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Rdv le 20 septembre 2011, en Palestine…

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Israeli Prime Minister Yitzhak Rabin, U.S. pre...

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Le 20 septembre 2011,

les Palestiniens ont rendez-vous avec l’Histoire

et le reste du monde, avec l’histoire

de la Palestine

Pour un monde meilleure et pour voir

enfin la fin d’une histoire

qui dure des siècles et siècles. Amen.

Article écrit par Pierre Haski et publié sur le site Rue89 le 14/08/2011 à 12H54Un homme passe devant les drapeaux des pays qui ont reconnu l'Etat palestinien, le 7 août 2011 à Ramallah (Mohamad Torokman/Reuters). Photo : un homme passe devant les drapeaux des pays qui ont reconnu l’Etat palestinien, le 7 août 2011 à Ramallah (Mohamad Torokman/Reuters).
Notez dans vos tablettes le rendez-vous du 20 septembre : c’est la date de la nouvelle confrontation annoncée autour du sort de la Palestine. Le compte à rebours a commencé autour de la décision palestinienne de déposer ce jour-là, à l’Assemblée générale des Nations unies qui s’ouvre à New York, la reconnaissance d’un Etat qui n’existe toujours pas.

Israël s’oppose vigoureusement à cette initiative diplomatique qui vise à briser l’impasse.

Dès la confirmation, samedi, par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qu’il déposerait sa demande de reconnaissance, assurée de bénéficier d’une majorité de votes positifs à l’Assemblée générale de l’ONU, le gouvernement israélien a fait connaître son opposition en deux mots : « prévu », « regrettable ».

Israël s’y attendait, et fait vigoureusement campagne depuis des semaines pour bloquer cette initiative. Car si le vote de l’Assemblée générale n’a pas de portée légale – seules les décisions du Conseil de sécurité sont censées avoir valeur de loi internationale, ce qui ne les empêche pas d’être ignorées, notamment s’agissant du Proche-Orient –, la portée symbolique et diplomatique de l’événement n’échappe pas aux dirigeants israéliens.

Un Etat palestinien reconnu disposera d’une tribune et d’un statut qui rendra plus difficile la poursuite du statu quo, et la continuation du non-respect par Israël des principales résolutions du Conseil de sécurité sur la question des territoires palestiniens, à commencer par le dossier brûlant de la colonisation par Israël des territoires occupés en 1967.

La semaine dernière, Israël a encore annoncé la construction de centaines de nouveaux logements dans un quartier de Jérusalem-Est couvert par l’interdit onusien.

Une troisième intifada ?

De surcroît, ce que redoute le plus Israël, c’est l’embrasement des territoires palestiniens pour soutenir la transformation de ce futur Etat de jure en Etat de fait. Les Palestiniens sont restés étonnamment calmes depuis le début des révolutions arabes, il y a maintenant huit mois, et n’ont pas réagi non plus lorsque des incidents graves se sont déroulés aux frontières d’Israël avec certains de ses voisins arabes, sur le plateau du Golan et à la frontière libanaise.

Cela fait des mois que les Israéliens redoutent le déclenchement d’une « troisième intifada », après le soulèvement des années 80 qui a duré plusieurs années et a été indirectement à l’origine des accords israélo-palestiniens d’Oslo, et celui de 2000, en pleine impasse dans la mise en œuvre de ces accords, alors que Yasser Arafat était encore en vie.

Autant Israël peut espérer le soutien actif des Etats-Unis, qui ont déjà fait connaître leur opposition à la reconnaissance de cet Etat palestinien en septembre, et espèrent toujours empêcher les Européens de franchir le pas comme certains, dont la France, ont laissé entendre qu’ils pourraient se rallier à la demande palestinienne, autant cet alignement sur l’Etat hébreu sera difficilement défendable si des images de confrontation surgissent de nouveau en provenance de Cisjordanie ou de Gaza.

Nicolas Sarkozy avait déclaré en mars dernier à L’Express :

« Si le processus de paix reprend durant l’été, la France dira qu’il faut laisser les protagonistes discuter sans bousculer le calendrier. Si, à l’inverse, le processus de paix est toujours au point mort en septembre, la France prendra ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l’Etat palestinien. »

 

L’été s’achève bientôt sans le moindre signe de reprise du processus de paix, et ce ne sont pas les dernières déclarations de Benyamin Netanyahou dans son discours au Congrès américain, en mai dernier, qui peuvent laisser entrevoir une ouverture.

Un contexte inédit

Le contexte est totalement inédit. Israël bénéficie indirectement, actuellement, de la situation de violence en Syrie voisine, où le régime de Bachar al-Assad envoie les chars sur sa propre population, des Arabes tuent d’autres Arabes.

Par contraste, la confrontation larvée mais sans grande effusion de sang entre Israéliens et Palestiniens n’attire plus réellement l’attention.

En revenant à la une des journaux, la Palestine pourrait retrouver sa place habituelle de « mère de tous les conflits » du Proche et Moyen-Orient.

La deuxième surprise est venue des Israéliens eux-mêmes. Depuis le 14 juillet, par centaines de milliers, ils participent à un mouvement citoyen sans précédent, déconnecté des partis politiques, né de la vie chère et des inégalités sociales croissantes dans le pays qui inventa les kibboutz et un égalitarisme forcené.

Ce mouvement a jusqu’ici évité de se frotter aux questions sensibles liées aux relations avec les Palestiniens, aux colonies de peuplement de Cisjordanie, à la place d’Israël dans sa région. Sans doute pour préserver le large consensus qui est apparu dans le pays autour des revendications économiques et sociales nées du village de tentes du boulevard Rothschild à Tel Aviv, et qui s’est étendu à toutes les régions, comme l’ont montré les dernières manifestations, samedi soir.

Si ce mouvement durait jusqu’en septembre, il pourrait difficilement éviter de se confronter à la question palestinienne lorsque celle-ci se posera de manière forte, à l’ONU, à Ramallah ou à Gaza.

Un double défi pour l’Etat hébreu

Le défi lancé à Israël et à son gouvernement le plus à droite qu’ait connu l’Etat hébreu depuis sa fondation, est aussi un défi que se lancent les Palestiniens à eux-mêmes. Leur situation de faiblesse est extrême : toujours divisés malgré les unions de façade entre partisans du Fatah de Mahmoud Abbas et ceux du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza, ils vont devoir se montrer à la hauteur de la crédibilité qu’appelle la création d’un Etat. Ce n’est pas joué.

Quoi qu’il en soit, le 20 septembre, l’enlisement lent et pervers de la situation, permettant à la colonisation des territoires occupés de se poursuivre inexorablement et de changer la situation de manière irréversible a toutes les chances d’entrer dans une nouvelle phase.

Cela débouchera-t-il sur une nouvelle confrontation, ou sur la création des conditions d’une véritable négociation ? Cela dépendra de l’attitude des acteurs sur le terrain, mais aussi, dans une large mesure, des réactions du reste du monde, aux Etats-Unis et en Europe en particulier, qui ont été les alliés passifs ou actifs d’Israël et qui devront sortir de leur attentisme si les événements se mettent en mouvement.

Retrouvez cet article sur le lien suivant :  http://www.rue89.com/2011/08/14/le-20-septembre-les-palestiniens-lancent-le-defi-de-leur-etat-217840

Proche-Orient :

Obama pourra-t-il être un arbitre

(enfin) impartial ?

écrit par Philippe Marlière correspondant & Politiste à Londres publié le 02/04/2010 à 18H42

Barack Obama nous surprendra-t-il sur le terrain miné du conflit israélo-palestinien ? Parmi les présidents états-uniens, sera-t-il le premier « honest broker » (« arbitre impartial ») entre les deux parties ?

Reconnaîtra-t-il l’infini déséquilibre des forces en présence ? D’un côté, Israël, puissance nucléaire et coloniale (le « flic des Etats-Unis au Proche-Orient », comme le souligne Noam Chomsky). De l’autre, l’« Autorité » palestinienne de Mahmoud Abbas, entité sans pouvoir, dont la ligne de compromis mou avec Israël n’a amené que revers et déboires à un peuple déjà meurtri par les interventions militaires israéliennes et le blocus de Gaza.

Pourtant, rien ne devrait inciter à l’optimisme. Depuis la présidence Clinton, les Etats-Unis n’ont rien fait pour contrarier le fait colonial des Israéliens, se contentant de le condamner de manière purement formelle. George W. Bush donna même son appui à l’entreprise coloniale peu avant son départ de la Maison Blanche sans que cela ne suscite d’émotion particulière.

Obama n’a pas dissipé l’image très pro-israélienne des Etats-Unis

Depuis le refus, par Yasser Arafat, du « deal en or » concocté par Bill Clinton à Camp David en juillet 2000, les Etats-Unis n’essayent même plus de maquiller leur parti-pris pro-israélien.

Ce « deal en or » prévoyait de reconnaître l’annexion d’une partie des terres occupées par Israël depuis 1967. Il entérinait la mainmise israélienne sur la partie arabe de Jérusalem ou encore apportait une fin de non-recevoir au droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et en 1967.

Qu’Arafat ait dû porter seul la responsabilité de l’échec de Camp David, qui « ruina » la présidence Clinton (avant que Monica Lewinsky ne vienne définitivement l’achever), montre bien de quel côté penche la machine médiatico-diplomatique aux Etats-Unis.

Lors de la première année de sa présidence, Obama n’a rien fait pour dissiper l’image très partisane de son pays sur ce dossier. Aux prises avec Benyamin Netanyahou, un homme de la droite extrême et hostile à l’arrêt de la colonisation, Obama a peiné à se démarquer de ses prédécesseurs.

De « profondes divergences de vue » avec Netanyahou

Il a quand même bien compris que l’arrêt inconditionnel de la colonisation est le préalable à toute reprise des négociations. Pourtant, Barack Obama est allé d’échec en échec, humilié par la politique jusqu’au-boutiste du Premier ministre israélien jusqu’à la semaine passée.

A cette occasion, Netanyahou a essuyé un premier refus : Obama a demandé l’arrêt de la construction de logements dans la partie arabe de Jérusalem. Le Premier ministre israélien a estimé qu’il s’agissait d’une exigence « irraisonnable » et « illogique ». L’administration américaine a, fait inhabituel, rendu public son désaccord.

Un porte-parole de la Maison Blanche n’a pas hésité à parler de « profondes divergences de vue » entre les deux hommes. Quand Netanyahou a déclaré que c’était à ses yeux la même chose de construire des maisons à Tel Aviv et à Jérusalem, Obama lui a répondu qu’il n’était pas d’accord.

La teneur de cet entretien privé a filtré en direction des médias américains (caricaturalement favorables aux positions israéliennes), ce qui marque un changement de stratégie au sein de l’administration Obama.

Ce contrepied médiatique a plongé Israël dans l’embarras et a paru suffisamment sérieux pour que le lobby pro-Israël mène une contre-offensive de grande ampleur par l’entremise de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC).

Le redoutable et redouté lobby pro-Israël au Congrès

Il s’agit, en la matière, d’une institution de masse dont l’objectif est de faire adopter au Congrès les « politiques et décisions les plus favorables à Israël ». Une majorité d’élus au Sénat et à la Chambre des représentants est membre de cette organisation.

Les universitaires John Mearsheimer et Stephen Walt ont souligné le rôle influent d’AIPAC dans l’élaboration de choix politico-militaires des Etats-Unis, le présentant comme le « bras armé » du gouvernement israélien au Congrès (« The Israel Lobby and US Foreign Policy », 2007).

AIPAC a déclaré que les « trois quarts » des membres du Congrès avait signé sa lettre ouverte exigeant la « fin des critiques » à l’égard d’Israël, car ce type de querelles doit être réglé en « tête-à-tête et non sur la place publique ». Et préconisé un resserrement des liens entre l’administration étatsunienne et le gouvernement israélien.

Les campagnes d’intimidation contre les critiques de la politique israélienne sont redoutables et redoutées. La vigueur des attaques fait très souvent rentrer dans le rang les rares éléments récalcitrants. Ici, la contre-offensive n’a pas semblé perturber l’administration Obama.

Robert Malley, l’ex-bras droit du président Clinton pour les affaires israélo-arabes, a confié que cette confrontation était « délibérée » du côté du gouvernement fédéral. Elle serait la preuve de la « détermination » d’Obama sur la question.

Les colons israéliens mettent en danger les GI’s d’Afghanistan

L’avenir nous dira si l’infime espoir suscité par l’opposition obamesque était illusoire ou pas. Il apparaît pourtant difficile pour Obama de rebrousser chemin car il perdrait la face et toute crédibilité pour le plus grand malheur des Palestiniens.

Le président américain aurait d’autant plus tort de relâcher son effort que le fait colonial israélien est en passe de devenir impopulaire au Capitole. On y estime que l’extrémisme de Netanyahou met en danger la vie des GI’s en Irak et en Afghanistan.

Si l’administration Obama parvient à convaincre l’opinion publique que l’arrêt de la colonisation israélienne est dans l’intérêt des Etats-Unis, alors peut-être sera-t-il possible d’envisager à moyen terme le retour à une vraie solution négociée. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Pour retrouver l’intégralité de cet article, cliquez sur le lien suivant :

http://www.rue89.com/philippe-marliere/2010/04/02/proche-orient-obama-pourra-t-il-etre-un-arbitre-enfin-impartial-145737

 

Israël-Palestine : le minuscule espoir de paix en sursis

Ecrit par Pierre Haski et publié sur le site Rue89 le 11/03/2010 à 14H26

L’annonce de nouveaux logements israéliens à Jérusalem-Est menace les négociations que les Etats-Unis tentent d’orchestrer.

Des ouvriers palestiniens sur le toit d'une maison en construction à Ramat Shlomo (Ronen Zvulun/Reuters) Photo : des ouvriers palestiniens sur le toit d’une maison en construction à Ramat Shlomo, une zone annexée au nord-est de Jérusalem (Ronen Zvulun/Reuters)

 

On pensait l’exercice de négociations « indirectes » entre Israéliens et Palestiniens sans grand espoir ; il est sans doute mort-né. Le délicat édifice diplomatique que tentait de bâtir le vice-président américain Joe Biden s’est écroulé jeudi lorsque l’Autorité palestinienne a menacé de se retirer du processus après l’annonce de la construction de nouveaux logements pour juifs ultraorthodoxes dans la partie Est de Jérusalem.

Si les éléments les plus durs de la coalition hétéroclite au pouvoir en Israël avaient voulu torpiller le minuscule espoir de paix avec les Palestiniens, ils ne s’y seraient pas pris autrement. L’annonce par le ministre de l’Intérieur, Eli Yishai, membre duparti ultraorthodoxe séfarade Shass, de la construction de ces logements en pleine visite de Joe Biden dans la région, ne pouvait être perçue par la partie palestinienne que comme une provocation.

Jeudi, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a présenté ses excuses à Joe Biden, toujours présent en Israël, pour cette annonce « malencontreuse ». Mais le mal est fait et le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a annoncéqu’il ne reprendrait les négociations qu’à la condition de l’arrêt complet de la colonisation de Jérusalem-Est.

Depuis le début, les efforts de l’administration Obama pour sortir ce qu’on n’ose même plus qualifier de processus de paix de l’impasse, se heurte depuis un an à la question de la colonisation. Les Palestiniens exigeait un gel d’un an de toute nouvelle construction dans les territoires conquis en 1967 -dont Jérusalem-Est annexée- pour reprendre les négociations.

Lâchée par Hillary Clinton qui cédait sur ce point, l’Autorité palestinienne acceptait finalement le principe de ces discussions indirectes, c’est-à-dire en passant par l’intermédiaire des Américains, accompagnées d’une ambiguïté constructive sur la question des colonies.

Cette ambiguïté a été levée de manière spectaculaire par Eli Yishai, et même plus encore puisque le quotidien Haaretz annonce ce jeudi que ce sont en fait quelque 50 000 nouveaux logements pour la population juive qui sont en phase d’approbation ou de planification pour la partie palestinienne de la ville.

Menaces sur la coalition Netanyahou

Les conséquences politiques de ce coup d’éclat risquent d’être importantes. Dès jeudi, le parti travailliste a menacé de quitter la coalition au pouvoir, car, comme l’a déclaré à la radio de l’armée le ministre de l’Agriculture Shalom Simhon :

« Les travaillistes ont de plus en plus de difficultés à participer à la coalition gouvernementale dans laquelle ils sont entrés pour relancer le processus de paix avec les Palestiniens. »

 

La coalition dirigée par Benyamin Netanyahou, le chef du parti de droite Likoud, va actuellement de l’extrême droite, incarnée par le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, aux travaillistes du ministre de la Défense Ehud Barak, en passant par les partis religieux comme le Shass. Un attelage bancal qui a déjà menacé plusieurs fois d’exploser.

Ce délicat équilibre politique résistera-t-il à cette crise surgie de l’intérieur de la coalition ? Le parti travailliste, qui n’est déjà plus que l’ombre de l’ancienne formation de David Ben Gourion, qui avait fondé et façonné l’Etat hébreu pendant ses 30 premières années, puis impulsé le processus de paix d’Oslo avec Yitzhak Rabin et Shimon Pérès dans les années 90, pourra-t-il longtemps faire le grand écart entre ses principes affichés et la réalité de ce gouvernement ?

L’éclatement de la coalition risquerait de renvoyer les Israéliens aux urnes, dans un contexte de tension accrue, potentiellement générateur de nouvelles violences. De nombreux observateurs n’excluent pas, en effet, une troisième intifada, après celles de 1987 et de 2000, et dont les récentes échauffourées autour de l’esplanade des mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem, pourraient être la préfiguration.

Pour l’administration Obama, l’incident des appartements de Jérusalem-Est ne pouvait moins bien tomber. Le Président américain n’avait pas besoin de cette humiliation publique de la part d’un allié des Etats-Unis alors que ses difficultés de politique intérieure s’accumulent.

L’entrée en scène du vice-président Joe Biden correspondait à une escalade de l’engagement de l’administration, après l’échec des premières navettes de l’émissaire américain George Mitchell. Israël, où Barack Obama ne s’est pas encore rendu depuis son élection, est décidément un écueil de poids pour le Président des Etats-Unis, que de nombreux Israéliens appellent généralement de son deuxième prénom « Hussein » pour bien montrer qu’ils ne l’apprécient pas.

Dessin de Lardon

Retrouver cet article, dans son intégralité, sur le lien suivant :  http://www.rue89.com/2010/03/11/israel-palestine-le-minuscule-espoir-de-paix-en-sursis-142419?page=1

 

A LA UNE

Sarkozy appelé à l’action pour la Palestine par

d’ex-diplomates

Ecrit par Pierre Haski et publié sur le site de Rue89 le 03/03/2010 à 20H04

Un enfant sous un grand drapeau palestinien, pendant une manifestation, en Cisjordanie (Darren Whiteside/Reuters) Photo : un enfant sous un grand drapeau palestinien, pendant une manifestation en Cisjordanie, février 2010 (Darren Whiteside/Reuters)  

C’est une initiative sans précédent : seize ex-ambassadeurs et diplomates de haut rang ont signé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour l’inciter à prendre une initiative afin de débloquer l’impasse des relations israélo-palestiniennes.

L’initiative qu’ils appellent de leurs vœux serait plus ambitieuse que la reprise de négociations indirectes à laquelle travaillent actuellement les Américains, et pourrait déboucher sur la proclamation d’un Etat palestinien en 2011.

Prenant acte du blocage actuel et du risque permanent de violence dans cette région, ils estiment que l’heure est à une initiative « contraignante » :

« Le recours à une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU paraît nécessaire. Cette résolution tracerait le cadre et les objectifs de l’ultime négociation à mener entre les parties sous le contrôle d’une conférence internationale qui veillerait à la mise en œuvre dans des délais déterminés de l’accord à intervenir et des garanties nécessaires. »

 

On est loin du projet américain visant à permettre la reprise de négociations indirectes entre Israël et l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, en laissant de côté les sujets qui fâchent…

Envoyer des casques bleus

Dans leur texte, initialement publié par LeMonde.fr, les diplomates, dont certains ont occupé des postes importants liés au dossier proche-oriental, mettent en avant une autre mesure susceptible de réduire les tensions dans la région :

« Il est en particulier urgent de mettre un terme à l’enfermement dans la bande de Gaza d’une population d’un million et demi de personnes en violation du droit humanitaire international, situation à laquelle il serait possible de remédier par l’envoi de casques bleus aux accès à ce territoire. »

 

Les diplomates soulignent que la France est idéalement placée pour prendre une telle initiative, en s’appuyant sur la position des 27 pays de l’Union européenne, réaffirmée en décembre 2009, en faveur d’un Etat palestinien indépendant ayant Jérusalem-Est pour capitale, et sur la déclaration de Nicolas Sarkozy à la Knesset, le parlement israélien, en juin 2008, affirmant que « Jérusalem a vocation à devenir la capitale de deux Etats ».

Ce que les diplomates ne disent pas, c’est ce qui vient de se passer lorsque le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est dit « tenté » par l’idée de :

« la proclamation rapide d’un Etat palestinien, et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières ».

 

Il s’est aussitôt attiré une violente riposte d’Israël, et un « recadrage » plus prudent de l’Elysée qui n’avait visiblement pas été consulté avant la sortie du ministre. Un diplomate qualifie en privé la sortie de Kouchner de « maladroite et précipitée », et donc vouée à l’échec.

Proclamer un Etat palestinien unilatéral

Pourtant, cette idée de proclamation d’un Etat souverain unilatéral reconnu par la Communauté internationale fait son chemin, et, selon l’un des signataires de la lettre, pourrait être une des issues possibles de l’initiative souhaitée par les auteurs de la lettre ouverte.

Elle pourrait être envisagée en 2011, après avoir laissé sa chance à la négociation, et un tel Etat pourrait être reconnu par l’immense majorité des Etats de la planète.

Dans une tribune séparée publiée la semaine dernière par Le Monde, l’un des signataires, Yves Aubin de la Messuzière, ancien directeur du Moyen Orient au Quai d’Orsay, va ouvertement dans cette direction :

« La proclamation unilatérale de l’Etat palestinien à l’échéance de 2011, qui participerait d’une révolution conceptuelle, permettra de déclencher une nouvelle dynamique, un réel processus se séparant de la méthode d’Oslo par l’inversion de la perspective, les négociations devant suivre la création de l’Etat palestinien.

La dissidence de Gaza ne devrait pas être un obstacle, l’histoire du mouvement palestinien étant faite davantage de conciliations que de ruptures. »

 

On en est loin, et la tentative de relance des négociations par l’administration Obama parait bien timide par rapport aux proclamations initiales du président américain. Et rien n’indique, à ce stade, que Nicolas Sarkozy ait l’audace, et la cohérence diplomatique, nécessaires pour faire le saut conceptuel que lui recommandent « ses » anciens diplomates.

Pour retrouver dans son intégralité cet article, cliquer sur le lien suivant :  http://www.rue89.com/2010/03/03/des-ex-diplomates-francais-appellent-sarkozy-a-laction-pour-la-palestine-141329

 

Les clés du futur Proche-Orient

entre les mains d’Obama

Ecrit par Pierre Haski et publié sur le site Rue89 le 01/03/2009 à 23H41

Avec des acteurs locaux aussi antagonistes, seuls les Etats-Unis peuvent débloquer la situation. Explications.

Barack Obama devant le Mur des lamentations, à Jérusalem, le 24 juillet (Jim Young/Reuters) Photo : Barack Obama devant le Mur des lamentations, à Jérusalem, le 24 juillet (Jim Young/Reuters)

La diplomatie a parfois des logiques que la logique a du mal à suivre… Ce lundi, se tient en Egypte une conférence internationale -ça doit être important puisque Nicolas Sarkozy s’y rend- consacrée à la reconstruction de la bande de Gaza. N’aurait-il pas été préférable de réunir d’abord une conférence internationale destinée à empêcher que Gaza soit de nouveau détruite ?

Certes, il faut assurément aider les Gazaouites à se relever, après les dégâts considérables causés par l’opération israélienne Plomb durci au début de l’année : entre 600 millions de dollars selon le FMI et 1,9 milliard selon l’Autorité palestinienne. L’Union européenne a déjà promis 554 millions de dollars, les Etats-Unis 900 millions.

Mais cette conférence n’aurait de sens que si, parallèlement, on réunissait aussi la planète au chevet de la paix et pas seulement pour faire des chèques sans se poser la question de savoir pourquoi il y a eu ces destructions.

D’autant que le non-dit absolu de cette conférence est que les chèques sont établis au nom de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, qui…ne contrôle pas Gaza, toujours sous la férule du Hamas, auquel la Communauté internationale ne parle pas (directement).

Tony Blair, le bien inutile émissaire du Quartet international pour le Proche-Orient, s’est ainsi rendu pour la première fois à Gaza ce weekend sans rencontrer les maîtres du territoire.

Mes questions sont évidemment faussement naïves : il est clair que le climat de la région ne porte pas à la négociation de paix. Même si, y compris au Proche-Orient, le pire n’est jamais sûr, et nul ne peut réellement prédire ce qui sortira de la nouvelle équation régionale qui est en train de se mettre en place.

La droite au pouvoir en Israël

Premier élément de la nouvelle donne : les élections israéliennes de février, et surtout les négociations qui ont été menées pour définir les contours de la coalition autour de Benyamin Netanyahou, le Premier ministre désigné.

Le chef de file du Likoud n’a pas réussi à élargir sa base, et va finalement se retrouver à la tête du gouvernement le plus à droite qu’ait connu Israël en soixante ans d’existence.

Ni Tzipy Livny, leader des « centristes » de Kadima, pourtant arrivée en tête du scrutin, ni les travaillistes d’Ehud Barak, qui ont subi une défaite historique, n’ont accepté de siéger dans un gouvernement qui fait une large place à l’extrême-droite israélienne.Pour Tzipy Livny, citée par le quotidien Maariv :

« Netanyahou ne croit pas au processus de paix et est prisonnier des visions traditionnelles de la droite [hostile à un retrait de Cisjordanie]. Dans ces conditions, la meilleure option est de servir le peuple dans l’opposition. »

Car le vrai vainqueur du scrutin, c’est bien Avigdor Lieberman, le dirigeant d’un parti, Israël Beiteinu (« Israël notre maison ») qui a fait campagne sur le dos des Arabes israéliens dont il a mis en doute le statut au sein d’Israël, et sur l’idée que la guerre de Gaza n’était pas allée assez loin.

Et s’il accepte le principe de deux Etats, c’est en procédant à un charcutage territorial qui échangerait les zones arabes de Galilée contre les grandes colonies juives de Cisjordanie difficilement acceptable pour les Palestiniens.

Ce futur gouvernement de droite a déjà annoncé la couleur : la question palestinienne n’est pas sa priorité autrement que dans sa dimension économique, et il s’assoit sans complexes sur la « Feuille de route » élaborée en 2007 par le gouvernement sortant avec les Etats-Unis et l’Autorité palestinienne, qui n’avait, il est vrai, mené nulle part.

Benyamin Netanyahu met en avant la « menace de l’Iran » plutôt que la nécessité de trouver un accord avec les Palestiniens : ce sera le ciment de sa coalition avec l’extrême-droite et les religieux.

L’inconnue Obama

C’est à Washington que s’est produit l’autre changement majeur, avec, évidemment, l’installation à la Maison Blanche de Barack Obama, soucieux de rétablir l’image de l’Amérique dans le monde arabo-musulman.

Certes, sa priorité est de sauver l’économie américaine de la banqueroute, et deretirer ses troupes d’Irak, comme il vient de le confirmer de manière éclatante. Mais il n’a pas oublié le Proche Orient, en nommant George Mitchell comme émissaire spécial, qui en est déjà à sa deuxième visite dans la région.

Mitchell tranche avec la position américaine classique d’alignement systématique sur le gouvernement israélien, qu’incarne beaucoup plus, par exemple, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton.

Il est ainsi l’auteur d’un rapport sur le déclenchement de la deuxième Intifada, en 2000, dans lequel il préconisait le gel des colonies de Cisjordanie, y compris de leur « croissance naturelle », ce qui avait agacé en Israël.

Quelle sera la marge de manoeuvre de George Mitchell ? Il est encore trop tôt pour le dire, même si le nouveau président américain semble bien conscient de l’impact positif qu’aurait un règlement au Proche-Orient sur l’ensemble des problèmes du monde. Cela peut-il aller jusqu’à un clash avec le gouvernement de Netanyahou, qui a visiblement un autre agenda ?

Le Hamas incontournable

Troisième élément de la nouvelle donne : la position du Hamas, le mouvement islamiste palestinien, qui est sorti de la guerre de Gaza affaibli militairement, mais tout aussi fort sinon renforcé politiquement. Ce n’est pas le moindre paradoxe de cette guerre de janvier, dont les Israéliens sont les seuls à penser qu’elle a été un grand succès.

Dans une tribune publiée ce weekend dans Haaretz, Shaul Arieli, l’un des signataires de l’Intiative de paix israélo-palestinienne de Genève, va même jusqu’à écrire que « les Israéliens ont voté pour le Hamas », en mettant au pouvoir Beyamin Netahyahou et ses alliés de droite. Il estime qu’en l’absence de perspective de paix, le Fatah de Mahmoud Abbas ne survivra pas dans sa modération actuelle, et disparaîtra ou sera absorbé dans une alliance avec le Hamas.

Le Hamas est en effet incontournable, comme le montre le simple fait que, de nouveau, des discussions ont eu lieu ces derniers jours au Caire pour favoriser l’émergence d’un gouvernement d’union nationale entre Fatah et Hamas, et même pour négocier une entrée du Hamas au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), la maison commune des nationalistes palestiniens, dont il s’était tenu à l’écart depuis sa création en 1987.

Sur le terrain, les Islamistes ont effectué des purges à Gaza, soupçonnant les partisans du Fatah d’avoir prêté main forte aux Israéliens pendant leur offensive, et renforcent leur emprise par un subtil mélange de terreur et d’aide sociale qui leur a réussi jusqu’ici.

Comme le redoutent les pacifistes israéliens, ils seront les principaux bénéficiaires de l’absence de perspective de paix, faute d’avoir au moins tenté de les inclure dans une logique positive qui testerait leur supposé « pragmatisme ».

L’absence de volonté politique

Tout se met donc en place pour cette nouvelle phase. Et avec des acteurs aussi éloignés que le futur gouvernement israélien ou le Hamas, le seul espoir d’avancer réside dans l’attitude qu’adopteront les Etats-Unis. Ils sont les seuls, en effet, à avoir la capacité de peser sur Israël et ses voisins, s’ils en ont la volonté politique.

Obama peut-il tordre le bras d’Israël ? C’est, au bout du compte, la véritable inconnue de cette équation.

Il y a quelques semaines, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, rapportait dans son tchat sur Rue89 une conversation qu’il avait eue avec Henry Kissinger, l’ancien grand architecte de la diplomatie américaine. Kissinger lui avait dit :

« Tout le monde sait comment résoudre le conflit du Proche-Orient, la seule chose qui manque, c’est la volonté politique. »

Cette volonté politique existe-t-elle cette fois à Washington ? Ce sera l’un des tests les plus difficiles pour Barack Obama, qui, pourtant ne manque pas d’obstacles.


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FRANCE – Un fugitif en cavale nargue la police sur internet et ridiculise la justice.

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FRANCE – Un fugitif en cavale nargue la police sur internet et ridiculise la justice..

Comparution de DSK ce jour : le Procureur ne croirait plus la femme de chambre de la suite 2806. Elle serait impliquée dans du blanchiment et du trafic de drogue. Selon 2 enquêteurs proche du Bureau du Procureurse sont exprimés auprès de New-Times

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Comparution de DSK ce jour : le Procureur ne croirait plus la femme de chambre de la suite 2806. Elle serait impliquée dans du blanchiment et du trafic de drogue. Selon 2 enquêteurs proche du Bureau du Procureurse sont exprimés auprès de New-Times. Maï SALAÜN

LeNouvelObs Nouvel Observateur
Coup de théâtre dans l’affaire DSK : l’accusation pourrait s’effondrerhttp://bit.ly/iUGrLH
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Coup de théâtre dans l’affaire DSK : l’accusation pourrait s’effondrer

Publié le 01-07-11 à 05:24    Modifié à 06:13     par Le Nouvel Observateur avec AFP     Réagir

L’ancien directeur du FMI va comparaître devant le tribunal pénal de Manhattan lors d’une audience surprise… Le bureau du procureur ne croirait plus à la version de la femme de chambre.

L'ancien patron du FMI Dominique Strauss Kahn AFPL’ancien patron du FMI Dominique Strauss Kahn AFP
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Dominique Strauss-Kahn va comparaître ce vendredi 1er juillet à New York devant le tribunal pénal de Manhattan, une audience surprise où un coup de théâtre pourrait se produire, leNew York Times ayant affirmé jeudi soir que les accusations sont sur le point de s’effondrer.

Citant deux enquêteurs non identifiés, le journal écrit que le bureau du procureur ne croit plus à la version de la femme de chambre guinéenne de l’hôtel Sofitel, âgée de 32 ans, et que celle-ci aurait menti à plusieurs reprises depuis son agression présumée le 14 mai.

Lors d’une audience prévue vendredi devant le tribunal pénal de Manhattan, le bureau du procureur va probablement dire qu’il « a des problèmes » avec le dossier, ajoute le New York Times.

« C’est un bazar, un bazar des deux côtés », a déclaré un officiel au quotidien.

Les accusations contre l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) sont sur le point de s’effondrer, écrit le journal.

Dépots en liquide

Les enquêteurs ont fait des découvertes sur la demande d’asile aux Etats-Unis de la femme de ménage et sur des liens non-confirmés à des activités criminelles, comme une possible implication dans du blanchiment d’argent et du trafic de drogue, affirme le journal.

Plusieurs individus ont fait des dépots en liquide – d’un montant total d’environ 100.000 dollars – sur son compte en banque ces deux dernières années, selon la même source.

S’agissant de la comparution de vendredi, annoncée en fin d’après-midi, jeudi, aucun détail n’a été fourni officiellement. L’ancien patron du FMI ne devait pas revoir le juge avant une audience préliminaire fixée au 18 juillet.

« Dominique Strauss-Kahn comparaîtra demain matin au tribunal à 11H30 [locales, ndlr] », a indiqué dans un bref communiqué Erin Duggan, porte-parole du procureur Cyrus Vance.« Aucun détail ne sera fourni sur cette comparution avant que l’accusé ne comparaisse », a-t-elle ajouté.

« Informées de l’affaire »

Les deux principaux avocats de « DSK », Benjamin Brafman et William Taylor, se refusaient également à tout commentaire.

Le New York Times, citant des sources « informées de l’affaire », avait estimé auparavant jeudi que les avocats allaient demander un allègement des conditions de la liberté surveillée de Dominique Strauss-Kahn, qui vit dans un luxueux logement à New York mais ne peut se déplacer que pour aller chez ses avocats ou chez le médecin, et vit avec un bracelet électronique à la cheville.

Des gardes sont postés en permanence devant sa résidence et il est escorté dans ses déplacements, tout celà à ses propres frais, qui ont été évalués à quelque 250.000 dollars par mois.

Crimes sexuels

DSK, arrêté le 14 mai dans un avion qui s’apprêtait à décoller pour Paris après avoir été accusé de crimes sexuels par une femme de chambre de l’hôtel Sofitel de Manhattan, a plaidé non-coupable le 6 juin des faits qui lui sont reprochés, ouvrant la voie à un procès.

Jeudi, le quotidien français Libération a rapporté que la défense pourrait essayer de contester la légalité de la séance d’identification de l’ancien ministre socialiste par sa victime présumée, séance effectuée au lendemain de son arrestation, dans un commissariat de Harlem.

Libération affirme détenir « des informations » selon lesquelles Me Brafman et Me Taylor pourraient dire qu’au moment de l’identification au commissariat, la jeune femme avait déjà vu à deux reprises au moins le visage de l’ancien patron du FMI.

« Cela pourrait permettre d’écarter la séance d’identification lors du procès, et bien sûr d’ébranler l’accusation », a reconnu Alexander Reinert, professeur de droit à l’Université Yeshiva à New York.

Décontracté

« Mais il y a beaucoup d’autres éléments d’identification dans un cas comme celui ci, dont bien évidemment l’ADN, ou d’autres preuves de la présence des deux protagonistes dans une même chambre d’hôtel au même moment », souligne-t-il.

Le NYT avait de son côté indiqué lundi que les avocats de « DSK » cherchaient à établir les détails du déjeuner dans un restaurant new-yorkais où l’ancien patron du FMI et sa fille Camille se sont retrouvés juste après l’agression sexuelle présumée.

Le comportement décontracté ou non de DSK pendant cette rencontre pourrait s’avérer crucial pour la défense, estime le journal américain.

A la sortie de l’audience du tribunal, le procureur a transmis à la presse l’acte d’accusation avec tous les faits reprochés à DSK

19 mai 2011 – Procureur du comté de New York, Cyrus Vance Jr dirige l’équipe chargée de prouver la culpabilité du patron du FMI.

17 mai 2011 – Le destin de Dominique Strauss-Kahn dépend désormais en partie duprocureur Cyrus Vance Jr. Qui est-il ? Découvrez son portrait.

La chasse a DSK continue. Après 2 heures Maiden St. la meute a bouge au 71 Broadway. Toujours pas de confirmation officielle.

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Le 17 mai 2011, Les médias français ont failli recevoir un dépôt de plainte pour une surexposition des images désastreuses de DSK

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DSK : le CSA rappelle à l’ordre

les chaînes d’information

http://fr.news.yahoo.com/le-csa-appelle-les-t%C3%A9l%C3%A9visions-%C3%A0-la-retenue-181745316.html

Par Paule Gonzales
18/05/2011 | Mise à jour : 09:59 Réactions (3) 

En France, où le respect de la présomption d’innocence interdit de filmer les procès. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) s’est senti obligé de rappeler à l’ordre, mardi 17 mai 2011, les chaînes de télévision françaises.

Depuis dimanche matin, les Français découvrent la réalité crue de la justiceaméricaine et ses conséquences sur le traitement de l’information. En l’occurrence, la diffusion, souvent en boucle, d’images de Dominique Strauss-Kahn entravé, escorté par la police, et celles de son audition au tribunal de New York.Cette situation serait impensable en France, où le respect de la présomption d’innocence interdit de filmer les procès. Il est également interdit de diffuser, en vertu de l’article 35 ter de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, les images «d’une personne identifiée ou identifiable mise en cause, à l’occasion d’une procédure pénale, mais n’ayant pas fait l’objet d’un jugement de condamnation et faisant apparaître soit que cette personne porte des menottes ou des entraves, soit qu’elle est placée en détention provisoire». Le non-respect de cette disposition est passible d’une amende de 15.000 euros.

Hors norme

Dominique de Leusse, avocat de DSK, se réserve le droit de poursuivre les médias qui seraient allés trop loin. De son côté, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) s’est senti obligé de rappeler à l’ordre, mardi, les chaînes de télévision françaises. Il les a exhortées «à la plus grande retenue dans la diffusion d’images relatives à des personnes mises en cause dans une procédure pénale». «Nous ne faisons que rappeler la loi, affirme Rachid Arhab, conseiller au CSA, mais nous ne sommes pas chargés de la faire appliquer.»

Si les chaînes sont tenues au respect de la présomption d’innocence, elles font valoir, en contrepoint, le droit d’informer. Pour Guillaume Dubois, directeur de l’information de BFMTV, «il est impossible de cacher des images librement diffusées sur les télévisions du monde entier. À l’heure de l’audiovisuel planétaire, la notion de frontières médiatiques n’a plus de sens. Ce sont des images que nous ne sommes pas habitués à voir ailleurs que dans les séries américaines».

Même son de cloche chez i-Télé. Olivier Ravanello, directeur adjoint de la rédaction, rappelle que cette affaire est «hors norme. Ces images révèlent une violence objective qui est faite à Dominique Strauss-Kahn. Ce qui choque, c’est la manière brutale dont fonctionne le système judiciaire américain. Tout ceci constitue des éléments d’information dont il faut rendre compte», conclut-il. «Ce que l’on comprend par ces images, c’est que la justice américaine est un système purement accusatoire , sou­ligne Thierry Thuillier, directeur de l’information de France Télévisions. Dans un contexte d’information mondiale, l’application de la présomption d’innocence est difficile, et il est vrai que nous prenons le risque d’être poursuivis. Mais cela aurait été une faute professionnelle de ne pas diffuser ces images. Nous veillons cependant à ne céder ni à la répétitivité ni à la diffusion prétexte, et nos commentaires sont réfléchis.»

Enfin, Catherine Nayl, directrice de l’information de TF1 et LCI, estime, elle aussi, que «les images sont en elles-mêmes des informations». Elle affirme avoir édicté comme règle «de limiter les images les plus choquantes au périmètre factuel sur TF1. Quant à LCI, si le traitement ne peut pas être équivalent, du fait des 50 éditions quotidiennes, nous insistons toujours sur le vocabulaire employé et l’équilibre des sujets».

http://www.lefigaro.fr/medias/2011/05/17/04002-20110517ARTFIG00751-dsk-le-csa-rappelle-a-l-ordre-les-chaines-d-information.php

Le New York Daily News va très loin ce matin. Le site américain vient d’illustrer un de ces articles avec une photo de DSK prise dans sa cellule de la prison de Rikers island, où il est incarcéré depuis lundi. Un cliché particulièrement humiliant pour le patron du FMI, accusé notamment de tentative de viol et de séquestration.

Dominique Strass-Kahn apparaît mal rasé, le regard dans le vague, vêtu de ce qui semble être une camisole… Le site admet dans sa légende que “le patron du FMI n’est pas (ici) à son avantage.” Le New York Daily News ne précise pas qui a pris et lui a transmis cette photo. Sans doute des gardiens, estime Ozap.com.

Mardi, après la publication d’images de DSK sortant d’un commissariat de Harlem menotté, le Conseil supérieur de l’audiovisuel avait rappelé à l’ordre les médias français, les enjoignant « à la plus grande retenue dans la diffusion d’images relatives à des personnes mises en cause dans une procédure pénale ».

Aux Etats-Unis, c’est une autre musique.

http://www.midilibre.fr/2011/05/19/dsk-la-photo-qui-choque,321436.php

Le CSA appelle les télévisions

à la retenue sur Strauss-Kahn

ReutersPar Gwénaelle Barzic | Reuters – mar. 17 mai 2011

CONTENUS ASSOCIÉS

  • LE CSA APPELLE LES TÉLÉVISIONS À LA RETENUE SUR L’AFFAIRE STRAUSS-KAHN
  • LE CSA APPELLE LES TÉLÉVISIONS À LA RETENUE SUR L’AFFAIRE STRAUSS-KAHN

PARIS (Reuters) – Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a appelé mardi les chaînes de télévision à faire preuve de retenue dans le traitement de l’affaire Dominique Strauss-Kahn.

Plusieurs responsables politiques français se sont émus de la diffusion en boucle sur les chaînes de télévision du monde entier, y compris françaises, des images du directeur général du Fonds monétaire international, menotté, à sa sortie d’un commissariat de New York puis de sa comparution devant un tribunal pénal.

Dans un communiqué, le CSA demande aux chaînes de faire preuve de retenue « dans la diffusion d’images relatives à des personnes mises en cause dans une procédure pénale ».

L’autorité de régulation, qui ne mentionne pas directement le nom de l’ancien ministre socialiste dans son communiqué, rappelle que la loi du 15 juin 2000 sur la présomption d’innocence punit d’une amende « la diffusion, sur tout support, d’une image faisant apparaître menottée ou entravée une personne (…) qui n’a pas fait l’objet d’une condamnation ».

« Cette loi est valable pour tout le monde, en toute saison et sur quelque support que ce soit », a déclaré à Reuters Rachid Arhab, membre du CSA, en soulignant que la presse écrite et internet étaient donc aussi directement concernés.

Elle doit s’appliquer même lorsque les images ont été tournées dans un autre pays et y compris lorsque les menottes ne sont pas apparentes, s’il est possible de deviner que la personne est entravée, a-t-il précisé.

Rachid Arhab a en revanche indiqué que la retransmission des comparutions de Dominique Strauss-Kahn devant la justice américaine était conforme à la réglementation, le directeur général du FMI n’y apparaissant pas menotté.

Une nouvelle audition est prévue vendredi mais cette fois-ci à huis clos.

AMENDE DE 15.000 EUROS

En faisant ce rappel à l’ordre, le CSA, qui n’est pas habilité à prendre lui-même des sanctions car les faits relèvent du droit pénal, veut mettre « en garde contre la diffusion en boucle de ces images » et ainsi éviter « une série de procès » à plus ou moins brève échéance, a souligné Rachid Arhab.

Dominique de Leusse, l’un des avocats de Dominique Strauss-Kahn en France pour les questions concernant la presse, a estimé sur France Info que certaines images utilisées par les médias français « port(ai)ent atteinte visiblement à la dignité de Dominique Strauss-Kahn et à sa présomption d’innocence ».

Prié de dire si les avocats de Dominique Strauss-Kahn envisageaient de porter plainte, il a répondu qu’une décision serait prise dans les deux ou trois jours à venir.

« Il faut que nous prenions le temps de la réflexion, qui peut être très bref, pour savoir ce que nous allons faire pour que soit rétabli le respect de la loi française », a-t-il expliqué.

Une amende de 15.000 euros est prévue par les textes sur la présomption d’innocence.

La directrice de l’information de TF1, Catherine Nayl, a pour sa part défendu le choix de la chaîne de diffuser, lundi, comme tous les autres médias, les images de Dominique Strauss-Kahn menotté.

« Dès hier matin, nous avons vraiment pesé notre décision de diffuser ces images », a-t-elle dit à Reuters en précisant que des discussions avaient eu lieu avec les deux présentateurs des journaux d’information, Jean-Pierre Pernault et Laurence Ferrari.

Le choix a été fait de les diffuser avec parcimonie et en expliquant les différences entre les règlementations française et américaine sur la présomption d’innocence.

« Hier, c’était de l’information qu’il fallait montrer à nos téléspectateurs. Aujourd’hui, cela n’a plus de raison d’être », a-t-elle souligné en précisant que les images en question n’avaient pas été réutilisées ce mardi.

Avec Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Michel Bélot

http://fr.news.yahoo.com/le-csa-appelle-les-t%C3%A9l%C3%A9visions-%C3%A0-la-retenue-181745316.html

poupounne

Poupounne mar 17 mai 2011 22h 25 CEST Signaler un abus

Le CSA ne s’émeut pas quand des corps sont montrés lors de certains affrontements en Afrique , quand ces corps mutilés jonchent le sol.
Qu’y a t’il de choquant dans les images montrées de DSK?, les menottes? on ne les voit même pas.
On voit la chute du faucon et peut être du vrai pervers, peut être. ..
Lorsque l’on voit certains diners en france avec les représentants du gouvernement, Président en tête, cela est choquant , pour un pays où le Président ne peut rien pour le pouvoir d’achat , les caisses étant vides selon lui.

La Fouine mar 17 mai 2011 22h 41 CEST Signaler un abus

csa ou l’omerta la chappe de plomb!! l’autoprotection des polotiques et des puissants organisée par les coupables!!

Pourquoi Pas mar 17 mai 2011 22h 11 CEST Signaler un abus

Strauss Kahn reçoit le traitement de tous présumés coupables, comme un citoyen de base. C’est la médiatisation qui est terrible. Mais il est accusé d’avoir commis des faits trés graves. N’importe qui étant accusé des mêmes crimes aurait eu le même parcours.

L’affaire DSK : Nous espérons aucune censure des médias français.

DSK est actuellement dans de sales draps. Pour des faits présumés de viol et d’agression sexuelle, il est actuellement accusé de 7 chefs d’accusations :

  • « Acte sexuel criminel au premier degré». (2 chefs d’accusations)
  • «Tentative de viol au premier degré»
  • «Agression sexuelle au premier degré»
  • «Emprisonnement illégal au second degré»
  • «Attouchements non consentis»
  • «Agression sexuelle au troisième degré»

Il encourt une peine de prison de minimum de 15 ans et demi et un maximum de 74 ans et trois mois. Oui 74 ans et 3 mois, c’est assez précis. Mais bon quand tu as fait 74 ans de prison tu n’es plus à 3 mois près.
Après une nuit de prison à Rikers Island, il lui reste au maximum encore 74 ans 2 mois et 29 jours. J’ai été sympa avec lui, j’ai compté comme si le dernier mois ne contenait que 30 jours.

A l’heure actuelle DSK plaide non coupable. De toute façon innocent ou pas, un homme aussi important vu son statut au FMI, ne pouvait pas plaider autre chose.
Comment un homme qui dirige le FMI, qui sera sans doute candidat à l’élection présidentielle et qui a de bonnes chances de l’emporter, pourrait risquer sa carrière pour obtenir quoi en retour ? Toucher une paire de seins et des années de prisons. Il ne peut pas être aussi bête pour un possible candidat à la présidentielle ?

Mais d’un autre coté personne ne peut vraiment connaître quelqu’un. Il n’y a qu’à voir les différentes affaires qui se passent en France. Par exemple l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès. Personne de l’entourage de la famille ne pouvait penser qu’il serait capable de tuer sa famille et pourtant … (en admettant qu’il les ait tué).
Dans le cas où DSK est coupable, c’est égoïste et malheureux à dire pour la jeune femme agressée, mais il est préférable pour la France que sa pulsion soit arrivée maintenant plutôt qu’une fois élu président de la République.

Aujourd’hui, DSK est présumé innocent jusqu’à ce que le tribunal ait rendu son verdict. Mais la notion de « présomption d’innocence » ne doit pas être connue de tous quand je vois certains titres de journaux ou titre de blogs qui accablent DSK.
Messieurs et Mesdames les journalistes, avant de l’enfoncer, laissons faire la justice américaine et attendons la décision. S’il est réellement coupable alors vous pourrez vous lâcher.

En attendant, nous pouvons que suivre les images et informations venant des médias sur place.

DSK menottéDSK menotté

En France, les médias ne nous montrent jamais les détenus menottés. C’est interdit par la loi. Aux Etats-Unis, c’est différents. Les images sont montrées. Peut être pour que les détenus aient honte d’eux face à toute la population américaine. Pour DSK, pas de pitié, il est traité comme tout le monde et les images fusent de toute part. Malheureusement pour lui, la justice américaine le traite comme n’importe qui, mais ce n’est pas le cas des médias qui diffusent leurs images en boucle dans le monde entier.

Ces images ne plaisent pas à tous le monde. En particulier à Martine Aubry qui a déclaré sur France Info : «Je suis sidérée parce que c’est incroyable, je suis stupéfaite, bouleversée par les images, en France, on ne devrait pas voir ces images d’audience».

Les médias français l’écouteront-elles ? Ou continueront-ils à publier ces images américaines ?
Il y a de forte chance qu’ils l’écoutent. Grâce aux paroles de Mme Aubry ? Sans doute pas. Plutôt à cause des avocats de DSK qui penseraient à porter plainte contre les médias pour la diffusion de ces images qui sont contraire à la loi Guigou. Pour eux, elles portent atteinte à la dignité de Dominique Strauss-Kahn et à sa présomption d’innocence. Ce qui n’est pas faux il faut l’avouer.

De toute manière, même si la censure se met en marche, avec le net, les images nous parviendraient.

Une affaire de tentative de censure avait déjà fait parler d’elle en 2007. Jean Quatremer, journalisté de Libération à Bruxelles avait publié sur son blog : «Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. […] La France ne peut pas se permettre un nouveau scandale.»
Ramzi Khiroun, l’un des communicants de DSK lui a demandé de supprimer son billet. Chose que le journaliste a refusé. Mais il a tout de même publié un autre billet deux jours plus tard afin d’expliquer sa démarche.

Et vous quel est votre point de vue sur cette affaire ? Coupable ou complot? Avons-nous toutes les informations, ou certaines sont censurées ?

http://bouchescousues.wordpress.com/2011/05/17/l%E2%80%99affaire-dsk-nous-n%E2%80%99esperons-aucune-censure-des-medias-francais/

Selon un SITE CENSURÉ PAR LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS, LA LICRA, L'UMP, 
LA LDH, LE MRAP ET DÉCONSEILLÉ PAR FDESOUCHE :

Selon ce site : Pourquoi le CSA (censure d’État)

protège Dominique Strauss Kahn

BY http://le-projet-juif.com/archives/4186
MAY 20, 2011
POSTED IN: LOBBY JUIF

Le juif Ivan Levaï est le père des deux plus jeunes enfants d’Anne Sinclair (Schwartz-Rosenberg), David et Elie. Il est également l’époux de Catherine Turmot, chef de cabinet de Michel Boyon, actuel président du CSA.

Fortune du couple Strauss-Kahn – Sinclair / Schwartz – Rosemberg

Publié le

Patrimoine du couple Strauss-Kahn – Sinclair :

Lui gagnait 500 000 dollars de salaire en tant que DG du FMI

Anne Sinclaire la petite fille de Paul Rosemberg a une fortune personnelle en tant qu’héritière – elle a pu acheter un appartement à :

New York : 4 millions de dollars

Washington : 4 millions de dollars

Paris – Place des Vosges 4 millions d’euros

Paris – 16ème : 3 millions d’euros

au Maroc – un riad : 400 milles d’euros

Au tribunal de Manhattan, « DSK » souffle de loin un baiser à Anne Sinclair.

Publié le
http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/au-tribunal-de-manhattan-dsk-souffle-de-loin-un-baiser-a-anne-sinclair_994727.html

publié le 20/05/2011 à 00:03

Au tribunal de Manhattan, "DSK" souffle de loin un baiser à Anne SinclairAnne Sinclair et la fille de Dominique Strauss-Kahn, Camille, le 19 mai à la sortie de l’audience à New York

afp.com/Don Emmert

NEW YORK – A l’extérieur du tribunal la foule s’agglutine. A l’intérieur, Dominique Strauss-Kahn vient d’être formellement inculpé de crime sexuel et attend de savoir s’il sera libéré sous caution. Son épouse Anne Sinclair a les yeux rougis, sa fille Camille la larme à l’oeil.

L’ancien ministre français, qui a annoncé dans la nuit sa démission de ses fonctions de directeur général du Fonds monétaire international, comparaît en ce jeudi après-midi devant le tribunal pénal de Manhattan, après avoir été accusé de crime sexuel par une femme de chambre de 32 ans.

Anne Sinclair, vêtue d’une veste sombre et d’une jupe, arrive accompagnée de Camille. Toutes deux, cheveux longs bruns, veste sombre, s’assoient au premier rang de la salle d’audience bondée, devant une centaine de journalistes. L’ancienne journaliste franco-américaine tient la main de sa belle-fille. Les deux femmes sont visiblement émues: Camille respire profondément comme pour s’empêcher de pleurer, Anne Sinclair a les yeux rougis.

Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, entre à son tour et s’assoit sur un fauteuil en cuir. Il n’est pas menotté. Il esquisse un léger sourire en direction de son épouse et de sa fille. Il semble plus détendu que lors de sa première comparution devant la justice américaine lundi.

Il n’est pas assis sur un banc en bois, le regard perdu, assis à côté de jeunes prévenus attendant d’être jugés pour des faits de délinquance mineure.

Vêtu d’un costume gris et d’une chemise bleu clair, cette fois-ci il est rasé de frais, souriant même par moments. Plusieurs policiers se tiennent debout derrière lui, empêchant les journalistes et sa famille de bien le voir.

Très vite, l’ancien patron du FMI, qui nie les faits, se voit notifier son inculpation formelle. Puis les débats commencent avec les arguments d’un des avocats de la défense, Me William Taylor, plaidant sa mise en liberté sous caution, et ceux du procureur John McConnell disant craindre qu’il ne cherche à s’enfuir.

M. Strauss-Kahn a de « bonnes raisons de fuir« , assure le procureur. Il dispose « de moyens personnels, politiques et financiers pour fuir. C’est une personnalité internationale, qui jouit d’une influence dans le monde entier« .

Dominique Strauss-Kahn est « un homme respectable. Il comparaîtra devant la justice« , fait valoir Me Taylor.

Dehors, des sirènes résonnent pendant de longues minutes. Des badauds se massent, curieux. Des agents sont obligés de dégager une partie de la foule qui s’est entassée. « Que se passe-t-il’ » demandent des passants.

Une autre centaine de journalistes attend sous un soleil éclatant que les protagonistes de l’affaire « DSK » sortent du tribunal.

A l’intérieur, Anne Sinclair et Camille sont immobiles. De temps à autre elles échangent un regard. Elles se prennent la main. Une dessinatrice de presse sort ses jumelles pour bien la voir.

Quand la cour se retire pour délibérer, Dominique Strauss-Kahn lance de la main un baiser à son épouse, qui lui en renvoie un à son tour. Il sourit avant de quitter la salle.

L’audience reprend. Dominique Strauss-Kahn revient et regarde à nouveau sa femme. Il marche un peu voûté. Le juge Michael Obus annonce sa décision de lui accorder la liberté contre le versement d’une caution d’un million de dollars. Il est assigné à résidence. Une nouvelle audience est fixée au 6 juin.

Celui qui était jusqu’à samedi l’un des hommes les plus puissants de la planète se lève, se tourne vers son épouse et quitte la salle. Anne Sinclair, entourée de policiers, ainsi que Camille, partent aussi.

Par AFP

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