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Le Festival Interceltique de Lorient : l’Assomption en version bretonne et ses ancêtres celtes. Maï SALAÜN

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Cérémonie la veille de la montée au ciel de Marie :

L’Assomption de Marie au Ciel

Dans l’Eglise catholique, l’Assomption de la Vierge Marie est un dogme (c’est-à-dire une vérité de la foi qui fait autorité, si bien que l’on ne peut se dire catholique si l’on n’adhère pas à cette vérité). Le dogme de l’Assomption a été proclamé par le pape Pie XII, en 1950. Extrait de l’article 966 du Catéchisme de l’Eglise catholique, qui rappelle le contenu et la signification de ce dogme :

« Enfin la Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée coprs et âme à la gloire du ciel,  et exaltée par le Seigneur comme Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort » (LG § 59).

L’Assomption de la Sainte Vierge est une participation singulière à la Résurrection de son Fils et une anticipation de la Résurrection des autres chrétiens[…] »

(CEC, § 966)

Bien longtemps avant la promulgation du dogme, la chrétienté croyait en l’assomption de la Mère de Dieu et la fêtait

En réalité, bien longtemps avant la promulgation du dogme, la chrétienté croyait en l’assomption de la Mère de Dieu et l’honorait par une fête. Comme l’écrit Mgr Michel Dubost (évêque de France) dans son livre « Marie » (ed. Mame, Paris 2002),

« La fête de l’Assomption est née à Jérusalem, mais il est difficile de savoir à quelle époque. L’origine de la fête vient peut-être de la consécration par l’évêque Juvénal (422-458) d’une église dédiée à Marie, à Kathisma (étape supposée de la Vierge entre Nazareth et Bethléem). Elle a plus probablement pour origine la consécration d’une autre église à Gethsémani, à côté de Jérusalem, au VIè siècle.

Quoi qu’il en soit, la fête fut étendue à tout l’Empire par l’empereur Maurice (582-602) sous le nom de Dormition de la Vierge Marie. Elle fut toujours célébrée le 15 août. L’année liturgique des Orientaux commençant le 1er septembre, elle s’ouvre vraiment avec la Nativité de la Vierge et se clôt avec son entrée dans la gloire le 15 août. »

source : équipe de Marie de Nazareth

Fest Noz

 Venez danser et vous amuser en musique.

Entrée libre
Avec :
FRERES DREAN – RIO LE PADELLEC – JEGO LE BARON – GUIGO / CONAN
CECILE CELINE – THIERIOT PERENNOU

Spectacle inaugural « l’Opéra cochonnier »

 L’Espace Solidaire et l’Espace Paroles font scène commune et vous proposent :
L’Opéra cochonnier est une farce à la Orwell : les truies ont suivi un atelier artistique dans le cadre de la circulaire « bien être » de la communauté européenne. Elles vont donc chanter leur quotidien, orchestrées par leur cochonnier, en français et en breton, que ce soit la vieille truie de réforme ou la jeune truie hyperproductive qui ira au Space de Rennes.
Vous ne verrez plus jamais votre saucisson ou vos merguez comme avant …
Mis en scène par Kergrist, troupe Fubudenn de Quimperlé.

Concert “Le Fieffe Fou“

 Le Fieffe Fou revisite avec un étrange mélange de puissance et de fragilité, des chansons et poésies illustres ou méconnues.

Les fabulations sonores

 Les Fabulations sonores 

Ça commence un soir de concert dans une auberge… Dans ce tout nouveau projet deMonsieur Pennec, tout est prétexte à raconter des histoires, vraies ou fausses d’ailleurs. Un spectacle jubilatoire, une rencontre avec le public pour partager plaisir et émotion.
Un type bien qui joue à faire tomber les masques.

Showcase de Craobh Rua

 Craobh Rua est un groupe folk considéré comme l’un des ambassadeurs de la musique traditionnelle irlandaise avec des sons issus du blues, du bluegrass, du traditionnel breton ou encore du swing gipsy

Arts visuels acadiens

Anthropographie: trois perspectives contemporaines
Les artistes Maryse Arseneault, Mathieu Léger et Stefan St-Laurent posent un regard contemporain sur l’histoire de l’Acadie en étudiant ses liens avec d’autres peuples qui sont présents dans l’environnement culturel et géographique des acadiens. Les œuvres sont issues de pratiques variées d’expression contemporaine et comprennent une installation vidéo, de l’estampe et une intervention sur des objets récupérés. Cette exposition est mise sur pied par la commissaire Jennifer Bélanger à l’invitation de la Galerie d’art Louise et Reuben-Cohen de l’Université de Moncton et est appuyée par la Commission du tourisme acadien du Canada atlantique.

Espaces gratuits : toute la prog !

 La richesse de la programmation des espaces gratuits méritaient bien un beau livret !

Retrouvez la programmation journalière du Dôme, de l’Espace Paroles, de l’Espace Solidaire, du Jardin des Luthiers, ainsi que la liste des exposants sur le Quai de la Bretagne, du Marché Interceltique.

Une programmation gratuite riche et variée.

Galerie du Faouedic ( à côté de l’Hôtel de Ville) ; Dôme ; Espace Paroles ; Port de Pêche

Les croyants fêtent l’Assomption demain

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La statue de la Vierge Marie suit le reliquaire du voile. - Photo d’archives : François FeuilleuxLa statue de la Vierge Marie suit le reliquaire du voile. – Photo d’archives : François Feuilleux
Veillée de prière et messe solennelle et procession du voile dans la ville : les chrétiens vont fêter l’Assomption.

«L’Assomption, c’est la grande fête mariale, basée sur l’idée que le corps de Marie (N.D.L.R. : la mère du Christ) n’a pas subi la dégradation au tombeau. Pie XII en a fait un dogme en 1950 », explique Dominique Aubert, recteur de la cathédrale. La fête attire, cahque année, à la cathédrale Notre-Dame de Chartres environ 2.000 fidèles.

Veillée. Tout commence ce soir, par une veillée de prière à la chapelle des s’urs de Saint-Paul, derrière la cathédrale, près du tribunal, rue Saint-Jacques. Le voile de la Vierge, « une des plus importantes reliques du monde chrétien », sera au centre de ce premier moment.

Messe grégorienne. Demain à 9 h 15, elle sera dite à la cathédrale. Chant grégorien, kyrie et credo en latin…

Messe solennelle. La grande messe, c’est à 11 heures. Elle sera présidée par Monseigneur Michel Pansard, évêque de Chartres, mais aussi par Monseigneur Jacques Perrier, qui l’avait précédé dans cette fonction. Les ch’urs seront sous la responsabilité de Nicolas Lhoste ; Patrick Delabre sera à l’orgue. C’est le moment solennel de ce 15 août.

Procession. Dans l’après-midi, les fidèles reviendront non pas à la cathédrale mais au couvent de la rue Saint-Jacques pour le départ de la procession. Elle sera précédée d’une « méditation des mystères glorieux ». « Les mystères, ce sont la Résurrection, l’Ascension, la Pentecôte, l’Assomption et Couronnement de la Vierge », note Dominique Aubert qui lira des textes aux fidèles.

La procession partira à 15 h 30. « Chaque année, le voile sort de la cathédrale. » L’ordre est bien établi : une croix, des chandeliers, l’insigne de la cathédrale, les fidèles, le reliquaire du voile, les religieuses, la statue de la Vierge (entourée de drapeaux bleus et blancs et des chevaliers de Notre-Dame), les prêtres, les évêques, puis d’autres fidèles.

Protéger la citéLa procession fera une halte dans les jardins derrière la cathédrale pour une bénédiction de la ville. Ce rituel marque la protection de la cité par la présence de la relique. La première fois, ce fut, dit-on, contre le Viking Rollon.

Même esprit dans un autre geste un peu plus tard à l’intérieur de la cathédrale. Les prêtres célébreront, vers 16 h 30, la consécration de la France à Marie « par Louis XIII, en 1638. »

Vêpres. Cette cérémonie sera suivie des vêpres, marquées par la lecture de psaumes « C’est un chant d’action de grâce. » Cet office dure une vingtaine de minutes.

Autre grand moment : le salut solennel du Saint Sacrement. Une hostie est présentée dans un ostensoir. « Un temps d’adoration et de prière silencieuse. »

Enfin, les fidèles seront invités à la vénération du voile. Présent durant l’office à côté de l’autel, il sera placé devant lui. « Les gens viennent et touchent ou embrassent le reliquaire. »

Fabrice Bluszez
fabrice.bluszez@centrefrance.com

Maï signifie Marie en breton

Salomon en breton Salaün, comte de Rennes et de Nantes, Duc de Bretagne, puis canonisé « Saint Salomon » et élevé au rang de « Martyrs ». Maï Salaün

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Historical regions of Brittany in the 14th century

Image via Wikipedia

Salomon de Bretagne

Le nom provient du nom du roi biblique. En ancien breton, son nom était Salamun, devenu Salavun, puis en breton moderne Salaün, nom de famille répandu en Bretagne.

Salomon († 874), fils de Riwallon, comte du Poher, fut le dernier roi de Bretagne de 857 au 25 juin 874. Il fait aussi partie des saints bretons plus ou moins mythiques, non reconnus officiellement par l’Église catholique. Sa fête est le 25 juin.

La vita de saint Salomon est racontée dans la Chronique de Saint-Brieuc (Chronicon Briocense) rédigée probablement avant les années 1010-1040, soit aux alentours de deux siècles après sa mort.

Né vers 810-820, selon le Chronicon Britannicum, Salomon est le fils d’un certain Riwallon « Rivalonus genuit Salomonen Regen qui genuit Rivallonus et Wegonum », comte du Poher et frère ou beau-frère de Nominoe.

Il est le cousin d’Erispoë qui dans un acte de 856 le nomme Salomon filii Rivallon, consobrino meo. Il semble qu’il ait été élevé par Nominoë car dans une donation il précise pro anima Nominoë nutritoris fui.

Selon les Annales de Saint-Bertin, il reçoit en 852 un tiers de la Bretagne de l’empereur aux dépens d’Erispoë après s’être fait le fidèle du roi Charles le Chauve.

Il est couronné roi de Bretagne en 857, après avoir assassiné son cousin Erispoë, dont il n’approuvait pas le rapprochement avec la Francie occidentale qui risquait de lui faire perdre des terres au profit de celui-ci. L’assassinat eut lieu sur l’autel d’une église, avec l’aide du Franc Alcmar. Erispoë projetait en effet de marier sa fille avec Louis, fils de Charles II le Chauve.

En 863, par le traité d’Entrammes (Mayenne), il acquiert en échange de la paix le territoire d’« Entre deux rivières», c’est-à-dire la région comprise entre la Sarthe et la Mayenne. En contre-partie, il paie désormais au roi de France un tribut minime. Salomon s’intitule alors « roi de la Bretagne et d’une partie notable de la Gaule ». Les relations entre le roi de Bretagne et le roi de France restent houleuses les années suivantes, alternant différends et réconciliations.

Le 1er août ou le 25 août de l’an 867traité de Compiègne, lui concède le Cotentin, l’Avranchin ainsi que les îles Anglo-Normandes. La Bretagne atteint alors son extension géographique maximale.

Salomon de Bretagne
Roi de Bretagne
King Salomon of Brittany - 2.jpg
Règne
857874
Couronnement 857
Titre complet Roi de Bretagne
Prédécesseur Erispoé
Successeur Gurwant et Pascweten

Biographie
Nom de naissance Salamun
Naissance Date inconnue (vers 810-820)
Décès 25 juin 874
Ar Merzher Langoëlan
Père Riwallon
Conjoint(s) Wembrit
Descendance Prostlon
Riwallon
Guigon


Salomon, roi de Bretagne

Salomon, Salaün en Breton, décédé 874 était comte de Rennes et de Nantes à partir de 852 et duc de Bretagne à partir de 857 jusqu’à sa mort par assassinat. Il a utilisé le titre roi de Bretagne par intermittence après 868. En 867, il a été accordé dans les comtés de Avranches et de Coutances .

Dans la tradition populaire au sein de la Bretagne, il a été canonisé comme « Saint Salomon » après sa mort et élevé au rang de martyr .

Salomon était le fils de Riwallon III de Poher . En 851, Charles le Chauve , après sa défaite à la bataille de Jengland , fait la paix avec Erispoe , le duc breton, et lui a accordé les comtés de Rennes et de Nantes et le Pays de Retz en Poitou aussi loin que la rivière Mayenne . En 852, Salomon firent le serment de Charles et devint son fidèle disciple (fidelis );. en retour, il a été accordé Rennes, Nantes et Retz comme un «tiers» de la Bretagne qui se tiendra de Charles dans les frais et lui Erispoe étaient les dominatores de Rennes en 853. Salomon était l’aristocrate le plus puissant à la cour de Erispoe.

Probablement parce qu’il craignait de perdre ses bénéfices (qu’il tenait sous Erispoe) si Louis le Bègue ont été autorisés à devenir roi à Le Mans , Salomon de connivence avec l’Almarchus autrement inconnu assassiner son cousin et Erispoe s’emparer du trône breton en 857. En 858, il était derrière la révolte à grande échelle de l’ Francs nobles de Neustrie contre Charles le Chauve. Bretons ont participé à la chasse de Louis du Mans au printemps de cette année. En Septembre, Louis le Germanique s’avança jusqu’à Orléans , où une délégation bretonne de Salomon l’a rencontré et a pris les serments au nom de Salomon. En 859, un synode réuni à Savonnières près de Toul et a essayé de l’ordre de Salomon se souvenir de son serment de 852 et à reprendre le paiement du tribut que la Bretagne avait payé dans les années passées.

En 862, Salomon était le centre de la révolte contre Charles le Chauve, s’il n’avait pas fait la guerre au roi lui-même depuis 860. Dans cette année il a loué les services d’une bande de Vikings avec lequel combattre Robert le Fort , qui avait lui-même recruté des mercenaires vikings pour l’aider. Salomon a également prêté une force des Bretons de l’aide de Louis le Bègue, maintenant dans la ligue avec les rebelles, dans sa guerre avec Robert. En 863, Charles rassembla une armée et a commencé à marcher sur la Bretagne, mais a tenu à proximité d’ Entramnes et négocié la paix avec lequel Salomon occidentales Anjou a été reconnu comme une partie de la Bretagne et l’ abbatiat jeter de Saint-Aubin d’Angers a été accordé à Salomon, qui a félicité lui-même à Charles et a rendu hommage .

Salomon n’a pas abandonné sa guerre avec Robert ou de son alliance avec les Vikings fait si facilement, cependant. En 865 et 866, les Vikings et les Bretons ravagé le vicintiy du Mans et Robert fut tué dans la bataille de Brissarthe contre les alliés des Vikings avec les Bretons. Ce fut le début d’une nouvelle insurrection, et même le pape Nicolas I a écrit des lettres à Salomon pour lui demander de reprendre les paiements hommage stoppé. Pendant son pontificat, le pape Nicolas I  s’impose comme patriarche d’Occident. Il interdit aux princes bretons de  transformer Dol en archevêché, rappelle aux métropolites son autorité sur eux et excommunie en 861 l’archevêque Jean VIII de Ravenne, coupable d’avoir empiété sur les prérogatives spirituelles et temporelles du pape.

Le nouveau roi tint avant tout à régner au nom de Dieu et de la religion, protégeant églises et monastères et multipliant les fondations pieuses comme le monastère Saint-Maxent à Maxent (Ille-et-Vilaine) près de Plélan-le-Grand (au village du Gué dans cette commune, une motte féodale porte le nom de « Motte du roi Salomon » comme reste du château qu’il y aurait occupé), Saint-Sauveur à Pléchatel, probablement Saint-Aubin à Guérande, etc… et multipliant les largesses en faveur d’autres monastères comme à RedonSaint-MéenPaimpont ou des prieurés comme Saint-Pierre de Plélan. Il replaça à la tête de leurs évêchés, comme l’exigeaient les papes Léon IVBenoît IIINicolas Ier, puis Adrien II depuis des années, la plupart des évêques bretons qui avaient été déposés en 848 par Nominoe.

Salomon tente d’obtenir l’indépendance religieuse de la Bretagne par rapport à l’archevêché de Tours, en essayant d’obtenir du pape la construction de l’évêché de Dol-de-Bretagne en archevêché.

La situation restera en suspens (Dol étant archevêché dans les faits), mais Rome ne clarifiera officiellement la situation qu’en 1076, où le pallium est accordé à l’archevêque Even. Cependant, en 1199, le pape Innocent III met fin à la polémique, en affirmant l’autorité de Tours sur les évêchés bretons.

Après avoir lutté une quinzaine d’années contre les Vikings lors des invasions normandes, il parvient au bout d’une quinzaine d’années à les chasser de Bretagne et aide même Charles le Chauve à les chasser d’Angers en 873. Salomon récolte avec ses Bretons les vins des territoires qui lui appartiennent au pays d’Angers. L’année suivante Salomon participe avec son armée aux côtés de Charles le Chauve au siège de la ville d’Angers que les Vikings occupaient après l’avoir dévastée. À cette occasion son fils Wigon se recommande au roi et prête serment en présence de ses fidèles17.

À la fin de son règne, il se retire dans un monastère, soit à La Martyre, soit à Langoëlan, pour expier le meurtre d’Erispoë. C’est là que son gendre Pascweten et le gendre d’Erispoë, Gurvant ainsi que son neveu Wigon fils de Rivelin, le livrent aux Francs « Fulcoald et d’autres » qui après avoir capturé et sans doute exécuté son fils Wigon, crèvent les yeux du roi et l’assassinent le lendemain (874).

Salomon a été assassiné le 25 juin 874 dans l’église d’un lieu appelé aujourd’hui Ar Merzher La Martyre en souvenir de cet événement. « Salomon se réfugia dans l’église d’un monastère où il fut pris et traité avec une sauvagerie inouïe. On lui arracha les yeux avec tant de violence qu’il en mourut dans la nuit ». Sa mort le fait proclamer martyr par le peuple et l’Église catholique romaine. Son corps fut inhumé dans le monastère de Plélan ou dans celui de Saint-Maixent, conformément aux désirs qu’il avait exprimé de reposer aux côtes de son épouse, la reine Wenbrit. Plus tard, son corps fut enlevé, probablement lors d’une des invasions normandes et transporté jusqu’à Pithiviers, où une partie de ses reliques reposent dans l’église Saint-Salomon et Saint-Grégoire. Cependant une autre partie de ses reliques resta ou revint en Bretagne ; l’église Saint-Salomon de Vannes, détruite en 1793 pendant la Révolution française, possédait quelques ossements du saint.

Plélan-le-Grand (Plelann-Veur en breton) est une commune française, située dans le département d’Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Plélan se situe en bordure est de la forêt de Paimpont dite de Brocéliande sur la quatre-voies de Rennes à Lorient. Elle est à égale distance de l’Atlantique et de la Manche (mer), soit environ 80 km.

Charles marcha sur la Bretagne en 867, mais Salomon envoya son fils-frère Pascweten à négocier une paix à Compiègne en août. Charles a envoyé des otages à Salomon et Pascweten prêtaient serment de fidélité à Charles au nom de Salomon.

Pascweten, fils d’un certain Ridoredh selon une généalogie tardive établie à Saint Aubin d’Angers au xie siècle, Pascweten était l’un des prétendant qui se disputèrent le trône de Bretagne après la mort de Salomon de BretagneComte de Vannes, puis également de Nantes, il basait ses prétentions sur son mariage avec la fille du roi défunt, Prostlon.

En 874, il conspira avec le comte de RennesGurwant, pour assassiner le roi. Leur alliance ne dura cependant que le temps de faire taire les revendications des autres prétendants, notamment les comtes de Goëlo et de Léon. En 875, il attaqua Rennes, la résidence principale de Gurwant mais échoua en dépit de ce qui semble avoir été une importante supériorité numérique.

Il fit une nouvelle tentative en 876, espérant tirer profit de la maladie de Gurwant. Ce fut à nouveau un échec. Il mourut à la fin de 876 ou, plus vraisemblablement au début de 877, empoisonné ou assassiné par ses alliés Normands.

Son frère Alain hérita des comtés de Vannes et de Nantes et devint roi de Bretagne après la bataille de Questembert.

Revenons au Comte Salaün. Cette paix devait durer jusqu’à la fin de la vie de Salomon. Charles récompensé son vassal désormais fidèles avec un cadeau d’insignes en 868, dont une d’or, couronne ornée de bijoux. Il est également probable que Wigo Salomon fils de deux ans a été baptisé à cette occasion et que Charles a agi comme parrain pour lui, rendant ainsi Salomon et Charles reliés par le «sang» en tant que co-pères. Bien que Salomon suite commencé à appeler lui-même roi, il n’était pas roi à titre officiel, comme un historien du XIe siècle au Redon monastère a écrit :

Salomon fut appelé roi, non pas parce qu’il était vrai, en fait, mais parce qu’il portait une couronne d’or et pourpre par une subvention de l’empereur Charles, et pour cette raison a été désigné par ce nom.

Salomon a dépensé un peu d’effort dans l’attente, mi-860, d’avoir le pape Nicolas Ier envoyer le pallium à l’ évêque de Dol de créer un archidiocèse de tous les évêchés bretons, qui ne reconnaît pas l’ archidiocèse de Tours , leur morale métropolitaine. Salomon peut ont voulu un archevêque qui était malléable à ses désirs, ou qui pourrait le consacrer comme roi. Peut-être qu’il voulait simplement sortir de l’impasse qui avait suivi la suite de Nominoë dépôt des évêques bretons cinq d’une décennie et demi plus tôt.

Nominoë, né aux alentours de l’an 800, ses origines sont incertaines. Nominoë fut comte de Vannes à partir de juillet 819, Nominoë fut nommé missus imperatoris de Louis le Pieux et ducatus ipsius gentis des Bretons à partir de 831.

À la mort de ce dernier, en 840, il soutient dans un premier temps Charles le Chauve puis entre en rébellion ouverte contre l’administration franque. Dans sa volonté d’assurer l’autonomie de la Bretagne face au royaume franc, il s’allie avec Lambert II de Nantes, fils du précédent comte de Nantes mais non-confirmé dans cette charge par Charles le Chauve.

Le roi Charles doit reconnaître l’autorité de Nominoë en mai 846 à la suite des batailles de Messac (843) et de Ballon (845). Battu trois fois par les Vikings, Nominoë doit traiter avec eux pour qu’ils s’éloignent de la Bretagne 3. Deux ans après, il s’empare d’Angers et des pays voisins. À cause de la défection de Lambert II de Nantes, il envahit ensuite Nantes et Rennes en 850, lance des raids sur le Bessin et le comté du Maine.

Nominoë meurt subitement au cours d’une expédition en profondeur dans le comté de Chartres près de Vendôme, le 7 mars851 après avoir conquis le Maine et l’Anjou. Il est inhumé dans l’abbaye Saint-Sauveur de Redon.

Contrairement à la croyance générale, Nominoë n’a jamais porté le titre de roi (bien que le chroniqueur médiéval Réginon de Prüm lui donne ce titre). Dans le cartulaire de Redon, il est tour à tour qualifié de duc des Bretons, de duc en Bretagne, de duc de toute la Bretagne, de prince de Bretagne et de prince de toute la Bretagne. C’est son fils et successeur Erispoë qui a le premier usé de ce titre attribué par Charles le Chauve après la bataille de Jengland. Avec la reprise en main de la Bretagne par Alain Barbe-Torte après la destruction du royaume breton par les Normands, le titre de roi sera abandonné et les souverains de Bretagne prendront le titre de Dux Brittonum.

Erispoë. En français, la graphie Nominoé est aussi utilisée.

En 874, une conspiration impliquant Pascweten, Wrhwant et Wigo, fils de Riwallon, comte de Cornouaille , comploté pour tuer des Salomon. Ce qu’ils ont fait, mais ils ont rapidement tombé avec l’autre et d’une guerre civile suivie jusqu’à 876.

Riwallon de Bretagne (ixe siècle) , est un prince de Bretagne, fils du roi Salomon et de son épouse Wembrit. Il est moins connu que son père ou que son beau-frère Pascweten. Riwallon porte le nom de son grand-père paternel. Son père Salomon était le cousin d’Erispoë qui dans un acte de 856 qualifie « Salomon filii Riwallon » de « consobrino meo ». Selon Pierre Le Baud; Salomon était « fils de Riwallon, frère de Nominoë ». Ce Riwallon était très probablement le beau-frère plus que la frère de Nominoë car les noms utilisés dans la famille de ce dernier (Nominoë, Erispoë, Conan) sont totalement différents de ceux de la famille de Riwallon (Rivallon, Salomon, Guégon) ce qui semble démontrer, selon les régles de l’onomastique médiévale, qu’ils appartenaient à deux lignées agnatiques différentes.BrittanyDukes.png

Dans des époques différentes les souverains de Bretagne étaient des rois, ducs et comtes.

Pendant les années de déclin de l’Empire romain , les premiers bretons dirigeants de la Gaule étaient de style «rois» des royaumes petits Cornouaille et de Domnonée . Certains rois peuvent avoir eu une forme d’hégémonie sur l’ensemble des populations britanniques dans la péninsule armoricaine , et Riothamus est appelé le roi des Bretons par le chroniqueur Jordanès .

Riothamus (également orthographié Riutimus )  était un romano-britanniques chef militaire, qui était actif vers AD 470. Il lutta contre les Goths en alliance avec le déclinEmpire romain . Il est appelé « roi des Bretons »par l’historien du 6ème siècle Jordanès , mais l’étendue de son royaume n’est pas claire. Certains auteurs modernes considèrent sa vie d’avoir été l’une des sources pour le mythe du Roi Arthur.

Cependant il n’y a pas de certains dirigeants de l’ensemble de la Bretagne, qui a été divisée en fiefs des comtes locaux.

Le duché de Bretagne a eu ses origines dans la bataille en 939, de Trans-la-Forêt (Trans-la-Forêt ( Breton : Treant-Felger ) est une commune dans le département d’Ille-et-Vilaine de la Bretagne au nord-ouest France .), après quoi la région a souvent été appelé un duché, et ses dirigeants ont été considérés comme Ducs, bien avant le milieu du XIIe siècle, ils étaient souvent appelées aussi compte , comme les rois de France, puis a vu la Bretagne comme rien de plus qu’un comté. En 1297, la péninsule a été érigé en duché du pairie de France.

 Le drapeau blanc ou du niveau de la famille royale de France

La pairie de France ( français : pairie de France ) a été une distinction au sein de la noblesse française , paru dans le Moyen Age . Il a été aboli en 1789 pendant la Révolution française , mais elle est réapparue en 1814 au moment de la Restauration des Bourbons qui ont suivi la chute du Premier Empire français . Le 10 Octobre 1831, par un vote à 324 contre 26 de la Chambre des Députés, pairie héréditaire a été aboli, mais pairie pour la vie du titulaire a continué d’exister jusqu’à ce qu’elle soit définitivement aboli en 1848.

Le prestigieux titre et la position de pair de France (en français: Pair de France ) a été tenue par le plus grand, plus haut gradé des membres de la noblesse française. Française pairie différait donc de noblesse britannique (à qui le terme «baronnie», également employé comme le titre de rang le plus bas noble, a été appliquée dans son sens générique), pour l’immense majorité de la noblesse française, de baron au duc, ne sont pas pairs. Le titre de «pair de France » a été un honneur extraordinaire accordée uniquement aux quelques ducs, comtes et princes de l’Eglise catholique romaine.

Armorique ou aremorica est le nom donné dans les temps anciens à la partie du Gaul qui comprend la Bretagne, la péninsule et le territoire entre la Seine et la Loire, les rivières, les eaux intérieures s’étend à un point indéterminé et le bas de la côte atlantique. Le toponyme est basé sur l’expression gauloise sont-mori « sur / à [la] mer », a fait dans le nom de lieu gaulois aremorica ( * sont-mor-ika ) « Place by the Sea ». Le suffixe -ika a d’abord été utilisé pour créer des formes adjectivales et ensuite, les noms (voir les régions comme le Pays d’Ouche < Utica , Perche < Pertica ). La désignation initiale était vague, dont une grande partie de ce qui devint la Normandie au 10e siècle et, selon certaines interprétations, l’ensemble de la côte jusqu’aux Pyrénées. Plus tard, le terme est devenu limité à la Bretagne.

En breton (qui, avec le gallois et le Cornish appartient à la branche britannique de langues celtiques insulaires ), «sur [la] mer » est la guerre vor (gallois AR pour ), bien que la forme plus ancienne Arvor est utilisé pour désigner les régions côtières de Bretagne , contrairement à argoad ( ar « sur / dans » Coad «forêt» [galloise ar goed ( étudiante «forêt»)] pour les régions intérieures. Ces usages modernes apparenté suggèrent que les Romains d’abord contacté les gens du littoral dans le région intérieure et a supposé que le nom régionale aremorica référence à la région entière, à la fois côtières et intérieures.

Le culte de saint Salomon

La chapelle Saint-Salomon et son calvaire à Plouyé

Statue de saint Salomon (église Saint-Pierre de Plouyé)
  • Saint Salomon est le patron de la ville de Pithiviers (Loiret). En 932, la dépouille de saint Salomon, roi de Bretagne et martyr, fut déposée dans l’église Saint-Georges à Pithiviers, appelée par la suite église Saint-Salomon et Saint-Grégoire.
  • Le diocèse de Vannes l’honorait traditionnellement d’une fête annuelle chaque 25 juin. Une église Saint-Salomon existait à Vannes, détruite en 1793. La rue saint Salomon menait à une porte du même nom Remparts de Vannes#Portes et tours.
  • Langoëlan (Morbihan) : une chapelle latérale de l’église paroissiale Saint-Barnabé lui est consacrée.
  • Plouyé (Finistère : la chapelle Saint-Salomon date du XVIIème siècle. Traditionnellement son pardon était marqué par un culte très particulier concernant les chevaux.
  • La Martyre (Finistère) : cette paroisse aurait été le théâtre, le 25 juin 874, de l’assassinat de Salomon, roi de Bretagne, à l’endroit même où est placé aujourd’hui le maître-autel de l’église paroissiale. L’église paroissiale Saint-Salomon possède un reliquaire en argent, en forme de chapelle, du XVIème siècle, dit de saint Salomon (avec poinçon P. G. répété). L’église possède aussi une statue de saint Salomon.
  • Des statues de saint Salomon existent à Landivisiau et à Maxent. L’église Saint-Maxent possède un vitrail représentant saint Salomon accordant des privilèges à une terre qu’il donne pour la fondation d’un monastère.

Nicolas Ier (pape)

Nicolas Ier
Pape de l’Église catholique
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Naissance v.800, à Rome
Élection au pontificat 24 avril 858
Fin du pontificat 13 novembre 867
Prédécesseur Benoît III
Successeur Adrien II

Nicolas Ier dit le Grand, né vers 800, 105e pape du 24 avril 858 à sa mort, à Rome, le 13 novembre 867.

Issu d’une famille modeste, il commence sa carrière au palais du Latran, au service du pape. Sous le pontificat de Léon IV(847855), il est ordonné sous-diacre. À la mort de Benoît III (855858), il est élu pape grâce à l’appui de l’empereur Louis II.

Pendant son pontificat, il s’impose comme patriarche d’Occident. Il interdit aux princes bretons de transformer Dol en archevêché, rappelle aux métropolites son autorité sur eux et excommunie en 861 l’archevêque Jean VIII de Ravenne, coupable d’avoir empiété sur les prérogatives spirituelles et temporelles du pape. En Orient, il s’immisce dans le conflit entre les partisans du nouveau patriarche de ConstantinoplePhotios Ier et les partisans de l’ancien, Ignace, déposé par Michel III et le césar Bardas. Quand Boris, prince des Bulgares, se convertit au christianisme, Nicolas Ier, prenant le contre-pied de la politique de Photios, envoie des évêques pour l’aider à constituer son Église. Dans sa Lettre aux Bulgares, il explicite les principales divergences entre les deux Églises. En réaction, Photios convoque en 867 un synode qui excommunie Nicolas Ier.

 Charles le Chauve, denier , frappée à Bourges , après 848.

Il fait figure d’autorité morale : à ce titre, Charles le Chauve requiert son arbitrage quand son frère Louis le Germanique envahit la France,

Louis le Germanique 

Louis le Germanique roi de l’Est Francia

Sceau avec l’inscription de Louis et l’effigie.
Règne Roi de Bavière: 817-843;
roi de l’Est Francia: 843-876
806
Mortes 28 août 876
Lieu de la mort Frankfurt am Main
Prédécesseur Louis le Pieux
Successeur Carloman de Bavière , Louis le Jeune , Charles le Gros
Épouse Emma d’Altdorf
Progéniture Carloman de Bavière , Louis le Jeune , Charles le Gros
La Maison Royale Carolingienne
Père Louis le Pieux
Mère Ermengarde de Hesbaye

Louis (également Ludwig ou de Lewis ) l’allemand (806 – 28 août 876), également connu sous le nom de Louis II ou de Louis de Bavière , était un petit-fils de Charlemagne, et le troisième fils du succédant Francs empereur Louis le Pieux et de sa première femme, Ermengarde de la Hesbaye .

Il a reçu «Germanicus» de l’appellation, peu après sa mort, en reconnaissance du fait que la majeure partie de son territoire avait été dans l’ancienne Germanie .

Louis II a été faite le roi de Bavière, de 817 suivant la pratique de l’empereur Charlemagne de conférer un royaume local sur un membre de la famille qui a ensuite servi comme un de ses lieutenants et le gouverneur local. Quand son père, Louis Ier (appelé le Pieux), partitionné l’empire vers la fin de son règne, en 843, il a été fait roi de Francie orientale , une région qui s’étend de l’ Elbe, du bassin versant du Jutland sud-est à travers la Thuringerwald en Bavière moderne à partir le  Traité de Verdun en 843 jusqu’à sa mort.

de même que lors de la révolte de ses fils Louis et Charles. Nicolas Ier intervient également dans le divorce de Lothaire II.

Lothaire II roi de Lotharingie

Sceau de Lothaire II
Règne 855-869
835
Mortes 8 août 869
Lieu de la mort Piacenza
Prédécesseur L’empereur Lothaire I comme roi de Francia Orient
Héritier Hugues, duc d’Alsace
Successeur Terres divisé entre Louis le Germanique et Charles le Chauve
Épouse Teutberge
Épouse Waldrade
Progéniture Par Waldrade: 
Hugues, duc d’Alsace, Gisela Bertha Ermengarde
La Maison Royale Dynastie carolingienne
Père L’empereur Lothaire I
Mère Ermengarde de Tours

Lothaire II (835 – 8 août 869 ) était le deuxième fils de l’empereur Lothaire Ier et Ermengarde de Tours . Il était marié à Teutberge , fille de Boson le Vieux . Il est l’homonyme du cristal Lothaire , qui avait probablement commandité, et de la Croix de Lothaire , qui a été faite plus d’un siècle après sa mort, mais intègre un cristal de roche qui porte son nom et l’image de son sceau.

À la mort de son père en 855, il a reçu en son royaume à l’ouest du territoire de la Rhénanie s’étendant de la mer du Nord à l’ Jura . Il est devenu connu sous le nom de Regnum Lotharii et au début de 10ème siècle que la Lotharingie ou Lorraine (une désignation par la suite appliqué uniquement à la duché de Lorraine ). Son frère aîné Louis II a reçu le nord de l’Italie et le titre de l’empereur , et son jeune frère Charles a reçu les parties occidentales de domaines de son père, la Bourgogne et la Provence .

A la mort de son frère Charles en 863, Lothaire ajouté quelques terres au sud du Jura à ce royaume, mais à l’exception des quelques expéditions contre les faibles Norman pirates, il semble avoir fait peu de son gouvernement ou sa défense.

Le règne de Lothaire était principalement occupé par ses efforts pour obtenir le divorce de sa femme Teutberge, une sœur deHucbert , abbé de Saint-Maurice (mort en 864) et la fille de l’ Bosonid Boso l’aîné , et ses relations avec ses oncles Charles le Chauve et de Louis le Germanique ont été influencées par son désir d’obtenir leur soutien pour cette initiative. Bien que les querelles et les réconciliations entre les trois rois se succèdent dans une succession rapide, en général on peut dire que Louis favorisé le divorce, et Charles s’y est opposé, alors que ni perdu de vue le fait que Lothaire avait pas de fils pour hériter de ses terres. Lothaire, dont le désir pour le divorce a été invité par son affection pour sa maîtresse, Waldrade, ranger Theutberge, mais Hucbert ont pris les armes en sa faveur, et après qu’elle a soumis avec succès à l’ épreuve de l’eau , Lothaire fut obligé de lui rendre au 858. Poursuivant toujours son but, il a gagné le soutien de son frère, l’empereur Louis II , par une cession des terres et a obtenu le consentement du clergé local au divorce et à son mariage avec Waldrade, qui a eu lieu en 862.

Un synode des Francs évêques réunis à Metz en 863 et a confirmé cette décision, mais Teutberge fui à la cour de Charles le Chauve , et le pape Nicolas I a annulé la décision du synode. Une attaque sur Rome par l’empereur fut sans résultat, et en 865 Lothaire, menacé d’ excommunication, et convaincu que Louis et Charles, à leur récente réunion avaient discuté de la partition de son royaume, prit de nouveau dos de sa femme. Teutberge, cependant, que ce soit par goût ou la contrainte, maintenant exprimé son désir de divorcer, et Lothaire se rend en Italie pour obtenir l’assentiment du nouveau pape, Adrien II . Placer une interprétation favorable sur les paroles du pape, il avait mis sur le chemin du retour, quand il fut pris de fièvre et mourut à Plaisance le 8 août 869. Il a laissé, par Waldrade, un fils Hugh qui a été déclaré illégitime, et son royaume fut partagé entre ses oncles Charles le Chauve et Louis le Germanique par le traité de Meerssen .

Ces enfants illégitimes furent :

roi de Lotharingie : celui-ci, n’ayant pu avoir de descendance de sa femme Theutberge, l’avait répudiée au profit de sa maîtresse, Waldrade. Le pape excommunie les archevêques de Trèves et de Cologne, qui avaient annulé le premier mariage et résiste même aux assauts armés de Louis II, frère de Lothaire.

Dès sa mort, Nicolas Ier est considéré comme l’un des grands papes de l’époque. Réginon de Prüm, au xie siècle, écrit à son sujet dans sa Chronique de l’année 868 : « Depuis le bienheureux Grégoire, nul évêque élevé dans la ville de Rome sur le siège pontifical ne peut lui être comparé. » Il est inscrit au martyrologe romain et son culte est attesté depuis le xive siècle.

Drapeau de la Bretagne

Drapeau de la Bretagne
Gwenn ha Du
Image illustrative de l'article Drapeau de la Bretagne
Version à onze mouchetures
Généralités
Créateur Morvan Marchal
Création 19231925
Caractéristiques
Utilisation FIAV 100100.svg FIAV defacto.svg
Proportions 2:3
Éléments Neuf bandes alternées noires et blanches avec des mouchetures d’hermines noires sur fond blanc au canton.

Le drapeau de la Bretagne, plus connu sous le nom de Gwenn ha Du également orthographié Gwenn-ha-Du(littéralement « Blanc et Noir » en breton), est de facto le drapeau et le pavillon de la région Bretagne et de la province historique de Bretagne . Son nom en gallo est Blanc e Neirr. Il se compose de neuf bandes horizontales noires et blanches d’égales largeurs, disposées alternativement et d’un canton supérieur (côté mât) de couleur blanche parsemé d’une multitude de mouchetures d’hermine.

Le premier Gwenn ha Du est créé entre 1923 et 1925 par Morvan Marchal, architecte et militant nationaliste breton. Le nombre de mouchetures d’hermine et leur forme n’est pas fixé, la version la plus répandue comprend onze mouchetures arrangées selon trois rangées horizontales.

Le Gwenn ha Du est le drapeau moderne de la Bretagne, cependant l’histoire vexillologique de cette région ne se limite pas à ce drapeau ; d’autres drapeaux, bannières et pavillons ont existé pour représenter les ducs, leurs flottes et armées, les ports, les régiments bretons ainsi que les villes et pays historiques bretons. Quelques-uns sont parfois encore utilisés. Le drapeau de la Bretagne, le Gwenn ha Du, se compose de neuf bandes horizontales (cinq noires et quatre blanches) d’égales largeurs, disposées alternativement. Le canton supérieur du drapeau (côté mât) de couleur blanche, est parsemé de mouchetures d’hermine noires sans nombre précis : le quartier d’hermine est dit plain

L’élégance et la sensualité à l’italienne…

Visionnez une certaine photographie et un certain art représentant la sensualité,  féminine, animalité, son fauvisme, sa pudeur, la passion de la femme Son romantisme et son pouvoir de séduction, à la mode italienne – c’est un savoir vivre de savoir séduire naturellement, passivement et activement, quand l’autre s’y attend le moins :

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Immigration légale : Parisot prend ses distances avec Guéant. Avec Guéant, les Sarkozy auraient-ils pu immigrer en France ? Va-t-on répondre à notre promesse d’aide aux peuples tunisiens et libyens ? Et La France saura-t-elle continuer à la figure de proue de la terre des droits de l’homme et du citoyen ?

Publié le

9 avril 2011, 13h46

UMP : objectifs 2012

La présidente du Medef met en garde contre un pays qui se fermerait et plaide pour une immigration légale raisonnable. Elle ne prend donc pas la même direction que Claude Guéant qui veut « limiter l’immigration légale ».

Laurence Parisot, présidente du Medef

Laurence Parisot, présidente du Medef SIPA

Laurence Parisot, la présidente du Medef, a mis en garde vendredi contre les dangers « d’un pays qui se ferme ». « Rester un pays ouvert est une nécessité. Nous sommes pour l’immigration en général car elle est source de richesses et d’ouverture », a-t-elle affirmé en marge du « B8 » à Paris, la réunion des  patrons des pays du G8. Sans remettre en cause les propositions du ministre de l’Intérieur dont elle ne connaît pas « le contenu exact », elle a expliqué lors d’une conférence de presse que « l’immigration liée au travail » ne représentait « chaque année en France (…) que 20.000 personnes. » Un chiffre en deçà des estimations du ministère de l’Intérieur.

Le ministre de l’Intérieur, Claude Géant, dans l’interview du Figaro Magazineassure lui que : « pour assurer sa cohésion, vivre paisiblement, dans le respect de ses propres principes, une société a besoin d’une régulation de l’immigration, explique le ministre de l’Intérieur. (…) J’ai demandé que l’on réduise le nombre de personnes admises au titre de l’immigration du travail. Et nous allons continuer à réduire le nombre d’étrangers venant en France au titre du regroupement familial. »

Dans les faits, le nombre d’immigrés pour motif économique devrait, selon le vœu de Guéant, passer de 31.000 par an à 20.000. Le nombre d’immigrés au titre du regroupement familial devrait lui aussi être revu à la baisse. Selon les chiffres de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), l’immigration pour motif familial a chuté de 10% en France entre 2005 et 2010.Les propositions de Claude Guéant semblent, en tous les cas, en contradiction avec la réalité.

Certes, le nombre d’immigrés légaux en France a augmenté de 9,2% en France entre 2005 et 2010. Mais cette augmentation est surtout dû à l’afflux d’étudiants étrangers dont le nombre a progressé de 47% en cinq ans. A l’inverse, le nombre d’immigrés pour motif familial, comme le nombre de réfugiés, ont tous les deux baissé, respectivement de 10,9% et de 29,6% (chiffre de l’Offi).

8 avril 2011, 17h00

Avec Guéant, les Sarkozy auraient-ils pu immigrer en France ?

Le ministre de l’Intérieur a annoncé vendredi dans une interview au Figaro Madame qu’il comptait prendre les mesures nécessaires pour réduire l’immigration légale en France.

Claude Guéant et Nicolas Sarkozy

Claude Guéant et Nicolas Sarkozy SIPA

Claude Guéant ne s’en cache pas. Il ne l’a jamais fait depuis son entrée place Beauvau. Il est « le méchant de service » de Nicolas Sarkozy, comme l’a surnommé Jean-Christophe Martin sur France Info vendredi matin.

A droite toute !

Laïcité. Sentiment des Français de « ne plus être chez eux ». Sécurité. Immigration. Depuis plusieurs semaines, l’ancien secrétaire général de l’Élysée a multiplié les déclarations subversives. Avec ses mots naît la polémique, invariablement. La droite décomplexée, volume 2.  Guéant est devenu la figure de proue d’une politique dure et affirmée et, sous son égide, l’UMP tente de ramener dans le giron républicain les brebis égarées du Front national.

Ses propos accordés au Figaro Madame vont dans ce sens. Claude Guéant y parle de laïcité, quelques jours après le débat organisé par le parti majoritaire sur le sujet. Il évoque surtout la problématique de l’immigration, ramenée à l’ordre du jour un an à peine avant la prochaine élection présidentielle. « Pour assurer sa cohésion, vivre paisiblement,dans le respect de ses propres principes, une société a besoin d’une régulation de l’immigration, explique le ministre de l’Intérieur. (…) J’ai demandé que l’on réduise le nombre de personnes admises au titre de l’immigration du travail. Et nous allons continuer à réduire le nombre d’étrangers venant en France au titre du regroupement familial. »

9,2 % d’immigrés légaux en France

Dans les faits, le nombre d’immigrés pour motif économique devrait, selon le vœu de Guéant, passer de 31.000 par an à 20.000. Le nombre d’immigrés au titre du groupement familial devrait lui aussi être revu à la baisse. Selon les chiffres de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), l’immigration pour motif familial a chuté de 10% en France entre 2005 et 2010. Les propositions de Claude Guéant semblent, en tous les cas, en contradiction avec la réalité.

Certes, le nombre d’immigrés légaux en France a augmenté de 9,2% en France entre 2005 et 2010. Mais cette augmentation est surtout dû à l’afflux d’étudiants étrangers dont le nombre a progressé de 47% en cinq ans. A l’inverse, le nombre d’immigrés pour motif familial, comme le nombre de réfugiés, ont tous les deux baissé, respectivement de 10,9% et de 29,6% (chiffre de l’Offi).

La fin de l’ « immigration choisie » ?

Dans l’esprit de Guéant, l’immigration pour motif économique devrait cependant avoir moins d’avenir en France. Une position en contradiction avec celle de Jean-François Copé et de Christine Lagarde. Selon la ministre de l’Économie, l’immigration légale « doit être protégée et sécurisée ». Les mots du ministre de l’intérieur sont aussi en contradiction avec Nicolas Sarkozy qui, dès 2005, faisait la promotion de l’ « immigration choisie ».

On pourrait d’ailleurs se demander, avec une grande ironie, si avec les mesures qu’entend mettre en place Claude Guéant, le père de l’actuel chef de l’État, Pal Sarközy Nagy-Bocsa, aurait pu rester en France ou obtenir la nationalité française. Pour l’histoire, Pal Sarközy n’avait que 20 ans lorsqu’il a fui la Hongrie, en proie au stalinisme. Comme il le détaillait en mars 2010 à Paris-Match, il a alors cumulé les petits boulots, : peintre portraitiste, vernisseur de films, livreur ou encore boxeur. Ce n’est qu’en 1975, à l’age de 47 ans, qu’il obtient la nationalité française… Autre temps, autre mœurs ?

PEOPLE-MATCH | SAMEDI 27 MARS 2010

PAL SARKOZY, LA MÉMOIRE DU CLAN

Pal Sarkozy, La mémoire du clan

Dans leur appartement de Levallois-Perret sur l’île de la Jatte, Pal Sarkozy, avec sa quatrième épouse, Inès. De nombreux tableaux témoignent de la passion du père du président pour la peinture. | Photo Philippe Petit

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LIENS GOOGLE

Paru dans Match

Le père du président de la République publie ses souvenirs, l’itinéraire extraordinaire d’un jeune immigré arrivé en France à 20 ans. Sans papiers.

Interview Caroline Pigozzi – Paris Match

Il reconnaît sans façon que son nom lui a largement ouvert, surtout à l’étranger, les portes des galeries de peinture où il expose régulièrement. Pal Sarkozy, bientôt 82 ans, est un aventurier au franc-parler. Ses Mémoires, écrits en collaboration avec Frédérique Drouin (éd. Plon), portent un titre ­éloquent, « Tant de vie ». Issu de la noblesse terrienne hongroise, Pal Sarközy de Nagy-Bocsa a fui le communisme à 20 ans pour s’installer à Paris où il exercera plusieurs petits métiers avant de s’imposer comme publicitaire. Soixante années après son arrivée clandestine dans la capitale, il a vu son fils Nicolas être élu à la charge ­suprême. Marié quatre fois, père de cinq enfants de deux unions différentes, fier de sa vie et du destin de sa famille, Pal Sarkozy avoue qu’il partage avec son fils de président un même besoin et désir de plaire.

Paris Match. Pal Sarkozy, pour nous, vous êtes d’abord le père du chef de l’Etat.
Pal Sarkozy. J’en suis heureux. Surtout pour lui, car il en rêvait depuis longtemps et je n’aurais ­jamais pensé qu’il entrerait un jour à ­l’Elysée. Quelle fierté, pour un ­immigré hongrois réfugié, ayant passé sa première nuit à Paris le 2 décembre 1948 sur la bouche du métro station Wagram, apatride et qui n’aura son passeport français qu’en 1976, de voir soixante années plus tard l’un de ses fils devenir président de la République ! Avec Napoléon, c’est la seule fois dans l’histoire de France, que la première génération devenue française accède au poste suprême.

Jeune, Nicolas Sarkozy, était-il déjà ambitieux ?
Très. Comme tous les Sarkozy, il voulait absolument réussir.
C’est son grand-père maternel, le Dr Mallah, urologue et grand ­amateur d’art, un Juif grec né à ­Salonique, converti au catholicisme lors de son mariage, et dont ­Nicolas était très proche, qui lui a donné le sens de l’Etat. Dès l’âge de 13 ans, il l’emmenait voir le défilé du 14-Juillet. C’est ainsi que, très tôt, en première ­année de droit, Nicolas s’est mis à faire de la politique à la faculté. Vous connaissez la suite…

Parlez-moi de vous maintenant…
J’aurai 82 ans le 5 mai prochain. J’ai quitté Budapest, où je suis né, pour venir ici à l’âge de 20 ans. Le régime stalinien se durcissait, et je ne voulais pas aller faire mon service militaire en ­Russie. J’ai commencé par exercer des petits métiers : peintre portraitiste, vernisseur de films, livreur, boxeur, employé affecté aux surfaces corrigées chez un architecte. J’ai alors rencontré Andrée Mallah, qui se faisait appeler “Dadue” car elle ­détestait son prénom et, en 1950, nous nous sommes mariés. Après avoir été stagiaire de Frisca, un grand directeur artistique de l’époque, qui m’a appris la publicité, je me suis lancé dans le métier. J’ai travaillé pour Oréal notamment – on ne disait pas encore le L’ – à la conception de l’emballage Monsavon, puis chez ­Boussac et chez Elvinger, une importante agence de publicité, avant d’ouvrir le Studio Sarkozy de création publicitaire et de lancement de produits, ainsi que Photos Rachel, installées avenue Rachel, dans le XVIIIe arrondissement.

Une intégration difficile ?
Avant cela, je n’avais voyagé qu’en Autriche. Par ailleurs, les codes chez nous semblaient ­désuets par rapport aux vôtres, il y avait bien un siècle d’écart entre les deux. Les règles sociales n’avaient rien à voir non plus, et il m’a fallu une bonne année pour comprendre les clés du système parisien. N’oubliez pas que je suis issu d’un milieu protégé de la ­petite noblesse de Szolnok, les ­Sarközy de Nagy-Bocsa, et qu’ayant deux frères de quatre et huit ans plus âgés que moi, j’avais été élevé en fils unique.

Avec, toutefois, un esprit ouvert et moderne ?
Vous insinuez que j’ai fait en France ce qui eût été impossible en Hongrie ? C’est vrai, j’ai recomposé quatre fois ma famille… Mon problème est que ma nature sentimentale et ma sincérité de cœur m’ont entraîné à me marier chaque fois que je suis tombé amoureux, ou presque… De toute façon, je n’étais pas tellement sensible aux conventions puisque, au début, je ne connaissais personne. Il eût été ­impensable, je l’avoue, d’agir ainsi, tout comme de faire carrière dans la publicité en Hongrie.

Un proverbe prétend que les chiens font rarement des chats…
Vous voulez me faire dire que le désir de plaire serait héréditaire ? Je le reconnais mais, pour ma part, on m’a plus séduit que le contraire. Ce besoin doit être dans notre sang puisque je suis arrivé seul en France et qu’il y a, aujourd’hui, une trentaine de ­Sarkozy, entre mes cinq enfants [quatre garçons et une fille de deux mariages différents], mes belles-filles qui ont naturellement toutes gardé mon nom en divorçant – je ne compte pas là les pièces rapportées –, et moi qui me suis, je le répète, marié quatre fois. Mais je continue d’avoir de bons rapports avec Marie-Dominique, la première femme de Nicolas, et avec Cécilia qui m’envoie encore ses vœux. Lors des fêtes d’anniversaire et de Noël, j’essaie de réunir tout le monde : mes enfants, tous très solidaires entre eux, mes ­anciennes femmes, mes ex-belles- filles, les actuelles, mes treize ­petits-enfants. La prochaine fois, il y aura en plus mon arrière-petit-fils, Solal. C’est l’occasion de nous retrouver en famille, car il est ­difficile d’harmoniser les agendas des uns et des autres. C’est plus joyeux que de renier ou de regretter le passé !

Vous, le patriarche, qu’avez-vous enseigné à vos descendants ?
Moi qui ai appris quatre langues en dehors de celle maternelle – l’allemand, l’anglais, l’espagnol et le français – et qui, à la demande de mon premier beau-père, ai francisé mon prénom en Paul, j’ai surtout expliqué à mes enfants la valeur du travail et leur ai donné l’esprit d’indépendance. François a fait ses études de médecine comme souvent chez les fils d’émigrés, ­Nicolas a suivi l’exemple de sa mère en devenant avocat, ­Guillaume a voulu être ingénieur [Ecole spéciale des travaux publics], ­Olivier a souhaité devenir banquier chez Carlyle à New York et Caroline a fait une carrière d’architecte d’intérieur, mais c’est avant tout le fruit de leur vocation personnelle et je n’y suis pas pour grand-chose. Je leur ai juste répété combien il était important d’acquérir la liberté. Les aînés ont par ailleurs été éduqués au cours Saint-Louis, dans le VIIIe arrondissement, une école religieuse très chic, pour faire plaisir à mes beaux-parents et à Dadue.

Quelles sont les caractéristiques de Nicolas Sarkozy ?
Il est incroyablement travailleur avec un tempérament très compétitif, doté d’une mémoire extraordinaire qui retient tout, même les chiffres, et c’est un orateur de grand talent. Il est aussi très courageux physiquement. Jeune, c’était un cavalier impé­tueux qui aimait l’équitation au point de vouloir dormir dans le box avec les chevaux. On devinait déjà son caractère déterminé, mais il a été tellement impressionné par Christopher Reeve, devenu ­tétraplégique en 1995 à la suite d’une chute de cheval, qu’il a alors, du jour au lendemain, cessé de monter à cheval. En privé, il est cha­leureux et gentil, même s’il parle essentiellement de lui. Mais moi aussi, je parle beaucoup de moi ! Il est parfois coléreux et pas toujours très à l’heure. Petit détail amusant, très gourmand, il adore le chocolat. Mais comme il a ­tendance à grossir, il fait ­extrêmement attention et est perpétuellement au régime alors que moi, je mange du chocolat tout le temps. Dans le passé, nous avons eu des hauts et des bas, c’est inévitable, on s’est engueulés sur ses études, ses sorties… Je ne voulais pas discuter car les jeunes de ma génération devaient obéir avant tout, c’était cela, l’autorité.

Etes-vous un homme heureux ?
J’ai vécu intensément et beaucoup aimé mon métier. J’ai toujours eu des idées. Alors responsable du relooking d’une marque, j’inventais de nouveaux produits, par exemple le premier antirides solaire de ­Biotherm, au début des années 70. La peinture m’apporte aussi beaucoup de joie. A ma retraite, à 76 ans j’ai recommencé, à tenir un pinceau.

La vie est-elle devenue plus facile le 6 mai 2007 ?
Bien sûr, les gens sont tous devenus très aimables avec moi. Lorsque je réserve dans un restaurant, on me donne toujours la meilleure table. J’ai aussi plus de facilité à exposer les tableaux que je peins avec Werner Hornung, surtout à l’étranger où les portes s’ouvrent sans que j’aie maintenant à m’occuper de rien. Ainsi vais-je bientôt exposer à la Fondation Salvador-Dali de Bruges. Après Budapest, j’ai actuellement une exposition au Caire. Six autres sont d’ores et déjà pro­grammées avant la fin de l’année, dont une à l’Espace Cardin, en face de l’Elysée, qui commence le 24 avril. Nicolas et Carla m’ont annoncé qu’ils viendraient le soir de l’inauguration.

Un hasard, notre magazine ­semble avoir joué un rôle clé dans votre existence !
Mathyi ­Polakovics dit Paul Mathias, alors grand reporter à Paris Match, a été mon premier ami lorsque je suis arrivé dans l’Hexagone. Je l’avais connu en Hongrie, à l’âge de 6 ans. A Paris, il était proche de tout le monde. C’était lui qui avait ramené de Hongrie Jean-Pierre Pedrazzini, votre ­photographe fauché pendant l’insurrection hongroise de 1956, et qui mourut deux jours après à l’hôpital, à Paris. Mathias me fascinait car il me racontait des histoires extraordinaires sur les Kennedy et sur le Shah d’Iran. Personnage flamboyant et merveilleux, Mathias a aussi été mon témoin lorsque j’ai épousé Dadue en 1950.

Etes-vous prêt pour de nouvelles aventures ?
J’ai mené une vie riche d’aventures, d’événements, de rebon­dissements. J’ai également beaucoup aimé les femmes. Et les enfants, surtout lorsque je les voyais grandir, que je pouvais leur enseigner des choses et en apprendre d’eux, en les observant. J’aime aussi les animaux de ferme, les chiens, car, dans mon pays natal, il y en avait beaucoup autour de nous. Maintenant, je prends l’existence au second degré, mais toujours avec bonheur et philosophie, sans illusion sur les autres ni sur moi-même. A 82 ans, je sais que le rideau risque de tomber à tout moment !

« Tant de vie », de Pal Sarkozy, avec la collaboration de Frédérique Drouin, éd. Plon. Point final

 

 

Copé – Fillon, rien ne va plus

Le secrétaire général de l’UMP a une nouvelle fois attaqué le Premier ministre. Entre les deux hommes forts du parti majoritaire, la guerre est désormais ouverte, chacun tentant de tuer l’autre politiquement.

Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP

Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP SIPA

Il ne s’agit encore que de bruits d’alcôve mais les petites phrases sont reprises avec une telle facilité qu’on peut douter d’une réelle volonté de les garder secrètes. On pouvait également penser que la fin du débat sur la laïcité mettra fin aux batailles internes et que les dirigeants de l’UMP, à l’approche de l’élection présidentielle, oublieraient leurs querelles pour se concentrer sur l’essentiel. Mais le mal est plus profond et la guerre est bien ouverte entre Jean-François Copé et François Fillon.

Mercredi, Le Parisien / Aujourd’hui en France révèle une petite phrase lâchée par le secrétaire général de l’UMP. Sa maison brûle, étirée entre les partisans d’une politique très à droite et ceux qui voudraient injecter un peu plus de social dans cette politique gouvernementale; mais Copé n’éteint pas l’incendie. « Je n’oublierai jamais ce que Fillon m’a fait, a-t-il commenté. Sarkozy non plus. » Une nouvelle attaque à l’adresse du Premier ministre de la part du secrétaire général du parti majoritaire. Cela commence à faire beaucoup et donne du grain à moudre aux opposants de l’UMP.

« Vous croyez que je vais aider Fillon ? Ça m’étonnerait »

Cet affrontement de colonels n’est sans doute pas la cause des errements de Nicolas Sarkozy dans les sondages. Mais il en est l’une des conséquences. La défaite programmée de l’actuel chef de l’État lors de la prochaine présidentielle aura réveillé les ambitions et si Jean-François Copé n’a jamais caché la sienne pour 2017, François Fillon paraît lui aussi vouloir investir le Palais.

Son positionnement est connu, comme il l’a prouvé lors du débat sur la laïcité. Copé aura parlé de « posture » à son égard mais le fait est là : Fillon est de ceux qui veulent recentrer la politique du gouvernement quand Copé ne veut pas laisser de zone blanche au Front national. La frange modérée de l’UMP apprécie le discours du Premier ministre et certains souhaitent, sans l’avouer, que l’actuel Premier ministre se présente à la place de Nicolas Sarkozy en 2012.

Copé s’imaginait attendre tranquillement 2017 pour prendre sa fonction présidentielle. Et voici qu’un Premier ministre s’invite dans la danse et perturbe la destinée du secrétaire général de l’UMP… Il n’en fallait pas plus pour que Jean-François Copé n’aiguise ses couteaux et ne se prépare au combat. Lui qui reprochait à Fillon, sur le plateau du Grand Journal, de ne pas « jouer collectif » pourrait se prononcer en faveur deRachida Dati dans l’attribution de la deuxième circonscription de Paris pour les législatives de 2012, une circonscription également souhaitée par Fillon. « Vous croyez que je vais faire quoi ? Que je vais aider Fillon ? Ça m’étonnerait », aurait-il dit selon Le Parisien. L’Élysée, pour sa part, reste silencieux. A croire que Sarkozy apprécie ce spectacle d’anthropophages, où ses héritiers proclamés se dévorent.

 

 

 

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