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L’homme le plus riche de France, le plus grand ambassadeur de France, entrepreneur modeste et discret devenu un homme d’affaires redoutable et philanthrope

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#Stupéfiant ! Intégrale 30 novembre 2016 : Bernard #Arnault l’homme le plus riche du monde et le sauveur de l’art.

L’homme le plus riche de France, le plus grand ambassadeur de France, entrepreneur modeste et discret devenu un homme d’affaires redoutable et philanthrope.

Regardez cette vidéo sur #YouTube :

JPK une affaire comme JFK, qui est toujours non élucidée.

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Jacques Chirac, reviewing the troops during th...

Image via Wikipedia

JPK une affaire comme JFK, qui était toujours non élucidée, fait trembler les plus hautes autorités de l’Etat.

Dans le cadre de la liberté de la presse, est-ce qu’un jour la justice française fera correctement, complètement, sainement et honnêtement son travail, pour révéler la vérité sur la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud ?

Pascal Couraud, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti. Depuis le 15 décembre 1997, celui qui signait ses articles «JPK» n’a plus donné signe de vie. La justice n’avait jusqu’alors privilégié qu’une seule hypothèse. Celle du suicide. Qu’en est-il exactement? Au delà de son combat contre les malversations de Gaston Flosse, ancien président du gouvernement de Polynésie, ne serait-il pas aussi question de « transferts financiers de Polynésie française vers le Japon, au profit de Jacques Chirac« ?

http://www.dailymotion.com/video/x2jkj5_le-journaliste-jpk-suicide_news

Selon certains témoignages, il enquêtait sur des transferts de fonds suspects entre Robert Wan, homme d’affaires tahitien proche de Gaston Flosse, et Jacques Chirac« 1.

En juin 2007, pendant l’instruction, maître Jean-Dominique des Arcis, l’avocat de Jean-Pascal Couraud, a fait part de ses soupçons que cette enquête pouvait avoir être à l’origine de l’enlèvement supposé du journaliste 2.

En septembre 2008, la police a trouvé au domicile de Flosse « une confession non signée, mais attribuée à Vetea Cadousteau, ancien membre du Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), la milice de Gaston Flosse (lorsqu’il était au pouvoir) » (dissoute en 20063, dans lequel Cadousteau affirmerait avoir assassiné Couraud à la demande de « l’un des deux ex-agents de la DGSE qui dirigeaient un service de renseignement mis en place par Flosse » 2. Selon ce témoignage, Couraud aurait été torturé puis noyé, son corps étant attaché à des blocs de béton. Mais la lettre, non signée, serait un faux2.

http://www.dailymotion.com/video/xeom27_jpk-un-journaliste-dans-la-flosse-c_news

Vetea Cadousteau a été retrouvé mort en montagne, en janvier 2004, dans des conditions suspectes2. Vetea Guilloux, un autre membre du GIP, avait été condamné pour un témoignage similaire, fait en octobre 2004, à trois mois de prison ferme pour « déclarations mensongères et dénonciation calomnieuse »

  1. « Compte japonais » de Jacques Chirac : perquisition à la DGSE, paru dans le journal Le Monde, le 6 juin 2008. Extrait : » Le juge Jean-François Redonnet, du tribunal de grande instance de Papeete, a procédé, mercredi 4 juin, à une perquisition dans les locaux de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) à Paris. Un transport judiciaire intervenu dans le cadre de l’affaire « JPK ». Le journaliste Jean-Pascal Couraud, surnommé JPK, disparu à Tahiti en 1997, enquêtait à l’époque, selon certains témoignages non vérifiés, sur des transferts de fonds suspects concernant le sénateur de Tahiti Gaston Flosse, un proche de Jacques Chirac. « 
  2.  Pascal Riché,
     Pascal Riché journaliste de Libération au Salon du livre de Paris en mars 2010, écrit l’article suivant : Disparition de JPK à Tahiti : Gaston Flosse sur la défensive, et le publie sur le site Rue 89, le 16 janvier 2009, à 18H14. « 
    Disparition de JPK à Tahiti : Gaston Flosse sur la défensive

    Douze ans après la mort du journaliste, une lettre accusatrice a été retrouvée chez l’ex-président de Polynésie.

    Jacques Chirac et Gaston Flosse le 28 juillet 2003 à Bora-Bora (Philippe Wojazer/Reuters)

    Près de douze ans après la disparition à Tahiti du journaliste Jean-Pascal Couraud, surnommé JPK, l’instruction avance, au point d’inquiéter l’ancien président de la Polynésie française, Gaston Flosse, 77 ans. Qui songe à organiser une conférence de presse.

    Pendant des années, la justice de Polynésie, sous pression, a donné l’impression de patauger et de faire du surplace. Le juge qui instruit aujourd’hui l’affaire, Jean-François Redonnet, et les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) avancent plus rapidement. Le magistrat n’a pas hésité, par exemple, à perquisitionner au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) et au domicile de Gaston Flosse.

    L’hypothèse -officielle jusque-là- d’un suicide par noyade du journaliste perd ainsi peu à peu de sa crédibilité. Et de plus en plus d’éléments et de témoignages concordants indiquent que JPK, qui gênait, serait mort aux mains de gros bras du pouvoir local : un commando formé de quatre hommes qui l’auraient noyé au large de Papeete.

    L’élément nouveau : une confession écrite

    En septembre, les policiers ont retrouvé dans le tiroir du bureau de Gaston Flosse, à son domicile, une confession non signée, mais attribuée à Vetea Cadousteau, ancien membre du Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), la milice de Gaston Flosse (lorsqu’il était au pouvoir) aujourd’hui dissoute. Deux analyses graphologiques ont été engagées pour vérifier l’authenticité de cette lettre.

    Vetea Cadousteau n’est plus là pour témoigner : il a été retrouvé dans la montagne le 24 janvier 2004, mort, un coup suspect à la tête. L’autopsie conclut à une mauvaise chute. Ce qui est difficile à croire : le rapport d’autopsie dont nous avons pris connaissance précise que le corps a été retrouvé sans chaussures, alors qu’il était censé chasser.

    La lettre retrouvée chez Flosse commence ainsi :

    « Je me nomme Vetea Cadousteau. j’écris ce testament car je sais que je serai tué dans quelque temps car j’ai participé à l’assassinat de Couraud. J’ai réfléchi à ce qui s’était passé et je n’arrive pas à vivre avec ça. (…) Je vais vous dire comment, pourquoi, pour qui j’ai exécuté Couraud ».

    Celui qui se présente comme Cadousteau raconte comment lui et trois autres membres du GIP, qu’il cite nommément, ont embarqué le journaliste (« et un dossier ») dans une voiture, puis sur un bateau :

    « Nous avons reçu l’ordre par Félicien de faire nettoyage de Couraud. »

    Ils auraient alors attaché les pieds de Couraud à « 04 gros ciments », auraient pris la direction de Moorea, auraient accroché leur victime « à une corde et une chaîne » et l’auraient fait descendre plusieurs fois dans l’eau, en lui demandant de parler du contenu de son dossier.

    L’auteur de la lettre écrit par la suite que les quatre hommes, après avoir téléphoné à un certain « Réré », ont lâché le corps, qui « est parti dans le fond ». Le lendemain, selon le récit, « Félicien » les a félicités.

    Un récit qui confirme un témoignage naguère écarté.

    « Félicien » désigne Félicien M., l’un des deux ex-agents de la DGSE qui dirigeaient un service de renseignement mis en place par Flosse (l’autre étant André Y.). Car si Flosse avait sa garde prétorienne, il avait aussi son propre service de barbouzes. Ce n’est pas la première fois que leur nom apparait dans ce dossier pour le moins confus.
    Pour Félicien, toute cette histoire n’est qu’une « affaire politico-financière » montée de toute pièce : « la lettre testament est bidon ».

    Ce n’est pas non plus la première fois que l’interrogatoire fatal de JPK est raconté. Au mois d’octobre 2004, Vetea Guilloux, employé au GIP, avait affirmé que Couraud avait été noyé, le corps lesté de parpaings, par des agents du GIP qui s’en étaient vantés un soir de beuverie.

    Vetea Guilloux avait été pris pour un fou et avait été condamné à une peine de prison ferme pour « déclarations mensongères et dénonciation calomnieuse ». L’enquête a, depuis, failli tomber en panne, plusieurs fois. Elle a repris sous l’impulsion du juge Redonnet.

    L’ombre du « compte japonais » de Chirac

    Les proches de JPK, sa famille comme son ancien ami Me Dominique des Arcis, ont aujourd’hui la conviction que la disparition du journaliste est liée à une enquête que Jean-Pascal Couraud menait sur les financements politiques du RPR. En arrière fond de ces soupçons, l’affaire du « compte japonais de Chirac ».

    En février 2007, le frère de JPK, Philippe Couraud, avait rencontré Maître Dominique des Arcis, également avocat du journaliste, dans un café. Ce dernier, racontera par la suite Philippe Couraud, lui aurait alors affirmé qu’il a été en possession d’informations relatives à des transferts de fonds de Polynésie française vers un compte ouvert au Japon au nom Jacques Chirac. Interviewé par Rue89 en janvier 2008, l’avocat avait démenti avoir prononcé le mot « Japon ». voir son interviewe en cliquant sur le lien suivant :  http://www.dailymotion.com/video/k7nhhYP8W07cBBsNuP#from=embed

    Mais il reconnaît que l’enquête que JPK et lui menaient sur le financement politique de la campagne de Chirac en 1995 peut très bien avoir été à l’origine de l’enlèvement supposé du journaliste.

    De l’enquête qu’avaient mené JPK et des Arcis, il reste une note de 13 pages que nous avons consultée (il y en avait initialement 14). Cette note, rédigée en 1998, fait état d’opérations financières mêlant Gaston Flosse, son ami Robert Wan, richissime homme d’affaires local, et Jacques Chirac. Le mot Japon y apparaît bien :

     « …CHIRAC et GASTON ont été ensemble au JAPON en juillet et en août. Or chacun sait que les cours de la perle noire de Tahiti sont entre les mains des Japonais. »

    Gaston Flosse sur la défensive

    Gaston Flosse a raconté aux policiers que « quelqu’un » lui a fait parvenir ces documents, mais qu’il n’a pas cru bon de les livrer aux autorités judiciaires parce qu’il avait « trouvé cette affaire farfelue » : « J’ai jugé que ce document n’était pas très intéressant pour l’affaire en cours », déclare-t-il aux policiers qui l’interrogent. Il considère que ces confessions « inventées » font partie d’une manoeuvre montée contre lui par ses adversaires politiques.

    Mais si ce testament était farfelu, pourquoi l’avoir « archivé » dans son bureau, lui ont demandé les policiers en septembre dernier ? Réponse du sénateur divers droite :

    « S’il y avait une quelconque réalité du récit, j’aurais fait disparaître ce document. »

    Détail troublant : le « testament », un texte écrit à la fois à la main et à la machine, a été trouvé dans le tiroir droit du bureau de Flosse, dans une grande enveloppe. A l’intérieur de la grande enveloppe se trouvait une plus petite enveloppe, également adressée à Flosse, contenant un relevé d’identité bancaire et une demande de rendez-vous manuscrite.

    Selon le journal Monde, qui a révélé une partie du contenu des documents trouvés au domicile de Gaston Fosse, à Pirae, le juge « s’intéresse aussi au crash d’un avion, en 2002, dans lequel a péri Boris Leontieff, le rival politique historique de M. Flosse », et dont JPK était très proche.

    En attendant, le sénateur pourrait être poursuivi pour délit d’entrave à la justice : fût elle anonyme, non datée, et de source inconnue, la pièce qu’il s’est abstenue de communiquer au juge est directement liée à l’enquête.

    Le 29 décembre, Gaston Flosse avait déjà réagi à ces informations par un communiqué posté sur son blog, pour faire part de son « effarement » :

    « Le sénateur Gaston Flosse précise qu’il s’est contenté de recevoir une lettre anonyme, relatant de prétendues révélations sur cette affaire, tout comme Oscar Temaru, en 2004, avait reçu le témoignage de Vetea Guilloux. Quand on sait que Vetea Guilloux a été condamné à de la prison ferme pour son témoignage, il n’y a aucune conclusion hâtive à tirer de ce document. »

    Il trouve « proprement scandaleux que la presse et ses détracteurs continuent de parler d’enlèvement et de meurtre de Jean-Pascal Couraud puisque, après plus de 10 ans depuis la disparition du journaliste, rien ne vient étayer cette thèse ». Sur son blog, il n’accuse pas les opposants locaux, mais carrément les services de l’Etat français :

    « A l’heure où le sénateur Gaston Flosse joue un rôle déterminant dans la réconciliation politique en Polynésie française, il ne peut que s’interroger sur l’intérêt de certaines autorités de l’Etat à manipuler sciemment des informations judiciaires dans le seul but de tenter de faire barrage à un consensus politique qui n’a pas l’assentiment de certains à Paris : pure coïncidence ou volonté délibérée ? »

    Photo : Jacques Chirac et Gaston Flosse le 28 juillet 2003 à Bora-Bora (Philippe Wojazer/Reuters)

  3. ↑ a et b Nouveaux éléments sur la mort d’un journaliste qui enquêtait sur les comptes de Chirac [archive]Le Monde (non-signé; avec l’AFP et Reuters), 30 décembre 2008.

Dans une enquête diffusée par France Inter, l’ancien avocat du journaliste Jean-Pascal Couraud, disparu à Tahiti, témoigne.

Stèle à la mémoire du journaliste Jean-Pascal Couraud (aimable autorisation d'avaiki nius agency).

JPK. Trois initiales qui flottent comme un fantôme sur la Polynésie française. Ce dimanche, cela fait dix ans que Jean-Pascal Couraud -dit JPK- a disparu, parti sans laisser d’adresse. Ce journaliste, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti enquêtait sur les affaires de l’ancien président polynésien Gaston Flosse ; sa famille a la conviction qu’il a été assassiné.

Plus précisément largué en pleine mer avec des parpaings aux pieds. Dans son émission hebdomadaire « Interception », France Inter a diffusé une contre-enquête accablante sur cette affaire où la justice n’a pas brillé par son efficacité.

Un journaliste de l’AFP agressé à son domicile

Cette hypothèse de l’assassinat, défendue par la famille Couraud, est longtemps restée lettre morte au Tribunal de grande instance de Papeete où le suicide avait la préférence des juges. L’homme venait juste de divorcer, il avait écrit des lettres désespérées.

Jusqu’à ce que certaines langues se délient. En 2004, Vetea Guilloux, un ancien membre du GIP (Groupe d’intervention de la Polynésie) se met à table. Cette étrange police parallèle de renseignement, à la solde du président Gaston Flosse, serait liée de près à la disparition. Mais cela ne suffit pas à prouver le meurtre.

A cette époque, une atmosphère de peur règne sur cette affaire. Tout ceux s’y intéressant un peu trop sont immédiatement surveillés, filés voire intimidés. La mésaventure est arrivée à un journaliste de l’AFP basé à Tahiti depuis quarante ans. Fin 2004, Eric Monod venait tout juste de réaliser un reportage sur le feuilleton JPK lorsqu’en rentrant chez lui un soir, il est sauvagement agressé par « deux membres du GIP ».

D’après les témoignages de plusieurs anciens du GIP, un groupe de gros bras s’est débarrassé du journaliste. En fait, c’est une tentative d’intimidation qui aurait mal tourné. Les pieds lestés de parpaings, attaché à une corde, JPK aurait été immergé à plusieurs reprises, jusqu’à ce que ses bourreaux relèvent un cadavre.

De gauche à droite: Lucien Kimitete, Louis Lepensec, Boris Léontieff, Jean-pascal Couraud

Les confidences tardives de l’ancien avocat de JPK

Pourquoi prendre autant de risques en s’en prenant à un journaliste connu à Tahiti pour son combat anti-corruption ? Le mobile du crime tiendrait, selon ses proches, à l’un des dossiers que l’enquêteur avait en sa possession.

Pour la première fois, l’ancien avocat de JPK, maître Jean-Dominique des Arcis, consent à donner des détails sur les mobiles possibles de l’histoire. Interrogé par Benoît Collombat de France Inter, il dit d’abord sa conviction qu’il ne s’agit pas d’un suicide, « c’est clair et net ». Au passage, notez qu’il revient sur son premier témoignage devant le juge d’instruction, où il avait alors défendu mordicus la version du suicide. Puis, il évoque les fameux dossiers, à commencer par la piste japonaise conduisant à… Jacques Chirac.

Mieux : « parmi les différentes pistes explorées à l’époque, JPK travaillait aussi sur de possibles détournements de l’argent des fonds européens affectés à la Polynésie ». selon Jean-Dominique des Arcis.

Le dossier pourrait bientôt connaître de nouveaux rebondissements, car la chambre de l’Instruction de la cour d’appel de Papeete a autorisé le juge chargé de l’affaire à demander une partie du dossier… Clearstream. En effet, les scellés 32 et 33 contenant une partie des archives du général Rondot, ancien Conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales, sont consacrés au fameux compte japonais.

Flosse : « Vous me voyez commanditer l’assassinat ? “

Vous me faites rire’, rétorque Gaston Flosse, parlant de ‘scénario’ sans la moindre preuve des accusations portées par la famille de la victime. Le sénateur (UMP) proche de Jacques Chirac est interrogé par Benoît Collombat.

Lundi 16 décembre, l’ancien avocat de JPK doit à nouveau être entendu par le nouveau juge d’instruction désigné à Tahiti. Même déclinant, le règne de ‘papa’ Flosse en Polynésie comporte encore de nombreuses zones d’ombre.

Photo : Jason Brown, aimable autorisation d’Avaiki Nius Agency 

Nouvelle Calédonie : renouer le dialogue sur l’île de Maré

Aujourd’hui à 13h01 – 1’05 – par Ibrahim Ahmed Hazi
Le Haut commissaire et le patron de la Gendarmerie sont sur place pour tenter de renouer le dialogue.

Vous trouverez ci-dessous, l’historique de l’affaire vu par la famille du journaliste Jean-Pascal Couraud :

 Jean-Pascal Couraud est né en 1960 à Poitiers. Il arrive en Polynésie française avec ses parents, sa sœur et ses deux frères à l’âge de 5 ans. Après des études à l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence, il démarre en 1984 en Polynésie française sa carrière de journaliste dans le journal Les Nouvelles. Il est d’abord vite reconnu comme journaliste sportif dans les milieux de la pirogue et du surf, sport qu’il a pratiqué régulièrement tout au long de sa vie. Remarqué pour ses qualités professionnelles, il est nommé rédacteur en chef des Nouvelles en 1986. Il a alors 26 ans. Gaston Flosse est président du gouvernement de la Polynésie française et secrétaire d’état pour le Pacifique Sud dans le gouvernement Chirac, issu de la première cohabitation. 

http://www.dailymotion.com/Lolo34#videoId=x3nwg

    Il se fait rapidement remarquer dans toute la Polynésie française par ses articles sans concession pour le pouvoir en place, articles qu’il signe des trois lettres JPK, nom de plume sous lequel il se fera connaître. Insensible aux pressions diverses, il reste fidèle à une éthique professionnelle basée sur la recherche de la vérité. Porté par un idéal qui ne le quittera jamais, il défend inlassablement le principe d’honnêteté et de moralité dans l’action politique. Considérant que pour un journaliste, se taire équivaut à être complice, ses articles peuvent être parfois extrêmement sévères. Il est aussi journaliste d’investigation et révèle des pratiques discutables en matière d’utilisation de fonds publics. Apprécié pour ses talents de journaliste, il devient progressivement la bête noire du Tahoera’a huiraatira’a et de son président Gaston Flosse.

http://www.dailymotion.com/Lolo34#videoId=x3qap

 En 1987, Jean-Pascal vit depuis déjà un certain temps avec Noella G., jeune femme polynésienne issue d’une grande famille de Papeete. Il devient le père d’un jeune garçon nommé Teiva.

    Il est licencié des Nouvelles en avril 1988, peu de temps après la parution d’un numéro spécial consacré à Gaston Flosse, qui sera immédiatement saisi sur décision de justice quelques heures après sa parution . Et pourtant, en dehors d’un éditorial dévastateur, qui, plus de 15 ans après, reste encore aujourd’hui d’une saisissante actualité, ce numéro spécial ne fait que reprendre différents articles parus dans la presse locale et nationale au cours des trois années précédentes. 

http://www.dailymotion.com/Lolo34#videoId=x3qwu

    Jean-Pascal devient alors presque naturellement et sans difficulté, responsable du service de presse du Gouvernement présidé par Alexandre Léontieff, arrivé au pouvoir suite à une motion de censure votée par des conseillers territoriaux dissidents du Tahoera’a huiraatira’a et l’opposition de l’époque. Il poursuit toutefois dans ce nouvel emploi son travail de journaliste d’investigation et continue à s’investir avec fougue dans les différents combats qu’il avait entamés comme rédacteur en chef des Nouvelles.

    En 1991, le Tahoera’a huiraatira’a, allié à d’autres composantes autonomistes, retrouve le pouvoir. Jean-Pascal est alors embauché quelques mois après comme chargé de communication auprès de Boris Léontieff, maire d’Arue. Il devient progressivement un précieux collaborateur du maire et de l’homme politique d’opposition qu’est devenu Boris Léontieff. Pendant toutes ces années, il s’engage résolument aux côtés des associations de défense de l’environnement.

    Cet engagement est résolument partagé par M. T., sa nouvelle compagne, qu’il épouse en août 1990 et avec qui il aura un deuxième fils, Vaimeho, deux ans après. En 1994-1995, ils construisent une maison à Punaauia, sur les hauteurs de Te maru ata. Avec sa femme dont il est éperdument amoureux, et les trois enfants, Vaitea, fille de M., Teiva et Vaimeho, Jean-Pascal mène une vie bien remplie, partagée entre sa famille, son activité professionnelle à la mairie d’Arue, et l’action politique et associative.

    En 1996, avec Philippe, son frère aîné, il participe étroitement à la création du parti politique Fetia api, présidé par Boris Léontieff, ainsi qu’à la définition de son positionnement politique. Il devient le principal rédacteur du programme électoral élaboré pour les élections territoriales de mars 1996, remportées une fois encore par le Tahoera’a huiraatira’a et son président Gaston Flosse.

    Aux côtés de Boris Léontieff, Lucien Kimetete, maire de Nuku Hiva, et les membres du bureau exécutif du Fetia api, Jean-Pascal participe à tous les combats politiques de l’époque. Il multiplie les contacts, conforte ses relations et ses amitiés dans les milieux syndicaux, politiques et associatifs. Politiquement proche du parti socialiste, il entretient des réseaux professionnels avec plusieurs ministres et responsables de ce parti.

    A partir du début d’année 1997, Jean-Pascal connaît pourtant une vrai période de doute, telle que l’on peut la ressentir à cet âge lorsque l’on s’aperçoit que, décidément, la vie n’apportera peut-être pas tout ce dont on avait rêvé. Et même si ses amis, sa famille, tentent de le convaincre qu’il est difficile de changer le monde, les choses, pour lui, ne progressent pas assez vite. Il s’interroge sur sa situation professionnelle et envisage très sérieusement un vrai retour au journalisme. Il supporte mal de voir quelques compagnons de lutte changer de bord, pour des raisons avant tout matérielles.

    Il est malgré tout aux côtés de Francis Stein lorsque celui-ci est candidat Fetia api sur la circonscription Ouest de Polynésie lors des élections législatives de mai 1997. Quelques mois après, il reprend un travail d’investigation dans une affaire touchant directement le président du gouvernement et dépose lui-même une plainte au tribunal pour ingérence. Fin 1997, il participe activement à la lutte menée contre la réalisation d’un centre d’enfouissement technique de déchets ménagers sur le site de Paihoro, situé à 60 km de Papeete.

    Ainsi, Jean-pascal, même s’il ne le réalisait certainement pas lui-même, était devenu petit à petit plus pointu, plus incisif et plus percutant dans le domaine de l’action politique qu’il menait avec Boris Léontieff.

    Aussi, lorsque Jean-Pascal disparaît brusquement dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, c’est bien sûr avec stupeur et incompréhension que sa famille et ses amis se lancent d’abord à sa recherche. Au fur et à mesure des jours et des semaines qui passent, l’espoir de le retrouver en vie s’estompe avec douleur. Les doutes et les incertitudes jamais levés sur le déroulement de la dernière soirée passée à son domicile ont laissé un profond sentiment de malaise dans l’entourage familial. La justice, qui avait été saisie de cette affaire dans le cadre d’une plainte déposée pour enlèvement et séquestration, n’est jamais parvenu jusqu’à ce jour, à déterminer les motifs et les conditions de sa disparition.

Jean-Pascal Couraud, dit «JPK», était un journaliste engagé de Polynésie. Très connu à Tahiti, cet ex-rédacteur en chef des «Nouvelles de Tahiti» disparait mystérieusement le 15 décembre 1997. Il enquêtait sur un élu local de Polynésie soupçonné de corruption. Il apparait qu’au moment de sa disparition, JPK était suivi par des barbouzes et avait fait l’objet de tentatives d’intimidation. A-t-il été éliminé ? Son corps n’a jamais été retrouvé, pourtant certains étaient prêts à admettre la thèse du suicide. Pendant des années, la justice polynésienne a refusé d’enquêter sur son décès. Certains éléments semblent pourtant très troublants… pour en savoir plus, en version vidéo,  cliquer sur le lien suivant :

http://www.dailymotion.com/video/xhrbkf_figra-2011-jpk-l-homme-qui-faisait-trembler-tahiti_news

Interviewe de l’ancien membre du GIP qui suivait le journaliste de JPK à la demande de G.. Fosse – http://t.co/DEYHNar via @Dailymotion qui a assisté à l’enlèvement du journaliste Jean-Pascal Couraud.  Cliquer sur le lien suivant : http://www.dailymotion.com/video/x3nwg_jpk01-2_news

A propos de Jean-Pascal Couraud 

Une nuit de décembre, Jean-Pascal a disparu.

Au petit matin, un ciel en deuil pleurait une pluie fine, je m’ en souviens.

Jean- Pascal n’ est jamais revenu.

Pendant sept ans une molle justice fit mine d’ éclaircir le mystère.

Puis de l’ Assemblée du Peuple montèrent des voix indignées : Jean- Pascal aurait été assassiné.

Du Palais de l’ Injustice filtra très vite le sourd murmure d’ un homme encagoulé, terrorisé, accusé d’ avoir parlé . Menteur, dit. le Juge. Cette vérité n’ est pas la bonne .

L’ homme fut mis à l’ ombre.

Au dessus de la maison familiale le ciel reprit le deuil. On boucha les oreilles des enfants effrayés. La clameur du scandale, l’ horreur des détails, entraient par les portes et fenêtres.

Enfin l’ écho d’ une fervente prière s’ éleva d’ une vallée, accompagnant l’ âme du disparu. Elle berça les enfants.

Certains jours, en regardant la mer, je vois scintiller dans ses reflets le visage de mon frère. Dans une trouée de lumière, il surgit de ma mémoire.

Nous tous, famille, amis, savons aujourd’hui plus encore à quel point nous devons continuer le combat pour la vérité, quel qu’ en soit le prix. Et nous avons besoin de l’ aide honnête, sincère et sans réserves de ceux qui la détiennent. Sylvie Couraud.

 Jean-pascal et son fils Teiva (1988)

Vous souhaitez avoir un aperçu de son parcours, voici la biographie de Jean-Pascal Couraud :

Jean-Pascal Couraud est né en 1960 à Poitiers. Il arrive en Polynésie française avec ses parents, sa sœur et ses deux frères à l’âge de 5 ans. Après des études à l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence, il démarre en 1984 en Polynésie française sa carrière de journaliste dans le journal Les Nouvelles. Il est d’abord vite reconnu comme journaliste sportif dans les milieux de la pirogue et du surf, sport qu’il a pratiqué régulièrement tout au long de sa vie. Remarqué pour ses qualités professionnelles, il est nommé rédacteur en chef des Nouvelles en 1986. Il a alors 26 ans. Gaston Flosse est président du gouvernement de la Polynésie française et secrétaire d’état pour le Pacifique Sud dans le gouvernement Chirac, issu de la première cohabitation.

    Il se fait rapidement remarquer dans toute la Polynésie française par ses articles sans concession pour le pouvoir en place, articles qu’il signe des trois lettres JPK, nom de plume sous lequel il se fera connaître. Insensible aux pressions diverses, il reste fidèle à une éthique professionnelle basée sur la recherche de la vérité. Porté par un idéal qui ne le quittera jamais, il défend inlassablement le principe d’honnêteté et de moralité dans l’action politique. Considérant que pour un journaliste, se taire équivaut à être complice, ses articles peuvent être parfois extrêmement sévères. Il est aussi journaliste d’investigation et révèle des pratiques discutables en matière d’utilisation de fonds publics. Apprécié pour ses talents de journaliste, il devient progressivement la bête noire du Tahoera’a huiraatira’a et de son président Gaston Flosse.

    En 1987, Jean-Pascal vit depuis déjà un certain temps avec Noella G., jeune femme polynésienne issue d’une grande famille de Papeete. Il devient le père d’un jeune garçon nommé Teiva.

    Il est licencié des Nouvelles en avril 1988, peu de temps après la parution d’un numéro spécial consacré à Gaston Flosse, qui sera immédiatement saisi sur décision de justice quelques heures après sa parution . Et pourtant, en dehors d’un éditorial dévastateur, qui, plus de 15 ans après, reste encore aujourd’hui d’une saisissante actualité, ce numéro spécial ne fait que reprendre différents articles parus dans la presse locale et nationale au cours des trois années précédentes.

    Jean-Pascal devient alors presque naturellement et sans difficulté, responsable du service de presse du Gouvernement présidé par Alexandre Léontieff, arrivé au pouvoir suite à une motion de censure votée par des conseillers territoriaux dissidents du Tahoera’a huiraatira’a et l’opposition de l’époque. Il poursuit toutefois dans ce nouvel emploi son travail de journaliste d’investigation et continue à s’investir avec fougue dans les différents combats qu’il avait entamés comme rédacteur en chef des Nouvelles.

    En 1991, le Tahoera’a huiraatira’a, allié à d’autres composantes autonomistes, retrouve le pouvoir. Jean-Pascal est alors embauché quelques mois après comme chargé de communication auprès de Boris Léontieff, maire d’Arue. Il devient progressivement un précieux collaborateur du maire et de l’homme politique d’opposition qu’est devenu Boris Léontieff. Pendant toutes ces années, il s’engage résolument aux côtés des associations de défense de l’environnement.

    Cet engagement est résolument partagé par M. T., sa nouvelle compagne, qu’il épouse en août 1990 et avec qui il aura un deuxième fils, Vaimeho, deux ans après. En 1994-1995, ils construisent une maison à Punaauia, sur les hauteurs de Te maru ata. Avec sa femme dont il est éperdument amoureux, et les trois enfants, Vaitea, fille de M., Teiva et Vaimeho, Jean-Pascal mène une vie bien remplie, partagée entre sa famille, son activité professionnelle à la mairie d’Arue, et l’action politique et associative.

    En 1996, avec Philippe, son frère aîné, il participe étroitement à la création du parti politique Fetia api, présidé par Boris Léontieff, ainsi qu’à la définition de son positionnement politique. Il devient le principal rédacteur du programme électoral élaboré pour les élections territoriales de mars 1996, remportées une fois encore par le Tahoera’a huiraatira’a et son président Gaston Flosse.

    Aux côtés de Boris Léontieff, Lucien Kimetete, maire de Nuku Hiva, et les membres du bureau exécutif du Fetia api, Jean-Pascal participe à tous les combats politiques de l’époque. Il multiplie les contacts, conforte ses relations et ses amitiés dans les milieux syndicaux, politiques et associatifs. Politiquement proche du parti socialiste, il entretient des réseaux professionnels avec plusieurs ministres et responsables de ce parti.

    A partir du début d’année 1997, Jean-Pascal connaît pourtant une vrai période de doute, telle que l’on peut la ressentir à cet âge lorsque l’on s’aperçoit que, décidément, la vie n’apportera peut-être pas tout ce dont on avait rêvé. Et même si ses amis, sa famille, tentent de le convaincre qu’il est difficile de changer le monde, les choses, pour lui, ne progressent pas assez vite. Il s’interroge sur sa situation professionnelle et envisage très sérieusement un vrai retour au journalisme. Il supporte mal de voir quelques compagnons de lutte changer de bord, pour des raisons avant tout matérielles.

    Il est malgré tout aux côtés de Francis Stein lorsque celui-ci est candidat Fetia api sur la circonscription Ouest de Polynésie lors des élections législatives de mai 1997. Quelques mois après, il reprend un travail d’investigation dans une affaire touchant directement le président du gouvernement et dépose lui-même une plainte au tribunal pour ingérence. Fin 1997, il participe activement à la lutte menée contre la réalisation d’un centre d’enfouissement technique de déchets ménagers sur le site de Paihoro, situé à 60 km de Papeete.

    Ainsi, Jean-pascal, même s’il ne le réalisait certainement pas lui-même, était devenu petit à petit plus pointu, plus incisif et plus percutant dans le domaine de l’action politique qu’il menait avec Boris Léontieff.

    Aussi, lorsque Jean-Pascal disparaît brusquement dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, c’est bien sûr avec stupeur et incompréhension que sa famille et ses amis se lancent d’abord à sa recherche. Au fur et à mesure des jours et des semaines qui passent, l’espoir de le retrouver en vie s’estompe avec douleur. Les doutes et les incertitudes jamais levés sur le déroulement de la dernière soirée passée à son domicile ont laissé un profond sentiment de malaise dans l’entourage familial. La justice, qui avait été saisie de cette affaire dans le cadre d’une plainte déposée pour enlèvement et séquestration, n’est jamais parvenu jusqu’à ce jour, à déterminer les motifs et les conditions de sa disparition.

A propos de Jean-Pascal Couraud

Une nuit de décembre, Jean-Pascal a disparu.

Au petit matin, un ciel en deuil pleurait une pluie fine, je m’ en souviens.

Jean- Pascal n’ est jamais revenu.

Pendant sept ans une molle justice fit mine d’ éclaircir le mystère.

Puis de l’ Assemblée du Peuple montèrent des voix indignées : Jean- Pascal aurait été assassiné.

Du Palais de l’ Injustice filtra très vite le sourd murmure d’ un homme encagoulé, terrorisé, accusé d’ avoir parlé . Menteur, dit. le Juge. Cette vérité n’ est pas la bonne .

L’ homme fut mis à l’ ombre.

Au dessus de la maison familiale le ciel reprit le deuil. On boucha les oreilles des enfants effrayés. La clameur du scandale, l’ horreur des détails, entraient par les portes et fenêtres.

Enfin l’ écho d’ une fervente prière s’ éleva d’ une vallée, accompagnant l’ âme du disparu. Elle berça les enfants.

Certains jours, en regardant la mer, je vois scintiller dans ses reflets le visage de mon frère. Dans une trouée de lumière, il surgit de ma mémoire.

Nous tous, famille, amis, savons aujourd’hui plus encore à quel point nous devons continuer le combat pour la vérité, quel qu’ en soit le prix. Et nous avons besoin de l’ aide honnête, sincère et sans réserves de ceux qui la détiennent. Sylvie Couraud

La création du comité de soutien décidée au début du mois de novembre 2004Jean-Pascal Couraud est un ancien journaliste connu en Polynésie française sous le nom de JPK, rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti de 1986 à 1988, puis de 1991 à 1997, chargé de communication auprès de Boris Léontieff avec qui il menait un combat politique farouche contre le Tahoera’a huira’atiraa et son président Gaston Flosse. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, Jean-Pascal disparaît brutalement et définitivement de son domicile dans des conditions qui n’ont jamais pu être établies avec certitude, malgré l’enquête judiciaire et l’enquête de gendarmerie menées à l’époque.

Le 5 octobre 2004, Vetea Guilloux, salarié du groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), établissement placé sous la tutelle de la présidence du gouvernement de Polynésie française, déclare à un ministre du gouvernement de la Polynésie française :

1-     avoir été lui-même en charge d’une filature et d’un espionnage en règle de Jean-Pascal Couraud dans la période précédant sa disparition intervenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, au sein d’une équipe placée sous la direction d’un ancien responsable de la DGSE nommément désigné ;

2-     avoir participé au sein d’un commando de 5 personnes, dont deux de ses collègues nommément désignés, tous salariés du GIP (service placé sous l’autorité de la Présidence du gouvernement de la Polynésie française), à l’enlèvement de Jean-Pascal Couraud, mentionnant ensuite des faits de torture et, après en avoir reçu l’ordre par téléphone, des faits d’assassinat.

Lors de son interrogatoire par les gendarmes plus d’une semaine après, Vetea Guilloux a maintenu ces mêmes déclarations de torture et d’assassinat, mais a avoué seulement en avoir reçu le récit par ses deux collègues lors d’une soirée arrosée. Puis, il s’est rétracté au milieu de la deuxième nuit de garde à vue, épuisé et apeuré face à ses collègues qu’il venait de dénoncer. Sans même en avoir informé le juge chargé à l’époque de l’enquête sur cette disparition et qui n’avait pas encore clôturé officiellement le dossier, le procureur de la république a fait procéder aussitôt au jugement de Vetea Guilloux en comparution immédiate, celui-ci étant assisté d’un avocat désigné deux heures avant l’audience. Le 14 octobre 2004, moins de 48 heures après son arrestation, Vetea Guilloux a été condamné pour dénonciation mensongère et calomnieuse à un an de prison dont neuf mois avec sursis.

Dés le lendemain de son jugement, Vetea Guilloux a réitéré ses déclarations initiales et a déclaré être revenu sur ses propos devant les gendarmes par peur et par fatigue. Il a donc maintenu l’ensemble de ses déclarations  en audience d’appel du 4 novembre 2004.

Confrontée à la gravité de ces accusations, et constatant que malgré quelques incohérences, le scénario de l’assassinat décrit par Vetea Guilloux restait malgré tout une hypothèse plausible, la famille de Jean-pascal Couraud, constituée auprès d’un avocat, et appuyée par l’association Reporter sans frontières, a bien sûr sollicité dés le 3 novembre 2004 la réouverture de l’enquête pour faits nouveaux auprès du procureur de la république. Cette demande de ré ouverture pour charges nouvelles était alors rejetée.

Dans l’attente du jugement devant être rendu le 18 novembre, choqués par l’attitude du procureur de la république, la famille et les amis de Jean-Pascal Couraud qui souhaitaient se réunir et s’associer dans cette épreuve, ont créé le vendredi 12 novembre 2004 un comité de soutien dans le but d’obtenir la réouverture de l’enquête relative aux conditions de la disparition de JPK et d’obtenir la vérité sur les circonstances et les causes de cette disparition.

En effet, de l’aveu même du ministère public, il était alors devenu évident que la situation de crise politique que traversait la Polynésie française allait constituer un obstacle majeur à la recherche de la vérité. Selon le procureur général, enquêter sur un assassinat possible d’un opposant politique notoire par des employés du GIP, aurait immédiatement été interprété par l’opinion comme une confirmation de cet assassinat.

Parallèlement à l’action judiciaire qui devait se poursuivre, il était donc devenu essentiel de rappeler avec force aux institutions le devoir de justice et de vérité dû à chaque citoyen indépendamment de toute autre considération, surtout s’agissant de faits pouvant être criminels. L’existence d’un comité de soutien réunissant famille et amis a facilité la mobilisation des media et de l’opinion.

Cette réouverture de l’enquête devait également permettre de reprendre le travail d’investigation visant à déterminer plus précisément le déroulement de la dernière soirée de Jean-Pascal Couraud à son domicile. En effet, l’enquête menée d’abord par la gendarmerie puis par le juge d’instruction n’avait jamais réussi à lever les doutes importants qui avaient toujours subsisté à ce sujet.

Le rôle du comité

    Comme indiqué dans sa dénomination, le comité de soutien visait au départ à obtenir, par tout moyen légal, la réouverture de l’enquête et la recherche de la vérité sur les conditions de la disparition de Jean-Pascal Couraud. Aujourd’hui, après une forte action du comité de soutien, relayée par les médias en novembre et décembre 2004, une nouvelle enquête a été ouverte suite au dépôt de plainte pour assassinat et complicité déposée en décembre 2004 par la famille de JPK.

Constitué juridiquement en association, le comité de soutien peut engager en son nom à toute action utile auprès de l’institution judiciaire ou de toute autre administration visant à atteindre les buts qu’il s’est fixé.

La forme associative permet par ailleurs à toute personne désirant soutenir la démarche de se joindre à la famille et aux amis de Jean-pascal Couraud et de manifester ce soutien par l’adhésion formelle à l’association.

Les responsables du comité de soutien s’engagent à tenir informées les membres du comité au fur et à mesure du déroulement des évènements. Pour ce faire, un site a été créé, régulièrement mis à jour du déroulement des procédures en cours et de l’enquête conduite. Il accueille également les démarches d’adhésion au comité.

Les membres du bureau

Le comité de soutien a été  créé le vendredi 12 novembre 2004 lors d’une assemblée générale constitutive. Le bureau directeur désigné lors de cette réunion sont les suivants :

Président                                                              Philippe Couraud

Secrétaire                                                             Dominique Morvan

Trésorier                                                               Eric Monod

Assesseur                                                             Rémy Cuitot

Cotisation

La cotisation d’adhésion au comité de soutien est fixé à 1000 fcp ou 10 euros.

Adresse

Comité de soutien pour la recherche de la vérité sur la disparition de JPK

BP 4106 – 98728 Vaiare MOOREA

POLYNÉSIE FRANÇAISE

Compte japonais de Chirac : du nouveau côté Tahiti

Par Pascal Riché | Rue89 | 10/09/2007 | 01H00

Jean-Pascal Couraud, journaliste retrouvé mort à Tahiti (DR).Le comité de soutien pour la réouverture de l’enquête et la recherche de la vérité sur la disparition de Jean-Pascal Couraud, alias » JPK » , » suicidé » en 1997, a décidé de rendre public le nom de l’avocat qui, le premier, a évoqué un lien possible entre cette sombre affaire avec le » compte japonais de Chirac » . Il s’agit de Maître Jean-Dominique des Arcis.

Voici ce que nous écrivions en juillet dernier :

Philippe Couraud, frère de JPK, raconte à Rue89 qu’il a, en février, recueilli les confessions de l’avocat ami de son frère en février dernier. C’était un avocat engagé contre Flosse, qui continue d’exercer à Tahiti. » Pendant dix ans, cet avocat avait pourtant conforté la thèse du suicide de Jean-Pascal. Et là, spontanément, dans mon bureau, il a commencé à me parler de cette affaire » . Il lui a raconté comment, avec Jean-Pascal Couraud, ils avaient pris connaissance de virements comptables d’une société de perliculture ayant pignon sur rue vers un compte japonais dont le détenteur était, croyaient-ils, Jacques Chirac.

L’avocat a été suivi, cambriolé. Quelqu’un à Paris l’aurait mis en garde : » Arrête tout, où tu es mort. » Il aurait alors décidé de prendre ses distances.

Philippe Couraud et ses amis viennent de donner des détails de cet épisode sur leur site. Maître Jean-Dominique des Arcis aurait, selon eux, confirmé devant le juge les propos qu’il avait tenus en février devant Philippe Couraud. En 1997, juste avant sa mort, JPK disposait, aurait déclaré des Arcis au juge, d » informations précises » sur les transferts financiers effectués de la Polynésie vers un compte bancaire japonais qui aurait appartenu à Chirac » .

 » Sur la base de ce témoignage, nos avocats ont demandé que les pièces saisies chez le général Rondot concernant ce compte japonais soient versées au dossier d’enquête. La famille, partie civile, a par ailleurs adressé un courrier (…) aux juges d’Huy et Pons, en charge de l’affaire Clearstream, afin de signaler les liens possibles entre la DGSE et la disparition de Jean-Pascal Couraud. »

Enfin le site des amis de JPK livre également le nom du groupe de perliculture par lequel des transferts financiers seraient partis vers le supposé compte japonais de Chirac. Il s’agirait disent-ils, du groupe Wan :

 » Il [des Arcis, en février] mentionne également l’existence de comptes bancaires que Flosse et un autre homme politique français (Jacques Chirac) possèdaient dans une même banque au Japon. Il indique qu’en 1997, il disposait d’informations fiables émanant de personnes travaillant au sein du groupe Wan, relatives à des transferts financiers effectués vers le Japon, sur le compte de cet autre homme politique.  »

 » Il avait rédigé une fiche sur cette affaire. Jean-Pascal Couraud disposait de ce document. Maître des Arcis indique qu’à la même époque, qu’il qualifie de » très chaude » , il avait été cambriolé et son disque d’ordinateur volé ; on avait également tenté de l’acheter, en vain. Puis il fut progressivement suivi en permanence de manière ostensible. Il chercha alors à se renseigner auprès de connaissances proches du milieu des services secrets sur la nature exacte du problème qu’il posait, il cite l’entourage de Focart et de diverses personnes intervenant dans le monde politique. L’ami avocat qui était alors son intermédiaire, lui indiqua que » s’il poursuivait ses investigations sur ces transferts comptables, il serait mort » . Maître des Arcis décidait alors, soucieux de protéger sa femme et sa famille, de laisser effectivement tomber le combat qu’il menait. Les intimidations cessèrent. »

Le juge a proposé, le 10 juillet dernier, de clore l’enquête. La famille dispose depuis lors de trois mois pour demander des investigations complémentaires, audition de nouveaux témoins ou vérification de certains points du dossier. Au terme de ces trois mois, et faute de mise en examen, une ordonnance de non-lieu est probable.

Pascal Riché

► Mis à jour le 12/09/2007 : Selon le PV de l’audition de des Arcis devant le juge, que nous avons pu lire, l’avocat affirme qu’il croit au suicide de « JPK » . Extraits :  «   En tant qu’avocat, je sais ce que Jean-Pascal Couraud détenait comme informations et pour lesquelles il voulait bien m’informer, mais je ne peux pas vous en dire plus pour des raisons liées au secret professionnel » , dit-il.

Mais aussi, à propos des transferts de fonds vers le Japon :  » Je pense que Philippe Couraud [le frère du défunt]fait de l’auto-persuasion et qu’il me prête des propos qu’il aurait souhaité entendre de ma part. »

Interrogé sur sa conviction personnelle quant à la mort de Jean-Pascal Couraud :  » Moi, jusqu’à présent, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’un suicide et rien ne me permet aujourd’hui de penser qu’il s’agit d’un assassinat. » L’essentiel, c’est que des Arcis reconnait l’existence d’une note, qui confirmerait des transferts d’argent vers un compte japonais appartenant à Jacques Chirac. Le juge lui demande s’il est vrai qu’il dispose d’informations fiables de personnes travaillant au sein du groupe Wan concernant les transferts financiers effectués vers ce compte, s’il est également vrai qu’une fiche aurait été rédigée sur cette affaire, et que Jean-Pascal Couraud aurait détenu ce document. Il répond :

« J’ai fait état au cours de cet entretien avec M. Philippe Couraud de l’existence d’une note circulant à Papeete en 1998-1999 faisant état de transferts de fonds par WAN à M. Jacques Chirac. Cette note était certainement plus ancienne mais j’en ai eu connaissance qu’en 1998-1999. Je ne sais pas si M. Jean-Pascal Couraud était en possession de cette note. Je précise que cette note avait été rédigée anonymement et qu’elle faisait l’inventaire d’affaires. »

Rappel des différents qui ont inquiétés Gaston Flosse :

DROIT DE SUITE

Affaire JPK : le journaliste qui accusait la justice condamné pour diffamation

A rticle de Pascal Riché publié par Rue89 dans la rubrique Droit de justice le 25/06/2009 à 14H45.
La 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a condamné mardi Alex du Prel, le directeur du journal Tahiti-Pacifique, pour avoir diffamé le procureur Jean Bianconi. J’avais assisté à cet étrange procès, qui s’était tenu en l’absence de tous les acteurs de cette affaire, à 16 500 kilomètres des faits jugés, le mois dernier.

Alex du Prel avait, dans un article publié en janvier 2007, accusé le parquet de Papeete de chercher à étouffer l’affaire de la disparition controversée du journaliste d’investigation « JPK » (Jean-Pascal Couraud).

1 000 euros d’amende et 1 000 euros de dommages et intérêt

Ill écrivait notamment :

« Serait-ce dû au fait qu’un haut magistrat pourrait se croire investi par une sorte de “mission divine”, qui consisterait à orchestrer une machination (à laquelle certains juges accepteraient de participer) pour protéger par tous les moyens l’ex-GIP et son chef Rere Puputauki qui, s’il était condamné, pourrait mettre en danger le sénateur Flosse, lequel à son tour pourrait alors mettre en danger “les plus hautes sphères de l’Etat” ? »

Du Prel, devra payer une amende de 1 000 euros et devra verser à Bianconi 1 000 euros de dommages et intérêts. Il a décidé de ne pas faire appel, selon son avocate, Me Claire Doubliez.

Reporter sans frontières a regretté cette décision de justice  :

« Il est regrettable que la justice soit plus prompte à attaquer et condamner un journaliste qui critique son action, plutôt que de concentrer ses efforts sur la résolution de dossiers criminels, dont l’affaire de la mort de Jean-Pascal Couraud. »

C’est grâce aux efforts de la famille de JPK et à quelques journalistes courageux comme Alex du Prel que l’affaire JPK n’a pas été classée.

Jean-Pascal Couraud, qui enquêtait sur des affaire sensibles mettant en cause le potentat local Gaston Flosse, a disparu en 1987. La thèse du suicide, qui avait initialement été privilégiée, est depuis deux ans sérieusement remise en cause par plusieurs témoignages.

Un extrait du jugement, dont j’ai copie intégrale :

Sur la bonne foi
Si les imputations diffamatoires sont réputées faites dans l’intention de nuire, le prévenu peut cependant justifier de sa bonne foi et doit, à cette fin, établir qu’il poursuivait, en
publiant les propos litigieux, un but légitime exclusif de toute animosité personnelle, qu’il a
conservé dans l’expression une suffisante prudence et qu’il s’est appuyé sur une enquête
sérieuse.
En évoquant les aléas d’une enquête sur la disparition d’un journaliste et l’éventualité que
celle-ci soit consécutive à un crime dans lequel pourraient être impliqués des agents
publics, le prévenu poursuivait un but légitime d’information du public et spécialement de
ses lecteurs de Polynésie française. Rien dans les propos poursuivis ni dans aucun autre élément produit aux débats ne permet de
retenir qu’au delà de ce but d’information du public, le prévenu aurait en fait été mu par une
animosité de nature personnelle à l’encontre de la partie civile.
Les pièces versées au titre de l’offre de preuve, également invoquées au soutien de l’exception
de bonne foi, contiennent un certain nombre d’éléments qui viennent partiellement donner aux propos litigieux une base factuelle.
Même si, compte tenu des poursuites disciplinaires engagées contre lui, les termes de la lettre de Jean-Bernard TALIERCIO doivent être pris avec circonspection, il n’en reste pas moins que ce magistrat y accuse, en termes vifs, Jean BIANCONI de l’avoir mis en cause au seul motif qu’il avait mis en examen Gaston FLOSSE dans les « deux plus gros dossiers d’emplois fictifs que notre pays ait connus ». Avec les mêmes réserves, il en est de même de l’attestation de Gilles GOUBIN, officier de gendarmerie, qui s’estime pour sa part une « victime collatérale des opérations de déstabilisation mises en œuvre contre » M. TALIERCIO.
Par ailleurs, quoique les conditions de sa publication dans TAHITI PACIFIQUE (pièce 13) ne soient pas explicitées, il apparaît qu’un procès-verbal de gendarmerie donne quelque crédit aux révélations faites par Vetea GUILLOUX, lesquelles auraient suscité, au sein de la gendarmerie, « la création d’un groupe d’enquêteurs nommé “JPK 987” aux fins notamment de procéder aux investigations qu’elles imposaient, et ce, sous l’autorité d’un conseiller à la cour d’appel. Ce même procès-verbal mentionne que les dites investigations auraient notamment démontré “l’existence d’une ‘cellule d’espionnage’ installée dans les locaux du GIP”, qui aurait eu “pour vocation de suivre tant dans leur vie privée que dans leur vie publique les opposants politiques, les amis et les familiers du Président Gaston FLOSSE”. L’authenticité de ce procès-verbal apparaît confirmée par la publication, à sa suite, d’un communiqué du colonel commandant la gendarmerie pour la Polynésie française, qui “demande aujourd’hui même à monsieur le procureur de la République qu’une enquête soit diligentée pour rechercher les origines de la divulgation d’une pièce de procédure”.

Le premier communiqué de presse du comité de soutien pour la réouverture de l’enquête sur la disparition de Jean-Pascal COURAUD (pièce 12) évoque également les révélations faites par Vetea GUILLOUX, sa rétractation, sa condamnation en comparution immédiate pour “dénonciation mensongère et calomnieuse” à un an de prison, dont neuf mois avec sursis, et l’écho que donne publiquement à cette affaire Oscar TEMARU, président de la Polynésie française. Un communiqué suivant (pièce 8) fait état de la décision prise par la cour d’appel qui aurait partiellement sursis à statuer dans l’attente de l’aboutissement d’une enquête ouverte sur une plainte du comité.
Un article de presse (pièce 4) se fait, par ailleurs, l’écho d’une prise de position de ce même comité, qui “regrette l’inertie de la justice face à ‘quatre nouveaux témoins’, prise de position réitérée sur son site Internet (pièce 15). Un autre (pièce 8) mentionne l’annulation par la Cour de cassation de la condamnation de Vetea GUILLOUX. Plusieurs autres (pièces 5, 6, 7, 9 et 10) évoquent, en des termes proches de ceux résultant de la lettre de Jean-Bernard TALIERCIO et de l’attestation de Gilles GOUBIN, le rôle qu’aurait tenu Jean BIANCONI, qui aurait tenté d’utiliser celui-ci pour déstabiliser celui-là, qui venait de mettre en examen Gaston FLOSSE, avant de se retourner contre l’officier de gendarmerie qui ne se serait pas prêté à cette manipulation. Deux coupures de presse (pièces 3 et 11) relèvent des réquisitions de relaxe prises par le procureur de la République à l’égard de proches de Gaston FLOSSE. Une autre (pièce 14) évoque la demande de ‘dépaysement’ de l’enquête sur la mort de Jean-Pascal COURAUD et envisage l’hypothèse qu’il s’agisse ‘d’une manoeuvre pour enterrer’ le dossier”.
Ces éléments viennent documenter nombre des faits évoqués dans l’article. Leur valeur probante généralement limitée n’autorisait cependant pas le prévenu à procéder, sans autre précaution, à la simple compilation de ces informations de seconde main. S’il pouvait néanmoins, sur cette base, s’interroger sur les anomalies ou insuffisances qui étaient susceptibles d’affecter tant l’enquête sur la disparition de Jean-Pascal COURAUD qu’un certain nombre de procédures annexes, il se devait de ne le faire qu’après avoir sollicité le point de vue du procureur de la République, qu’il atteignait directement et gravement dans son intégrité professionnelle, et en conservant à son ton la prudence que la fragilité des documents recueillis commandait.
Or, si l’article procède pour l’essentiel par insinuation, il est cependant univoque et conduit le lecteur vers une conclusion sans nuance, à l’image du dessin qui figure sur la dernière page de l’article. Dans ces conditions, le bénéfice de la bonne foi ne saurait être reconnu au prévenu, contre lequel le tribunal entrera en voie de condamnation.

A LA UNE

Affaire JPK : le procureur de Tahiti en arroseur arrosé

Par Pascal Riché | Rue89 | 20/05/2009 | 15H05
La 17e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris a l’habitude de juger les affaires de diffamation. Parfois, pourtant, les procès se retournent : les avocats des supposés « diffamateurs » en sont réduits à déballer le linge sale des prétendus « diffamés ». C’est ce qui est arrivé mardi après-midi, au détriment du procureur de la République de Tahiti, Jean Bianconi.

L’affaire portait sur un article écrit par un journaliste indépendant de Tahiti, Alex du Prel. Ce journaliste et écrivain d’origine américaine anime presque à lui seul le mensuel Tahiti Pacifique, depuis un coin reculé de l’île de Moorea.

C’est un homme courageux, qui n’hésite pas à « porter la plume dans la plaie », comme disait Albert Londres : il dénonce souvent les affaires de corruption en Polynésie, et n’a jamais accepté que l’on enterre l’enquête sur la mort du journaliste Jean-Philippe Couraud, connu à Tahiti sous les trois lettres « JPK ».

Ce dernier, on le sait, a disparu dans des circonstances suspectes en 1997. La thèse officielle de ette disparition est le suicide, mais la famille a la conviction qu’il a été assassiné.

Un article assassin pour le parquet de Tahiti et le procureur Bianconi

Alex du Prel pense lui aussi que JPK a été tué, noyé par des hommes de main de l’ancien président Gaston Flosse. Dans un article publié en janvier 2007, titré « Oui, JPK a bien été assassiné ! », il accusait ouvertement le Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP, l’ancienne milice de Gaston Flosse) d’être à l’origine de sa mort.

Mais il y mouillait aussi la justice locale, estimant « ridicule voire carrément suspect (…) l’acharnement du parquet de Papeete et de l’entourage de l’ex-président Flosse pour tenter de démontrer par tous les moyens que les témoignages (allant dans le sens d’un assassinat) ne seraient que des “rumeurs fantaisistes” ».

Il visait clairement, sans le nommer directement, le procureur Jean Bianconi :

« Serait-ce dû au fait qu’un haut magistrat pourrait se croire investi par une sorte de “mission divine”, qui consisterait à orchestrer une machination (à laquelle certains juges accepteraient de participer) pour protéger par tous les moyens l’ex-GIP et son chef Rere Puputauki qui, s’il était condamné, pourrait mettre en danger le sénateur Flosse, lequel à son tour pourrait alors mettre en danger “les plus hautes sphères de l’Etat” ? »

A la suite de la parution de l’article, Jean Bianconi, son substitut Christophe Perruaux et le juge d’instruction Philippe Stelmach ont porté plainte en diffamation contre du Prel.

Un procès à 16 500 kilomètres des faits jugés

Mais les trois hommes ont choisi de porter l’affaire à Paris, à 16 500 kilomètres de la rédaction de Tahiti-Pacifique. Une manoeuvre visant, selon le journaliste, à sortir le dossier de son contexte. Commentaire d’Alex du Prel, dans un email qu’il nous a adressé :

« Imaginez le tollé qui se soulèverait en France si le procureur de Paris assignait le directeur de publication d’un magazine parisien devant le tribunal correctionnel de Papeete, sous prétexte que trois exemplaires seraient vendus à Tahiti.

C’est un procédé que quelques rares vicieux ont utilisé dans le passé pour se venger d’éditeurs de livres (jamais de presse) qui les malmenaient. ».

Entre le dépôt de cette plainte et le procès de mardi, de l’eau a coulé. Et cette eau a charrié de nombreuses révélations et rebondissements, donnant raison à ceux qui, comme du Prel, réclamait début 2007 une réactivation de l’enquête. Celle-ci a récemment conduit à des perquisitions à la DGSE ou chez Gaston Flosse.

Un parquet qui poursuit un journaliste, mais pas les nervis de Flosse

A cause de la distance, aucune des parties (accusateurs ou accusé) n’était présente mardi dans la salle d’audience. Pour défendre son client, Me Claire Doubliez a choisi d’étaler les turpitudes de la justice de Tahiti : il lui fallait démontrer la bonne foi de son client, et donc reconstituer pour les juges le contexte de l’article incriminé.

Le résultat : un tableau effarant de la justice de Polynésie, dans son versant « parquet ».

Jean Bianconi était jusqu’en 2003 le président de la chambre d’appel d’Aix-en-Provence. Chiraquien, acteur et témoin du drame de la grotte d’Ouvea en Nouvelle-Calédonie, il a été nommé procureur de la République à Papeete alors que Gaston Flosse, ami de Jacques Chirac, commençait à avoir des ennuis judiciaires pour son abus d’emplois
fictifs.

Dans sa plaidoirie, l’avocate du journaliste s’est interrogée : qu’est-ce que c’est que ce parquet qui poursuit un journaliste dérangeant, mais qui n’a rien fait pour poursuivre les agents du service de renseignements du GIP, les « tontons macoute de Gaston Flosse » ?

Et lorsque le même GIP, a-t-elle poursuivi, s’est ouvertement rebellé contre Oscar Temaru, en 2005, « qu’a fait le parquet ? Rien ».

Des pressions indignes sur le juge chargé de l’affaire

Que penser d’un procureur qui donne son feu vert à l’arrestation et la condamnation express, en comparution immédiate, pour dénonciation calomnieuse, d’un témoin-clé, Vetea Guillou, venu expliquer en 2004 qu’il avait recueilli les confidences des assassins de JPK ?

Le juge d’instruction de l’époque, Jean-Bernard Taliercio, en charge de l’enquête sur la disparition de Jean-Pascal Couraud, n’avait alors même pas été informé de l’affaire…

L’avocate a relaté les pressions exercées par Jean Bianconi
contre Taliercio, alors chargé de dossiers sensibles pour Flosse, et réputé peu docile. Au bout du compte, le parquet tahitien a tenté de « coller » une affaire de harcèlement sexuel sur le dos du juge. L’affaire, instruite à Paris, a finalement débouché sur la non-culpabilité du juge…

Me Doubliez a raconté encore, pour souligner les liens Bianconi-Flosse, comment en 2006, le parquet a requis la relaxe dans une
affaire de prise illégale d’intérêt impliquant le potentat local, et qui finit quand même par la condamnation (certes légère) de ce dernier

A la sortie du tribunal, l’avocat des trois magistrats accusateurs, Me Xavier Normand-Bodard, haussait les épaules : « J’ai apporté des faits précis. La défense, elle, a essayé de réécrire un article a posteriori. »

Claire Doubliez, elle, vantant le courage de son client, semblait sincèrement choquée par toute cette affaire « hallucinante ».

Le jugement sera rendu le 23 juin.

Photo : Jean-Pascal Couraud, alias JPK, journaliste retrouvé mort à Tahiti (DR).

ENTRETIEN

Reporter disparu à Tahiti : pourquoi je crois au meurtre

Longtemps convaincu par la thèse du suicide, l’avocat de JPK, Me des Arcis, explique à Rue89 pourquoi il a changé d’avis.

Me des Arcis en janvier à Paris (Audrey Cerdan/Rue89)

« JPK » était son ami, mais pendant des années, il n’a pas voulu croire à son assassinat. Du moins publiquement. Le 19 juin dernier, lorsque le juge lui pose la question, il répond encore : « Jusqu’à présent, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’un suicide. » Mais « après avoir consulté le dossier », l’avocat Jean-Dominique des Arcis a radicalement changé d’avis sur le sort de Jean-Philippe Couraud, journaliste disparu en 1997. Il se dit aujourd’hui convaicu qu’il a été tué.

Lors d’un récent passage à Paris, cet avocat installé à Tahiti s’est confié à Rue89. Avec des certitudes -la Polynésie a financé la campagne de Jacques Chirac- et des doutes -sur le compte bancaire japonais du même Chirac-, il raconte un archipel corrompu et entièrement soumis à la volonté de l’ancien président du gouvernement de Polynésie, Gaston Flosse.

Conseil d’ami : « Ne t’approche pas de Chirac, sinon tu es mort »

A 64 ans, Jean-Dominique des Arcis prétend avoir beaucoup de « trous de mémoire ». Les noms, les chiffres, les visages… Il en a tellement vu depuis vingt ans qu’il fréquente les contre-allées du pouvoir polynésien.

La thèse du suicide de JPK n’est pas sans arguments : juste avant sa disparition, JPK était déprimé, sa femme le trompait. Celle-ci a retrouvé une note : « Quoique je fasse, où que j’aille, je continuerai de t’aimer. » Selon les enquêteurs, le journaliste est parti avec des somnifères et ses palmes.

Seconde piste à laquelle s’intéresse l’enquête : le crime passionnel. La femme de JPK et son amant ont mis dix ans avant d’admettre, au cours d’une garde à vue, avoir eu à l’époque une relation.

Mais la famille du journaliste croit, elle, à la piste politique. En cette drôle d’année 1997, les pressions étaient fortes, tant sur JPK que sur Me des Arcis, qui travaillaient souvent ensemble.

En mars, Gaston Flosse créé le GIP (Groupe d’intervention de Polynésie), sorte de service d’ordre doublé d’une cellule de renseignements dirigée par un duo d’anciens de la DGSE. En juin 1997, le cabinet de des Arcis est cambriolé par une équipe qui emporte son disque dur et 60 kilos de documentation. Le tout sera finalement retrouvé dans les locaux de la présidence polynésienne… JPK et des Arcis, les deux opposants, sont filés, écoutés, surveillés.

La pression monte. Avertissements, menaces de mort, balles et petits cercueils reçus au courrier. A tel point que, lors d’un passage à Paris, un confrère attentionné, proche de Jacques Foccart, lui livre un vrai conseil d’ami : « Ne t’approche pas de Chirac, sinon, tu es mort. » Puis l’orage passe, jusqu’au 15 décembre 1997 – en cliquant sur le lien suivant :

http://www.dailymotion.com/video/x433u0_me-des-arcis-l-avocat-de-jpk-1_news

Une disparition sans traces et sans mobile

Jusqu’au 15 décembre 1997, Me des Arcis fut donc l’avocat et l’ami de JPK l’ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti licencié lors du rachat du titre par le groupe Hersant. Les deux hommes ont en commun les combats politiques menés contre le tout-puissant Flosse. Pour le faire tomber, ils creusaient, ensemble, quelques affaires politico-financières.

A force de chercher, l’avocat et le journaliste finissent par avoir la certitude que Flosse avait largement financé la campagne électorale de Jacques Chirac en 1995.

En février dernier, le frère de JPK, Philippe Couraud rencontre Me des Arcis dans un café. Ce dernier, racontera Couraud, lui aurait alors affirmé qu’il a été en possession d’informations relatives à des transferts de fonds de Polynésie française vers un compte ouvert au Japon au nom Jacques Chirac.

L’avocat dément avoir prononcé le mot « Japon ». Et se fait bien plus prudent. « Si on retient l’hypothèse de l’enlèvement, alors la question du financement politique peut être évoquée… » – cliquer sur le lien suivant pour l’interviewe :   http://www.dailymotion.com/video/k7nhhYP8W07cBBsNuP#from=embed

Dernier épisode en date de l’instruction menée à Tahiti : le dossier Clearstream. Les deux juges parisiens en charge de cette affaire ont accepté de transmettre à leur homologue de Papeete les scellés des archives du général Rondot consacrés à l’enquête de la DGSE sur un compte japonais à la Tokyo Sowa Bank. Des scellés qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets.

Interrogé par le journal Le Monde, le sénateur Gaston Flosse dément toute implication :

« Il n’y a jamais eu de précisions sur ces mouvements de fonds, juste des on-dit. Jamais je n’ai mis le moindre centime dans une banque pour le compte de Jacques Chirac. »

Il se déclare « à la disposition de la justice » si elle souhaite l’interroger.

Pascal Riché et David Servenay 

Affaire JPK: sur la piste des "barbouzes" de Gaston Flosse

publié le 14/01/2011

Ce « renseignement politique » du SED concernait-il également Jean-Pascal Couraud ?

Après l’avoir, dans un premier temps, nié, les anciens membres de la DGSE au service de Gaston Flosse ont bien été obligés de reconnaître que JPK faisait partie des personnalités sous surveillance, tout en niant la moindre responsabilité, directe ou indirecte, dans sa disparition.

Ainsi, le 7 juillet 2006, le patron du SED, André Yhuel, « persiste à dire que nous n’avons jamais suivi Jean-Pascal Couraud. » Entendu le 19 mai 2010 par le juge Stelmach, André Yhuel est moins formel : « Pour Jean-Pascal Couraud, je ne pense pas que c’est la hiérarchie qui a donné l’ordre [de le surveiller], mais si quelqu’un a donné l’ordre c’est forcément moi, explique à présent le patron du SED. Si les agents disent qu’on a suivi Jean-Pascal Couraud, c’est certainement vrai. Je ne m’en souviens pas (…) c’est sûrement parce que c’était un opposant et un journaliste. » Dans le bureau du juge Redonnet, le 11 juin 2010, André Yhuel réaffirme qu’il n’a « pas souvenir que cette cellule [du SED] ait suivi Jean-Pascal Couraud », mais sans démentir cette surveillance : « Si quelqu’un a demandé à Micheloni de le faire, c’est forcément moi, poursuit le patron du SED. Peut-être sommes nous tombés d’accord tous les deux au café le lundi matin sur le nom de cette personne pour occuper les employés de la cellule. » « L’ordre de suivre Jean-Pascal Couraud n’est-il pas venu de plus haut ? » , l’interroge le juge Redonnet. En effet, ce dernier, dans les mois ou années qui ont précédés sa disparition, était connu pour être un farouche opposant à Gaston Flosse et travaillait aux côtés de [l’homme politique] Boris Léontieff ? » La réponse d’André Yhuel est laconique : « Ce n’était pas le seul. »


Pourtant, cette surveillance de JPK est attestée par d’anciens membres du SED, comme Sean Whitman, embauché dès la création du service de renseignement parallèle de Gaston Flosse, en 1997.

« Je me souviens surtout que nous avons eu du mal, car c’était une de nos premières filatures, raconte Sean Whitman. Nous étions tous les trois [NDR : avec deux autres personnes, dont l’une confirmera avoir surveillé JPK] sur cette mission. » L’ancien agent du SED estime que les filatures de JPK ont commencé« environ un mois, un mois et demi avant sa disparition. » « Félicien [Micheloni] nous avait réunis tous les trois et nous avait dit que nous allions filer Jean-Pascal Couraud, poursuit le témoin. Moi, je le connaissais de réputation, mais sans plus. Je ne l’avais jamais vu. Je crois que Félicien avait une copie de presse où il y avait la photo de JPK pour qu’on puisse le reconnaître (…) Félicien nous a expliqué qu’il fallait le filer car il travaillait pour Boris Léontieff. Il fallait tout d’abord le filer pour connaître ses habitudes et ensuite ses contacts (…)ce qui aurait pu être intéressant, c’était que des gens de la présidence ou proche de la présidence [de Polynésie] fasse des allers et retours dans le bureau de JPK, ce qui n’a pas été le cas (…) nous ne l’avons pas surveillé de nuit. Dès qu’il rentrait à son domicile, nous arrêtions la filature » , explique Sean Whitman, qui précise également « avoir filmé JPK » à la sortie d’un « supermarché. »


Interrogé sur les déclarations de Sean Whitman, le patron du SED, André Yhuel explique ne pas s’en souvenir, mais sans remettre en cause la crédibilité de ses propos : « Je tombe des nues, dit André Yhuel, entendu le 7 juillet 2006. Je suis étonné. A la lecture de sa déposition, il y a un accent de vérité et de sincérité, il n’a pas inventé cela (…) visiblement, il l’a observé, cela semble vrai, mais je ne peux pas l’expliquer (…)la seule explication que je puisse donner c’est que Sean Whitman ait été positionné devant la mairie d’Arue[administrée par Boris Léontieff auprès de qui travaillait JPK] pour exercer une observation sur Boris Léontieff et qu’à travers ces observations, il ait décidé de suivre Jean-Pascal Couraud. Je trouve son audition très inquiétante. »

Gaston Flosse à Papeetee, en octobre 2004 © Stringer France/Reuters

Lula Homme Politique à sa manière

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Politique.

Obama a gagné – il ne va pas être le seul à être responsable de l’avenir …

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Obama a gagné – il ne va pas être le seul à être responsable de l’avenir économique des USAla 1ère économie du monde qui au bord du précipice

USA :

accord budgétaire voté lundi soir

Selon l’agence Reuters Mis à jour le 01/08/2011 à 17:49

publié par le Figaro le 01/08/2011 à 17:49

Le vote de la Chambre des représentants sur l’accord budgétaire aura probablement lieu lundi soir, à une heure encore indéterminée, selon une source républicaine du Congrès.

La Chambre des représentants votera en premier, puis, si l’accord est validé, les sénateurs s’exprimeront à leur tour pour ou contre ce plan budgétaire qui prévoit de réduire le déficit américain de 2.100 milliards de dollars sur 10 ans.

En cas de vote favorable, il reviendra alors à Barack Obama de le signer pour en faire une loi.

Le républicain Tom Cole, qui votera à la Chambre des représentants, dit s’attendre à ce que celle-ci vote largement en faveur de l’accord, mais ajoute que quelques voix démocrates pourraient tout de même être nécessaires.

USA/dette :

déficit réduit de 2,1 mds $

Selon l’agence Reuters Mis à jour le 01/08/2011 à 17:44 |
publié par le Figaro le 01/08/2011 à 17:44

L’accord conclu sur le plafond de la dette prévoit de réduire le déficit des Etats-Unis d’au moins 2.100 mds de dollars sur 10 ans, a annoncé lundi le Bureau du budget du Congrès (CBO).

Le compromis annoncé dimanche soir par le président Barack Obama doit permettre à la première économie mondiale d’éviter de se retrouver en défaut de paiement.

En cas de vote favorable, il reviendra alors à Barack Obama de le signer pour en faire une loi.

Le républicain Tom Cole, qui votera à la Chambre des représentants, dit s’attendre à ce que celle-ci vote largement en faveur de l’accord, mais ajoute que quelques voix démocrates pourraient tout de même être nécessaires.

Blog journalistique.

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Blog journalistique.. d’un globe trotteur à connaître …

DSK – Une autre maitresse secrète se déclare… Une de plus !

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DSK – Une autre maitresse secrète se déclare… Une de plus !.

Cet article est très intéressant. Les hommes de pouvoir, aimant les femmes, ont toujours des petites perles dans leurs rencontres. Dommage,  qu’ils n’y restent pas fidèle.

Voici les 4 raisons qui ont fait chuter et arriver au titre final du « News of the World » : Thank you & Goodbye

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News of the World est un tabloïd britannique publié chaque dimanche. Fondé en 1843, il est prévu qu’il cesse de paraître le 10 juillet 2011, comme l’a annoncé son propriétaireRupert Murdoch suite à un scandale d’écoutes téléphoniques.

Téléphone-piratage scandale

  • Nouvelles de la première page du MondeVa maintenant à des presses pour la dernière fois
    10 Juillet 2011 Dernière mise à jour au 09h16 GMT

    Téléphone-piratage sonde : 

    «Merci et au revoir», dit maintenant Le personnel de News of the World quitter le bâtiment à la veille de la dernière édition : vous verrez les images sur le lien suivant : http://www.bbc.co.uk/news/uk-14096215

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    La dernière édition des Nouvelles du Monde a été publié, en première page de déclarer: « Merci et au revoir. »

    Dans un éditorial en pleine page du document propose des excuses.« Très simplement, nous avons perdu notre chemin, » il dit.

    Editeur international de Nouvelles hache le tabloïd 168 ans dans le sillage de téléphone-piratage allégations la semaine dernière.

    Scotland Yard commissaire adjoint John Yates a exprimé « un extrême regret » pour ne pas rouvrir l’enquête de piratage de téléphone il ya deux ans.

    Dans une interview avec le Sunday Telegraph, il a dit qu’il regrettait la manière dont il l’avait traitée après avoir examiné l’enquête policière qui a conduit à la condamnation de détective privé Glenn Mulcaire en 2007.

    M. Yates a dit qu’il n’avait pas ré-examiner les 11 000 pages de matériel récupéré de la maison Mulcaire, mais a passé huit heures à l’étude la question, et a consulté le Crown Prosecution Service, mais décidé qu’il n’y avait pas de risque de nouvelles condamnations.

    Il a dit que la décision semblait maintenant un «merde jolie ».

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    image de Torin DouglasAnalyseTorin Douglasmédias Correspondant de la BBC Nouvelles

    « Merci à vous et au revoir», proclame la page d’accueil définitif, au cours d’une propagation de boules mémorables exposer les faiblesses du sport et de stars de la télé, les politiciens et la royauté – la formule familière qui toujours attiré sept et demi millions de lecteurs.

    Cette semaine, il pourrait être plus. Le papier a doublé son tirage, en calculant que plus de gens veulent marquer un moment dans l’histoire que de protester contre le téléphone-piratage présumé de Milly Dowler et les proches des victimes, qui a la chute du papier.

    Cette fois la semaine dernière, personne ne pouvait prévoir que la Grande-Bretagne le plus vendu du papier serait aujourd’hui publié pour la dernière fois.

    Pour Rupert Murdoch, c’est un coup dur, la fermeture du journal, qui – quand il l’a acheté il ya 42 ans – a posé les fondations de son empire médiatique, et menace maintenant de faire de sérieux dommages.

    M. Yates a admis la réputation de la police métropolitaine avait été ternie par le scandale, mais a déclaré qu’il n’avait aucune intention de démissionner.

    Rupert Murdoch, dont Nouvelles Corp entreprise possède des Nouvelles de l’Internationale de l’éditeur mondial de Nouvelles, doit arriver au Royaume-Uni à prendre en charge de gérer la crise de téléphone-piratage.

    En attendant, dirigeant travailliste Ed Miliband a réitéré ses appels pour le premier ministre à retarder rachat Nouvelles Corp BSkyB prévues jusqu’à l’enquête pénale sur l’est maintenant terminée.

    Il a renversé une motion à la Chambre des communes demandant que le retard et il dit à la BBC, Andrew Marr programme qu’il espérait remporter ce vote.

    M. Miliband, qui a nié qu’il avait « déclaré la guerre à Ruper Murdoch », a déclaré le rachat par BSkyB devrait être renvoyée à la Commission plutôt que concurrentiels « en s’appuyant sur des assurances de Nouvelles internationales ».

    Il a dit: «Après cette semaine, je ne pense pas que le public va accepter l’agitant travers de cette offre sur la base d’assurances de la part des cadres Nouvelles internationales ».

    Pendant un bref discours à plus de 200 membres du personnel en dehors des bureaux du journal à Wapping, East London, en retard samedi soir éditeur de Myler Colin a tenu jusqu’à l’e 8674 et dernière édition du journal dimanche, en disant: «Ce n’est pas là où nous voulons être et non là où nous méritons d’être. « 

    Nouvelles de la première page du MondeLes presses ont commencé à rouler sur la dernière édition à environ 2150 le samedi BST

    « Comme un ultime hommage à sept et demi millions de lecteurs, ceci est pour vous – et pour le personnel, merci. »

    «Maintenant, dans les meilleures traditions de la rue Fleet, nous allons au pub », at-il ajouté.

    L’a doublé le tirage de dimanche à cinq millions, avec l’argent de la vente étant reversés à quatre organismes de bienfaisance.

    Dans un éditorial en pleine page à la page trois, le document propose une excuse pour le piratage de téléphones.

    «Nous éloge des normes élevées, nous avons réclamé des normes élevées, mais, comme nous sommes maintenant trop douloureusement conscients, pour une période de quelques années jusqu’à 2006, environ qui ont travaillé pour nous, ou en notre nom, est tombé honteusement courte de ces normes.

    «Tout simplement, nous avons perdu notre chemin», admet le papier.

    « Les téléphones ont été piratés, et pour que ce journal est vraiment désolé.

    « Il n’ya aucune justification pour cette faute épouvantable. Aucune justification de la douleur causée aux victimes, ni pour la tache de profondeur, il a laissé sur une grande histoire.

    « Pourtant, lorsque cet outrage a été expié, nous espérons que l’histoire finira par nous juger sur l’ensemble de nos années. »

    Alan Edwards, l’un des journalistes Maintenant, qui a désormais perdu son emploi, a déclaré à la BBC qu’il avait été un «terriblement émotionnelle » dernier jour sur le papier, en travaillant sur une «édition mémorable».

    Il a dit: «Nous avons voulu partir avec la tête haute Quelque soit allé sur des années il ya avait rien à voir avec ceux d’entre nous qui ont quitté hier.. »

    Andy CoulsonLe Premier ministre a défendu sa décision d’employer l’ex-rédacteur en chef Andy Coulson NoW

    La famille de Milly Dowler écolière assassinée, dont le téléphone aurait été piraté après son enlèvement en 2002, est de rencontrer le vice-Premier ministre Nick Clegg, le lundi pour discuter de l’enquête indépendante concernant le scandale de piratage de téléphone, et rencontrera également le Premier Ministerrt David Cameron.

    Ancien chef de file libéral démocrate, Paddy Ashdown a déclaré l’Observateur, il avait averti le gouvernement de se débarrasser de l’ex-rédacteur en chef Andy Coulson NoW que son directeur des communications.

    « J’ai prévenu numéro 10 dans les jours de l’élection qu’ils subiraient un préjudice terrible si ils ne pas se débarrasser de Coulson, quand ces choses est sorti, comme il était inévitable qu’ils », at-il dit.

    Un porte-parole de M. Clegg a également confirmé Gardien rédacteur en chef Alan Rusbridger avait averti sur les difficultés potentielles en relation avec le rôle de M. Coulson.

    M. Coulson a démissionné comme porte-parole du Premier ministre en Janvier dire que les revendications en cours de piratage étaient le distraire de son travail. Il nie les connaissances du hacking de téléphone au cours de sa rédaction Maintenant à partir de 2003-07.

    Le vendredi, les 43 ans a été arrêté sur des soupçons de complot pour intercepter les communications et la corruption présumée. Ancien rédacteur en chef aujourd’hui le Royal Clive Goodman, 53 – qui a été emprisonné en 2007 pour le téléphone de piratage – a été arrêté sur des soupçons de corruption.

    Un anonyme de 63 ans l’homme a été arrêté à une adresse à Surrey sur des soupçons de corruption.

    Les trois hommes ont été libérés sous caution jusqu’à Octobre.

    Appel de rendez-juge

    M. Murdoch a déclaré samedi qu’il avait été « une décision collective » pour fermer le journal, dont il a admis avait «laissé tomber ses lecteurs ».

    Et il a dit le directeur général du agence de nouvelles Reuters Nouvelles International et ancien rédacteur Maintenant, Rebecca Brooks, a sa « totale » de soutien.

    Ancien Nouvelles Exécutif International Jack Irvine dit à la BBC qu’il croyait que l’avait maintenant été «sacrifiés» pour sauver la carrière de Mme Brooks.

    Dans une lettre aux députés publié samedi, Mme Brooks a nié toute connaissance de piratage présumé de l’assassinat de téléphone de Milly Dowler d’écolière ou de tout autre cas, alors qu’elle a été rédacteur en chef.

    Le Parti travailliste appelle à un démarrage immédiat à l’autorité judiciaire de téléphone-piratage enquête afin preuve ne sera pas perdu car la Nouvelles du monde se ferme.

    Le gouvernement a annoncé deux enquêtes indépendantes sur le scandale, tout d’abord une sonde juge-conduit dans les activités des papiers NoW et autres, et l’échec de l’enquête policière originale à partir de 2005 dans le piratage de téléphone.

    La deuxième enquête examinera l’éthique et la culture de la presse.

     

Spécialisé dans la révélation de scandales, le journal brocardait régulièrement les liaisons adultères de personnalités, les affaires de drogue ou de mœurs.

Il avait notamment révélé l’affaire Max Mosley, ce dernier s’étant adonné à une séance sado-masochiste avec cinq prostituées, dans une mise en scène qualifiée par le journal de « nazie ».

À partir de 2007, le journal a été confronté à la révélation de la pratique généralisée d’écoutes illégales de téléphones mobiles de personnalités, ou de familles de victimes d’affaires fortement médiatisées. En 2007, ces affaires provoquent la démission et la condamnation de Clive Goodman, correspondant chargé de suivre la famille royale, à une peine de quatre mois de prison. Le rédacteur en chef Andy Coulson démissionne également. En 2011, trois autres journalistes sont arrêtés1, et les ramifications de l’affaire obligent Andy Coulson à quitter le poste de conseiller du premier ministre David Cameron auquel il avait entre-temps accédé2,3. Le 7 juillet 2011, James Murdoch, directeur de News International, annonce que News of The World cessera de paraître à compter du 10 juillet 2011. Le journal aura connu 168 ans d’existence et était devenu le plus vendu au Royaume-Uni4.

  1.  (en) Amelia Hill, Phone hacking: senior News of the World journalist arrested [archive]The Guardian, 14 April 2011 

    Téléphone piratage: 

    Nouvelles supérieurs de la journaliste du

     Monde arrêtés

    James Weatherup en garde à vue que d’autres recherches sur Nouvelles des bureaux du monde sont attendus sur le profil: Qui est James Weatherup?

    Nouvelles du monde

    Téléphone piratage: Nouvelles du Monde senior journaliste James Weatherup a été arrêté. Photo: Andy Rain / EPA

    L’enquête de police sur hacking de téléphone à la Nouvelles du Monde a pris un tour dramatique avec l’arrestation surprise de James Weatherup, journaliste principal au papier.

    Il est le troisième courant Nouvelles ou anciens de la journaliste du Monde à être arrêté dans le cadre de la nouvelle enquête de Scotland Yard dans le piratage de téléphone allégués au papier.

    Weatherup, qui n’a pas déjà été nommé dans le cadre du scandale, a été arrêté jeudi matin. Il est actuellement en garde à vue au poste de police dans la périphérie de Londres.

    Il ya aussi devrait être d’autres recherches sur les Nouvelles des bureaux du Monde à Wapping peu. On pense que la police sentit le papier n’avait pas réussi à être pleinement coopératifs lors des perquisitions la semaine dernière et les dirigeants sont désormais déterminés à être plus robustes.

    Weatherup a été rédacteur de nouvelles à la Nouvelles du monde pendant environ 18 mois à partir de 2004, et fut l’un des premier cercle de dirigeants dans l’éditeur, puis, Andy Coulson, qui est devenu le réalisateur David Cameron de communications jusqu’au début de cette année.

    Comme le chef des nouvelles de la troisième à papier sous Coulson, Weatherup faisait partie d’une poignée de cadres supérieurs qui participent à des discussions privées des grandes nouvelles avec d’autres membres éminents du papier.

    Weatherup la suite retourné à être grand reporter pour le journal. Il est un proche collaborateur de Ian Edmondson et Neville Thurlbeck, qui ont été arrêtés la semaine dernière sur des soupçons de complot pour intercepter les messages de téléphonie mobile.

    Edmondson, directeur du journal ancien assistant (nouvelles), a été rejeté en Janvier. Thurlbeck est le reporter en chef des Nouvelles du Monde.

    Thurlbeck et Edmondson ont été arrêtés après avoir volontairement se présenter aux différents postes de police dans le sud-ouest de Londres.

    Les deux hommes ont été libérés sous caution pour retourner en Septembre. Leurs maisons, ainsi que de bureaux Thurlbeck et informatique à l’Nouvelles des bureaux du monde, ont été perquisitionnés par la police.

    On croit Edmondson, qui a été limogé de la Nouvelles du Monde en Janvier, et Thurlbeck ont ​​été impliqués dans le scandale de longue durée grâce à des documents saisis par Glenn Mulcaire, l’enquêteur privé employé par le journal. Les deux Edmondson et Thurlbeck nient toute malversation.

    Nouvelles internationale n’avait pas répondu à une demande de commentaires au moment de la publication.

    • Pour contacter le bureau de editor@mediaguardian.co.uk nouvelles MediaGuardian courriel ou par téléphone 020 3353 3857. Pour toute autre question s’il vous plaît appeler le standard Gardien principal sur 020 3353 2000. Si vous écrivez un commentaire pour publication, s’il vous plaît marquer clairement «pour publication». 

  2.  (enAndy Coulson quits Downing Street communications role [archive]BBC News, 21 janvier 2011

    Paru : 21 Janvier 2011 Dernière mise à jour au 16h34 GMT 

    Andy Coulson quitte 

    Downing Street 

    communication rôle

    Andy Coulson quitte Downing Street
    M. Coulson dit qu’il va quitter son emploi dans les prochaines semaines. 

    Les communications du premier ministre chef Andy Coulson, a démissionné, accusant la couverture des Nouvelles du scandale téléphone mondial de piratage.

    M. Coulson a déclaré la couverture avait «fait qu’il est difficile pour moi de donner le 110% nécessaires dans ce rôle».

    Il a fait face la pression après les créances sur le hacking de téléphone alors qu’il était rédacteur en chef.

    M. Coulson quitté en tant que rédacteur en 2007 en disant qu’il a pris la responsabilité ultime de ce scandale. Il a nié connaître piratage téléphonique avait lieu.

    Dans un communiqué publié vendredi, il a dit qu’il avait été « un privilège et un honneur de travailler pour David Cameron pour trois ans et demi ans».

    Mais il a ajouté: «Malheureusement, a poursuivi la couverture des événements liés à mon ancien poste à la Nouvelles du Monde a rendu difficile pour moi de donner le 110% nécessaires dans ce rôle.

    « Je maintiens ce que j’ai dit à propos de ces événements, mais quand le porte-parole a besoin d’un porte-parole, il est temps de passer à autre chose. »

    Il a dit qu’il laisserait quelques semaines et a été fier du travail qu’il avait fait.

    Cliquez ici pour lire

     
     

    Cameron louanges «professionnels» Coulson

    Dans un communiqué, M. Cameron lui salué comme un «membre de mon équipe brillante ».

    Le Premier ministre a déclaré: « Je suis vraiment désolé que Andy Coulson a décidé de démissionner de mon directeur de la communication, même si je comprends que les pressions continues sur lui et sa famille veut dire qu’il se sent obligé de le faire.

    « Andy m’a dit que l’accent mis sur lui, était d’empêcher sa capacité à faire son travail et commence à se révéler une source de distraction pour le gouvernement. »

    Prié de dire si elle soulève des questions sur son propre jugement, M. Cameron a déclaré: « Je ne pense pas du tout parce que Andy Coulson a démissionné de Nouvelles du monde quand il a découvert ce qui se passait, je sens qu’il a été puni deux fois pour la même infraction.

    «J’ai choisi de le juger par le travail qu’il a fait pour moi, pour le gouvernement et pour le pays et il a dirigé le Bureau de presse de Downing Street d’une manière professionnelle et compétente et bon. »

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    image de Torin DouglasTorin Douglasmédias Correspondant de la BBC Nouvelles

    C’est l’histoire qui refuse de se coucher.

    Il est de quatre ans, depuis les Nouvelles de l’éditeur royales du monde et d’un enquêteur privé ont été emprisonnés pour téléphone-piratage, ce qui incite Andy Coulson de démissionner en tant que rédacteur du journal, même si dit qu’il n’avait pas connue concernant l’acte répréhensible.

    Il ya eu des enquêtes menées par la police, le Crown Prosecution Service, le Press Complaints Commission et les députés – mais M. Coulson a collé à son histoire que le téléphone-piratage a été le travail d ‘«un journaliste de voyous».

    Cette défense a été minée par de nouvelles preuves dans une série d’actions juridiques, apporté par des personnalités publiques qui revendiquent leur vie privée a été envahie.

    Avocats pour une célébrité, Sienna Miller, allèguent les cadres supérieurs de rédaction – mais pas M. Coulson lui-même – peut avoir autorisé le téléphone-piratage.

    Mais comme les enquêtes procéder, il se retrouvera de plus en plus sous les projecteurs.

    M. Coulson a été rédacteur en chef des Nouvelles du Monde en 2007 lorsque son éditeur royale, Clive Goodman, a été emprisonné pour complot pour accéder aux messages téléphoniques. Le détective privé Glenn Mulcaire a été emprisonné pendant six mois sur la même accusation.

    M. Coulson a nié toute connaissance de piratage de téléphone, mais a démissionné en disant, en tant que rédacteur, il a pris «la responsabilité ultime ». A la Press Complaints Commission enquête en mai 2007 n’a trouvé aucune preuve que lui ou quelqu’un d’autre à ce document avait été au courant des activités de Goodman.

    Ce même mois, il devint directeur M. Cameron de la communication.

    Mais la pression a récemment monté sur M. Coulson, au milieu des enquêtes de journaux renouvelée dans l’échelle de piratage téléphonique au tabloïd dimanche. M. Coulson était lui-même interrogé comme témoin par la police en Novembre.

    En Décembre, Directeur des poursuites publiques a déclaré M. Keir Starmer pas de nouvelles charges seraient portées dans l’affaire, en raison d’un manque de preuves recevables.

    Mais certaines personnalités publiques prennent civile action en justice contre le journal, et les documents divulgués dans ces affaires ont conduit à de nouveaux développements.

    Plus tôt ce mois-ci les Nouvelles du Monde a suspendu son chef des nouvelles, Ian Edmondson, sur les allégations de piratage téléphonique en 2005-6, la pensée d’impliquer l’actrice Sienna Miller.

    Interrogé sur la démission de M. Coulson, dirigeant travailliste Ed Miliband, a déclaré: « Nous pensons qu’il aurait dû aller plus tôt, il a maintenant fait la bonne chose je pense qu’il ya des questions sur le jugement de David Cameron à propos s’accrochant à lui tant qu’il a fait.. »

    Mais d’autres députés travaillistes a accusé M. Coulson d’avoir délibérément annonçant sa démission un jour Nouvelles occupé – quand l’ancien PM du Travail Tony Blair est à l’enquête en Irak, et au lendemain de la démission de choc, Alan Johnson, comme l’ombre chancelier.

    Dans la Chambre des communes le vendredi, l’ancien ministre Denis MacShane a exigé que le premier ministre faire une déclaration »plutôt que des nouvelles sur enterrer ce jour où, franchement, il ya énormément d’autres nouvelles qui ont lieu ».

    Son collègue Tom Watson a ajouté: «C’est une marque de l’homme qu’il allait sortir en douce une déclaration sur un vendredi matin sur une journée occupée nouvelles.

    « Spin et obscurcissement est tout que nous obtenons de Downing Street – nous avons besoin pour parvenir à la vérité. »

    Une source de Downing Street a déclaré qu’il était «poubelles complète» de suggérer qu’ils tentaient d’enterrer les mauvaises nouvelles: «. Nous avons frappé deux histoires très mauvaises nouvelles du Travail, du haut des bulletins »

    BBC Nick Robinson politiques éditeur a déclaré qu’il comprenait que M. Coulson a informé le Premier ministre mercredi soir de son souhait de démissionner et qu’ils avaient arrangé ensuite pour qu’il soit annoncé vendredi. 

    8 Juillet 2011 Dernière mise à jour au 14h48 GMT

    Téléphone-piratage sonde: «Merci et au revoir», dit maintenant

      Nouvelles du signe du MondeTabloïd britannique les Nouvelles du Monde est de fermer après 168 ans de la circulation

      Comme les patrons de journaux décident de fermer les Nouvelles du monde au milieu d’une tempête au cours de piratage de téléphone, quelles sont les questions clés qu’il pose?

      Que s’est-Nouvelles International a annoncé?

      Sunday, 10 Juillet, sera le dernier numéro des Nouvelles du monde (maintenant).

      Il ne contiendra pas de publicités commerciales.Tout l’espace publicitaire sera reversée à des organisations caritatives et de tous les revenus de l’édition va aller à de bonnes causes.

      Comment le gouvernement at-il réagi?

      Le bureau du Premier ministre a déclaré qu’il n’avait aucun rôle ou l’implication dans la décision de fermer le journal, et pas de pression a été appliquée aux Nouvelles internationales ou son président James Murdoch.

      Le PM annonce deux enquêtes – un juge-dirigé une en-piratage téléphonique allégations de commencer une fois l’enquête policière est terminée, et l’autre regardant l’éthique journal.

      La Press Complaints Commission (PCC) seront mis au rebut.

      Quelle est la dernière à l’enquête policière?

      Deux arrestations ont été faites. Andy Coulson, ancien rédacteur en chef maintenant et ex-directeur des communications pour David Cameron, a été arrêté le 8 Juillet par le piratage de la police de téléphone des enquêtes et des accusations de corruption. Il a précédemment nié toute connaissance de piratage téléphonique.

      Ex-rédacteur en chef aujourd’hui le Royal Clive Goodman, emprisonné en 2007 pour le piratage de téléphone, a été arrêté sur les revendications contre la corruption.

      En attendant, la police a identifié 4000 cibles possibles et nous prévoyons de communiquer avec chacun d’eux.

      Comment avez le scandale se posent?

      Le a été illégalement pirater les messages vocaux que des personnalités de trouver des histoires.

      Il a admis messages vocaux interceptant en avril après des années de rumeurs selon lesquelles la pratique a été généralisée et au milieu d’intenses pressions de ceux qui ont cru qu’ils avaient été victimes.

      Jusqu’ici, un maintenant journaliste et un détective privé ont été emprisonnés pour le piratage.

      Quelle est la Nouvelles du Monde?

      Un tabloïd national publié au Royaume-Uni, réputé pour la célébrité scoops. Son penchant pour les scandales sexuels gagné le surnom de «Nouvelles de la vis ».

      Son chiffre d’affaires en moyenne 2.812.005 exemplaires par semaine.

      L’est maintenant publié par les journaux du groupe Nouvelles, une partie de Nouvelles International, qui est une filiale de Corporation de Rupert Murdoch Nouvelles.

      Qui est présumée avoir été piraté?

      La police a une liste de 4000 cibles possibles. Parmi eux se trouvent des aides royales, des célébrités, stars du sport, des politiciens et des victimes de la criminalité.

      Ils comprennent l’acteur Hugh Grant, publiciste Max Clifford, les actrices Sienna Miller et Gwyneth Paltrow, ancien député George Galloway, Lord Prescott, le maire de Londres Boris Johnson, le football Pundit Andy Gray et ex-footballeur Paul Gascoigne.

      Assassinée adolescente Milly Dowler et les parents des écolières assassinées Soham Wells Holly et Jessica Chapman auraient été ciblés.Les proches des soldats britanniques morts peuvent aussi avoir leurs téléphones piratés.

      Milly DowlerLes allégations selon lesquelles de téléphone Milly Dowler a été piraté ont été décrits comme « vraiment horrible » par le Premier ministre

      Comment les téléphones hacker maintenant?

      Les téléphones mobiles utilisés à venir avec un défaut à quatre chiffres comme 1234, 0000 ou 3333. Les clients devaient changer leur épingle, mais très peu ont fait.

      Tabloid journalistes et des enquêteurs privés pourraient tout simplement l’anneau du nombre et si l’appelant ne répondait pas, saisissez le code par défaut et accéder aux messages de la personne.

      Une autre ruse consistait à modifier le code PIN de messagerie vocale à partir du défaut d’empêcher les journalistes d’avoir accès à d’autres qu’elle.

      Pourquoi les téléphones hacker maintenant?

      Pour des histoires exclusives.

      La concurrence est féroce entre la presse nationale et, sous une pression intense, les journalistes peuvent pousser aux limites légales.

      Comment savons-nous qui était piraté?

      Le NOW royale éditeur Clive Goodman et Glenn Mulcaire détective privé ont été emprisonnés pour le piratage en Janvier 2007 après qu’il a été constaté qu’ils ciblée des aides du Prince William. Il découle d’une histoire maintenant publié en Novembre 2005 sur le prince souffre d’une blessure au genou.

      Détectives récupéré des fichiers chez Mulcaire, qui fait référence à une longue liste de personnalités publiques et des célébrités.

      En 2009, le journal The Guardian prétend NoW journalistes avaient piraté le téléphone d’un maximum de 3000 célébrités, des politiciens et des stars du sport. La police a confirmé victimes présumées avaient été identifiés parmi les têtes couronnées, le gouvernement, la police et l’armée. La police a également publié quelques-uns des noms. D’autres personnes affirment avoir vu leurs téléphones piratés ont parlé aux médias.

      Actrice Sienna MillerSienna Miller est l’une des victimes de piratage pour avoir pris des mesures juridiques

      Pourquoi importe de téléphone piratage?

      Il est contre la loi. Si maintenant piratage patrons de téléphone autorisés alors ils pourraient faire face à des accusations.

      Mais le scandale va également au cœur de la relation entre le gouvernement et la police et les médias britanniques.

      Il soulève des questions plus larges de l’éthique dans la presse et la façon dont la police a enquêté piratage.

      Les policiers sont également confrontés à des questions sur la relation entre ses agents et les journaux. Nouvelles découvertes internationale des e-mails indiquant apparemment des dizaines de milliers de livres ont été versés au cours des années à la police. Des célébrités et des politiciens dont les téléphones peuvent avoir été piraté ont longtemps critiqué la police pour ne pas enquêter correctement et d’être trop proche des médias.

      La relation entre les politiciens et empire de presse de Rupert Murdoch est également sous étroite surveillance. Commentateurs des médias ont fait valoir que pour les deux dernières décennies aucun politicien avec des chances de pouvoir a osé attaquer son empire.

      La nomination d’Andy Coulson, le rédacteur en chef de l’Or à l’époque de Goodman et Mulcaire opéraient illégalement, comme le réalisateur David Cameron de communications a également remis en question le jugement du premier ministre.

      Et le scandale de téléphone piratage pourrait aussi dent ambitions de Rupert Murdoch de prendre le contrôle de BSkyB.

      Quels sont les victimes à ce sujet?

      Plusieurs cas ont été réglés par les tribunaux. Sienna Miller a remporté £ 100.000 dommages et Andy Gray a reçu 20.000 £. Max Clifford a apporté une affaire privée et a reçu un règlement déclaré de £ 700,000.

      D’autres victimes sont en attente de l’issue des enquêtes de police ou ont déjà lancé des poursuites judiciaires.

      Seigneur, PrescottAncien vice-premier ministre Lord Prescott a dit qu’il croit qu’il a été ciblé par les hackers

      Quelle est l’histoire de l’enquête policière?

      La police métropolitaine a été critiqué pour son enquête initiale en 2006 dans le hacking de téléphone sur le papier. Il a vu Goodman et Mulcaire emprisonnés, mais ne faisaient pas intervenir quelqu’un d’autre.

      En 2009, le Met a choisi de ne pas relancer leur enquête en dépit des affirmations dans le Guardian que le moment était impliqués dans le piratage de téléphone généralisée de plusieurs milliers de célébrités, stars du sport et des politiciens.

      Mais, en Janvier 2011, alors que la pression continue, le Met a rouvert l’enquête et l’opération lancée Weeting à regarder «de nouvelles informations significatives». Le même jour, le Maintenant limogé Ian Edmondson, un de ses rédacteurs adjoints, lorsque quatre des e-mails relatifs au piratage de téléphone auraient été trouvés sur les systèmes du journal.

      Les personnes arrêtées et a écopé par la police dans le cadre de la nouvelle enquête comprenait M. Edmondson, maintenant chef journaliste Neville Thurlbeck, senior NoW journaliste James Weatherup, journaliste pigiste Terenia Taras et Association de la presse Journaliste Laura Elston.

      En mai, l’ancien vice-premier ministre Lord Prescott, député travailliste Chris Bryant, ex-commandant de Scotland Yard Brian Paddick et journaliste Brendan Montague a remporté une enchère de la Haute Cour de révision judiciaire dans l’enquête policière.

      Comment est-piratage lié aux paiements présumés à la police?

      Les commentateurs et les victimes accusent la police d’un manque de volonté d’enquêter piratage parce que les officiers étaient trop proches pour les médias.

      Au début de Juillet, Nouvelles international remis des e-mails qui ont été dites à montrer les paiements ont été faits à la police en échange de l’information, et ils étaient présumés avoir été autorisé par M. Coulson.

      Rencontré le commissaire Sir Paul Stephenson a déclaré un petit nombre d’officiers étaient présumés avoir pris des paiements illégaux, et si vrai, ils feraient face à une cour criminelle.

      Beaucoup plus tôt, en 2003, Rebecca Brooks, directeur général Nouvelles International, admis à un comité des Communes que les journalistes ont payé de police pour des informations dans le passé. Mais elle dit plus tard qu’elle n’avait pas connaissance de « cas précis ».

      Que fait le gouvernement?

      Le premier ministre a promis une enquête après les révélations de piratage téléphonique en Juillet que les familles endeuillées peuvent avoir été ciblées. Le gouvernement et l’administration du travail précédent, ont été accusés d’être lent à réagir.

      Après réclamations du Guardian en 2009, la Maison inter-partis de la culture communes, Médias et des Sports a interviewé Nouvelles patrons international, y compris M. Coulson, sur les accusations du journal ..

      Dans son rapport en Février 2010, le comité accuse le maintenant de «amnésie collective». Les députés n’ont trouvé aucune preuve que M. Coulson a approuvé ce soit du piratage de téléphone par son reporters ou était au courant que les téléphones étaient piratés, mais a déclaré qu’il était «inconcevable» que personne d’autre ne savait qu’il se passait.

      Comment avez-Nouvelles internationales répondent initialement?

      Nouvelles internationales initialement nié piratage téléphonique a été généralisé et mis condamnation Goodman vers le travail d’un «journaliste voyous». Andy Coulson éditeur a démissionné, mais a affirmé ne connaître de piratage.

      Ce fut seulement après la pression intense de victimes qu’il a admis, en avril de cette année, que le piratage a été utilisé. Le 10 avril excuses officielles a été faite sur le site maintenant et sur la page deux du journal de l’interception des messages vocaux entre 2004 et 2006. Il a déclaré que son comportement passé a été une «affaire d’un regret sincère ».

      Nouvelles internationale instruit les avocats de mettre en place un fonds d’indemnisation de £ 20m pour faire face aux «revendications légitimes».Il a fait plusieurs gains.

      La société a déclaré qu’il serait « horrifié » si les victimes ou les familles réclamations assassiner des soldats endeuillés »ont été ciblés sont vraies.

      Nouvelles International a salué l’engagement du Premier ministre pour une enquête de grande envergure dans les normes dans les médias. Il s’est également engagé à coopérer avec l’enquête de police.

      Qu’en Andy Coulson?

      Andy CoulsonAndy Coulson blâmé la couverture de l’histoire de téléphone-piratage de sa démission

      M. Coulson a été rédacteur en chef lors de Goodman et Mulcaire ont été condamnés. Il a démissionné, affirmant qu’il a pris la responsabilité de ce qui s’était passé sur sa montre.

      Mais en Novembre 2010 détectives interrogé M. Coulson comme témoin – et deux mois plus tard, il quitte son poste à Downing Street, en citant la couverture du scandale.

      En Juillet, il a été arrêté par la nomination à un poste de la police du sud de Londres et la police étaient à la recherche de son domicile du sud de Londres.

      Ces événements ont conduit à des questions sur le jugement de David Cameron. Prié de dire s’il avait «foiré» sur la décision d’employer M. Coulson, M. Cameron a déclaré: «Les gens vont décider. »

      Qu’en est-il BSkyB?

      Corporation de Rupert Murdoch Nouvelles veut prendre le contrôle BSkyB diffuseur.

      Nouvelles Corp détient déjà 39% de BSkyB, mais l’année dernière a signalé son intention de prendre le reste de l’entreprise.

      Nouvelles offres Corp a fait face à l’opposition de ses rivaux dans l’industrie des médias et certains politiciens, qui se sont opposés au motif qu’il serait trop propres des médias britanniques, si l’accord passé par.

      Cette opposition a augmenté alors que le scandale s’aggrave de téléphone-piratage, avec des critiques affirmant que cela montre que Nouvelles Corp n’est pas «convenable» de posséder le diffuseur, tel que requis par l’Ofcom de régulation des médias.

      Il semble probable que la culture secrétaire Jeremy Hunt va retarder sa décision sur l’opportunité d’autoriser l’offre Nouvelles Corp après avoir reçu 100 000 observations sur la question.

      Où tout cela laisse Nouvelles international?

      Nouvelles international est co-exploitation avec une enquête de police sur le piratage et mène sa propre enquête sur les revendications.

      Des appels ont été faits pour Rebecca Brooks, rédacteur en chef des Nouvelles du monde au moment du piratage présumé de téléphone Milly Dowler, de démissionner de son poste actuel en tant que directeur général de Nouvelles internationales.

      Dans la période précédant l’annonce de la fermeture Maintenant, une chaîne d’entreprises suspendu ou annulé publicitaires avec le papier.Parmi eux se trouvaient Co-operative Group, Lloyds, Halifax, Vauxhall, Virgin Holidays, Sainsbury, O2, constructeur automobile Ford et le gouvernement. La Royal British Legion aussi coupé ses liens avec le papier en tant que partenaire de campagne et de mettre sa publicité avec les Nouvelles internationales sous revue.

      Actions Nouvelles Corporation ont également pris un coup.

      Pour en savoir plus sur cette histoire cliquer sur : http://www.bbc.co.uk/news/uk-politics-12251456

      Histoires connexes

       

    •  Constance Jamet, Le portable d’une adolescente tuée piraté pour un scoop [archive]Le Figaro, 5 juillet 2011

      Le portable d’une adolescente tuée piraté pour un scoop

      Mots clés : 

      Par Constance Jamet
      05/07/2011 | Mise à jour : 16:41 Réactions (32) 

      «C'est le désarroi qui s'ajoute à la tragédie d'apprendre que News of the World n'avait aucune humanité à un moment aussi terrible», a déclaré Mark Lewis, l'avocat de la famille de Milly Dowler, enlevée et tuée en 2002.
      «C’est le désarroi qui s’ajoute à la tragédie d’apprendre que News of the World n’avait aucune humanité à un moment aussi terrible», a déclaré Mark Lewis, l’avocat de la famille de Milly Dowler, enlevée et tuée en 2002. Crédits photo : Surrey Police PA/AP

      News of the world, le tabloïd britannique de Rupert Murdoch, aurait intercepté et effacé les messages téléphoniques d’une adolescente, retrouvée assassinée, détruisant de possibles preuves et donnant de faux espoirs à la famille.

      L’affaire des écoutes téléphoniques de News of the world, qui empoisonne les médias britanniques depuis 2005, prend une nouvelle dimension. L’hebdomadaire dominical, propriété de Rupert Murdoch, est accusé d’avoir piraté, en 2002, la messagerie téléphonique d’une adolescente retrouvée assassinée. Ce qui a interféré avec l’enquête menée par les policiers. Jusqu’ici, on pensait que le tabloïd, soupçonné d’avoir mis sur pied un vaste et illégal système d’écoutes, n’avait visé que des célébrités et des politiques.

      En mars 2002, une écolière de 13 ans, Milly Dowler, disparaît dans le Surrey. Les recherches mobilisent tout le pays, le cadavre de la collégienne, tuée par un videur de boîte de nuit, est découvert six mois plus tard. Selon le Guardian, à l’origine des révélationsNews of the world engage, quelques jours après la disparition de Milly, un détective privé local. Ce dernier obtient l’adresse et le téléphone de l’écolière et de sa famille. Le tabloïd dominical, qui tire à 2.8 millions d’exemplaires, est en pleine campagne contre les pédophiles et désire s’assurer un maximum d’exclusivités. Grâce aux renseignements glanés par ce premier enquêteur, le détective privé à plein temps de News of the world, Glenn Mulcaire, accède à la messagerie de l’adolescente. Le magazine écoute les appels de ses proches. Mais le répondeur est plein et n’accepte plus de nouveaux messages. News of the world efface alors les communications les plus anciennes, désorientant la police et détruisant des preuves qui auraient pu s’avérer cruciales.

      Des faux espoirs cruels pour la famille

      Cette manipulation fait aussi croire à l’entourage de Milly, qui peut à nouveau laisser des messages, que celle-ci est en vie. Pleins d’espoir, les parents de l’écolière accordent même une interview au tabloïd, appelant leur fille à revenir à la maison. Les scoops à répétition de News of the world alertent les enquêteurs, qui réalisent que leurs téléphones et ceux des Dowler sont peut-être surveillés. Par précaution, ils décident de communiquer en utilisant des lignes fixes mais ne poursuivent pas le magazine. Pour la police, la priorité est de retrouver Milly. Ces écoutes ne sont qu’un exemple de plus des pratiques douteuses de la presse à scandales.

      Si l’affaire surgit aujourd’hui, c’est grâce à la réouverture, en janvier, de l’enquête sur les écoutes. Scotland Yard, qui les avait déjà parcourues à deux reprises, s’est replongé dans les 11.000 pages de notes, rédigées par le détective Glenn Mulcaire. Les parents de Milly Dowler entendent poursuivreNews of the worldRebekah Brooks, rédactrice en chef du tabloïd au moment des faits, nie toute implication. «Il est inconcevable que j’ai pu avoir eu connaissance, ou pire, avoir autorisé ces actes horribles», a déclaré celle qui est maintenant directrice générale de News International, le groupe de Rupert Murdoch. Selon la BBC, des dirigeants de News of the world devaient rencontrer mardi après-midi la police.

      Même Downing Street a réagi. «Si ces accusations sont vraies, c’est vraiment épouvantable. Je suis consterné», a déclaré le premier ministre britannique. David Cameron a déjà été touché par l’affaire des écoutes. Son directeur de communication, Andy Coulson, a dû démissionner en janvier dernier. Successeur de Rebekah Brooks à la tête de News of the world, il est suspecté d’avoir fermé l’œil, voire encouragé, les écoutes. L’affaire Dowler survient à un moment délicat pour Rupert Murdoch. Le patron de News international est sur les rails pour reprendre le bouquet de chaînes britanniques BSkyB. Malgré les appels de l’opposition travailliste, David Cameron a exclu que le scandale remette en question ce rachat. Le seul souci du gouvernement dans ce dossier, a-t-il assuré, est le respect de la pluralité des médias.


      Le point sur le scandale des écoutes

      Suite à de nouveaux éléments, Scotland Yard a rouvert en début d’annéel’enquête sur les écoutes à News of the world. Jusque là, la direction du magazine assurait que les écoutes étaient le fait d’un seul journaliste, son correspondant à Buckingham, et du détective privé Glenn Mulcaire. Les deux hommes ont été condamnés en 2007.

      L’examen des notes de Mulcaire ont toutefois révélé que les écoutes étaient systématiques. Des courriels remis à la police par News of the world ont montré qu’un des rédacteurs en chef était parfaitement au courant des écoutes. Depuis janvier, cinq journalistes, dont trois écrivant encore à News of the world, ont été arrêtés. Selon Le Guardian, jusqu’à 3.000 personnes auraient été écoutées, dont l’actrice Sienna Miller, le maire de Londres Boris Johnson et le prince Harry. Cela pourrait être aussi le cas de Tony Blair, de Catherine Middleton et du prince William.

      LIRE AUSSI sur le lien http://www.lefigaro.fr/international/2011/07/05/01003-20110705ARTFIG00442-royaume-uni-le-portable-d-une-ado-tuee-pirate-pour-un-scoop.php :

      » La chronologie de l’affaire des écoutes sur le site de la BBC

      » L’affaire des écoutes éclabousse Scotland Yard

      » Le dircom de Cameron emporté par un scandale

      » Le Labour relance l’affaire des écoutes téléphoniques

      » À Londres, les stars mises sur écoute portent plainte

       

    •  (enNews of the World to close amid hacking scandal [archive], BBC News, 7 juillet 2011 : 
      7 Juillet 2011 Dernière mise à jour au 21h01 GMT

      Nouvelles du monde de fermer au milieu scandale piratage

      Cliquez ici pour lire

       
       

      James Murdoch: « Ces allégations sont choquantes et extrêmement regrettable »

      Édition de ce dimanche des Nouvelles du Monde sera la dernière, Nouvelles internationales président James Murdoch a déclaré, après plusieurs jours de plus en plus d’endommager les allégations contre le papier.

      Le tabloïd 168 ans est accusé d’avoir piraté les téléphones portables des victimes d’actes criminels, des célébrités et des politiciens.

      Le jeudi, les policiers ont rencontré déclaré qu’il cherchait à contacter 4000 cibles possibles nommé dans des documents saisis.

      Son rédacteur en chef Colin Myler a dit qu’il était «le jour le plus triste de ma carrière professionnelle».

      Il a ajouté que « rien ne devrait diminuer tout ce que ce grand journal a atteint ».

      Les Nouvelles du Monde, qui vend environ 2,8 millions exemplaires par semaine, est célèbre pour sa célébrité et de boules scandales sexuels, ce qui lui vaut le surnom, les Nouvelles de la vis.

      Downing Street a déclaré qu’il n’avait aucun rôle ou l’implication dans la décision de fermer.

      M. Murdoch a déclaré ne publicités irait dans le papier ce week-end – au lieu des espaces publicitaires seraient donnés aux organismes de bienfaisance et de bonnes causes, et produit de la vente irait également à de bonnes causes.

      Nouvelles International a refusé de commenter les rumeurs que le Soleil pourrait maintenant devenir une opération de sept jours par semaine.

      «Ce qui arrive du Soleil est une question pour l’avenir», un porte-parole de Nouvelles International. Le Soleil, un autre tabloïd Nouvelles International, est actuellement publié du lundi au samedi.

      La porte-parole a également refusé de dire si les quelque 200 employés au journal seraient licenciés, en disant: «. Ils seront invités à postuler pour d’autres emplois dans l’entreprise »

      Continuer la lecture de l’histoire principale

      Sur la scène

      Nicola PearsonBBC Nouvelles, Wapping

      L’ambiance devant le siège de Wapping Nouvelles International est l’un des chocs et de confusion.

      Le personnel n’avait aucune idée de ce qui allait arriver – on leur avait dit la veille que le document serait reconstruire sa réputation. Rebecca Brooks a été à l’intérieur du bâtiment lorsque le personnel a été informé que le document était de clôture.

      Elle était apparemment en larmes, comme beaucoup de journalistes. Il a été dit à une énorme quantité de colère que Rébecca Brooks a conservé son poste tout en leur avaient été perdus.

      La plupart des employés ont quitté ce soir en secouant la tête. Un, de leur rédacteur en chef politique, David Wooding s’est adressé aux journalistes à l’extérieur. Il a dit qu’il était déconcerté par la décision, en décrivant le papier comme une tenue propre et disent la plupart des employés ne travaillent pas là quand le piratage est présumé avoir eu lieu.

      Ce soir, quelques-uns des journalistes du Soleil – le papier soeur à l’Maintenant – dit à la BBC qu’ils marchaient sur une courte période en solidarité avec leurs collègues.

      Les Nouvelles du rédacteur en chef politique du monde, David Wooding, qui a rejoint il ya 18 mois, a déclaré qu’il s’agissait d’un document fantastique.

      «Ils vidé toutes les mauvaises personnes. Ils ont acheté dans un éditeur de grande nouvelle, Colin Myler, et son adjoint, Victoria Newton, qui n’avait pas été souillée par aucun des choses qui s’était passé dans le passé.

      «Et il n’y a personne, il n’y a presque personne qui était là il ya dans l’ancien régime. »

      The Guardian affirme que Andy Coulson, ancien directeur de David Cameron de la communication, sera arrêté le vendredi matin sur des soupçons qu’il connaissait, ou avait une implication directe dans le piratage des téléphones portables pendant son temps comme rédacteur en chef des Nouvelles du Monde.

      The Guardian affirme également qu’un ancien journaliste principal au papier sera également arrêtés dans les jours à venir.

      Il ya eu des appels répétés à Rebecca Brooks – l’ancien rédacteur en chef, maintenant chef de la direction Nouvelles International – à démissionner. Mais dans une interview de M. Murdoch était par son nouveau, en disant qu’il était satisfait de sa conduite.

      «Serious regret»

      Dans une déclaration faite au personnel, M. Murdoch a déclaré les bonnes choses de la Nouvelles du monde ne »ont été sali par le comportement de ce qui n’allait pas – en effet, si les récentes allégations sont vraies, il était inhumain et n’a pas sa place dans notre société ».

      « Les Nouvelles du Monde est dans les affaires de la tenue d’autres pour compte. Mais il a échoué quand il s’agissait de lui-même. »

      Il a poursuivi: «En 2006, la police ont concentré leurs investigations sur deux hommes deux allé en prison, mais les Nouvelles du Monde et Nouvelles international n’ait pas d’aller au fond des actes répréhensibles répétés qui ont eu lieu sans conscience ni motif légitime…

      « Les auteurs de méfaits tourné une bonne salle de presse mauvais et cela n’a pas été pleinement compris ni adéquatement poursuivi.

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      « En conséquence, les Nouvelles du Monde et Nouvelles internationales tort affirmé que ces questions ont été confinés à un journaliste.

      «Nous avons maintenant des preuves donnée volontairement à la police que je crois prouver que cela était faux et ceux qui ont agi à tort, auront à faire face aux conséquences. Ce n’était pas la seule faute.

      « Le papier fait des déclarations au Parlement sans être en pleine possession des faits. Ce qui n’allait pas.

      « La société a versé à la cour de-colonies approuvés par moi. Je sais maintenant que je n’avais pas une image complète quand je l’ai fait. Ce qui n’allait pas et c’est une question de regret sérieux. »

      Il a dit: « Alors, tout comme je reconnais que nous avons fait des erreurs, j’espère que vous et tout le monde à l’intérieur et l’extérieur de l’entreprise reconnaîtra que nous faisons de notre mieux pour les réparer, expier pour eux, et s’assurer qu’ils ne se reproduise jamais.

      « Après avoir consulté ses collègues supérieurs, j’ai décidé que nous devons prendre les nouvelles mesures décisives en ce qui concerne le papier. Ce dimanche sera le dernier numéro des Nouvelles du Monde. »

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      Analyse

      image de Torin DouglasTorin DouglasBBC média correspondant

      La révélation de lundi où un enquêteur privé avait piraté les messages téléphoniques de Milly Dowler apporté une toute nouvelle dimension à la saga de téléphone-piratage.

      Les cibles ne sont plus les célébrités et les politiciens, mais des gens ordinaires à travers des expériences déjà en cours épouvantable.

      Ce matin, comme plus d’annonceurs se sont retirés, il est devenu clair beaucoup de gens ne voulaient pas être associés à la Nouvelles du Monde.

      Mais personne ne prévoyait que James Murdoch serait le fermer complètement.

      La famille Murdoch ont encore une fois montré leur pouvoir de surprendre et de prendre des décisions dramatiques. Mais à la réflexion, la décision peut ne pas avoir été aussi difficile qu’il n’y paraît.

      Il existe déjà un document de substitution dimanche attendent dans les coulisses.

      Plus tôt ce mois-ci, Nouvelles International a annoncé une restructuration de la gestion, ce qui rend plus facile pour ses papiers pour passer à sept jours de travail. Combien de temps faudra t-il avant le Soleil est publié le dimanche?

      Il a réitéré que la société a été totalement coopérer avec les deux enquêtes policières en cours.

      Il a ajouté: «Bien que nous ne soyons jamais en mesure de compenser pour la détresse qui a été causé, la bonne chose à faire est pour chaque sou de revenus de diffusion que nous recevons ce week-end pour aller à des organisations qui améliorent la vie en Grande-Bretagne et sont consacrés à traiter les autres avec dignité. « 

      Rédacteur en chef politique de la BBC, Nick Robinson, a déclaré que Rupert Murdoch, a sacrifié les Nouvelles du monde – ou, du moins, son titre – au lieu du chef de la direction des Nouvelles International, Rebecca Brooks.

      «Équipe Murdoch doit avoir réalisé qu’il serait soumis à plusieurs reprises au cours des prochains mois, en liaison avec le téléphone-piratage présumé d’une fillette assassinée, le deuil des parents et des veuves de guerre », at-il dit.

      « La question est maintenant de savoir si cela fera le dilemme du gouvernement au sujet du rachat de facile ou plus difficile de BSkyB. »

      Mark Pritchard, secrétaire de l’influent conservateur arrière-ban 1922 et vice-président du groupe parlementaire des médias, a déclaré à la BBC qu’il souhaite que le gouvernement de retarder une décision sur le rachat de BskyB.

      «Le gouvernement devrait prendre l’initiative politique et morale – et d’annoncer un retard à la décision de BSkyB jusqu’à ce que tous les obstacles juridiques en suspens ont été enlevés », at-il dit.

      Le député travailliste Tom Watson dit Sky Nouvelles qu’il était « une victoire pour les honnêtes gens de haut en bas la terre, et je dis bon débarras pour les Nouvelles du Monde».

      Mais la justice Secrétaire Ken Clarke a déclaré: «Tout ce qu’ils vont faire est de le renommer. »

      Et l’ancien vice-premier ministre Lord Prescott, qui alléguait son téléphone a été piraté, la pensée la décision a été tout simplement un gadget.

      En avril, les Nouvelles du monde a admis intercepter les messages vocaux que des personnalités de trouver des histoires.

      Elle est intervenue après des années de rumeurs que la pratique était largement répandue et au milieu d’intenses pressions de ceux qui ont cru qu’ils avaient été victimes.

      Royale éditeur Clive Goodman et Glenn Mulcaire détective privé ont été emprisonnés pour le piratage en Janvier 2007 après qu’il a été constaté qu’ils ciblées aides du Prince William.

      Détectives récupéré des fichiers chez Mulcaire, qui fait référence à une longue liste de personnalités publiques et des célébrités.

      Le scandale a élargi cette semaine quand il est apparu que d’un téléphone appartenant à l’écolière Milly Dowler assassiné avait aussi été piraté, et certains messages supprimés.

      Les grandes marques, dont Sainsbury, Ford et O2, ont retiré leur publicité dans les journaux et les actions de BSkyB est tombé sur la crainte que le scandale pourrait nuire à la société mère de soumission Nouvelles Corp pour le diffuseur.

      Mercredi, le gouvernement a promis une enquête sur les allégations de piratage, mais la nature de celui-ci est indécis. 

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