Luc Harousseau
Ministre délégué à la Poste,
aux Télécommunications et à l’Espace
7 novembre 1995 – 2 juin 1997
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé II
Prédécesseur François Fillon (Ministre des Technologies et de l’Information)
Successeur Christian Pierret
Ministre des Technologies de l’Information
et de la Poste
18 mai 1995 – 7 novembre 1995
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé I
Prédécesseur José Rossi
Successeur François Fillon (Ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l’Espace)
Ministre de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche
30 mars 1993 – 11 mai 1995
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Jack Lang
(Enseignement supérieur)
Hubert Curien
(Recherche)
Successeur Jean de Boishue (Enseignement supérieur)
Élisabeth Dufourcq (Recherche)
Biographie
Nom de naissance François Charles Armand Fillon1
Date de naissance 4 mars 1954 (58 ans)
Lieu de naissance Le Mans (SartheFrance)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPRUMP
Conjoint Penelope Kathryn Clarke
Diplômé de Université du Maine
Université Paris Descartes
Profession Assistant parlementaire
Religion Catholicisme
Signature François Fillon Signature.svg

NOS VALEURS

Notre projet repose sur des valeurs fondatrices qui inspirent et guident notre engagement : Liberté, Responsabilité, Solidarité, notre Nation, l’Europe. Nous affirmons deux principes pour restaurer la confiance des Français dans l’action publique : écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux.

LA LIBERTÉ

Elle est la valeur essentielle qui permet à chacun d’imaginer, d’agir, de créer, de s’exprimer. La liberté se manifeste à tous les niveaux de notre société. Pour autant, la liberté ne doit pas faire oublier le respect dû à chacun de nos concitoyens. Elle invite à la responsabilité et ouvre la voie à la générosité.

LA RESPONSABILITÉ

Etre libre, c’est être responsable. Etre responsable c’est avoir conscience des droits mais aussi des obligations à l’égard de la communauté nationale et des générations futures

LA SOLIDARITÉ

La cohésion sociale se bâtit sur la solidarité. Elle permet à chacun de se protéger contre les aléas de la vie : maladie, handicap, dépendance ou chômage. Mais la solidarité respecte l’individu et doit pour cela ne pas se transformer en assistanat. Le sens de la solidarité, c’est de donner à chacun la possibilité d’une nouvelle chance.

NOTRE NATION

La Nation républicaine fonde notre identité commune. Elle est riche d’une histoire dont nous sommes fiers. Elle a forgé et forge notre volonté de vivre ensemble, de bâtir une destinée commune. La Nation républicaine se vit à travers des symboles. Elle n’est cependant pas un concept figé.

L’EUROPE

La valeur de l’Europe est de construire un projet commun, élargissant ainsi les perspectives de chacun des états membres. Elle exige d’inventer les formes d’une construction où chaque pays conserve son identité tout en s’unissant aux autres. Nous refusons la vision d’une Europe qui se réduirait à la seule coopération économique.

Les instances Nationales

Englobant le Président, le Congrès, le Conseil National, le Bureau Politique, les Secrétaires Nationaux et le Comité d’Orientation ainsi que la Commission Nationale d’Investiture, Ce sont les instances solennelles du Mouvement Populaire qui fixent l’action générale, définissent les orientations politiques et élisent celle ou celui qui assurera l’exécution des décisions (président ou secrétaire général).

En savoir + sur les instances nationales

 Les instances Locales

Le Mouvement Populaire trouve ses racines dans l’action politique de proximité. Chaque circonscription est représentée par un Comité dont le délégué est élu par les adhérents de la circonscription. L’ensemble des membres de ces comités constituent le comité départemental dont le Président est élu en son sein. Un Secrétaire départemental est nommé par le Bureau politique sur proposition du Secrétaire général de l’UMP.

 Les instances de contrôle

  • La Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales
  • La Commission nationale de recours
  • La Commission permanente des statuts et du règlement intérieur

Organisation des opérations électorales, procédures de recours internes, modification des statuts, contrôle financier… Telles sont les missions des instances de contrôle du Mouvement Populaire.

La situation de la France exige le rassemblement de toutes les familles
de la droite et du centre.

Je suis donc candidat à la présidence de l’UMP.

En toute fidélité, en toute fraternité,
comme un militant parmi les militants.

SignatureLa lettre aux militants de François Fillon :

La France et L’Europe sont dans une situation très critique.

Le nouveau Président et sa majorité prouvent tous les jours leur incapacité à y répondre faute de solutions réalistes et responsables. Pour affirmer notre opposition et préparer la reconquête, il nous appartient de bâtir ensemble une alternative solide.

Il y a à l’UMP des différences d’opinion et chacune a sa part de vérité. Aujourd’hui mon rôle c’est de vous écouter, militants de la droite et du centre, pour construire avec vous un projet d’alternance. Ce projet ne peut pas être le fruit de compromis et de prudences tactiques. Il doit être à la hauteur des enjeux et le socle de notre rassemblement.

J’irai dans les semaines et les mois qui viennent à votre rencontre partout en France pour débattre de notre projet et de l’organisation de notre mouvement. Mais j’ai souhaité ouvrir, dès cet été, une réflexion collective sur Internet et les réseaux sociaux, espaces de débat à la hauteur de nos ambitions démocratiques.

Nous devons sortir de cette période de débat interne renforcés, rassemblés et fiers de nous reconnaitre dans nos valeurs pour servir la France et la République. C’est l’essence de notre engagement, c’est la condition de la reconquête, c’est la raison de cette consultation. J’en appelle dans cet exercice de démocratie interne à votre indépendance d’esprit, à votre lucidité citoyenne et à votre sens de l’intérêt national.

Merci à chacune et chacun de sa contribution au débat.

Signature

Paris, le 1er juillet 2012
Chers amis,
La France est confrontée aujourd’hui à une crise sans précédent, du fait de la situation
économique et financière critique de la zone euro. À l’intérieur de notre pays, c’est la
survie du pacte républicain qui est en jeu. Le nouveau Président de la République et
son Gouvernement n’ont pas pris la mesure de ces menaces. La politique qui se met
en place ne permettra pas à la France de maintenir son rang en Europe et dans le
monde. Elle fragilise la France et l’Europe avec elle.
Je suis donc convaincu que, plus que jamais, il convient de rassembler nos forces
pour que la droite et le centre proposent une réponse crédible, forte et ambitieuse à
nos concitoyens.
J’ai adhéré au RPR à sa création.
J’ai été militant, président de fédération, secrétaire national…
Depuis toujours, je sais que le cœur de notre mouvement bat grâce aux militants et
aux adhérents.
Il bat chez nos élus de terrain qui sont les premiers relais de la République; il bat
chez les jeunes de l’UMP qui défendent leurs convictions là où tant de jeunes de
leur âge préfèrent les taire; il bat dans nos entreprises et nos administrations là où
nos adhérents ont le courage d’afficher leurs idées; il bat dans les familles où l’on
discute de politique parce qu’on aime la France.
L’UMP, c’est notre famille, c’est ma famille, puisque j’en ai été l’un des créateurs en
2002. Et comme dans toute famille, l’UMP est un alliage de sensibilités différentes
qu’il faut savoir respecter et unifier autour de buts communs et de valeurs partagées.
Certains disent que cet éventail de sensibilités est un problème, moi je dis que c’est
une chance.Le temps du renouveau et de la reconquête doit être engagé. L’UMP doit proposer
un projet sérieux et incarner l’intérêt national pour rassembler une majorité de
Français. L’UMP doit être plus qu’une opposition.

Je vous confirme que je serai candidat à la présidence de notre mouvement à
l’occasion de notre Congrès qui se déroulera à l’automne.
Je le fais avec la volonté de servir une cause politique qui dépasse largement nos
destins personnels.
Je le fais avec la volonté de préserver l’unité de notre mouvement.
Je le fais avec la volonté de donner aux militants, aux sympathisants et à nos
électeurs la fierté et l’honneur de pouvoir dire : «je suis pour l’UMP».
Je le fais avec la volonté d’aller à la reconquête des Français et des territoires en
2014.
Voilà, mes chers amis, les convictions que je voulais partager avec vous, en toute
fidélité, en toute fraternité, comme un militant parmi les militants. Je sais pouvoir
compter sur votre engagement, votre générosité et votre cœur pour réussir ensemble.
Bien fidèlement,

Merci de votre participation. Chaque contribution est importante et sera lue avec attention. Une synthèse des résultats sera publiée en septembre.

A bientôt.
François Fillon

Il faudrait instaurer le devoir :
=> aux demandeurs d’emploi d’accepter les postes qui leur sont proposés.
=> aux délinquants mineurs ou majeurs aux heures de travail forcées aux bénéfices de la nation, services publics et sociaux, au lieu de payer des gens à ne rien faire derrière les barreaux. Cela permettrait la remise en question sur soi, éveillerait le sens civique de chacun des délinquants pour éviter la récidive.

C’est important qu’il y ait un Président et un gouvernement européen avec un vrai pouvoir d’action et de neutralité vis-à-vis des pays membres et bien représentatif de ces derniers.

La population française vieillissant, nous allons être de plus en plus confrontés au choix de l’euthanasie vis-à-vis des personnes en fin de vie, qui ont des maladies douloureuses et incurables.

Le délai minimum de résiden

ce sur le territoire français en situation régulière pour pouvoir de la naturalisation et de bénéficier de prestations sociales soit de 3 ans.

Questionnaire UMP de François Fillon

LOI COLUCHE, soutenue par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, va-elle être remaniée sous l’air Sarkozy ?

Logo of the organisation.

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LOI COLUCHE, soutenue par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, va-elle être remaniée sous l’air Sarkozien ?

Mais en fait,

qu’est-ce que la

Loi Coluche ?

Pour les sommes versées en 2011 (à déclarer en 2012), vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu correspondant à 75% de votre don, avec un plafond de 521 €.

Au-delà, et dans la limite de 20% de vos revenus imposables, la déduction est encore de 66%. Si vous dépassez cette limite, l’excédent vous donnera droit à un crédit d’impôt sur les cinq années suivantes.

Par exemple :

LORSQUE VOUS DONNEZ IL NE VOUS COUTERA QUE VOUS DEDUIREZ DE VOS IMPOTS
30 € 7.50 € 22.50 €
90 € 22.50 € 67.50 €
180 € 45 € 135 €
521 € 130.25 € 390.75 €

IMPACT DE LA LOI COLUCHE

La loi Coluche a toujours prouvé son efficacité, y compris après ses extensions de 2003 et 2004. Grâce à elle et à la confiance des Français en notre association, les dons aux Restos sont passés de 32 à 59 millions entre 2003 et 2009, le don moyen augmentant pour sa part de 76 à 108 euros. C’est ainsi que nous avons pu augmenter le nombre de repas distribués, passant de 61,5 à 100 millions sur la même période, tout en améliorant leurs qualités nutritionnelles et en affrontant le renchérissement des matières premières.

Restos du Coeur 2

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HISTORIQUE DE LA LOI COLUCHE

Peu de temps après avoir lancé les Restos du Cœur, Coluche s’est avisé que les plus nombreux et les plus généreux des donateurs étaient ceux dont les revenus étaient les plus bas. Or, rien ne les avantageait fiscalement puisque la seule possibilité de déduire de son revenu imposable les dons faits à des associations était proportionnelle et ne concernait donc que les gros revenus. Une injustice de plus !

Coluche a décidé de faire étudier le problème par des fiscalistes, et a lancé son idée au cours d’une émission télévisée réalisée en janvier 1986 sur TF1, quelques mois avant les élections législatives de décembre. Il proposait une disposition fiscale permettant à tous les particuliers de déduire de leurs impôts 70% d’un don plafonné à 1000 F. Il souhaitait que l’Etat prenne une part active dans le règlement de problèmes qui le concernent en assumant au moins la moitié des petits dons faits par les particuliers. Tous les leaders politiques, de la gauche à la droite, l’ont alors assuré de leur soutien à cette proposition de loi.

A "Coluche" rosebush, in Thabor park...

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A comme Anne, Albert ou Ashton, C comme Carla, Charlène ou Cécilia, D comme Demi, H comme Hélène, T comme Tristane,

President Nicolas Sarkozy of France and his wi...

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“ Anne courage ” aurait-elle décidé de “ prendre du recul ” ? Son absence, la semaine dernière, aux côtés de son mari, n’a pas en tout cas échappé à “ Voici ”. “ On s’attendait, raconte le magazine, à la voir une nouvelle fois au bras de son époux au moment où il devait être confronté à Tristane Banon le 29 septembre… Mais Anne Sinclair, prenant tout le monde à contrepied, a au contraire préféré rester à Marrakech, dans leur ryad marocain. Bien sûr, avec toutes les émotions de ces derniers mois, elle avait besoin de soleil… Peut-être ne craignait-elle pas grand chose pour lui. Mais certains pensent surtout que, désormais, elle a décidé de le laisser seul face à ses accusatrices… ” Un premier pas vers la liberté ?

 

Tristane : la délivrance

Affranchie, Tristane Banon ? Bientôt “ délivrée ”, professe “ Gala ” dans son horoscope “ spécial stars d’octobre ”, et note ce faisant la drôle de place qu’occupe la mère dans son thème : “ Uranus, qui gouverne la Lune dans son thème de nativité, et Neptune, qui détient la clé de son rapport à l’âme sœur, se trouvent dans le secteur des origines de l’être : les deux symbolisent la mère. Tristane s’est affranchie d’un “ secret ” confié à la responsabilité de sa mère, au moment où Uranus, parvenue en Bélier, s’est trouvée en aspect bénéfique à sa Lune de naissance. Une délivrance. Cela explique cette réaction tardive à la présumée tentative de viol pour laquelle l’écrivaine porte plainte. Le procès, s’il a lieu, sera mouvementé. Mais il lui permettra de se libérer d’un héritage pesant(…) ” Ca mange pas de pain, hein ?

 

Carla obligée de garder le lit

D’une délivrance, l’autre… “ Rarement, le terme de “ délivrance ” n’aura été aussi approprié pour un accouchement ”, écrit “ Voici ”, à propos de Carla Bruni-Sarkozy. “ Obligée d’être alitée jusqu’à la naissance (prévue fin octobre), l’épouse du président n’est pas vraiment à la fête, poursuit-il. Son appartement du XVIe sous surveillance, l’Elysée épié de partout, les déplacements du président interprétés sans relâche, la clinique de la Muette qui avait bien du mal à rester muette… Carla a même dû démentir avoir réservé tout un étage de cette maternité pour l’événement (comme l’annonce “ VSD ”, ndlr). Et demander à sa mère Marisa Bruni-Tedeschi d’aller chercher son fils Aurélien à l’école à sa place, alors qu’elle était alitée ”. Avec toute cette pression, pour sûr, elle aurait préféré accoucher le 3 octobre, comme l’avait annoncé son beau-père, Pal Sarkozy !

 

Cécilia à Paris

Est-ce pour être aux côtés de la future maman ? Est-ce pour rappeler qu’elle existe ? A l’heure où Nicolas Sarkozy et son épouse, encore en forme, s’affichent dans “ Paris-Match ”, baguenaudant dans les rues de Paris, Cécilia ex-Sarkozy prend la pose dans “ Gala ”, “ à deux pas de l’Elysée ”, main dans la main avec son époux Richard Attias. Hasard ? Pour son “ escapade automnale ”, le couple a élu domicile “ au Bristol, à quelques mètres du palais présidentiel ”, précise le journal, qui ajoute : “ Cet été, le Tout-Paris bruissait. De vilains échos assuraient — les mauvaises langues en étaient sûres — que leur couple battait de l’aile. Richard et Cécilia n’en ont eu cure et continuent à tracer leur sillon à New York, où ils vivent depuis plusieurs années, regardant dans la même direction. Vers la France, en l’occurrence ”. Ah, ah… le couple aurait-il l’intention de se réinstaller dans la capitale ?

 

Cécilia a repris sa carte à l’UMP

Tout le porte à croire, selon “ Gala ”. “ Déjà à la tête d’une fondation qui porte son nom, Cécilia, dit-il, veut servir la France, comme elle l’écrit sur son blog : “ J’ai toujours conservé un lien fort avec mon pays ”. (…) Pour ce faire, l’ex-First Lady est prête à s’investir : “ Représentante des Français de l’étranger, un poste à l’Unicef ou à l’Unesco, ce type de fonctions l’intéresse pour l’avenir ”, reconnaît un proche ”.

Pourquoi cette soudaine envie de France ? “ Ces derniers mois, explique le people, la vie de Cécilia a changé. Sa fille, Jeanne-Marie s’est installée avec ses deux enfants (…) à Boston, où son mari a repris des études à la Harvard Business School. Louis, le fils du président de la République est, lui, en pension aux Etats-Unis et ne vit plus à ses côtés à New York même. Seule Judith, son aînée, demeure à Big Apple et travaille avec Richard Attias au sein de l’entreprise The Experience qu’il a créée en 2009 ”. Signe imparable que l’ex-Première dame veut s’impliquer dans la vie hexagonale : “ Elle a repris sa carte à l’UMP. “ Alors qu’elle avait fait sa demande de renouvellement sous son nouveau nom de femme mariée, l’UMP lui a automatiquement attribué le même numéro d’adhérent que lorsqu’elle s’appelait Sarkozy ”, s’amuse un ami de la famille. (Mais) il le promet : “ Elle ne s’immiscera pas dans le débat politique français et ne fera rien qui puisse nuire à Nicolas Sarkozy ”. S’il le dit !

 

Hélène et ses filles

Et puisqu’on parle d’ex ”, “ Grazia ” se penche cette semaine sur le cas Hélène de Yougoslavie, ex-mme Thierry Gaubert, par qui, vous le savez, le scandale des “ mallettes ” est arrivé. “ Le torchon brûle entre la princesse slave et ses filles ”, titre le mag, qui s’interroge : pourquoi ? “ Selon plusieurs proches d’Hélène, note-t-il, Milena et Nastasia seraient instrumentalisées par leur père. “ Aujourd’hui, Hélène est particulièrement meurtrie, vous imaginez le mal que ça peut faire de se faire traiter de folle par ses propres enfants, de recevoir un texto vous enjoignant d’aller vous suicider, c’est terrible…, confie une de ses amies. En défendant leur père, c’est peut-être leurs intérêts que Milena et Nastasia cherchent à préserver ” Et d’énumérer les cadeaux du père aux filles : “ Les studios à Neuilly, les vacances dans la somptueuse villa de 1000 m2 en Colombie, les virées shopping rue de Passy… ”. A quoi ça tient l’amour…

 

Demi et Ashton, victimes de Twitter ?

Et puisqu’on en parle, entre Demi Moore et Ashton Kutcher, ça ne va pas fort. Ca sentirait même le sapin, à en croire les journaux de la semaine qui, tous, sans exception, pronostiquent une rupture imminente entre la “ cougar ” et son mignon un tantinet volage. “ Demi Moore et Ashton Kutcher sont au bord du divorce, constate froidement “ Elle ”. Pour leurs six ans de mariage, le 24 septembre dernier, Ashton a préféré passer la soirée… avec une autre, dans un sinistre Hard Rock Hotel à San Diego. Tous les tabloïds s’arrachent maintenant à prix d’or les confessions des maîtresses de l’acteur. Mais c’est encore sur Twitter que la guerre des nerfs fait rage : après avoir combattu les rumeurs d’infidélité d’Ashton à coup de photos énamourées sous la couette, Demi et sa moitié s’envoient maintenant des phrases lapidaires. “ Je vois à travers toi ”, lui a-t-elle lancé, au début du mois de septembre, pour illustrer un portrait d’elle seule — et triste —, les yeux fermés. “ Quand on suppose quelque chose mais qu’on ne sait rien, on se ridiculise et on me ridiculise aussi ”, lui a-t-il répondu — ainsi qu’à ses détracteurs. Jamais un couple de stars ne s’était autant affiché ni autant déchiré sur Twitter. Au point qu’on peut se demander si Twitter ne leur a pas été fatal… ”

 

La nouvelle “ Mme Kutcher ”

Pour expliquer la fin du couple, “ Public ” avance des raisons beaucoup plus prosaïques : “ Ashton voulait un bébé ”, “ Il a connu Demi trop jeune ”, “ Il l’a humiliée une fois de trop ”. Cash, le people se fend d’un “ portrait ” illustré de celle par qui le scandale est arrivé : “ Elle a l’œil coquin, une peau de bébé et une chute de reins à se damner. Elle peut danser toute la nuit en boîte, picoler dans un jacuzzi, s’envoyer en l’air jusqu’à 4 heures du mat’ et être fraîche comme une rose le lendemain matin. Demi ne pouvait pas lutter ”. Et paf !

La suite est du même tonneau, quoique pas très flatteuse pour la jolie blonde de 23 ans qui a tourné les sens du lionceau : “ Après un passage éclair à la fac, Sara (Leal) gagne sa vie grâce à Gavin Naumoff, un individu louche qui officie comme rabatteur de jeunes filles peu farouches pour les célébrités qui souhaitent s’amuser, indique-t-il. (…) En juin dernier, Naumoff présente (Sara) à Ashton. (…) Mais il résiste. Du moins, il fait beaucoup d’efforts pour ne pas craquer. Il vient de remplacer Charlie Sheen dans “ Mon oncle Charlie ”. L’acteur a perdu son job pour ses excès de sexe et de drogue. L’heure n’est pas au scandale, d’autant que la prod le paie royalement : 700 000 dollars par épisode ! (Mais) le 23 septembre, après avoir dansé au Fluxx, un club de San Diego, avec elle et trois autres jeunes filles, Ashton emmène tout ce beau monde dans la suite Diamond du Hard Rock Hotel pour une fois, il se lâche. Il commande des litres de vodka et se déchaîne. Il s’isole ensuite avec Sara pour une partie de jambes en l’air tandis que ses bodyguards tiennnent à l’écart les autres filles dont ils ont confisqué les portables. La suite, on l’imagine ”. Oui, enfin, nous, perso, le coup des bodyguards et des téléphones portables confisqués pour “ s’envoyer en l’air ”, on n’y aurait pas, de nous-mêmes, forcément pensé… On y songera, hein, pour la prochaine fois. Ca peut avoir son piquant. Ou pas.

 

Albert et Charlène : un beau mariage

Dans la série des belles histoires, il y a aussi, et enfin, celle du prince et de la princesse de Monaco. Car “ Paris-Match ” nous le certifie sur huit pages, album photos à l’appui : “ L’union d’Albert et Charlène a ressemblé à toutes les noces : émouvante et joyeuse ”. Quoi ? Vous doutez encore ! “ Trêve d’insinuations, coupe “ Match ”, c’était un vrai mariage avec ses rires, ses sourires et ses larmes… de joie ”. OK, OK, on ne dit plus rien, promis, on se tait.

On ne peut s’empêcher de le noter, malgré tout — la ficelle est tellement grosse —, à côté de la série de clichés, en noir et blanc, très très distingués, du mariage d’amour princier, le magazine, saisi par le remords ?, publie un article où il apparaît que Charlène n’a pas complètement adopté la Principauté — et réciproquement. “ Depuis son mariage, indique “ Match ”, la nouvelle princesse limite ses apparitions publiques. La jet-set monégasque l’espère à chaque inauguration, chaque célébration, chaque dîner de charité — il y en a beaucoup en Principauté. Ils sont souvent déçus. Charlène ne veut laisser dicter son emploi du temps par personne ”. Nouveau pied de nez ? “ Pour sa première sortie officielle seule, la princesse a choisi La Turbie, village français de 3 200 âmes juste au-dessus de Monaco, et sa fête de la Saint-Michel, le patron local. (…) Car, à La Turbie, Charlène est un peu en famille : ses parents y habitent, et le village n’est pas loin de Roc Agel, le “ ranch ” des Grimaldi, qu’elle préfère au Palais. (…) A Monaco, la visite de Charlène chez les voisins français a fait grincer quelques dents. Même si beaucoup de Monégasques y sont installés, ça reste “ l’étranger ” ”. Charlène et le Rocher, c’est pas le grand amour, on dirait. Mais, bon, l’amour, c’est compliqué, pas vrai ?

 

Vous en voulez encore ?

Jennifer Aniston s’est fait faire une fécondation in vitro et attend des jumeaux(“ Voici ”) ; depuis qu’elle est enceinte, Beyoncé ne supporte plus le parfum de Jay-Z (“ Public ”) ; Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau ont donné une petite sœur à leur fils Léon de 3 ans (“ Voici ”). Bienvenue Lila !

Sean Penn a une nouvelle fiancée (pour la semaine). Son nom ? Shannon Costello (“ Grazia ”, “ Be ”) ; Rihanna s’est entichée d’un boxeur irlandais qui, “ circonstance aggravante, ressemble comme deux gouttes d’eau à Chris Brown ” (“ Public ”) ; Kanye West a présenté sa première collection lors de la Fashion Week, en même temps que sa nouvelle fiancée, Chanel Iman, qui est aussi son mannequin vedette (“ Public ”) ; Alicia Keys a décidé de pardonner et d’ “ avoir confiance en son mari ”, Swizz Beatz (“ Public ”) ; enfin guérie de l’horrible Ashley ? Cheryl Cole roucoule avec son producteur, Alex Da Kid(“ Public ”) ; Joey Starr est “ dingue ” de l’actrice Karole Rocher, qu’il a rencontrée sur le tournage du film “ Polisse ” réalisé par son ex-compagne Maïwenn (“ Voici ”) ; Jean Sarkozy et Bar Refaeli se sont fait un bisou sur la joue (“ Voici ”, “ Public ”) ; Leo Di Caprio et Blake Lively, c’est re-fini (“ Voici ”, “ Public ”) ; lassée par ses frasques, Shakira aurait largué Gérard Piqué (“ Public ”).

En vrac : Jennifer Lopez s’est offert une maison de 13, 5 millions d’euros dans les Hamptons comprenant sept chambres et dix salles de bains (“ Gala ”) ; Lady Gaga “ rend son assistant gaga ” (“ Voici ”) ; Louis Garrel et Robert Pattinson se lancent dans la chanson (“ Be ”), Romane Cerda, ex-épouse de Renaud (“ Match ”), et Aurélie, aînée des trois filles de Francis Cabrel, aussi (“ Gala ”). Aîe, aïe, aïe ! France 3 a envoyé à ses journalistes “ une charte vestimentaire ” pour que “ le style France 3 parle d’une seule voix ”. Au programme : du noir, du gris, du bleu marine, pas de bijoux, de dentelle, de décolleté ni de transparence (“ Grazia ”) ; Patrick de Carolis fera son entrée le 12 octobre à l’Académie française où il occupera le fauteuil d’André Bettencourt, défunt mari de l’inénarrable Liliane (“ Gala ”).

Vous avez du temps à perdre ? Jetez un œil au dossier “ Elles gagnent plus que leur mec ” et faites le test : “ Etes-vous prête à avoir un mec fauché ” de “ Public ”.

Vous voulez plus consistant ? Lisez le papier de “ Be ” sur le phénomène “ Trash The Dress ” et brûlez votre robe de mariée. Plus sérieux, “ Grazia ” analyse, sondage à l’appui, la polémique sur la suppression de la case “ Mlle ”. D’après le mag, vous seriez 71 % à ne pas vouloir la voir disparaître et 53 % à ne pas être gênée du tout d’être appelée “ mademoiselle ”. Comme Catherine Deneuve, dites donc !

Pourquoi le G20 ? A quoi sert-il ?

G8 Leaders (May 2011) Caricatures

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Participating G-20 nations Nations allowed ext...
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Le Groupe des 20 (ou G20) est un groupe de 19 pays plus l’Union européenne dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d’États se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.

Le G20 représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).

Le G20 a été créé en marge du G7 du 25 septembre 1999 de Washington, à l’initiative du ministre de l’économie canadien Paul Martin, lors d’une réunion des ministres des finances du groupe3. Le but de ce nouveau groupe est alors de favoriser la stabilité financière internationale et de créer des possibilités de dialogues entre pays industrialisés et pays émergents, ce que les réunions des ministres des finances du G7 ne permettaient pas.

Pour Fareed Zakaria, « la gouvernance mondiale ne pourra évoluer qu’à travers le G20 ». Plusieurs raisons expliquent ce point de vue. D’une part, le Conseil de sécurité des Nations unies est paralysé par le droit de veto. Ses missions pourraient être mieux remplies par le G20 assez représentatif des rapports de force mondiaux. D’autre part, si les États-Unisn’ont plus la force d’imposer seuls leurs vues, ils peuvent par le biais de cette instance jouer un rôle positif de catalyseur.

G20 heads of government - Caricatures (Septemb...

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En 2010, le G20 compte 20 membres : dix-neuf pays plus l’Union européenne. Il est à noter que l’Espagne et les Pays-Bas ont participé aux trois dernières réunions sans en être membres5. L’Union européenne est représentée par le Président du Conseil européen et celui de la Banque centrale européenne, ce qui explique que le G20 rassemble 21 personnes.

Le G20 accueille également les institutions de Bretton Woods : le directeur général du FMI, le président de la Banque mondiale, celui du comité monétaire et financier international et celui du comité de développement du FMI et de la Banque mondiale.

Le G20 regroupe les membres G8, dix pays à économies émergentes6 plus l’Australie et la Corée du Sud. L’Espagne, et à un degré moindre les Pays-Bas, la Pologne, la Belgique, la Suède et la Suisse bien que leur PIB soient parmi les vingt premiers mondiaux n’ont pas été retenus. Parmi les principaux pays émergents non retenus nous pouvons citer l’Iran, la Thaïlande, la Malaisie, le Chili, le Nigéria, etc. Toutefois, certains pays comme l’Espagne, l’EthiopieSingapour, sont « invités permanents » du G20.

Si on regarde la situation en fonction de critères géographiques, le G20 compte trois États de l’ALENA, deux États du MERCOSUR, quatre États de l’Union européenne (sans compter l’Union qui siège également en sa propre qualité) et trois États membres de l’Organisation de la conférence islamique. Le continent asiatique est relativement bien représenté avec des pays comme la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, le Japon mais aussi la Turquie et l’Arabie saoudite ; l’Afrique du Sud est la seule représentante du continent africain au G20.

Si l’on les considère les membres en fonction du régime politique, il est possible de compter : 1 union de type confédérale, 14 républiques (dont 7 républiques fédérales et 1 république populaire) et 5 monarchies.

Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire et à l’initiative de Nicolas Sarkozy et de Gordon Brown, les chefs d’État ou de gouvernement se sont réunis. Actuellement, le G20 se décline sous trois formes : les G20 regroupant des chefs d’État et de gouvernement, les G20 finance regroupant les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales et, depuis les 20-21 avril 2010, des G20 sociaux, réunissant les ministres de l’emploi.

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Altran va se séparer de son cabinet de conseil : Arthur D. Little

Si la Chine ralentit, tout le monde subit une correction financière et potentiellement une très forte baisse sur les matières des métaux pour de suite, pour le pétrole pour l’année prochaine.
La Thaïlande, avec les inondations, a perdu 5 sur 10 millions sur ses récoltes de riz. Le maïs n’est pas mieux loti. Nos agriculteurs devraient voir une lueur d’espoir de revoir leurs récoltes remis en avant dans les GMS sur notre territoire.

La présidence française s’est fixé six grandes priorités :

  1. réformer le système monétaire international. Un rapport sur ce point a été remis par Michel Camdessus au président. Deux groupes de travail doivent être formés : un coprésidé par l’Allemagne et le Brésil sur les mouvements internationaux de capitaux et un autre coprésidé par la France et le Mexique sur la liquidité du système international c’est-à-dire sur le rôle des grandes monnaies et des dossiers sur la table des négociations  (DTS) ;
  2. renforcer la régulation financière. La présidence française voudrait mieux protéger les consommateurs des produits financiers. Concernant les mécanismes financiers eux-mêmes, un rapport sur la prévention et la résolution des crises bancaires a été remis aux autorités françaises par la place de Paris. Toutefois, ce rapport semble s’en tenir au seul secteur actuellement régulé et paraît en retrait sur la position européenne. Si les deux parties sont d’accord sur une possible transformation de dette en capital et sur une éventuelle réduction de la valeur de la dette, la commission voudrait que les autorités de régulation puissent avoir des pouvoirs plus forts permettant notamment de supprimer le versement des dividendes ou d’évincer des dirigeants ;
  3. la lutte contre la volatilité des prix des matières premières. En fait, ce point pose problème aux États-Unis et au Brésil, deux importants producteurs agricoles. Ces deux pays s’inquiètent que par ce biais on tende à faire croire que les marchés de matières premières sont responsables des déséquilibres de l’économie mondiale. Par ailleurs, la France tend à faire un lien fort entre la volatilité des prix et les marchés financiarisés de matières premières et propose une « transposition au sein du G20 des mécanismes d’encadrement des produits dérivés sur matières premières instaurés par le Dodd-Franck Act signé le 21 juillet 2010 par Barack Obama ». Or, pour des économistes comme François Bourguignon, la volatilité des prix agricoles ne viendrait pas principalement des marchés financiers mais « de variations non anticipées des fondamentaux des marchés »13. Une réunion est prévue à Paris au mois de juin pour faire le point sur la question ;
  4. soutenir l’emploi et renforcer la dimension sociale de la mondialisation. Un rapport a été remis au Président de la république par l’ancien Ministre Christine Boutin à ce sujet ;
  5. la lutte contre la corruption. Il est à noter que quand le ministre Bruno Le Maire présente devant l’ONU le 17 février, les objectifs de la présidence française, ce point devient « Améliorer la gouvernance mondiale » ;
  6. l’instauration de financements innovants (Paris propose un projet proche de la taxe Tobin) pour financer le développement.

Un G20 suspendu à l’aléa grec

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À CANNES

A vingt-quatre heures de l’ouverture du sommet, le référendum grec rebat toutes les cartes. Plus que jamais, l’Europe est en position de faiblesse face à ses partenaires.

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Par DOMINIQUE ALBERTINI envoyé spécial à Cannes

Une femme tient un ballon figurant la Terre, le 1er novembre 2011 à Nice, avant une manifestation anti-G20 (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

Il était déjà acquis que les négociations du G20, qui s’ouvre ce jeudi à Cannes, n’auraient rien d’une partie de plaisir au soleil. Or, non seulement le ciel est gris au-dessus de la Croisette, mais en plus, l’annonce d’un référendum grec sur le plan d’aide européen bouscule sérieusement l’agenda des leaders mondiaux.

A défaut d’en avoir fini avec la crise des dettes, les dirigeants européens pensaient au moins présenter à leurs puissants partenaires – Etats-Unis et Chine en tête – les solutions trouvées mercredi dernier lors du sommet européen: décote de la dette bancaire grecque, renforcement du FESF… Or, la décision du Premier ministre grec Papandréou rend déjà incertaine leur application. C’est donc en position de faiblesse, au pied du mur même, que que Nicolas Sarkozy et Angela Merkelarrivent à Cannes.

Secretary Rice with His Excellency Nicholas Sa...

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Papandréou en vedette américaine

Première conséquence pour le sommet: Georges Papandréou, dont le pays n’est pas membre du G20, est tout de même présent à Cannes ce mercredi pour rencontrer les deux dirigeants, ainsi que des représentants de Bruxelles et du FMI. Enjeu: s’assurer que le référendum à venir n’aura pas de conséquences sur l’application du plan d’aide européen – cela dépendra notamment du contenu exact de la question posée aux Grecs.

Des résultats de cette discussion dépendront plusieurs autres points à l’ordre du jour du G20. A commencer par la participation de pays non-européens – Chine, Brésil, Russie en particulier – au fonds de stabilité financière (FESF). La fragilité révélée du plan de sauvetage pourrait retarder ce coup de pouce, compliquant encore la situation du Vieux continent. Les Européens seront certainement mis sous pression par leurs partenaires, qui accusent les déboires de l’eurozone de retarder la reprise mondiale.

Un monde à refaire

De même, les atermoiements européens ne créent certainement pas un contexte favorable pour l’adoption d’une taxe sur les transactions financières, soutenue par la France et l’Allemagne, mais très loin de faire consensus. La participation d’Attac au contre-sommet de Nice ne devrait pas suffire à vendre l’idée aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne – dont le Premier ministre David Cameron a juré récemment de protéger la finance britannique contre les vélléités régulatrices de Bruxelles.

Malgré ce nouveau rebondissement dans la crise de l’euro, les dirigeants mondiaux devront trouver le temps d’aborder les autres sujets au programme du G20. Notamment une meilleure coordination de leurs politiques économiques. Là aussi, il y aura du sport. Par exemple côté américain, où on redoute que l’austérité générale en Europe ne nuise à l’activité. Tandis que de ce côté de l’Atlantique, on trouve bien malvenues ces leçons d’économie de la part d’un pays qui a vu sa note dégradée cet été.

Européens et Américains devraient tout de même se retrouver pour demander aux pays émergents de développer leurs gigantesques marchés intérieurs, afin de soutenir la demande mondiale.

L’Europe en homme malade du système

Autre gros morceau au menu: la réforme du système monétaire international sera un autre enjeu du sommet. Et là, c’est la Chine qui est dans le viseur, pour la gestion de son Yuan national. Pékin exerce en effet un strict contrôle sur le taux de sa monnaie, largement sous-évaluée. De là un avantage à l’exportation jugé injuste par ses partenaires. La Chine devrait donc être priée, sinon de laisser flotter, du moins de réévaluer sa monnaie.

G-20 Summit in Pittsburgh

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Et il se pourrait que Pékin fasse enfin preuve d’ouverture sur le sujet: en effet, les représentants de secteurs patronaux chinois, réunis avec leurs homologues internationaux au sein du «B20» (pour «business») ont accepté de cosigner une déclaration insistant notamment sur ce point. Signe que l’Empire du milieu est prêt à évoluer sur la question?

Il devrait aussi être question de la régulation du système financier mondial, des paradis fiscaux, de la réforme des institutions financières internationales (comme le FMI), de la flambée des matières premières, de l’emploi, de la lutte contre la corruption et du développement. Ce G20 devait être celui des «solutions fortes» pour dépasser la crise. Que peut-il encore en sortir, avec une Europe au bord de la noyade ?

 

Des milliers de manifestants anti-G20 défilent à Nice

A deux jours du sommet international qui se tient à Cannes, ils réclamaient davantage de justice sociale. Face à eux : 2000 membres des forces de l’ordre.

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Des manifestants anti-G20 défilent à Nice, le 1er novembre 2011 (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi à Nice pour réclamer plus de justice sociale, bien décidés à se faire entendre des membres du G20 dont le sommet démarre jeudi à Cannes, à 30 km de là.

Le cortège s’est ébranlé bruyamment après 15h30, pour entreprendre une quasi-boucle dans le nord-est de la ville, selon le parcours imposé, loin du centre.

Une source policière évoquait le chiffre provisoire de 4.500 à 5000 manifestants, les initiateurs de la mobilisation parlaient de 12000.

L’événement était placé sous haute surveillance: gendarmes mobiles, CRS, polices nationale et municipale… Au total, 2.000 hommes chargés d’encadrer la marche et de barrer la route à d’éventuels casseurs.

En tête du cortège, l’organisation Action contre la Faim arborait un slogan de circonstance: «G20, j’ai faim». «Un homme, un toit,» lisait-on sur des camions d’Emmaüs.

Dans la masse, une centaine de militants de l’organisation Oxfam, venus d’Espagne, de Belgique, du Mexique, de Grande-Bretagne. Coiffés de chapeaux de Robin des Bois et portant un sac de toile symbolisant la Bourse, ils réclament une taxation des transactions financières, pour un meilleur partage des richesses.

«On est content que nos idées de taxation des transactions financières soient reprises par une grande partie des responsables politiques européens, mais ça reste à l’état de discours», déclare à l’AFP Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France.

«On veut passer à un stade de mise en oeuvre de mesures concrètes au niveau du G20. La proposition de la Commission européenne de faire cette taxe est un point très positif, mais il y a un problème: c’est proposé pour rembourser les dettes. Autrement dit, on taxe la finance pour redonner à la finance».

Le vice-président du syndicat coréen KCTU, Jeong Eia-Hun, est venu de Séoul dire «l’opposition des travailleurs coréens aux solutions du G20 face à la crise, qui donnent priorité à la finance et nous privent de nos emplois et nos salaires».

«Nous disons qu’il est possible d’enrayer l’épidémie de sida dans les pays en voie de développement en mettant en place la taxe Tobin», explique Marie Suzan, présidente d’Aides Paca.

Dans la matinée, la police a interpellé sur la Promenade des Anglais trois Espagnols porteurs de boulons, piolets, cagoules, masques à gaz et T-shirts avec l’inscription «black cross». «Cela peut laisser penser qu’ils appartiennent à une mouvance des black blocs», groupes virulents de militants anarchistes ou autonomes, selon Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

 

Pour cette semaine à risques, 12.000 membres des forces de l’ordre sont déployés dans les Alpes-Maritimes, notamment à Cannes où 25 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus dès jeudi. Les carabinieri italiens sont également mobilisés, contrôlant l’entrée de l’autoroute vers la France, et en force à Vintimille. En juin 2010, des affrontements avaient éclaté à Toronto à l’occasion de protestations anti-G20. En 2009, un passant était mort à Londres après avoir été frappé par un policier pendant des manifestations anti-G20.

G20/

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(Source AFP)

 

G20 des jeunes entrepreneurs  annexé par le G20 vendredi prochain sur la croissance, la création d’emploi, un travail a été fait 200 practice et les 40 meilleurs practices internationaux qui réussissent vont être présentés. L’enjeu majeur s’est de mettre la culture d’entrepreneur et il faut se projeter sur un plan d’action à destination du monde des entrepreneurs.

Le G20 Young Entrepreneur Summit (G20 YES) est l’une des deux initiatives parallèles impulsées par l’Italie lors du G8 de 2009, prolongées et amplifiées en juin 2010 dans le cadre de l’organisation du G20 à Toronto par le gouvernement canadien et son Premier Ministre, Stephen Harper :

  • Le G20 YES à destination des entrepreneurs, avec l’organisation d’un sommet réunissant les 20 entrepreneurs les plus représentatifs et emblématiques de chaque pays. C’est dans ce contexte qu’a été initié le G20 YES (Young Entrepreneur Summit). Au moment où dans l’économie du xxie siècle, toutes les règles du jeu sont remises en cause, l’objectif est de porter auprès des leaders politiques duG20, comme auprès des jeunes, le message sur l’enjeu économique et social de la qualité de l’écosystème entrepreneurial, comme le meilleur moteur de la compétitivité, de la création d’emploi, de l’innovation, et de la croissance économique durable des nations.
  • Le B20, à destination des dirigeants des grandes entreprises, avec l’organisation d’un sommet réunissant les grands dirigeants du monde économique, à la veille du sommet du G20. Ce sommet, G20 Business Leaders Summit (B20), invite deux dirigeants de grandes entreprises à représenter leur pays. Ce groupe de grands « patrons » rencontre ensuite les Ministres des Finances pour définir le rôle stratégique des entreprises dans les économies du G20.
  • Le Sommet du G20 des Jeunes Entrepreneurs est organisé dans le cadre plus large de l’Alliance G20 YEA (Young Entrepreneur Alliance) qui se réunit à l’occasion de chaque sommet officiel (G8 ou G20) avec, pour objectif, de faire entendre et reconnaître le rôle clairement défini par l’économiste Joseph Schumpeter, de l’entrepreneur dans l’innovation, la création d’emplois, la compétitivité des nations et l’évolution du modèle économique nouveau et différent que nous devons dessiner ensemble dans l’économie du xxie siècle.
  • Chaque pays membre du G20 est invité à constituer une délégation composée d’un Président, d’un Sherpa et d’une délégation de 20 entrepreneurs emblématiques.

    Le G20 YES est calqué sur les modalités de fonctionnement du G20 avec un processus de suivi par les Présidents et Sherpas du contenu d’un communiqué sur les mesures concrètes que chaque pays pourra mettre en œuvre pour développer l’entrepreneuriat des jeunes dans les pays membres du G20.

    Les Présidents de chacune des délégations signent, à l’issue du sommet, un communiqué officiel qui est transmis au B20 (Business Leaders Summit) et au G20.

    • Promouvoir et améliorer la compréhension des décideurs et de la société civile sur le rôle vital que jouent les entrepreneurs dans les économies du G20.
    • Inspirer les générations actuelles et futures d’entrepreneurs.
    • Identifier les principales actions communes que les gouvernements pourraient entreprendre pour cultiver et mobiliser le potentiel entrepreneurial des pays du G20.
    • Permettre à des entrepreneurs du monde entier de networker, partager leurs expériences avec les leaders de l’écosystème entrepreneurial des 20 économies les plus dynamiques du monde.
    • Chaque pays est représenté par un organisme qui compose la délégation et sélection les entrepreneurs

      Afrique du sud National Youth Development Agency http://www.nyda.gov.za/

      Allemagne JCI Germany http://www.wjd.de/

      Angleterre Institute of Directors (IoD) http://www.iod.com/

      Arabie Saoudite The Centennial Fund http://www.tcf.org.sa/ar/pages/default.aspx

      Argentine Fundacion Impulsar http://www.fundacionimpulsar.org.ar/

      Australie Enterprise Network for Young Australians http://www.enya.org.au/

      Brésil SEBRAE, Serviço Brasileiro de Apoio às Micro e Pequenas Empresas http://www.sebrae.com.br/

      Canada Canadian Youth Business Foundation http://www.cybf.ca/

      Chine Youth Business China http://www.ybc.org.cn/

      Corée du sud Young Entrepreneurs’ Society of Korea (YES Korea)

      Union Européenne YES – European Confederation of Young Entrepreneurs http://www.yes.be/

      France Les Journées de l’Entrepreneur http://www.journees-entrepreneur.fr

      Inde Young Indians http://www.yionline.org/home.html

      Indonésie Indonesia Business Links http://www.ibl.or.id/index.php?

      Italie The National Federation of Young Entrepreneurs of Confindustria http://www.confindustria.it/

      Japon JCI Japan http://www07.jaycee.or.jp/eng/what-jc02.html

      Mexique Comisión Nacional de Empresarios Jóvenes de COPAMREX http://www.jovenescoparmex.com/sitio/principal.html

      Russie The U.S. Russia Centre for Entrepreneurship http://www.cfe.ru/

      Turquie Young Businessmen Association of Turkey http://www.tugiad.org.tr/

      USA Entrepreneurs’ Organization (EO) http://www.eonetwork.org/Pages/default.aspx

      Le G20 des jeunes entrepreneurs a été inauguré lors du G8 qui s’est tenu à Stresa en Italie en 2009. Il s’est ensuite développé et structuré lors du G20 à Toronto (juin 2010), et les objectifs et axes stratégiques ont été définis lors du G20 de Séoul (novembre 2010).

      Du 20 au 22 juin, ce sommet a réuni à Toronto (Canada) plus de 200 jeunes entrepreneurs (âgés de 18 à 40 ans), provenant des pays du G20, les Présidents et Sherpas de 17 pays issus du G20. Officiellement soutenu par le gouvernement canadien, cet événement a été conçu pour tisser un ensemble de réseaux à l’échelon international, et convaincre les leaders politiques et économiques du G20 d’inscrire les jeunes entrepreneurs dans leurs stratégies et de mettre en place une conférence annuelle qui sera reconnue comme une composante à part entière du G20.

      Conclusions du G20 des jeunes entrepreneurs à Toronto

      Lancement du mouvement mondial « G20 Young Entrepreneur Alliance »

      Les 17 pays participant au Sommet des Jeunes Entrepreneurs du G20 ont décidé de lancer, au niveau mondial, le mouvement du « G20 Young Entrepreneur Alliance », qui se réunira à l’occasion de chaque sommet officiel (G8 ou G20) avec, pour objectif, de faire entendre et reconnaître le rôle clairement défini par Joseph Schumpeter, de l’entrepreneur dans l’innovation, la création d’emplois, la compétitivité économique des nations et l’évolution du modèle économique nouveau et différent que nous devons dessiner ensemble au xxie siècle.

      Les 5 axes sur lesquels se sont concentrés les discussions des 200 entrepreneurs du monde entier présents lors du Sommet des Jeunes Entrepreneurs du G20, ont porté sur les propositions suivantes :

      • Promouvoir l’accessibilité au financement comme un droit
      • Construire un écosystème favorisant l’éclosion des entrepreneurs
      • Promouvoir la culture d’entreprendre
      • Briser les plafonds de verre liés à la législation et la fiscalité
      • Favoriser l’éducation et l’accès à la formation en matière d’entrepreneurship

      G20 YES à Séoul en novembre 2010[modifier]

      Organisé en Corée du sud, ce sommet s’est tenu du 7 au 9 novembre 2010. C’est à cette occasion que les objectifs et axes stratégiques ont été définis, avec la signature de la charte Incheon du G20 YEA (Young Entrepreneur Alliance).

      Charte signée à Incheon, Corée du Sud en novembre 2010[modifier]

      Nous, Membres de l’Alliance, reconnaissons la nécessité de rassembler les organisations des pays industrialisés et en voie de développement pour soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs. Suite à notre engagement de juin 2010 à Toronto, lors du sommet du G20, nous, Membres de l’Alliance, nous engageons à long terme à ce que le G20 soit une extension de nos missions pour défendre la cause des jeunes entrepreneurs dans nos pays respectifs et à travers le monde. A travers notre mouvement global, nous sommes convaincus que le xxie siècle est le Siècle des Entrepreneurs. Nous, Membres de l’Alliance des Jeunes Entrepreneurs du G20, avons dicté la Charte suivante :

      Les signataires de cette Charte s’engagent à :

      1) soutenir et encourager les jeunes entrepreneurs à travers le monde
      2) renforcer la coopération internationale et promouvoir des discussions ouvertes et constructives sur des questions ayant trait au soutien et à la croissance des jeunes entrepreneurs
      3) partager les informations et ressources parmi les Membres au bénéfice des jeunes entrepreneurs
      4) dialoguer avec le G20 et créer un forum de discussion pour les questions qui concernent les jeunes entrepreneurs

      G20 YES à Nice en octobre 2011[modifier]

      Organisé en France, à Nice du 31 octobre au 2 novembre 2011, il constitue :

      • Un réseau qui, à travers les discussions avec les gouvernements, les médias, le public, puisse soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs au niveau local, national et international.
      • Une alliance d’organisations de pays industrialisés et en voie de développement qui s’attachent à mettre en place des mesures concrètes pour dessiner les contours d’un monde où un nombre croissant d’entrepreneurs créeront des entreprises florissantes et des emplois nouveaux, changeront des vies et sauvegarderont la prospérité économique future.
      • Une enceinte reconnue en tant que telle comme faisant partie officiellement du processus du G20, capable d’influer et de contribuer aux décisions du G20 pour mieux faire comprendre les problématiques de jeunes entrepreneurs à travers le monde.

      En créant des entreprises et en changeant leurs vies, ces jeunes entrepreneurs sont des acteurs importants de changement social, de création d’emplois et de renouveau économique. Les objectifs des membres de la délégation internationale d’entrepreneurs au G20 YES de Nice :

      • Renforcer le soutien aux entrepreneurs, ouvrir des possibilités de coopération internationale, venir soutenir la croissance économique et le développement à travers le monde
      • Soutenir la cause de nouveaux entrepreneurs et asseoir leur importance, préparer la prochaine génération pour le renouveau et la croissance de nos économies et de nos sociétés

      Soutenir les rêves de ces entrepreneurs est une priorité absolue et devra l’être toujours plus pour les gouvernements du G20.

      Le 13 octobre 2011, une délégation d’entrepreneurs français est reçue par le Président de la République française à l’Elysée afin qu’ils lui exposent leurs problématiques et suggèrent des solutions qui viseraient à soutenir l’entreprenariat en France.

       

Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr
Le Sommet G20 YES en France du 31 Octobre au 2 novembre 2011

Résumé
L’Alliance des Jeunes Entrepreneurs G20 (YEA) est un mouvement mondial dont la finalité est de
mettre en avant pour les jeunes, le rôle vital que jouent les entrepreneurs dans la croissance,
l’innovation, la création d‘emplois et la croissance et la compétitivité des nations. L’entrepreneur est
un vecteur d’espoir et un moteur économique et social entre le politique et la société civile.
Soutenu par le Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozy et par la Ministre de
l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Madame Christine Lagarde, le G20 YES rassemble,
pendant les 3 jours précédents le G20 des leaders politiques, les délégations d’entrepreneurs
emblématiques des 20 nations membres du G20.
• Le G20 YES est organisé en France par les Journées de l’Entrepreneur (JDE), une association
loi 1901, créée en 2007 en architecture ouverte rassemblant les principaux acteurs du
monde entrepreneurial ( AFIC, CDC, E&Y, 100 000 Entrepreneurs, APCE, Medef, CCIP, Hec
Entrepreneur, Movjee, CGPME, Institut Telecom, ESCP Europe, OSEO, …), qui célèbrent
ensemble l’entrepreneur et organisent tous les ans lors de la 3ème ssemaine de Novembre, une
mobilisation de la communauté des entrepreneurs comme de l’écosystème qui les
accompagne et des décideurs politiques et économiques mobilisés à leurs cotés.
La 4ème édition des JDE en novembre dernier a rassemblé près de 100 000 personnes au
travers de 623 évènements dans 81 villes sur l’ensemble du territoire français. Depuis 4 ans,
il s’est développé dans 104 pays dans le monde, dans le cadre de la Global Entrepreneurship
Week (GEW). Les JDE sont également le partenaire de l’union européenne pour la SME
WEEK. Le G20 YES est un moment unique pour la France, ses entrepreneurs, et ses
entreprises, d’échanger, de valoriser, de fêter et célébrer les initiatives et de trouver de
nouvelles pistes pour favoriser l’émergence de petits, moyens et grands entrepreneurs
capables de se développer dans le monde.
2. Objectifs
Le sommet du G20 YES en Novembre en France, se donne 4 objectifs :
1. Promouvoir et améliorer la compréhension sur le rôle vital que jouent les jeunes entrepreneurs
dans la croissance, la création d’emplois, l’innovation et la compétitivité des nations, tant auprès
des jeunes que des leaders politiques du G20
2. Identifier les actions susceptibles de promouvoir auprès des jeunes, le rôle de l’entrepreneur,
alimenter les gouvernements en préconisations et rassembler les meilleures propositions dans
un communiqué repris par le G20 des leaders politiques
3. Inspirer les générations actuelles et futures d’entrepreneurs
4. Permettre à des entrepreneurs du monde entier d’échanger, partager leurs expériences avec les
leaders de l’écosystème entrepreneurial des 20 économies les plus importantes de la planète 2
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
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3. Le G20 YES en chiffres
• 3 jours de sommet, les 31 Octobre, 1
er
novembre, et 2 Novembre prochains
o 2 journées de travail, rassemblant les 20 délégations de 20 entrepreneurs chacune
autour de 4 ateliers de travail avec des propositions clefs qui seront soumises aux
dirigeants du G20 et communiquer aux medias nationaux et internationaux
o Une conférence internationale avec l’intervention d’entrepreneurs emblématiques
des pays du monde entier en faveur des jeunes
o Un diner de gala et une grande fête visant à toucher le plus grand nombre en y
impliquant les jeunes
• 20 délégations issues des 20 économies les plus puissantes dans le monde
• 400 entrepreneurs emblématiques
• Les médias du monde entier en France en Novembre 2011
4. 3 Messages clés
• L’Entrepreneur, vecteur d’espoir sachant le bouillonnement entrepreneurial sans
précédent en France à l’heure actuelle
→ 4 millions d’entrepreneurs, sur une population active de 23 millions de personnes
→ 2 millions PME,
→ 560 000 créations d’entreprises,
→ 670 000 auto-entrepreneurs,
→ 1.8 Millions d’emplois créés par les PME sur les 15 dernières années
• Entrepreneur, vecteur d’innovation, créateur d’emplois et moteur de la compétitivité :
L’enjeu en France comme à l’étranger est de permettre aux entrepreneurs petits de devenir
moyens et aux moyens de devenir grands. L’objectif est de multiplier en France le nombre
d’ETI en passant de 3500 à 10 000 d’ici 2020 (contre 11 700 en Allemagne aujourd’hui).
L’enjeu pour la France est de créer 4 millions d’emplois.
• Entrepreneur : enjeu culturel, d’image et politique pour la société: Entrepreneur est un mot
d’origine française devenu aujourd’hui universel. Le G20 en 2011 est l’occasion de montrer
au monde entier et à l’opinion française que ce mot est plus vivant et moderne que jamais en
France.
La France est en pointe en matière d’écosystème entrepreneurial qui est la clé de voûte de la
performance économique des économies développées ou émergentes (entrepreneur = innovation +
culture + investissement + confiance dans l’avenir). 3
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr

 

 

 

 

 

5. Organisation 

Le sommet du G20 YES est organisé par l’association « Les Journées de l’Entrepreneur ». Une
équipe « dédiée » a été mise en place pour assurer le succès du G20 YES avec :
o Un Directeur Général et un assistant coordonnateur
o Un responsable partenariat
o Un responsable internet/web
o Un responsable « relations institutionnelles »
o Un responsable Marketing/ Communication
o Un sherpa « entrepreneurs »
o Un sherpa « délégations étrangères »
o Un responsable production et organisation de l’évènement
6. Nos axes de travail et nos propositions
– Réglementation et fiscalité
Créer une entreprise est un défi de taille pour les entrepreneurs dans tous les pays, mais 
doublement pour les jeunes. Les gouvernements devraient réduire les formalités administratives,
adopter des mesures fiscales encourageant les jeunes à investir dans de nouvelles entreprises et
aider ces entreprises à se développer, en s’affranchissant du plafond de verre règlementaire qui
freine leur croissance et leur développement.
– L’accès au financement
Les jeunes entrepreneurs ont beaucoup de difficulté à accéder aux sources traditionnelles de
financement en fonds propres en particulier, compte tenu de la difficulté croissante d’orienter
l’épargne vers le financement de l’économie réelle. Les gouvernements devraient donc définir
d’autres mécanismes et institutions qui permettent aux jeunes entrepreneurs d’accéder aux
capitaux dont ils ont besoin.
– Education et recherche
Nos systèmes éducatifs ont un rôle essentiel à jouer en permettant aux jeunes entrepreneurs
d’acquérir les compétences et les expériences dont ils auront besoin pour se lancer et réussir. Les
universités, les grandes écoles mais aussi les lycées devraient encourager l’enseignement
entrepreneurial mais aussi l’ouverture et l’insémination des projets de recherche avec le monde des
entrepreneurs.
– Culture d’entreprendre
Bien que l’esprit d’entreprise a été la source de création de richesse et d’emploi au cours de ces 50
dernières années, les jeunes ne sont souvent pas informés qu’entreprendre est un choix de vie
professionnelle possible (y compris chez les jeunes femmes et les minorités). Certaines cultures
perçoivent l’échec comme honteux et non pas comme une étape d’apprentissage. Des exemples
d’entrepreneurs qui ont réussi à surmonter ces défis sont nombreux et il faut donc trouver des
façons de partager ces exemples positifs avec les jeunes entrepreneurs, y compris auprès et au
travers des médias. 4
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
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7. Prochaines étapes et nos projets
• Comme la France est le pays-hôte du G20 YES en 2011, le Mexique prendra après Novembre
2011, la responsabilité de l’organisation en 2012. Le G20 YES s’inscrit dans la durée car
l’entrepreneur sera le principal moteur à la création de croissance et de richesse – et donc
d’emploi – pour faire face aux défis du 21ème siècle.
• Les JDE organiseront une 5ème édition en novembre 2011 des Journées de l’Entrepreneur
dans la foulée du G20 YES en France. 104 pays organiseront cet évènement sur le même
principe que celui des Journées de l’Entrepreneur en France.
• La France a un besoin vital d’une culture entrepreneuriale forte, de la flexibilité et du
dynamisme des PME pour se repositionner de manière compétitive dans l’économie du
21ème siècle.
• Notre ambition en 2012 est de poser en France, les bases d’une Fondation de l’Entrepreneur
destinée à devenir un observatoire de l’entreprenariat dans notre pays, capteur des
meilleures pratiques dans les économies mondiales et force de proposition auprès de nos
gouvernants.

8. Facteurs clés de succès sur le plan
– politique
• Reconnaissance de l’importance du G20 YES par l’intervention d’entrepreneurs mythiques et de plusieurs personnalités gouvernementales de plan à la Conférence internationale de l’entrepreneur
• Reprise dans le communiqué politique des G20 des recommandations des Présidents du G20 
YES
• Mettre l’entrepreneur et leur rôle dans la création d’emploi et la compétitivité des nations au
cœur du débat économique
• Lancer des initiatives à forte résonnance en France similaires à celles du Canada (2011
Année de l’entrepreneur) ou aux USA (lancement du programme Start Up America par
Barack Obama, Président des Etats-Unis)
– économique et enseignement
• Sortie d’un livre Blanc sur le rôle de l’entrepreneur à l’automne 2011, en collaboration avec
tout l’écosystème entrepreneurial français et intégrant des articles de fond rédigés par des
entrepreneurs, des économistes sur le rôle de l’entrepreneur.
• Célébration du centenaire de la publication du livre « théorie de l’évolution économique » de
Joseph Schumpeter publié en 1911 et célébrant le rôle de l’entrepreneur, de l’innovation et
son impact en terme de destruction créatrice, comme sa modernité absolue en ce début de
21ème siècle, 100 ans après
• Délégation des 50 entrepreneurs, puis des 20 entrepreneurs les plus emblématiques
constituant la délégation française et témoignant de leur expérience, au travers des médias
tout au long de l’année 2011 et pendant le G20 YES.
• L’Index des entrepreneurs en partenariat avec E & Y : outil de référence appelé à mesurer la
fertilité et la fluidité de l’écosystème entrepreneurial pour permettre aux entrepreneurs de
se lancer et se développer.
• A l’instar de l’Allemagne ou du Japon, prise de position forte de dirigeants de grands groupes
désireux d’entraîner avec eux des PME dans le cadre d’une politique globale de développement et de co-traitance
• Implication des écoles d’enseignement supérieur, universités, et centres de recherches.

 

Meeting of the Labor and Employment Ministers,...

Image via Wikipedia

Rdv le 20 septembre 2011, en Palestine…

Publié le
Israeli Prime Minister Yitzhak Rabin, U.S. pre...

Image via Wikipedia

Le 20 septembre 2011,

les Palestiniens ont rendez-vous avec l’Histoire

et le reste du monde, avec l’histoire

de la Palestine

Pour un monde meilleure et pour voir

enfin la fin d’une histoire

qui dure des siècles et siècles. Amen.

Article écrit par Pierre Haski et publié sur le site Rue89 le 14/08/2011 à 12H54Un homme passe devant les drapeaux des pays qui ont reconnu l'Etat palestinien, le 7 août 2011 à Ramallah (Mohamad Torokman/Reuters). Photo : un homme passe devant les drapeaux des pays qui ont reconnu l’Etat palestinien, le 7 août 2011 à Ramallah (Mohamad Torokman/Reuters).
Notez dans vos tablettes le rendez-vous du 20 septembre : c’est la date de la nouvelle confrontation annoncée autour du sort de la Palestine. Le compte à rebours a commencé autour de la décision palestinienne de déposer ce jour-là, à l’Assemblée générale des Nations unies qui s’ouvre à New York, la reconnaissance d’un Etat qui n’existe toujours pas.

Israël s’oppose vigoureusement à cette initiative diplomatique qui vise à briser l’impasse.

Dès la confirmation, samedi, par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qu’il déposerait sa demande de reconnaissance, assurée de bénéficier d’une majorité de votes positifs à l’Assemblée générale de l’ONU, le gouvernement israélien a fait connaître son opposition en deux mots : « prévu », « regrettable ».

Israël s’y attendait, et fait vigoureusement campagne depuis des semaines pour bloquer cette initiative. Car si le vote de l’Assemblée générale n’a pas de portée légale – seules les décisions du Conseil de sécurité sont censées avoir valeur de loi internationale, ce qui ne les empêche pas d’être ignorées, notamment s’agissant du Proche-Orient –, la portée symbolique et diplomatique de l’événement n’échappe pas aux dirigeants israéliens.

Un Etat palestinien reconnu disposera d’une tribune et d’un statut qui rendra plus difficile la poursuite du statu quo, et la continuation du non-respect par Israël des principales résolutions du Conseil de sécurité sur la question des territoires palestiniens, à commencer par le dossier brûlant de la colonisation par Israël des territoires occupés en 1967.

La semaine dernière, Israël a encore annoncé la construction de centaines de nouveaux logements dans un quartier de Jérusalem-Est couvert par l’interdit onusien.

Une troisième intifada ?

De surcroît, ce que redoute le plus Israël, c’est l’embrasement des territoires palestiniens pour soutenir la transformation de ce futur Etat de jure en Etat de fait. Les Palestiniens sont restés étonnamment calmes depuis le début des révolutions arabes, il y a maintenant huit mois, et n’ont pas réagi non plus lorsque des incidents graves se sont déroulés aux frontières d’Israël avec certains de ses voisins arabes, sur le plateau du Golan et à la frontière libanaise.

Cela fait des mois que les Israéliens redoutent le déclenchement d’une « troisième intifada », après le soulèvement des années 80 qui a duré plusieurs années et a été indirectement à l’origine des accords israélo-palestiniens d’Oslo, et celui de 2000, en pleine impasse dans la mise en œuvre de ces accords, alors que Yasser Arafat était encore en vie.

Autant Israël peut espérer le soutien actif des Etats-Unis, qui ont déjà fait connaître leur opposition à la reconnaissance de cet Etat palestinien en septembre, et espèrent toujours empêcher les Européens de franchir le pas comme certains, dont la France, ont laissé entendre qu’ils pourraient se rallier à la demande palestinienne, autant cet alignement sur l’Etat hébreu sera difficilement défendable si des images de confrontation surgissent de nouveau en provenance de Cisjordanie ou de Gaza.

Nicolas Sarkozy avait déclaré en mars dernier à L’Express :

« Si le processus de paix reprend durant l’été, la France dira qu’il faut laisser les protagonistes discuter sans bousculer le calendrier. Si, à l’inverse, le processus de paix est toujours au point mort en septembre, la France prendra ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l’Etat palestinien. »

 

L’été s’achève bientôt sans le moindre signe de reprise du processus de paix, et ce ne sont pas les dernières déclarations de Benyamin Netanyahou dans son discours au Congrès américain, en mai dernier, qui peuvent laisser entrevoir une ouverture.

Un contexte inédit

Le contexte est totalement inédit. Israël bénéficie indirectement, actuellement, de la situation de violence en Syrie voisine, où le régime de Bachar al-Assad envoie les chars sur sa propre population, des Arabes tuent d’autres Arabes.

Par contraste, la confrontation larvée mais sans grande effusion de sang entre Israéliens et Palestiniens n’attire plus réellement l’attention.

En revenant à la une des journaux, la Palestine pourrait retrouver sa place habituelle de « mère de tous les conflits » du Proche et Moyen-Orient.

La deuxième surprise est venue des Israéliens eux-mêmes. Depuis le 14 juillet, par centaines de milliers, ils participent à un mouvement citoyen sans précédent, déconnecté des partis politiques, né de la vie chère et des inégalités sociales croissantes dans le pays qui inventa les kibboutz et un égalitarisme forcené.

Ce mouvement a jusqu’ici évité de se frotter aux questions sensibles liées aux relations avec les Palestiniens, aux colonies de peuplement de Cisjordanie, à la place d’Israël dans sa région. Sans doute pour préserver le large consensus qui est apparu dans le pays autour des revendications économiques et sociales nées du village de tentes du boulevard Rothschild à Tel Aviv, et qui s’est étendu à toutes les régions, comme l’ont montré les dernières manifestations, samedi soir.

Si ce mouvement durait jusqu’en septembre, il pourrait difficilement éviter de se confronter à la question palestinienne lorsque celle-ci se posera de manière forte, à l’ONU, à Ramallah ou à Gaza.

Un double défi pour l’Etat hébreu

Le défi lancé à Israël et à son gouvernement le plus à droite qu’ait connu l’Etat hébreu depuis sa fondation, est aussi un défi que se lancent les Palestiniens à eux-mêmes. Leur situation de faiblesse est extrême : toujours divisés malgré les unions de façade entre partisans du Fatah de Mahmoud Abbas et ceux du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza, ils vont devoir se montrer à la hauteur de la crédibilité qu’appelle la création d’un Etat. Ce n’est pas joué.

Quoi qu’il en soit, le 20 septembre, l’enlisement lent et pervers de la situation, permettant à la colonisation des territoires occupés de se poursuivre inexorablement et de changer la situation de manière irréversible a toutes les chances d’entrer dans une nouvelle phase.

Cela débouchera-t-il sur une nouvelle confrontation, ou sur la création des conditions d’une véritable négociation ? Cela dépendra de l’attitude des acteurs sur le terrain, mais aussi, dans une large mesure, des réactions du reste du monde, aux Etats-Unis et en Europe en particulier, qui ont été les alliés passifs ou actifs d’Israël et qui devront sortir de leur attentisme si les événements se mettent en mouvement.

Retrouvez cet article sur le lien suivant :  http://www.rue89.com/2011/08/14/le-20-septembre-les-palestiniens-lancent-le-defi-de-leur-etat-217840

Proche-Orient :

Obama pourra-t-il être un arbitre

(enfin) impartial ?

écrit par Philippe Marlière correspondant & Politiste à Londres publié le 02/04/2010 à 18H42

Barack Obama nous surprendra-t-il sur le terrain miné du conflit israélo-palestinien ? Parmi les présidents états-uniens, sera-t-il le premier « honest broker » (« arbitre impartial ») entre les deux parties ?

Reconnaîtra-t-il l’infini déséquilibre des forces en présence ? D’un côté, Israël, puissance nucléaire et coloniale (le « flic des Etats-Unis au Proche-Orient », comme le souligne Noam Chomsky). De l’autre, l’« Autorité » palestinienne de Mahmoud Abbas, entité sans pouvoir, dont la ligne de compromis mou avec Israël n’a amené que revers et déboires à un peuple déjà meurtri par les interventions militaires israéliennes et le blocus de Gaza.

Pourtant, rien ne devrait inciter à l’optimisme. Depuis la présidence Clinton, les Etats-Unis n’ont rien fait pour contrarier le fait colonial des Israéliens, se contentant de le condamner de manière purement formelle. George W. Bush donna même son appui à l’entreprise coloniale peu avant son départ de la Maison Blanche sans que cela ne suscite d’émotion particulière.

Obama n’a pas dissipé l’image très pro-israélienne des Etats-Unis

Depuis le refus, par Yasser Arafat, du « deal en or » concocté par Bill Clinton à Camp David en juillet 2000, les Etats-Unis n’essayent même plus de maquiller leur parti-pris pro-israélien.

Ce « deal en or » prévoyait de reconnaître l’annexion d’une partie des terres occupées par Israël depuis 1967. Il entérinait la mainmise israélienne sur la partie arabe de Jérusalem ou encore apportait une fin de non-recevoir au droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et en 1967.

Qu’Arafat ait dû porter seul la responsabilité de l’échec de Camp David, qui « ruina » la présidence Clinton (avant que Monica Lewinsky ne vienne définitivement l’achever), montre bien de quel côté penche la machine médiatico-diplomatique aux Etats-Unis.

Lors de la première année de sa présidence, Obama n’a rien fait pour dissiper l’image très partisane de son pays sur ce dossier. Aux prises avec Benyamin Netanyahou, un homme de la droite extrême et hostile à l’arrêt de la colonisation, Obama a peiné à se démarquer de ses prédécesseurs.

De « profondes divergences de vue » avec Netanyahou

Il a quand même bien compris que l’arrêt inconditionnel de la colonisation est le préalable à toute reprise des négociations. Pourtant, Barack Obama est allé d’échec en échec, humilié par la politique jusqu’au-boutiste du Premier ministre israélien jusqu’à la semaine passée.

A cette occasion, Netanyahou a essuyé un premier refus : Obama a demandé l’arrêt de la construction de logements dans la partie arabe de Jérusalem. Le Premier ministre israélien a estimé qu’il s’agissait d’une exigence « irraisonnable » et « illogique ». L’administration américaine a, fait inhabituel, rendu public son désaccord.

Un porte-parole de la Maison Blanche n’a pas hésité à parler de « profondes divergences de vue » entre les deux hommes. Quand Netanyahou a déclaré que c’était à ses yeux la même chose de construire des maisons à Tel Aviv et à Jérusalem, Obama lui a répondu qu’il n’était pas d’accord.

La teneur de cet entretien privé a filtré en direction des médias américains (caricaturalement favorables aux positions israéliennes), ce qui marque un changement de stratégie au sein de l’administration Obama.

Ce contrepied médiatique a plongé Israël dans l’embarras et a paru suffisamment sérieux pour que le lobby pro-Israël mène une contre-offensive de grande ampleur par l’entremise de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC).

Le redoutable et redouté lobby pro-Israël au Congrès

Il s’agit, en la matière, d’une institution de masse dont l’objectif est de faire adopter au Congrès les « politiques et décisions les plus favorables à Israël ». Une majorité d’élus au Sénat et à la Chambre des représentants est membre de cette organisation.

Les universitaires John Mearsheimer et Stephen Walt ont souligné le rôle influent d’AIPAC dans l’élaboration de choix politico-militaires des Etats-Unis, le présentant comme le « bras armé » du gouvernement israélien au Congrès (« The Israel Lobby and US Foreign Policy », 2007).

AIPAC a déclaré que les « trois quarts » des membres du Congrès avait signé sa lettre ouverte exigeant la « fin des critiques » à l’égard d’Israël, car ce type de querelles doit être réglé en « tête-à-tête et non sur la place publique ». Et préconisé un resserrement des liens entre l’administration étatsunienne et le gouvernement israélien.

Les campagnes d’intimidation contre les critiques de la politique israélienne sont redoutables et redoutées. La vigueur des attaques fait très souvent rentrer dans le rang les rares éléments récalcitrants. Ici, la contre-offensive n’a pas semblé perturber l’administration Obama.

Robert Malley, l’ex-bras droit du président Clinton pour les affaires israélo-arabes, a confié que cette confrontation était « délibérée » du côté du gouvernement fédéral. Elle serait la preuve de la « détermination » d’Obama sur la question.

Les colons israéliens mettent en danger les GI’s d’Afghanistan

L’avenir nous dira si l’infime espoir suscité par l’opposition obamesque était illusoire ou pas. Il apparaît pourtant difficile pour Obama de rebrousser chemin car il perdrait la face et toute crédibilité pour le plus grand malheur des Palestiniens.

Le président américain aurait d’autant plus tort de relâcher son effort que le fait colonial israélien est en passe de devenir impopulaire au Capitole. On y estime que l’extrémisme de Netanyahou met en danger la vie des GI’s en Irak et en Afghanistan.

Si l’administration Obama parvient à convaincre l’opinion publique que l’arrêt de la colonisation israélienne est dans l’intérêt des Etats-Unis, alors peut-être sera-t-il possible d’envisager à moyen terme le retour à une vraie solution négociée. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Pour retrouver l’intégralité de cet article, cliquez sur le lien suivant :

http://www.rue89.com/philippe-marliere/2010/04/02/proche-orient-obama-pourra-t-il-etre-un-arbitre-enfin-impartial-145737

 

Israël-Palestine : le minuscule espoir de paix en sursis

Ecrit par Pierre Haski et publié sur le site Rue89 le 11/03/2010 à 14H26

L’annonce de nouveaux logements israéliens à Jérusalem-Est menace les négociations que les Etats-Unis tentent d’orchestrer.

Des ouvriers palestiniens sur le toit d'une maison en construction à Ramat Shlomo (Ronen Zvulun/Reuters) Photo : des ouvriers palestiniens sur le toit d’une maison en construction à Ramat Shlomo, une zone annexée au nord-est de Jérusalem (Ronen Zvulun/Reuters)

 

On pensait l’exercice de négociations « indirectes » entre Israéliens et Palestiniens sans grand espoir ; il est sans doute mort-né. Le délicat édifice diplomatique que tentait de bâtir le vice-président américain Joe Biden s’est écroulé jeudi lorsque l’Autorité palestinienne a menacé de se retirer du processus après l’annonce de la construction de nouveaux logements pour juifs ultraorthodoxes dans la partie Est de Jérusalem.

Si les éléments les plus durs de la coalition hétéroclite au pouvoir en Israël avaient voulu torpiller le minuscule espoir de paix avec les Palestiniens, ils ne s’y seraient pas pris autrement. L’annonce par le ministre de l’Intérieur, Eli Yishai, membre duparti ultraorthodoxe séfarade Shass, de la construction de ces logements en pleine visite de Joe Biden dans la région, ne pouvait être perçue par la partie palestinienne que comme une provocation.

Jeudi, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a présenté ses excuses à Joe Biden, toujours présent en Israël, pour cette annonce « malencontreuse ». Mais le mal est fait et le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a annoncéqu’il ne reprendrait les négociations qu’à la condition de l’arrêt complet de la colonisation de Jérusalem-Est.

Depuis le début, les efforts de l’administration Obama pour sortir ce qu’on n’ose même plus qualifier de processus de paix de l’impasse, se heurte depuis un an à la question de la colonisation. Les Palestiniens exigeait un gel d’un an de toute nouvelle construction dans les territoires conquis en 1967 -dont Jérusalem-Est annexée- pour reprendre les négociations.

Lâchée par Hillary Clinton qui cédait sur ce point, l’Autorité palestinienne acceptait finalement le principe de ces discussions indirectes, c’est-à-dire en passant par l’intermédiaire des Américains, accompagnées d’une ambiguïté constructive sur la question des colonies.

Cette ambiguïté a été levée de manière spectaculaire par Eli Yishai, et même plus encore puisque le quotidien Haaretz annonce ce jeudi que ce sont en fait quelque 50 000 nouveaux logements pour la population juive qui sont en phase d’approbation ou de planification pour la partie palestinienne de la ville.

Menaces sur la coalition Netanyahou

Les conséquences politiques de ce coup d’éclat risquent d’être importantes. Dès jeudi, le parti travailliste a menacé de quitter la coalition au pouvoir, car, comme l’a déclaré à la radio de l’armée le ministre de l’Agriculture Shalom Simhon :

« Les travaillistes ont de plus en plus de difficultés à participer à la coalition gouvernementale dans laquelle ils sont entrés pour relancer le processus de paix avec les Palestiniens. »

 

La coalition dirigée par Benyamin Netanyahou, le chef du parti de droite Likoud, va actuellement de l’extrême droite, incarnée par le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, aux travaillistes du ministre de la Défense Ehud Barak, en passant par les partis religieux comme le Shass. Un attelage bancal qui a déjà menacé plusieurs fois d’exploser.

Ce délicat équilibre politique résistera-t-il à cette crise surgie de l’intérieur de la coalition ? Le parti travailliste, qui n’est déjà plus que l’ombre de l’ancienne formation de David Ben Gourion, qui avait fondé et façonné l’Etat hébreu pendant ses 30 premières années, puis impulsé le processus de paix d’Oslo avec Yitzhak Rabin et Shimon Pérès dans les années 90, pourra-t-il longtemps faire le grand écart entre ses principes affichés et la réalité de ce gouvernement ?

L’éclatement de la coalition risquerait de renvoyer les Israéliens aux urnes, dans un contexte de tension accrue, potentiellement générateur de nouvelles violences. De nombreux observateurs n’excluent pas, en effet, une troisième intifada, après celles de 1987 et de 2000, et dont les récentes échauffourées autour de l’esplanade des mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem, pourraient être la préfiguration.

Pour l’administration Obama, l’incident des appartements de Jérusalem-Est ne pouvait moins bien tomber. Le Président américain n’avait pas besoin de cette humiliation publique de la part d’un allié des Etats-Unis alors que ses difficultés de politique intérieure s’accumulent.

L’entrée en scène du vice-président Joe Biden correspondait à une escalade de l’engagement de l’administration, après l’échec des premières navettes de l’émissaire américain George Mitchell. Israël, où Barack Obama ne s’est pas encore rendu depuis son élection, est décidément un écueil de poids pour le Président des Etats-Unis, que de nombreux Israéliens appellent généralement de son deuxième prénom « Hussein » pour bien montrer qu’ils ne l’apprécient pas.

Dessin de Lardon

Retrouver cet article, dans son intégralité, sur le lien suivant :  http://www.rue89.com/2010/03/11/israel-palestine-le-minuscule-espoir-de-paix-en-sursis-142419?page=1

 

A LA UNE

Sarkozy appelé à l’action pour la Palestine par

d’ex-diplomates

Ecrit par Pierre Haski et publié sur le site de Rue89 le 03/03/2010 à 20H04

Un enfant sous un grand drapeau palestinien, pendant une manifestation, en Cisjordanie (Darren Whiteside/Reuters) Photo : un enfant sous un grand drapeau palestinien, pendant une manifestation en Cisjordanie, février 2010 (Darren Whiteside/Reuters)  

C’est une initiative sans précédent : seize ex-ambassadeurs et diplomates de haut rang ont signé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour l’inciter à prendre une initiative afin de débloquer l’impasse des relations israélo-palestiniennes.

L’initiative qu’ils appellent de leurs vœux serait plus ambitieuse que la reprise de négociations indirectes à laquelle travaillent actuellement les Américains, et pourrait déboucher sur la proclamation d’un Etat palestinien en 2011.

Prenant acte du blocage actuel et du risque permanent de violence dans cette région, ils estiment que l’heure est à une initiative « contraignante » :

« Le recours à une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU paraît nécessaire. Cette résolution tracerait le cadre et les objectifs de l’ultime négociation à mener entre les parties sous le contrôle d’une conférence internationale qui veillerait à la mise en œuvre dans des délais déterminés de l’accord à intervenir et des garanties nécessaires. »

 

On est loin du projet américain visant à permettre la reprise de négociations indirectes entre Israël et l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, en laissant de côté les sujets qui fâchent…

Envoyer des casques bleus

Dans leur texte, initialement publié par LeMonde.fr, les diplomates, dont certains ont occupé des postes importants liés au dossier proche-oriental, mettent en avant une autre mesure susceptible de réduire les tensions dans la région :

« Il est en particulier urgent de mettre un terme à l’enfermement dans la bande de Gaza d’une population d’un million et demi de personnes en violation du droit humanitaire international, situation à laquelle il serait possible de remédier par l’envoi de casques bleus aux accès à ce territoire. »

 

Les diplomates soulignent que la France est idéalement placée pour prendre une telle initiative, en s’appuyant sur la position des 27 pays de l’Union européenne, réaffirmée en décembre 2009, en faveur d’un Etat palestinien indépendant ayant Jérusalem-Est pour capitale, et sur la déclaration de Nicolas Sarkozy à la Knesset, le parlement israélien, en juin 2008, affirmant que « Jérusalem a vocation à devenir la capitale de deux Etats ».

Ce que les diplomates ne disent pas, c’est ce qui vient de se passer lorsque le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est dit « tenté » par l’idée de :

« la proclamation rapide d’un Etat palestinien, et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières ».

 

Il s’est aussitôt attiré une violente riposte d’Israël, et un « recadrage » plus prudent de l’Elysée qui n’avait visiblement pas été consulté avant la sortie du ministre. Un diplomate qualifie en privé la sortie de Kouchner de « maladroite et précipitée », et donc vouée à l’échec.

Proclamer un Etat palestinien unilatéral

Pourtant, cette idée de proclamation d’un Etat souverain unilatéral reconnu par la Communauté internationale fait son chemin, et, selon l’un des signataires de la lettre, pourrait être une des issues possibles de l’initiative souhaitée par les auteurs de la lettre ouverte.

Elle pourrait être envisagée en 2011, après avoir laissé sa chance à la négociation, et un tel Etat pourrait être reconnu par l’immense majorité des Etats de la planète.

Dans une tribune séparée publiée la semaine dernière par Le Monde, l’un des signataires, Yves Aubin de la Messuzière, ancien directeur du Moyen Orient au Quai d’Orsay, va ouvertement dans cette direction :

« La proclamation unilatérale de l’Etat palestinien à l’échéance de 2011, qui participerait d’une révolution conceptuelle, permettra de déclencher une nouvelle dynamique, un réel processus se séparant de la méthode d’Oslo par l’inversion de la perspective, les négociations devant suivre la création de l’Etat palestinien.

La dissidence de Gaza ne devrait pas être un obstacle, l’histoire du mouvement palestinien étant faite davantage de conciliations que de ruptures. »

 

On en est loin, et la tentative de relance des négociations par l’administration Obama parait bien timide par rapport aux proclamations initiales du président américain. Et rien n’indique, à ce stade, que Nicolas Sarkozy ait l’audace, et la cohérence diplomatique, nécessaires pour faire le saut conceptuel que lui recommandent « ses » anciens diplomates.

Pour retrouver dans son intégralité cet article, cliquer sur le lien suivant :  http://www.rue89.com/2010/03/03/des-ex-diplomates-francais-appellent-sarkozy-a-laction-pour-la-palestine-141329

 

Les clés du futur Proche-Orient

entre les mains d’Obama

Ecrit par Pierre Haski et publié sur le site Rue89 le 01/03/2009 à 23H41

Avec des acteurs locaux aussi antagonistes, seuls les Etats-Unis peuvent débloquer la situation. Explications.

Barack Obama devant le Mur des lamentations, à Jérusalem, le 24 juillet (Jim Young/Reuters) Photo : Barack Obama devant le Mur des lamentations, à Jérusalem, le 24 juillet (Jim Young/Reuters)

La diplomatie a parfois des logiques que la logique a du mal à suivre… Ce lundi, se tient en Egypte une conférence internationale -ça doit être important puisque Nicolas Sarkozy s’y rend- consacrée à la reconstruction de la bande de Gaza. N’aurait-il pas été préférable de réunir d’abord une conférence internationale destinée à empêcher que Gaza soit de nouveau détruite ?

Certes, il faut assurément aider les Gazaouites à se relever, après les dégâts considérables causés par l’opération israélienne Plomb durci au début de l’année : entre 600 millions de dollars selon le FMI et 1,9 milliard selon l’Autorité palestinienne. L’Union européenne a déjà promis 554 millions de dollars, les Etats-Unis 900 millions.

Mais cette conférence n’aurait de sens que si, parallèlement, on réunissait aussi la planète au chevet de la paix et pas seulement pour faire des chèques sans se poser la question de savoir pourquoi il y a eu ces destructions.

D’autant que le non-dit absolu de cette conférence est que les chèques sont établis au nom de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, qui…ne contrôle pas Gaza, toujours sous la férule du Hamas, auquel la Communauté internationale ne parle pas (directement).

Tony Blair, le bien inutile émissaire du Quartet international pour le Proche-Orient, s’est ainsi rendu pour la première fois à Gaza ce weekend sans rencontrer les maîtres du territoire.

Mes questions sont évidemment faussement naïves : il est clair que le climat de la région ne porte pas à la négociation de paix. Même si, y compris au Proche-Orient, le pire n’est jamais sûr, et nul ne peut réellement prédire ce qui sortira de la nouvelle équation régionale qui est en train de se mettre en place.

La droite au pouvoir en Israël

Premier élément de la nouvelle donne : les élections israéliennes de février, et surtout les négociations qui ont été menées pour définir les contours de la coalition autour de Benyamin Netanyahou, le Premier ministre désigné.

Le chef de file du Likoud n’a pas réussi à élargir sa base, et va finalement se retrouver à la tête du gouvernement le plus à droite qu’ait connu Israël en soixante ans d’existence.

Ni Tzipy Livny, leader des « centristes » de Kadima, pourtant arrivée en tête du scrutin, ni les travaillistes d’Ehud Barak, qui ont subi une défaite historique, n’ont accepté de siéger dans un gouvernement qui fait une large place à l’extrême-droite israélienne.Pour Tzipy Livny, citée par le quotidien Maariv :

« Netanyahou ne croit pas au processus de paix et est prisonnier des visions traditionnelles de la droite [hostile à un retrait de Cisjordanie]. Dans ces conditions, la meilleure option est de servir le peuple dans l’opposition. »

Car le vrai vainqueur du scrutin, c’est bien Avigdor Lieberman, le dirigeant d’un parti, Israël Beiteinu (« Israël notre maison ») qui a fait campagne sur le dos des Arabes israéliens dont il a mis en doute le statut au sein d’Israël, et sur l’idée que la guerre de Gaza n’était pas allée assez loin.

Et s’il accepte le principe de deux Etats, c’est en procédant à un charcutage territorial qui échangerait les zones arabes de Galilée contre les grandes colonies juives de Cisjordanie difficilement acceptable pour les Palestiniens.

Ce futur gouvernement de droite a déjà annoncé la couleur : la question palestinienne n’est pas sa priorité autrement que dans sa dimension économique, et il s’assoit sans complexes sur la « Feuille de route » élaborée en 2007 par le gouvernement sortant avec les Etats-Unis et l’Autorité palestinienne, qui n’avait, il est vrai, mené nulle part.

Benyamin Netanyahu met en avant la « menace de l’Iran » plutôt que la nécessité de trouver un accord avec les Palestiniens : ce sera le ciment de sa coalition avec l’extrême-droite et les religieux.

L’inconnue Obama

C’est à Washington que s’est produit l’autre changement majeur, avec, évidemment, l’installation à la Maison Blanche de Barack Obama, soucieux de rétablir l’image de l’Amérique dans le monde arabo-musulman.

Certes, sa priorité est de sauver l’économie américaine de la banqueroute, et deretirer ses troupes d’Irak, comme il vient de le confirmer de manière éclatante. Mais il n’a pas oublié le Proche Orient, en nommant George Mitchell comme émissaire spécial, qui en est déjà à sa deuxième visite dans la région.

Mitchell tranche avec la position américaine classique d’alignement systématique sur le gouvernement israélien, qu’incarne beaucoup plus, par exemple, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton.

Il est ainsi l’auteur d’un rapport sur le déclenchement de la deuxième Intifada, en 2000, dans lequel il préconisait le gel des colonies de Cisjordanie, y compris de leur « croissance naturelle », ce qui avait agacé en Israël.

Quelle sera la marge de manoeuvre de George Mitchell ? Il est encore trop tôt pour le dire, même si le nouveau président américain semble bien conscient de l’impact positif qu’aurait un règlement au Proche-Orient sur l’ensemble des problèmes du monde. Cela peut-il aller jusqu’à un clash avec le gouvernement de Netanyahou, qui a visiblement un autre agenda ?

Le Hamas incontournable

Troisième élément de la nouvelle donne : la position du Hamas, le mouvement islamiste palestinien, qui est sorti de la guerre de Gaza affaibli militairement, mais tout aussi fort sinon renforcé politiquement. Ce n’est pas le moindre paradoxe de cette guerre de janvier, dont les Israéliens sont les seuls à penser qu’elle a été un grand succès.

Dans une tribune publiée ce weekend dans Haaretz, Shaul Arieli, l’un des signataires de l’Intiative de paix israélo-palestinienne de Genève, va même jusqu’à écrire que « les Israéliens ont voté pour le Hamas », en mettant au pouvoir Beyamin Netahyahou et ses alliés de droite. Il estime qu’en l’absence de perspective de paix, le Fatah de Mahmoud Abbas ne survivra pas dans sa modération actuelle, et disparaîtra ou sera absorbé dans une alliance avec le Hamas.

Le Hamas est en effet incontournable, comme le montre le simple fait que, de nouveau, des discussions ont eu lieu ces derniers jours au Caire pour favoriser l’émergence d’un gouvernement d’union nationale entre Fatah et Hamas, et même pour négocier une entrée du Hamas au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), la maison commune des nationalistes palestiniens, dont il s’était tenu à l’écart depuis sa création en 1987.

Sur le terrain, les Islamistes ont effectué des purges à Gaza, soupçonnant les partisans du Fatah d’avoir prêté main forte aux Israéliens pendant leur offensive, et renforcent leur emprise par un subtil mélange de terreur et d’aide sociale qui leur a réussi jusqu’ici.

Comme le redoutent les pacifistes israéliens, ils seront les principaux bénéficiaires de l’absence de perspective de paix, faute d’avoir au moins tenté de les inclure dans une logique positive qui testerait leur supposé « pragmatisme ».

L’absence de volonté politique

Tout se met donc en place pour cette nouvelle phase. Et avec des acteurs aussi éloignés que le futur gouvernement israélien ou le Hamas, le seul espoir d’avancer réside dans l’attitude qu’adopteront les Etats-Unis. Ils sont les seuls, en effet, à avoir la capacité de peser sur Israël et ses voisins, s’ils en ont la volonté politique.

Obama peut-il tordre le bras d’Israël ? C’est, au bout du compte, la véritable inconnue de cette équation.

Il y a quelques semaines, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, rapportait dans son tchat sur Rue89 une conversation qu’il avait eue avec Henry Kissinger, l’ancien grand architecte de la diplomatie américaine. Kissinger lui avait dit :

« Tout le monde sait comment résoudre le conflit du Proche-Orient, la seule chose qui manque, c’est la volonté politique. »

Cette volonté politique existe-t-elle cette fois à Washington ? Ce sera l’un des tests les plus difficiles pour Barack Obama, qui, pourtant ne manque pas d’obstacles.


JPK une affaire comme JFK, qui est toujours non élucidée.

Publié le
Jacques Chirac, reviewing the troops during th...

Image via Wikipedia

JPK une affaire comme JFK, qui était toujours non élucidée, fait trembler les plus hautes autorités de l’Etat.

Dans le cadre de la liberté de la presse, est-ce qu’un jour la justice française fera correctement, complètement, sainement et honnêtement son travail, pour révéler la vérité sur la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud ?

Pascal Couraud, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti. Depuis le 15 décembre 1997, celui qui signait ses articles «JPK» n’a plus donné signe de vie. La justice n’avait jusqu’alors privilégié qu’une seule hypothèse. Celle du suicide. Qu’en est-il exactement? Au delà de son combat contre les malversations de Gaston Flosse, ancien président du gouvernement de Polynésie, ne serait-il pas aussi question de « transferts financiers de Polynésie française vers le Japon, au profit de Jacques Chirac« ?

http://www.dailymotion.com/video/x2jkj5_le-journaliste-jpk-suicide_news

Selon certains témoignages, il enquêtait sur des transferts de fonds suspects entre Robert Wan, homme d’affaires tahitien proche de Gaston Flosse, et Jacques Chirac« 1.

En juin 2007, pendant l’instruction, maître Jean-Dominique des Arcis, l’avocat de Jean-Pascal Couraud, a fait part de ses soupçons que cette enquête pouvait avoir être à l’origine de l’enlèvement supposé du journaliste 2.

En septembre 2008, la police a trouvé au domicile de Flosse « une confession non signée, mais attribuée à Vetea Cadousteau, ancien membre du Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), la milice de Gaston Flosse (lorsqu’il était au pouvoir) » (dissoute en 20063, dans lequel Cadousteau affirmerait avoir assassiné Couraud à la demande de « l’un des deux ex-agents de la DGSE qui dirigeaient un service de renseignement mis en place par Flosse » 2. Selon ce témoignage, Couraud aurait été torturé puis noyé, son corps étant attaché à des blocs de béton. Mais la lettre, non signée, serait un faux2.

http://www.dailymotion.com/video/xeom27_jpk-un-journaliste-dans-la-flosse-c_news

Vetea Cadousteau a été retrouvé mort en montagne, en janvier 2004, dans des conditions suspectes2. Vetea Guilloux, un autre membre du GIP, avait été condamné pour un témoignage similaire, fait en octobre 2004, à trois mois de prison ferme pour « déclarations mensongères et dénonciation calomnieuse »

  1. « Compte japonais » de Jacques Chirac : perquisition à la DGSE, paru dans le journal Le Monde, le 6 juin 2008. Extrait : » Le juge Jean-François Redonnet, du tribunal de grande instance de Papeete, a procédé, mercredi 4 juin, à une perquisition dans les locaux de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) à Paris. Un transport judiciaire intervenu dans le cadre de l’affaire « JPK ». Le journaliste Jean-Pascal Couraud, surnommé JPK, disparu à Tahiti en 1997, enquêtait à l’époque, selon certains témoignages non vérifiés, sur des transferts de fonds suspects concernant le sénateur de Tahiti Gaston Flosse, un proche de Jacques Chirac. « 
  2.  Pascal Riché,
     Pascal Riché journaliste de Libération au Salon du livre de Paris en mars 2010, écrit l’article suivant : Disparition de JPK à Tahiti : Gaston Flosse sur la défensive, et le publie sur le site Rue 89, le 16 janvier 2009, à 18H14. « 
    Disparition de JPK à Tahiti : Gaston Flosse sur la défensive

    Douze ans après la mort du journaliste, une lettre accusatrice a été retrouvée chez l’ex-président de Polynésie.

    Jacques Chirac et Gaston Flosse le 28 juillet 2003 à Bora-Bora (Philippe Wojazer/Reuters)

    Près de douze ans après la disparition à Tahiti du journaliste Jean-Pascal Couraud, surnommé JPK, l’instruction avance, au point d’inquiéter l’ancien président de la Polynésie française, Gaston Flosse, 77 ans. Qui songe à organiser une conférence de presse.

    Pendant des années, la justice de Polynésie, sous pression, a donné l’impression de patauger et de faire du surplace. Le juge qui instruit aujourd’hui l’affaire, Jean-François Redonnet, et les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) avancent plus rapidement. Le magistrat n’a pas hésité, par exemple, à perquisitionner au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) et au domicile de Gaston Flosse.

    L’hypothèse -officielle jusque-là- d’un suicide par noyade du journaliste perd ainsi peu à peu de sa crédibilité. Et de plus en plus d’éléments et de témoignages concordants indiquent que JPK, qui gênait, serait mort aux mains de gros bras du pouvoir local : un commando formé de quatre hommes qui l’auraient noyé au large de Papeete.

    L’élément nouveau : une confession écrite

    En septembre, les policiers ont retrouvé dans le tiroir du bureau de Gaston Flosse, à son domicile, une confession non signée, mais attribuée à Vetea Cadousteau, ancien membre du Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), la milice de Gaston Flosse (lorsqu’il était au pouvoir) aujourd’hui dissoute. Deux analyses graphologiques ont été engagées pour vérifier l’authenticité de cette lettre.

    Vetea Cadousteau n’est plus là pour témoigner : il a été retrouvé dans la montagne le 24 janvier 2004, mort, un coup suspect à la tête. L’autopsie conclut à une mauvaise chute. Ce qui est difficile à croire : le rapport d’autopsie dont nous avons pris connaissance précise que le corps a été retrouvé sans chaussures, alors qu’il était censé chasser.

    La lettre retrouvée chez Flosse commence ainsi :

    « Je me nomme Vetea Cadousteau. j’écris ce testament car je sais que je serai tué dans quelque temps car j’ai participé à l’assassinat de Couraud. J’ai réfléchi à ce qui s’était passé et je n’arrive pas à vivre avec ça. (…) Je vais vous dire comment, pourquoi, pour qui j’ai exécuté Couraud ».

    Celui qui se présente comme Cadousteau raconte comment lui et trois autres membres du GIP, qu’il cite nommément, ont embarqué le journaliste (« et un dossier ») dans une voiture, puis sur un bateau :

    « Nous avons reçu l’ordre par Félicien de faire nettoyage de Couraud. »

    Ils auraient alors attaché les pieds de Couraud à « 04 gros ciments », auraient pris la direction de Moorea, auraient accroché leur victime « à une corde et une chaîne » et l’auraient fait descendre plusieurs fois dans l’eau, en lui demandant de parler du contenu de son dossier.

    L’auteur de la lettre écrit par la suite que les quatre hommes, après avoir téléphoné à un certain « Réré », ont lâché le corps, qui « est parti dans le fond ». Le lendemain, selon le récit, « Félicien » les a félicités.

    Un récit qui confirme un témoignage naguère écarté.

    « Félicien » désigne Félicien M., l’un des deux ex-agents de la DGSE qui dirigeaient un service de renseignement mis en place par Flosse (l’autre étant André Y.). Car si Flosse avait sa garde prétorienne, il avait aussi son propre service de barbouzes. Ce n’est pas la première fois que leur nom apparait dans ce dossier pour le moins confus.
    Pour Félicien, toute cette histoire n’est qu’une « affaire politico-financière » montée de toute pièce : « la lettre testament est bidon ».

    Ce n’est pas non plus la première fois que l’interrogatoire fatal de JPK est raconté. Au mois d’octobre 2004, Vetea Guilloux, employé au GIP, avait affirmé que Couraud avait été noyé, le corps lesté de parpaings, par des agents du GIP qui s’en étaient vantés un soir de beuverie.

    Vetea Guilloux avait été pris pour un fou et avait été condamné à une peine de prison ferme pour « déclarations mensongères et dénonciation calomnieuse ». L’enquête a, depuis, failli tomber en panne, plusieurs fois. Elle a repris sous l’impulsion du juge Redonnet.

    L’ombre du « compte japonais » de Chirac

    Les proches de JPK, sa famille comme son ancien ami Me Dominique des Arcis, ont aujourd’hui la conviction que la disparition du journaliste est liée à une enquête que Jean-Pascal Couraud menait sur les financements politiques du RPR. En arrière fond de ces soupçons, l’affaire du « compte japonais de Chirac ».

    En février 2007, le frère de JPK, Philippe Couraud, avait rencontré Maître Dominique des Arcis, également avocat du journaliste, dans un café. Ce dernier, racontera par la suite Philippe Couraud, lui aurait alors affirmé qu’il a été en possession d’informations relatives à des transferts de fonds de Polynésie française vers un compte ouvert au Japon au nom Jacques Chirac. Interviewé par Rue89 en janvier 2008, l’avocat avait démenti avoir prononcé le mot « Japon ». voir son interviewe en cliquant sur le lien suivant :  http://www.dailymotion.com/video/k7nhhYP8W07cBBsNuP#from=embed

    Mais il reconnaît que l’enquête que JPK et lui menaient sur le financement politique de la campagne de Chirac en 1995 peut très bien avoir été à l’origine de l’enlèvement supposé du journaliste.

    De l’enquête qu’avaient mené JPK et des Arcis, il reste une note de 13 pages que nous avons consultée (il y en avait initialement 14). Cette note, rédigée en 1998, fait état d’opérations financières mêlant Gaston Flosse, son ami Robert Wan, richissime homme d’affaires local, et Jacques Chirac. Le mot Japon y apparaît bien :

     « …CHIRAC et GASTON ont été ensemble au JAPON en juillet et en août. Or chacun sait que les cours de la perle noire de Tahiti sont entre les mains des Japonais. »

    Gaston Flosse sur la défensive

    Gaston Flosse a raconté aux policiers que « quelqu’un » lui a fait parvenir ces documents, mais qu’il n’a pas cru bon de les livrer aux autorités judiciaires parce qu’il avait « trouvé cette affaire farfelue » : « J’ai jugé que ce document n’était pas très intéressant pour l’affaire en cours », déclare-t-il aux policiers qui l’interrogent. Il considère que ces confessions « inventées » font partie d’une manoeuvre montée contre lui par ses adversaires politiques.

    Mais si ce testament était farfelu, pourquoi l’avoir « archivé » dans son bureau, lui ont demandé les policiers en septembre dernier ? Réponse du sénateur divers droite :

    « S’il y avait une quelconque réalité du récit, j’aurais fait disparaître ce document. »

    Détail troublant : le « testament », un texte écrit à la fois à la main et à la machine, a été trouvé dans le tiroir droit du bureau de Flosse, dans une grande enveloppe. A l’intérieur de la grande enveloppe se trouvait une plus petite enveloppe, également adressée à Flosse, contenant un relevé d’identité bancaire et une demande de rendez-vous manuscrite.

    Selon le journal Monde, qui a révélé une partie du contenu des documents trouvés au domicile de Gaston Fosse, à Pirae, le juge « s’intéresse aussi au crash d’un avion, en 2002, dans lequel a péri Boris Leontieff, le rival politique historique de M. Flosse », et dont JPK était très proche.

    En attendant, le sénateur pourrait être poursuivi pour délit d’entrave à la justice : fût elle anonyme, non datée, et de source inconnue, la pièce qu’il s’est abstenue de communiquer au juge est directement liée à l’enquête.

    Le 29 décembre, Gaston Flosse avait déjà réagi à ces informations par un communiqué posté sur son blog, pour faire part de son « effarement » :

    « Le sénateur Gaston Flosse précise qu’il s’est contenté de recevoir une lettre anonyme, relatant de prétendues révélations sur cette affaire, tout comme Oscar Temaru, en 2004, avait reçu le témoignage de Vetea Guilloux. Quand on sait que Vetea Guilloux a été condamné à de la prison ferme pour son témoignage, il n’y a aucune conclusion hâtive à tirer de ce document. »

    Il trouve « proprement scandaleux que la presse et ses détracteurs continuent de parler d’enlèvement et de meurtre de Jean-Pascal Couraud puisque, après plus de 10 ans depuis la disparition du journaliste, rien ne vient étayer cette thèse ». Sur son blog, il n’accuse pas les opposants locaux, mais carrément les services de l’Etat français :

    « A l’heure où le sénateur Gaston Flosse joue un rôle déterminant dans la réconciliation politique en Polynésie française, il ne peut que s’interroger sur l’intérêt de certaines autorités de l’Etat à manipuler sciemment des informations judiciaires dans le seul but de tenter de faire barrage à un consensus politique qui n’a pas l’assentiment de certains à Paris : pure coïncidence ou volonté délibérée ? »

    Photo : Jacques Chirac et Gaston Flosse le 28 juillet 2003 à Bora-Bora (Philippe Wojazer/Reuters)

  3. ↑ a et b Nouveaux éléments sur la mort d’un journaliste qui enquêtait sur les comptes de Chirac [archive]Le Monde (non-signé; avec l’AFP et Reuters), 30 décembre 2008.

Dans une enquête diffusée par France Inter, l’ancien avocat du journaliste Jean-Pascal Couraud, disparu à Tahiti, témoigne.

Stèle à la mémoire du journaliste Jean-Pascal Couraud (aimable autorisation d'avaiki nius agency).

JPK. Trois initiales qui flottent comme un fantôme sur la Polynésie française. Ce dimanche, cela fait dix ans que Jean-Pascal Couraud -dit JPK- a disparu, parti sans laisser d’adresse. Ce journaliste, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti enquêtait sur les affaires de l’ancien président polynésien Gaston Flosse ; sa famille a la conviction qu’il a été assassiné.

Plus précisément largué en pleine mer avec des parpaings aux pieds. Dans son émission hebdomadaire « Interception », France Inter a diffusé une contre-enquête accablante sur cette affaire où la justice n’a pas brillé par son efficacité.

Un journaliste de l’AFP agressé à son domicile

Cette hypothèse de l’assassinat, défendue par la famille Couraud, est longtemps restée lettre morte au Tribunal de grande instance de Papeete où le suicide avait la préférence des juges. L’homme venait juste de divorcer, il avait écrit des lettres désespérées.

Jusqu’à ce que certaines langues se délient. En 2004, Vetea Guilloux, un ancien membre du GIP (Groupe d’intervention de la Polynésie) se met à table. Cette étrange police parallèle de renseignement, à la solde du président Gaston Flosse, serait liée de près à la disparition. Mais cela ne suffit pas à prouver le meurtre.

A cette époque, une atmosphère de peur règne sur cette affaire. Tout ceux s’y intéressant un peu trop sont immédiatement surveillés, filés voire intimidés. La mésaventure est arrivée à un journaliste de l’AFP basé à Tahiti depuis quarante ans. Fin 2004, Eric Monod venait tout juste de réaliser un reportage sur le feuilleton JPK lorsqu’en rentrant chez lui un soir, il est sauvagement agressé par « deux membres du GIP ».

D’après les témoignages de plusieurs anciens du GIP, un groupe de gros bras s’est débarrassé du journaliste. En fait, c’est une tentative d’intimidation qui aurait mal tourné. Les pieds lestés de parpaings, attaché à une corde, JPK aurait été immergé à plusieurs reprises, jusqu’à ce que ses bourreaux relèvent un cadavre.

De gauche à droite: Lucien Kimitete, Louis Lepensec, Boris Léontieff, Jean-pascal Couraud

Les confidences tardives de l’ancien avocat de JPK

Pourquoi prendre autant de risques en s’en prenant à un journaliste connu à Tahiti pour son combat anti-corruption ? Le mobile du crime tiendrait, selon ses proches, à l’un des dossiers que l’enquêteur avait en sa possession.

Pour la première fois, l’ancien avocat de JPK, maître Jean-Dominique des Arcis, consent à donner des détails sur les mobiles possibles de l’histoire. Interrogé par Benoît Collombat de France Inter, il dit d’abord sa conviction qu’il ne s’agit pas d’un suicide, « c’est clair et net ». Au passage, notez qu’il revient sur son premier témoignage devant le juge d’instruction, où il avait alors défendu mordicus la version du suicide. Puis, il évoque les fameux dossiers, à commencer par la piste japonaise conduisant à… Jacques Chirac.

Mieux : « parmi les différentes pistes explorées à l’époque, JPK travaillait aussi sur de possibles détournements de l’argent des fonds européens affectés à la Polynésie ». selon Jean-Dominique des Arcis.

Le dossier pourrait bientôt connaître de nouveaux rebondissements, car la chambre de l’Instruction de la cour d’appel de Papeete a autorisé le juge chargé de l’affaire à demander une partie du dossier… Clearstream. En effet, les scellés 32 et 33 contenant une partie des archives du général Rondot, ancien Conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales, sont consacrés au fameux compte japonais.

Flosse : « Vous me voyez commanditer l’assassinat ? “

Vous me faites rire’, rétorque Gaston Flosse, parlant de ‘scénario’ sans la moindre preuve des accusations portées par la famille de la victime. Le sénateur (UMP) proche de Jacques Chirac est interrogé par Benoît Collombat.

Lundi 16 décembre, l’ancien avocat de JPK doit à nouveau être entendu par le nouveau juge d’instruction désigné à Tahiti. Même déclinant, le règne de ‘papa’ Flosse en Polynésie comporte encore de nombreuses zones d’ombre.

Photo : Jason Brown, aimable autorisation d’Avaiki Nius Agency 

Nouvelle Calédonie : renouer le dialogue sur l’île de Maré

Aujourd’hui à 13h01 – 1’05 – par Ibrahim Ahmed Hazi
Le Haut commissaire et le patron de la Gendarmerie sont sur place pour tenter de renouer le dialogue.

Vous trouverez ci-dessous, l’historique de l’affaire vu par la famille du journaliste Jean-Pascal Couraud :

 Jean-Pascal Couraud est né en 1960 à Poitiers. Il arrive en Polynésie française avec ses parents, sa sœur et ses deux frères à l’âge de 5 ans. Après des études à l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence, il démarre en 1984 en Polynésie française sa carrière de journaliste dans le journal Les Nouvelles. Il est d’abord vite reconnu comme journaliste sportif dans les milieux de la pirogue et du surf, sport qu’il a pratiqué régulièrement tout au long de sa vie. Remarqué pour ses qualités professionnelles, il est nommé rédacteur en chef des Nouvelles en 1986. Il a alors 26 ans. Gaston Flosse est président du gouvernement de la Polynésie française et secrétaire d’état pour le Pacifique Sud dans le gouvernement Chirac, issu de la première cohabitation. 

http://www.dailymotion.com/Lolo34#videoId=x3nwg

    Il se fait rapidement remarquer dans toute la Polynésie française par ses articles sans concession pour le pouvoir en place, articles qu’il signe des trois lettres JPK, nom de plume sous lequel il se fera connaître. Insensible aux pressions diverses, il reste fidèle à une éthique professionnelle basée sur la recherche de la vérité. Porté par un idéal qui ne le quittera jamais, il défend inlassablement le principe d’honnêteté et de moralité dans l’action politique. Considérant que pour un journaliste, se taire équivaut à être complice, ses articles peuvent être parfois extrêmement sévères. Il est aussi journaliste d’investigation et révèle des pratiques discutables en matière d’utilisation de fonds publics. Apprécié pour ses talents de journaliste, il devient progressivement la bête noire du Tahoera’a huiraatira’a et de son président Gaston Flosse.

http://www.dailymotion.com/Lolo34#videoId=x3qap

 En 1987, Jean-Pascal vit depuis déjà un certain temps avec Noella G., jeune femme polynésienne issue d’une grande famille de Papeete. Il devient le père d’un jeune garçon nommé Teiva.

    Il est licencié des Nouvelles en avril 1988, peu de temps après la parution d’un numéro spécial consacré à Gaston Flosse, qui sera immédiatement saisi sur décision de justice quelques heures après sa parution . Et pourtant, en dehors d’un éditorial dévastateur, qui, plus de 15 ans après, reste encore aujourd’hui d’une saisissante actualité, ce numéro spécial ne fait que reprendre différents articles parus dans la presse locale et nationale au cours des trois années précédentes. 

http://www.dailymotion.com/Lolo34#videoId=x3qwu

    Jean-Pascal devient alors presque naturellement et sans difficulté, responsable du service de presse du Gouvernement présidé par Alexandre Léontieff, arrivé au pouvoir suite à une motion de censure votée par des conseillers territoriaux dissidents du Tahoera’a huiraatira’a et l’opposition de l’époque. Il poursuit toutefois dans ce nouvel emploi son travail de journaliste d’investigation et continue à s’investir avec fougue dans les différents combats qu’il avait entamés comme rédacteur en chef des Nouvelles.

    En 1991, le Tahoera’a huiraatira’a, allié à d’autres composantes autonomistes, retrouve le pouvoir. Jean-Pascal est alors embauché quelques mois après comme chargé de communication auprès de Boris Léontieff, maire d’Arue. Il devient progressivement un précieux collaborateur du maire et de l’homme politique d’opposition qu’est devenu Boris Léontieff. Pendant toutes ces années, il s’engage résolument aux côtés des associations de défense de l’environnement.

    Cet engagement est résolument partagé par M. T., sa nouvelle compagne, qu’il épouse en août 1990 et avec qui il aura un deuxième fils, Vaimeho, deux ans après. En 1994-1995, ils construisent une maison à Punaauia, sur les hauteurs de Te maru ata. Avec sa femme dont il est éperdument amoureux, et les trois enfants, Vaitea, fille de M., Teiva et Vaimeho, Jean-Pascal mène une vie bien remplie, partagée entre sa famille, son activité professionnelle à la mairie d’Arue, et l’action politique et associative.

    En 1996, avec Philippe, son frère aîné, il participe étroitement à la création du parti politique Fetia api, présidé par Boris Léontieff, ainsi qu’à la définition de son positionnement politique. Il devient le principal rédacteur du programme électoral élaboré pour les élections territoriales de mars 1996, remportées une fois encore par le Tahoera’a huiraatira’a et son président Gaston Flosse.

    Aux côtés de Boris Léontieff, Lucien Kimetete, maire de Nuku Hiva, et les membres du bureau exécutif du Fetia api, Jean-Pascal participe à tous les combats politiques de l’époque. Il multiplie les contacts, conforte ses relations et ses amitiés dans les milieux syndicaux, politiques et associatifs. Politiquement proche du parti socialiste, il entretient des réseaux professionnels avec plusieurs ministres et responsables de ce parti.

    A partir du début d’année 1997, Jean-Pascal connaît pourtant une vrai période de doute, telle que l’on peut la ressentir à cet âge lorsque l’on s’aperçoit que, décidément, la vie n’apportera peut-être pas tout ce dont on avait rêvé. Et même si ses amis, sa famille, tentent de le convaincre qu’il est difficile de changer le monde, les choses, pour lui, ne progressent pas assez vite. Il s’interroge sur sa situation professionnelle et envisage très sérieusement un vrai retour au journalisme. Il supporte mal de voir quelques compagnons de lutte changer de bord, pour des raisons avant tout matérielles.

    Il est malgré tout aux côtés de Francis Stein lorsque celui-ci est candidat Fetia api sur la circonscription Ouest de Polynésie lors des élections législatives de mai 1997. Quelques mois après, il reprend un travail d’investigation dans une affaire touchant directement le président du gouvernement et dépose lui-même une plainte au tribunal pour ingérence. Fin 1997, il participe activement à la lutte menée contre la réalisation d’un centre d’enfouissement technique de déchets ménagers sur le site de Paihoro, situé à 60 km de Papeete.

    Ainsi, Jean-pascal, même s’il ne le réalisait certainement pas lui-même, était devenu petit à petit plus pointu, plus incisif et plus percutant dans le domaine de l’action politique qu’il menait avec Boris Léontieff.

    Aussi, lorsque Jean-Pascal disparaît brusquement dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, c’est bien sûr avec stupeur et incompréhension que sa famille et ses amis se lancent d’abord à sa recherche. Au fur et à mesure des jours et des semaines qui passent, l’espoir de le retrouver en vie s’estompe avec douleur. Les doutes et les incertitudes jamais levés sur le déroulement de la dernière soirée passée à son domicile ont laissé un profond sentiment de malaise dans l’entourage familial. La justice, qui avait été saisie de cette affaire dans le cadre d’une plainte déposée pour enlèvement et séquestration, n’est jamais parvenu jusqu’à ce jour, à déterminer les motifs et les conditions de sa disparition.

Jean-Pascal Couraud, dit «JPK», était un journaliste engagé de Polynésie. Très connu à Tahiti, cet ex-rédacteur en chef des «Nouvelles de Tahiti» disparait mystérieusement le 15 décembre 1997. Il enquêtait sur un élu local de Polynésie soupçonné de corruption. Il apparait qu’au moment de sa disparition, JPK était suivi par des barbouzes et avait fait l’objet de tentatives d’intimidation. A-t-il été éliminé ? Son corps n’a jamais été retrouvé, pourtant certains étaient prêts à admettre la thèse du suicide. Pendant des années, la justice polynésienne a refusé d’enquêter sur son décès. Certains éléments semblent pourtant très troublants… pour en savoir plus, en version vidéo,  cliquer sur le lien suivant :

http://www.dailymotion.com/video/xhrbkf_figra-2011-jpk-l-homme-qui-faisait-trembler-tahiti_news

Interviewe de l’ancien membre du GIP qui suivait le journaliste de JPK à la demande de G.. Fosse – http://t.co/DEYHNar via @Dailymotion qui a assisté à l’enlèvement du journaliste Jean-Pascal Couraud.  Cliquer sur le lien suivant : http://www.dailymotion.com/video/x3nwg_jpk01-2_news

A propos de Jean-Pascal Couraud 

Une nuit de décembre, Jean-Pascal a disparu.

Au petit matin, un ciel en deuil pleurait une pluie fine, je m’ en souviens.

Jean- Pascal n’ est jamais revenu.

Pendant sept ans une molle justice fit mine d’ éclaircir le mystère.

Puis de l’ Assemblée du Peuple montèrent des voix indignées : Jean- Pascal aurait été assassiné.

Du Palais de l’ Injustice filtra très vite le sourd murmure d’ un homme encagoulé, terrorisé, accusé d’ avoir parlé . Menteur, dit. le Juge. Cette vérité n’ est pas la bonne .

L’ homme fut mis à l’ ombre.

Au dessus de la maison familiale le ciel reprit le deuil. On boucha les oreilles des enfants effrayés. La clameur du scandale, l’ horreur des détails, entraient par les portes et fenêtres.

Enfin l’ écho d’ une fervente prière s’ éleva d’ une vallée, accompagnant l’ âme du disparu. Elle berça les enfants.

Certains jours, en regardant la mer, je vois scintiller dans ses reflets le visage de mon frère. Dans une trouée de lumière, il surgit de ma mémoire.

Nous tous, famille, amis, savons aujourd’hui plus encore à quel point nous devons continuer le combat pour la vérité, quel qu’ en soit le prix. Et nous avons besoin de l’ aide honnête, sincère et sans réserves de ceux qui la détiennent. Sylvie Couraud.

 Jean-pascal et son fils Teiva (1988)

Vous souhaitez avoir un aperçu de son parcours, voici la biographie de Jean-Pascal Couraud :

Jean-Pascal Couraud est né en 1960 à Poitiers. Il arrive en Polynésie française avec ses parents, sa sœur et ses deux frères à l’âge de 5 ans. Après des études à l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence, il démarre en 1984 en Polynésie française sa carrière de journaliste dans le journal Les Nouvelles. Il est d’abord vite reconnu comme journaliste sportif dans les milieux de la pirogue et du surf, sport qu’il a pratiqué régulièrement tout au long de sa vie. Remarqué pour ses qualités professionnelles, il est nommé rédacteur en chef des Nouvelles en 1986. Il a alors 26 ans. Gaston Flosse est président du gouvernement de la Polynésie française et secrétaire d’état pour le Pacifique Sud dans le gouvernement Chirac, issu de la première cohabitation.

    Il se fait rapidement remarquer dans toute la Polynésie française par ses articles sans concession pour le pouvoir en place, articles qu’il signe des trois lettres JPK, nom de plume sous lequel il se fera connaître. Insensible aux pressions diverses, il reste fidèle à une éthique professionnelle basée sur la recherche de la vérité. Porté par un idéal qui ne le quittera jamais, il défend inlassablement le principe d’honnêteté et de moralité dans l’action politique. Considérant que pour un journaliste, se taire équivaut à être complice, ses articles peuvent être parfois extrêmement sévères. Il est aussi journaliste d’investigation et révèle des pratiques discutables en matière d’utilisation de fonds publics. Apprécié pour ses talents de journaliste, il devient progressivement la bête noire du Tahoera’a huiraatira’a et de son président Gaston Flosse.

    En 1987, Jean-Pascal vit depuis déjà un certain temps avec Noella G., jeune femme polynésienne issue d’une grande famille de Papeete. Il devient le père d’un jeune garçon nommé Teiva.

    Il est licencié des Nouvelles en avril 1988, peu de temps après la parution d’un numéro spécial consacré à Gaston Flosse, qui sera immédiatement saisi sur décision de justice quelques heures après sa parution . Et pourtant, en dehors d’un éditorial dévastateur, qui, plus de 15 ans après, reste encore aujourd’hui d’une saisissante actualité, ce numéro spécial ne fait que reprendre différents articles parus dans la presse locale et nationale au cours des trois années précédentes.

    Jean-Pascal devient alors presque naturellement et sans difficulté, responsable du service de presse du Gouvernement présidé par Alexandre Léontieff, arrivé au pouvoir suite à une motion de censure votée par des conseillers territoriaux dissidents du Tahoera’a huiraatira’a et l’opposition de l’époque. Il poursuit toutefois dans ce nouvel emploi son travail de journaliste d’investigation et continue à s’investir avec fougue dans les différents combats qu’il avait entamés comme rédacteur en chef des Nouvelles.

    En 1991, le Tahoera’a huiraatira’a, allié à d’autres composantes autonomistes, retrouve le pouvoir. Jean-Pascal est alors embauché quelques mois après comme chargé de communication auprès de Boris Léontieff, maire d’Arue. Il devient progressivement un précieux collaborateur du maire et de l’homme politique d’opposition qu’est devenu Boris Léontieff. Pendant toutes ces années, il s’engage résolument aux côtés des associations de défense de l’environnement.

    Cet engagement est résolument partagé par M. T., sa nouvelle compagne, qu’il épouse en août 1990 et avec qui il aura un deuxième fils, Vaimeho, deux ans après. En 1994-1995, ils construisent une maison à Punaauia, sur les hauteurs de Te maru ata. Avec sa femme dont il est éperdument amoureux, et les trois enfants, Vaitea, fille de M., Teiva et Vaimeho, Jean-Pascal mène une vie bien remplie, partagée entre sa famille, son activité professionnelle à la mairie d’Arue, et l’action politique et associative.

    En 1996, avec Philippe, son frère aîné, il participe étroitement à la création du parti politique Fetia api, présidé par Boris Léontieff, ainsi qu’à la définition de son positionnement politique. Il devient le principal rédacteur du programme électoral élaboré pour les élections territoriales de mars 1996, remportées une fois encore par le Tahoera’a huiraatira’a et son président Gaston Flosse.

    Aux côtés de Boris Léontieff, Lucien Kimetete, maire de Nuku Hiva, et les membres du bureau exécutif du Fetia api, Jean-Pascal participe à tous les combats politiques de l’époque. Il multiplie les contacts, conforte ses relations et ses amitiés dans les milieux syndicaux, politiques et associatifs. Politiquement proche du parti socialiste, il entretient des réseaux professionnels avec plusieurs ministres et responsables de ce parti.

    A partir du début d’année 1997, Jean-Pascal connaît pourtant une vrai période de doute, telle que l’on peut la ressentir à cet âge lorsque l’on s’aperçoit que, décidément, la vie n’apportera peut-être pas tout ce dont on avait rêvé. Et même si ses amis, sa famille, tentent de le convaincre qu’il est difficile de changer le monde, les choses, pour lui, ne progressent pas assez vite. Il s’interroge sur sa situation professionnelle et envisage très sérieusement un vrai retour au journalisme. Il supporte mal de voir quelques compagnons de lutte changer de bord, pour des raisons avant tout matérielles.

    Il est malgré tout aux côtés de Francis Stein lorsque celui-ci est candidat Fetia api sur la circonscription Ouest de Polynésie lors des élections législatives de mai 1997. Quelques mois après, il reprend un travail d’investigation dans une affaire touchant directement le président du gouvernement et dépose lui-même une plainte au tribunal pour ingérence. Fin 1997, il participe activement à la lutte menée contre la réalisation d’un centre d’enfouissement technique de déchets ménagers sur le site de Paihoro, situé à 60 km de Papeete.

    Ainsi, Jean-pascal, même s’il ne le réalisait certainement pas lui-même, était devenu petit à petit plus pointu, plus incisif et plus percutant dans le domaine de l’action politique qu’il menait avec Boris Léontieff.

    Aussi, lorsque Jean-Pascal disparaît brusquement dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, c’est bien sûr avec stupeur et incompréhension que sa famille et ses amis se lancent d’abord à sa recherche. Au fur et à mesure des jours et des semaines qui passent, l’espoir de le retrouver en vie s’estompe avec douleur. Les doutes et les incertitudes jamais levés sur le déroulement de la dernière soirée passée à son domicile ont laissé un profond sentiment de malaise dans l’entourage familial. La justice, qui avait été saisie de cette affaire dans le cadre d’une plainte déposée pour enlèvement et séquestration, n’est jamais parvenu jusqu’à ce jour, à déterminer les motifs et les conditions de sa disparition.

A propos de Jean-Pascal Couraud

Une nuit de décembre, Jean-Pascal a disparu.

Au petit matin, un ciel en deuil pleurait une pluie fine, je m’ en souviens.

Jean- Pascal n’ est jamais revenu.

Pendant sept ans une molle justice fit mine d’ éclaircir le mystère.

Puis de l’ Assemblée du Peuple montèrent des voix indignées : Jean- Pascal aurait été assassiné.

Du Palais de l’ Injustice filtra très vite le sourd murmure d’ un homme encagoulé, terrorisé, accusé d’ avoir parlé . Menteur, dit. le Juge. Cette vérité n’ est pas la bonne .

L’ homme fut mis à l’ ombre.

Au dessus de la maison familiale le ciel reprit le deuil. On boucha les oreilles des enfants effrayés. La clameur du scandale, l’ horreur des détails, entraient par les portes et fenêtres.

Enfin l’ écho d’ une fervente prière s’ éleva d’ une vallée, accompagnant l’ âme du disparu. Elle berça les enfants.

Certains jours, en regardant la mer, je vois scintiller dans ses reflets le visage de mon frère. Dans une trouée de lumière, il surgit de ma mémoire.

Nous tous, famille, amis, savons aujourd’hui plus encore à quel point nous devons continuer le combat pour la vérité, quel qu’ en soit le prix. Et nous avons besoin de l’ aide honnête, sincère et sans réserves de ceux qui la détiennent. Sylvie Couraud

La création du comité de soutien décidée au début du mois de novembre 2004Jean-Pascal Couraud est un ancien journaliste connu en Polynésie française sous le nom de JPK, rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti de 1986 à 1988, puis de 1991 à 1997, chargé de communication auprès de Boris Léontieff avec qui il menait un combat politique farouche contre le Tahoera’a huira’atiraa et son président Gaston Flosse. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, Jean-Pascal disparaît brutalement et définitivement de son domicile dans des conditions qui n’ont jamais pu être établies avec certitude, malgré l’enquête judiciaire et l’enquête de gendarmerie menées à l’époque.

Le 5 octobre 2004, Vetea Guilloux, salarié du groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), établissement placé sous la tutelle de la présidence du gouvernement de Polynésie française, déclare à un ministre du gouvernement de la Polynésie française :

1-     avoir été lui-même en charge d’une filature et d’un espionnage en règle de Jean-Pascal Couraud dans la période précédant sa disparition intervenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, au sein d’une équipe placée sous la direction d’un ancien responsable de la DGSE nommément désigné ;

2-     avoir participé au sein d’un commando de 5 personnes, dont deux de ses collègues nommément désignés, tous salariés du GIP (service placé sous l’autorité de la Présidence du gouvernement de la Polynésie française), à l’enlèvement de Jean-Pascal Couraud, mentionnant ensuite des faits de torture et, après en avoir reçu l’ordre par téléphone, des faits d’assassinat.

Lors de son interrogatoire par les gendarmes plus d’une semaine après, Vetea Guilloux a maintenu ces mêmes déclarations de torture et d’assassinat, mais a avoué seulement en avoir reçu le récit par ses deux collègues lors d’une soirée arrosée. Puis, il s’est rétracté au milieu de la deuxième nuit de garde à vue, épuisé et apeuré face à ses collègues qu’il venait de dénoncer. Sans même en avoir informé le juge chargé à l’époque de l’enquête sur cette disparition et qui n’avait pas encore clôturé officiellement le dossier, le procureur de la république a fait procéder aussitôt au jugement de Vetea Guilloux en comparution immédiate, celui-ci étant assisté d’un avocat désigné deux heures avant l’audience. Le 14 octobre 2004, moins de 48 heures après son arrestation, Vetea Guilloux a été condamné pour dénonciation mensongère et calomnieuse à un an de prison dont neuf mois avec sursis.

Dés le lendemain de son jugement, Vetea Guilloux a réitéré ses déclarations initiales et a déclaré être revenu sur ses propos devant les gendarmes par peur et par fatigue. Il a donc maintenu l’ensemble de ses déclarations  en audience d’appel du 4 novembre 2004.

Confrontée à la gravité de ces accusations, et constatant que malgré quelques incohérences, le scénario de l’assassinat décrit par Vetea Guilloux restait malgré tout une hypothèse plausible, la famille de Jean-pascal Couraud, constituée auprès d’un avocat, et appuyée par l’association Reporter sans frontières, a bien sûr sollicité dés le 3 novembre 2004 la réouverture de l’enquête pour faits nouveaux auprès du procureur de la république. Cette demande de ré ouverture pour charges nouvelles était alors rejetée.

Dans l’attente du jugement devant être rendu le 18 novembre, choqués par l’attitude du procureur de la république, la famille et les amis de Jean-Pascal Couraud qui souhaitaient se réunir et s’associer dans cette épreuve, ont créé le vendredi 12 novembre 2004 un comité de soutien dans le but d’obtenir la réouverture de l’enquête relative aux conditions de la disparition de JPK et d’obtenir la vérité sur les circonstances et les causes de cette disparition.

En effet, de l’aveu même du ministère public, il était alors devenu évident que la situation de crise politique que traversait la Polynésie française allait constituer un obstacle majeur à la recherche de la vérité. Selon le procureur général, enquêter sur un assassinat possible d’un opposant politique notoire par des employés du GIP, aurait immédiatement été interprété par l’opinion comme une confirmation de cet assassinat.

Parallèlement à l’action judiciaire qui devait se poursuivre, il était donc devenu essentiel de rappeler avec force aux institutions le devoir de justice et de vérité dû à chaque citoyen indépendamment de toute autre considération, surtout s’agissant de faits pouvant être criminels. L’existence d’un comité de soutien réunissant famille et amis a facilité la mobilisation des media et de l’opinion.

Cette réouverture de l’enquête devait également permettre de reprendre le travail d’investigation visant à déterminer plus précisément le déroulement de la dernière soirée de Jean-Pascal Couraud à son domicile. En effet, l’enquête menée d’abord par la gendarmerie puis par le juge d’instruction n’avait jamais réussi à lever les doutes importants qui avaient toujours subsisté à ce sujet.

Le rôle du comité

    Comme indiqué dans sa dénomination, le comité de soutien visait au départ à obtenir, par tout moyen légal, la réouverture de l’enquête et la recherche de la vérité sur les conditions de la disparition de Jean-Pascal Couraud. Aujourd’hui, après une forte action du comité de soutien, relayée par les médias en novembre et décembre 2004, une nouvelle enquête a été ouverte suite au dépôt de plainte pour assassinat et complicité déposée en décembre 2004 par la famille de JPK.

Constitué juridiquement en association, le comité de soutien peut engager en son nom à toute action utile auprès de l’institution judiciaire ou de toute autre administration visant à atteindre les buts qu’il s’est fixé.

La forme associative permet par ailleurs à toute personne désirant soutenir la démarche de se joindre à la famille et aux amis de Jean-pascal Couraud et de manifester ce soutien par l’adhésion formelle à l’association.

Les responsables du comité de soutien s’engagent à tenir informées les membres du comité au fur et à mesure du déroulement des évènements. Pour ce faire, un site a été créé, régulièrement mis à jour du déroulement des procédures en cours et de l’enquête conduite. Il accueille également les démarches d’adhésion au comité.

Les membres du bureau

Le comité de soutien a été  créé le vendredi 12 novembre 2004 lors d’une assemblée générale constitutive. Le bureau directeur désigné lors de cette réunion sont les suivants :

Président                                                              Philippe Couraud

Secrétaire                                                             Dominique Morvan

Trésorier                                                               Eric Monod

Assesseur                                                             Rémy Cuitot

Cotisation

La cotisation d’adhésion au comité de soutien est fixé à 1000 fcp ou 10 euros.

Adresse

Comité de soutien pour la recherche de la vérité sur la disparition de JPK

BP 4106 – 98728 Vaiare MOOREA

POLYNÉSIE FRANÇAISE

Compte japonais de Chirac : du nouveau côté Tahiti

Par Pascal Riché | Rue89 | 10/09/2007 | 01H00

Jean-Pascal Couraud, journaliste retrouvé mort à Tahiti (DR).Le comité de soutien pour la réouverture de l’enquête et la recherche de la vérité sur la disparition de Jean-Pascal Couraud, alias » JPK » , » suicidé » en 1997, a décidé de rendre public le nom de l’avocat qui, le premier, a évoqué un lien possible entre cette sombre affaire avec le » compte japonais de Chirac » . Il s’agit de Maître Jean-Dominique des Arcis.

Voici ce que nous écrivions en juillet dernier :

Philippe Couraud, frère de JPK, raconte à Rue89 qu’il a, en février, recueilli les confessions de l’avocat ami de son frère en février dernier. C’était un avocat engagé contre Flosse, qui continue d’exercer à Tahiti. » Pendant dix ans, cet avocat avait pourtant conforté la thèse du suicide de Jean-Pascal. Et là, spontanément, dans mon bureau, il a commencé à me parler de cette affaire » . Il lui a raconté comment, avec Jean-Pascal Couraud, ils avaient pris connaissance de virements comptables d’une société de perliculture ayant pignon sur rue vers un compte japonais dont le détenteur était, croyaient-ils, Jacques Chirac.

L’avocat a été suivi, cambriolé. Quelqu’un à Paris l’aurait mis en garde : » Arrête tout, où tu es mort. » Il aurait alors décidé de prendre ses distances.

Philippe Couraud et ses amis viennent de donner des détails de cet épisode sur leur site. Maître Jean-Dominique des Arcis aurait, selon eux, confirmé devant le juge les propos qu’il avait tenus en février devant Philippe Couraud. En 1997, juste avant sa mort, JPK disposait, aurait déclaré des Arcis au juge, d » informations précises » sur les transferts financiers effectués de la Polynésie vers un compte bancaire japonais qui aurait appartenu à Chirac » .

 » Sur la base de ce témoignage, nos avocats ont demandé que les pièces saisies chez le général Rondot concernant ce compte japonais soient versées au dossier d’enquête. La famille, partie civile, a par ailleurs adressé un courrier (…) aux juges d’Huy et Pons, en charge de l’affaire Clearstream, afin de signaler les liens possibles entre la DGSE et la disparition de Jean-Pascal Couraud. »

Enfin le site des amis de JPK livre également le nom du groupe de perliculture par lequel des transferts financiers seraient partis vers le supposé compte japonais de Chirac. Il s’agirait disent-ils, du groupe Wan :

 » Il [des Arcis, en février] mentionne également l’existence de comptes bancaires que Flosse et un autre homme politique français (Jacques Chirac) possèdaient dans une même banque au Japon. Il indique qu’en 1997, il disposait d’informations fiables émanant de personnes travaillant au sein du groupe Wan, relatives à des transferts financiers effectués vers le Japon, sur le compte de cet autre homme politique.  »

 » Il avait rédigé une fiche sur cette affaire. Jean-Pascal Couraud disposait de ce document. Maître des Arcis indique qu’à la même époque, qu’il qualifie de » très chaude » , il avait été cambriolé et son disque d’ordinateur volé ; on avait également tenté de l’acheter, en vain. Puis il fut progressivement suivi en permanence de manière ostensible. Il chercha alors à se renseigner auprès de connaissances proches du milieu des services secrets sur la nature exacte du problème qu’il posait, il cite l’entourage de Focart et de diverses personnes intervenant dans le monde politique. L’ami avocat qui était alors son intermédiaire, lui indiqua que » s’il poursuivait ses investigations sur ces transferts comptables, il serait mort » . Maître des Arcis décidait alors, soucieux de protéger sa femme et sa famille, de laisser effectivement tomber le combat qu’il menait. Les intimidations cessèrent. »

Le juge a proposé, le 10 juillet dernier, de clore l’enquête. La famille dispose depuis lors de trois mois pour demander des investigations complémentaires, audition de nouveaux témoins ou vérification de certains points du dossier. Au terme de ces trois mois, et faute de mise en examen, une ordonnance de non-lieu est probable.

Pascal Riché

► Mis à jour le 12/09/2007 : Selon le PV de l’audition de des Arcis devant le juge, que nous avons pu lire, l’avocat affirme qu’il croit au suicide de « JPK » . Extraits :  «   En tant qu’avocat, je sais ce que Jean-Pascal Couraud détenait comme informations et pour lesquelles il voulait bien m’informer, mais je ne peux pas vous en dire plus pour des raisons liées au secret professionnel » , dit-il.

Mais aussi, à propos des transferts de fonds vers le Japon :  » Je pense que Philippe Couraud [le frère du défunt]fait de l’auto-persuasion et qu’il me prête des propos qu’il aurait souhaité entendre de ma part. »

Interrogé sur sa conviction personnelle quant à la mort de Jean-Pascal Couraud :  » Moi, jusqu’à présent, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’un suicide et rien ne me permet aujourd’hui de penser qu’il s’agit d’un assassinat. » L’essentiel, c’est que des Arcis reconnait l’existence d’une note, qui confirmerait des transferts d’argent vers un compte japonais appartenant à Jacques Chirac. Le juge lui demande s’il est vrai qu’il dispose d’informations fiables de personnes travaillant au sein du groupe Wan concernant les transferts financiers effectués vers ce compte, s’il est également vrai qu’une fiche aurait été rédigée sur cette affaire, et que Jean-Pascal Couraud aurait détenu ce document. Il répond :

« J’ai fait état au cours de cet entretien avec M. Philippe Couraud de l’existence d’une note circulant à Papeete en 1998-1999 faisant état de transferts de fonds par WAN à M. Jacques Chirac. Cette note était certainement plus ancienne mais j’en ai eu connaissance qu’en 1998-1999. Je ne sais pas si M. Jean-Pascal Couraud était en possession de cette note. Je précise que cette note avait été rédigée anonymement et qu’elle faisait l’inventaire d’affaires. »

Rappel des différents qui ont inquiétés Gaston Flosse :

DROIT DE SUITE

Affaire JPK : le journaliste qui accusait la justice condamné pour diffamation

A rticle de Pascal Riché publié par Rue89 dans la rubrique Droit de justice le 25/06/2009 à 14H45.
La 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a condamné mardi Alex du Prel, le directeur du journal Tahiti-Pacifique, pour avoir diffamé le procureur Jean Bianconi. J’avais assisté à cet étrange procès, qui s’était tenu en l’absence de tous les acteurs de cette affaire, à 16 500 kilomètres des faits jugés, le mois dernier.

Alex du Prel avait, dans un article publié en janvier 2007, accusé le parquet de Papeete de chercher à étouffer l’affaire de la disparition controversée du journaliste d’investigation « JPK » (Jean-Pascal Couraud).

1 000 euros d’amende et 1 000 euros de dommages et intérêt

Ill écrivait notamment :

« Serait-ce dû au fait qu’un haut magistrat pourrait se croire investi par une sorte de “mission divine”, qui consisterait à orchestrer une machination (à laquelle certains juges accepteraient de participer) pour protéger par tous les moyens l’ex-GIP et son chef Rere Puputauki qui, s’il était condamné, pourrait mettre en danger le sénateur Flosse, lequel à son tour pourrait alors mettre en danger “les plus hautes sphères de l’Etat” ? »

Du Prel, devra payer une amende de 1 000 euros et devra verser à Bianconi 1 000 euros de dommages et intérêts. Il a décidé de ne pas faire appel, selon son avocate, Me Claire Doubliez.

Reporter sans frontières a regretté cette décision de justice  :

« Il est regrettable que la justice soit plus prompte à attaquer et condamner un journaliste qui critique son action, plutôt que de concentrer ses efforts sur la résolution de dossiers criminels, dont l’affaire de la mort de Jean-Pascal Couraud. »

C’est grâce aux efforts de la famille de JPK et à quelques journalistes courageux comme Alex du Prel que l’affaire JPK n’a pas été classée.

Jean-Pascal Couraud, qui enquêtait sur des affaire sensibles mettant en cause le potentat local Gaston Flosse, a disparu en 1987. La thèse du suicide, qui avait initialement été privilégiée, est depuis deux ans sérieusement remise en cause par plusieurs témoignages.

Un extrait du jugement, dont j’ai copie intégrale :

Sur la bonne foi
Si les imputations diffamatoires sont réputées faites dans l’intention de nuire, le prévenu peut cependant justifier de sa bonne foi et doit, à cette fin, établir qu’il poursuivait, en
publiant les propos litigieux, un but légitime exclusif de toute animosité personnelle, qu’il a
conservé dans l’expression une suffisante prudence et qu’il s’est appuyé sur une enquête
sérieuse.
En évoquant les aléas d’une enquête sur la disparition d’un journaliste et l’éventualité que
celle-ci soit consécutive à un crime dans lequel pourraient être impliqués des agents
publics, le prévenu poursuivait un but légitime d’information du public et spécialement de
ses lecteurs de Polynésie française. Rien dans les propos poursuivis ni dans aucun autre élément produit aux débats ne permet de
retenir qu’au delà de ce but d’information du public, le prévenu aurait en fait été mu par une
animosité de nature personnelle à l’encontre de la partie civile.
Les pièces versées au titre de l’offre de preuve, également invoquées au soutien de l’exception
de bonne foi, contiennent un certain nombre d’éléments qui viennent partiellement donner aux propos litigieux une base factuelle.
Même si, compte tenu des poursuites disciplinaires engagées contre lui, les termes de la lettre de Jean-Bernard TALIERCIO doivent être pris avec circonspection, il n’en reste pas moins que ce magistrat y accuse, en termes vifs, Jean BIANCONI de l’avoir mis en cause au seul motif qu’il avait mis en examen Gaston FLOSSE dans les « deux plus gros dossiers d’emplois fictifs que notre pays ait connus ». Avec les mêmes réserves, il en est de même de l’attestation de Gilles GOUBIN, officier de gendarmerie, qui s’estime pour sa part une « victime collatérale des opérations de déstabilisation mises en œuvre contre » M. TALIERCIO.
Par ailleurs, quoique les conditions de sa publication dans TAHITI PACIFIQUE (pièce 13) ne soient pas explicitées, il apparaît qu’un procès-verbal de gendarmerie donne quelque crédit aux révélations faites par Vetea GUILLOUX, lesquelles auraient suscité, au sein de la gendarmerie, « la création d’un groupe d’enquêteurs nommé “JPK 987” aux fins notamment de procéder aux investigations qu’elles imposaient, et ce, sous l’autorité d’un conseiller à la cour d’appel. Ce même procès-verbal mentionne que les dites investigations auraient notamment démontré “l’existence d’une ‘cellule d’espionnage’ installée dans les locaux du GIP”, qui aurait eu “pour vocation de suivre tant dans leur vie privée que dans leur vie publique les opposants politiques, les amis et les familiers du Président Gaston FLOSSE”. L’authenticité de ce procès-verbal apparaît confirmée par la publication, à sa suite, d’un communiqué du colonel commandant la gendarmerie pour la Polynésie française, qui “demande aujourd’hui même à monsieur le procureur de la République qu’une enquête soit diligentée pour rechercher les origines de la divulgation d’une pièce de procédure”.

Le premier communiqué de presse du comité de soutien pour la réouverture de l’enquête sur la disparition de Jean-Pascal COURAUD (pièce 12) évoque également les révélations faites par Vetea GUILLOUX, sa rétractation, sa condamnation en comparution immédiate pour “dénonciation mensongère et calomnieuse” à un an de prison, dont neuf mois avec sursis, et l’écho que donne publiquement à cette affaire Oscar TEMARU, président de la Polynésie française. Un communiqué suivant (pièce 8) fait état de la décision prise par la cour d’appel qui aurait partiellement sursis à statuer dans l’attente de l’aboutissement d’une enquête ouverte sur une plainte du comité.
Un article de presse (pièce 4) se fait, par ailleurs, l’écho d’une prise de position de ce même comité, qui “regrette l’inertie de la justice face à ‘quatre nouveaux témoins’, prise de position réitérée sur son site Internet (pièce 15). Un autre (pièce 8) mentionne l’annulation par la Cour de cassation de la condamnation de Vetea GUILLOUX. Plusieurs autres (pièces 5, 6, 7, 9 et 10) évoquent, en des termes proches de ceux résultant de la lettre de Jean-Bernard TALIERCIO et de l’attestation de Gilles GOUBIN, le rôle qu’aurait tenu Jean BIANCONI, qui aurait tenté d’utiliser celui-ci pour déstabiliser celui-là, qui venait de mettre en examen Gaston FLOSSE, avant de se retourner contre l’officier de gendarmerie qui ne se serait pas prêté à cette manipulation. Deux coupures de presse (pièces 3 et 11) relèvent des réquisitions de relaxe prises par le procureur de la République à l’égard de proches de Gaston FLOSSE. Une autre (pièce 14) évoque la demande de ‘dépaysement’ de l’enquête sur la mort de Jean-Pascal COURAUD et envisage l’hypothèse qu’il s’agisse ‘d’une manoeuvre pour enterrer’ le dossier”.
Ces éléments viennent documenter nombre des faits évoqués dans l’article. Leur valeur probante généralement limitée n’autorisait cependant pas le prévenu à procéder, sans autre précaution, à la simple compilation de ces informations de seconde main. S’il pouvait néanmoins, sur cette base, s’interroger sur les anomalies ou insuffisances qui étaient susceptibles d’affecter tant l’enquête sur la disparition de Jean-Pascal COURAUD qu’un certain nombre de procédures annexes, il se devait de ne le faire qu’après avoir sollicité le point de vue du procureur de la République, qu’il atteignait directement et gravement dans son intégrité professionnelle, et en conservant à son ton la prudence que la fragilité des documents recueillis commandait.
Or, si l’article procède pour l’essentiel par insinuation, il est cependant univoque et conduit le lecteur vers une conclusion sans nuance, à l’image du dessin qui figure sur la dernière page de l’article. Dans ces conditions, le bénéfice de la bonne foi ne saurait être reconnu au prévenu, contre lequel le tribunal entrera en voie de condamnation.

A LA UNE

Affaire JPK : le procureur de Tahiti en arroseur arrosé

Par Pascal Riché | Rue89 | 20/05/2009 | 15H05
La 17e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris a l’habitude de juger les affaires de diffamation. Parfois, pourtant, les procès se retournent : les avocats des supposés « diffamateurs » en sont réduits à déballer le linge sale des prétendus « diffamés ». C’est ce qui est arrivé mardi après-midi, au détriment du procureur de la République de Tahiti, Jean Bianconi.

L’affaire portait sur un article écrit par un journaliste indépendant de Tahiti, Alex du Prel. Ce journaliste et écrivain d’origine américaine anime presque à lui seul le mensuel Tahiti Pacifique, depuis un coin reculé de l’île de Moorea.

C’est un homme courageux, qui n’hésite pas à « porter la plume dans la plaie », comme disait Albert Londres : il dénonce souvent les affaires de corruption en Polynésie, et n’a jamais accepté que l’on enterre l’enquête sur la mort du journaliste Jean-Philippe Couraud, connu à Tahiti sous les trois lettres « JPK ».

Ce dernier, on le sait, a disparu dans des circonstances suspectes en 1997. La thèse officielle de ette disparition est le suicide, mais la famille a la conviction qu’il a été assassiné.

Un article assassin pour le parquet de Tahiti et le procureur Bianconi

Alex du Prel pense lui aussi que JPK a été tué, noyé par des hommes de main de l’ancien président Gaston Flosse. Dans un article publié en janvier 2007, titré « Oui, JPK a bien été assassiné ! », il accusait ouvertement le Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP, l’ancienne milice de Gaston Flosse) d’être à l’origine de sa mort.

Mais il y mouillait aussi la justice locale, estimant « ridicule voire carrément suspect (…) l’acharnement du parquet de Papeete et de l’entourage de l’ex-président Flosse pour tenter de démontrer par tous les moyens que les témoignages (allant dans le sens d’un assassinat) ne seraient que des “rumeurs fantaisistes” ».

Il visait clairement, sans le nommer directement, le procureur Jean Bianconi :

« Serait-ce dû au fait qu’un haut magistrat pourrait se croire investi par une sorte de “mission divine”, qui consisterait à orchestrer une machination (à laquelle certains juges accepteraient de participer) pour protéger par tous les moyens l’ex-GIP et son chef Rere Puputauki qui, s’il était condamné, pourrait mettre en danger le sénateur Flosse, lequel à son tour pourrait alors mettre en danger “les plus hautes sphères de l’Etat” ? »

A la suite de la parution de l’article, Jean Bianconi, son substitut Christophe Perruaux et le juge d’instruction Philippe Stelmach ont porté plainte en diffamation contre du Prel.

Un procès à 16 500 kilomètres des faits jugés

Mais les trois hommes ont choisi de porter l’affaire à Paris, à 16 500 kilomètres de la rédaction de Tahiti-Pacifique. Une manoeuvre visant, selon le journaliste, à sortir le dossier de son contexte. Commentaire d’Alex du Prel, dans un email qu’il nous a adressé :

« Imaginez le tollé qui se soulèverait en France si le procureur de Paris assignait le directeur de publication d’un magazine parisien devant le tribunal correctionnel de Papeete, sous prétexte que trois exemplaires seraient vendus à Tahiti.

C’est un procédé que quelques rares vicieux ont utilisé dans le passé pour se venger d’éditeurs de livres (jamais de presse) qui les malmenaient. ».

Entre le dépôt de cette plainte et le procès de mardi, de l’eau a coulé. Et cette eau a charrié de nombreuses révélations et rebondissements, donnant raison à ceux qui, comme du Prel, réclamait début 2007 une réactivation de l’enquête. Celle-ci a récemment conduit à des perquisitions à la DGSE ou chez Gaston Flosse.

Un parquet qui poursuit un journaliste, mais pas les nervis de Flosse

A cause de la distance, aucune des parties (accusateurs ou accusé) n’était présente mardi dans la salle d’audience. Pour défendre son client, Me Claire Doubliez a choisi d’étaler les turpitudes de la justice de Tahiti : il lui fallait démontrer la bonne foi de son client, et donc reconstituer pour les juges le contexte de l’article incriminé.

Le résultat : un tableau effarant de la justice de Polynésie, dans son versant « parquet ».

Jean Bianconi était jusqu’en 2003 le président de la chambre d’appel d’Aix-en-Provence. Chiraquien, acteur et témoin du drame de la grotte d’Ouvea en Nouvelle-Calédonie, il a été nommé procureur de la République à Papeete alors que Gaston Flosse, ami de Jacques Chirac, commençait à avoir des ennuis judiciaires pour son abus d’emplois
fictifs.

Dans sa plaidoirie, l’avocate du journaliste s’est interrogée : qu’est-ce que c’est que ce parquet qui poursuit un journaliste dérangeant, mais qui n’a rien fait pour poursuivre les agents du service de renseignements du GIP, les « tontons macoute de Gaston Flosse » ?

Et lorsque le même GIP, a-t-elle poursuivi, s’est ouvertement rebellé contre Oscar Temaru, en 2005, « qu’a fait le parquet ? Rien ».

Des pressions indignes sur le juge chargé de l’affaire

Que penser d’un procureur qui donne son feu vert à l’arrestation et la condamnation express, en comparution immédiate, pour dénonciation calomnieuse, d’un témoin-clé, Vetea Guillou, venu expliquer en 2004 qu’il avait recueilli les confidences des assassins de JPK ?

Le juge d’instruction de l’époque, Jean-Bernard Taliercio, en charge de l’enquête sur la disparition de Jean-Pascal Couraud, n’avait alors même pas été informé de l’affaire…

L’avocate a relaté les pressions exercées par Jean Bianconi
contre Taliercio, alors chargé de dossiers sensibles pour Flosse, et réputé peu docile. Au bout du compte, le parquet tahitien a tenté de « coller » une affaire de harcèlement sexuel sur le dos du juge. L’affaire, instruite à Paris, a finalement débouché sur la non-culpabilité du juge…

Me Doubliez a raconté encore, pour souligner les liens Bianconi-Flosse, comment en 2006, le parquet a requis la relaxe dans une
affaire de prise illégale d’intérêt impliquant le potentat local, et qui finit quand même par la condamnation (certes légère) de ce dernier

A la sortie du tribunal, l’avocat des trois magistrats accusateurs, Me Xavier Normand-Bodard, haussait les épaules : « J’ai apporté des faits précis. La défense, elle, a essayé de réécrire un article a posteriori. »

Claire Doubliez, elle, vantant le courage de son client, semblait sincèrement choquée par toute cette affaire « hallucinante ».

Le jugement sera rendu le 23 juin.

Photo : Jean-Pascal Couraud, alias JPK, journaliste retrouvé mort à Tahiti (DR).

ENTRETIEN

Reporter disparu à Tahiti : pourquoi je crois au meurtre

Longtemps convaincu par la thèse du suicide, l’avocat de JPK, Me des Arcis, explique à Rue89 pourquoi il a changé d’avis.

Me des Arcis en janvier à Paris (Audrey Cerdan/Rue89)

« JPK » était son ami, mais pendant des années, il n’a pas voulu croire à son assassinat. Du moins publiquement. Le 19 juin dernier, lorsque le juge lui pose la question, il répond encore : « Jusqu’à présent, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’un suicide. » Mais « après avoir consulté le dossier », l’avocat Jean-Dominique des Arcis a radicalement changé d’avis sur le sort de Jean-Philippe Couraud, journaliste disparu en 1997. Il se dit aujourd’hui convaicu qu’il a été tué.

Lors d’un récent passage à Paris, cet avocat installé à Tahiti s’est confié à Rue89. Avec des certitudes -la Polynésie a financé la campagne de Jacques Chirac- et des doutes -sur le compte bancaire japonais du même Chirac-, il raconte un archipel corrompu et entièrement soumis à la volonté de l’ancien président du gouvernement de Polynésie, Gaston Flosse.

Conseil d’ami : « Ne t’approche pas de Chirac, sinon tu es mort »

A 64 ans, Jean-Dominique des Arcis prétend avoir beaucoup de « trous de mémoire ». Les noms, les chiffres, les visages… Il en a tellement vu depuis vingt ans qu’il fréquente les contre-allées du pouvoir polynésien.

La thèse du suicide de JPK n’est pas sans arguments : juste avant sa disparition, JPK était déprimé, sa femme le trompait. Celle-ci a retrouvé une note : « Quoique je fasse, où que j’aille, je continuerai de t’aimer. » Selon les enquêteurs, le journaliste est parti avec des somnifères et ses palmes.

Seconde piste à laquelle s’intéresse l’enquête : le crime passionnel. La femme de JPK et son amant ont mis dix ans avant d’admettre, au cours d’une garde à vue, avoir eu à l’époque une relation.

Mais la famille du journaliste croit, elle, à la piste politique. En cette drôle d’année 1997, les pressions étaient fortes, tant sur JPK que sur Me des Arcis, qui travaillaient souvent ensemble.

En mars, Gaston Flosse créé le GIP (Groupe d’intervention de Polynésie), sorte de service d’ordre doublé d’une cellule de renseignements dirigée par un duo d’anciens de la DGSE. En juin 1997, le cabinet de des Arcis est cambriolé par une équipe qui emporte son disque dur et 60 kilos de documentation. Le tout sera finalement retrouvé dans les locaux de la présidence polynésienne… JPK et des Arcis, les deux opposants, sont filés, écoutés, surveillés.

La pression monte. Avertissements, menaces de mort, balles et petits cercueils reçus au courrier. A tel point que, lors d’un passage à Paris, un confrère attentionné, proche de Jacques Foccart, lui livre un vrai conseil d’ami : « Ne t’approche pas de Chirac, sinon, tu es mort. » Puis l’orage passe, jusqu’au 15 décembre 1997 – en cliquant sur le lien suivant :

http://www.dailymotion.com/video/x433u0_me-des-arcis-l-avocat-de-jpk-1_news

Une disparition sans traces et sans mobile

Jusqu’au 15 décembre 1997, Me des Arcis fut donc l’avocat et l’ami de JPK l’ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti licencié lors du rachat du titre par le groupe Hersant. Les deux hommes ont en commun les combats politiques menés contre le tout-puissant Flosse. Pour le faire tomber, ils creusaient, ensemble, quelques affaires politico-financières.

A force de chercher, l’avocat et le journaliste finissent par avoir la certitude que Flosse avait largement financé la campagne électorale de Jacques Chirac en 1995.

En février dernier, le frère de JPK, Philippe Couraud rencontre Me des Arcis dans un café. Ce dernier, racontera Couraud, lui aurait alors affirmé qu’il a été en possession d’informations relatives à des transferts de fonds de Polynésie française vers un compte ouvert au Japon au nom Jacques Chirac.

L’avocat dément avoir prononcé le mot « Japon ». Et se fait bien plus prudent. « Si on retient l’hypothèse de l’enlèvement, alors la question du financement politique peut être évoquée… » – cliquer sur le lien suivant pour l’interviewe :   http://www.dailymotion.com/video/k7nhhYP8W07cBBsNuP#from=embed

Dernier épisode en date de l’instruction menée à Tahiti : le dossier Clearstream. Les deux juges parisiens en charge de cette affaire ont accepté de transmettre à leur homologue de Papeete les scellés des archives du général Rondot consacrés à l’enquête de la DGSE sur un compte japonais à la Tokyo Sowa Bank. Des scellés qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets.

Interrogé par le journal Le Monde, le sénateur Gaston Flosse dément toute implication :

« Il n’y a jamais eu de précisions sur ces mouvements de fonds, juste des on-dit. Jamais je n’ai mis le moindre centime dans une banque pour le compte de Jacques Chirac. »

Il se déclare « à la disposition de la justice » si elle souhaite l’interroger.

Pascal Riché et David Servenay 

Affaire JPK: sur la piste des "barbouzes" de Gaston Flosse

publié le 14/01/2011

Ce « renseignement politique » du SED concernait-il également Jean-Pascal Couraud ?

Après l’avoir, dans un premier temps, nié, les anciens membres de la DGSE au service de Gaston Flosse ont bien été obligés de reconnaître que JPK faisait partie des personnalités sous surveillance, tout en niant la moindre responsabilité, directe ou indirecte, dans sa disparition.

Ainsi, le 7 juillet 2006, le patron du SED, André Yhuel, « persiste à dire que nous n’avons jamais suivi Jean-Pascal Couraud. » Entendu le 19 mai 2010 par le juge Stelmach, André Yhuel est moins formel : « Pour Jean-Pascal Couraud, je ne pense pas que c’est la hiérarchie qui a donné l’ordre [de le surveiller], mais si quelqu’un a donné l’ordre c’est forcément moi, explique à présent le patron du SED. Si les agents disent qu’on a suivi Jean-Pascal Couraud, c’est certainement vrai. Je ne m’en souviens pas (…) c’est sûrement parce que c’était un opposant et un journaliste. » Dans le bureau du juge Redonnet, le 11 juin 2010, André Yhuel réaffirme qu’il n’a « pas souvenir que cette cellule [du SED] ait suivi Jean-Pascal Couraud », mais sans démentir cette surveillance : « Si quelqu’un a demandé à Micheloni de le faire, c’est forcément moi, poursuit le patron du SED. Peut-être sommes nous tombés d’accord tous les deux au café le lundi matin sur le nom de cette personne pour occuper les employés de la cellule. » « L’ordre de suivre Jean-Pascal Couraud n’est-il pas venu de plus haut ? » , l’interroge le juge Redonnet. En effet, ce dernier, dans les mois ou années qui ont précédés sa disparition, était connu pour être un farouche opposant à Gaston Flosse et travaillait aux côtés de [l’homme politique] Boris Léontieff ? » La réponse d’André Yhuel est laconique : « Ce n’était pas le seul. »


Pourtant, cette surveillance de JPK est attestée par d’anciens membres du SED, comme Sean Whitman, embauché dès la création du service de renseignement parallèle de Gaston Flosse, en 1997.

« Je me souviens surtout que nous avons eu du mal, car c’était une de nos premières filatures, raconte Sean Whitman. Nous étions tous les trois [NDR : avec deux autres personnes, dont l’une confirmera avoir surveillé JPK] sur cette mission. » L’ancien agent du SED estime que les filatures de JPK ont commencé« environ un mois, un mois et demi avant sa disparition. » « Félicien [Micheloni] nous avait réunis tous les trois et nous avait dit que nous allions filer Jean-Pascal Couraud, poursuit le témoin. Moi, je le connaissais de réputation, mais sans plus. Je ne l’avais jamais vu. Je crois que Félicien avait une copie de presse où il y avait la photo de JPK pour qu’on puisse le reconnaître (…) Félicien nous a expliqué qu’il fallait le filer car il travaillait pour Boris Léontieff. Il fallait tout d’abord le filer pour connaître ses habitudes et ensuite ses contacts (…)ce qui aurait pu être intéressant, c’était que des gens de la présidence ou proche de la présidence [de Polynésie] fasse des allers et retours dans le bureau de JPK, ce qui n’a pas été le cas (…) nous ne l’avons pas surveillé de nuit. Dès qu’il rentrait à son domicile, nous arrêtions la filature » , explique Sean Whitman, qui précise également « avoir filmé JPK » à la sortie d’un « supermarché. »


Interrogé sur les déclarations de Sean Whitman, le patron du SED, André Yhuel explique ne pas s’en souvenir, mais sans remettre en cause la crédibilité de ses propos : « Je tombe des nues, dit André Yhuel, entendu le 7 juillet 2006. Je suis étonné. A la lecture de sa déposition, il y a un accent de vérité et de sincérité, il n’a pas inventé cela (…) visiblement, il l’a observé, cela semble vrai, mais je ne peux pas l’expliquer (…)la seule explication que je puisse donner c’est que Sean Whitman ait été positionné devant la mairie d’Arue[administrée par Boris Léontieff auprès de qui travaillait JPK] pour exercer une observation sur Boris Léontieff et qu’à travers ces observations, il ait décidé de suivre Jean-Pascal Couraud. Je trouve son audition très inquiétante. »

Gaston Flosse à Papeetee, en octobre 2004 © Stringer France/Reuters
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