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La vérité libertine selon le Marquis de Sade

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Le Marquis de SADE (textes, extraits, citations…)

Le Marquis de SADE « Epitaphe » de Le Marquis de SADE

Derniers textes ajoutés…

Passant,
Agenouille-toi pour prier
Près du plus malheureux des hommes.
Il naquit au siècle dernier
Et mourut au siècle où nous sommes.

Le despotisme au front hideux
En tous les temps lui fit la guerre
Sous les rois ce monstre odieux
S’empara de sa vie entière.

Sous la Terreur il reparaît
Et met Sade au bord de l’abîme.
Sous le Consulat il renaît.
Sade en est encore la victime.

Sade.

 

Marquis de sade

Marquis de sade (Photo credit: Wikipedia)

 

© Man RAY

 

Liste des auteurs.

 

Le divin marquis est surtout connu pour ses textes libertins qui lui ont d’ailleurs valu de longs séjours en prison et continuent encore de lui apporter une réputation sulfureuse.

Vous trouverez ici, « Epitaphe » et « Vérité », deux textes nous montrant qu’il savait aussi manier la poésie même si c’est de manière tout aussi subversive, ainsi qu’une version complète de son texte « Dialogue entre un prêtre et un moribond » (selon la parution des « Editions Mille et une nuits« ) où Sade s’exerce à une philosophie prônant un athéisme militant.

Pour en savoir plus…

  • Œuvres du Marquis de Sade : l’objectif de ce site est de vous offrir quelques œuvres incontournables de Sade dans leur version intégrale.

Quelle est cette chimère impuissante et stérile,
Cette divinité que prêche à l’imbécile
Un ramas odieux de prêtres imposteurs ?
Veulent-ils me placer parmi leurs sectateurs ?
Ah ! jamais, je le jure, et je tiendrai parole,
Jamais cette bizarre et dégoûtante idole,
Cet enfant de délire et de dérision
Ne fera sur mon cœur la moindre impression.
Content et glorieux de mon épicurisme,
Je prétends expirer au sein de l’athéisme
Et que l’infâme Dieu dont on veut m’alarmer
Ne soit conçu par moi que pour le blasphémer.
Oui, vaine illusion, mon âme te déteste,
Et pour t’en mieux convaincre ici je le proteste,
Je voudrais qu’un moment tu pusses exister
Pour jouir du plaisir de te mieux insulter.
Quel est-il en effet ce fantôme exécrable,
Ce jean-foutre de Dieu, cet être épouvantable
Que rien n’offre aux regards ni ne montre à l’esprit,
Que l’insensé redoute et dont le sage rit,
Que rien ne peint aux sens, que nul ne peut comprendre,
Dont le culte sauvage en tous temps fit répandre
Plus de sang que la guerre ou Thémis en courroux
Ne purent en mille ans en verser parmi nous ?
J’ai beau l’analyser, ce gredin déifique,
J’ai beau l’étudier, mon œil philosophique
Ne voit dans ce motif de vos religions
Qu’un assemblage impur de contradictions
Qui cède à l’examen sitôt qu’on l’envisage,
Qu’on insulte à plaisir, qu’on brave, qu’on outrage,
Produit par la frayeur, enfanté par l’espoir,
Que jamais notre esprit ne saurait concevoir,
Devenant tour à tour, aux mains de qui l’érige,
Un objet de terreur, de joie ou de vertige
Que l’adroit imposteur qui l’annonce aux humains
Fait régner comme il veut sur nos tristes destins,
Qu’il peint tantôt méchant et tantôt débonnaire,
Tantôt nous massacrant, ou nous servant de père,
En lui prêtant toujours, d’après ses passions,
Ses mœurs, son caractère et ses opinions :
Ou la main qui pardonne ou celle qui nous perce.
Le voilà, ce sot Dieu dont le prêtre nous berce.

Mais de quel droit celui que le mensonge astreint
Prétend-il me soumettre à l’erreur qui l’atteint ?
Ai-je besoin du Dieu que ma sagesse abjure
Pour me rendre raison des lois de la nature ?
En elle tout se meut, et son sein créateur
Agit à tout instant sans l’aide d’un moteur.
A ce double embarras gagné-je quelque chose ?
Ce Dieu, de l’univers démontre-t-il la cause ?
S’il crée, il est créé, et me voilà toujours
Incertain, comme avant, d’adopter son recours.
Fuis, fuis loin de mon cœur, infernale imposture ;
Cède, en disparaissant, aux lois de la nature
Elle seule a tout fait, tu n’es que le néant
Dont sa main nous sortit un jour en nous créant.
Évanouis-toi donc, exécrable chimère !
Fuis loin de ces climats, abandonne la terre
Où tu ne verras plus que des cœurs endurcis
Au jargon mensonger de tes piteux amis !
Quant à moi, j’en conviens, l’horreur que je te porte
Est à la fois si juste, et si grande, et si forte,
Qu’avec plaisir, Dieu vil, avec tranquillité,
Que dis-je ? avec transport, même avec volupté,
Je serais ton bourreau, si ta frêle existence
Pouvait offrir un point à ma sombre vengeance,
Et mon bras avec charme irait jusqu’à ton cœur
De mon aversion te prouver la rigueur.
Mais ce serait en vain que l’on voudrait t’atteindre,
Et ton essence échappe à qui veut la contraindre.
Ne pouvant t’écraser, du moins, chez les mortels,
Je voudrais renverser tes dangereux autels
Et démontrer à ceux qu’un Dieu captive encore
Que ce lâche avorton que leur faiblesse adore
N’est pas fait pour poser un terme aux passions.

Ô mouvements sacrés, fières impressions,
Soyez à tout jamais l’objet de nos hommages,
Les seuls qu’on puisse offrir au culte des vrais sages,
Les seuls en tous les temps qui délectent leur cœur,
Les seuls que la nature offre à notre bonheur !
Cédons à leur empire, et que leur violence,
Subjuguant nos esprits sans nulle résistance,
Nous fasse impunément des lois de nos plaisirs
Ce que leur voix prescrit suffit à nos désirs.
Quel que soit le désordre où leur organe entraîne,
Nous devons leur céder sans remords et sans peine,
Et, sans scruter nos lois ni consulter nos mœurs,
Nous livrer ardemment à toutes les erreurs
Que toujours par leurs mains nous dicta la nature.
Ne respectons jamais que son divin murmure ;
Ce que nos vaines lois frappent en tous pays
Est ce qui pour ses plans eut toujours plus de prix.
Ce qui paraît à l’homme une affreuse injustice
N’est sur nous que l’effet de sa main corruptrice,
Et quand, d’après nos mœurs, nous craignons de faillir,
Nous ne réussissons qu’à la mieux accueillir.
Ces douces actions que vous nommez des crimes,
Ces excès que les sots croient illégitimes,
Ne sont que les écarts qui plaisent à ses yeux,
Les vices, les penchants qui la délectent mieux ;
Ce qu’elle grave en nous n’est jamais que sublime ;
En conseillant l’horreur, elle offre la victime
Frappons-la sans frémir, et ne craignons jamais
D’avoir, en lui cédant, commis quelques forfaits.
Examinons la foudre en ses mains sanguinaires
Elle éclate au hasard, et les fils, et les pères,
Les temples, les bordels, les dévots, les bandits,
Tout plaît à la nature : il lui faut des délits.
Nous la servons de même en commettant le crime
Plus notre main l’étend et plus elle l’estime.
Usons des droits puissants qu’elle exerce sur nous
En nous livrant sans cesse aux plus monstrueux goûts.
Aucun n’est défendu par ses lois homicides,
Et l’inceste, et le viol, le vol, les parricides,
Les plaisirs de Sodome et les jeux de Sapho,
Tout ce qui nuit à l’homme ou le plonge au tombeau,
N’est, soyons-en certains, qu’un moyen de lui plaire.
En renversant les dieux, dérobons leur tonnerre
Et détruisons avec ce foudre étincelant
Tout ce qui nous déplaît dans un monde effrayant.
N’épargnons rien surtout : que ses scélératesses
Servent d’exemple en tout à nos noires prouesses.
Il n’est rien de sacré : tout dans cet univers
Doit plier sous le joug de nos fougueux travers.
Plus nous multiplierons, varierons l’infamie,
Mieux nous la sentirons dans notre âme affermie,
Doublant, encourageant nos cyniques essais,
Pas à pas chaque jour nous conduire aux forfaits.
Après les plus beaux ans si sa voix nous rappelle,
En nous moquant des dieux retournons auprès d’elle
Pour nous récompenser son creuset nous attend ;
Ce que prit son pouvoir, son besoin nous le rend.
Là tout se reproduit, là tout se régénère ;
Des grands et des petits la putain est la mère,
Et nous sommes toujours aussi chers à ses yeux,
Monstres et scélérats que bons et vertueux.

Sade.

 

 

DSK – La photo volée de Tristane Banon qui déclenche le scandale.

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Surexposée médiatiquement depuis son dépôt de plainte pour tentative de viol contreDominique Strauss-Kahn, Tristane Banon risque d’avoir du mal à protéger sa vie privée dans les semaines à venir. 

« Il est évident que c’est pour nuire à Tristane » 

La plainte de Tristane Banon repose sur des éléments matériels selon son avocat

Tristane Banon travaille pour une mairie UMP

Si vous êtes passionné par la saga DSK avec ses maîtresses, cliquer sur le lien suivant :

DSK – La photo volée de Tristane Banon qui déclenche le scandale..

 

 

La nouvelle carotte des prisons Néo-Zélandaises, pendant que les russes préfèrent offrir des bonbons.

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NVERCARGILL – Les prisonniers de Nouvelle-Zélande vont se voir proposer des bâtonnets de carottes pour les aider à compenser l’arrêt de la cigarette, un mois avant l’interdiction de fumer dans les prisons du pays, rapporte la presse cette semaine.

 – Publié le 01/06/2011 à 09:02 sur le lien :  http://www.lepoint.fr/insolite/nouvelle-zelande-des-batonnets-de-carottes-aux-prisonniers-pour-arreter-de-fumer-01-06-2011-1337312_48.php

Nouvelle-Zélande: des bâtonnets de carottes aux prisonniers pour arrêter de fumerLes prisonniers de Nouvelle-Zélande vont se voir proposer des bâtonnets de carottes pour les aider à compenser l’arrêt de la cigarette, un mois avant l’interdiction de fumer dans les prisons du pays, rapporte la presse cette semaine.

Les prisonniers de Nouvelle-Zélande vont se voir proposer des bâtonnets de carottes pour les aider à compenser l’arrêt de la cigarette, un mois avant l’interdiction de fumer dans les prisons du pays, rapporte la presse cette semaine.

Un rapport interne de la prison d’Invercargill (sud) indique que les prisonniers vont recevoir deux bâtonnets de carotte par jour pour les aider à arrêter le tabac, avant que l’interdiction de fumer dans les établissements pénitentiaires entre en vigueur le 1er juillet, selon le quotidien Southland Times.

Le président du syndicat des gardiens de prison, la Corrections Association de Nouvelle-Zélande, a pensé d’abord qu’il s’agissait d’une blague lorsqu’il a eu vent de ce projet, selon le quotidien.

« Je ne suis pas certain que ce soit une excellente idée mais pourquoi ne pas essayer », a déclaré Beven Hanlon au journal.

Les bâtonnets de carottes sont censés combler l’arrêt de la cigarette, en donnant quelque chose à mâcher aux fumeurs, a précisé le syndicaliste.

 – Publié le 31/05/2011 à 17:26 sur le lien :   http://www.lepoint.fr/insolite/cigarettes-contre-bonbons-la-police-russe-se-lance-dans-la-lutte-antitabac-31-05-2011-1337120_48.php

Cigarettes contre bonbons: la police russe se lance dans la lutte antitabacLa police russe s’est lancée mardi dans la lutte antitabac, en proposant aux fumeurs dans les gares de Moscou d’échanger leurs cigarettes contre des bonbons, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac.

La police russe s’est lancée mardi dans la lutte antitabac, en proposant aux fumeurs dans les gares de Moscou d’échanger leurs cigarettes contre des bonbons, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac.

« Les policiers russes sont pour un mode de vie sain », a déclaré une responsable de la police des transports de Moscou, Elena Bobylkova, lors du début de la campagne dans la gare Iaroslavski.

Plusieurs équipes composées chacune de trois policiers –l’un portant un seau avec de l’eau pour éteindre les cigarettes, un autre avec une boîte de sucettes et le troisième avec des tracts appelant à cesser de fumer– sont parties ensuite à la recherche des fumeurs.

L’action a pour but de « rappeler qu’il est interdit de fumer dans les trains de banlieue, que c’est nuisible pour la santé des fumeurs et pour ceux qui respirent cette fumée », a précisé Mme Bobylkova.

Surpris de voir des policiers proposant des bonbons, la plupart des fumeurs mettaient leurs cigarettes sans hésitation dans le seau et étudiaient les tracts.

« C’est le jour, où tu y arriveras. Le 31 mai, le jour, où il faut dire non au tabac. Pour toujours », pouvait-on lire sur ces tracts.

Certains avaient l’air plus ou moins convaincus, en disant « Oui, on va essayer ».

D’autres, par contre, affichaient leur détermination de continuer de fumer quoi qu’il arrive.

« Je ne cesserai de fumer que quand il n’y aura plus de cigarettes en vente », a lancé ainsi Ivan Mitiaïkine, 30 ans.

De son côté, le retraité Iouri Nossakov, 65 ans, a regretté que cette campagne n’ait lieu que le 31 mai. « Il faudrait l’organiser plus souvent. J’ai arrêté de fumer, il y a 30 ans. Ni mes enfants, ni mes petits enfants ne fument, et j’en suis fier », a-t-il déclaré à l’AFP.

En Russie, un paquet de cigarettes coûte environ 40 roubles (un euro) et il est possible de fumer dans les restaurants et les bars, ce qui est interdit dans plusieurs pays de l’UE.

Six hommes russes sur dix et 21,7% de femmes fument, et ce chiffre ne cesse d’augmenter, selon les services sanitaires russes.

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