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Zuckerberg se lance en politique avec un nouveau parti

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Regardez cet article:Aux USA, Mark Zuckerberg défend la réforme de l’immigration ( http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130411.OBS7701/aux-usa-mark-zuckerberg-defend-la-reforme-de-l-immigration.html – obsession.nouvelobs.com )–Maï
Maï Salaün

Rdv le 20 septembre 2011, en Palestine…

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Israeli Prime Minister Yitzhak Rabin, U.S. pre...

Image via Wikipedia

Le 20 septembre 2011,

les Palestiniens ont rendez-vous avec l’Histoire

et le reste du monde, avec l’histoire

de la Palestine

Pour un monde meilleure et pour voir

enfin la fin d’une histoire

qui dure des siècles et siècles. Amen.

Article écrit par Pierre Haski et publié sur le site Rue89 le 14/08/2011 à 12H54Un homme passe devant les drapeaux des pays qui ont reconnu l'Etat palestinien, le 7 août 2011 à Ramallah (Mohamad Torokman/Reuters). Photo : un homme passe devant les drapeaux des pays qui ont reconnu l’Etat palestinien, le 7 août 2011 à Ramallah (Mohamad Torokman/Reuters).
Notez dans vos tablettes le rendez-vous du 20 septembre : c’est la date de la nouvelle confrontation annoncée autour du sort de la Palestine. Le compte à rebours a commencé autour de la décision palestinienne de déposer ce jour-là, à l’Assemblée générale des Nations unies qui s’ouvre à New York, la reconnaissance d’un Etat qui n’existe toujours pas.

Israël s’oppose vigoureusement à cette initiative diplomatique qui vise à briser l’impasse.

Dès la confirmation, samedi, par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qu’il déposerait sa demande de reconnaissance, assurée de bénéficier d’une majorité de votes positifs à l’Assemblée générale de l’ONU, le gouvernement israélien a fait connaître son opposition en deux mots : « prévu », « regrettable ».

Israël s’y attendait, et fait vigoureusement campagne depuis des semaines pour bloquer cette initiative. Car si le vote de l’Assemblée générale n’a pas de portée légale – seules les décisions du Conseil de sécurité sont censées avoir valeur de loi internationale, ce qui ne les empêche pas d’être ignorées, notamment s’agissant du Proche-Orient –, la portée symbolique et diplomatique de l’événement n’échappe pas aux dirigeants israéliens.

Un Etat palestinien reconnu disposera d’une tribune et d’un statut qui rendra plus difficile la poursuite du statu quo, et la continuation du non-respect par Israël des principales résolutions du Conseil de sécurité sur la question des territoires palestiniens, à commencer par le dossier brûlant de la colonisation par Israël des territoires occupés en 1967.

La semaine dernière, Israël a encore annoncé la construction de centaines de nouveaux logements dans un quartier de Jérusalem-Est couvert par l’interdit onusien.

Une troisième intifada ?

De surcroît, ce que redoute le plus Israël, c’est l’embrasement des territoires palestiniens pour soutenir la transformation de ce futur Etat de jure en Etat de fait. Les Palestiniens sont restés étonnamment calmes depuis le début des révolutions arabes, il y a maintenant huit mois, et n’ont pas réagi non plus lorsque des incidents graves se sont déroulés aux frontières d’Israël avec certains de ses voisins arabes, sur le plateau du Golan et à la frontière libanaise.

Cela fait des mois que les Israéliens redoutent le déclenchement d’une « troisième intifada », après le soulèvement des années 80 qui a duré plusieurs années et a été indirectement à l’origine des accords israélo-palestiniens d’Oslo, et celui de 2000, en pleine impasse dans la mise en œuvre de ces accords, alors que Yasser Arafat était encore en vie.

Autant Israël peut espérer le soutien actif des Etats-Unis, qui ont déjà fait connaître leur opposition à la reconnaissance de cet Etat palestinien en septembre, et espèrent toujours empêcher les Européens de franchir le pas comme certains, dont la France, ont laissé entendre qu’ils pourraient se rallier à la demande palestinienne, autant cet alignement sur l’Etat hébreu sera difficilement défendable si des images de confrontation surgissent de nouveau en provenance de Cisjordanie ou de Gaza.

Nicolas Sarkozy avait déclaré en mars dernier à L’Express :

« Si le processus de paix reprend durant l’été, la France dira qu’il faut laisser les protagonistes discuter sans bousculer le calendrier. Si, à l’inverse, le processus de paix est toujours au point mort en septembre, la France prendra ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l’Etat palestinien. »

 

L’été s’achève bientôt sans le moindre signe de reprise du processus de paix, et ce ne sont pas les dernières déclarations de Benyamin Netanyahou dans son discours au Congrès américain, en mai dernier, qui peuvent laisser entrevoir une ouverture.

Un contexte inédit

Le contexte est totalement inédit. Israël bénéficie indirectement, actuellement, de la situation de violence en Syrie voisine, où le régime de Bachar al-Assad envoie les chars sur sa propre population, des Arabes tuent d’autres Arabes.

Par contraste, la confrontation larvée mais sans grande effusion de sang entre Israéliens et Palestiniens n’attire plus réellement l’attention.

En revenant à la une des journaux, la Palestine pourrait retrouver sa place habituelle de « mère de tous les conflits » du Proche et Moyen-Orient.

La deuxième surprise est venue des Israéliens eux-mêmes. Depuis le 14 juillet, par centaines de milliers, ils participent à un mouvement citoyen sans précédent, déconnecté des partis politiques, né de la vie chère et des inégalités sociales croissantes dans le pays qui inventa les kibboutz et un égalitarisme forcené.

Ce mouvement a jusqu’ici évité de se frotter aux questions sensibles liées aux relations avec les Palestiniens, aux colonies de peuplement de Cisjordanie, à la place d’Israël dans sa région. Sans doute pour préserver le large consensus qui est apparu dans le pays autour des revendications économiques et sociales nées du village de tentes du boulevard Rothschild à Tel Aviv, et qui s’est étendu à toutes les régions, comme l’ont montré les dernières manifestations, samedi soir.

Si ce mouvement durait jusqu’en septembre, il pourrait difficilement éviter de se confronter à la question palestinienne lorsque celle-ci se posera de manière forte, à l’ONU, à Ramallah ou à Gaza.

Un double défi pour l’Etat hébreu

Le défi lancé à Israël et à son gouvernement le plus à droite qu’ait connu l’Etat hébreu depuis sa fondation, est aussi un défi que se lancent les Palestiniens à eux-mêmes. Leur situation de faiblesse est extrême : toujours divisés malgré les unions de façade entre partisans du Fatah de Mahmoud Abbas et ceux du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza, ils vont devoir se montrer à la hauteur de la crédibilité qu’appelle la création d’un Etat. Ce n’est pas joué.

Quoi qu’il en soit, le 20 septembre, l’enlisement lent et pervers de la situation, permettant à la colonisation des territoires occupés de se poursuivre inexorablement et de changer la situation de manière irréversible a toutes les chances d’entrer dans une nouvelle phase.

Cela débouchera-t-il sur une nouvelle confrontation, ou sur la création des conditions d’une véritable négociation ? Cela dépendra de l’attitude des acteurs sur le terrain, mais aussi, dans une large mesure, des réactions du reste du monde, aux Etats-Unis et en Europe en particulier, qui ont été les alliés passifs ou actifs d’Israël et qui devront sortir de leur attentisme si les événements se mettent en mouvement.

Retrouvez cet article sur le lien suivant :  http://www.rue89.com/2011/08/14/le-20-septembre-les-palestiniens-lancent-le-defi-de-leur-etat-217840

Proche-Orient :

Obama pourra-t-il être un arbitre

(enfin) impartial ?

écrit par Philippe Marlière correspondant & Politiste à Londres publié le 02/04/2010 à 18H42

Barack Obama nous surprendra-t-il sur le terrain miné du conflit israélo-palestinien ? Parmi les présidents états-uniens, sera-t-il le premier « honest broker » (« arbitre impartial ») entre les deux parties ?

Reconnaîtra-t-il l’infini déséquilibre des forces en présence ? D’un côté, Israël, puissance nucléaire et coloniale (le « flic des Etats-Unis au Proche-Orient », comme le souligne Noam Chomsky). De l’autre, l’« Autorité » palestinienne de Mahmoud Abbas, entité sans pouvoir, dont la ligne de compromis mou avec Israël n’a amené que revers et déboires à un peuple déjà meurtri par les interventions militaires israéliennes et le blocus de Gaza.

Pourtant, rien ne devrait inciter à l’optimisme. Depuis la présidence Clinton, les Etats-Unis n’ont rien fait pour contrarier le fait colonial des Israéliens, se contentant de le condamner de manière purement formelle. George W. Bush donna même son appui à l’entreprise coloniale peu avant son départ de la Maison Blanche sans que cela ne suscite d’émotion particulière.

Obama n’a pas dissipé l’image très pro-israélienne des Etats-Unis

Depuis le refus, par Yasser Arafat, du « deal en or » concocté par Bill Clinton à Camp David en juillet 2000, les Etats-Unis n’essayent même plus de maquiller leur parti-pris pro-israélien.

Ce « deal en or » prévoyait de reconnaître l’annexion d’une partie des terres occupées par Israël depuis 1967. Il entérinait la mainmise israélienne sur la partie arabe de Jérusalem ou encore apportait une fin de non-recevoir au droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et en 1967.

Qu’Arafat ait dû porter seul la responsabilité de l’échec de Camp David, qui « ruina » la présidence Clinton (avant que Monica Lewinsky ne vienne définitivement l’achever), montre bien de quel côté penche la machine médiatico-diplomatique aux Etats-Unis.

Lors de la première année de sa présidence, Obama n’a rien fait pour dissiper l’image très partisane de son pays sur ce dossier. Aux prises avec Benyamin Netanyahou, un homme de la droite extrême et hostile à l’arrêt de la colonisation, Obama a peiné à se démarquer de ses prédécesseurs.

De « profondes divergences de vue » avec Netanyahou

Il a quand même bien compris que l’arrêt inconditionnel de la colonisation est le préalable à toute reprise des négociations. Pourtant, Barack Obama est allé d’échec en échec, humilié par la politique jusqu’au-boutiste du Premier ministre israélien jusqu’à la semaine passée.

A cette occasion, Netanyahou a essuyé un premier refus : Obama a demandé l’arrêt de la construction de logements dans la partie arabe de Jérusalem. Le Premier ministre israélien a estimé qu’il s’agissait d’une exigence « irraisonnable » et « illogique ». L’administration américaine a, fait inhabituel, rendu public son désaccord.

Un porte-parole de la Maison Blanche n’a pas hésité à parler de « profondes divergences de vue » entre les deux hommes. Quand Netanyahou a déclaré que c’était à ses yeux la même chose de construire des maisons à Tel Aviv et à Jérusalem, Obama lui a répondu qu’il n’était pas d’accord.

La teneur de cet entretien privé a filtré en direction des médias américains (caricaturalement favorables aux positions israéliennes), ce qui marque un changement de stratégie au sein de l’administration Obama.

Ce contrepied médiatique a plongé Israël dans l’embarras et a paru suffisamment sérieux pour que le lobby pro-Israël mène une contre-offensive de grande ampleur par l’entremise de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC).

Le redoutable et redouté lobby pro-Israël au Congrès

Il s’agit, en la matière, d’une institution de masse dont l’objectif est de faire adopter au Congrès les « politiques et décisions les plus favorables à Israël ». Une majorité d’élus au Sénat et à la Chambre des représentants est membre de cette organisation.

Les universitaires John Mearsheimer et Stephen Walt ont souligné le rôle influent d’AIPAC dans l’élaboration de choix politico-militaires des Etats-Unis, le présentant comme le « bras armé » du gouvernement israélien au Congrès (« The Israel Lobby and US Foreign Policy », 2007).

AIPAC a déclaré que les « trois quarts » des membres du Congrès avait signé sa lettre ouverte exigeant la « fin des critiques » à l’égard d’Israël, car ce type de querelles doit être réglé en « tête-à-tête et non sur la place publique ». Et préconisé un resserrement des liens entre l’administration étatsunienne et le gouvernement israélien.

Les campagnes d’intimidation contre les critiques de la politique israélienne sont redoutables et redoutées. La vigueur des attaques fait très souvent rentrer dans le rang les rares éléments récalcitrants. Ici, la contre-offensive n’a pas semblé perturber l’administration Obama.

Robert Malley, l’ex-bras droit du président Clinton pour les affaires israélo-arabes, a confié que cette confrontation était « délibérée » du côté du gouvernement fédéral. Elle serait la preuve de la « détermination » d’Obama sur la question.

Les colons israéliens mettent en danger les GI’s d’Afghanistan

L’avenir nous dira si l’infime espoir suscité par l’opposition obamesque était illusoire ou pas. Il apparaît pourtant difficile pour Obama de rebrousser chemin car il perdrait la face et toute crédibilité pour le plus grand malheur des Palestiniens.

Le président américain aurait d’autant plus tort de relâcher son effort que le fait colonial israélien est en passe de devenir impopulaire au Capitole. On y estime que l’extrémisme de Netanyahou met en danger la vie des GI’s en Irak et en Afghanistan.

Si l’administration Obama parvient à convaincre l’opinion publique que l’arrêt de la colonisation israélienne est dans l’intérêt des Etats-Unis, alors peut-être sera-t-il possible d’envisager à moyen terme le retour à une vraie solution négociée. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Pour retrouver l’intégralité de cet article, cliquez sur le lien suivant :

http://www.rue89.com/philippe-marliere/2010/04/02/proche-orient-obama-pourra-t-il-etre-un-arbitre-enfin-impartial-145737

 

Israël-Palestine : le minuscule espoir de paix en sursis

Ecrit par Pierre Haski et publié sur le site Rue89 le 11/03/2010 à 14H26

L’annonce de nouveaux logements israéliens à Jérusalem-Est menace les négociations que les Etats-Unis tentent d’orchestrer.

Des ouvriers palestiniens sur le toit d'une maison en construction à Ramat Shlomo (Ronen Zvulun/Reuters) Photo : des ouvriers palestiniens sur le toit d’une maison en construction à Ramat Shlomo, une zone annexée au nord-est de Jérusalem (Ronen Zvulun/Reuters)

 

On pensait l’exercice de négociations « indirectes » entre Israéliens et Palestiniens sans grand espoir ; il est sans doute mort-né. Le délicat édifice diplomatique que tentait de bâtir le vice-président américain Joe Biden s’est écroulé jeudi lorsque l’Autorité palestinienne a menacé de se retirer du processus après l’annonce de la construction de nouveaux logements pour juifs ultraorthodoxes dans la partie Est de Jérusalem.

Si les éléments les plus durs de la coalition hétéroclite au pouvoir en Israël avaient voulu torpiller le minuscule espoir de paix avec les Palestiniens, ils ne s’y seraient pas pris autrement. L’annonce par le ministre de l’Intérieur, Eli Yishai, membre duparti ultraorthodoxe séfarade Shass, de la construction de ces logements en pleine visite de Joe Biden dans la région, ne pouvait être perçue par la partie palestinienne que comme une provocation.

Jeudi, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a présenté ses excuses à Joe Biden, toujours présent en Israël, pour cette annonce « malencontreuse ». Mais le mal est fait et le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a annoncéqu’il ne reprendrait les négociations qu’à la condition de l’arrêt complet de la colonisation de Jérusalem-Est.

Depuis le début, les efforts de l’administration Obama pour sortir ce qu’on n’ose même plus qualifier de processus de paix de l’impasse, se heurte depuis un an à la question de la colonisation. Les Palestiniens exigeait un gel d’un an de toute nouvelle construction dans les territoires conquis en 1967 -dont Jérusalem-Est annexée- pour reprendre les négociations.

Lâchée par Hillary Clinton qui cédait sur ce point, l’Autorité palestinienne acceptait finalement le principe de ces discussions indirectes, c’est-à-dire en passant par l’intermédiaire des Américains, accompagnées d’une ambiguïté constructive sur la question des colonies.

Cette ambiguïté a été levée de manière spectaculaire par Eli Yishai, et même plus encore puisque le quotidien Haaretz annonce ce jeudi que ce sont en fait quelque 50 000 nouveaux logements pour la population juive qui sont en phase d’approbation ou de planification pour la partie palestinienne de la ville.

Menaces sur la coalition Netanyahou

Les conséquences politiques de ce coup d’éclat risquent d’être importantes. Dès jeudi, le parti travailliste a menacé de quitter la coalition au pouvoir, car, comme l’a déclaré à la radio de l’armée le ministre de l’Agriculture Shalom Simhon :

« Les travaillistes ont de plus en plus de difficultés à participer à la coalition gouvernementale dans laquelle ils sont entrés pour relancer le processus de paix avec les Palestiniens. »

 

La coalition dirigée par Benyamin Netanyahou, le chef du parti de droite Likoud, va actuellement de l’extrême droite, incarnée par le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, aux travaillistes du ministre de la Défense Ehud Barak, en passant par les partis religieux comme le Shass. Un attelage bancal qui a déjà menacé plusieurs fois d’exploser.

Ce délicat équilibre politique résistera-t-il à cette crise surgie de l’intérieur de la coalition ? Le parti travailliste, qui n’est déjà plus que l’ombre de l’ancienne formation de David Ben Gourion, qui avait fondé et façonné l’Etat hébreu pendant ses 30 premières années, puis impulsé le processus de paix d’Oslo avec Yitzhak Rabin et Shimon Pérès dans les années 90, pourra-t-il longtemps faire le grand écart entre ses principes affichés et la réalité de ce gouvernement ?

L’éclatement de la coalition risquerait de renvoyer les Israéliens aux urnes, dans un contexte de tension accrue, potentiellement générateur de nouvelles violences. De nombreux observateurs n’excluent pas, en effet, une troisième intifada, après celles de 1987 et de 2000, et dont les récentes échauffourées autour de l’esplanade des mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem, pourraient être la préfiguration.

Pour l’administration Obama, l’incident des appartements de Jérusalem-Est ne pouvait moins bien tomber. Le Président américain n’avait pas besoin de cette humiliation publique de la part d’un allié des Etats-Unis alors que ses difficultés de politique intérieure s’accumulent.

L’entrée en scène du vice-président Joe Biden correspondait à une escalade de l’engagement de l’administration, après l’échec des premières navettes de l’émissaire américain George Mitchell. Israël, où Barack Obama ne s’est pas encore rendu depuis son élection, est décidément un écueil de poids pour le Président des Etats-Unis, que de nombreux Israéliens appellent généralement de son deuxième prénom « Hussein » pour bien montrer qu’ils ne l’apprécient pas.

Dessin de Lardon

Retrouver cet article, dans son intégralité, sur le lien suivant :  http://www.rue89.com/2010/03/11/israel-palestine-le-minuscule-espoir-de-paix-en-sursis-142419?page=1

 

A LA UNE

Sarkozy appelé à l’action pour la Palestine par

d’ex-diplomates

Ecrit par Pierre Haski et publié sur le site de Rue89 le 03/03/2010 à 20H04

Un enfant sous un grand drapeau palestinien, pendant une manifestation, en Cisjordanie (Darren Whiteside/Reuters) Photo : un enfant sous un grand drapeau palestinien, pendant une manifestation en Cisjordanie, février 2010 (Darren Whiteside/Reuters)  

C’est une initiative sans précédent : seize ex-ambassadeurs et diplomates de haut rang ont signé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour l’inciter à prendre une initiative afin de débloquer l’impasse des relations israélo-palestiniennes.

L’initiative qu’ils appellent de leurs vœux serait plus ambitieuse que la reprise de négociations indirectes à laquelle travaillent actuellement les Américains, et pourrait déboucher sur la proclamation d’un Etat palestinien en 2011.

Prenant acte du blocage actuel et du risque permanent de violence dans cette région, ils estiment que l’heure est à une initiative « contraignante » :

« Le recours à une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU paraît nécessaire. Cette résolution tracerait le cadre et les objectifs de l’ultime négociation à mener entre les parties sous le contrôle d’une conférence internationale qui veillerait à la mise en œuvre dans des délais déterminés de l’accord à intervenir et des garanties nécessaires. »

 

On est loin du projet américain visant à permettre la reprise de négociations indirectes entre Israël et l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, en laissant de côté les sujets qui fâchent…

Envoyer des casques bleus

Dans leur texte, initialement publié par LeMonde.fr, les diplomates, dont certains ont occupé des postes importants liés au dossier proche-oriental, mettent en avant une autre mesure susceptible de réduire les tensions dans la région :

« Il est en particulier urgent de mettre un terme à l’enfermement dans la bande de Gaza d’une population d’un million et demi de personnes en violation du droit humanitaire international, situation à laquelle il serait possible de remédier par l’envoi de casques bleus aux accès à ce territoire. »

 

Les diplomates soulignent que la France est idéalement placée pour prendre une telle initiative, en s’appuyant sur la position des 27 pays de l’Union européenne, réaffirmée en décembre 2009, en faveur d’un Etat palestinien indépendant ayant Jérusalem-Est pour capitale, et sur la déclaration de Nicolas Sarkozy à la Knesset, le parlement israélien, en juin 2008, affirmant que « Jérusalem a vocation à devenir la capitale de deux Etats ».

Ce que les diplomates ne disent pas, c’est ce qui vient de se passer lorsque le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est dit « tenté » par l’idée de :

« la proclamation rapide d’un Etat palestinien, et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières ».

 

Il s’est aussitôt attiré une violente riposte d’Israël, et un « recadrage » plus prudent de l’Elysée qui n’avait visiblement pas été consulté avant la sortie du ministre. Un diplomate qualifie en privé la sortie de Kouchner de « maladroite et précipitée », et donc vouée à l’échec.

Proclamer un Etat palestinien unilatéral

Pourtant, cette idée de proclamation d’un Etat souverain unilatéral reconnu par la Communauté internationale fait son chemin, et, selon l’un des signataires de la lettre, pourrait être une des issues possibles de l’initiative souhaitée par les auteurs de la lettre ouverte.

Elle pourrait être envisagée en 2011, après avoir laissé sa chance à la négociation, et un tel Etat pourrait être reconnu par l’immense majorité des Etats de la planète.

Dans une tribune séparée publiée la semaine dernière par Le Monde, l’un des signataires, Yves Aubin de la Messuzière, ancien directeur du Moyen Orient au Quai d’Orsay, va ouvertement dans cette direction :

« La proclamation unilatérale de l’Etat palestinien à l’échéance de 2011, qui participerait d’une révolution conceptuelle, permettra de déclencher une nouvelle dynamique, un réel processus se séparant de la méthode d’Oslo par l’inversion de la perspective, les négociations devant suivre la création de l’Etat palestinien.

La dissidence de Gaza ne devrait pas être un obstacle, l’histoire du mouvement palestinien étant faite davantage de conciliations que de ruptures. »

 

On en est loin, et la tentative de relance des négociations par l’administration Obama parait bien timide par rapport aux proclamations initiales du président américain. Et rien n’indique, à ce stade, que Nicolas Sarkozy ait l’audace, et la cohérence diplomatique, nécessaires pour faire le saut conceptuel que lui recommandent « ses » anciens diplomates.

Pour retrouver dans son intégralité cet article, cliquer sur le lien suivant :  http://www.rue89.com/2010/03/03/des-ex-diplomates-francais-appellent-sarkozy-a-laction-pour-la-palestine-141329

 

Les clés du futur Proche-Orient

entre les mains d’Obama

Ecrit par Pierre Haski et publié sur le site Rue89 le 01/03/2009 à 23H41

Avec des acteurs locaux aussi antagonistes, seuls les Etats-Unis peuvent débloquer la situation. Explications.

Barack Obama devant le Mur des lamentations, à Jérusalem, le 24 juillet (Jim Young/Reuters) Photo : Barack Obama devant le Mur des lamentations, à Jérusalem, le 24 juillet (Jim Young/Reuters)

La diplomatie a parfois des logiques que la logique a du mal à suivre… Ce lundi, se tient en Egypte une conférence internationale -ça doit être important puisque Nicolas Sarkozy s’y rend- consacrée à la reconstruction de la bande de Gaza. N’aurait-il pas été préférable de réunir d’abord une conférence internationale destinée à empêcher que Gaza soit de nouveau détruite ?

Certes, il faut assurément aider les Gazaouites à se relever, après les dégâts considérables causés par l’opération israélienne Plomb durci au début de l’année : entre 600 millions de dollars selon le FMI et 1,9 milliard selon l’Autorité palestinienne. L’Union européenne a déjà promis 554 millions de dollars, les Etats-Unis 900 millions.

Mais cette conférence n’aurait de sens que si, parallèlement, on réunissait aussi la planète au chevet de la paix et pas seulement pour faire des chèques sans se poser la question de savoir pourquoi il y a eu ces destructions.

D’autant que le non-dit absolu de cette conférence est que les chèques sont établis au nom de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, qui…ne contrôle pas Gaza, toujours sous la férule du Hamas, auquel la Communauté internationale ne parle pas (directement).

Tony Blair, le bien inutile émissaire du Quartet international pour le Proche-Orient, s’est ainsi rendu pour la première fois à Gaza ce weekend sans rencontrer les maîtres du territoire.

Mes questions sont évidemment faussement naïves : il est clair que le climat de la région ne porte pas à la négociation de paix. Même si, y compris au Proche-Orient, le pire n’est jamais sûr, et nul ne peut réellement prédire ce qui sortira de la nouvelle équation régionale qui est en train de se mettre en place.

La droite au pouvoir en Israël

Premier élément de la nouvelle donne : les élections israéliennes de février, et surtout les négociations qui ont été menées pour définir les contours de la coalition autour de Benyamin Netanyahou, le Premier ministre désigné.

Le chef de file du Likoud n’a pas réussi à élargir sa base, et va finalement se retrouver à la tête du gouvernement le plus à droite qu’ait connu Israël en soixante ans d’existence.

Ni Tzipy Livny, leader des « centristes » de Kadima, pourtant arrivée en tête du scrutin, ni les travaillistes d’Ehud Barak, qui ont subi une défaite historique, n’ont accepté de siéger dans un gouvernement qui fait une large place à l’extrême-droite israélienne.Pour Tzipy Livny, citée par le quotidien Maariv :

« Netanyahou ne croit pas au processus de paix et est prisonnier des visions traditionnelles de la droite [hostile à un retrait de Cisjordanie]. Dans ces conditions, la meilleure option est de servir le peuple dans l’opposition. »

Car le vrai vainqueur du scrutin, c’est bien Avigdor Lieberman, le dirigeant d’un parti, Israël Beiteinu (« Israël notre maison ») qui a fait campagne sur le dos des Arabes israéliens dont il a mis en doute le statut au sein d’Israël, et sur l’idée que la guerre de Gaza n’était pas allée assez loin.

Et s’il accepte le principe de deux Etats, c’est en procédant à un charcutage territorial qui échangerait les zones arabes de Galilée contre les grandes colonies juives de Cisjordanie difficilement acceptable pour les Palestiniens.

Ce futur gouvernement de droite a déjà annoncé la couleur : la question palestinienne n’est pas sa priorité autrement que dans sa dimension économique, et il s’assoit sans complexes sur la « Feuille de route » élaborée en 2007 par le gouvernement sortant avec les Etats-Unis et l’Autorité palestinienne, qui n’avait, il est vrai, mené nulle part.

Benyamin Netanyahu met en avant la « menace de l’Iran » plutôt que la nécessité de trouver un accord avec les Palestiniens : ce sera le ciment de sa coalition avec l’extrême-droite et les religieux.

L’inconnue Obama

C’est à Washington que s’est produit l’autre changement majeur, avec, évidemment, l’installation à la Maison Blanche de Barack Obama, soucieux de rétablir l’image de l’Amérique dans le monde arabo-musulman.

Certes, sa priorité est de sauver l’économie américaine de la banqueroute, et deretirer ses troupes d’Irak, comme il vient de le confirmer de manière éclatante. Mais il n’a pas oublié le Proche Orient, en nommant George Mitchell comme émissaire spécial, qui en est déjà à sa deuxième visite dans la région.

Mitchell tranche avec la position américaine classique d’alignement systématique sur le gouvernement israélien, qu’incarne beaucoup plus, par exemple, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton.

Il est ainsi l’auteur d’un rapport sur le déclenchement de la deuxième Intifada, en 2000, dans lequel il préconisait le gel des colonies de Cisjordanie, y compris de leur « croissance naturelle », ce qui avait agacé en Israël.

Quelle sera la marge de manoeuvre de George Mitchell ? Il est encore trop tôt pour le dire, même si le nouveau président américain semble bien conscient de l’impact positif qu’aurait un règlement au Proche-Orient sur l’ensemble des problèmes du monde. Cela peut-il aller jusqu’à un clash avec le gouvernement de Netanyahou, qui a visiblement un autre agenda ?

Le Hamas incontournable

Troisième élément de la nouvelle donne : la position du Hamas, le mouvement islamiste palestinien, qui est sorti de la guerre de Gaza affaibli militairement, mais tout aussi fort sinon renforcé politiquement. Ce n’est pas le moindre paradoxe de cette guerre de janvier, dont les Israéliens sont les seuls à penser qu’elle a été un grand succès.

Dans une tribune publiée ce weekend dans Haaretz, Shaul Arieli, l’un des signataires de l’Intiative de paix israélo-palestinienne de Genève, va même jusqu’à écrire que « les Israéliens ont voté pour le Hamas », en mettant au pouvoir Beyamin Netahyahou et ses alliés de droite. Il estime qu’en l’absence de perspective de paix, le Fatah de Mahmoud Abbas ne survivra pas dans sa modération actuelle, et disparaîtra ou sera absorbé dans une alliance avec le Hamas.

Le Hamas est en effet incontournable, comme le montre le simple fait que, de nouveau, des discussions ont eu lieu ces derniers jours au Caire pour favoriser l’émergence d’un gouvernement d’union nationale entre Fatah et Hamas, et même pour négocier une entrée du Hamas au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), la maison commune des nationalistes palestiniens, dont il s’était tenu à l’écart depuis sa création en 1987.

Sur le terrain, les Islamistes ont effectué des purges à Gaza, soupçonnant les partisans du Fatah d’avoir prêté main forte aux Israéliens pendant leur offensive, et renforcent leur emprise par un subtil mélange de terreur et d’aide sociale qui leur a réussi jusqu’ici.

Comme le redoutent les pacifistes israéliens, ils seront les principaux bénéficiaires de l’absence de perspective de paix, faute d’avoir au moins tenté de les inclure dans une logique positive qui testerait leur supposé « pragmatisme ».

L’absence de volonté politique

Tout se met donc en place pour cette nouvelle phase. Et avec des acteurs aussi éloignés que le futur gouvernement israélien ou le Hamas, le seul espoir d’avancer réside dans l’attitude qu’adopteront les Etats-Unis. Ils sont les seuls, en effet, à avoir la capacité de peser sur Israël et ses voisins, s’ils en ont la volonté politique.

Obama peut-il tordre le bras d’Israël ? C’est, au bout du compte, la véritable inconnue de cette équation.

Il y a quelques semaines, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, rapportait dans son tchat sur Rue89 une conversation qu’il avait eue avec Henry Kissinger, l’ancien grand architecte de la diplomatie américaine. Kissinger lui avait dit :

« Tout le monde sait comment résoudre le conflit du Proche-Orient, la seule chose qui manque, c’est la volonté politique. »

Cette volonté politique existe-t-elle cette fois à Washington ? Ce sera l’un des tests les plus difficiles pour Barack Obama, qui, pourtant ne manque pas d’obstacles.


Obama a gagné – il ne va pas être le seul à être responsable de l’avenir …

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Obama a gagné – il ne va pas être le seul à être responsable de l’avenir économique des USAla 1ère économie du monde qui au bord du précipice

USA :

accord budgétaire voté lundi soir

Selon l’agence Reuters Mis à jour le 01/08/2011 à 17:49

publié par le Figaro le 01/08/2011 à 17:49

Le vote de la Chambre des représentants sur l’accord budgétaire aura probablement lieu lundi soir, à une heure encore indéterminée, selon une source républicaine du Congrès.

La Chambre des représentants votera en premier, puis, si l’accord est validé, les sénateurs s’exprimeront à leur tour pour ou contre ce plan budgétaire qui prévoit de réduire le déficit américain de 2.100 milliards de dollars sur 10 ans.

En cas de vote favorable, il reviendra alors à Barack Obama de le signer pour en faire une loi.

Le républicain Tom Cole, qui votera à la Chambre des représentants, dit s’attendre à ce que celle-ci vote largement en faveur de l’accord, mais ajoute que quelques voix démocrates pourraient tout de même être nécessaires.

USA/dette :

déficit réduit de 2,1 mds $

Selon l’agence Reuters Mis à jour le 01/08/2011 à 17:44 |
publié par le Figaro le 01/08/2011 à 17:44

L’accord conclu sur le plafond de la dette prévoit de réduire le déficit des Etats-Unis d’au moins 2.100 mds de dollars sur 10 ans, a annoncé lundi le Bureau du budget du Congrès (CBO).

Le compromis annoncé dimanche soir par le président Barack Obama doit permettre à la première économie mondiale d’éviter de se retrouver en défaut de paiement.

En cas de vote favorable, il reviendra alors à Barack Obama de le signer pour en faire une loi.

Le républicain Tom Cole, qui votera à la Chambre des représentants, dit s’attendre à ce que celle-ci vote largement en faveur de l’accord, mais ajoute que quelques voix démocrates pourraient tout de même être nécessaires.

Où en est-on sur la croissance américaine – jour où l’administration Obama va présentée son plan B pour sauver l’économie américaine à court terme.

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La croissance américaine a ralenti en juin et début juillet

Source : reuters.com – 27/07/2011 | 22:55 – 171 mots  |

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WASHINGTON (Reuters) – La croissance économique a ralenti dans de nombreuses régions des Etats-Unis en juin et au début juillet, indique la Réserve fédérale dans son rapport de conjoncture publié mercredi.

Selon ce Livre beige, huit des 12 districts de la Fed font état d’une croissance qui ralentit. Ce rapport, ainsi que les chiffres des commandes de biens durables montrant les projets d’investissements des entreprises en baisse en juin, suggèrent que la reprise reste molle, alors que certains observateurs anticipaient un sursaut.

« L’activité économique a continué à croître; toutefois, le rythme a ralenti dans de nombreuses régions », a déclaré la Fed.

La plupart des régions ont constaté une modeste hausse des embauches, mais le marché du travail reste atone.

Les ventes de logements ont peu bougé depuis le dernier rapport de début et en général, les prix sont stables ou en baisse.

Dans ce contexte, il y a peu de pression à la hausse sur les salaires en particulier et sur les prix en général, souligne la banque centrale.

Mark Felsenthal, Danielle Rouquié pour le service français

Source : reuters.com – 27/07/2011 | 22:55

Que pensez-vous de la négociation qui est dans l’impasse aux USA ?

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Les hommes politiques américains ne sont pas mieux que ceux en France, à voir l’actualité. S’ils avaient une âme d’état, ils s’intéresseraient plus à l’avenir des générations suivantes que leurs prochaines élections. il était prédit il y a déjà 10 ans que les USA quitteraient le top 5 des leaders de l’économie mondiale. On y va tout droit. non ?
A bientôt

2011 va-t-il voir naître l’état palestinien ?

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ACTUALITÉ  International

  • État palestinien : Nétanyahou s’oppose à Obama

    Benyamin Nétanyahou, photographié mercredi, doit rencontrer Barck Obama vendredi.
    Benyamin Nétanyahou, photographié mercredi, doit rencontrer Barck Obama vendredi. Crédits photo : Sebastian Scheiner/AP

    Au président américain qui plaide pour un État palestinien sur la base des frontières de 1967, le premier ministre israélien, en visite aux États-Unis, se targue d’engagements contraires faits par son allié américain.

    Les médias israéliens y voient un défi lancé au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui doit rencontrer aujourd’hui Barack Obama à la Maison-Blanche. Le président américain a affirmé jeudi, lors d’un discours sur le Moyen-Orient, que les frontières d’Israël et d’un futur État palestinien devaient être fondées sur celles de 1967. C’est-à-dire inclure toute la Cisjordanie, actuellement en partie occupée, la bande de Gaza, et Jérusalem-Est, annexé. Autant de territoires conquis pendant la Guerre des six jours.Benyamin Nétanyahou a aussitôt réagi par un communiqué diffusé avant son départ pour les États-Unis et dans lequel il exclut un tel projet synonyme de retrait. Il se targue d’engagements américains, faits en 2004, selon lesquels Israël n’aurait pas à se retirer au-delà des «lignes indéfendables de juin 1967». Il fait notamment référence à une lettre en ce sens adressée en 2004 par George W. Bush au premier ministre israélien de l’époque, Ariel Sharon. Selon son entourage, Nétanyahou a été «déçu» de la prise de position du président américain sur un certain nombre de sujets, en premier lieu «du fait qu’il n’a pas traité du problème des réfugiés» comme Israël l’entend, c’est-à-dire en excluant le retour des réfugiés palestiniens en Israël.

    Un haut responsable israélien a néanmoins minimisé ces divergences, soulignant qu’Obama avait réitéré l’opposition des États-Unis à la démarche des Palestiniens de faire reconnaître leur État devant l’ONU en septembre prochain sans accord de paix préalable. «Nous ne sommes pas inquiets mais des éclaircissements seront nécessaires», a indiqué ce responsable sous couvert d’anonymat.

    Abbas salue les efforts d’Obama

    Dans la presse israélienne, les quotidiens Yédiot Aharonot et Maariv parlent de «Confrontation» et de choc pour Nétanyahou. Un éditorialiste parle d’«embuscade organisée à l’avance» par Washington et de «revanche» d’Obama contre le chef du gouvernement israélien, avec lequel il est notoire que le courant ne passe pas, après «deux années de stagnation diplomatique».

    Côté palestinien, Mahmoud Abbas a salué les efforts d’Obama. Il a appelé Israël à «donner au processus de paix la chance qu’il mérite» et convoqué la direction palestinienne pour «une réunion d’urgence». Son porte-parole a qualifié la réaction israélienne de «coup» porté aux efforts d’Obama et de «refus de la paix» au Proche-Orient. Pour sa part, le porte-parole du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a exhorté le président américain à «accomplir des actes concrets pour protéger les droits des Palestiniens et de la nation arabe». Il a rejeté les appels d’Obama à reprendre les négociations de paix et à reconnaître Israël.

    La presse palestinienne a salué l’appel d’Obama mais relevé l’absence de propositions pour les reprendre.

    En Europe, la Pologne, la France et l’Allemagne ont dit vendredi soutenir la position du président américain sur le conflit au Proche-Orient. À l’issue d’une rencontre avec ses homologues français et allemand, le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski a évoqué un «message courageux».

    Analyse

    L’Etat palestinien risque de naître, en septembre, dans la violence

    LEMONDE | 20.05.11 | 14h19

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/20/l-etat-palestinien-risque-de-naitre-en-septembre-dans-la-violence_1524967_3232.html

    Ayant perdu confiance dans leurs partenaires israéliens, s’estimant trahis par les Américains et ne croyant plus à une relance du processus de paix, les Palestiniens sont engagés dans une fuite en avant. Paradoxalement, pourtant, c’est le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui, au moins pour quelques mois, contrôle l’agenda diplomatique et force le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à réagir :

    En dépit de dénégations officielles, la perspective d’une reconnaissance d’un Etat palestinien, en septembre, par l’Assemblée générale des Nations unies, est envisagée avec appréhension à Jérusalem et à Washington. Barack Obama répugne à l’idée de brandir son veto au Conseil de sécurité de l’ONU pour bloquer une démarche qui correspond in fine à l’objectif de la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël, que l’administration américaine à maintes fois appelée de ses vœux.

    Pour avoir martelé que cet Etat ne peut être issu que de négociations avec Israël, M. Obama risque d’être obligé de s’y opposer, avec pour conséquence la détérioration de l’image de l’Amérique au Proche-Orient. Or il cherche à capitaliser sur les soulèvements populaires qui secouent la région, afin de reconnecter l’Amérique au monde arabo-musulman.

    La seule manière pour M. Obama d’échapper à ce piège serait de convaincre M. Nétanyahou de faire des concessions susceptibles de ramener M. Abbas à la table des négociations. La clé est connue de tous : un nouveau moratoire de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés ; l’acceptation sans ambiguïté d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Dans son discours, jeudi 19 mai, le président américain vient de se rallier à cette dernière référence, au grand dam de M. Nétanyahou. Ce scénario a cependant peu de chances de se réaliser. Le premier ministre israélien s’efforce depuis deux ans de gérer le conflit israélo-palestinien, mais il n’a pas de vision à long terme.

    M. Nétanyahou est arrivé le 19 mai à Washington bien décidé à se livrer à son numéro d’équilibrisme favori : parler de paix avec conviction mais en termes vagues, rendre son adversaire responsable d’un statu quo qui, loin d’être statique, gagne en dangerosité, et repartir fort du soutien indéfectible de l’Amérique pour l’Etat juif. A défaut de convaincre M. Obama, il va lui être facile de plaider sa cause devant un Congrès dominé par les républicains : l’accord de réconciliation entre le Fatah, qui contrôle l’Autorité palestinienne, et le Hamas, mouvement islamiste considéré comme « terroriste » en Europe et aux Etats-Unis, a fait l’effet d’un chiffon rouge sur les bords du Potomac.

    M. Nétanyahou va insister sur la période d’incertitude qui s’ouvre, qui sera notamment marquée par l’organisation d’élections législatives et présidentielle palestiniennes qui pourraient être favorables au Mouvement de la résistance islamique. Les milliers de Palestiniens qui ont manifesté, le 15 mai, aux frontières d’Israël ont fait la démonstration de la montée en puissance de la résistance populaire, tout en fournissant à M. Nétanyahou des arguments pour mettre en avant les menaces régionales.

    Dans un contexte de soulèvements arabes tous azimuts, va-t-il plaider, l’Amérique peut-elle prendre le risque de fragiliser un peu plus le seul allié fiable dont elle dispose au Proche-Orient ? Si M. Abbas se dit prêt à aller jusqu’au bout de sa stratégie onusienne, c’est parce qu’il n’en a pas d’autre : outre que le Fatah a bâti sa légitimité sur un processus de paix qui est en miettes, M. Abbas est désormais préoccupé de son héritage politique. Les Palestiniens sont comme dopés par le vent des révoltes arabes et la perspective de la création d’un Etat. C’est une ivresse politique, pas une stratégie. Car cet Etat juridiquement incontestable risque d’être longtemps une coquille vide. M. Abbas compte sur cette reconnaissance pour favoriser « l’internationalisation du conflit en tant que question juridique ».Poursuivre Israël devant la Cour internationale de justice est en effet une option.

    Mais, outre que l’inanité des condamnations d’Israël a été démontrée, cela ne changera en rien, dans les territoires occupés, la vie quotidienne de la population palestinienne. Sauf en pire : Israël ne restera pas sans réagir. En gelant pendant deux semaines le transfert des taxes et droits de douane qui sont dus à l’Autorité palestinienne, Israël a donné un avant-goût des mesures de représailles qu’il tient en réserve.

    Très vite, le décalage risque d’être grand entre l’espoir qu’auront fait naître l’avènement d’un Etat palestinien et ses bienfaits attendus. Ce n’est pas être Cassandre que d’envisager la transformation de ces frustrations en déchaînement de violence, pouvant déboucher sur une troisième Intifada. L’Autorité palestinienne pourra-t-elle canaliser d’éventuels débordements ? Les manifestations qui se sont déroulées pour l’anniversaire de la Nakba ont montré que le leadership palestinien est déjà dépassé par la jeunesse et la rue palestiniennes. La perspective d’une formidable victoire symbolique et politique pour le peuple palestinien risque d’être célébrée au bord du gouffre.


    lzecchini@lemonde.frLaurent Zecchini, correspondant à Jérusalem – Article paru dans l’édition du 21.05.11

    État palestinien: l’UE acquiesce

    AFP
    20/05/2011 | Mise à jour : 12:38 Réactions (12)

    L’Union européenne a « salué chaleureusement » aujourd’hui l’appel du président américain Barack Obama en faveur d’un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967.

    Palestine (État revendiqué)

    Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Palestine (homonymie).
    دولة فلسطين
    Dawlat Filastin
     (ar)
    État de Palestine (fr)
    Drapeau palestinien Armoiries de la Palestine
    (Drapeau palestinien) (Armoiries de la Palestine)
    carte
    Langue officielle Arabe
    Capitale Jérusalem-Est1 (revendiquée)
    31°47′N 35°13′E
    Plus grande ville Gaza
    Forme de l’État République
     – Président
    – Premier ministre
    Mahmoud Abbas
    Salam Fayyad
    Superficie
    – Totale
    – Eau (%)
    Classé 161e
    6 520 km2
    Négligeable
    Population
    – Totale (2009)
    – Densité
    Classé 125e
    4 148 000 hab.
    623,52 hab./km2
    Formation
    Déclaration d’Alger2
    15 novembre 1988
    Gentilé Palestinien, palestinienne
    IDH (2007) en diminution 0,731 (moyen) (106e)
    Monnaie Aucune
    de facto le Shekel israélien(ISL)
    Fuseau horaire UTC +2
    Hymne national Biladi, Biladi3
    Code ISO 3166-1 {{{iso3166-1}}}
    Domaine internet .ps
    Indicatif
    téléphonique
    +970
    1. Jérusalem-Est étant un «territoire palestinien occupé», Gazaet Ramallah, sièges de l’Autorité palestinienne, sont capitalesde facto.
    2. n’a pas été universellement reconnue et ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto.
    3. Mawtini a été l’hymne palestinien de 1936 à 1995, avant queBiladi, Biladi le remplace en 1996.

    L’État de Palestine (arabe : دولة فلسطينdawlat filastin), parfois mentionné sous sa forme courte Palestine (arabe : فلسطينfilastin), est un État putatif et non universellement reconnusitué au Proche-Orient, dans la région géographique de Palestine (laquelle englobe également l’État d’Israël, la Jordanie, etc.), et revendiqué par le peuple des Palestiniens. Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, les frontières et la capitale de cet État putatif font l’objet de nombreux débats.

    Les premières revendications concernant cet État remontent aux années 1920, dans le cadre du conflit judéo-arabe en Palestine mandataire. Contrecarrées suite à la guerre de Palestine de 1948, elles refont surface dans les années 1960, notamment via l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le Conseil national palestinien, corps législatif de l’OLP, a proclamé l’indépendance d’un État de Palestine le 15 novembre 1988 depuis la ville d’Alger, suite à la libération de la région cisjordanienne (qui était occupée par la Jordanie depuis 1948). L’ambiguïté de la déclaration d’indépendance repose sur la mention de « Palestine » qui y fait référence à l’ensemble des territoires de la Palestine mandataired’avant 1947, c’est-à-dire incluant Israël (que l’OLP ne reconnait pas encore à cette époque). Cette déclaration ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto bien que l’ONU considère comme « territoires palestiniens » légitimes les deux zones situées de part et d’autre de l’État d’Israël : la bande de Gaza à l’ouest et la Cisjordanie à l’est.

    Le 13 septembre 1993, les Accords d’Oslo reconnaissent l’Autorité palestinienne comme entité représentant les Palestiniens. Contrairement au territoire revendiqué comme celui de l’État de Palestine par la déclaration d’Alger, le territoire stipulé par les accords pour un État palestinien se limite aux « territoires palestiniens » reconnus par l’ONU. Ces accords, qui prévoient l’attribution progressive de l’autonomie aux Palestiniens habitant ces territoires, doivent aboutir à la constitution ainsi qu’à la reconnaissance par Israël d’un État palestinien dans la limite de ces zones. Toutefois, le dialogue entre les parties est aujourd’hui rompu. La bande de Gaza est soumise à un blocus israélien tandis que la Cisjordanie est militairement occupée par Israël. Jérusalem-Est, partie de la Cisjordanie et capitale potentielle du futur État palestinien prévu par les accords, est annexée par Israël depuis 1967. Dans l’espoir de relancer le processus, le président de l’Autorité palestinienneMahmoud Abbas a menacé à plusieurs reprises de proclamer unilatéralement un État en Cisjordanie et à Gaza.

    A ce jour, l’État de Palestine revendiqué par la déclaration d’Alger est reconnu par 94 pays membres de l’ONU sur 192, tandis que dans l’esprit du « processus de paix israélo-palestinien » esquissé par les Accords d’Oslo, 11 autres pays ont décerné un statut diplomatique particulier à une représentation palestinienne pour les seuls habitants gazaouis et cisjordaniens. Le Hamas, qui n’administre de facto que la bande de Gaza, revendique l’ensemble du territoire de la déclaration d’Alger (c’est-à-dire incluant Israël, dont il réclame la suppression) tandis que le Fatah, qui administre la Cisjordanie, ne revendique que la bande de Gaza et la Cisjordanie conformément aux recommandations de l’ONU. Fin 2010, 5 États sud-américains reconnaissent l’« État de Palestine avec les frontières de 1967 »1,2.

    La revendication d’un État palestinien au cours de l’histoire[modifier]

    C’est à partir de 1920, au début du Mandat britannique de Palestine, que les revendications pour un État arabe palestinien indépendant voient le jour3.

    1939 : La Palestine ottomane sous mandat britannique, habitée par les populations arabe et juive, se voit proposer par les Britanniques, la partition du territoire afin de créer deux États indépendants, un État juif tel que souhaité par le mouvement sioniste, et un État arabe. Ce plan de partage a été fortement rejeté par les Arabes.

    1947 : Résolution de l’Assemblée générale de l’ONU proposant la partition de la Palestine en deux États, un État juif et un État arabe4.

    La proclamation de 1948 par le Haut comité arabe[modifier]

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    La proclamation en 1988 à Alger par l’OLP[modifier]

    Un État palestinien est proclamé le 15 novembre 1988 lors du dix-neuvième Conseil national palestinien (CNP) d’Alger5, mais n’est pas reconnu par l’ONU (bien que la déclaration soit, elle, « prise en compte » par la résolution 43/177 de l’Assemblée générale des Nations Unies, votée le 15 décembre 19886). Cette déclaration à Alger par l’OLP, qui ne contrôle à cette époque aucun territoire, ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto sur les territoires disputés. L’ambiguïté de la déclaration d’indépendance de 1988 repose sur la mention de « Palestine » qui y fait référence à l’ensemble des territoires de la Palestine mandataire britannique d’avant 1947, incluant Israël, que l’OLP ne reconnait pas encore.

    Les années 1990[modifier]

    Article connexe : Première Intifada.

    Le 7 juillet 1993, les accords dits d’Oslo sont signés et établissent un accord de principe entre Israël et les Palestiniens représentés par l’OLP. Ils arrêtent le principe d’une future autonomie palestinienne à Jéricho et à Gaza. Signature le 13 septembre en présence du présidentBill Clinton par le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin qui sera par la suite assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995 par un extrémiste juif, et le chef de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat. Élaborée à Oslo et signée à Washington, cette déclaration aboutit à la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël4.

    En préalable à cette reconnaissance mutuelle le 19 janvier 1993 : le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l’OLP.

    Le 4 mai 1994 signature d’un accord israélo-palestinien. L’OLP et l’État d’Israël signent l’accord « Oslo I » au Caire (Égypte), prévoyant l’autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie)4. Les accords d’Oslo constituent le cadre d’une paix par étapes : dans un premier temps, la mise en place d’un régime d’autonomie à Gaza et en Cisjordanie, puis l’ouverture de négociations sur le statut définitif de ces territoires.

    Le 28 septembre 1995, Israël et l’OLP signent à Washington l’Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza, négocié à Taba (parfois appelé « Oslo II ») étendant l’autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes. Fin 1995, Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes4.

    Selon les accords d’Oslo, « le Conseil palestinien et le chef de l’Autorité exécutive du Conseil constituent l’Autorité palestinienne autonome intérimaire ». Des élections générales palestiniennes se tiennent le 20 janvier 1996Yasser Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne et ses partisans au Fatah remportent les deux tiers des 80 sièges du Conseil législatif. Le 24 avril, le CNP (parlement palestinien en exil), réuni pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles mettant en cause le droit à l’existence de l’État d’Israël4.

    La création de l’État palestinien, aux termes des Accords d’Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998 selon des modalités préparées en commun par le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne. Signature des Accords de Wye Plantation qui préparent de nouveaux retraits israéliens en Cisjordanie.

    Israël annonce vouloir garder le contrôle sur de nombreuses régions en Cisjordanie, même si les accords de paix aboutissent. Par ailleurs, malgré le mécontentement de l’Union européenne et des États-Unis, le gouvernement israélien englobe plusieurs colonies dans la supermunicipalité de Jérusalem qu’il vient de créer4.

    Le 25 mars 1999, l’Union européenne se prononce en faveur du droit à l’autodétermination des Palestiniens et à celui de créer un État. Signature le 4 septembre suivant du mémorandum de Charm el-Cheikh ouvrant la voie à un traité de paix4.

    Les années 2000[modifier]

    Article connexe : Seconde Intifada.

    Le 21 mars 2000, après un nouveau retrait de l’armée israélienne de 6 % de la Cisjordanie, l’Autorité palestinienne reprend le contrôle — total ou partiel — sur 40 % du territoire. Ariel Sharon, alors chef du Likoud, visite le 28 septembre l’Esplanade des mosquées à Jérusalem, provoquant des émeutes en Israël et en Palestine. C’est le point de départ de la seconde Intifada4.

    En mars 2002, 55 ans après le vote de la résolution 181 instituant le partage de la Palestine, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution 1397 qui évoque pour la première fois un État palestinien aux côtés d’Israël. Cette résolution a été adoptée par quatorze voix et une abstention, celle de la Syrie.

    Kofi Annan énonce pour la première fois publiquement ce qu’il estime être les droits et devoirs respectifs des Palestiniens et des Israéliens :« Aux Palestiniens, je dis : vous avez le droit inaliénable à un État viable à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à tous les actes de terreur et aux bombes-suicides. Prendre délibérément pour cible des civils est moralement répugnant.

    Aux Israéliens, je dis : vous avez le droit de vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à l’occupation illégale et, encore plus urgemment, vous devez arrêter le bombardement des zones civiles, les assassinats, l’emploi non nécessaire de la force létale, les démolitions (de maisons) et les humiliations quotidiennes des Palestiniens ordinaires.

    Aux dirigeants des deux parties, je dis : vous pouvez encore éloigner vos peuples du désastre7. »

    Parmi les analyses et commentaires, dans un article du 21 avril 2004, « Un État palestinien sans délai », Étienne Balibar, militant de sensibilité communiste, un des défenseurs les plus connus en France [citation nécessaire] du droit des Palestiniens à l’autonomie, écrit : « La proclamation sans délai de l’État palestinien permettra à d’autres États, notamment les États arabes, de sortir de leur propre double jeu. Cela fait des années qu’ils combinent la surenchère et la prudence, proclamant le caractère sacré de la lutte de libération du peuple palestinien et l’appui inconditionnel de la « nation arabe » tout en s’efforçant de ne pas déplaire au grand protecteur américain, voire au puissant voisin israélien, ou pour d’autres – armant l’OLP tout en cherchant à la déstabiliser de l’intérieur et à lui créer des concurrents qui seraient leurs clients (…). Dès lors que la Palestine est un État, même et surtout dont le territoire est occupé, ce n’est plus en son nom que l’on négocie des règlements régionaux globaux, en faisant parfois jouer un rôle de blocage aux intérêts particuliers (territoriaux, économiques, religieux) de tel ou tel État, mais c’est avec elle. Et c’est à elle que, dans un cadre de plein droit, on apporte au besoin une aide militaire, économique ou culturelle8 »

    Le 2 février 2004, le Premier ministre israélien Sharon annonce le démantèlement des colonies à Gaza4.

    Le 11 novembre 2004, quelques jours avant la mort de Yasser Arafat, le Président des États-UnisGeorge W. Bush à peine réélu, déclare :« Je pense qu’il est très important pour nos amis les Israéliens d’avoir à leur frontière un État palestinien pacifique. Et il est très important pour les Palestiniens d’avoir un avenir pacifique, porteur d’espoir9. »

    Le 9 janvier 2005Mahmoud Abbas est élu président de l’autorité palestinienne. Le 12 septembre, toutes les colonies de Gaza sont démantelées et les derniers soldats retirés. Le contrôle de tout le territoire de Gaza revient désormais aux mains des forces de l’ordre de l’autorité palestinienne4.

    Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne déclare vouloir faire avancer le projet d’État palestinien. Il déclare, le 25 mai 2006, qu’il organiserait un référendum national sur la base du texte connu comme le document des prisonniers qui appelle à la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967, si le Hamas ne répond pas favorablement à sa proposition dans un délai de dix jours. La question posée aux Palestiniens serait alors : « acceptez-vous, ou non, le document élaboré au début du mois par des dirigeants palestiniens détenus en Israël10 ? » Ce document appelle à un État palestinien en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, territoires conquis par Israël à l’occasion de la guerre de 1967. Le document a été négocié pendant quatre semaines par d’importants prisonniers appartenant au Hamas et au Fatah dans la prison israélienne de Hadarim, où se trouve actuellement en détention le dirigeant du Fatah, Marwan Barghouti.

    Abbas a déclaré lors d’une réunion de dirigeants palestiniens qu’il existe un consensus national sur les frontières du futur État palestinien :« Tous les Palestiniens, du Hamas jusqu’aux communistes, nous tous voulons un État palestinien dans les frontières de 1967. Voilà ce qui est à notre portée, ne parlons pas de nos rêves. » Il a précisé que si dix jours de dialogue entre le Hamas et le Fatah (dialogue qui a commencé) ne débouchaient pas sur un programme commun, il organiserait un référendum dans les quarante jours qui suivraient. Interrogé sur le soutien dont auraient besoin les Palestiniens pour créer leur État indépendant, Abbas a dit : « Les États arabes attendent que nous adoptions cette attitude de réalisme, pour pouvoir travailler en harmonie et faire avancer la cause palestinienne. Ils ne peuvent rien faire pour la cause palestinienne si les Palestiniens s’opposent à tout11. »

    Le 1er juin 2006Uri Avnery, le représentant le plus connu de Gush Shalom déclare que « le mouvement israélien pour la paix, Gush Shalom appelle à l’ouverture immédiate des négociations entre les gouvernements israéliens et palestiniens ». Gush Shalom est avec Shalom Archav, l’un des deux principaux mouvements qui, en Israël, militent pour la paix sous la forme de deux États, un israélien, un palestinien.

    Article détaillé : Guerre de Gaza de 2008-2009.

    Décembre 2008 : l’État d’Israël lance l’opération militaire Plomb durci. En effet, un mois plus tôt, le 4 novembre, l’incursion meurtrière de l’armée israélienne en territoire palestinien, suite à la construction d’un tunnel sous la frontière12 conduit à la reprise des tirs de roquettes du Hamas. Ces événements mettent à mal une trêve signée six mois plus tôt. Le 19 décembre 2008, le Hamas n’obtenant pas la levée du blocus de Gaza, il refuse officiellement de reconduire la trêve13. Après sept jours de frappes de missiles, une offensive terrestre est initiée et l’armée et des blindés investissent le territoire de Gaza. L’objectif est de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas sur des villes israéliennes proches de Gaza et de démanteler ce mouvement .

    Le 18 janvier 2009, Israël déclare et applique un cessez-le-feu unilatéral à 2 heures (heure locale)14. L’opération militaire a fait 13 morts, dont 10 soldats, dans le camp israélien, et fait au moins 1 315 morts – dont 410 enfants et 108 femmes -, et plus de 5 285 blessés dans le camp palestinien15. Les missiles israéliens ont touché également des ambulances, des mosquées et une école en tuant une trentaine d’enfants16. Selon les représentants de l’État d’Israël, des membres du Hamas tiraient des roquettes à partir de ces lieux où des armes étaient stockées.

    Le cessez-le-feu unilatéral est alors très fragile : des roquettes continuent à tomber au sud d’Israël tandis que Tsahal reste en partie dans la bande de Gaza17.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine_(État_revendiqué)#Histoire_de_l.27.C3.89tat_putatif_palestinien

    La proclamation en 1988 à Alger par l’OLP[modifier]

    Un État palestinien est proclamé le 15 novembre 1988 lors du dix-neuvième Conseil national palestinien (CNP) d’Alger5, mais n’est pas reconnu par l’ONU (bien que la déclaration soit, elle, « prise en compte » par la résolution 43/177 de l’Assemblée générale des Nations Unies, votée le 15 décembre 19886). Cette déclaration à Alger par l’OLP, qui ne contrôle à cette époque aucun territoire, ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto sur les territoires disputés. L’ambiguïté de la déclaration d’indépendance de 1988 repose sur la mention de « Palestine » qui y fait référence à l’ensemble des territoires de la Palestine mandataire britannique d’avant 1947, incluant Israël, que l’OLP ne reconnait pas encore.

    Les années 1990[modifier]

    Article connexe : Première Intifada.

    Le 7 juillet 1993, les accords dits d’Oslo sont signés et établissent un accord de principe entre Israël et les Palestiniens représentés par l’OLP. Ils arrêtent le principe d’une future autonomie palestinienne à Jéricho et à Gaza. Signature le 13 septembre en présence du présidentBill Clinton par le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin qui sera par la suite assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995 par un extrémiste juif, et le chef de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat. Élaborée à Oslo et signée à Washington, cette déclaration aboutit à la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël4.

    En préalable à cette reconnaissance mutuelle le 19 janvier 1993 : le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l’OLP.

    Le 4 mai 1994 signature d’un accord israélo-palestinien. L’OLP et l’État d’Israël signent l’accord « Oslo I » au Caire (Égypte), prévoyant l’autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie)4. Les accords d’Oslo constituent le cadre d’une paix par étapes : dans un premier temps, la mise en place d’un régime d’autonomie à Gaza et en Cisjordanie, puis l’ouverture de négociations sur le statut définitif de ces territoires.

    Le 28 septembre 1995, Israël et l’OLP signent à Washington l’Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza, négocié à Taba (parfois appelé « Oslo II ») étendant l’autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes. Fin 1995, Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes4.

    Selon les accords d’Oslo, « le Conseil palestinien et le chef de l’Autorité exécutive du Conseil constituent l’Autorité palestinienne autonome intérimaire ». Des élections générales palestiniennes se tiennent le 20 janvier 1996Yasser Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne et ses partisans au Fatah remportent les deux tiers des 80 sièges du Conseil législatif. Le 24 avril, le CNP (parlement palestinien en exil), réuni pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles mettant en cause le droit à l’existence de l’État d’Israël4.

    La création de l’État palestinien, aux termes des Accords d’Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998 selon des modalités préparées en commun par le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne. Signature des Accords de Wye Plantation qui préparent de nouveaux retraits israéliens en Cisjordanie.

    Israël annonce vouloir garder le contrôle sur de nombreuses régions en Cisjordanie, même si les accords de paix aboutissent. Par ailleurs, malgré le mécontentement de l’Union européenne et des États-Unis, le gouvernement israélien englobe plusieurs colonies dans la supermunicipalité de Jérusalem qu’il vient de créer4.

    Le 25 mars 1999, l’Union européenne se prononce en faveur du droit à l’autodétermination des Palestiniens et à celui de créer un État. Signature le 4 septembre suivant du mémorandum de Charm el-Cheikh ouvrant la voie à un traité de paix4.

    Les années 2000[modifier]

    Article connexe : Seconde Intifada.

    Le 21 mars 2000, après un nouveau retrait de l’armée israélienne de 6 % de la Cisjordanie, l’Autorité palestinienne reprend le contrôle — total ou partiel — sur 40 % du territoire. Ariel Sharon, alors chef du Likoud, visite le 28 septembre l’Esplanade des mosquées à Jérusalem, provoquant des émeutes en Israël et en Palestine. C’est le point de départ de la seconde Intifada4.

    En mars 2002, 55 ans après le vote de la résolution 181 instituant le partage de la Palestine, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution 1397 qui évoque pour la première fois un État palestinien aux côtés d’Israël. Cette résolution a été adoptée par quatorze voix et une abstention, celle de la Syrie.

    Kofi Annan énonce pour la première fois publiquement ce qu’il estime être les droits et devoirs respectifs des Palestiniens et des Israéliens :« Aux Palestiniens, je dis : vous avez le droit inaliénable à un État viable à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à tous les actes de terreur et aux bombes-suicides. Prendre délibérément pour cible des civils est moralement répugnant.

    Aux Israéliens, je dis : vous avez le droit de vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à l’occupation illégale et, encore plus urgemment, vous devez arrêter le bombardement des zones civiles, les assassinats, l’emploi non nécessaire de la force létale, les démolitions (de maisons) et les humiliations quotidiennes des Palestiniens ordinaires.

    Aux dirigeants des deux parties, je dis : vous pouvez encore éloigner vos peuples du désastre7. »

    Parmi les analyses et commentaires, dans un article du 21 avril 2004, « Un État palestinien sans délai », Étienne Balibar, militant de sensibilité communiste, un des défenseurs les plus connus en France [citation nécessaire] du droit des Palestiniens à l’autonomie, écrit : « La proclamation sans délai de l’État palestinien permettra à d’autres États, notamment les États arabes, de sortir de leur propre double jeu. Cela fait des années qu’ils combinent la surenchère et la prudence, proclamant le caractère sacré de la lutte de libération du peuple palestinien et l’appui inconditionnel de la « nation arabe » tout en s’efforçant de ne pas déplaire au grand protecteur américain, voire au puissant voisin israélien, ou pour d’autres – armant l’OLP tout en cherchant à la déstabiliser de l’intérieur et à lui créer des concurrents qui seraient leurs clients (…). Dès lors que la Palestine est un État, même et surtout dont le territoire est occupé, ce n’est plus en son nom que l’on négocie des règlements régionaux globaux, en faisant parfois jouer un rôle de blocage aux intérêts particuliers (territoriaux, économiques, religieux) de tel ou tel État, mais c’est avec elle. Et c’est à elle que, dans un cadre de plein droit, on apporte au besoin une aide militaire, économique ou culturelle8 »

    Le 2 février 2004, le Premier ministre israélien Sharon annonce le démantèlement des colonies à Gaza4.

    Le 11 novembre 2004, quelques jours avant la mort de Yasser Arafat, le Président des États-UnisGeorge W. Bush à peine réélu, déclare :« Je pense qu’il est très important pour nos amis les Israéliens d’avoir à leur frontière un État palestinien pacifique. Et il est très important pour les Palestiniens d’avoir un avenir pacifique, porteur d’espoir9. »

    Le 9 janvier 2005Mahmoud Abbas est élu président de l’autorité palestinienne. Le 12 septembre, toutes les colonies de Gaza sont démantelées et les derniers soldats retirés. Le contrôle de tout le territoire de Gaza revient désormais aux mains des forces de l’ordre de l’autorité palestinienne4.

    Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne déclare vouloir faire avancer le projet d’État palestinien. Il déclare, le 25 mai 2006, qu’il organiserait un référendum national sur la base du texte connu comme le document des prisonniers qui appelle à la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967, si le Hamas ne répond pas favorablement à sa proposition dans un délai de dix jours. La question posée aux Palestiniens serait alors : « acceptez-vous, ou non, le document élaboré au début du mois par des dirigeants palestiniens détenus en Israël10 ? » Ce document appelle à un État palestinien en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, territoires conquis par Israël à l’occasion de la guerre de 1967. Le document a été négocié pendant quatre semaines par d’importants prisonniers appartenant au Hamas et au Fatah dans la prison israélienne de Hadarim, où se trouve actuellement en détention le dirigeant du Fatah, Marwan Barghouti.

    Abbas a déclaré lors d’une réunion de dirigeants palestiniens qu’il existe un consensus national sur les frontières du futur État palestinien :« Tous les Palestiniens, du Hamas jusqu’aux communistes, nous tous voulons un État palestinien dans les frontières de 1967. Voilà ce qui est à notre portée, ne parlons pas de nos rêves. » Il a précisé que si dix jours de dialogue entre le Hamas et le Fatah (dialogue qui a commencé) ne débouchaient pas sur un programme commun, il organiserait un référendum dans les quarante jours qui suivraient. Interrogé sur le soutien dont auraient besoin les Palestiniens pour créer leur État indépendant, Abbas a dit : « Les États arabes attendent que nous adoptions cette attitude de réalisme, pour pouvoir travailler en harmonie et faire avancer la cause palestinienne. Ils ne peuvent rien faire pour la cause palestinienne si les Palestiniens s’opposent à tout11. »

    Le 1er juin 2006Uri Avnery, le représentant le plus connu de Gush Shalom déclare que « le mouvement israélien pour la paix, Gush Shalom appelle à l’ouverture immédiate des négociations entre les gouvernements israéliens et palestiniens ». Gush Shalom est avec Shalom Archav, l’un des deux principaux mouvements qui, en Israël, militent pour la paix sous la forme de deux États, un israélien, un palestinien.

    Article détaillé : Guerre de Gaza de 2008-2009.

    Décembre 2008 : l’État d’Israël lance l’opération militaire Plomb durci. En effet, un mois plus tôt, le 4 novembre, l’incursion meurtrière de l’armée israélienne en territoire palestinien, suite à la construction d’un tunnel sous la frontière12 conduit à la reprise des tirs de roquettes du Hamas. Ces événements mettent à mal une trêve signée six mois plus tôt. Le 19 décembre 2008, le Hamas n’obtenant pas la levée du blocus de Gaza, il refuse officiellement de reconduire la trêve13. Après sept jours de frappes de missiles, une offensive terrestre est initiée et l’armée et des blindés investissent le territoire de Gaza. L’objectif est de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas sur des villes israéliennes proches de Gaza et de démanteler ce mouvement .

    Le 18 janvier 2009, Israël déclare et applique un cessez-le-feu unilatéral à 2 heures (heure locale)14. L’opération militaire a fait 13 morts, dont 10 soldats, dans le camp israélien, et fait au moins 1 315 morts – dont 410 enfants et 108 femmes -, et plus de 5 285 blessés dans le camp palestinien15. Les missiles israéliens ont touché également des ambulances, des mosquées et une école en tuant une trentaine d’enfants16. Selon les représentants de l’État d’Israël, des membres du Hamas tiraient des roquettes à partir de ces lieux où des armes étaient stockées.

    Le cessez-le-feu unilatéral est alors très fragile : des roquettes continuent à tomber au sud d’Israël tandis que Tsahal reste en partie dans la bande de Gaza17.http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine_(%C3%89tat_revendiqu%C3%A9)#La_proclamation_de_1948_par_le_Haut_comit.C3.A9_arabe

    Les 98 pays suivants ont reconnu l’État de Palestine18 :

    États reconnaissant un statut diplomatique particulier[modifier]

    Certains pays reconnaissent à la Palestine un statut particulier sans aller jusqu’à une reconnaissance réelle22.

    La proposition d’État unique en Palestine[modifier]

    L’idée est un État bi-national, englobant à la fois l’État d’Israël et un État arabe, bénéficiant chacun des mêmes droits constitutionnels.

    Les mouvements pacifistes israéliens Gush Shalom et Shalom Archav, qui militent avec des Palestiniens et sont des défenseurs actifs des droits des Palestiniens, agissent pour la création d’un État palestinien autonome.

    Dans son article du 11 septembre 2003 paru dans Le Monde23, l’universitaire et historien israélien Ilan Greilsammer dénonçait une certaine frange de la gauche antisioniste israélienne dont le Français Michel Warchawski qui adhère à l’idée de « revenir aux solutions préconisées dans les années 1920 et 1930 d’un seul État arabe à minorité juive entre la mer et le Jourdain (…) à la place de deux États vivant côte à côte, l’un juif, l’autre palestinien ». Ce qui en soi, n’a rien à voir avec un État bi-national préconisé dès la fin des années 1930 notamment parMartin Buber et Hannah Arendt.

    Plan de Partage 1947 .

    Remarquons :

    • a) La zone palestinienne au Nord (actuellement disparue) .
    • b) La ville palestinienne de Jaffa (alors enclave arabe) .
    • c) L’étendue de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie ;ces deux zones étaient plus étendues qu’elles ne le sont aujourd’hui .



    La palestine après la création de la Jordanie :1922Et la création des futures « Fermes de Cheeba » 1923 pal1922.jpg (32683 octets)
    Plan de Partage 1947 .
    Remarquons :

    • a) La zone palestinienne au Nord (actuellement disparue) .
    • b) La ville palestinienne de Jaffa (alors enclave arabe) .
    • c) L’étendue de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie ;ces deux zones étaient plus étendues qu’elles ne le sont aujourd’hui .
    pal1947.jpg (23346 octets)
    La Palestine après la guerre de 48 .Il n’y a plus de vert,


    il n’y a plus de Palestine  …..
    La Palestine a été avalée par :

    • L’Egypte .
    • La Jordanie .
    • Israël

    Les « reliquats » Bande de Gaza et Cisjordanie,
    non seulement sont occupés par deux pays arabes,
    mais sont aussi plus petits qu’ils ne l’étaient sous le plan de partage .

    pal1948.jpg (25697 octets)
    Situation « après la Guerre de 67 (guerre des 6 Jours) » .Il y a « de nouveau du vert »,mais ce n’est plus la « Palestine »;ce sont des « territoires palestiniens » . pal003.jpg (32338 octets)
    Situation future proposée par le Likoud de Sharon.
    Les « territoires » sont entièrement enclavés 
    à l’intérieur des frontières d’Israël .

    Les territoires sont scindés en entités


    type « Bantoustants » .




    Courant 2005,israël c’est « désengagée » de laBande de Gaza,et cette carte n’est donc plus d’actualité concernant ce point .

    Reste à définir l’évolution de la colonisation de Cisjordanie,laquelle pourrait conduire à deux shémas d’évolution (lien à ne rater sous aucun prétexte !)  sensiblements différents suivant l’axe d’implantation choisi pour ces colonies …. 

    pal004.jpg (33234 octets)


En mai 2010, il y a un 1 an, Cassandre, l’auteur du livre choc, disait que DSK ne se présenterait pas aux élections présidentielles de 2012.

Publié le

http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/interview-les-etonnantes-revelations-de-cassandre-sur-dsk-407939

Le vendredi 20 mai 2011 – 09:30

Interview de Voici à Cassandre le 8 mai 2010,

il y a donc 1 an :

Les étonnantes révélations de Cassandre sur DSK

 Cassandre, l’auteur du livre choc sur Dominique Strauss-Kahn, a répondu aux questions de Voici.

Son livre, Cassandre l’a publié en mai 2010. À l’époque seul Voici lui avait donné la parole. Son livre Les secrets d’un présidentiable fut traité de « coquille vide » par l’entourage de DSK. Parce qu’il contenait trop de révélations sur les rapports ambigus entre Dominique Strauss-Kahn et les femmes ? Nous republions aujourd’hui l’interview parue dans le Voici du 8 mai 2010.

Qui se cache derrière Cassandre ?

Je suis une femme, tout simplement. Une femme qui avait pour Dominique Strauss-Kahn une admiration immense.

Pourquoi ce livre ?

J’ai cru en Dominique Strauss-Kahn, si fort que j’ai mis ma propre vie entre parenthèses pendant des années pour servir ses intérêts. Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’avoir été utilisée. Alors j’ai dit stop !

À peine sorti, votre témoignage est déjà décrédibilisé dans certains médias.

Ce que je raconte de la stratégie présidentielle de DSK gêne son équipe de communicants. Je dis qu’il est en réalité un « candidat fabriqué sur mesure pour coller aux attentes des Français ». Cette équipe veut évidemment décrédibiliser le livre.

Comment vont-ils s’y prendre ?

Pour faire capoter un livre, il suffit d’insinuer que c’est une grosse daube, bourrée d’incohérences, qui diffame la terre entière. On ajoute ensuite qu’il y aura procès. Et si on finit par découvrir qui je suis, eh bien ce sera presque un soulagement…

Dès le premier chapitre, vous écrivez : « DSK ne sera jamais président de la République parce qu’il ne se présentera pas. » À la fin vous dites que vous serez derrière lui en 2012, pas très cohérent, non ?

Mais si ! Il ne se présentera pas, il l’a confié à ses proches courant avril. Sauf que tout le monde voudrait qu’il change d’avis. Même moi. Parce que, malgré ses défauts, dans le contexte actuel d’une très grave crise financière internationale, il a toutes les qualités pour diriger la France. Et aussi les défauts. Il est intelligent, certes, mais aussisexaholic. Comme tous les grands hommes.

Avec les femmes, comment est-il ?

C’est un homme brillant et fulgurant, mais il est capable de faire des choses incohérentes pour séduire. Par exemple, on m’a raconté qu’il y a quelques temps, Dominique est passé au Mexique pour intervenir dans un colloque. En arrivant à son hôtel, il aurait croisé une femme de chambre qui lui aurait tapé dans l’œil. Il a commencé à l’entreprendre, jusqu’à en oublier l’heure de la conférence.

La séduction est son arme fatale. D’après vous, toutes les femmes y succombent ?

Dominique a eu 61 ans le 25 avril. Dire que toutes les femmes se pâment devant lui serait exagéré. Pourtant quand il sort l’artillerie lourde, c’est un grand séducteur. C’est vrai qu’il est agréable de se faire dévorer des yeux jusqu’à ce que nuit s’en suive. Enfin quand je dis « nuit »… Parler d’une « pause » dans son emploi du temps serait plus juste ! Cet homme est pragmatique. Il préférera toujours se détendre quelques heures dans un Formule 1 anonyme, où l’on peut entrer sans croiser personne plutôt que d’aller dans un palace où il risque d’être reconnu dans l’instant.

Pour vous, c’est juste un séducteur ?

L’un des membres de son équipe explique que s’il ne pense pas toujours à ça, quand il y pense, ça prend toute la place.

Comment réagit son épouse Anne Sinclair à toutes ses incartades ?

Anne est une femme discrète, qui déteste exposer sa vie privée. Bien sûr, quand on se met à sa place, on se dit qu’on aurait vite explosé si ce genre de chose nous était arrivé. La vérité, c’est qu’elle reste très digne.

À vous lire on se dit qu’on ne peut pas travailler avec lui si on est une femme…

Pas facile… Piroska Nagy, l’économiste du FMI qui a été sa maîtresse en 2008, a écrit une lettre aux enquêteurs qui cherchaient à comprendre si Strauss-Kahn avait abusé de sa position pour coucher avec elle. Elle y expliquait qu’il avait un sacré problème avec les femmes, qui le rendait vraisemblablement incapable de travailler avec elles. C’est grâce à elle que j’ai eu le courage de faire ce livre. Pour que le silence ne soit pas la seule réponse que Piroska ait reçue à ses appels à l’aide.

Vous décrivez DSK comme un être supérieurement intelligent. Et pourtant, il est du genre à envoyer des mails explicites à une maîtresse d’un soir. C’est idiot, non ?

C’est un des mystères de la vie.

Son entourage veille-t-il sur lui comme le lait sur le feu ?

C’est le moins qu’on puisse dire ! Mais le « Gang » est très franco-français, et Dominique a désormais le rang d’un chef d’Etat international, très loin de nous. Certains disent que ce sera plus facile à l’Elysée, qu’au moins, là-bas, on pourra empêcher les débordements. L’un de ses plus proches conseillers avait une expression très drôle quand il quittait son bureau, à l’époque où DSK était ministre des Finances. En fin de journée, il se tournait vers nous en fronçant les sourcils et il disait : « Pas de bêtises, ce soir, n’est-ce pas ? ». Cette petite phrase manque beaucoup à Dominique depuis qu’il dirige le FMI.

D’après vous, les scandales qui l’ont éclaboussé ont-ils calmé son appétit sexuel ?

Dominique est un ogre. Il sait bien qu’il doit se mettre au régime s’il veut briguer de nouveaux mandats. Sauf qu’il n’y arrive pas. Chaque minuscule gourmandise qui passe sous son nez le fait saliver. Avec les femmes, il est comme le loup de Tex Avery. Quand il aura pris quelques claques sur le museau, il se calmera peut-être.

Les secrets d’un présidentiable, Cassandre, Plon

Le vendredi 20 mai 2011 – 09:30 : Retrouvez en kiosque dès demain notre VOICI édition spéciale DSK

500 000 dollars de salaire du DG du FMI

Patrimoine du couple Strauss-Kahn – Sinclair :

Anne Sinclaire la petite fille de Paul Rosemberg

New York : 4 millions de dollars

Washington : 4 millions de dollars

Place des Vosges 4 millions d’euros

16ème Paris : 3 millions d’euros

Riad au Maroc : 400 milles d’euros

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