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Les promesses politiques en mode zapping

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liberation-cover-2012-03-24 (Photo credit: Patrick Peccatte)

Par lefigaro.frMis à jour le 02/08/2012 à 09:06 | publié le 02/08/2012 à 08:53 Réagir

La façade du 17 rue du Sergent-Vigné porte encore les marques des 30 heures d'assaut du Raid.
La façade du 17 rue du Sergent-Vigné porte encore les marques des 30 heures d’assaut du Raid.

Les habitants de l’immeuble du tueur n’ont pas obtenu les indemnisations promises par les autorités pour réparer les dégâts causés par l’assaut. Exaspérés, ils ont formé un comité et racontent leurs déboires à la presse.

Impossible pour eux de tourner la page Mohamed Merah. Regroupés en un «Comité 17», une quinzaine de voisins du forcené toulousain racontent à la presse leurs affres pour obtenir le remboursement des travaux de colmatage des impacts de balles, de la remise en état des appartements ayant servi de QG au Raid, ou encore de la prise en charge des soins psychologiques. Un parcours du combattant incompréhensible pour ces riverains alors même que l’Etat avait promis au lendemain du long assaut du Raid de s’occuper d’eux. «A partir du moment où les travaux sont payés et réalisés, la justice rembourse», précisait fin mars Françoise Souliman, secrétaire générale de la préfecture de Haute-Garonne.

Mais quatre mois plus tard, il n’en est rien. Les résidents et riverains du 17 rue du Sergent-Vigné où habitait Mohamed Merah se disent «baladés» entre leurs assurances et les services de l’Etat. «La mairie et le préfet nous disent qu’ils ne peuvent rien faire et qu’il faut aller au niveau de l’Etat pour obtenir réparation», a confié à France Info un pasteur qui vit en face du 17 rue du Sergent Vigné et dont la maison a servi de planque aux snipers du Raid. Or déposer un recours coûte cher et Corneille du Plooy n’ a pas les moyens de payer les 500 euros de frais de dossier. Sa maison a été criblée de balles par Mohamed Merah. Les impacts sont toujours visibles. Le toit de la véranda sur laquelle est tombé le forcené est toujours effondré. La police estime que ces dégâts sont de la responsabilité de Merah, que cela relève du terrorisme et que c’est donc au ministère de l’Intérieur de gérer l’affaire.

En attente d’un interlocuteur unique

Même galère pour les autres membres du Comité 17 dont les épreuves ont été détaillées pallier par pallier par le Canard enchaîné. Leonie, une serveuse de 22 ans qui habite au 4e étage du 17, n’a tiré de son assurance que 500 euros de sa voiture criblée de balles, pourtant expertisée à 2800 euros. Elle a dû en acheter une nouvelle en contractant un crédit. Alejandro Vargas, dont l’appartement mitoyen de Merah à l’entresol a été réquisitionné par le Raid, lutte contre les fissures causées par les déflagrations des grenades sur son plafond, les murs de son salon et de sa chambre. Chaque mois, une entreprise spécialisée vient vérifier si les fissures se sont agrandies. Alejandro ne saura qu’à l’automne quels travaux seront nécessaires mais il ignore qui les financera. «Mon assurance me renvoie vers celle de la copropriété qui se retourne vers l’Etat. Depuis l’affaire Merah, il faut gérer nos problèmes quotidiens, les démarches administratives et les séquelles psychologiques, ça fait beaucoup», déplore-t-il amer à La dépêche du Midi.

Le soutien psychologique fait lui aussi défaut. Certains reçoivent des factures et des relances du Trésor Public. «La préfecture et le Service d’aide aux victimes, d’information et de médiation (SAVIM) nous disent de ne pas en tenir compte», dit Alejandro. Locataire du 3ème étage, Coumba Ba, 26 ans, s’est elle résignée à payer de sa poche les 60 euros déboursés chaque semaine depuis mi-avril pour les séances chez le psychologue pour sa fille de 4 ans et demi. «Maintenant je veux juste partir de Toulouse», déclare-t-elle.

Quatre familles ont déjà quitté l’immeuble mais les appartements trouvent peu preneurs. Beaucoup de prospecteurs potentiels rebroussent chemin quand ils réalisent que le 17 rue du Sergent-Vigné était l’adresse de Merah. Ce que désirent désormais les voisins du forcené, c’est un interlocuteur unique. Cela leur avait été garanti mi-juin lors d’une réunion à la mairie mais ils n’ont pas eu de nouvelles depuis.

(Avec AFP)

Dominique Moïsi, Un Juif improbable : le témoignage d’un citoyen européen

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Europe

Image via Wikipedia

Attention à la désaffection envers l’Europe, bénéfice des notions identitaires et individualistes. L’Europe représente nos valeurs, notre passé et notre histoire… Ici vous trouverez un témoin de l’histoire qui s’est senti européen dès son plus jeune âge. Né post – 2nd Guerre Mondiale, d’une maman qui s’était convertie au catholicisme dès les années 30 et son père qui est revenu de la déportation allemande, fût finalement juif d

Quand, enfant, Dominique Moïsi eut l’âge d’apprendre à compter, il le fit en gravant dans sa mémoire 159721, les chiffres qui étaient tatoués sur le poignet de son père. Celui-ci avait survécu à Auschwitz, aux expériences médicales des Nazis, il vivrait. jusqu’à quatre-vingt-dix ans. Et il transmettrait à son fils un instinct de vie viscéral, son refus de jouer les Prophètes du malheur, et son amour pour la France, à la fois intense et torturé. Né au lendemain de la Libération, Dominique Moïsi a connu une carrière hors normes, courant d’une université à l’autre, sautant d’un continent à l’autre, défendant à Jérusalem et aux Etats-Unis l’idée que l’Europe n’était pas morte. Qu’il en était l’exemple paradoxal et convaincu. Ce récit résolument personnel devient bientôt le portrait d’une génération, celle de l’immédiate après-guerre qui doit lutter contre les fantômes de l’Histoire pour reconstruire un continent qui avait coulé. Un témoignage passionnant et moderne…

« Un juif improbable »,

de Dominique Moïsi :

comment devenir européen ?

 Ecrire ses Mémoires à 65 ans, lorsqu’on est ni un homme d’Etat ni un grand nom de la création artistique, est-ce bien raisonnable ? Dominique Moïsi, cofondateur de l’Institut français des relations internationales (IFRI) et l’un des plus fins commentateurs des questions de politique étrangère, n’avait pas cette idée en tête lorsqu’il a entrepris ce livre : il voulait écrire sur l’Europe. Puis, à la réflexion, il s’est dit que raconter comment lui, Dominique Moïsi, était devenu européen serait sans doute la meilleure façon d’expliquer l’Europe.

Lui, c’est d’abord un petit garçon, fils unique, né à Paris au lendemain de la seconde guerre mondiale, d’un père juif rescapé d’Auschwitz, où il avait été envoyé sur dénonciation d’un collègue, et d’une mère juive convertie, adulte, au catholicisme.

Ce baby-boomer-là n’a pas l’optimisme radieux de ses contemporains d’outre-Atlantique, au contraire : il porte sur ses épaules le pesant secret de cette déportation dont son père mettra quarante ans à lui parler, une culture de l’art classique européen dans laquelle l’immerge très tôt sa mère et les interrogations d’une identité troublée.

Cette quête le mène, après de sages études au lycée Buffon et à Sciences Po, en Israël, où il va faire son doctorat à l’Université hébraïque de Jérusalem, sous la direction de Saul Friedländer.

  Saul Friedländer (né le 11 octobre 1932 à Prague) est un historien israélien spécialiste de la Shoah et du nazisme, auteur de nombreux ouvrages. Né sous le prénom de Pavel d’une famille juive parlant allemand, il a grandi en France. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ses parents l’ont caché dans un orphelinat catholique, non loin de la frontière suisse, espérant eux-mêmes trouver refuge dans ce pays neutre ; mais les douaniers suisses les ont refoulés, car à ce moment-là (en 1942) la Suisse n’acceptait les réfugiés juifs que s’il s’agissait de familles avec des enfants en bas âge ou de femmes enceintes ; ayant laissé Pavel derrière eux, les parents Friedländer ne correspondaient pas aux critères d’admission et ils ont été renvoyés en France, puis déportés1. Saul Friedländer découvre bien plus tard que les couples avec des enfants de moins de 10 ans pouvaient passer, et que les autres étaient refoulés. Ses parents ne l’avaient pas emmené, pensant que c’était trop dangereux. S’il avait été là, tous auraient été sauvés. Dans l’institution catholique qui le cache, il devient Paul. Sans nouvelles de ses parents durant plusieurs années, Saul Friedländer a finalement appris en 1946 que ses parents disparus pendant la guerre étaient morts en déportation. Quand il arrive en Israël, en 1948, on lui demande s’il a un prénom hébreu. Comme il sait, grâce à son éducation catholique, que Saul, sur le chemin de Damas, était devenu Paul. il choisit Saul comme prénom. Après avoir obtenu un doctorat en Histoire à l’université de Genève, il s’est engagé activement dans les combats du mouvement sioniste en Israël en rejoignant les rangs de l’Irgoun.

Revenons à Interrogations identitaires

Mais Israël ne le conquiert pas. Car, entre-temps, il y a eu une rencontre avec Raymond Aron :

Raymond Aron
Philosophe occidental
xxe siècle
Raymond Aron en 1966
Raymond Aron en 1966

Raymond Claude Ferdinand Aron, né le 14 mars 1905 à Paris et mort le17 octobre 1983 dans la même ville, est un philosophesociologuepolitologue etjournaliste français, défenseur du libéralisme.D’abord ami et condisciple de Jean-Paul Sartre et Paul Nizan à l’École normale supérieure, il devient lors de la montée des totalitarismes un promoteur ardent du libéralisme, à contre-courant d’un milieu intellectuel pacifiste et de gauche alors dominant.

Pendant trente ans, il est éditorialiste au quotidien Le Figaro. Durant ses dernières années, il travaille à L’Express. Grâce à des compétences et des centres d’intérêt multiples – en économiesociologiephilosophiegéopolitique – il se distingue et acquiert une grande réputation auprès des intellectuels. Ses convictions libérales et atlantistes lui attirent de nombreuses critiques, venant des partisans de la gauche, comme de ceux de la droite.

Raymond Aron dénonce dans son ouvrage le plus connu, L’Opium des intellectuels, l’aveuglement et la bienveillance des intellectuels à l’égard des régimes communistes. Il garde néanmoins tout au long de sa vie un ton modéré. Il est un commentateur reconnu de Karl MarxCarl von ClausewitzKojève et Sartre.

Il est le père de Dominique Schnappersociologue nommée au Conseil constitutionnelen 2001.

Raymond Aron  deviendra le mentor du jeune étudiant Dominique Moïsi. Il y a eu aussi Harvard, grâce à une bourse Sachs providentielle, proposée par Roger-Gérard Schwartzenberg.

Roger-Gérard Schwartzenberg
Portrait Roger-Gérard Schwartzenberg.jpg


Mandats
Ministre de la Recherche
27 mars 2000 – 5 mai 2002

Roger-Gérard Schwartzenberg, né le 17 avril 1943 à Pau (Pyrénées-Atlantiques), est un homme politique français, qui a été président du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), aujourd’hui Parti radical de gauche (PRG), dont il est président d’honneur. Il a été député au Parlement européen (19791983), député à l’Assemblée nationale (19862007) et ministre (19831986 et 20002002). Par ailleurs, il est professeur à l’université Paris II (Panthéon-Assas).

Universitaire, Roger-Gérard Schwartzenberg a établi un double record. D’une part, il est agrégé de droit public dès l’âge de 25 ans, en 1968 : il est alors le plus jeune professeur de Faculté de France, en poste d’abord à Orléans. D’autre part, il est élu à 26 ans, en 1969, professeur à la Faculté de droit de Paris, (devenue Université Paris II Panthéon-Assas). Simultanément, il est professeur à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences po) de 1972 à 1983.

Spécialiste de science politique, il est l’auteur d’une dizaine de livres dont La campagne présidentielle de 1965 (1967), La guerre de succession ou l’élection présidentielle de 1969Sociologie politique (1971, 5e édition : 1998), L’État spectacle(1977), La Droite absolue (1981), La Politique mensonge (1998), 1788 : Essai sur la maldémocratie (2006), L’État spectacle 2 (2009).

Dans un article du Monde du 11 février 1981 (intitulé « Le triangle du pouvoir »), François Mitterrand le place « au premier rang de nos écrivains politiques ».

Au plan politique, il est président du Mouvement des radicaux de gauche (MRG) de 1981 à 1983, date à laquelle il entre au gouvernement.

Par ailleurs, il a créé l’Institut de la vision (dirigé par le Pr José Sahel), l’Institut de la longévité et du vieillissement (animé par le Pr Étienne-Émile Baulieu) et l’Institut des maladies rares (dirigé par le Pr Alain Fischer).

 

C’est paradoxalement en Amérique que Dominique Moïsi, qui sait parfaitement jouer de sa « french touch » dans les salons bostoniens, comprend que son identité profonde, ce n’est ni d’être français ni d’être juif, c’est d’être européen.

Dans les séminaires du Centre d’études européennes animé par Stanley Hoffmann,  citoyen français depuis 1947, il passe son enfance entre Paris et Nice, avant d’étudier à l’Institut d’études politiques de Paris, où il est major de la section Service public en 1948, à la faculté de Droit de Paris, puis à Harvard (étant donné l’impossibilité pour lui de passer de concours de l’ENA avant 1952, en raison des lois françaises sur la naturalisation). Il fait une carrière universitaire aux États-Unis et fonde notamment le Centre d’Etudes Européennes de Harvard en 1968. Stanley Hoffmann a également participé en tant qu’expert politique au film « le monde selon Bush » traitant des dérives de l’administration Bush après l’élection de ce dernier à la Maison Blanche en 2000.

Dominique Moïsi rencontre, au tout début des années 1970, des Britanniques, des Italiens et surtout des Allemands, que son statut d’enfant de déporté passionne. « Nous nous sentions tous différents des Américains, partageant des valeurs qui n’étaient pas tout à fait les leurs, écrit-il. Nous avions cessé d’être en guerre avec nous-mêmes, nous ne l’étions plus les uns avec les autres, nous ne traversions pas une crise existentielle aussi déprimante que celle qu’avait creusée la guerre du Vietnam chez les Américains. » A Harvard, il rencontre aussi celle qui deviendra sa femme, l’historienne Diana Pinto, (historienne italienne et ancienne consultante pour le Conseil de l’Europe. Elle est l’auteur de The Wager : Reconciling Europe and the Jewish World in the 21st Century), une juive italienne aux prises avec les mêmes interrogations identitaires, qu’elle affronte plus directement. A deux, ils seront plus européens. Plus forts.

Après cette découverte de l’Europe à distance, il lui est plus difficile de s’identifier à Israël. La guerre de Kippour confirme Dominique Moïsi dans son sentiment que ce pays ne peut indéfiniment exclure « l’autre, l’Arabe et le Palestinien » ; il en voit le symbole dans « l’incongruité » du drapeau blanc et bleu, frappé de l’étoile de David, orgueilleusement planté sur la paisible Jéricho.

C’est donc Raymond Aron qui va le recueillir, à Paris, pour le mettre sur les rails de l’IFRI, qui naît en 1979. Dix ans plus tard, la chute du mur de Berlin est pour lui comme l’aboutissement d’une longue quête, « la réconciliation, écrit-il, entre mes trois identités, française, européenne et juive ». Qui mène à la définition de l’Europe idéale de Dominique Moïsi : « A la complexité des identités doit répondre la clarté absolue des valeurs. » Finalement, l’autobiographie était une bonne idée.


UN JUIF IMPROBABLE de Dominique Moïsi. Flammarion, 349 p., 19 euros.

pour connaître la suite, cliquer sur le lien suivant :

Obama a gagné – il ne va pas être le seul à être responsable de l’avenir …

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Obama a gagné – il ne va pas être le seul à être responsable de l’avenir économique des USAla 1ère économie du monde qui au bord du précipice

USA :

accord budgétaire voté lundi soir

Selon l’agence Reuters Mis à jour le 01/08/2011 à 17:49

publié par le Figaro le 01/08/2011 à 17:49

Le vote de la Chambre des représentants sur l’accord budgétaire aura probablement lieu lundi soir, à une heure encore indéterminée, selon une source républicaine du Congrès.

La Chambre des représentants votera en premier, puis, si l’accord est validé, les sénateurs s’exprimeront à leur tour pour ou contre ce plan budgétaire qui prévoit de réduire le déficit américain de 2.100 milliards de dollars sur 10 ans.

En cas de vote favorable, il reviendra alors à Barack Obama de le signer pour en faire une loi.

Le républicain Tom Cole, qui votera à la Chambre des représentants, dit s’attendre à ce que celle-ci vote largement en faveur de l’accord, mais ajoute que quelques voix démocrates pourraient tout de même être nécessaires.

USA/dette :

déficit réduit de 2,1 mds $

Selon l’agence Reuters Mis à jour le 01/08/2011 à 17:44 |
publié par le Figaro le 01/08/2011 à 17:44

L’accord conclu sur le plafond de la dette prévoit de réduire le déficit des Etats-Unis d’au moins 2.100 mds de dollars sur 10 ans, a annoncé lundi le Bureau du budget du Congrès (CBO).

Le compromis annoncé dimanche soir par le président Barack Obama doit permettre à la première économie mondiale d’éviter de se retrouver en défaut de paiement.

En cas de vote favorable, il reviendra alors à Barack Obama de le signer pour en faire une loi.

Le républicain Tom Cole, qui votera à la Chambre des représentants, dit s’attendre à ce que celle-ci vote largement en faveur de l’accord, mais ajoute que quelques voix démocrates pourraient tout de même être nécessaires.

Les Dassault : Une Famille Gaulliste.

Une Famille Gaulliste, au delà des générations.

Après Marcel, Serge voici Olivier Dassault est né le 1er juin 1951 à Boulogne-Billancourt.
Ingénieur de l’Ecole de l’Air (1974), Olivier Dassault a suivi une formation scientifique et économique de haut niveau. Il est titulaire d’un DEA de mathématiques de la décision et d’un doctorat d’informatique de gestion. Il a été maître de conférences à HEC.

Député de l’Oise, il est aussi Président du conseil de surveillance du groupe de presse Valmonde (Valeurs actuelles, Le Spectacle du Monde, Jours de Chasse). Depuis l’entrée du groupe Dassault dans le Figaro, il est administrateur de la Socpresse et du Figaro.

Il est pilote professionnel IFR – le seul pilote au monde qualifié sur la totalité de la gamme d’avions d’affaire Falcon – et détient plusieurs records du monde de vitesse.

Au décès de Marcel Dassault, en 1986, son père, Serge Dassault, président de Dassault aviation, lui confie plusieurs missions et responsabilités au sein de l’entreprise, le nommant, notamment, directeur adjoint d’Europe Falcon Service, et directeur de la stratégie des avions civils de la Société Dassault Aviation. Aujourd’hui encore, il participe à l’activité de l’entreprise, en tant qu’administrateur et, notamment, à l’occasion des salons internationaux ou en prospectant de nouveaux clients.

Fort de son expérience de conseiller de Paris (de 1977 à 1989), Olivier Dassault reconquiert la première circonscription de l’Oise en 1988. Cette circonscription, du fait du redécoupage, n’était plus tout à fait celle de Marcel Dassault, et avait basculé fortement à gauche (François Mitterrand y obtint près de 60% des suffrages lors des élections présidentielles de 1988). En dépit des fortes réticences généralement exprimées à l’époque et des prévisions alarmantes, il se porta candidat et fut élu. Réélu député en 1993, au premier tour, il le sera encore le 16 juin 2002 avec près de 57% des suffrages.

Profondément attaché à la région de Beauvais, il y fut, dès 1989, conseiller municipal, puis tête de liste pour les élections régionales de 1992. Il devint Premier vice-président du Conseil régional de Picardie. Candidat, en 1994, à l’occasion d’une élection cantonale partielle, il fut Conseiller général de l’Oise (canton de Beauvais Nord-est) de 1994 à 1998.

A l’Assemblée nationale, il est membre de la commission des finances. Rapporteur spécial du budget du commerce extérieur de mars 1993 à mai 1997, il est aujourd’hui Rapporteur spécial du budget de la Culture, pour la XIIème législature. Parlementaire nommé en mission par le Premier ministre (mars-octobre 1994), il est l’auteur de deux études remarquées à l’époque : un rapport d’information pour la commission des finances de l’Assemblée nationale, « l’Asie : un défi et une chance pour l’exportation », et un rapport au Premier ministre, « Le Portage : une technique d’internationalisation des PME ». En liaison directe avec ces travaux, il remettra un rapport sur l’industrie à Jacques Chirac, alors candidat à l’élection présidentielle. De nombreuses mesures préconisées dans cet ouvrage, qui conserve son actualité, ont été mises en oeuvre. Olivier Dassault fut également délégué national du RPR chargé de la mondialisation et du commerce extérieur. Il fut notamment, l’auteur du « Livre blanc sur le commerce extérieur de la France » (1991) et d’une synthèse pour l’Association des amis de Jacques Chirac intitulée « La mondialisation, un atout dans notre main », en avril 2000. Fondateur, avec Yves Galland, alors ministre du commerce extérieur, du club « Partenariat France »,, chargé d’aider les PME françaises à l’exportation, il en est le président d’honneur depuis 1996.

A son retour à l’Assemblée, dès juillet 2002, il fonde, avec Jean-Michel Fourgous et Hervé Novelli, le Groupe d’étude parlementaire « Génération entreprise ».

Député, Olivier Dassault est aussi le compositeur de l’emblème sonore de l’Assemblée nationale, offrant à cette institution une autre face de sa personnalité créative. Apparenté à Darius Milhaud, il laisse libre court à son talent de compositeur et de photographe. On lui doit de nombreuses musiques originales de films, mais aussi la réalisation de courts métrages et de films publicitaires. Pionnier en Europe de l’emblème sonore, il a imaginé l’identité de nombreuses collectivités ou sociétés. Fasciné par le titre de l’ouvrage de Paul Claudel, « L’oeil écoute », il est aussi un photographe renommé. Il a publié dix ouvrages de photographie.

C’est un fidèle du Gaullisme et il a un véritable esprit de compagnonnage, toujours disponible pour aider ses compatriotes sans faire de la démagogie, qualités rares chez nos hommes politiques.

Pour en savoir plus, cliquer sur le lien suivant : http://www.facebook.com/pages/Olivier-DASSAULT/122553704501400?sk=info

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