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La source du savoir des sciences humaines à travers le parcours de différents citoyens du monde. Maï Salaün

 

Le terme Gaulois désigne les populations protohistoriques de langue celtique qui résidaient en Gaule (Gallia, en latin), c’est-à-dire approximativement sur les territoires actuels de la France, de la Belgique, de l’Allemagne (rive gauche du Rhin), de la Suisse et de l’Italie du Nord, probablement à partir de l’âge du bronze (IIe millénaire av. J.-C.).

Les Gaulois étaient divisés en de nombreux peuples qui se comprenaient entre eux, qui pensaient descendre tous de la même souche et qui en connaissaient la généalogie. À ces liens de filiation, réels ou mythiques, qui leur créaient des obligations de solidarité, s’ajoutaient des alliances qui mettaient certains d’entre eux dans la clientèle d’un autre pour former des fédérations comme celles des Arvernes et des Éduens. Chacun de ces peuples était divisé en civitates, identifiées par un chef-lieu et un territoire, appelé en latin pagus, lui-même subdivisé en vicus, correspondant à peu près aux cantons, en France, par exemple.

Les civilisations gauloises sont rattachées, en archéologie, pour l’essentiel, à la civilisation celtique de La Tène (du nom d’un site découvert au bord du lac de Neuchâtel, en Suisse). La civilisation de la Tène s’épanouit sur le continent au Second âge du fer, et disparut en Irlande durant le haut Moyen Âge.

L’héritage symbolique au cours de l’histoire française[modifier]

 Statue monumentale de Vercingétorix par Aimé MilletAlise-Sainte-Reine.

La légende de l’origine troyenne des Francs est un mythe historique apparu au viie siècle et couramment utilisé jusqu’à la seconde moitié du xvie siècle. Il est popularisé par les écrivains et les chroniqueurs de Frédégaire à Ronsard, et évolue progressivement en intégrant celui de l’origine troyenne des Gaulois. Au xvie siècle naît le mythe du « bon gaulois » vis-à-vis des Romains dont les Italiens se réclament les descendants légitimes, comme dans l’ouvrage de Pierre de La Ramée en 1559 De moribus veterum Gallorum (Livre des mœurs des Gaulois)14.

Au xviiie siècle, l’image des Gaulois dans les milieux lettrés n’est pas valorisante : l’article Gaulois de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert conclut ainsi : « Les moeurs des Gaulois du temps de César, étaient la barbarie même …. Il faut, comme le dit M. de Voltaire, détourner les yeux de ces temps horribles, qui font la honte de la nature ». Cette image est radicalement changée à la même époque par deux courants : un courant archéologique et ethnographique porté par des antiquaire anglais puis français. Ce courant est initié par l’antiquaire anglais William Stukeley qui fait revivre le mythe druidique : dans The History of the Temples of the Ancient Celts publié en 1740, il développe la théorie selon laquelle les monuments mégalithiques sont les temples des druides. Le néodruidisme apparaît alors, remettant les Celtes et les Gaulois à l’ordre du jour. Le second courant littéraire est mené par le poète et faussaire écossais James Macpherson, auteur entre 1760 et 1763 d’Ossianet notamment de Fragments de poésie ancienne recueillis dans les montagnes d’Écosse qu’il attribue à un barde guerrier, redonnant ainsi la popularité aux Celtes et Gaulois par la littérature. La Révolution française se réclame plutôt de la République romaine ou de Sparte, à l’exception de l’abbé Sieyès : alors que la noblesse fait remonter ses privilèges à la conquête franque, l’essayiste et religieux français, favorable au Tiers état, rappelle que cette conquête s’est faite sur les Gallo-romains. L’origine du peuple français serait donc les Gaulois.

Au xixe siècle, François-René de Chateaubriand réalise la synthèse entre le mégalithisme et l’ossianisme dans Les Martyrs publié en 1809. Sous la Restauration puis les Trois Glorieuses, de jeunes historiens Amédée Thierry (c’est lui qui fait naître le mythe de « Nos ancêtres les Gaulois » dans son Histoire des Gaulois publiée en182815) puis Henri Martin relisent les textes antiques grecs et romains et réécrivent l’histoire de France non plus sous la chronologie dynastique mais sous l’angle de la nation vieille de 2 000 ans : ils consacrent à nouveau les Gaulois comme ancêtres originels des Français et créent des légendes autour du premier héros national,VercingétorixNapoléon III, auteur d’une biographie de Jules César (en 1866)16, a contribué à ranimer le passé gaulois : il commande au sculpteur Aimé Millet la statue monumentale de Vercingétorix, érigée sur le site d’Alésia ; il favorise le développement de sociétés savantes menant des fouilles archéologiques (Jacques Gabriel Bulliot et Bibracte en 1836Joseph Déchelette engage des correspondances avec tous les savants européens pour y visiter leurs oppida) sous la houlette de Prosper Mérimée, il s’implique dans les chantiers de fouilles (Gergovie, Alésia, Bibracte dont on recherche alors les emplacements) sur les sites de la guerre des Gaules, chantiers confiés à son aide de camp le colonel baron Eugène Stoffel, historien dans l’âme.

Les instituteurs de la Troisième République, par leur haine du Second Empire accusé de vouloir imposer son histoire officielle, remettent en cause ces emplacements, à tort17. Dans un but de propagande nationale destinée à exalter le patriotisme des Français, notamment au début du xxe siècle dans le contexte de l’opposition à l’Allemagne, l’idéologie de l’école de Jules Michelet et de la Troisième République a propagé une vision ethnocentriste du peuple français, privilégiant un élément gaulois indigène (Vercingétorix est vu comme un résistant à l’envahisseur) par rapport aux éléments romains, germaniques et romans postérieurs. Ainsi, dans l’église de Ham, on pouvait voir jusqu’à l’époque de la Grande Guerre, un plâtre (préfiguration d’un bronze) dans lequel Vercingétorix et Jeanne d’Arc se serraient la main, avec marqué au revers « Aux martyrs de la résistance »18. Les manuels scolaires sont illustrés de reproduction d’estampes avec des représentations archétypales : sacrifice humain par un druide sur un dolmen, reddition du valeureux Vercingétorix à cheval, jettant ses armes aux pieds de César. Ernest Lavisse, dans son Histoire de France illustrée depuis les origines jusqu’à la Révolution aux nombreuses rééditions, parle des Gaulois comme des barbares indisciplinés mais « braves, intelligents et gais ». Le Tour de la France par deux enfants d’Augustine Fouillée, destiné au cours moyen, décrit la Gaule « presque entièrement couverte de forêts. Il y avait peu de villes et la moindre ferme de votre village, enfant, vous semblait sublime ». Dans cette vision, Rome a apporté la civilisation à la Gaule comme la France l’apporte à ses colonies.

Les deux guerres mondiales ne modifient pas cette vision d’une Gaule héroïque résistant bravement. L’archéologie de sauvetage développée à partir des années 1975 fournit un nouvel éclairage sur le monde celtique, notamment grâce aux nombreuses études fédérées par le Centre archéologique européen de Bibracte. Les historiens actuels travaillent à démêler tous ces mythes de « nos ancêtres les Gaulois » qui visaient à créer une grande épopée nationale et essayent de rétablir la place réelle des Gaulois dans l’histoire, à la lumière des recherches les plus récentes19.

Les Gaulois célèbres :

La Grèce est par ses savants et philosophes considérée comme le puits du savoir du monde actuel, mais en y regardant de plus près on s’aperçoit qu’elle n’est en réalité que l’élève de l’Égypte antique.

"Il est frappant que presque aucun nom de savant Egyptien n'ait survécu. Par contre, la quasi-totalité de leurs disciples Grecs sont passés à la postérité en s'attribuant les inventions et découvertes de leurs maîtres Egyptiens anonymes. C'est ce qui ressort des passages de Jamblique qui précèdent, et des écrits d'Hérodote, faisant allusion à Pythagore qui se faisait passer pour l'inventeur des idées de ses maîtres." Cheikh Anta Diop - Antériorité des Civilisations Nègres.

Voici une approche comparative concernant l’évolution du savoir entre l’Égypte antique et la Grèce.

THALES :(- fin 6è début du 7è siècle av notre ère)

Vers – 2550 les Noirs égyptiens maîtrisaient les bases fondamentales pour la construction des pyramides (géométrie, trigonométrie et l’astronomie). Tous ces repères qui leur permettaient de se situer dans le temps et l’espace. Ce n’est qu’entre -650 et -540 que l’on entend pour la première fois parler de géométrie en Grèce, à travers le savoir de Thalès ancien élève des prêtres Égyptiens. Après s’être instruit en Égypte, il revient avec des connaissances appliquées depuis – 2300 par les égyptiens, l’eau à l’origine de tout (noun océan primordial) et l’importance de l’âme (métaphysique du Ka et du Bâ). C’est auprès de Neiloksenos, mathématicien noir égyptien, qu’il apprend à mesurer la hauteur d’une pyramide par rapport à son ombre. Et c’est enfin auprès des astronomes égyptiens qu’il apprendra à calculer l’arrivée d’une éclipse solaire.

Hatshepsout, la reine pharaon

Au cours des trois millénaires de son histoire, l’Egypte n’ a compté que cinq femmes pharaon. La plus célèbre est la reine Hatshepsout qui a régné 21 ans, de 1479 à 1458 av. J.-C. A la mort de son mari, elle règne au côté du nouveau pharaon Toutmosis III, son neveu et beau fils. Après 7 ans de règne, elle se proclame pharaon, à son tour, sans toutefois prendre la place de Toutmosis III.
Hatshepsout a une fille Néférourê. Elle décide alors de fonder une dynastie de femmes et songe à mettre Néférourê sur le trône.

 Le dieu-faucon Horus. Détail de l’obélisque de granit rose érigé par la reine Hatchepsout à Karnak, vers 1480 avant J.-C.

ANAXIMANDRE: (- 610 à -547 av notre ère)

Il fut à l’origine de la cartographie grecque, les Égyptiens quant à eux dessinaient déjà leurs cartes avec des commentaires très précis depuis -1100. C’est auprès de son maître Thalès qu’il apprendra la Maât qu’il nommera « justice et raison « , et l’eau à l’origine de tout (Noun océan primordial).cette conception égyptienne fut aussi partagée par son élève Anaximène de Milet.

SOLON d’ATHÈNES:(- 640 à -558 av notre ère)

Le législateur et archonte (premier magistrat) apprit le droit et la philosophie à Saïs auprès du prêtre égyptien Sonchis. Nous trouvons confirmation dans le livre premier d’Hérodote :« (…)On y vit arriver Solon. Ce philosophe ayant fait, à la prière des Athéniens ses compatriotes, un corps de lois, voyagea pendant dix ans. Il s’embarqua sous prétexte d’examiner les moeurs et les usages des différentes nations, mais en effet pour n’être point contraint d’abroger quelqu’une des lois qu’il avait établies ; car les Athéniens n’en avaient pas le pouvoir, s’étant engagés par des serments solennels à observer pendant dix ans les règlements qu’il leur donnerait. Solon étant donc sorti d’Athènes par ce motif, et pour s’instruire des coutumes des peuples étrangers, alla d’abord en Égypte, à la cour d’Amasis, (…) »

C’est aussi en Égypte qu’il découvrit la pratique de la perception de l’impôt, qu’il appliqua ensuite à Athènes.

Par la sagesse appliquée de la Maât, les Égyptiens connaissaient depuis environ -2780 les bases essentielles qu’ils devaient mettre en pratique dans leur vie quotidienne. (cf les Maximes de ptahhotep)

PYTHAGORE de SAMOS:(- 590 à -530 av notre ère)

Il alla en Égypte sur les recommandations de son maître Polycrate. Il y étudia durant 22 ans. Ce mathématicien grec fut élève auprès des prêtres à Memphis, mais aussi à Thèbes et à Héliopolis avec le prêtre Oinouphis. Il dut accepter de se faire circoncire pour pénétrer dans les parties sacrées de certains temples. De son enseignement, il créera le Pythagorisme qui sera essentiellement basé sur les pratiques et les institutions religieuses égyptiennes. Très bon élève, il sera aussi initié aux mystères des Temples égyptiens.

Imhotep scribe,Architecte, médecin,vizir..

Comme Thalès et bien d’autres savants et philosophes grecs, Pythagore s’enquiert de la métempsychose (le passage de l’âme d’un corps à un autre). Plutarque précise à ce sujet que:  » Il n’y avait aucune différence entre les textes hiéroglyphes et la plupart des préceptes pythagoriciens « 

De retour d’Égypte, il devient le créateur de la philosophie symbolique, ses connaissances mathématiques s’inspirent du savoir du mathématicien noir Égyptien Ahmès. Il apprend aussi la gamme diatonique qu’avait créé le flûtiste, inspecteur musical Khoufou-ankh, vers – 2450 sous le règne du pharaon noir Ouserkef (Vème dynastie)

HERACLITE d’ÉPHÈSE: (- 540 à -480 av notre ère)

Comme ses prédécesseurs, reconnaît les principes du Noun, la réincarnation et le devenir de l’âme après la mort. Élève à Héliopolis, ville du grand Dieu Râ, il sera initié au mystère du dieu soleil, le feu divinisé, de la renaissance perpétuelle et toutes les phases nominatives du Dieu solaire (Khépri – Râ – Atoum). Il apprendra les mystères du Nil et de son Dieu Hâpy.

EMPEDOCLE d’AGRIGENTE:(- 490 à -438 av notre ère)

Élève et admirateur de Pythagore, il véhiculera à son retour d’Égypte, les principes contraires du bien et du mal dans leur lutte cosmique, représenté par les dieux Osiris et Seth. Il diffusera auprès de ses disciples les quatre éléments primordiaux de la création (l’eau, le feu, la terre et l’air). Il décrit le Noun (océan primordial) comme une forme primitive et future de l’Univers.

ANAXAGORE de CLAZOMENES:(- 500 à -428 av notre ère)

Ce philosophe turc, installé en Grèce, sera aussi élève de prêtres égyptiens. Il apprendra le Noun matérialité subtile, le Démiurge Râ et les éléments cosmiques.

PLATON:(- 427 à -347 av notre ère)

C’est auprès du prêtre Sekhnuphis à Héliopolis et de Khnuphis à Memphis qu’il sera formé. Il résidera en Égypte, 13 années durant lesquelles il apprendra la philosophie et les sciences sacerdotales. De retour en Grèce, il tentera en vain comme ses prédécesseurs de diffuser la sagesse égyptienne, mais il sera haït les Hellènes. Platon apprit auprès des Égyptiens que toutes les formes d’art (musicale, picturale…) étaient supervisées par les prêtres garants du bon déroulement des évènements. Ceci permettait la diffusion dans un cadre social et moral.

Si controversé que soit la présence en Égypte de Platon, elle est confirmée par son disciple Dermodore en ces termes: (…) puis il (Platon) alla à Syrène, auprès de Théodore le mathématicien, et de chez lui en Italie, chez Philolaos et Eurytos, tous deux pythagoriciens, puis en Égypte chez les prophètes (…)

Il est bon de préciser que n’ayant pas de tradition du savoir perpétué, les Grecs ne pouvaient se prétendre être à l’origine de bien des matières (le droit, la philosophie, les mathématiques, la médecine, etc..). Les Égyptiens eux, comme nous le constatons encore dans certaines tribus d’Afrique noire ont toujours su par les traditions orales, puis écrites instruire leur jeunesse afin qu’à son tour elle puisse faire perdurer le savoir ancestral.

La plupart des savants et philosophes grecs reconnaissent, et ce, sans difficulté s’être instruits en Égypte. C’est seulement à partir de l’esclavage que l’histoire de l’Afrique est falsifiée afin de n’accorder aucune civilisation et aucun savoir à l’homme noir.

« On se sent invinciblement entraîné à penser que c’étaient de réelles et solides connaissances que de pareils hommes allaient chercher dans les sanctuaires égyptiens » .de E de Rougé

cf :Théophile Obenga 

 

Figure majeure du panthéon, Osiris est un dieu très ancien dans l’histoire égyptienne, déjà présent dans les Textes des PyramidesTextes ornant les parois des pyramides à partir de la Vème Dynastie. . Dans ces premiers corpus constitués de l’histoire de l’Égypte, son rôle de Dieu qui meure puis est reconstitué est déjà exprimé, mais le rôle d’Osiris reste plutôt marginal.
Osiris va voir sa position peu à peu s’affirmer, jusqu’à devenir préeminente en tant que Dieu de l’au-delà; le culte d’Osiris et sa mythologie vont se développer jusqu’à occuper le champ de la religion funéraire. Et à partir de la fin du Nouvel Empire et dans les périodes plus tardives, Osiris prendra une place spéciale dans la piété populaire, liée à la recherche du salut personnel propre à cette période.
Ayant au départ exercé une royauté terrestre (voir l’article de B. Mathieu), Osiris n’existe cependant réellement qu’une fois mort, et dans son royaume hermétiquement séparé du monde d’ici-bas. Son destin alliant mort et renaissance deviendra progressivement dans l’histoire égyptienne celui sur lequel se modèlera tout d’abord celui du Roi , puis celui de tous les hommes.

L’origine du nom Wsjr, comme celle de presque tous les « grands » dieux du panthéon reste incertaine: « le Puissant », « celui qui préside sur son trône », ….
Certains ont proposé de voir en Osiris un très ancien roi de la cité de Busiris, dans le Delta, dont le destin aurait donné lieu à la constitution d’un mythe .
Plus vraisemblablement Osiris est un dieu à l’origine agricole, une divinité de la fertilité et de la croissance végétale à qui deux villes principales sont reliées: Busiris dans le Delta, et surtout Abydos en Moyenne Égypte.

À partir de la Ve dynastie, les prêtres du Dieu soleil Ra d’Héliopolis l’incorporent dans l’EnnéadeEnsemble de 9 dieux primordiaux héliopolitaine en tant que premier enfant de Geb et Nout.
Osiris est né pendant les cinq jours épagomènesL'année comportait 12 mois de 30 jours, soit 360, les 5 jours épagomènes sont ceux qui complètent l'année. à un endroit appelé Ro-Setaou qui ultérieurement désignera l’entrée dans le monde inférieur.
Osiris épouse sa sœur Isis et reçoit en partage de son père Geb l’Égypte, tandis que son frère Seth reçoit le pouvoir sur les étendues désertiques périphériques.
Dieu bon et non violent, Osiris apporte la civilisation aux hommes: la manière de cultiver, les arts, des principes moraux…

LE MYTHE OSIRIEN :

Il nous est essentiellement connu par le récit tardif de Plutarque, car les textes égyptiens eux-mêmes sont peu nombreux et assez évasifs, répugnant à parler du meurtre et du démembrement d’Osiris.

Selon le mythe le Dieu Seth, jaloux de son frère Osiris, va s’attaquer physiquement à lui et le tuer. Comment?
• Ayant obtenu les mensurations de son frère (qui, selon la légende était un géant), Seth fit fabriquer un magnifique coffre qu’il promit d’offrir lors d’un banquet à celui à qui il s’adapterait le mieux. Naturellement ce fut Osiris.
• Lorsque ce dernier se fut allongé dans le coffre, les 72 On (je) ne sait pas pourquoi 72 complices de Seth en clouèrent le couvercle et jetèrent dans le Nil ce qui allait devenir le premier sarcophage, et Osiris périt noyé. C’est pour cette raison que les noyés ont toujours été considérés comme accédant directement au royaume d’Osiris.
Le règne d’Osiris avait duré 28 ans, durée mythique qui doit bien sûr être rattaché au cycle lunaire de 28 jours.
• Le sarcophage clos, parfaitement adapté à la forme du Dieu, et flottant dans un milieu liquide, évoque une nouvelle gestation : le Dieu « endormi », en léthargie, est en cours de régénération pour un nouveau cycle vital, comme le fœtus dans le liquide amniotique.

Généalogie : Osiris est le fils de Gheb et de Nout. C’est lefrère d’Isis, de Nephtys et de Seth (et deHorus l’ancien). Mais il est en même tempsépoux d’Isis.
Enfin, il est le père d’Horus, le jeune (avec Isis comme mère) et le père d’Anubis (avec Nephtys comme mère).
Osiris
Etymologie : Les égyptologues restent incertains quant à la forme et à la vraie signification de ce nom. Ils proposent donc diverses significations :
– OusirIousiris = « siège de l’oeil », l’oeil puissant
– racine ouser = « le puissant »
– « le siège de la puissante » (couronne)
– « l’ancien » (forme étrangère)
Représentation : Osiris est quasiement toujours anthropomorphe. Il est figuré sous l’aspect d’une momie blanche, statique (assis, debout ou accroupi), le plus souvent les pieds joints.
Ses bras sont soit croisés sur la poitrine, soit les avant-bras en avant.

Il tient dans ses mains divers objets symboli-ques : soit l’ankh, leouas et le djed réunis, soit d’une main la crosse heka, et de l’autre le fouet nekhekha, emblèmes de la royauté.

Il est représenté avec une peau soit verte (Osiris est le dieu de la végétation), soit noire (rappelant le limon du Nil, Osiris étant aussi le dieu des agriculteurs).
Sa tête est coiffée de la couronne blanche hedjet, parfois ornée de plumes d’autruche, ou bien il porte le atef.
Collée à son menton on retrouve la barbe postiche.
Enfin, il porte autour du cou le collier ousekh.

Lieu de culte : Ils se trouvaient principalement à Abydos (Haute-Egypte), et àBousiris (Basse-Egypte). Mais on retrouve d’autres sanctuaires d’Osiris dans d’autres villes comme Memphis, Héliopolis ou même sur l’île de Biggeh (face à Philae).
Mythe : Voici le mythe d’Osiris, version la plus couramment racontée :

Sethjaloux de la position dominante d’Osiris son frère, roi aimé, (et peut-être aussi de la relation d’adultère que ce dernier eut avec leur soeur Nephtys, épouse de Seth) veut s’en débarasser. Il l’invite alors à une grande fête au milieu de beaucoup d’invités. A cette occasion, il promet d’offrir un magnifique sarcophage en or massif à qui tiendrait exactement dedans. Bien entendu, seul Osiris correspond parfaitement aux dimensions en s’y couchant. Aussitôt, Seth ferme le couvercle, et jette le sarcophage dans le Nil.

(une autre version dit que Seth a découpé son frère en plusieurs morceaux, qui seront récupérés par ses soeurs pour reconstituer le corps, à l’exception du phallus, avalé par le poisson oxyrhynque).

Isis et Nephtys, les deux pleureuses divines, affligées, se lancent à la recherche du corps. Elles le retrouve à Byblos (Liban) et le ramènent en Egypte. Anubis est chargé d’embaumer le corps.
C’est alors qu’Isis, grande magicienne, réanime le corps de son mari défunt, et conçoit avec lui Horus, successeur d’Osiris, qu’elle protègera des envies meurtières de son oncle.

Devenu adolescent, Horus veut récupérer l’accès au trône de roi et surtout venger la mort de son père. Il provoque alors Seth en duel. Au cour de ce combat, il parvient à lui arracher un oeil(oudjat, qu’il offrira à son père pour recouvrer la vue, symbole de la fidélité père-fils), tandis que Seth émascule son neveu.

Le tribunal des dieux condamne Seth et permet à Horus de prendre la succession d’Osiris sur le trône. Celui-ci devient alors le roi de la Terre et des vivants.

Osiris devient alors le symbole de la résurrection, souverain du royaume des morts, devant s’assurer de leur passage dans l’au-delà. A ce titre, il est juge d’un tribunal devant lequel les défunts doivent se présenter. Leur âme, siège de la consience de l’homme, est alors pesée sur une balance dont un des plateaux porte la plume de Maât (déesse de la vérité et de la justice). La balance doit être en équilibre pour que les justes, ayant vécu selon la loi divine, puisse accéder au paradis (champs d’Ialou) et de la vie éternelle.

Dictionnaire illustré des Dieux de l’Egypte 
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Egypte – 4000 ans d’art
Une rétrospective de 4000 ans d’histoire de l’art égyptien. De la simple tunique de lin au masque de Touthankhamon, en passant par les pyramides, les bas-reliefs, les statues… Une mine de trésors à découvrir absolument.
Hatchepsout1 est reine-pharaon, le cinquième souverain de la XVIIIe dynastie de l’Égypte antique.
Hatchepsout
Naissance Date inconnue Décès Date inconnue
Père Thoutmôsis Ier Grands-parents paternels
Séniséneb
Mère Ahmès Grands-parents maternels
Grand-père maternel inconnu
Séniseneb ou Ahmès-Néfertary ?
Fratrie Thoutmôsis II
Néféroubity
Amenmès
Ouadjmès
Mari Thoutmôsis II Enfant(s) Néférourê
Mérytrê-Hatchepsout ?
2e mari Sénènmout (amant) ? Enfant(s) Maïherpéra ?

Hatchepsout est la fille de Thoutmôsis Ier et de la Grande épouse royale Ahmès.

Son demi-frère, Thoutmôsis II, qu’elle avait épousé pour assurer la légitimité de ce dernier, monte sur le trône après le décès de son père ; mais, sans doute d’une santé fragile, il disparaît jeune. Manéthon l’appelle Amessis2 ou Amensis3.

Inéni, qui fut maire de Thèbes, rapporte dans une inscription autobiographique de sa tombe4 que

« Thoutmôsis (le second) partit pour le ciel et se mélangea aux dieux. Son fils (Thoutmôsis III, le fils de Thoutmôsis II et d’Iset, une des concubines de son père) monta à sa place sur le trône du Double Pays et régna sur le trône de celui qui l’avait engendré. »

Or, à son avènement, le nouveau roi

« était encore un tout jeune enfant. C’est pourquoi sa sœur(sic) Hatchepsout (…) conduisait les affaires du pays. Les Deux Terres étaient soumises à sa volonté et la servaient. »

 

Nom d’Horus[modifier]

Nom d’Horus d’Hatchepsout
Hiéroglyphe
G5
wsr s X1
D28
D28
D28
Srxtail.jpg
Codage [ F12 S29 X1:D28 D28:D28 ]
Translittération (Unicode) Wsr.t kȝw
Translittération (ASCII) Wsrt-kAw
Transcription Ouseret-kaou
Traduction « Celle dont les kas sont puissants »

Nom de Nebty[modifier]

Nom de Nebty d’Hatchepsout
Hiéroglyphe
G16
M13 X1 M4 M4 M4
Translittération (Unicode) Wȝḏ.t rnp.wt
Translittération (ASCII) wADt-rnpwt
Transcription Ouadjet renepout
Traduction « Celle dont les années reverdissent »

Nom d’Horus d’or[modifier]

Nom d’Horus d’or d’Hatchepsout
Hiéroglyphe
G8
R8 t
r
V13
N28
D36
G43
Translittération (Unicode) nṯr.t ḫˁw
Translittération (ASCII) nTrt-xaw
Transcription Netjeret-khaou
Traduction « Celle dont les apparitions sont divines »

Nom de Nesout-bity[modifier]

Nom de Nesout-bity d’Hatchepsout
Hiéroglyphe
M23
X1
L2
X1
début du cartouche
N5 C10 D28
Codage ( N5 C10 D28 )
Translittération (Unicode) Mȝˁ.t-kȝ-Rˁ
Translittération (ASCII) mAat-kA-ra
Transcription Maât-ka-Rê
Traduction « Maât est le ka de Rê »

Nom de Sa-Rê[modifier]

Nom de Sa-Rê d’Hatchepsout
Hiéroglyphe
G39 N5
Z1
début du cartouche
F4
X1
A51 X1
Z2
Codage ( F4:X1 A51 X1:Z2 )
Translittération (Unicode) Ḥȝ.t-Špsw.t
Translittération (ASCII) HAt-Spswt (Hnmt-imn)
Transcription (fr): Hatchepsout, (en): Hatshepsut, (de): Hatschepsut, (pl): Hatszepsut
Traduction « La première des nobles Dames »

Nom hellénisé[modifier]

Nom grec d’Hatchepsout
Transcription Amessis (d’après Manéthon, version de Flavius Josèphe)
Amensis (d’après Manéthon, version de Sextus Julius Africanus)

 

 

Règne[modifier]

Hatchepsout
Période Nouvel Empire
Dynastie XVIIIe dynastie
Fonction Pharaonne
Prédécesseur Thoutmôsis II
Prise du pouvoir Mort naturelle du précédent
Dates de règne -1479 à -1457 (selon J. MálekC. AldredK. A. Kitchen)
-1503 à -1483 (selon E. F. Wente)
-1502 à -1482 (selon D. B. Redford)
-1490 à -1468 (selon E. Hornung)
-1489 à -1469 (selon R. A. Parker)
-1479 à -1458 (selon R. Krauss)
-1479 à -1458/7 (selon S. Quike, J. von Beckerath)
-1478 à -1458 (selon N. Grimal,W. J. Murnane)
-1473 à -1458 (selon D. ArnoldJ. KinnaerI. Shaw)
-1472 à -1457 (selon A. D. Dodson)
-1471 à -1456 (selon P. Vernus), J. Yoyotte)
-1467 à -1445 (selon H. W. Helck)
-1466 à -1444 (selon D. Sitek)
Successeur Thoutmôsis III

On situe son règne de -1479 à -14575.

Elle se fait élever un grandiose temple funéraire à côté de celui de Montouhotep II, à Deir el-Bahari dans une falaise de la montagne thébaine. Malgré les 120 sphinx qui montaient la garde devant l’entrée, son nom fut martelé après sa mort afin d’être effacé du monument, sans doute à l’instigation de son neveu et beau-fils, Thoutmôsis III.

Sa célébrité actuelle doit plus à son audace de se faire représenter comme un homme qu’à son règne pendant l’âge d’or de la XVIIIe dynastie.

Ce temple (photos ci-dessous) a été restauré par une équipe polonaise.

Averroès cultiva la médecine, qu’il avait étudiée sous Avenzoar, et fut médecin de la cour almohade ; mais il s’attacha plutôt à la théorie qu’à la pratique.

Né à Cordoue en Espagne en 1126, Averroès est initié très tôt par son père, cadi (juge) de la ville, à la jurisprudence et à la théologie.

Averroès (nom arabe : Abú al-Walìd ibn Ruchd) était, entre autres, un médecin et philosophe arabe du XIIe siècle né à Cordoue (1126-1198).

Averroès a étudié, en plus de la jurisprudence musulmane que lui a enseignée son père qui était juge, la théologie, la philosophie, les mathématiques et la médecine. Il occupa plusieurs hautes fonctions : cadi de Séville (1169), grand cadi de Cordoue (1171), premier médecin à la cour du calife Abú Yaqub Yusuf (1182).

Averroès est devenu célèbre notamment au travers de sa conception des vérités métaphysiques. Pour lui, elles pouvaient en effet s’exprimer de deux manières différentes et pas forcément contradictoires : par la philosophie (Aristote, néoplatoniciens) et par la religion. Cette façon de présenter deux catégories de vérités fut perçue de manière hostile par les religieux à l’esprit étroit, et Averroès fut exilé en 1995.

Son influence posthume en Islam fut quasi nulle, et c’est à des juifs et des chrétiens qu’on doit la conservation et la traduction de ses œuvres. Son œuvre majeure est le Tahafut al-Tahafut (L’Incohérence de l’Incohérence). Ses commentaires des œuvres d’Aristote figurent parmi les plus fidèles ; ils furent traduits en latin et en hébreu et eurent une grande influence sur la pensée chrétienne et philosophique dans l’Europe médiévale.

La vie d’Averroès a été retracée dans «  Le Destin « , un film de Youssef Chahine (coproduction franco-égyptienne) primé au Festival de Cannes en 1997 (Prix du 50e anniversaire du festival qui a récompensé l’ensemble de l’œuvre cinématographique du réalisateur). Ce film dénonce l’intolérance religieuse sous la forme d’une fable enjouée, haute en couleurs et profondément optimiste. Je vous le conseille personnellement ! 

Né à Cordoue en Espagne en 1126, Averroès est initié très tôt par son père, cadi (juge) de la ville, à la jurisprudence et à la théologie. Il étudie ensuite la physique, la médecine, l’astrologie, la philosophie et les mathématiques.

Sa vie mouvementée se partage alors entre CordoueMarrakech et Fès. Magistrat influent, il réforme l’administration de la justice à Marrakech. Il devient le médecin attitré de princes influents et échappe ainsi, grâce à sa fonction, aux ennuis que lui valent ses partis pris philosophiques. Il rédige un traité de médecine (Colliget , en latin), qui lui apporte la notoriété.

Mais ce sont ses commentaires sur Aristote qui le rendront célèbre. Il consacre toute sa vie à l’oeuvre du philosophe grec. Il cherche à en retrouver le sens originel en la débarrassant de toutes les interprétations faites jusque-là. Il se l’approprie avec assez de pénétration et de puissance pour construire un système qui porte sa marque personnelle. C’est à la question de l’origine des êtres qu’il s’intéresse le plus. Selon lui, Aristoteprétend que rien ne vient du néant et que ni la forme ni la matière ne sont créées. Le mouvement serait éternel et continu : c’est la doctrine de l’éternité de la matière. Il distingue en l’homme l’intellect passif et l’intellect actif. Celui-ci se situerait au-delà de l’individu : il lui serait supérieur, antérieur, extérieur car il serait immortel. L‘immortalité serait un attribut de l’espèce et non de l’individu. Cette distinction conduit Averroès àséparer radicalement raison et foi, les lumières de la Révélation n’étant accessibles qu’à l’intellect actif; Thomas d’Aquin, en revanche, cherchera à les réconcilier, fondant la théologie comme science rationnelle.

Ces doctrines philosophiques soulèveront des débats passionnés dans le monde chrétien et trouveront presque autant de disciples que d’opposants. La tendance à séparer la raison et la foi comme relevant de deux ordres de vérité distincts risquait de ruiner les efforts de ceux qui voulaient au contraire concilier, à travers Aristote, le savoir profane et la foi révélée. Les principes d’Averroès considérés comme dangereux seront finalement condamnés par l’Église en 1240, puis en 1513. C’est dire l’influence considérable du philosophe arabe en Occident, notamment dans les écoles médiévales.

Condamné en son temps par la religion musulmane qui lui reproche de déformer les préceptes de la foi, Averroès doit fuir, se cacher, vivre dans la clandestinité et la pauvreté, jusqu’à ce qu’il soit rappelé à Marrakech, où il meurt, réhabilité, en 1198.

CITATIONS

  1. Ce point [à propos de l’âme] est si difficile que si Aristote n’en avait parlé, il eût été très difficile, impossible peut-être, de le découvrir – à moins qu’il ne se fût trouvé un autre homme comme Aristote. Car je crois que cet homme a été […] un modèle que la nature a inventé pour faire voir jusqu’où peut aller la perfection humaine en ces matières.
  2. La raison humaine est incapable de saisir le comment de l’opération par laquelle les corps célestes émanent du Premier principe bien qu’elle en atteste l’existence.
  3. L’aveugle se détourne de la fosse où le clairvoyant se laisse tomber. 

Son œuvre est reconnue en Europe occidentale, dont il est, d’après certains, comme le spécialiste Alain de Libera, pour ses commentaires sur Aristote, « un des pères spirituels »1. Certains vont jusqu’à le décrire comme l’un des pères fondateurs de la pensée laïque en Europe de l’Ouest2.

Son ouverture d’esprit et sa modernité déplaisent aux autorités musulmanes de l’époque, qui l’exilent comme hérétique, et ordonnent que ses livres soient brûlés. Il est profondément méconnu de son vivant. Il commente abondamment et brillamment les œuvres d’Aristote : aussi les théologiens latins le nommaient-ils Le Commentateur.

Averroès
Philosophe cordouan
Moyen Âge
détail de la toile du XIVe siècle, Triunfo de Santo Tomás, de Andrea de Bonaiuto
détail de la toile du xive siècleTriunfo de Santo Tomás, de Andrea de Bonaiuto

Naissance 1126 (Cordoue, actuelle Espagne)
Décès 10 décembre 1198 (Marrakech, actuelMaroc)
École/tradition Péripatétismephilosophie islamique,averroïsme
Principaux intérêts Métaphysiquethéologiedroit,médecinepolitiquereligion
Idées remarquables monopsychisme (unité de l’Intellect agent séparé) et illumination
Œuvres principales Grand Commentaire du Traité De l’âme d’Aristote
Discours décisif
Influencé par PlatonAristoteAlexandre d’Aphrodise,ThémistiusNéoplatonismeAl-Farabi,AvicenneAvenzoar
A influencé Albert le GrandThomas d’AquinBoèce de DacieSiger de BrabantJean de JandunPietro d’AbanoMaître Eckhart,René DescartesDanteMarsile de PadoueIbn KhaldounÉlie del Medigo,PomponazziPic de la Mirandole,Agostino NifoBloch

Portrait d’un héritier qui alloue une part de sa fortune à l’aide aux pays pauvres. Chef spirituel de la communauté ismaélienne, une branche de l’islam chiite, le prince Karim Aga Khan est aussi à la tête de l’Aga Khan Development Network, le plus grand réseau privé de développement du monde. La presse people voit surtout en lui l’héritier de sa dynastie et le propriétaire d’une prestigieuse écurie de chevaux de course. Mais pour cet homme de 75 ans, formé dans un contexte européen autant que musulman, l’objectif majeur est de bâtir des ponts entre les cultures

Karim AGA KHAN : descendant de Mahomet, un pensant, prévenant, généreux, mécène, intègre,

LES MILLIARDAIRES MILITANTS

KARIM AGA KHAN

Le Nouvel Economiste – No.1055 – 4/07/96

Il est prince à Chantilly, vice-roi en Sardaigne, souverain au Pakistan, bienfaiteur au Kenya: le quarante neuvième descendant du Prophète a mille et une vies. Comme il se doit. Mais ses talents, ce business imam les a d’abord mis au service de son peuple, les ismaéliens. Un devoir? Non, une vocation.

Une piste en latérite, un cabanon. C’est tout l’aéroport de Manyara, au nord de la Tanzanie. Les Massaïs, attroupés autour de la bicoque, n’ont jamais vu pareil spectacle. Un ballet incessant de Cessna soulèvent la poussière rouge. Des Land Rover et des agents de sécurité en pagaille. Toute cette agitation pour la seule venue du président de la République tanzanienne, Benjamin William Mkapa? Pas seulement. Car aujourd’hui Manyara est en fête et attend l’arrivée de Son Altesse Karim Aga Khan IV. L’homme qui, quelques jours plus tôt, portait le chapeau melon parmi les élégantes du prix de Diane, et suivant la course de sa pouliche Khalisa, atterrit à son tour sur l’aéroport de fortune. La jet-set n’est pas ici. Et d’ailleurs l’Aga Khan a laissé son Gulfstream un peu plus au nord, à l’aéroport international de Kilimandjaro, seule piste où pouvait se poser son biréacteur. Alors, que vient faire l’Aga Khan? Le voici. Ceux qui s’imaginent voir surgir un maharadjah enturbanné et couvert de bijoux en seront pour leurs frais. Calvitie prononcée, sourire appuyé, costume gris impeccable masquant une certaine corpulence, visage rond qui le fait ressembler à un Mikhail Gorbatchev sans la tâche de vin…

Hormis, peut-être, une curieuse chevalière en or au petit doigt et une énorme montre suisse un peu tape à l’oeil, ce sexagénaire au passeport britannique ne se distingue en rien d’un banal patron du multinationale. Pas étonnant d’ailleurs. Car le descendant du Prophète, chef de la communauté ismaélienne, est à Manyara pour affaires.

« Je suis ravi d’être ici pour inaugurer l’hôtel Lake Manyara Serena Lodge. Voici 233 nouvelles chambres pour les touristes qui vont découvrir les parcs nationaux de la Tanzanie du Nord, un investissement de 170 millions de francs du Fonds Aga-Khan pour le développement économique. » Mais, dans sa manière d’égrener d’une voix monocorde les millions et les projets les uns à la suite des autres, il y a quelque chose d’inclassable: « Je viens d’autoriser notre filiale Service de santé Aga-Khan à lancer la première phase de l’hôpital Aga-Khan de Dar es-Salaam, un équipement de 50 millions de francs. Cette année, nous allons également ouvrir une nouvelle école primaire Aga-Khan dans votre capitale, et le Fonds Aga-Khan pour la culture va investir 30 millions de francs dans la rénovation et la transformation en hôtel de l’un de joyaux de l’architecture coloniale de Zanzibar… »

Mais quel genre d’affaires le souverain négocie-t-il en Tanzanie? Est-ce du charity business ou du business tout court? Qu’est-ce qui l’attire vers Manyara ou Zanzibar? « Nous connaissons bien Zanzibar. Pendant la guerre, notre famille s’était installé en Afrique de l’Est, à Nairobi. Plus tard, notre grand-père nous a souvent envoyés, mon frère et moi, en tournée dans cette région. » Au bord de la piscine, le très distingué frère de Son Altesse, le prince Amyn, costume Savile Row et lunettes solaires profilées, s’étonne que l’on puisse s’étonner que le roi des champs de courses de Chantilly soit aussi un peu celui de la Tanzanie… L’Aga Khan, comme les magnifiques oiseaux du lac Manyara, appartient à une espèce unique. Lui, c’est celle des milliardaires religieux.

Chef musulman chiite, il est aussi un membre attiré du beautiful people occidental. Il aimerait qu’on parle de lui comme du bienfaiteur de milliers de médecins et d’enseignants qu’il emploie dans les zones le plus déshéritées du globe. Mais c’est quand il divorce d’avec un ex-mannequin britannique qu’il fait les gros titres de la presse mondiale. Ancien membre de l’équipe olympique de ski iranienne et pilier de la saison hivernale de Saint-Moritz, le golden imam se passionne aussi pour le renouveau de l’architecture islamique et pour la culture du haricot et du brocoli au Kenya. Ses couleurs (rouge et vert) font rêver à Longchamp et à Epsom, mais flottent aussi sur les villages dont il finance le développement au nord du Pakistan ou à l’est du Tadjikistan. Les mille et une vies du prince Karim… L’ancien président pakistanais, le général Zia, se limite à en dénombrer cinq, « le chef de famille, l’homme d’affaires, le sportif, le leader religieux et le développeur du tiers monde ».

Ce don d’ubiquité, Karim en a hérité. De son père d’abord. En visitant Kampala, capitale de l’Ouganda, on voit des plaques commémoratives gravées à la gloire d’Ali Khan. Oui, c’est bien le mari de Rita Hayworth, l’amateur de bolides rouges et de nuits blanches qui a inauguré cet hôpital ou cette mosquée. « La presse occidentale ne le voyait que comme un membre de la jet-set. Elle tenait pour acquis que, lorsqu’il partait en Afrique, c’était pour ses vacances », regrette Amyn Ahamed, un ancien avocat de Washington, proche collaborateur de l’Aga Khan.

Pour comprendre cet extraordinaire cocktail culturel, il faut revenir au prophète Mahomet, au VIIe siècle de notre ère. Certains de ses fidèles verront en son gendre Ali son successeur. Ce seront les chiites. Un siècle plus tard, Ismaël, l’un des descendants d’Ali et de Fatima, la fille bien aimée de Mahomet, est écarté de cette succession spirituelle pour des raisons jamais réellement éclaircies. Ses fidèles, les ismaéliens, qui voient en lui le septième imam, entrent alors en rébellion. Leur secte clandestine, très organisée, part à la conquête du monde. Et garde pour toujours un sens aigu de la solidarité communautaire.

Leur califat s’étend à partir du XIe siècle sur l’Egypte et le pourtour méditerranéen. Mais leur brillante civilisation fatimide va s’écrouler. Les ismaéliens se disséminent en Syrie, en Asie centrale et en Inde. Au XIXe siècle, grâce à leur quarante sixième imam, ils entrent à nouveau dans l’Histoire. Vers 1930, Mohamed Hassan, gratifié du titre d’Aga Khan (grand chef), est l’un des hommes les plus puissants de Perse. Entré en rébellion contre le shah, il fuit, avec ses fidèles, à travers l’Afghanistan. Repéré par le général anglais Charles Napier pour la valeur de ses guerriers, le chef des ismaéliens devient un fidèle allié de la couronne britannique. Il est alors doté d’une très confortable rente, de terres immenses, de fastueux palais, d’un titre de prince. Suprême reconnaissance: en 1866, un arrêt de la Haute Cour de justice de Bombay le légitime même comme un descendant direct du Prophète. De cette époque date l’immense fortune des Aga Khan. L’heure de la splendeur arrivera avec sir Sultan Mohamed Shah Aga Khan, le grand-père de l’actuel Karim, dont le règne durera soixante-douze ans. L’homme qui, en 1898, dîne avec la reine Victoria sera toujours là, en 1953, pour prendre le thé avec Elisabeth II. C’est dans les années 20 qu’il décide de s’installer en Europe pour se vouer à sa passion des chevaux de course. Habitué des cours princières, marié quatre fois – dont une avec la fille d’un conducteur de tramway français -, il construit des dizaines d’écoles et de dispensaires aux Indes et en Afrique de l’Est. Président de la Société des nations (SDN) avant guerre, il est aussi l’un des pères fondateurs du Pakistan.

En 1957, le vieux prince s’éteint dans sa propriété de Versoix, près de Genève. A l’ouverture du testament, stupéfaction. Pour lui succéder, l’imam a sauté une génération, et choisi l’un de ses petit-fils, Karim. Ce jeune homme sérieux, élevé pendant la guerre dans la grande maison de Nairobi puis dans les meilleures institutions helvétiques et américaines, sera, comme le veulent les dernières volontés de son grand-père, « l’imam de l’âge atomique ». Son père, Ali Khan, grand prince et beau jouer, sillonnera le monde avec Karim pour asseoir sa légitimité chez les ismaéliens, avant de mourir, en 1969, au volant de sa Lancia dans un mauvais virage du parc de Saint-Cloud.

Le 21 octobre 1969, Karim Aga Khan épouse le mannequin vedette du Swinging London, Sally Crocker-Poole, à la mairie du 4e arrondissement de Paris. Convertie à l’islam, la bégum Salima, bénie par le recteur de la grande mosquée de Paris, irradie de beauté parmi les 800 invités des salons de l’hôtel particulier de Karim, rue des Ursins. Dans les colonnes de Paris-Match, le ministre Olivier Guichard, représentant le général de Gaulle, raconte: « C’était un spectacle unique que ce mariage oriental et féerique, à l’ombre des tours de Notre-Dame. Un cocktail de femmes en caftans incrustés de pierres précieuses, d’élégantes Anglaises aux toilettes acidulées, de maharadjahs enturbannés et d’autres gentlemen du monde des courses. » Aujourd’hui, l’imam ne veut plus entendre parler de ces folies princières: « L’étiquette jet-set que me collent les médias occidentaux m’agace. Et plus encore quand c’est de notre foi qu’on s’amuse », s’agace-t-il, recevant le Nouvel Economiste dans son domaine d’Aiglemont, au nord de Paris. Que la presse à sensation fasse des gorges chaudes de son divorce, soit. Mais qu’elle le présente comme un « dieu vivant » devant lequel se prosternent des ismaéliens crédules, lui offrant périodiquement son poids en or, et l’imam sort de ses gonds. Le descendant du Prophète n’a qu’un objectif en ce bas monde: « Dépersonnaliser toutes mes activités. »

Au prix de Diane, ce n’est pas sous la tente Hermès où papillonnent les célébrités que l’on trouvera l’Aga Khan, mais dans la très sobre tribune des propriétaires: « L’efficacité est synonyme de discrétion. » L’iman a d’ailleurs bien failli abandonner son écurie, trop voyante à son goût. Il a finalement résisté à sa tentation première après la victoire de Shergar au derby d’Epsom, par un bel après-midi du printemps 1981. Le monde hippique a compris ce jour-là qu’il ne lâcherait plus ses haras. « Le derby m’a convaincu de continuer, il y a une vraie joie dans la victoire, et une tradition familiale à respecter. » Oui, Karim est bien le petit-fils de Mohamed Shah Aga Khan qui, au derby d’Epsom de 1939, irradiait de bonheur après la victoire du légendaire Blenheim. Mais, non, Karim n’est pas exactement fait du même or que ses aïeux. Il ne veut pas seulement répartir les richesses de sa communauté: il a décidé d’en créer. L’imam homme d’affaires naît sur le campus de Harvard. L’étudiant est un fougueux idéaliste, mais aussi un apprenti entrepreneur plein de projets. Fasciné par la technologie de l’offset, qu’il découvre en visitant l’imprimerie d’un journal de Boston, il passe aussitôt à l’acte: il achète la même machine, la fait transporter à Nairobi, débauche une des signatures de Fleet Street et lance The Nation, le quotidien des indépendantistes africains contre le colonialisme britannique, devenu l’un des premiers quotidiens d’Afrique de l’Est. Il a 22 ans. En 1962, le jeune imam, qui porte beau et apprécie le yachting, cherche une propriété en Italie. L’un de ses amis lui mentionne l’existence de la Valle dell Infarru (la vallée de l’Enfer) en Sardaigne: « Je voulais un endroit au calme. J’ai signé pour 25000 dollars sans même y mettre les pieds. » En fait de propriété, il met la main sur 3000 hectares qui s’étalent sur plus de 50 kilomètres de côtes. Résidences et hôtels de luxe vont s’ériger le long de ce « resort » rebaptisé Costa Smeralda, où environ 4 milliards de francs seront investis depuis. « Je suis devenu un entrepreneur par accident », promet le bâtisseur de la Costa Smeralda. Exemple: sa compagnie aérienne, Meridiana, créée en 1964 pour desservir la vallée de l’Enfer, réalise aujour’hui 1,7 milliard de francs de chiffre d’affaires sur une trentaine de destinations européennes.

Chez Son Altesse, la foucade devient passion, la passion grand projet, et le grand projet investissement. C’est encore à la suite d’un hasard que l’Aga Khan découvre, en 1985, l’affaire de sa vie. Bloqué dans ses projets d’extension de la Costa Smeralda, il acquiert pour 1,2 milliard de francs, auprès d’un homme d’affaires italien, Ciga Hotels. Une chaîne propriétaire de vingt-deux palaces européens, dont la célèbre Danieli à Venise. Restauration à grands frais, croissance externe accélérée, l’imam construit le plus prestigieux groupe hôtelier d’Europe, qui compte bientôt trente-six adresses en or massif. Arrive la guerre du Golfe et la dévaluation de la lire. Malgré les 700 millions de francs réinjectés par l’Aga Khan, le groupe plonge dans le rouge. A l’automne 1994, l’affaire tombe dans l’escarcelle de l’américain ITT Sheraton. Combien a-t-il perdu? Mystère. « Ce que je peux vous dire, c’est que le bilan de mes affaires en Italie est financièrement positif », explique le prince. Mais une blessure s’est ouverte. Actionnaire majoritaire de la compagnie Meridiana et propriétaire de 49% de la Costa Smeralda, le business-imam en restera là: « Tout homme a son temps limité, et ma vocation n’est pas d’être un entrepreneur en Occident. Continuer dans cette voie m’aurait éloigné de mon rôle. » Car le dessein du prince est désormais ailleurs, dans les mailles du Réseau. Le Network, cas c’est ainsi qu’est baptisée cette incroyable nébuleuse où l’imam des ismaéliens fait prospérer l’argent de ses 15 millions de fidèles. A ne pas mélanger avec le sien. Quand Karim Aga Khan, actionnaire majoritaire de Ciga, rachète l’hôtel Meurice, à Paris, c’est avec sa fortune propre. Quand il construit, en 1996, le Lake Manyara Serena Lodge, c’est avec les fonds confiés par ces ismaéliens.

Descendant de Mahomet, l’Aga Khan est à la tête d’une drôle de religion. Il n’y a pas de clergé, mais des « comités de la communauté ». Il n’y a pas de lieux de culte, mais des « centres culturels », des Djamatkhanas. Avec un lieu de méditation, mais aussi des salles de réunion équipées de fax et de téléphones, des bibliothèques et des galeries d’exposition. Le grand-père de l’imam, pour expliquer sa fonction, la comparait à celle du pape. « A une différence près, précisait-il. Le pape n’a que’une mission spirituelle auprès de son peuple. L’imam, lui, s’occupe aussi des intérêts temporaires des siens. » Karim Aga, imam depuis près de quarante ans, aime dresser son bilan de chef mi-spirituel, mi-temporel: « Nos objectifs ont été atteints. Tous les ismaéliens ont accès à un système primaire d’éducation, de santé. Dans dix ans, il faut que 75% d’entre eux aient accès à l’éducation secondaire et à des équipements hospitaliers de pointe. » On l’aura compris, les ismaéliens forment une communauté organisée. Ils ont mis sur pied leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs compagnies d’assurances, leurs banques. Autant d’institutions qui ont été peu à peu ouvertes aux « indigènes » afin d’intégrer la communauté dans chaque pays. Le ciment de cette diaspora, c’est lui, cet homme policé, dont les encycliques ressemblent davantage à des business plans qu’à des bulles papales. Avec la zakat (la dîme), chaque fidèle lui donne une partie de ses revenus, qu’il réinvesti au profit de chaque communauté, dans chaque pays. La Fondation Aga-Khan, l’un des piliers du Network, reçoit ainsi chaque année environ 150 millions de francs de l’imam. Sans que l’on sache toutefois quelle part de cette somme provient de cette fameuse dîme.

Ce système avait été poussé à son paroxysme par Mohamed Shah Aga Khan lors des fameuses « pesées ». En 1937, pour ses cinquante ans de règne, il reçoit de ses fidèles son poids en or. Pour les soixante ans, la pesée sera en diamants. Exploitation de sujets crédules, détournement de fonds? Erreur. « Le système colonial ne nous offrait pas d’accès suffisant aux institutions financières », explique Zaher Ahamed, l’un des hommes clés de la communauté ismaélienne kenyane: « Avec le jubilé de 1937, nous avons créé notre compagnie d’assurances, Jubilee Insurance, puis, dix ans après, c’était les caisses d’épargne Diamond Trust. »

L’imam-manager a pris à coeur ce rôle de « chef de réseau » pour le développer, l’organiser et le… rentabiliser. Dans le parc de sa propriété d’Aiglemont, près de Chantilly, il a fait construire des bureaux paysagers à l’américaine. Le management du Network est assuré par une petite centaine de professionnels de seize nationalités différentes, issus des meilleures universités anglo-saxonnes, et dotés du curieux statut de… gens de maison! Le cadre est luxueux, mais il rappelle plus l’atmosphère d’un campus universitaire qu’un palais des mille et une nuits. Tout est fonctionnel, la langue officielle est l’anglais et HH (His Highness) n’est guère plus souverain qu’un managing director. Ambiance feutrée, réunions de conseil d’administration compassées, déjeuner rapide au self-seuls les couverts en argent rappellent qu’on est ici chez un prince… C’est à Aiglemont que remontent les budgets et d’où partent les instructions du Network. Ver la Jubilee et la Diamond de Nairobie, la Development Credit Bank de Bombay, ou la New Jubilee, l’un des principaux assureurs pakistanais. C’est d’ici que sont dirigés 1300 salariés dans une douzaine d’hôtels au Kenya, en Tanzanie et au Pakistan. C’est encore d’Aiglemont que règne Anwar Poonawala, sur 7000 salariés, dans une quarantaine d’entreprises aussi variées que le joint-venture Alcatel Pakistan Ltd., le groupe de packaging ivoirien Filtisac, ou encore le producteur de haricots kenyan Frigoken.

Toutes ces participations financières, touristiques ou industrielles sont regroupées depuis 1984 dans le Aga Khan Fund for Economic Development (Akfed), une holding dont les actifs dépassent 4 milliard de francs. Inspiré par les méthodes du capital-investissement, Karim Aga Khan croit dur comme fer que « c’est le marché, et non les pouvoirs publics, qui est l’acteur du développement ». Y compris dans le tiers monde. Exemple: en 1977, l’Aga Khan décide de lancer un programme afin de faire face à la crise du logement en Inde. Avec la Banque mondiale et un partenaire financier local, il investit 15 millions de francs pour fonder la Housing Development Finance Corporation, un établissement spécialisé dans le crédit hypothécaire. L’affaire devient tellement rentable que la concurrence s’engouffre dans le créneau. Vingt ans après, des millions d’indiens ont pu avoir accès à la propriété et le Network cède sa participation en Bourse, récupérant cent fois sa mise de départ! Un beau geste pour le développement, une affaire en or: voilà résumée la double mission de l’état-major d’Aiglemont.

Avec la fin de la guerre froide et la conversion de nombre de pays du tiers monde aux vertus du libéralisme, l’imam se sent pousser des ailes. La Tanzanie, l’Ouganda, le Mozambique, Madagascar, le Tadjikistan: autant de pays où l’esprit d’entreprise prends corps et où l’Aga Khan réactive le Network: « Un souffle d’oxygène passe, la capacité à faire des choses a complètement changé ». L’imam islamo-libéral exulte et sillonne plus que jamais le monde à bord de son Gulfstream. Pourtant, il traverse personnellement une mauvaise passe financière – c’est l’époque où les hôtels Ciga battent de l’aile. Mais qu’importe: Aiglemont doit dégager suffisamment de ressources pour financer tous les programmes sociaux du Réseau. « La logique du Network est celle de l’autosuffisance, qui, seule, peut apporter une solidité structurelle. Dépendre de la générosité n’est pas sain à long terme », insiste Karim Aga Khan, théoricien de l’autodéveloppement. Le Réseau, s’il est du jour au lendemain privé de la générosité et de la personnalité de l’imam, doit pouvoir tourner seul au service du développement.

Le propos est précis, le discours extrêmement structuré. On est dans le domaine de l’excellence, appliquée à la philanthropie. Karim n’a pas fait ses études à Harvard pour rien. Il a l’élitisme chevillé au corps et le zéro défaut comme doctrine. Ses hôpitaux, ses écoles, ses banques, ses usines, ses hôtels se doivent d’être la référence. « Le fait d’être une entreprise estampillée Aga Khan me permet, à la Foire de Bologne, de rassurer mes contacts qui ne voient pas toujours d’un bon oeil les sociétés africaines, confie Karim Peerbhoy, le patron de Leather Industries of Kenya. En contrepartie, je sais que je ne peux me permettre de fournir un produit médiocre. » Mais soudain, Garry Wilkinson s’impatiente. Le conseiller de HH pour les relations avec les médias occidentaux trouve qu’Aiglemont donne de l’imam une image trop businessman. Le Network ne doit pas être compris comme une multinationale américaine. « Vous devez absolument aller voir Bob Shaw à Genève. » Bob Shaw? Une personnalité hors du commun. Ancien d’Oxford, de Harvard et de Princeton, ayant appris son métier à la Banque mondiale, il a rejoint le Network pour en faire un vrai laboratoire du développement. A la fondation Aga-Khan, qu’il dirige, on cultive comme sur toutes les terres du prince le culte de la responsabilisation par l’argent. La prochaine mise en place d’une banque des pauvres dans la région de Gilgit, au nord du Pakistan, est l’une des plus grandes fiertés du patron de cette organisation non gouvernementale un peu spéciale. « L’Aga Khan s’implique beaucoup dans ce programme, auquel il consacre dix jours par an. D’ailleurs, s’il s’en fichait, il y a bien longtemps que je ne travaillerais plus ici », promet Bob Shaw. Il s’agit, il est vrai, d’une expérience extraordinaire. Après le prince milliardaire, le prince-imam, le prince capital-investisseur, voici un prince saint-simonien construisant une sorte de société idéale. Sa révolution culturelle, il l’a faite, lui aussi, en 1968.

« J’ai observé et beaucoup réfléchi, cette année-là. Après différentes études socio-économiques, j’ai acquis la certitude que le développement du tiers monde ne passait ni par l’urbanisation, ni par la planification, ni par les mégaprojets, mais par le développement de l’esprit d’initiative en milieu rural », explique aujourd’hui l’imam, intarissable sur le sujet. Voilà la théorie. Voici la pratique. L’Aga Khan décide de prendre en mai le développement d’une région de la taille de l’Irlande qui se trouve aux confins du Pakistan, de l’Afghanistan, de la Chine et de l’Inde. Avant de débloquer le moindre dollar, le prince exige des villageois du Nord-Pakistan qu’ils réforment leurs rapports hiérarchiques. Il n’y a plus d’anciens ni de chefs coutumiers, mais des organisations élues avec un président et un manager (sic). Ces organisations décident d’investissements qu’ils réaliseront après une étude de faisabilité de la Fondation. Cette dernière formera, par ailleurs, certains membres de l’organisation pour en faire des experts capables de retransmettre leur savoir. Le désenclavement du village et une meilleure utilisation du sol permettront alors d’augmenter le revenu et de créer une épargne gérée par l’organisation. L’épargne sera investie ou prêtée sur des projets précis et avec l’appui de la Fondation. Le programme va jusqu’à préciser que les retraits de fonds devront être autorisés par l’organisation, mais aussi par la Fondation. Un vrai Big Brother de la charité. Et cela marche… Les 900000 habitants de la région de Gilgit ont non seulement atteint, comme prévu, l’autosuffisance alimentaire, mais leur revenu par tête a doublé en dix ans. Les experts de la Banque mondiale ont, à plusieurs reprises, fait le voyage pour observer ce phénomène économico-sociologique. Le prince lui-même a bien l’intention d’exporter son modèle.

« Nous vous attendions depuis mille ans. » En 1995, 60000 ismaéliens retrouvent leur imam près de Khorog, la capitale du Gorno-Badakhchan, à l’est de l’ex-République soviétique du Tadjikistan. L’accueil est d’autant plus délirant que l’Aga Khan descend de son hélicoptère avec de bonnes nouvelles. Il étudie depuis deux ans le sort de cette province et il a décidé d’en faire un nouveau Nord-Pakistan. Une aide d’urgence de 90 millions de francs sera allouée en 1996 et le Pamir Relief and Development Programme est mis en place. L’Aga Khan exulte: « Nous allons construire, pour la première fois, derrière le marxisme. La population est éduquée et l’accès à la médecine satisfaisant. Pour le reste, il faut tout repenser. » Avec un objectif: l’autosuffisance alimentaire dans huit ans.

A un paysan de la région de Gilgit, un journaliste anglais demandait un jour qui donc était l’Aga Khan: « Un homme bon qui a une maison en France. » C’est sans doute l’épitaphe qui rendrait le plus heureux le quarante neuvième descendant du Prophète. Mais Son Altesse Karim Aga Khan IV ne peut rien contre son autre destin. Ne vient-il pas de faire la une des gazettes en intentant un procès à son ex-femme pour tenter de l’empêcher de mettre en vente, chez Christie’s les bijoux dont il l’avait couverte? Les chroniqueurs n’ont jamais eu pareil scandale à se mettre sous la dent depuis le vol des bijoux de la bégum dans la Cadillac de Mohamed Shah Aga Khan. C’était en 1949…

L’Agha Khan Ier (1800-1881) était censé être le 46e imam de la lignée des Alides (descendants d’Ali) mais aussi un descendant, en ligne directe des anciens rois de Perse.

Son petit-fils, Muhammad Châh ibn Agaha Ali, Agha Khan III (1877-1957), avait été l’un des conseillers des souverains britanniques et le fondateur de la « ligue panmusulmane » de l’Inde. C’est lui qui avait obtenu, en 1919, que Constantinople ne soit pas rendue à la Grèce mais laissée aux mains des Turcs. Il fut, en son temps, l’homme le plus riche du monde et, pour son 60e anniversaire, ses « sujets » lui offrirent, selon la coutume, son poids en platine et diamants. Il sera le dernier à bénéficier de cette « tradition ».

le prince Mohammed Chah ibn Agaha Ali, autrement dit l’Agha Khan, chef spirituel des ismaéliens. 1930 Chef spirituel des ismaéliens, il était le descendant d’Abdallah ibn Maïmoun, fondateur et premier grand maître de cette secte musulmane remontant au IXe siècle. Il était aussi le successeur d’Hassan Sabbah, fondateur de la secte des Assassins et le 47e imam depuis Ali, gendre de Mahomet. Pour les Ismaéliens, l’Agha Khan est une sorte de « demi-dieu » infaillible. On constate cependant que ce nabab jouait parfaitement le double jeu : pontife musulman pour les uns, membre de la « jet set » pour les autres. En Arabie Saoudite, les membres du clan Séoud se comportent identiquement. Ils font assaut de bigoterie chez eux et jouent au play-boy quand ils sont à l’étranger. Ce dualisme comportemental est très fréquent chez les arabo-musulmans.
La photo a été prise en 1930. L’Agha Khan vient d’épouser la Française Yvette Labrousse, ancienne Miss France (1930) qui portera le titre de « Bégum » (la femme de l’Agha) bien que son titre officiel ait été « Mata Salamat » « Que vive la Mère » !). Le couple se promène dans les environs d’Aix-les-Bains.

En 1930, la secte des Ismaéliens regroupait environ deux millions de fidèles dont la moitié en Inde et le reste réparti entre le Proche Orient et l’Afrique.

Karim Agha Khan IV, 1998Karim Agha Khan IV (né en 1936) est le petit-fils du précédent et le 49e imam des Ismaéliens. L’actuel détenteur du titre d’Agha Khan est, lui aussi, un membre de la « jet set ».
Après avoir divorcé de l’actrice américaine Rita Hayworth (épousée en 1949), il s’est remarié avec une Anglaise divorcée du nom de Sarah Crocker (devenue la Bégum Salima) dont il a divorcé en 1994. Il s’est remarié en 1998.

Source : Paris Match (11 juin 1998)
UNE NOUVELLE LUMIÈRE DANS LA VIE DE L’AGA KHAN
Divorcé de la bégum Salimah, le dieu vivant des ismaïliens vient d’épouser une princesse allemande de 35 ans.

mariage de Karim Agha Khan IV, 1998C’est un rayon de soleil qui est entré dans la vie de l’Aga Khan, 62 ans, 49e imam héréditaire de la communauté ismailienne. Le 30 mai 1998, il a épousé la princesse Gabrielle zu Lieningen, une belle Allemande convertie à l’islam. La cérémonie religieuse a été conduite par le grand mufti et le recteur de la Mosquée de Paris à Aiglemont, la résidence de l’Aga Khan dans l’Oise, Puis, c’est à Patrice Marchand, maire de Gouvieux, qu’est revenu le privilège de prononcer le mariage civil. Les noces se sont déroulées dans l’intimité familiale, en présence d’une vingtaine de dignitaires de la communauté ismailienne accompagnés de leurs épouses. Une grande réception est prévue en France en octobre. Pour fêter leur union. Les mariés convieront, cette fois-ci, les nombreux invités des familles respectives.

Il s’est marié en toute simplicité à Aiglemont, où il vit en gentleman-farmer parmi ses pur-sang

Chef spirituel de quinze millions d’ismailiens à travers le monde, Son Altesse Karim Aga Khan IV est le descendant direct de Mahomet[Plus exactement un descendant d’Ali, gendre de Mahomet, fanatique de la première heure. Mais c’est aussi un descendant du chef de la secte des Assassins comme cela était indiqué dans le livre « Sociétés Secrètes » paru en 1997 ! Avec de tels criminels comme ancètres, on comprend que le Gagakan prèfère se référer au prophète de l’islam. Mais quand l’Occident prendra conscience que Mahomet fut un gigolo, un agitateur, un pillard, un assassin, un pédophile etc…, la superbe du gentleman-farmer va en pâtir.] Fils de Joan Yarde Buller, une Anglaise, et d’Aly Khan, l’Aga Khan a déjà été marié. Le 21 octobre 1969, il épousait Sarah Frances Croker-Poole, une Anglaise qui allait devenir la bégum Salimah. Ils se séparent en 1994. Trois enfants sont nés de leur union: Zahra, 28 ans, Rahim, 27 ans, et Husssain, 24 ans. Divorcée, elle aussi, d’avec le prince Karl Emich zu Leiningen, la nouvelle bégum Inaara a une petite fille de 6 ans, Theresa. La princesse n’a pas l’intention d’abandonner son poste de consultante à l’Unesco. Titulaire d’un doctorat de droit international, elle compte, avec la bénédiction de son mari, poursuivre ses activités centrées sur la promotion du statut des femmes [Première mission : réformer le Coran, qui traite les femmes à peine mieux que des moins que rien, deuxième mission : abolir le modèle de Mahomet qui était un obsédé sexuel et un pédophile. Elle a du pain sur la planche, la fatma ! Etre titulaire d’un doctorat de droit international et se convertir à l’islam pour ensuite promouvoir le statut des femmes… il fallait oser ! Et pourquoi pas se couper les deux jambes pour travailler à la promotion du football ?!].

Janvier 2005
Le divorce entre l’Aga Khan et son épouse la bégum Inaara vire au règlement de comptes (en banque !). Selon la presse britannique, madame menacerait de dénoncer monsieur au fisc s’il ne lui versait pas la moitié de sa fortune (environ 700 millions d’euros au minimum). On comprend soudainement pourquoi elle avait accepté de se convertir à l’islam : pas folle la guèpe…

Karim Aga Khan descendant de Mahomet, imane, ismaélien et donc chiite est passionné d’architecture, de sciences humaines, de l’art, de processus évolutif de l’habitat. l’amélioration de vie des habitants, de justice, des médias.
Selon lui, le monde musulman prend en considération la place femme en insérant les  femmes par leurs compétences.
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Profil asiatique – méditation immobile, zen ou en mouvement – méthodes bouddhistes transcendantales – techniques de relaxation

LA CONCIENCIA

La concencia - Maï Salaün

quelle-meditation-pour-vous ?

 Quel type de méditation est fait pour vous ?

Profil 1 :

Les méditations immobiles ou zen

Vos aspirations de paix intérieure sont associées au silence, à l’immobilité et au vide dans un monde que vous jugez, peut-être trop « plein » et « frénétique ». Assailli(e) par l’agitationambiante, vous doutez parfois de pouvoir accéder à cet endroit de calme, si ce n’est au prix d’une certaine rigueur… Après tout, vous n’êtes pas contre le fait qu’il existe une autre réalité au-delà de nos perceptions quotidiennes. Toutefois cette exploration nécessite un cadre sérieux, pas toujours accessible à tous… Très exigeant(e), avec vous et les autres, vous seriez peut-être prêt à vous détacher de “l’avoir” : une des clés pour vous de la sérénité.

La Conscience (d'après Victor Hugo)

La conscience (Victor Hugo) Maï Salaün

Certaines pratiques répondent à votre soif de rigueur, et de vide. Vous pourriezvous tourner vers des méditations zazen qui ont lieu dans le silence et l’immobilité. Pour trouver le silence dans votre cœur, la posture immobile est une des clés, que vous deviez apprécier. La pratique convient aux ascètes désireux comme vous de calmer le cheval fou du mental. Méditer ne vous demande pas forcément de changer votre système de pensée, ce qui pourrait vous freiner, mais vous propose plutôt de devenir, un témoin, un observateur, un spectateur de votre propre univers mental. Ce qui va peut aider à prendre du recul.

Pour vous y mettre : Allumez une bougie. Asseyez-vous le dos droit, détendez-vous et fixez la bougie. Quand votre esprit s’évade, ramenez votre attention à la bougie. Commencez par 5 minutes.

Profil 2 :

Les méthodes bouddhistes transcendantales

Votre quête de sérénité passé par l’ouverture aux autres. Plus qu’une bulle où vous isoler pour mieux vous retrouver, vous cherchez semble-t-il une discipline pour vous rapprocher et agir ensemble. La paix ne se construit pas seul, elle se partage, A ce titre, vos besoins seraient de développer des qualités telles que l’empathie, l’ouverture du coeur, la compassion… Émotif et sensible vous souhaitez peut-être faire de vos soi-disant “faiblesses” (dans un monde où la combativité est de mise), des atouts.  Pour accéder au calme intérieur, un équilibre aussi, tout en plongeant en vous-même.

Albert Einstein

Albert Einstein - Maï Salaün

Véhiculée dans l’inconscient collectif par les Beatles, en 68, qui pratiquent la méditation, dite transcendantale, ou par les hippies, les pistes bouddhistes, sont empreintes d’un esprit communautaire et festif qui pourraient vous convenir. Pratiquées aujourd’hui dans un cadre où les consignes sont néanmoins précises, elles proposent de méditer sur des thèmes de réflexion en lien avec la vie ; la colère, la joie, l’ouverture du cœur.  Un chemin qui tend davantage à l’acceptation de votre humanité tel que vous êtes, qu’un désir d’éveil, auquel vous n’aspirez pas forcément. Souvent découpées en trois temps, avec un temps de recueillement, un temps de mantra, des prières chantées en musique et un enseignement; elle sont très accessibles.

Pour vous y mettre : certains mantras, peuvent vous apporter le calme et la sérénité. Vous pouvez par exemple prononcer les mots : ici et maintenant, un pas à la fois, om nama shiva…

Profil 3 :

Les méditations en mouvement

La paix intérieure, peut vous paraître un doux rêve, voire un défi, que vous ne souhaitez pas forcément relever. Vous avez été encouragé à multiplier les activités, et vous avez peut-être cru que la source de votre équilibre se trouvait à l’extérieur. Pour vous protéger des agressions extérieures vous avez l’habitude de passer à l’action. Avec d’autant plus de facilité que vous avez beaucoup d’énergie. Toutefois vous semblez avoir l’intuition que votre corpsconnaît la solution. En développant avec lui un sentiment d’unité, et de présence, et en l’habitant différemment vous devriez pouvoir accéder à ce calme et canaliser votre énergie…

"Portrait of the Writer Fyodor Dostoyevsk...

Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski - Maï Salaün

Inutile de vous obliger à passer à « l’inaction » pour calmer votre agitation, et trouver la voie de la sérénité. Des pratiques méditatives en mouvements sont plus en accord avec votre tempérament. Que ce soit avec le tai chi, le yoga, ou le Qi Gong, la sérénité s’apprend en se réappropriant son corps. La mise en mouvement du corps favorise celle de l’esprit, et du ressenti. Le voyage que ces techniques proposent va vous permettre de « poser » votre esprit, et de clarifier vos pensées, sans doute désordonnée. Perçu même de manière furtive, cet espace devraient vous permettre de ralentir peu à peu… Et de vous apaiser.

Pour vous y mettre : les marches conscientes en mouvement peuvent se pratiquer partout, y compris dans le parking de votre entreprise avant une réunion, ou vos courses dans un hyper. Une pratique dans un parc ou un square sera bien sûr plus profitable. L’essentiel est de dérouler votre pied du talon en passant par la voûte jusqu’à la pointe de vos orteils, en respirant.

Profil 4 : Les techniques de relaxation

Happé par un monde en quête de performance, et donc générateur de stress, vous cherchez davantage à vous y soustraire qu’à entamer un voyage intérieur. Bien sûr il y a les loisirs qui vous permettent de vous détendre, ou de vous distraire. Mais le divertissement permet de mettre vos tracas à distance, seulement un court laps de temps. Avant de viser l’apaisement de votre mental, vous semblez avoir besoin d’un véritable relâchement de vos tensions physiques, une première étape sur la voie de la sérénité.

Muhammad ibn Zakariya ar-Razi

Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi - persan: رازی - Maï Salaün

Les bénéfices de la relaxation sur le corps sont indéniables, elle vous permettra de Pour soulager le corps de son agitation quotidienne, tournez-vous vers les méthodes e relaxation. Elles ont pour effet premier de vous faire prendre conscience de vos tensions, que vous pouvez avoir tendance à « dénier », puis d’un état de détente, Vous pouvez avoir recours à des méthodes qui s’appuient sur la contraction musculaire et le relâchement. Ou bien d’autres techniques basées sur le souffle. Votre premier objectif est de mieux contrôler vos émotions, en particulier négatives et donc de mieux résister au stress.

865-932 – Médecin, chimiste, philosophe de l’ancienne Perse

Pour vous y mettre : Respirez profondément. Prenez conscience de vos sensations physiques lorsque vous inspirez et expirez. La respiration pour commencer peut vous aider à prendre conscience de la profondeur des choses et à ne pas céder aux réactions négatives comme la peur, la colère, la confusion.

Les nouveaux maîtres de Perse, d’Egypte, du Maghreb et d’Espagne rivalisaient dans le domaine du faste et de l’esprit. C’est en 929 que fut fondée Cordoue – le joyau du monde – dans laquelle fut constituée une bibliothèque comparable à celle qui jadis avait fait la réputation d’Alexandrie (plusieurs centaines de milliers de volumes). 
La médecine arabe est représentée à cette époque par les grandes écoles de Médecine Arabe ou de langue Arabe: 
– L’école de Bagdad avec les Bakhtishu et Yuhanna Ibn-Masawayh 
– L’école d’Ispahan avec Ibn Sina, 
– L’école de Shiraz avec Ibn Abbas Al Majusi, 
– l’école de Damas avec Al Baghdadi et Ibn Al Mutran 
– L’école au Caire illustrée par Ibn an Nafis et Ibn Abi Usaybia 
– L’école de Kairouan: avec le célèbre Ishaq Ibn Imran et Ibn Al Jazza 
– Les écoles de Cordoue, de Tolède, Séville, et de Saragosse connurent de grands
médecins tels, les fameux Abulcassis, Avenzoar, Averroès. 

Mohammed Ibn Zakaria al-Razi, Abu-Bakr, connu chez les Latins sous le nom de Rhazes, est né vers 865, à Rayy au sud de l’actuel Téhéran en Perse.

On ne sait rien de précis sur le déroulement de ses études. Il a pratiqué la musique, qui fut son principal centre d’intérêt au cours des premières années de sa vie (il était joueur de luth). Il a étudié la philosophie et l’alchimie, les mathématiques, l’astrologie, il s’est également intéressé à l’orfèvrerie, la monnaie, les sciences occultes.

Selon Abou Rayhan Birouni il souffrait d’une maladie des yeux provoqué par les vapeurs provenant de ses expériences d’alchimie, mais plus tard Rhazès aurait dit lui-même que sa vue avait été affectée par les lectures prolongées.

Il avait la trentaine lorsqu’il commença l’étude de la médecine à Rayy, auprès de Is’haq Ibn Hunaïn, passé maître dans la médecine grecque, perse et indienne. Il aurait été indirectement (par leurs écrits) l’élève de Ali ibn Rabban Tabari (mort vers 870), ainsi que de Abdus ibn Zayd (mort en 900), complétant son éducation dans les lectures et l’expérimentation. Puis il a surtout continué à s’instruire en médecine à Bagdad, sous le Calife Al Moktafi (901-907), et voyagea en Syrie, en Egypte, en Espagne.

Rhazès est d’abord devenu le Médecin de la cour du Prince Abu Saleh Al-Mansur, souverain de Khorosan. De retour à Rayy, il prit quelques temps la direction de l’hôpital local avant de revenir à Bagdad prendre en charge l’hôpital central Bimaristan. Mais il fit en sorte de ne jamais être au service d’une personne tant il souhaitait profondément se consacrer à la science.

En tant que Médecin chef de l’hôpital de Bagdad, il organisa la première structure hospitalière arabe à Bagdad: il y dispensait un enseignement réputé et assurait son service entouré de ses élèves et de ses assistants. Les étudiants posaient des questions, les réponses étaient d’abord faites par les plus jeunes, puis les plus expérimentés, enfin Rhazès se chargeait de la synthèse. Des consultations externes étaient organisées ainsi que des soins à domicile, les nécessiteux bénéficiaient d’une aide médicale.

Il introduisit la méthode clinique dans l’Art Médical dans le soin qu’il prenait dans l’interrogatoire minutieux des malades, l’importance qu’il attachait à la symptomatologie, les déductions diagnostiques et thérapeutiques qui en découlaient.

Rhazes pratiquait de nombreuses spécialités médicales: la chirurgie, la gynécologie, l’obstétrique la chirurgie ophtalmologie et même la stomatologie.Razes

S’il est Persan par sa naissance et sa langue maternelle, il est arabe par la langue qu’il utilise et la culture.

Razès était aussi philosophe, il connaissait Platon et rejetait en partie les vues d’Aristote. Razès est mort en 925 à Rayy où il était né.

Contributions scientifiques de Rhazes

Les contributions d’al-Razi à la médecine sont nombreuses et variées.

Ainsi il a désigné les trois aspects de la médecine:

– la santé publique,
– la médecine préventive, et 
– le traitement des maladies spécifiques.

Il a énuméré sept principes pour assurer la préservation de la santé:

1- Modération et équilibre lorsque le corps est en mouvement et lorsqu’il est au repos.
2- Modération en mangeant et en buvant.
3- élimination des surabondances.
4- Amélioration et réglementation des habitats.
5- éviter les excès néfastes avant qu’ils ne deviennent incontrôlables.
6- Entretenir une harmonie entre les ambitions et les résolutions.
7- Se forcer à acquérir de bonnes habitudes notamment concernant la pratique de l’exercice physique.

Quelques travaux et pensées de Rhazès:

– il accordait de l’intérêt à l’observation clinique relative à l’évolution de la maladie en fonction du médicament dispensé, ainsi que l’évolution du malade et le résultat du traitement.

– il fut le premier à s’intéresser à l’aspect psychosomatique dans le diagnostic des maladies, constatant, par exemple, que certaines maladies abdominales étaient suscitées, en premier lieu, par des causes psychosomatiques.

– Les diagnostics de la variole et de la rougeole sont parmi les réalisations médicales les plus importantes d’al-Razi. Sa description minutieuse et détaillée des différentes phases éruptives au cours de la variole et leur méthode de traitement est un modèle qui permet de le classer parmi les cliniciens de génie. Il décrit la différence clinique entre les deux maladies de façon si frappante que rien depuis n’y a été ajouté. C’est un chef d’œuvre de la médecine clinique (Browne 1962).

– Il insistait sur l’importance que revêtent la pratique, l’expérience et l’expérimentation dans le traitement des malades. En outre il expérimentait les nouveaux remèdes sur les animaux avant de les prescrire aux malades.

– Les occidentaux reconnaissent les innovations de Rhazes en gynécologie et obstétrique, ainsi que dans les maladies vénériennes et en chirurgie des yeux.

– Il avait abordé, par ailleurs, le problème de la paralysie faciale et cherché à en identifier les causes. Il a pu distinguer, ainsi, entre la paralysie provoquée par une cause propre au cerveau et celle d’origine locale.

– Rhazes a décrit également les ramifications des nerfs dans la cage thoracique.

– Il a décrit les différents types de fièvres, qui comprennent l’état continue, la rechute, et la fièvre agitée. Il a déclaré que la fièvre peut être le symptôme d’une maladie ou une maladie en soi.

– Il semble être le premier à décrire le ver de Médine.

– Au plan thérapeutique: il a présenté le mercure comme substance thérapeutique notamment pour la préparation de pommade pour la première fois dans l’histoire, thérapie qui fut plus tard adoptée en Europe.

– Excellent anatomiste et chirurgien réputé, il distingua, le premier, le nerf laryngé du récurrent et pratiqua plusieurs fois l’opération de la cataracte.

– Il fut le premier à utiliser le boyau de chat dont il appréciait la souplesse, la résistance et le pouvoir de résorption pour différents types de sutures. Il pratique les sutures avec un fil et 2 aiguilles, enfin les sutures sous dermiques qui ne laissent après elles aucune cicatrice.

– Rhazès serait parmi les premiers à utiliser les compresses humides et tièdes pour couvrir les intestins au cours des interventions chirurgicales sur l’abdomen.

– Il s’est rendu compte que, d’une manière générale, les hommes ne souhaitent pas tomber malade, et souhaitent récupérer aussitôt que possible lorsqu’ils le sont. Cependant, si un patient n’a pas la volonté ou le désir d’aller mieux, les mains du médecin sont liées et il ne peut lui être d’aucune aide.

– En chimie: Il pratiquait l’extraction de l’alcool par distillation des substances amylacées et glucidiques fermentées, qu’il utilisait en pharmacie pour la production des médicaments et des remèdes. Il est, en outre, le premier à avoir mentionné l’acide sulfurique, qu’il appelait «l’huile de vitriol» ou «vitriol vert». Il est aussi parmi les premiers à appliquer les connaissances chimiques à la médecine et à rattacher la guérison du malade à une réaction chimique dans son corps.

– Il a insisté sur l’importance d’une éducation scientifique continue du médecin. Il a conseillé aux médecins de consigner leurs propres observations. Il les encouragent à se rencontrer avec d’autres médecins pour discuter des problèmes médicaux. Il a recommandé aux médecins d’essayer de résoudre leurs problèmes plutôt que déléguer aux autres la découverte des solutions.

Ses observations personnelles sont d’une grande pertinence et d’une profonde sagesse :

« Quand Galien et Aristote sont d’accord sur un point, les médecins peuvent aisément prendre une décision; mais quand leurs opinions divergent, il est bien difficile de les mettre d’accord. Qui consulte plusieurs médecins commettra plusieurs erreurs! »

La thérapeutique se sépare de l’astrologie avec Rhazès pour s’appuyer sur l’expérimentation. « Si le patient peut être traité par le régime, éviter les médicaments, les associations de médicaments; et s’il peut être traité par des médicaments simples, éviter les associations de plusieurs médicaments. »

On doit également à Rhazès des écrits pertinents sur les ictères par rétention, les pyuries fébriles et la lithiase rénale. Rhazès fut l’un des premiers cliniciens qui a préconisé les bains froids dans le cas de brûlures, méthode moderne qui a l’avantage de soulager les douleurs et de réduire les fuites plasmatiques chez les brûlés,

La découverte de l’asthme allergique (Shammyeh.). Il fut aussi le premier à découvrir et à décrire dans le détail la séméiologie du rhume allergique et la relation avec l’odeur des roses dans sa « dissertation sur les causes du coryza au printemps, quand les roses sentent bon. » Il donne des conseils sur les médicaments à éviter et les prescriptions conseillées en cas d’aggravation de la toux et des signes respiratoires. 

Son œuvre écrite rassemble 184 volumes et articles sur tous les domaines, dont 61 relevant de la médecine, tous écrits en arabe, le persan ne permettant pas, à l’époque, d’exprimer les sujets scientifiques :

• Razès est connu pour avoir écrit « Kitab Al-Hawi » (Continens) une encyclopédie médicale en 22 volumes de médecine pratique et de thérapeutique qui fait le bilan des connaissances médicales du Xème siècle. Elle contient de nombreux extraits des auteurs grecs et hindous. Cette oeuvre a été possible grâce à de nombreux soutiens et à la collaboration de ses étudiants qui publièrent une œuvre posthume enrichie d’après ses notes et ses observations personnelles.

Razès, Haüy seu Continens , 1280,Paris, BNFContinens
– Volume 1, les maladies de la tête;
– Volume 2, les maladies des yeux;
– Volume 3, les maladies des oreilles, du nez et des dents;
– Volume 4, les maladies du poumon;
– Volume 5, les maladies de l’oesophage et de l’estomac;
– Volume 6, vomissement, obésité et cachexie;
– Volume 7, les maladies de la poitrine, du coeur, du foie et de la rate;
– Volume 8, les ulcères de l’estomac et de l’intestin, la dysenterie
– Volume 9, la gynécologie;
– Volume 10, les maladies des reins, de l’urètre etc;
– Volume 11,les maladies d’estomac causées par des parasites abdominaux, les hémorroïdes, les désordres vertébraux, la goutte, les varices, éléphantiasis;
– Volume 12, les différentes sortes de cancer, inflammations, abcès, et tout ce qui a rapport avec les faiblesses du corps;
– Volume 13, les maladies des os, fractures, maladies internes et ulcères, plaies des organes génitaux, etc;
– Volume 14, défécation et vomissement, etc;
– Volume 15, motbegheh les fièvres (typhoïde et entérique), et les maladies causées par les obstructions des canaux naturels etc;
– Volume 16, les fièvres trépidantes (degh) et épuisement, fièvres et refroidissements, fièvres ardentes ou fièvres infectieuses, etc;
– Volume 17, la variole, la rougeole, et plaies de la gorge;
– Volume 18, conditions critiques, crises,
– Volume 19, l’urine et rapprochements avec les piqûres de serpents et de scorpions, et poisons;
– Volumes 20 , 21 à propos des médicaments.
– Volume 22, la pharmacologie (saydaleh) et sujets rapprochant médecine et pharmacie.

L’ouvrage a été traduit en latin, en 1279, par le médecin juif «Faraj Ibn Salem», sur ordre du roi Charles I, roi de Sicile, sous le titre de Continens, équivalent grec du terme «al-Hawi», parut à Brescia et Venise (Italie) en 1486.. En Europe, les plus grands savants ont eu recours à l’ouvrage, traduit maintes fois, jusqu’en 1542, et demeuré leur source de référence dans leurs écoles et universités jusqu’au seizième siècle. Cette version latine très rare, existe notamment à Cambridge, à la bibliothèque de « King College ». Il existe une copie en arabe à la libraire El-Escurial en Espagne (écrite entre 1397 et 1414) ainsi qu’à La Librairie Nationale de Malek à Téhéran.

Si « le Continens » est considéré comme étant l’ouvrage le plus considérable de Razès, excellent clinicien, son traité des maladies éruptives resta le plus connu et le plus célèbre en Europe jusqu’au XIXème siècle.

• Rhazès a en effet écrit « Al-Judari wal Hassaba » (Traité sur la variole et la rougeole) ou -« De variolis et morbilis » ou encore « Liber de pestilentia » – , qui est le dernier traduit en 1170 par Gérard de Crémone ( publié en latin à Venise en 1565, à Londres en 1766 et enfin une version française en 1866 par Leclerc et Lenoir.
Rhazès y différencie les diverses affections vésiculo-pustuleuses, en particulier la variole de la varicelle et de la rougeole, il émet la possibilité de l’existence d’une sorte de virus se transmettant de la mère à l’enfant mais aussi entre individus. C’est la plus ancienne relation fidèle entre ces maladies pour lesquelles il n’existait pas précédemment de descriptions grecques.

• « Tibb al-Fuqaraa » (La médecine des pauvres) : il s’agit d’un dictionnaire populaire où il décrit toutes les maladies, leurs symptômes, et les méthodes de traitement par un régime alimentaire peu coûteux, plutôt que par l’acquisition de médicaments onéreux et de composés rares.

• « Kitab ‘Al-Mansouri' » (Livre d’al-Mansouri) : Dans cet ouvrage, dont le nom est associé à celui son protecteur le Prince Abu salih al-Mansur dirigeant de Rayy, Razès aborde une multitude de sujets tels que la chirurgie, et les maladies des yeux et de l’abdomen. Il fut publié pour la première fois à Milan, en 1481, et traduit en latin. Il a été adopté par les médecins des universités européennes jusqu’au dix-septième siècle.

• Rhazès a également édité un autre livre appelé « Al-Murshid » (Aphorismes) Guide du médecin nomade Dans celui-ci, il a souligné les lignes importantes de la thérapie. 

Dag Hammarskjöld, former general secretary of ...

Dag Hammarskjöld , secrétaire général des Nations Unies - Secrétaire aux Nations Unis - Maï Salaün

• « Shammyeh » (l’asthme allergique) ,

• « Al Tibb al Molloki » (Médecine Royale)

• « Al-Asrar fil Kimiyae » (Les secrets de la chimie), où il décrit la méthode adoptée par lui dans la réalisation des expériences chimiques, ainsi que la manière de préparer les matières chimiques et leur mode d’utilisation. Il y décrit également les appareils et outils employés dans ses expériences

A propos de la médecine il avait l’habitude de dire : « La vérité, en médecine, est une moyenne qu’on ne peut atteindre ; tout ce que l’on peut lire dans les livres a beaucoup moins de valeur que l’expérience d’un médecin qui pense et raisonne […]. La lecture ne fait pas le médecin, mais bien l’esprit critique et le talent d’appliquer à des cas particuliers les vérités dont il a connaissance ». (Cité dans M. Bergé, Les Arabes, p. 363)…
ou encore : 
« en médecine, l’expérience est au dessus de la science » 

Sources

– Les promoteurs de l’esprit scientifique dans la civilisation islamique par Halima El Ghrari

A comme Anne, Albert ou Ashton, C comme Carla, Charlène ou Cécilia, D comme Demi, H comme Hélène, T comme Tristane,

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President Nicolas Sarkozy of France and his wi...

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“ Anne courage ” aurait-elle décidé de “ prendre du recul ” ? Son absence, la semaine dernière, aux côtés de son mari, n’a pas en tout cas échappé à “ Voici ”. “ On s’attendait, raconte le magazine, à la voir une nouvelle fois au bras de son époux au moment où il devait être confronté à Tristane Banon le 29 septembre… Mais Anne Sinclair, prenant tout le monde à contrepied, a au contraire préféré rester à Marrakech, dans leur ryad marocain. Bien sûr, avec toutes les émotions de ces derniers mois, elle avait besoin de soleil… Peut-être ne craignait-elle pas grand chose pour lui. Mais certains pensent surtout que, désormais, elle a décidé de le laisser seul face à ses accusatrices… ” Un premier pas vers la liberté ?

 

Tristane : la délivrance

Affranchie, Tristane Banon ? Bientôt “ délivrée ”, professe “ Gala ” dans son horoscope “ spécial stars d’octobre ”, et note ce faisant la drôle de place qu’occupe la mère dans son thème : “ Uranus, qui gouverne la Lune dans son thème de nativité, et Neptune, qui détient la clé de son rapport à l’âme sœur, se trouvent dans le secteur des origines de l’être : les deux symbolisent la mère. Tristane s’est affranchie d’un “ secret ” confié à la responsabilité de sa mère, au moment où Uranus, parvenue en Bélier, s’est trouvée en aspect bénéfique à sa Lune de naissance. Une délivrance. Cela explique cette réaction tardive à la présumée tentative de viol pour laquelle l’écrivaine porte plainte. Le procès, s’il a lieu, sera mouvementé. Mais il lui permettra de se libérer d’un héritage pesant(…) ” Ca mange pas de pain, hein ?

 

Carla obligée de garder le lit

D’une délivrance, l’autre… “ Rarement, le terme de “ délivrance ” n’aura été aussi approprié pour un accouchement ”, écrit “ Voici ”, à propos de Carla Bruni-Sarkozy. “ Obligée d’être alitée jusqu’à la naissance (prévue fin octobre), l’épouse du président n’est pas vraiment à la fête, poursuit-il. Son appartement du XVIe sous surveillance, l’Elysée épié de partout, les déplacements du président interprétés sans relâche, la clinique de la Muette qui avait bien du mal à rester muette… Carla a même dû démentir avoir réservé tout un étage de cette maternité pour l’événement (comme l’annonce “ VSD ”, ndlr). Et demander à sa mère Marisa Bruni-Tedeschi d’aller chercher son fils Aurélien à l’école à sa place, alors qu’elle était alitée ”. Avec toute cette pression, pour sûr, elle aurait préféré accoucher le 3 octobre, comme l’avait annoncé son beau-père, Pal Sarkozy !

 

Cécilia à Paris

Est-ce pour être aux côtés de la future maman ? Est-ce pour rappeler qu’elle existe ? A l’heure où Nicolas Sarkozy et son épouse, encore en forme, s’affichent dans “ Paris-Match ”, baguenaudant dans les rues de Paris, Cécilia ex-Sarkozy prend la pose dans “ Gala ”, “ à deux pas de l’Elysée ”, main dans la main avec son époux Richard Attias. Hasard ? Pour son “ escapade automnale ”, le couple a élu domicile “ au Bristol, à quelques mètres du palais présidentiel ”, précise le journal, qui ajoute : “ Cet été, le Tout-Paris bruissait. De vilains échos assuraient — les mauvaises langues en étaient sûres — que leur couple battait de l’aile. Richard et Cécilia n’en ont eu cure et continuent à tracer leur sillon à New York, où ils vivent depuis plusieurs années, regardant dans la même direction. Vers la France, en l’occurrence ”. Ah, ah… le couple aurait-il l’intention de se réinstaller dans la capitale ?

 

Cécilia a repris sa carte à l’UMP

Tout le porte à croire, selon “ Gala ”. “ Déjà à la tête d’une fondation qui porte son nom, Cécilia, dit-il, veut servir la France, comme elle l’écrit sur son blog : “ J’ai toujours conservé un lien fort avec mon pays ”. (…) Pour ce faire, l’ex-First Lady est prête à s’investir : “ Représentante des Français de l’étranger, un poste à l’Unicef ou à l’Unesco, ce type de fonctions l’intéresse pour l’avenir ”, reconnaît un proche ”.

Pourquoi cette soudaine envie de France ? “ Ces derniers mois, explique le people, la vie de Cécilia a changé. Sa fille, Jeanne-Marie s’est installée avec ses deux enfants (…) à Boston, où son mari a repris des études à la Harvard Business School. Louis, le fils du président de la République est, lui, en pension aux Etats-Unis et ne vit plus à ses côtés à New York même. Seule Judith, son aînée, demeure à Big Apple et travaille avec Richard Attias au sein de l’entreprise The Experience qu’il a créée en 2009 ”. Signe imparable que l’ex-Première dame veut s’impliquer dans la vie hexagonale : “ Elle a repris sa carte à l’UMP. “ Alors qu’elle avait fait sa demande de renouvellement sous son nouveau nom de femme mariée, l’UMP lui a automatiquement attribué le même numéro d’adhérent que lorsqu’elle s’appelait Sarkozy ”, s’amuse un ami de la famille. (Mais) il le promet : “ Elle ne s’immiscera pas dans le débat politique français et ne fera rien qui puisse nuire à Nicolas Sarkozy ”. S’il le dit !

 

Hélène et ses filles

Et puisqu’on parle d’ex ”, “ Grazia ” se penche cette semaine sur le cas Hélène de Yougoslavie, ex-mme Thierry Gaubert, par qui, vous le savez, le scandale des “ mallettes ” est arrivé. “ Le torchon brûle entre la princesse slave et ses filles ”, titre le mag, qui s’interroge : pourquoi ? “ Selon plusieurs proches d’Hélène, note-t-il, Milena et Nastasia seraient instrumentalisées par leur père. “ Aujourd’hui, Hélène est particulièrement meurtrie, vous imaginez le mal que ça peut faire de se faire traiter de folle par ses propres enfants, de recevoir un texto vous enjoignant d’aller vous suicider, c’est terrible…, confie une de ses amies. En défendant leur père, c’est peut-être leurs intérêts que Milena et Nastasia cherchent à préserver ” Et d’énumérer les cadeaux du père aux filles : “ Les studios à Neuilly, les vacances dans la somptueuse villa de 1000 m2 en Colombie, les virées shopping rue de Passy… ”. A quoi ça tient l’amour…

 

Demi et Ashton, victimes de Twitter ?

Et puisqu’on en parle, entre Demi Moore et Ashton Kutcher, ça ne va pas fort. Ca sentirait même le sapin, à en croire les journaux de la semaine qui, tous, sans exception, pronostiquent une rupture imminente entre la “ cougar ” et son mignon un tantinet volage. “ Demi Moore et Ashton Kutcher sont au bord du divorce, constate froidement “ Elle ”. Pour leurs six ans de mariage, le 24 septembre dernier, Ashton a préféré passer la soirée… avec une autre, dans un sinistre Hard Rock Hotel à San Diego. Tous les tabloïds s’arrachent maintenant à prix d’or les confessions des maîtresses de l’acteur. Mais c’est encore sur Twitter que la guerre des nerfs fait rage : après avoir combattu les rumeurs d’infidélité d’Ashton à coup de photos énamourées sous la couette, Demi et sa moitié s’envoient maintenant des phrases lapidaires. “ Je vois à travers toi ”, lui a-t-elle lancé, au début du mois de septembre, pour illustrer un portrait d’elle seule — et triste —, les yeux fermés. “ Quand on suppose quelque chose mais qu’on ne sait rien, on se ridiculise et on me ridiculise aussi ”, lui a-t-il répondu — ainsi qu’à ses détracteurs. Jamais un couple de stars ne s’était autant affiché ni autant déchiré sur Twitter. Au point qu’on peut se demander si Twitter ne leur a pas été fatal… ”

 

La nouvelle “ Mme Kutcher ”

Pour expliquer la fin du couple, “ Public ” avance des raisons beaucoup plus prosaïques : “ Ashton voulait un bébé ”, “ Il a connu Demi trop jeune ”, “ Il l’a humiliée une fois de trop ”. Cash, le people se fend d’un “ portrait ” illustré de celle par qui le scandale est arrivé : “ Elle a l’œil coquin, une peau de bébé et une chute de reins à se damner. Elle peut danser toute la nuit en boîte, picoler dans un jacuzzi, s’envoyer en l’air jusqu’à 4 heures du mat’ et être fraîche comme une rose le lendemain matin. Demi ne pouvait pas lutter ”. Et paf !

La suite est du même tonneau, quoique pas très flatteuse pour la jolie blonde de 23 ans qui a tourné les sens du lionceau : “ Après un passage éclair à la fac, Sara (Leal) gagne sa vie grâce à Gavin Naumoff, un individu louche qui officie comme rabatteur de jeunes filles peu farouches pour les célébrités qui souhaitent s’amuser, indique-t-il. (…) En juin dernier, Naumoff présente (Sara) à Ashton. (…) Mais il résiste. Du moins, il fait beaucoup d’efforts pour ne pas craquer. Il vient de remplacer Charlie Sheen dans “ Mon oncle Charlie ”. L’acteur a perdu son job pour ses excès de sexe et de drogue. L’heure n’est pas au scandale, d’autant que la prod le paie royalement : 700 000 dollars par épisode ! (Mais) le 23 septembre, après avoir dansé au Fluxx, un club de San Diego, avec elle et trois autres jeunes filles, Ashton emmène tout ce beau monde dans la suite Diamond du Hard Rock Hotel pour une fois, il se lâche. Il commande des litres de vodka et se déchaîne. Il s’isole ensuite avec Sara pour une partie de jambes en l’air tandis que ses bodyguards tiennnent à l’écart les autres filles dont ils ont confisqué les portables. La suite, on l’imagine ”. Oui, enfin, nous, perso, le coup des bodyguards et des téléphones portables confisqués pour “ s’envoyer en l’air ”, on n’y aurait pas, de nous-mêmes, forcément pensé… On y songera, hein, pour la prochaine fois. Ca peut avoir son piquant. Ou pas.

 

Albert et Charlène : un beau mariage

Dans la série des belles histoires, il y a aussi, et enfin, celle du prince et de la princesse de Monaco. Car “ Paris-Match ” nous le certifie sur huit pages, album photos à l’appui : “ L’union d’Albert et Charlène a ressemblé à toutes les noces : émouvante et joyeuse ”. Quoi ? Vous doutez encore ! “ Trêve d’insinuations, coupe “ Match ”, c’était un vrai mariage avec ses rires, ses sourires et ses larmes… de joie ”. OK, OK, on ne dit plus rien, promis, on se tait.

On ne peut s’empêcher de le noter, malgré tout — la ficelle est tellement grosse —, à côté de la série de clichés, en noir et blanc, très très distingués, du mariage d’amour princier, le magazine, saisi par le remords ?, publie un article où il apparaît que Charlène n’a pas complètement adopté la Principauté — et réciproquement. “ Depuis son mariage, indique “ Match ”, la nouvelle princesse limite ses apparitions publiques. La jet-set monégasque l’espère à chaque inauguration, chaque célébration, chaque dîner de charité — il y en a beaucoup en Principauté. Ils sont souvent déçus. Charlène ne veut laisser dicter son emploi du temps par personne ”. Nouveau pied de nez ? “ Pour sa première sortie officielle seule, la princesse a choisi La Turbie, village français de 3 200 âmes juste au-dessus de Monaco, et sa fête de la Saint-Michel, le patron local. (…) Car, à La Turbie, Charlène est un peu en famille : ses parents y habitent, et le village n’est pas loin de Roc Agel, le “ ranch ” des Grimaldi, qu’elle préfère au Palais. (…) A Monaco, la visite de Charlène chez les voisins français a fait grincer quelques dents. Même si beaucoup de Monégasques y sont installés, ça reste “ l’étranger ” ”. Charlène et le Rocher, c’est pas le grand amour, on dirait. Mais, bon, l’amour, c’est compliqué, pas vrai ?

 

Vous en voulez encore ?

Jennifer Aniston s’est fait faire une fécondation in vitro et attend des jumeaux(“ Voici ”) ; depuis qu’elle est enceinte, Beyoncé ne supporte plus le parfum de Jay-Z (“ Public ”) ; Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau ont donné une petite sœur à leur fils Léon de 3 ans (“ Voici ”). Bienvenue Lila !

Sean Penn a une nouvelle fiancée (pour la semaine). Son nom ? Shannon Costello (“ Grazia ”, “ Be ”) ; Rihanna s’est entichée d’un boxeur irlandais qui, “ circonstance aggravante, ressemble comme deux gouttes d’eau à Chris Brown ” (“ Public ”) ; Kanye West a présenté sa première collection lors de la Fashion Week, en même temps que sa nouvelle fiancée, Chanel Iman, qui est aussi son mannequin vedette (“ Public ”) ; Alicia Keys a décidé de pardonner et d’ “ avoir confiance en son mari ”, Swizz Beatz (“ Public ”) ; enfin guérie de l’horrible Ashley ? Cheryl Cole roucoule avec son producteur, Alex Da Kid(“ Public ”) ; Joey Starr est “ dingue ” de l’actrice Karole Rocher, qu’il a rencontrée sur le tournage du film “ Polisse ” réalisé par son ex-compagne Maïwenn (“ Voici ”) ; Jean Sarkozy et Bar Refaeli se sont fait un bisou sur la joue (“ Voici ”, “ Public ”) ; Leo Di Caprio et Blake Lively, c’est re-fini (“ Voici ”, “ Public ”) ; lassée par ses frasques, Shakira aurait largué Gérard Piqué (“ Public ”).

En vrac : Jennifer Lopez s’est offert une maison de 13, 5 millions d’euros dans les Hamptons comprenant sept chambres et dix salles de bains (“ Gala ”) ; Lady Gaga “ rend son assistant gaga ” (“ Voici ”) ; Louis Garrel et Robert Pattinson se lancent dans la chanson (“ Be ”), Romane Cerda, ex-épouse de Renaud (“ Match ”), et Aurélie, aînée des trois filles de Francis Cabrel, aussi (“ Gala ”). Aîe, aïe, aïe ! France 3 a envoyé à ses journalistes “ une charte vestimentaire ” pour que “ le style France 3 parle d’une seule voix ”. Au programme : du noir, du gris, du bleu marine, pas de bijoux, de dentelle, de décolleté ni de transparence (“ Grazia ”) ; Patrick de Carolis fera son entrée le 12 octobre à l’Académie française où il occupera le fauteuil d’André Bettencourt, défunt mari de l’inénarrable Liliane (“ Gala ”).

Vous avez du temps à perdre ? Jetez un œil au dossier “ Elles gagnent plus que leur mec ” et faites le test : “ Etes-vous prête à avoir un mec fauché ” de “ Public ”.

Vous voulez plus consistant ? Lisez le papier de “ Be ” sur le phénomène “ Trash The Dress ” et brûlez votre robe de mariée. Plus sérieux, “ Grazia ” analyse, sondage à l’appui, la polémique sur la suppression de la case “ Mlle ”. D’après le mag, vous seriez 71 % à ne pas vouloir la voir disparaître et 53 % à ne pas être gênée du tout d’être appelée “ mademoiselle ”. Comme Catherine Deneuve, dites donc !

L’avocat des livres à lire à la veille du Goncourt et du prix Renaudot…

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Pediment above the entrance to the Constitutio...

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Official logo of the French Republic, used exc...
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http://labasoche.wordpress.com/2011/08/08/affaire-dsk-lacharnement-visible-de-kenneth-thompson-contre-dsk/

En tête à tête avec les 23 Présidents de la République Française de Jean-Louis Debré.

Un rebelle place Vendôme qui explique pourquoi le patron de Mauboussin a agité le landerneau du luxe.
Le patron vient d’une famille banlieusard rescapée de la guerre, guidée par l’espoir de la société républicaine. Pour que l’on réussisse il faut avoir des rêves, y croire et les rendre accessible et tout rendre possible. Il n’y a pas de fatalité. Il a regardé avec envie, puis a pris les taureaux par les cornes pour créer un business modèle afin que la joaillerie soit accessible à toutes. Les femmes guident, choississent et se les achètent.

La France doit garder l’excellence de la création, pour ne pas voir partir la place de la mode en orient.

Ayons à coeur de démultiplier les compétences et les connaissances aux jeunes créateurs françaises, pour que Paris reste la capitale de la mode.

Un supporter des femmes surtout lorsqu’elles montrent leurs failles.

L’homme assuré au quotidien dans la lumière, met en lumière ses vérités et fragilités qui deviennent finalement ses forces. Lui qui vient d’ailleurs, pas de la famille de luxe.

Pourquoi ne pas donner accès au rêve au plus grand nombre de femmes qu’hier ?

Mauboussin veut rendre hommage aux femmes, partout dans le monde, auprès de celles qui peuvent acheter et choisissent elles-mêmes dans l’immédiateté.

La prochaine transgression : continuer le chemin de la liberté, longtemps, dans le luxe.

MAUBOUSSIN :

Une marque de luxe peut-elle

encore s’affranchir des standard du E-commerce ?

Le mois de Mai 2010 restera dans les mémoires comme un mois très riche du coté de l’actualité du e-commerce avec l’arrivée en masse de nombreux intervenant du commerce classique comme Tati ou Lacoste. L’un de ces événements concerne l’arrivée d’une grande maison du luxe sur le média internet avec le site Mauboussin.fr.

Il semble que l’industrie du luxe, qui jusque-ici méprisait internet, s’est enfin rendu compte que le web serait, tout compte fait, incontournable dans les années à venir et devrait à terme rendre obsolète le modèle du canal de vente unique d’une distribution physique maîtrisée habituel à l’industrie du luxe (je devrais vraiment arrêter de faire de faire des phrases aussi longues).

Pour accompagner l’arrivée du joaillier de la place Vendôme sur internetAlain Némarq le patron de Mauboussin à fait diverses déclarations ou il incorpore vraiment internet dans sa stratégie de marque et évoque le fait que sur ce média la clientèle est en majorité féminine.

Sous l’impulsion d’Alain Némarq Mauboussin à décidé de baisser ses marges et communiquer clairement sur ses prix. La cible de ce site est donc clairement définie : Une femme active et décomplexée qui sait compter et prendre en charge son goût pour le luxe.

L’objectif déclaré est de générer avec le site un chiffre d’affaires de 6 à 8 millions d’euros équivalent à celui d’un magasin classique.

Bon je l’avoue, je suis fan de cette stratégie directe et décomplexée bien trop rare dans l’univers du luxe.

Mais la boutique mise en ligne par Mauboussin est-elle capable d’assurer cet objectif ?

C’est sur Twitter que nous avons commencé avec Capitaine Commercee à débattre autour de cette question. Mais 140 caractères c’est un peu court pour débattre de la question et Olivier a proposé de déployer nos arguments sur un support plus adapté comme nos blogs respectifs. Cet article est donc croisé avec celui de Capitaine Commerce sur le sujet.

Pour tout vous dire je pense que Mauboussin va gagner son pari (ou s’en approcher) et Olivier pense le contraire.

Je comprend l’avis d’Olivier qui constate à la visite du site de Mauboussin qu’un bon nombre de points indispensable à la réussite d’un e-commerce ont été oublié.

Malgré de louables efforts Mauboussin a décidé comme la plupart des marques du luxe de mépriser une bonne partie des standards du e-commerce (ou encore pire… n’en connait pas l’existence).

La véritable question serait donc plutôt :

Une marque de luxe comme Mauboussin peut-elle encore s’affranchir des standards du E-commerce ?

Pour vous faire comprendre de quoi je parle, je vais tenter de faire devant vous le tour des erreurs que j’ai pu relever, comme Olivier pourrait le faire, mais, j’ai bien peur de ne pas être aussi brillant et professionnel que lui dans cet exercice. Alors, n’oubliez pas d’aller visiter son blog pour profiter de son avis.

Pour commencer, le grand classique de la page inutile qui fait plaisir a l’egométre du marketing ou du patron mais nuit gravement a votre trafic ou au référencement de votre site qu’est l’animation Flash en « Splash page ».

On continue avec l’accueil de la boutique. Je passerai sur le fait que j’ai connu des pages nettement plus vendeuses et que l’on force le prospect a entrer dans le catalogue en faisant un choix basé sur fort peu d’indications. Pour voir la moindre offre produit l’internaute est obligé de cliquer au moins 3 fois.

Autre classique du « e-commerce débutant » la navigation est hiérarchisée par famille du catalogue et non pas par besoins de la clientèle potentielle (voir plus bas). Si vous voulez naviguer dans le catalogue en toute connaissance de cause vous devez déjà bien le connaître (bref cette navigation est réservée à l’équipe interne de Mauboussin).

L’accès aux « sous rubriques » se trouve toujours inclus dans une animation Flash ce qui encore une fois n’aide normalement pas au référencement du site.

Si vous voulez faire un choix avec un peu plus d’informations, vous pouvez essayer la « recherche avancée ». A la navigation par collection (sans image cette fois) est ajoutée uniquement un critère de prix qui n’est pas très valorisant pour la présentation de l’offre Mauboussin.

On aurait pu imaginer une recherche plus proche de la clientèle comme une sélection par type de produit, de couleur, de pierre, de personnalité ou d’événement (un beau bijou est censé accompagner des vêtements , un style de vie ou un événement de votre vie). Mais Mauboussin s’est contenté d’un service plus que minimum.

Notez, que je ne critique pas le minimalisme de la mise en page. Je pense que la sobriété de présentation est l’apanage du luxe et permet de mettre parfaitement en valeur l’esthétisme des produits qui n’est pas écrasé par une mise en page trop poussée.

Je parle ici bel et bien du fait que ce site n’est pas a l’écoute de la clientèle. C’est pour ce type de produit (et les prix élitistes qui l’accompagnent) une monumentale erreur. La clientèle de Mauboussin est en droit (sur internet comme ailleurs) d’exiger plus d’attention.

 

Christophe Cornevin vous présente le monde des mouchards – indics.

Jusqu’en 2004, on devient indic au gré des circonstances, on peut être payé à la journée ou par affaire, de 200 euros pour une petite, une moyenne 400 euros, attaque d’une banque : 3000 euros ou sur la drogue : de 30 000 euros.

L’affaire Neyret qui est présumé innocent, on lui reproche d’avoir réinjecté sur le marché de la drogue en rémunérant ses indics. C’est interdit depuis 2004, la loi Perben 2. Ces derniers ont parlés.

Chaque indic est payé en espèce, il est géré  comme une petite PME.

C’est Europôle : certaine partie de votre nom, prénom, sexe, date de naissance mélangés – tout est crypté.

Un indic ne peut travailler que pour un superviseur puisqu’il a un immatricule.

Il devient indic quand il y a un problème d’affaire de drogue ou le voyou devient une cible. ou le régime carcéral devenu insupportable pour les voyous de plus de 50 ans.

le recrutement en procédure suite à une affaire ou le voyou est noir corbeau. Ce dernier peut lui voir offrir un assouplissant en devenant un indic.

Cette économie au noir, l’indic permet de gagner beaucoup de temps et donc d’argent dans les années d’enquêtes.

Les douaniers font des devis selon les risques, le nombre de tonnes de drogues, le nombre de malveillants qui vont pouvoir être pris… les indics permettent, par leur présence, de régler 9 affaires sur 10 des affaires drogués et de fausses monnaies.

Une mule qui est en train de mourir puisque ces bulles étaient poreuses. Grâce à l’indique, la mule a été attrapée avant qu’il arrive sur le territoire française.

9 affaires sur 10 sont réalisées grâce aux indiques. Si ces derniers tentent d’escroquer les forces de l’ordre ou son agent traitant, ils sont de suite lâchés par l’Etat.

Cannes placée sous très haute surveillance pour le G20

Cannes placée sous très haute surveillance pour le G20
INFOGRAPHIE -Plus de 12.000 policiers et gendarmes sont attendus sur la Croisette, alors que des incidents ont éclaté à Nice mardi.
» Les altermondialistes défilent à Nice contre le G20

Guéant veut «nettoyer» St-Ouen des deals de drogue

Guéant veut «nettoyer» St-Ouen des deals de drogue
VIDÉO -En visite à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) lundi, le ministre a écouté les doléances des habitants harcelés par les dealers.

 

Grâce au redéploiement des agents en uniforme, le nombre des rondes a bondi de 19,3 %.

Claude Guéant relance la sécurisation des campagnes 

Ce vendredi dans l’Ain, le ministre de l’Intérieur doit exposer son plan de bataille.

Fichiers ADN : 1100 crimes élucidés en Europe

Depuis un an, les policiers de sept pays échangent automatiquement des données génétiques.

Fichiers ADN : 1100 crimes élucidés en Europe

Par Christophe CornevinPublié le 19/10/2011 à 23:46
Une analyse ADN réalisée sur un couteau.
Une analyse ADN réalisée sur un couteau. Crédits photo : Alex Wilson/ASSOCIATED PRESS
Depuis un an, les policiers de sept pays échangent automatiquement des données génétiques.

Lancée dans des traques à l’échelle européenne afin de capturer des criminels en cavale qui ignorent les frontières, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) entre dans une nouvelle ère. Grâce à la récente mise en œuvre d’un traité signé dans la petite ville de Prüm, en Allemagne, les limiers français peuvent désormais échanger des milliers de données génétiques sur des affaires non élucidées avec six autres pays européens (Belgique, Luxembourg, Hollande, Allemagne, Autriche et Espagne).

Selon nos informations, ces croisements inédits ont déjà permis d’élucider plus de 1100 énigmes criminelles qui restaient sans réponse, parfois depuis des lustres, sur le Vieux Continent. Plus précisément, les comparaisons ADN transfrontalières ont débouché sur la résolution de quelque 384 affaires commises en France et 760 autres dossiers qui restaient jusqu’alors sans réponse à l’étranger. Le dernier rapprochement en date est lié à un meurtre qui remonte à mai 2002, en Espagne. Le corps d’un homme d’origine marocaine avait été retrouvé torturé à mort dans un hôtel de Llobregat, dans la région de Barcelone. La piste d’un règlement de comptes sur fond d’un obscur trafic de drogue s’était, au fil des mois, transformée en impasse. La PJ ibérique ne détenait plus qu’un indice: un mégot relevé sur la scène de crime et supportant une mystérieuse trace ADN.

Une montée en puissance

Une comparaison automatique effectuée au premier semestre 2010 entre cet échantillon et le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG) a permis d’identifier un ressortissant roumain incarcéré depuis plusieurs années à la prison de Saint-Martin-de-Ré pour vols avec violences et un viol. Grâce à de nouvelles investigations menées par la Direction des relations internationales de la DCPJ, plate-forme qui croise les données opérationnelles d’Interpol et d’Europol, deux autres Roumains, complices impliqués dans l’homicide commis il y a onze ans en Espagne viennent d’être confondus. Un mandat d’arrêt européen leur a été notifié.

Actuellement, la base de données française abrite encore quelque 16.800 traces ADN relevées sur des scènes de crime et de délit et qui restent non identifiées. «Pour d’évidentes raisons de confidentialité et de respect de la loi, les informations génétiques sont transmises sous forme de codes barres et nous ne livrons les identités correspondantes que si un lien est établi, précise le commissaire divisionnaire Jean-Jacques Colombi, patron de la DRI. Auparavant, les demandes de coopération ne pouvaient se faire qu’au cas par cas, de manière ciblée au gré des affaires. Grâce au traité de Prüm, les échanges de données sont aujourd’hui automatisés et permettent une diffusion à une large échelle.»

Cette nouvelle bourse européenne aux informations de police monte par ailleurs en puissance depuis le début de l’année avec la prise en compte des empreintes digitales et des plaques de véhicules aperçus sur des scènes de crime. La semaine dernière encore, un échange ADN a permis d’identifier en Allemagne un suspect impliqué dans le meurtre d’une personne retrouvée en état de décomposition dans un coffre de voiture en 2005 dans le Rhône. L’assassin présumé, un malfrat yougoslave, pensait s’être fait oublier en franchissant le Rhin.

Polisse :

«Un film crédible et fidèle

au quotidien des policiers»

 

Par Christophe CornevinMis à jour le 19/10/2011 à 11:12 | publié le 18/10/2011 à 11:09 Karin Viard, Joey Starr et Marina Foïs incarnent avec authenticité les membres d'un groupe d'enquête de la Brigade de protection des mineurs. (Les Productions du Trésor/Mars Distribution)

Karin Viard, Joey Starr et Marina Foïs incarnent avec authenticité les membres d’un groupe d’enquête de la Brigade de protection des mineurs. (Les Productions du Trésor/Mars Distribution)

INTERVIEW – Christian Flaesch, directeur de la PJ parisienne, a été conquis par le film choc de Maïwenn qui reflète avec vérité la vie des policiers de la Brigade de protection des mineurs.

Auditions bouleversantes de gamins, gardes à vue sous haute tension, descentes et tranches de vie policière à couper le souffle… Sans jamais tomber dans le documentaire pénible, ni dans le pathos complaisant, Polisse, le nouveau film de Maïwenn, prix du Jury au dernier Festival de Cannes, livre une chronique étincelante et sans fard sur le quotidien d’un groupe d’enquête de la Brigade de protection des mineurs. Christian Flaesch, le patron du 36, Quai des Orfèvres l’a déjà vu deux fois. Impressions.

LE FIGARO. – Polisse livre un témoignage choc sur le quotidien d’un groupe d’enquête de la Brigade de protection des mineurs. Est-ce crédible?

Christian FLAESCH. – Tout à fait ! D’ailleurs, le film est tellement proche de la réalité que Maïwenn a dit que certains lui ont reproché, à mon avis à tort, d’avoir fait un documentaire. Je pense que Polisse est avant tout une fiction qui raconte avec fidélité la vie des fonctionnaires, comment ils travaillent au quotidien, au sein d’équipes très soudées, théâtres de moments d’extrêmes tensions et d’engueulades, d’éclats de rires et de liens forts entre les enquêteurs. J’ai vu le film à deux reprises, sans jamais avoir senti le temps passer. Il raconte aussi avec justesse comment les policiers éprouvent le besoin d’évacuer le stress de la journée, en sortant parfois le soir entre eux au restaurant ou en boîte de nuit…

Vous avez eu un droit de regard sur le film?

Non, pas du tout. Maïwenn est juste ­venue quelques jours en stage dans la brigade, en immersion. Elle a pu se rendre compte que les femmes et les hommes qui la composent évoluent avant tout au cœur de problématiques véritablement humaines.

C’est-à-dire?

Le film démontre avec une certaine justesse que le rôle du policier peut être social, pas uniquement répressif. Il y a une vraie prise en compte de la douleur. À ce titre, rappelons que la Brigade de protection des mineurs a été pionnière en affectant en son sein une psychologue en 2003. Outre la prise en charge des mineurs victimes, cette dernière aiguille des familles souvent en détresse. Aujourd’hui, la PJ parisienne abrite à elle seule quatre «psys» . Polisse  restitue bien certaines scènes assez extrêmes, des tranches de vie à la limite du débordement où l’humain est omniprésent. Je n’y vois pas un film à la gloire de la police, mais plutôt le ressenti sensible de la réalisatrice qui a eu l’élégance de faire une projection pour les policiers de la brigade et leur famille. Son long-métrage respecte notre travail et méritait d’avoir un prix au Festival de Cannes.

On y voit des policiers investis dans leur mission jour et nuit, quitte à mettre en péril leur vie de famille…

La matière des mineurs victimes est l’une des plus prenantes. Absorbés par leur travail et le sentiment d’être utiles, les enquêteurs peuvent, hélas parfois, en payer le prix fort sur le plan personnel. Une cellule psychologique leur est offerte quand ils sont sur des dossiers durs, lorsqu’un mineur a trouvé la mort. La hiérarchie veille en permanence de son côté à ce que le pathos ne vienne pas envahir leur vie professionnelle. Face aux viols, à la pédopornographie, aux incestes ou à la maltraitance, il faut sans cesse faire preuve de recul pour tenir le coup et la distance.

Comment la police a réagi en découvrant Joey Starr à l’affiche, incarnant un capitaine de PJ?

Il est vrai que Joey Starr connaît bien la police… Au début, sa présence a été commentée avec agacement par une poignée de fonctionnaires foncièrement hostiles et avec un certain amusement en général. Puis, à l’écran, nous avons été convaincus par l’authenticité de son jeu d’acteur, sa crédibilité quand il joue le flic à fleur de peau. Nous avons dans nos rangs des policiers de ce ­genre, atypiques et à fort caractère…

Les enfants sont les vrais héros de Polisse, où l’on comprend tout le poids de leur parole…

Les scènes d’auditions, rigoureuses et bien senties, illustrent bien la difficulté qui est la nôtre de recueillir la parole de l’enfant et de traduire les mots qu’il ­exprime en réalité juridique. Si l’on va trop vite, des vies entières risquent d’être gâchées. Celle du mineur si l’on entend mal sa douleur, celle de l’adulte si sa carrière ou sa réputation est ruinée par une erreur d’interprétation. Comme le montre Polisse, la Brigade de protection des mineurs aborde les affaires les plus sensibles, parfois aux limites du supportable.

 

Mirror, mirror on the wall, who’s the fairest of them all? I say, let’s head to Place Vendome, Paris to find out.
French designer Arnaud Lapierre from Paris recently designed and unveiled his impressive mirror cube art installation at said location, which was specially created for the 2011 Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) Art fair.
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Art Goldhammer has a fine commentary on his French Politics blog on how the American judicial system has handled the DSK case up to now. He argues, among other things, that « for all the sensational coverage and trumpeting of false information by the press, the prosecutor’s office under Cy Vance Jr. did its job. » I agree.

 Rabih Khreizat
The meditation is after the verse التامل بعد الآيات
Then Elisha spoke to the woman whose son he had restored to life, saying, « Arise and go, you and your household, and stay wherever you can; for the LORD has called for a famine, and furthermore, it will come upon the land for seven years.

 It’s hard to shop for a perfume that is right for someone else. This Valentine’s Day, get help from the Lucky Scent experts , who have searched the world for these top five fragrances for him or her: Lumiere Noire Pour Femme by Maison Francis Kurkdjian , Monyette Paris by Monyette Paris, Costes 2 by Costes, Molecule  Bad Girls est le titre d’un énième projet développé par John Wells (Urgences, A la Maison Blanche, Shameless) pour la saison prochaine. C’est NBC qui s’est offert ce drama inspiré d’un format anglais qui s’intéressera aux détenues d’une prison pour femmes.
Nancy Pimental (South Park, Shameless) écrira l’adaptation et officiera comme productrice…01 by Escentric…

 

The logo of the blogging software WordPress.

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 Dans le film policier THE SON OF NO ONE nous suivrons un flic du nom de Jonathan qui vient juste d’être muté dans un commissariat du Queens (NY). C’est non seulement là où il a grandi, mais également là où son père a  » servi « , lui aussi.
John est marié et a une fille malade, qui subit des crises constamment.

… ou comment Disney produit une adaptation du Grand Magicien d’Oz réalisé par… Sam Raimi :!
Voici le synopsis officiel du film :
Oz : The Great & Powerful nous amènera aux origines de l’histoire de L.F. Baum, à l’arrivée du-dit magicien en pays d’Oz.
Quand Oscar Diggs (incarné par James Franco), un magicien de bas étage travaillant dans les…

Kenneth Thompson, l’avocat de Nafissatou Diallo dans l’affaire DSK, vient d’être condamné à payer 15.000 US$ par un juge américain pour avoir utilisé un faux témoignage.
Le juge de district William Pauley a déclaré que la société d’avocat Thompson & Wigdor avait porté un préjudice au processus judiciaire lui-même lorsque ses avocats ont permis le…

 Evening all ! Last night I posted on Facebook a sneaky peak of one of the photos from the photo shoot we had on Monday afternoon. If you aren’t part of our Facebook group I have to ask, why not?!? I am joking, I know some of you just aren’t up to date enough with these young ‘uns to know about Facebook, *cough, my parents*.

 Ce week-end, c’est le Salon du Vintage (3 € l’entrée, jusqu’à ce soir 19H). Je ne pouvais pas rater ça, d’autant qu’hier il faisait gris et moche (d’habitude, il fait toujours trés beau le week-end à Paris, mais là non…). Dans ce lieu vert, vous trouverez des vêtements, accessoires et meubles « vintage » mais aussi des jeunes créateurs de bijoux,…

 Amy Winehouse, disparue tragiquement en juillet, aurait eu 28 ans ce 14 septembre 2011. C’est la date choisie par le crooner américain Tony Bennett pour sortir son duo inédit avec l’Anglaise. Leur reprise du classique Body and soul est le premier extrait du nouvel album de Bennett, intitulé Duets II, où l’on retrouve notamment Lady Gaga, Norah Jones,…

Just saw this. It’s good! If one doesn’t know it, this is the mass audience entertainment pic on Nicolas Sarkozy’s conquest of the presidency – beginning with Jacques Chirac’s reelection in 2002 and ending on the night of Sarko’s victory in May 2007 – , which Chirac and protégé Dominique de Villepin strove to thwart, and during which time Sarko’s…  Nicolas Sarkozy.

From: ARTUSO ANTONIO
Sent: Sunday, October 30, 2011 9:41 AM
To:
Cc: reconstruction.communiste
Subject: CinĂŠma – La rĂŠvolution française – The French Revolution – France – 1989
CINÉMA ET RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE – Numéro 13
Rubrique du Bulletin ÂŤReconstruction communiste CanadaÂť
reconstruction.

Les indics – Qui les connaît vraiment ? dans l’ombre, ils informent l’État

Publié le
Patch paris cirminal

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Jusqu a 2004, avant la loi Perben 2. Chaque indic a un matricule et payé sur facture sur des comptes cryptès avec un logarithme situé à l’etranger.

Les indics sont des voyous pris dans des histoires de drogues, qui sont devenus cibles, ou les vieux voyous ou suite a des procédures.

Un indic peut faire gagner des années d’enquêtes. A l’heure ou les budgets des forces de l’ordre sont corsetés, les indics sont précieux.

Selon Christophe Cornevin du Figaro. Avant d’engager un indic, un devis est fait par les douaniers.

Les indics permettent de réveler et régler 9 affaires sur 10. La France est la star mondiale de gestion humaine des indics.

Par Christophe Doré
Mis à jour le 05/10/2011 à 13:44 |
publié le 01/10/2011 à 18:03
Dans les services de l'administration fiscale, les visiteurs discrets et bien informés sont rarement mal accueillis. (Jean-Michel Turpin/Le Figaro Magazine)
Dans les services de l’administration fiscale, les visiteurs discrets et bien informés sont rarement mal accueillis. (Jean-Michel Turpin/Le Figaro Magazine)

Ce sont des agents de renseignement plus ou moins officiels, des voyous en bisbille avec le milieu ou des aventuriers tuyautant les douanes sur les trafics en tout genre. Ils sont comptables, honteux de cacher de l’argent au fisc ou citoyens scrupuleux motivés par des objectifs plus ou moins avouables. Tous, ils informent les services de l’État et l’aident à faire respecter la loi. Peu estimés, ces informateurs sont traités de balances, de donneuses, de sycophantes – voire de collabos. Mais, sans eux, la «police serait une grande handicapée. Sourde et aveugle» écrit Christophe Cornevin. Grand reporter au Figaro, il est l’auteur d’une enquête passionnante, Les Indics. Plongée au coeur de cette France de l’ombre qui informe l’État (Flammarion) dont nous publions ici les bonnes feuilles. Du portrait du célèbre Vidocq, forçat mouchard devenu chef de la Sûreté de Paris, à la secrète Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale créée en 2010, Christophe Cornevin explore l’univers opaque du renseignement, les rapports complexes de l’indic et de son agent traitant, la valse à mille temps des taupes et des infiltrés. Vous allez découvrir comment les services de police, mais aussi la gendarmerie, les douanes ou le fisc protègent, rémunèrent et parfois manipulent leurs précieux informateurs. Entre cafardages miteux et révélations glorieuses, c’est toute une face cachée de la France d’aujourd’hui qui s’éclaire un peu.

 

Un très secret bureau central des sources

Le cœur de la matrice se situe au sein du très secret Service interministériel d’assistance technique (SIAT). Derrière son intitulé apparemment banal, pouvant presque faire songer à de la maintenance informatique, cette unité se révèle être le fer de lance des services répressifs de l’Etat afin d’infiltrer le crime organisé. Aux confins de la police judiciaire et de la sécurité publique, implanté au sein du quartier général de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), rue des Trois-Fontanot à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, le SIAT ne forme pas seulement une cohorte de «zombies», superflics de l’ombre qui vivent aux côtés des voyous jusqu’à les faire tomber. Il recrute aussi les taupes et, surtout, gère en père tranquille l’une des plus impressionnantes pépinières d’indics que la France ait connue, via le Bureau central des sources (BCS). Personne ou presque ne connaît son existence. Trop confidentiel pour que le grand public y mette son nez. Car à la moindre indiscrétion, des gens peuvent se trouver en danger. Sa mission est d’immatriculer l’ensemble des informateurs de la police nationale sans lesquels les services de terrain ne pourraient élucider la moitié des énigmes criminelles dont ils ont la charge. Ces sources très précieuses font l’objet de toutes les attentions. Elles sont choyées et leurs identités, jalousement gardées pour ne jamais être identifiées (…)

Selon un dernier état des lieux, cette banque de données ultra-secrète abrite mille sept cents numéros de code, soit autant d’indics. À côté de chaque matricule, figurent le nom de l’unité ou de la brigade qui le «traite», le type de spécialité délinquante dans laquelle il peut évoluer ainsi que son périmètre d’action, lequel va du microquartier de banlieue à une région entière. L’élite de la balance, elle, rayonne à l’échelle planétaire.

Sans qu’il y ait de «grille de salaire» particulière pour les informateurs en France, les tarifs sont fixés de manière assez précise. Ainsi, si la dénonciation d’un étranger en situation irrégulière est facturée aux alentours de 50 euros, l’adresse d’un atelier de couture chinois est estimée à 300 euros. Les tuyaux sur l’immigration ne font guère flamber les prix. En revanche, les tarifs actuels peuvent se chiffrer entre 5000 et 10.000 euros en contrepartie d’un bon «rens’», comme on dit dans le jargon « police », permettant de mettre au jour et démanteler un gros trafic de drogue. «Un pactole qui peut faire sourire quand on considère que la revente au détail d’une cargaison de poudre se chiffre en millions d’euros», décrypte un vieux routier du 36 quai des Orfèvres. La bourse aux indics pourrait s’envoler jusqu’à 100.000 euros pour des informations concernant certains dossiers d’envergure internationale ou d’une très haute sensibilité politico-policière.

Fixant de façon prosaïque un barème des prix, le Bureau central des sources ajuste les tarifs avant que le Directeur central de la police judiciaire, grand argentier, ne signe le versement des fonds. Dans 95 % des cas, ils sont accordés et réglés rubis sur l’ongle, toujours en cash, comme l’exige toute balance qui se respecte. Outre l’avantage de pouvoir mener des «opérations mains propres» dans les relations entre les flics ripoux et les truands, ce fichier inédit permet de gérer les indics au jour le jour, en désactivant les mauvais «collaborateurs», quand ces derniers coûtent plus cher qu’ils ne rapportent. Ou quand ils deviennent ingérables (…)

Une «liste noire» a donc été constituée au sein du SIAT pour alimenter une base de données Europol. En France, elle abrite les noms d’une cinquantaine d’informateurs infréquentables. Trente-sept d’entre eux sont classifiés «dangereux», et quatorze non grata, pestiférés et interdits de tout contact avec tout policier. Ils font le tour des polices européennes pour tenter de les escroquer. Quelques cas sont, en la matière, édifiants. Ainsi, Alberto, un escroc d’envergure internationale, a tenté de «revendre» la même filière marocaine de cannabis aux carabiniers italiens, puis au Bundeskriminalamt (BKA) allemand et à un service français moyennant plusieurs milliers d’euros. Seul un recoupement fortuit, effectué entre deux policiers qui se connaissaient, a permis de découvrir le pot aux roses et de rayer à jamais le sieur Alberto de la carte.

Gendarmerie, 750 indics rémunérés

 

Dans une tour de cité, à Sevran (93), l'interpellation musclée d'un dealer présumé. Pour rapidement savoir qui interpeller, où et quand, rien ne vaut un bon informateur. (Jean-Pierre Rey/Fedephoto)
Dans une tour de cité, à Sevran (93), l’interpellation musclée d’un dealer présumé. Pour rapidement savoir qui interpeller, où et quand, rien ne vaut un bon informateur. (Jean-Pierre Rey/Fedephoto)

 

En cette période de disette budgétaire, toute activité chronophage, à la rentabilité incertaine, est proscrite. Sans être considérés comme la panacée, les indics, qui faisaient figure d’épouvantails dans les années 80, ont désormais le vent en poupe. Estimé à 750 à l’hiver 2010, le nombre des indics enregistrés et rémunérés par la gendarmerie française pourrait franchir avec allégresse la barre des 1000 «correspondants» plus ou moins «honorables» d’ici à la fin de l’année. «À un moment, les unités vont cesser d’engranger de nouveaux informateurs dans notre base de données et nous devrions atteindre notre vitesse de croisière d’ici à 2012», annonce-t-on à la Section centrale des sources, où l’on scrute sans cesse le ratio entre le «volume global des sources», le «nombre d’affaires, les incidents et leur nature» et le «volume des rémunérations». Dans le lot, certains informateurs ont été régularisés, c’est-à-dire immatriculés et fichés, sans même vraiment le savoir. L’objectif premier, outre de mettre de l’ordre dans ce maquis des ombres, reste toujours de protéger les agents et les officiers traitants susceptibles de prouver qu’ils ont bien observé les protocoles en cas de grabuge. «La mise de base est fixée autour de 100 euros, confie un enquêteur de terrain. Elle peut correspondre à un tuyau, glané sur le zinc dans un bar ou lors d’une soirée privée, disant qu’untel a acheté un pétard sans pouvoir nous dire quel en sera son usage. Ou encore un gars qui a été le témoin d’une transaction entre deux inconnus portant sur le recel d’une œuvre d’art volée ou encore d’une voiture maquillée…»

La rémunération des indics, comme dans la police, ne rime pas avec jackpot. L’atmosphère est plus proche de la noirceur d’un film de Jean-Pierre Melville ou de Bertrand Tavernier que des soap operas tape-à-l’œil mettant en scène des flics jonglant avec les dollars du côté de Miami. «On ne peut ni ne veut pas trop payer les tontons car il faut qu’ils aient faim en permanence pour revenir nous voir et ne pas prendre de mauvaises habitudes, grince un gendarme. On les maintient en vie, le nez à la surface de l’eau à coups de billets pour qu’ils nous donnent ce que l’on veut savoir.» Lorsque la fameuse « source humaine de renseignements » monte en gamme, les tarifs grimpent. De 1000 euros à 5000 euros à celui qui pourra donner un lieu de rendez-vous entre voyous travaillant sur un coup, les numéros de portables des protagonistes, les plaques d’immatriculation des voitures employées ainsi que la nature du coup en préparation. «Plus on va payer, plus on a des chances d’avoir des informateurs efficaces, témoigne-t-on au Bureau des affaires criminelles. Mais tout est affaire de dosage car le risque est bien sûr que les informateurs montent eux-mêmes un délit pour ensuite le dénoncer et toucher la prime. Quand on sent que l’on est face à un chantier dont on ne comprend pas tout le mécanisme, on laisse tomber l’affaire…»

«En règle générale, le prix d’une information dépend de la loi du marché entre l’offre et la demande, résume un militaire de haut rang. Ainsi, un renseignement menant à la saisie d’un kilo de cocaïne à Sainte-Lucie, un des carrefours du trafic de poudre, ne vaudra pas plus de 300 ou 500 euros. La marchandise y est omniprésente, elle se banalise. En revanche, certains services métropolitains n’hésiteraient pas à mettre au minimum 50.000 euros sur la table pour une saisie d’un quart de tonne à Paris, où le kilo se négocie à 40.000 euros en bout de chaîne…»

La discrète Direction nationale des recherches et enquêtes douanières

 

Un policier de la brigade anticriminalité a rendez-vous avec un de ses informateurs. Une règle d'or : ne pas tisser de liens personnels. (Jean-Pierre Rey)
Un policier de la brigade anticriminalité a rendez-vous avec un de ses informateurs. Une règle d’or : ne pas tisser de liens personnels. (Jean-Pierre Rey)

 

À elle seule, cette unité d’investigation en « eaux profondes » est la principale consommatrice d’« aviseurs ». Comptant 730 agents d’élite faisant partie du cercle très fermé du renseignement, au même titre que la DGSE ou la DCRI, elle a saisi l’année dernière quinze tonnes de drogues, pour une valeur marchande de 178,8 millions d’euros ! Et son action dans la répression du trafic de tabac et des cigarettes a permis la découverte de 173,6 tonnes de marchandises estimées à 46,1 millions d’euros. Sans parler de 1,4 million d’articles de contrefaçons confisqués dans la même période. Longtemps et maintenant encore, des policiers et des gendarmes reluquent avec une pointe de jalousie les affaires colossales et les moyens de leurs homologues.

Dépendants du ministère du Budget, les douaniers ont souvent la réputation d’être sous les gros robinets de Bercy. Une rumeur persistante évoque volontiers les « gros sous » mis à leur disposition pour arroser leurs indics sous une corne d’abondance. Las, le fantasme n’est pas loin. La réalité est en effet moins glamour. Il suffit d’aller dans leur discret QG parisien pour voir que les agents spéciaux des douanes françaises ne roulent que rarement en Mercedes coupé ou en rutilant 4 x 4. Que leur train de vie s’apparente assez peu à celui de James Bond. Sous l’effet amincissant de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), les « aviseurs » ont même été mis à la diète, comme tous les autres indics de France et de Navarre. Car les règles du jeu ont changé depuis la publication d’un arrêté au Journal officiel du 18 avril 2007. Il sonne la période des vaches maigres : la rémunération d’un informateur des douanes ne peut dorénavant plus «excéder la somme de 3100euros, sauf décision contraire du directeur général des douanes». Dans les faits, les primes ne percent le plafond fatidique que pour une affaire sur dix, lorsque le tuyau, de première main, débouche sur un trafic d’envergure, une grosse confiscation et la possible capture d’une équipe ayant un certain relief. Dans ce cas, le montant de la rétribution, «fixée de façon discrétionnaire et ne pouvant faire l’objet d’aucun recours», comme le précise le nouvel arrêté, est calculé selon un barème fluctuant et ultrasecret, connu d’une poignée de hauts responsables. «Si tous nos tarifs étaient dévoilés, certains informateurs deviendraient gourmands et ne s’aligneraient que sur les primes les plus élevées», prophétise avec une prudence de Sioux un chef de service.

«D’autres seraient tentés de faire le tour des services pour aller se vendre au mieux-disant. En fait, nous travaillons sur devis et nous discutons de chaque affaire avec nos correspondants pour ne leur proposer que du sur-mesure…» Cet exercice de haute couture module l’épaisseur des enveloppes versées en espèces. Les sommes varient notamment en fonction du risque encouru par «l’aviseur» quand il balance une affaire. «On ne donnera pas la même somme à un aviseur qui permet la saisie sèche d’un kilo de coke envoyée par voie postale à telle adresse, ou à un second informateur qui, lui, nous offre de confisquer la même quantité de marchandise lors d’une transaction où assistent des passeurs, un porteur de valise ou un semi-grossiste», susurre-t-on à la direction des opérations. Quelle est l’échelle des tarifs lorsque les «caïds» sont livrés clefs en main, menottés sur un plateau avec la marchandise? Là encore, les agents invoquent le devoir de réserve. Seul un détail de l’arrêté de 1957 peut livrer une clef de lecture. Ce dernier stipule que «la rémunération prévue est majorée de 25 ou 50% selon qu’il n’y a pas ou qu’il y a eu capture du délinquant» pour toute affaire ayant rapporté au moins 100.000 francs, liée aux stupéfiants ou à des opérations en mer. Aujourd’hui, à l’occasion de très jolis coups de filet douaniers, le montant des primes peut se chiffrer en centaines de milliers d’euros. Certains affirment que, pour les 10 % d’affaires les plus importantes, dont le retentissement médiatique assoit la réputation internationale des douaniers, il existe un budget «informateurs» dépassant les deux millions d’euros. Une somme que ne confirme pas l’administration. Là encore le sujet reste un tabou. «Absurde de susciter de vaines polémiques», lâche en forme de pirouette un cadre. A Bercy, on aime causer chiffres, mais pas nécessairement devant tout le monde.

Attentifs au bon fonctionnement de l’appareil à distiller les «tuyaux», petits et gros, les agents du budget ont aussi mis sur pied un «service central des sources», situé au siège de la DNRED. A l’image des deux autres structures siamoises qu’animent chacun de leur côté les gendarmes ou les policiers, ce dernier fonctionne loin des regards indiscrets, sous la houlette du Bureau des affaires générales et du secret défense (BAG-SD) dont une des missions est «d’instruire et veiller au suivi des dossiers d’immatriculation des sources». Selon un état des lieux effectué en avril dernier, il abritait les matricules de 2020 aviseurs, dont 1 150 (soit près de 60 % du total) sont traités en direct par les agents de la DNRED et près de 845 par les « échelons » régionaux basés à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Nantes, Rouen et Toulouse, mais aussi dans les zones Antilles-Guyane.

À Bercy, des aviseurs en or

 

Hervé Falciani. «Non je n'ai pas reçu d'argent», affirme cet ex-informaticien à la banque HSBC à Genève, sur France 2 au mois de décembre 2009. Cette source inespérée a livré quelques mois plus tôt aux services du fisc une liste de 2 953 Français détenant des comptes en Suisse. Grâce à lui, Bercy aurait récupéré 500 millions d'euros d'impôts sur des avoirs rapatriés en France. (JP Amet/Fedephoto)
Hervé Falciani. «Non je n’ai pas reçu d’argent», affirme cet ex-informaticien à la banque HSBC à Genève, sur France 2 au mois de décembre 2009. Cette source inespérée a livré quelques mois plus tôt aux services du fisc une liste de 2 953 Français détenant des comptes en Suisse. Grâce à lui, Bercy aurait récupéré 500 millions d’euros d’impôts sur des avoirs rapatriés en France. (JP Amet/Fedephoto)

 

Tout comme aux douanes, les règles du jeu ont changé dans les services fiscaux de Bercy (NDLR : le ministère de l’Economie et des Finances a cessé officiellement de payer ses informateurs à la demande de Nicolas Sarkozy).

À la Direction générale des impôts, la dénonciation a pourtant longtemps servi de ferment aux déclenchements de contrôles en tous genres. Et les corbeaux au service du fisc, aussi appelés «aviseurs», ont été récompensés des décennies durant en monnaie sonnante et trébuchante. Cette pratique institutionnalisée mais non avouée est même devenue l’un des moteurs des bons résultats affichés par cette administration lancée dans sa croisade contre les fraudeurs (…) Une source judiciaire haut placée confie même que les dénonciations furent à l’origine de 10 % des procédures engagées en matière financière. Il faut dire que des coups de fil anonymes comme celui donné à Thierry Jean-Pierre, qui allait déclencher l’affaire Urba, ou ceux reçus par le juge Eric Halphen dans le financement du RPR ont ouvert la voie aux «gorges profondes». Les «super-agents» – aussi appelés les «cow-boys» – des Brigades de contrôle et de recherches (BCR) allaient recruter leurs indics et glaner leurs informations à la sortie du tribunal des prud’hommes.

Si l’appât du gain s’est estompé, les lettres de dénonciation continuent à atterrir sur les bureaux des agents du fisc. Cependant, il est impossible d’en estimer le nombre car les plis considérés ne font l’objet d’aucun récolement statistique. Il semble, contrairement à une tenace image d’Epinal, qu’ils n’ensevelissent pas les centres des impôts. «Quand ce n’est pas le lucre, les motivations sont la jalousie d’un employé évincé, la vengeance d’une maîtresse ou d’un voisin ou, plus rarement, le racisme ou la volonté de voir épingler un concurrent», déplore Vincent Drezet, secrétaire national de la principale organisation professionnelle, le Syndicat national unifié des impôts (SNUI). «Le dirigeant d’entreprise a deux ennemis, le comptable dont il se sépare et la femme qu’il trompe!», plaisante-t-on aimablement entre agents vérificateurs. Quelques libelles publiés ici et là suffisent à saisir la teneur du fléau, tant les auteurs se ressemblent dans la mesquinerie du propos. Certains abusent encore du ton dactylographique, cuvée 1940 : «Monsieur le directeur, je vous signale que M. X fait du travail au noir et il fait de fausses factures aux gens et il ne fait pas ses déclarations d’impôts et il paie pas de redevance télévision il faut l’arrêter c’est pas normal je vous donne son adresse […] et je vous donne son n° de voiture.» D’autres, on le redoute, simulent les maladresses orthographiques pour brouiller les pistes: «Je teins à vous signaler que M. X qui habite Y travail chez M. X depuis plus de deux ans, ce M. X travail sans être déclaré même ce qui parait qu’il touche le RMI, la vie de M. X est très confortable, voiture, terrain, chevaux de course, de la fraude sur tout la ligne, je vous remercie de faire le nécessaire à cette fraude fiscale: sincères salutation.»

Dans la pratique, l’administration fiscale classe les dénonciations en deux familles. «Les mouchardages anonymes sont jetés au panier de manière systématique, poursuit Vincent Drezet. Les plis les plus fantaisistes atterrissent au petit bonheur la chance dans n’importe quelle perception de province. Dépourvues de tout élément et postées dans le but manifeste de satisfaire une envie de nuisance personnelle, ces dénonciations n’ont aucune chance d’aboutir…»

En fait, les mouchardages les plus sérieux se font à visage découvert. Ils sont adressés de manière précise aux bons services et notamment à la redoutable Brigade de contrôle et de la recherche (BCR), service d’incorruptibles méconnus dont la mission est de recouper les informations et de mener des investigations préalables au contrôle. Enfin, les révélations crédibles sont davantage étayées par des chiffres, des dates ou des faits. Le tout est souvent agrémenté de documents comptables et financiers divers transmis à l’insu de leurs propriétaires. Selon un cadre de la Direction générale des impôts, ces dénonciateurs «haut de gamme» sont fréquemment des employés qui décrivent, pièces à l’appui ou grâce à une mémoire prodigieuse, des schémas de fraudes. «Ceux qui nous apportent des affaires sont ceux-là même qui avaient été dans le cercle de décisions menant à la fraude et qui font soudain preuve d’un éclair de lucidité, confie Vincent Drezet. Ces gens, qui faisaient partie du système, viennent vider leur sac parce que l’affaire est trop lourde pour eux et qu’ils veulent percer l’abcès jusqu’au bout…»

Si la délation fiscale ne peut être précisément évaluée, certaines confidences filtrent sur quelques dossiers atypiques. Ce fut le cas de ces 64 familles françaises «caftées» au fisc en 2008 parce qu’elles disposaient de comptes bancaires au Liechtenstein, pour un montant de un milliard d’euros ! D’accablants soupçons, comme l’a révélé l’ancien ministre du Budget Eric Woerth lors d’une audition au Sénat, se fondaient sur la base de renseignements allemands glanés à Londres… Pour mettre au jour cette affaire et faire en sorte que les évadés fiscaux reviennent au bercail sans scandale, les grands argentiers de Bercy n’ont pas déboursé un denier public pour obtenir la liste des fraudeurs, fidèles à leur habitude de ne pas payer les informateurs contrairement à ce qui se pratique outre-Rhin. Ce qui avait fait alors dire à Jean Arthuis, président de la commission des Finances et ancien ministre de l’Économie: «En somme, nous refusons de payer pour obtenir des renseignements, mais si un autre pays paie ces renseignements et nous en fait profiter gratuitement, ça nous va…» Depuis peu, en cette période de montée en puissance de l’escroquerie fiscale sur le plan international, certaines voix s’élèvent pour réclamer le retour de l’aviseur fiscal. Celui-ci, qui ne peut plus être rémunéré par Bercy, pourrait techniquement le devenir par le ministère de l’Intérieur, qui dispose d’un cadre spécifique pour employer ses informateurs. Dans ce cas-là, ces «aviseurs» pourraient travailler officiellement pour le compte d’une structure hybride, combinant savoir-faire des investigations policières et haute technicité des dossiers fiscaux et des mécanismes comptables. Or il se trouve qu’une toute nouvelle Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale (BNRDF) a justement ouvert ses portes l’année dernière en région parisienne pour lutter notamment contre les grands fraudeurs et leurs princes de l’évasion. Dans cette hypothèse, les corbeaux du fisc, à qui l’on a tordu le bec, pourraient à l’avenir entonner leurs grinçantes ritournelles.

Les Indics. Plongée au cœur de cette France de l’ombre qui informe l’État, de Christophe Cornevin, Flammarion, «Enquête», 475p., 21,90€.

Par Christophe Doré

Comment Michel Neyret « suggérait »

à ses subordonnés de rémunérer les indics

Ils ne voulaient pas passer pour des « trompettes », alors ils ont menti à leur supérieur hiérarchique, l’ancien numéro 2 de la police judiciaire (PJ) de Lyon, Michel Neyret. Voilà ce qui ressort des procès-verbaux d’audition de l’ex-commandant adjoint de la PJ de Grenoble, Gilles Guillotin, dont Le Monde a eu connaissance. Pris dans les mêmes filets que leur emblématique patron lyonnais incarcéré depuis le 3 octobre, lui et son chef direct, le commissaire Christophe Gavat, ont été mis en examen mardi 4 octobre pour « trafic de stupéfiants »,« détournement de scellés »« vol en réunion » et « association de malfaiteurs ». Sortis libres du cabinet des juges parisiens Patrick Gachon et Hervé Robert, chargés d’instruire cette affaire, ils ont été placés sous contrôle judiciaire, ainsi que deux autres policiers, dont le chef de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Lyon, un jeune commissaire de 33 ans, Aymeric Saudubray.

Interrogé à quatre reprises par les hommes de l’Inspection générale des services (IGS) – la police des polices – au cours de sa garde à vue de 96 heures, Gilles Guillotin, 53 ans, fonctionnaire de police depuis trente-deux ans, a raconté les conditions dans lesquelles Michel Neyret l’avait sollicité : « M. Neyret m’a suggéré que nous pouvions donner un complément de rémunération aux sources, sous forme de produits stupéfiants. En ce qui me concerne, c’est essentiellement du cannabis. » Aux policiers de l’IGS qui le pressent de donner des précisions, Gilles Guillotin assure que Michel Neyret « n’a jamais donné d’instructions formelles, mais c’était une invitation qui revêtait une forme de pression, car il était notre supérieur hiérarchique ».

Gilles Guillotin et Michel Neyret se connaissent depuis longtemps. Le premier, entré dans la police comme gardien de la paix, s’est hissé au grade de commandant. Sans être des intimes, les deux hommes traquent ensemble depuis des années les mêmes malfaiteurs. Et puis ils ont l’un et l’autre la passion des belles voitures, au point qu’une fois, lors d’une conversation téléphonique enregistrée par les enquêteurs, Michel Neyret s’est amusé à faire vrombir le moteur d’une Ferrari qui lui avait été prêtée par un escroc, afin que Gilles Guillotin puisse l’entendre.

Le commandant Guillotin travaille régulièrement avec des informateurs.« Essentiellement dans les stupéfiants, mais aussi en matière de braquage », dit-il à l’IGS. Il dispose d' »indics » enregistrés au bureau des sources à la direction centrale de la police judiciaire, comme l’exige la loi de 2004, mais « il y a aussi des informateurs qui donnent ponctuellement des informations aux divers policiers qui ne sont pas officiellement enregistrés ».

Il y a un an et demi, Gilles Guillotin apprend qu’un de ses indics sort de prison. « Amigo » – c’est le nom donné à cet indic – le conduit vers des affaires de braquage et de stupéfiants. « C’est là que Neyret s’est manifesté auprès de moi, indique M. Guillotin à l’IGS. Lorsqu’il a émis l’idée de remettre de la résine de cannabis, j’ai « shooté » en touche en lui disant de s’adresser à Gavat (le supérieur direct de M. Guillotin). Puis avec Gavat, nous nous sommes entretenus entre quatre yeux poursavoir ce qu’on allait faire. On a convenu de faire semblant d’accepter, de fairecroire à Neyret qu’on acceptait pour ne pas passer pour des trompettes, et nous n’avons rien fait. »

Courant juillet, grâce à « Amigo », la PJ grenobloise met la main sur près de 90 kg de cannabis. Michel Neyret demande alors aux deux Grenoblois d’en « prélever » une partie – environ 25 kg – avant que la saisie ne soit détruite à l’incinérateur. Visiblement impatient de toucher sa cargaison, Michel Neyret téléphone le 29 août à Christophe Gavat pour savoir si « du produit a pu être récupéré ». M. Gavat le rassure, mais, selon ses dires et ceux de M. Guillotin, il ment. « Nous avons faitcroire à Neyret (que nous avions récupéré du cannabis) car il nous mettait la pression », glisse M. Guillotin aux enquêteurs de l’IGS.

C’est que, depuis avril, Michel Neyret a resserré ses contacts avec les escrocs qui lui offrent des voyages au Maroc, des séjours sur la Côte d’Azur, le font rouler en Ferrari et naviguer sur des yachts de luxe. Au chef adjoint de la PJ lyonnaise, ces escrocs, dont certains, comme Stéphane Alzraa ou Gilles Benichou, sont connus de la justice, réclament du cannabis. Le 30 mai, comme le dévoilent des écoutes téléphoniques, Michel Neyret tente de les faire patienter.

Tous les policiers des stups de Lyon n’entraient pas dans la combine de M. Neyret. Ainsi, il ressort d’une des écoutes que celui-ci recommande à l’un de ses collaborateurs de s’adresser plutôt à l’un qu’à l’autre car « ce serait plus jouable ». Au total, Michel Neyret, qui aurait reconnu devant l’IGS être seul à l’initiative de ces détournements, aurait essayé de soudoyer une dizaine de policiers, conscients d’enfreindre la loi mais ignorant les dérives de leur charismatique patron.

Yves Bordenave
LIBYE: après Kadhafi, la « pax americana » ! Le peuple libyen « libéré » va maintenant se faire plumer par les ricano-otano-occidentaux, Ricains en tête…
Quand les Ricains « libèrent » et s’installent, ils ne partent plus …
RoRo
From: Xarlo
Sent: Thursday, October 20, 2011 5:45 PM
Baobabs galore – Gweta, Botswana
Gweta, Botswana
Version traduite plus bas
Oct 21, Baobabs galore, Gweta
We stayed at Planet Baobab
« It’s hard!! Laughs Fabyan… his hands at the wheel, at the same time looking at the rpms on the dash board, trying to change feet at the pedals and shifting gear at the same time….
Temps: Ensoleillé
Pelouse: Parfaite
Joueurs présents (27): Florent C,Pierre Louis M, Corentin D, Mathieu M, Charles S, Christophe P, Simon VDH, Martin P, Gaultier R, Momo, Paul Castiau, Guillaume A, Greg B, Geoffroy P, Quentin P, Sébastien M (et Raphael) Hugues B, Vivien S, Alexandre Be, Arthur, Edouard M, Thibault B, Thibault L, Guillaume et…
Ce n’est qu’un aurevoir, Koh Tao ! – Ko Tao, Thailand
Ko Tao, Thailand
Where I stayed
Ananda Villa
(Bangkok hotels)
Avant-propos : 1) désolée pour les inquiets… J’étais occupée 🙂 et 2) pleins de mini histoires ici alors… essayez de suivre ! J’ai quitté avec GRANDE
This week we have two guest posts from our Language Rich Europe partner in France, the Observatoire européen du plurilinguisme. The first article discusses soft power and a plurilingual Europe. Translations in German, English, Spanish, Greek, Italian, Portuguese, Romanian and Russian are available on-line.
La tombe de l’ancien président burkinabè Thomas Sankara a été vandalisée. À défaut d’issue judiciaire dans l’affaire de son assassinat, le lieu cristallise gêne, débat et émotions.
Un mythe emprisonné est plus dangereux qu’un mythe mort. C’est sans doute pour cette raison que les putschistes burkinabè du 15 octobre 1987 ont préféré éliminer le…

Au sein de l’UMP – objectifs de ce CAMPUS 2011

Le projet remis à Bruno Le Maire

Image by UMP Photos via Flickr

Nicolas Sarkozy 2012
UMP – Un objectif clair : la victoire de Nicolas #Sarkozy en mai prochain ! bit.ly/n58RF2 #CampusUMP

UN OBJECTIF CLAIR :

LA VICTOIRE DE

NICOLAS SARKOZY

EN MAI PROCHAIN !

CAMPUS À MARSEILLE,

UN RENDEZ-VOUS

D’UNITÉ ET DEMOBILISATION !

L’édito de Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, du jeudi 1er septembre 2011

Le Campus de notre parti les 2-3-4 septembre à Marseille sera une démonstration d’unité et de rassemblement derrière le Président de la République. Ce sera le coup d’envoi de la campagne de l’UMP pour 2012. Avec Benjamin Lancar des Jeunes Populaires et Franck Allisio des Jeunes Actifs, nous avons aussi voulu faire de ce campus une rencontre des jeunes, pour les jeunes, placée sous le signe du débat et du fond pour coller au plus proche des préoccupations des Français.

Trois axes structureront ce campus :

  • L’unité et la mobilisation parce que ce sont les ingrédients indispensables à la victoire en 2012. Au cours de ces trois jours, ce sont plus de 6 000 personnes qui sont attendues autour de l’équipe dirigeante et des ministres. Nous allons notamment réfléchir ensemble, autour de Pierre Méhaignerie, aux valeurs qui font l’UMP. Car ce sont bien nos valeurs communes qui sont le socle qui réunit toutes les sensibilités de l’UMP. Au cours de nos travaux, toutes les sensibilités de notre famille politique, comme chaque militant, pourront faire entendre leur voix en toute liberté. Le respect de la diversité qui fait notre richesse, et qui est une des lignes directrices que j’ai voulu instaurer depuis mon arrivée à la tête de notre parti, sera encore une fois à l’honneur à Marseille.
  • Le débat et le fond parce que c’est là où nous attendent les Français. Nous aborderons en particulier les sujets des droits de l’homme ou de la crise financière, des événements majeurs qui déterminent le quotidien des Français. Ce sera aussi l’occasion de faire connaître les grands axes de notre projet pour 2012, présenté par Bruno Le Maire, et que nous remettrons à Nicolas Sarkozy.
  • La jeunesse : parce qu’elle est notre avenir et que c’est pour elle que nous construisons la France de demain. La jeunesse sera omniprésente dans tous les débats : sur le thème des droits de l’Homme, nous aurons ainsi le plaisir d’accueillir des jeunes venus de Libye, de Syrie, de Tunisie ou de Côte d’Ivoire ; sur le projet, les jeunes populaires de Benjamin Lancar nous livreront leurs propositions pour 2012.

Unité, mobilisation, débats de fond, omniprésence de la jeunesse (nous attendons 3000 jeunes contre moins de 600 à la Rochelle aux universités d’été du PS) autant d’éléments qui trancheront avec le spectacle lamentable des universités socialistes qui se sont résumées à un festival de mesquineries entre candidats à la primaire. Trop occupés à se regarder le nombril et à se crêper le chignon, les socialistes en ont oublié de soulever les problématiques auxquelles font face la France et les Français : pouvoir d’achat, crise, chômage… Surtout, ils n’ont pas profité de ce rassemblement pour revoir leur projet irresponsable et infinançable (retour de la retraite à 60 ans, 300 000 emplois jeunes, refus de la règle d’or budgétaire etc). Le campus de Marseille sera une nouvelle occasion de montrer le fossé qui sépare l’UMP, parti du courage et de la responsabilité, et le PS, parti de la dette et de l’irresponsabilité.

Je compte sur votre participation et votre mobilisation pour que cet évènement, notre évènement, soit une vraie réussite et pour qu’à quelques mois des élections présidentielle et législatives, l’UMP soit plus que jamais en ordre de bataille.

Jean-François Copé a détaillé les 5 conditions « de nos victoires à venir » 

« L’UMP se considère entièrement mobilisé pour la campagne présidentielle ». En lançant ce week-end le coup d’envoi de la campagne présidentielle, Jean-François Copé a détaillé devant les Jeunes Populaires et les membres du Conseil national, le « mode d’emploi pour la victoire » à l’élection présidentielle, moment de « rencontre totale avec les Français », de « combat pour la France », d’une « aventure hulaine fantastique fait d’engagemnt, d’enthousiasme et de fraternitré ».

Ce mode d’emploi repose, pour Jean-François Copé sur 5 conditions réunis autour de 5 mots clé : unité, crédibilité, solidité, riposte et valorisation du quinquennat.

UNITE.- « Les querelles personnelles ne peuvent en aucun cas l’emporter sur l’intérêt général. L’originalité de l’UMP est que chaque sensibilité s’exprime », souligne Jean-François Copé pour qui « ce qui nous rassemble est infiniment supérieur à ce qui nous divise ». Pour lui l’UMP « n’est pas un match entre sensibilités mais un lieu de débats avant décision. On parle de la France avec conviction et un objectif : l’avenir de notre pays ».

CREDIBILITE.- La crédibilité en politique nécessite, pour Jean-François Copé, que la vérité soit dite. « Les décisions que nous prendrons seront déterminantes pour l’avenir de la France et de nos enfants », souligne-t-il invitant les Français à comparer les propositions et surtout les motivations des socialistes avec lesquels il sera sans concession parce qu’ils « promettent par intérêt électoral et au détriment de la nation ».
« Il est beaucoup plus exigeant de dire aux Français qu’il faudra travailler plus, qu’il n’y a pas de droits sans devoirs. Cette exigence de vérité c’est notre honneur » poursuit Jean-François Copé soulignant que l’UMP est en pointe dans le débat et les propositions comparé à un PS dont le programme a été préparé par 2 ou 3 techniciens, dans une anti-chambre, en complet décalage avec les réalités économiques et les exigences que nécessite la situation actuelle

SOLIDITE.- Jean-François Copé appelle à la solidité face aux critiques, aux polémiques. Mais également de l’engagement total de tous car « beaucoup d’intérêts se coagulent pour nous empêcher de poursuivre les réformes pour la France ».

RIPOSTE .- « Ne cachez pas votre fierté d’appartenir au plus grand parti de France», note Jean-François Copé, encourageant tous les militants à ne pas craindre la riposte. Comme de ne pas accepter la journée de dupes de mercredi dernier où, sur les allégations d’une magistrate, « le PS a été beaucoup plus bavard en une journée qu’en 10 ans sur ce qui se passe dans la fédération P¨S des Bouches-du-Rhône ».

VALORISATION DU BILAN DU QUINQUENNAT.- Réformes (hospitalière, des retraites, de la carte judicaire,, des universités…) , action internationale de la France en haut du podium lorsqu’il s’agit de défendre les droits de l’homme, réaction volontariste devant la crise mondiale, maîtrise des dépenses… Jamais un Gouvernement sous la Vème République n’avait autant réformé en un mandat dans le souci de protéger la France et des Français. « Une action marqué par le courage », note Jean-François Copé appelant les militants à valoriser le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy 2012
SARKOZY_2012 Nicolas Sarkozy 2012
UMP « Notre point commun ce sont les valeurs fondamentales que nous partageons » bit.ly/qempAx #CampusUMP

« NOTRE POINT COMMUN

CE SONT LES VALEURS FONDAMENTALES

QUE NOUS PARTAGEONS »

Jean-François Copé a initié un débat sur nos valeurs

Attachement à la France, à la république, à la nation, diversité, justice, équité, humanisme, sincérité, honnêteté, optimisme…

Que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ?

Par son interrogation, Henri Guaino, conseiller du président de la République, a résumé « le sujet le plus délicat qu’une formation politique puisse débattre », celui sur les valeurs.

Ce débat sur les valeurs, Jean-François Copé y tenait, convaincu, comme Henri Guaino, que ce qui a prévalu depuis la création de l’UMP, l’union, était plus fort que ce qui pouvait différencier les différentes sensibilités de l’UMP. « La diversité de nos points de vue fait la force de l’UMP », résume Jean-François Copé qui, en qualité de secrétaire général, est le garant de la liberté d’expression de chacun.

« Aucune formation politique n’est capable comme la nôtre d’incarner autant d’originalité, de diversité, de talent et de courage », poursuit Jean-François Copé pour qui « notre point commun ce sont les valeurs fondamentales que nous partageons ».

Et ces valeurs fondamentales ont été présentées par de nombreuses personnalitésincarnant les sensibilités de l’UMP.

De Frédéric Lefebvre, mettant en avant la valeur travail, « pierre angulaire de notre société, chance de se dépasser » à  Christian Estrosi s’appuyant sur 3 piliers :l’exigence de croissance, la justice et l’équité. « Mais, souligne-t-il, « nous ne serons pas compris des Français s’il n’y a pas une juste redistribution des choses ».

Ce débat, ce travail sur les valeurs, Hervé Mariton le salue et encourage notre formation à le renouveler régulièrement. « On invente le monde de demain en étant fidèle à ses valeurs », note encore Hervé Mariton pour qui il est « important d’habiter les valeurs ».

Nathalie Kosciusko-Morizet, Marc Laffineur comme Lionnel Luca ont beaucoup insisté sur l’ « attachement à la France ».

« L’attachement à la France serait de savoir saluer les victoires de la France », souligne Nathalie Kosciusko-Morizet pour qui la Libye, le processus électoral en Côte d’Ivoire sont « autant de victoires des valeurs universelles de la France ». Pour Lionnel Luca l’attachement à la France est plus facile lorsque l’on connaît l’histoire de France.

Défenseur de la République, de la nation de la France, Roger Karoutchi souligne que « la solidarité n’existe que dans le cadre de la nation ».

Pour Nora Berra, l’une des valeurs de l’UMP est sont attachement à la diversité, « ce fleuve qui irrigue notre démarche politique ».

Aux jeunes UMP, Henri Guaino a parlé de l’engagement sincère que chacun devait avoir. D’amour aussi. « Comment combattre en politique si on n’est pas sincère, c’est-à-dire honnête avec soi-même ? Comment s’engager en politique sans aimer les gens, la France, la république, celle qui permet à celui qui n’a rien de devenir quelqu’un, de réussir ? »

Dans cette société de difficultés, Henri Guaino nous invite à « faire attention à ceux qui souffrent, qui sont à la peine ». De se « méfier des recettes toutes faites ». Pour lui la « politique nous impose une éthique de la responsabilité plus encore que de la conviction. La morale de la politique n’est pas dans la bonne conscience mais elle est d’abord dans le cas de conscience ».

Alors, que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ? Henri Guaino a une conviction chevillée au corps : « Nous sommes ensemble à la recherche d’un nouvel humanisme. Et qu’est que l’humanisme sans le souci de l’humain », interroge encore celui qui « prend tout ce qui est bien et beau pour la France ».

Sir Peter Westmacott, Ambassadeur de Grande-Bretagne en France, Valérie Rosso-Debord et Jean-François Copé

Un optimisme qu’il partage avec Pierre Méhaignerie. Comme il partage avec toute l’UMP la fierté de ce que Nicolas Sarkozy a accompli tant pour la France, les Français que pour la civilisation.

« NOTRE POINT COMMUN

CE SONT LES VALEURS

FONDAMENTALES

QUE NOUS PARTAGEONS »

 Jean-François Copé a initié un débat sur nos valeurs
Attachement à la France, à la république, à la nation, diversité, justice, équité, humanisme, sincérité, honnêteté, optimisme…

Que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ?

Par son interrogation, Henri Guaino, conseiller du président de la République, a résumé « le sujet le plus délicat qu’une formation politique puisse débattre », celui sur les valeurs.

Ce débat sur les valeurs, Jean-François Copé y tenait, convaincu, comme Henri Guaino, que ce qui a prévalu depuis la création de l’UMP, l’union, était plus fort que ce qui pouvait différencier les différentes sensibilités de l’UMP. « La diversité de nos points de vue fait la force de l’UMP », résume Jean-François Copé qui, en qualité de secrétaire général, est le garant de la liberté d’expression de chacun.

« Aucune formation politique n’est capable comme la nôtre d’incarner autant d’originalité, de diversité, de talent et de courage », poursuit Jean-François Copé pour qui « notre point commun ce sont les valeurs fondamentales que nous partageons ».

Et ces valeurs fondamentales ont été présentées par de nombreuses personnalitésincarnant les sensibilités de l’UMP.

De Frédéric Lefebvre, mettant en avant la valeur travail, « pierre angulaire de notre société, chance de se dépasser » à  Christian Estrosi s’appuyant sur 3 piliers :l’exigence de croissance, la justice et l’équité. « Mais, souligne-t-il, « nous ne serons pas compris des Français s’il n’y a pas une juste redistribution des choses ».

Ce débat, ce travail sur les valeurs, Hervé Mariton le salue et encourage notre formation à le renouveler régulièrement. « On invente le monde de demain en étant fidèle à ses valeurs », note encore Hervé Mariton pour qui il est « important d’habiter les valeurs ».

Nathalie Kosciusko-Morizet, Marc Laffineur comme Lionnel Luca ont beaucoup insisté sur l’ « attachement à la France ».

« L’attachement à la France serait de savoir saluer les victoires de la France », souligne Nathalie Kosciusko-Morizet pour qui la Libye, le processus électoral en Côte d’Ivoire sont « autant de victoires des valeurs universelles de la France ». Pour Lionnel Luca l’attachement à la France est plus facile lorsque l’on connaît l’histoire de France.

Défenseur de la République, de la nation de la France, Roger Karoutchi souligne que « la solidarité n’existe que dans le cadre de la nation ».

Pour Nora Berra, l’une des valeurs de l’UMP est sont attachement à la diversité, « ce fleuve qui irrigue notre démarche politique ».

Aux jeunes UMP, Henri Guaino a parlé de l’engagement sincère que chacun devait avoir. D’amour aussi. « Comment combattre en politique si on n’est pas sincère, c’est-à-dire honnête avec soi-même ? Comment s’engager en politique sans aimer les gens, la France, la république, celle qui permet à celui qui n’a rien de devenir quelqu’un, de réussir ? »

Dans cette société de difficultés, Henri Guaino nous invite à « faire attention à ceux qui souffrent, qui sont à la peine ». De se « méfier des recettes toutes faites ». Pour lui la « politique nous impose une éthique de la responsabilité plus encore que de la conviction. La morale de la politique n’est pas dans la bonne conscience mais elle est d’abord dans le cas de conscience ».

Alors, que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ? Henri Guaino a une conviction chevillée au corps : « Nous sommes ensemble à la recherche d’un nouvel humanisme. Et qu’est que l’humanisme sans le souci de l’humain », interroge encore celui qui « prend tout ce qui est bien et beau pour la France ».

Un optimisme qu’il partage avec Pierre Méhaignerie. Comme il partage avec toute l’UMP la fierté de ce que Nicolas Sarkozy a accompli tant pour la France, les Français que pour la civilisation.

« NOTRE POINT COMMUN

CE SONT LES

VALEURS FONDAMENTALES

QUE NOUS PARTAGEONS »

Jean-François Copé a initié un débat sur nos valeurs
Attachement à la France, à la république, à la nation, diversité, justice, équité, humanisme, sincérité, honnêteté, optimisme…

Que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ?

Par son interrogation, Henri Guaino, conseiller du président de la République, a résumé « le sujet le plus délicat qu’une formation politique puisse débattre », celui sur les valeurs.

Henri Guaino

Ce débat sur les valeurs, Jean-François Copé y tenait, convaincu, comme Henri Guaino, que ce qui a prévalu depuis la création de l’UMP, l’union, était plus fort que ce qui pouvait différencier les différentes sensibilités de l’UMP. « La diversité de nos points de vue fait la force de l’UMP », résume Jean-François Copé qui, en qualité de secrétaire général, est le garant de la liberté d’expression de chacun.

Lionnel Luca
« Aucune formation politique n’est capable comme la nôtre d’incarner autant d’originalité, de diversité, de talent et de courage », poursuit Jean-François Copé pour qui « notre point commun ce sont les valeurs fondamentales que nous partageons ».

Et ces valeurs fondamentales ont été présentées par de nombreuses personnalitésincarnant les sensibilités de l’UMP.

De Frédéric Lefebvre, mettant en avant la valeur travail, « pierre angulaire de notre société, chance de se dépasser » à  Christian Estrosi s’appuyant sur 3 piliers :l’exigence de croissance, la justice et l’équité. « Mais, souligne-t-il, « nous ne serons pas compris des Français s’il n’y a pas une juste redistribution des choses ».

Nora Berra

Ce débat, ce travail sur les valeurs, Hervé Mariton le salue et encourage notre formation à le renouveler régulièrement. « On invente le monde de demain en étant fidèle à ses valeurs », note encore Hervé Mariton pour qui il est « important d’habiter les valeurs ».

Nathalie Kosciusko-Morizet, Marc Laffineur comme Lionnel Luca ont beaucoup insisté sur l’ « attachement à la France ».

« L’attachement à la France serait de savoir saluer les victoires de la France », souligne Nathalie Kosciusko-Morizet pour qui la Libye, le processus électoral en Côte d’Ivoire sont « autant de victoires des valeurs universelles de la France ». Pour Lionnel Luca l’attachement à la France est plus facile lorsque l’on connaît l’histoire de France.

Défenseur de la République, de la nation de la France, Roger Karoutchi souligne que « la solidarité n’existe que dans le cadre de la nation ».

Pour Nora Berra, l’une des valeurs de l’UMP est sont attachement à la diversité, « ce fleuve qui irrigue notre démarche politique ».

Sir Peter Westmacott, Ambassadeur de Grande-Bretagne en France, Valérie Rosso-Debord et Jean-François Copé

Aux jeunes UMP, Henri Guaino a parlé de l’engagement sincère que chacun devait avoir. D’amour aussi. « Comment combattre en politique si on n’est pas sincère, c’est-à-dire honnête avec soi-même ? Comment s’engager en politique sans aimer les gens, la France, la république, celle qui permet à celui qui n’a rien de devenir quelqu’un, de réussir ? »

Dans cette société de difficultés, Henri Guaino nous invite à « faire attention à ceux qui souffrent, qui sont à la peine ». De se « méfier des recettes toutes faites ». Pour lui la « politique nous impose une éthique de la responsabilité plus encore que de la conviction. La morale de la politique n’est pas dans la bonne conscience mais elle est d’abord dans le cas de conscience ».

Alors, que voulons-nous ? Que faisons-nous ensemble ? Henri Guaino a une conviction chevillée au corps : « Nous sommes ensemble à la recherche d’un nouvel humanisme. Et qu’est que l’humanisme sans le souci de l’humain », interroge encore celui qui « prend tout ce qui est bien et beau pour la France ».

Un optimisme qu’il partage avec Pierre Méhaignerie. Comme il partage avec toute l’UMP la fierté de ce que Nicolas Sarkozy a accompli tant pour la France, les Français que pour la civilisation.

Marc Laffineur

CAMPUS DE MARSEILLE :

L’UMP SONNE

LE RASSEMBLEMENT

ET LA MOBILISATION

POUR LA PRÉSIDENTIELLE 

 La cité phocéenne accueille du 2 au 4 septembre le campus de notre famille politique
Un rendez-vous d’unité et de débats

Le campus de l’ UMP,  qui se déroule à marseille du 2 au 4 septembre, donne le signal de la mobilisation de notre famille politique en vue des élections !

Jean-François Copé, Secrétaire général de l'UMP, s'exprime au sujet des 3 objectifs du Campus : l'esprit de rassemblement du parti, les débats de fond et le coup d'envoi de la campagne présidentielle.

http://www.lemouvementpopulaire.fr/actualites/Campus-de-Marseille-l-UMP-sonne-le-rassemblement-et-la-mobilisation-pour-la-Presidentielle-10829.html

C’est l’occasion pour tous les jeunes militants et, bien au-delà, de tous les membres de notre famille politique de se rassembler et de mettre à profit ce moment d’unité pour échanger, proposer et poursuivre les débats lancés par Jean-François Copé depuis son élection à la tête de notre mouvement en novembre dernier.

Interview de Jean-François Copé

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Lors de sa première intervention lors du Bureau politique qui l’avait élu au poste de secrétaire général, Jean-François Copé s’était engagé à lancer la levée en masse pour 2012. En dix mois bien du chemin a été parcouru et aujourd’hui cet engagement se transforme en succès. En renouant avec la liberté de parole, en ouvrant grandes ses portes et ses fenêtres, l’UMP est la seule formation politique qui débat sans tabou sur tous les sujets qui préoccupent les Françaises et les Français au quotidien.

A l’origine de tous les débats de société, l’UMP, sous la houlette de Jean-François Copé et avec le concours des think-tanks, parlementaires, fédérations, a engagé également une profonde rénovation de la gouvernance avec une transformation du Bureau politique devenue désormais l’instance de décision. Dans le même esprit le Conseil national, hier simple chambre d’enregistrement, est maintenant le Parlement du parti où chaque conseiller national peut interpeller sous le mode de fonctionnement de l’Assemblée nationale tant le secrétaire général que les responsables de notre formation.

Interview de Benjamin Lancar

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Près de 6 000 personnes sont attendues dès le vendredi 2 septembre dans la cité phocéenne. « Ce campus répond à 3 objectifs », résume Jean-François Copé. « Rendez-vous majeur pour nous, il se déroulera tout d’abord dans un esprit de rassemblement de la famille UMP avec toutes ses composantes et ses sensibilités.Il sera en contrepoint de ce qui s’est passé à La Rochelle où le PS, totalement déchiré, est miné par ses querelles de personnes avant la primaire. Lorsque l’on fait le compte des phrases assassines, il ya de quoi faire un joli lexique que nous ne manquerons pas de présenter », note Jean-François Copé.

Le deuxième objectif de ce campus est dans la droite ligne de notre action engagée depuis fin 2010 dans le cadre du projet 2012 de l’UMP pour la Présidentielle. « Nous privilégierons le débat de fond avec notamment de grandes tables rondes sur des thématiques de cet été comme la crise financière, les droits de l’Homme et la démocratie, sur les espérance s de la jeunesse ». Des jeunes venus de Tunisie, de Libye, de Syrie, d’Egypte, de Côte d’Ivoire apporteront leurs témoignages.

Interview d'Hervé Novelli

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Ce campus 2011 « donnera également le coup d’envoi de la Présidentielle pour notre parti qui va s’engager dans une dynamique très forte. Nous sommes extrêmement mobilisés », souligne Jean-François Copé notant que lors de ce campus se tiendra également un Conseil national qui débattra sur le bilan du quinquennat, sur le rapport d’étape du projet 2012 présenté par Bruno Le Maire, délégué général en charge du projet, ainsi que sur les résultats d’une consultation auprès de nos militants et adhérents .

CAMPUS 2011 : LE PROGRAMME

Vendredi 02 septembre

14h30 : Plénière – ouverture du Campus par Benjamin Lancar, Franck Allisio, Renaud Muselier, Jean-Claude Gaudin et Jean-François Copé
15h00 – 16h45 : Plénière – « Droits de l’Homme et démocratie, les espérances de la jeunesse » – animée par Nadine Morano
16h45 – 18h30 : Plénière – « Nos valeurs » – animée par Valérie Rosso-Debord
19h00 : Apéritif régional organisé par les Jeunes Pop
20h30 : Diner
23h00 : Soirée

Samedi 03 septembre

9h00 : Accueil / petit déjeuner
10h00 – 11h30 : Formation en plénière autour de la défense et la promotion du bilan – animée par Michèle Tabarot et plusieurs secrétaires nationaux : Bruno Beschizza, Olivier Carré, Sebastien Huyghe, Valérie Rosso-Debord, Franck Riester
11h30 : Ouverture du Conseil national
– Intervention de Jean-Pierre Raffarin
– Commissions thématiques du Conseil National : formations sur le thème projet contre projet
– Réunion des cadres et réunion des RDJ
13h00 – 14h30 : Déjeuner
14h30 – 16h00 : Conseil national – plénière – lancement par Jean-Pierre Raffarin
– Présentation des résultats de la grande consultation des militants
– Intervention de Jean-François Copé
– Remise des propositions des jeunes Pop pour le projet
– Intervention de Bruno Le Maire sur le projet
16h00 – 17h00 : Questions – réponses entre la salle et l’équipe dirigeante
17h00 – 18h45 : Plénière sur la crise financière et économique – animée par Jean-Pierre Raffarin
19h00 – 20h00 : Tournois sportifs organisés par les Jeunes Pop
20h30 : Apéritif régional puis dîner
23h00 : Soirée

Dimanche 04 septembre

9h00 – 9h45 : Accueil
10h00 : Plénière de clôture
11h00 : Intervention de Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP
12h00 : Intervention de François Fillon, Premier Ministre

Renaud quitte Marseille pour Paris et museler l’IMA

États fondateurs de l'Institut du monde arabe

Image via Wikipedia

En ce we où tous les adhérents et acteurs de l’UMP sont sur ses terres, Renaud Muselier fait ses bagages pour monter sur Paris, afin de prendre la tête de l’Institut du Monde Arabe.

Le député UMP des Bouches-du-Rhône Renaud Muselier répond aux questions des journalistes, le 07 septembre 2010 devant le siège de l’UMP
© AFP/Archives – Lionel Bonaventure

Le député UMP des Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier, a annoncé vendredi sa prochaine nomination à la tête de l’Institut du monde arabe (IMA), où il succédera à Dominique Baudis, devenu Défenseur des droits.

Cette nomination a été actée par le président Nicolas Sarkozy et sera « validée mercredi » par le Conseil d’administration de l’Institut du monde arabe, a déclaré M. Muselier, interrogé par l’AFP en marge du Campus de l’UMP à Marseille.

La désignation de M. Muselier est formellement proposée par le ministère des Affaires étrangères. M. Muselier aura le titre de président du Haut conseil de l’IMA, précise cette fondation de droit français à visée culturelle.

M. Muselier, 52 ans, a précisé qu’il pourrait cumuler la présidence de l’IMA avec son mandat de député.

Le 31 août, M. Muselier avait déjà révélé sur LCI que sa nomination à la tête de l’IMA était « programmée » et que la décision serait « ferme et définitive » mercredi prochain.

Présidé par Bruno Levallois, le Conseil d’administration de l’IMA est composé de six représentants de la France, de six ambassadeurs des pays arabes, d’un représentant de l’Union européenne et d’un autre de la Ligue arabe.

Le Parti socialiste (PS) a réagi à cette annonce en déplorant que l’institut serve de « tremplin pour préparer des élections locales ». « Cette institution a besoin d’un président à temps plein ce qui ne sera manifestement pas le cas de M. Muselier », estime Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS à la coopération et à la francophonie, dans un communiqué.

Renaud Muselier, docteur en médecine, a été secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères. Actuellement vice-président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, il est également président du Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée.

Dans la foulée de sa nomination au poste de Défenseur des droits, fin juin, Dominique Baudis avait démissionné de l’IMA qu’il présidait depuis début 2007.

Pour lui permettre de garder la tête de l’IMA, tout en devenant député européen en 2009, sa fonction était passée de président à « président du Haut conseil de l’IMA ».

En juillet, le site d’informations Mediapart avait révélé que l’Urssaf avait procédé à un redressement sur 36.000 euros de notes de frais de Dominique Baudis à l’IMA entre 2007 et 2009. M. Baudis avait répondu que les « erreurs » avaient été régularisées dès leur signalement.

M. Baudis avait précisé que depuis son élection au Parlement européen, il exerçait ses fonctions à l’IMA de façon bénévole, sans rémunération.

Fruit d’un partenariat entre la France et vingt-deux pays arabes, l’IMA a pour directrice générale la Saoudienne Mona Khazindar, responsable de la collection permanente d’art moderne et contemporain du musée de l’IMA, qui comprend quelque 400 oeuvres.

Fondé en 1980, ouvert au public en décembre 1987, l’IMA, situé dans le Vème arrondissement de Paris, a été conçu par l’architecte Jean Nouvel.

L’IMA a pour objectif de « développer et approfondir en France l’étude, la connaissance et la compréhension du monde arabe, de sa langue, de sa civilisation » et de « favoriser les échanges culturels, la communication et la coopération entre la France et le monde arabe ».

En déficit pendant 20 ans et en quasi cessation de paiement en 2006, l’IMA est revenu à l’équilibre financier en 2007 à la suite d’une opération de sauvetage financier. L’institut devait être financé à l’origine à 60% par la France et 40% par les Etats de la Ligue arabe. En raison des retards de contribution de certains Etats arabes, un nouveau système de financement a dû être mis en place.

Qui est Renaud Muselier ?

Issu d’une vieille famille marseillaise. Son père, Maurice, fut déporté à Dachau pour faits de résistance. Il est le petit-fils d’Émile Muselier, amiral des Forces françaises libres qui a pris Saint-Pierre-et-Miquelon et qui l’a rallié au Général de Gaulle. Renaud Muselier est d’ailleurs l’auteur d’un ouvrage sur son grand-père. Il est aussi le neveu de la reine Géraldine d’Albanie (Géraldine Apponyi de Nagyappony(en)), épouse du dernier roi d’Albanie détrôné par les Italiens en 1939.

Membre du RPR (dont il fut l’un des secrétaire généraux (1998) et le vice président du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale) et de l’UMP (membre du bureau politique en 2005), il annonce sa candidature à la présidence du RPR le 26 juin 1999, mais se retirera ultérieurement.

Le 18 mars 2008, au lendemain des élections municipales et de sa réélection dans le 3e secteur de Marseille, le Premier ministre François Fillon lui propose d’entrer au gouvernement comme secrétaire d’État mais il décline la proposition pour, dit-il, pouvoir se consacrer à Marseille sans préciser le portefeuille qui lui été proposé .

En fait il abandonne la fonction de premier adjoint pour la présidence de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole Il se trouve qu’il n’obtient pas la succession de Jean-Claude Gaudin à la présidence de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, en effet, il est battu le jeudi 17 avril 2008 par le candidat socialiste, Eugène Caselli. Pourtant, il était en théorie mathématiquement assuré d’être élu. Cette défaite surprise a été considéré comme un sévère camouflet pour celui qui avait permis à Jean-Claude Gaudin de conquérir la mairie de Marseille.

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