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François Baroin –

François_Baroin

Image by fondapol via Flickr

François Baroin, né le 21 juin 1965 dans le 12e arrondissement de Paris, est un homme politique , avocat et un ancien journaliste.

Membre du premier gouvernement Juppé en 1995, il est ministre de l’Outre-Mer puis ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire dans celui de Dominique de Villepin (20052007).

Membre du RPR puis de l’UMP, il est à plusieurs reprises député de l’Aube et maire de Troyes depuis 1995. Il est renommé ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État dans le deuxième gouvernement Fillon le 22 mars 2010 et devient le porte-parole du gouvernement. Le 29 juin 2011, François Baroin est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.

Jean-Pierre Elkabbach le recrute au service politique d’Europe 1, où il commence une carrière de journaliste qu’il poursuit de 1988 à 1992.

En 1989, il est élu conseiller municipal (RPR) de Nogent-sur-Seine dans l’Aube. En 1993, il entre à l’Assemblée nationale, dont il est le plus jeune député, comme représentant de la 3e circonscription de l’Aube, puis succède à Robert Galley comme maire de Troyes en 1995. La même année, il est élu président de l’Association des maires de l’Aube.

Il est porte-parole de la campagne présidentielle 1995 de Jacques Chirac. Après la victoire de ce dernier, il est nommé secrétaire d’État auprès du Premier ministre et porte-parole du premier gouvernement Alain Juppé, devenant à 29 ans le benjamin du gouvernement. Non reconduit quelques mois plus tard dans le nouveau gouvernement Juppé, il devient chargé de mission à l’Élysée, poste qu’il conserve jusqu’à ce qu’il retrouve son siège de député lors desélections législatives de 1997, perdues par la majorité.

En 2001, François Baroin devient président de la Communauté d’agglomération de Troyes (CAT) et administrateur du musée du Président-Jacques-Chirac enCorrèze. Il est reconduit à la tête de la mairie de Troyes. Depuis, il est également inscrit au barreau de Paris.

Il est réélu député le 16 juin 2002, dans la 3e circonscription de l’Aube, au second tour, avec 64,32 % des voix1. Membre du groupe parlementaire UMP, parti dont il est le porte-parole sous la présidence d’Alain Juppé puis secrétaire général délégué sous la présidence par intérim de Jean-Claude Gaudin, il est vice-président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2005. Il est conseiller politique de Nicolas Sarkozy alors que celui-ci est président de l’UMP ; il est aussi président du comité départemental de l’UMP-Aube et vice-président du club Dialogue & Initiative, présidé par Jean-Pierre Raffarin. Il est toujours membre du Bureau politique de l’UMP.

À la suite du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe, le 2 juin 2005, François Baroin est nommé ministre de l’Outre-Merdans le gouvernement Dominique de Villepin, puis assure, du 26 mars 2007 au 15 mai 2007, les fonctions de ministre de l’Intérieur en remplacement de Nicolas Sarkozy, démissionnaire pour se consacrer à sa campagne présidentielle. Il devient alors le benjamin des ministres.

Il est réélu député le 10 juin 2007 avec 55,21 % des voix dans sa circonscription, dès le premier tour, avec un taux d’abstention de 48,32 %2. Le9 mars 2008, il est réélu maire de Troyes, la liste qu’il conduisait ayant recueilli 50,42 % des suffrages dès le premier tour, face à quatre autres listes3.

Après les élections régionales de 2010 et le remaniement ministériel du 22 mars 2010, François Baroin est nommé ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État à la place d’Éric Woerth4. À ce poste, il est notamment chargé de ramener le déficit public à son niveau d’avant la crise économique. Alors que son prédécesseur a lancé début 2009 Mon.service-public.fr dans le but de favoriser les démarches administratives en ligne, François Baroin reprend ce portail internet de l’administration française permettant des gains de productivité et de temps pour l’usager, avec l’ambition de le développer5.

Le 14 novembre 2010, à la suite de la formation du gouvernement François Fillon III, il est reconduit dans ses fonctions et récupère le portefeuille de la Fonction publique et devient le porte-parole du Gouvernement.

Le 29 juin 2011, François Baroin est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, remplaçant ainsi Christine Lagarde, désignée la veille directrice générale du FMIValérie Pécresse le remplace au poste de ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État et au porte-parolat du gouvernement, tandis que François Sauvadet se voit attribuer la Fonction publique.

 François Baroin

François Baroin

@ Francoisbaroin
Maire de Troyes – Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie

Informations générales

Originaire de
Paris
Date de naissance
21 juin 1965
Pays
France
Poste actuel
Bureau: Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie
Etat: France
Parti politique: UMP
À propos de
« Les grandes choses se font par la valeur des hommes bien plus que par des textes. » [Charles de Gaulle]
Livres préférés
Poésie en général, René Char, Victor Hugo
Activités
Politique
Intérêts
Chasse, pêche, tennis, football…
Musique préférée
Coldplay, pink floyd, queen, Cali, Keane…
À propos de moi
Maire de Troyes et Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.Voici mon parcours en quelques dates.

1989 : Elu Conseiller municipal RPR de Nogent-sur-Seine

1993 : Elu Député de l’Aube dans l’Aube

1995 : Elu Maire de Troyes

1995 : Elu Président de l’Association des maires de l’Aube.

1995 :porte-parole de la campagne présidentielle de Jacques Chirac.
La même année, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre et porte-parole du 1er gouvernement d’Alain Juppé.

2002-2005 : vice-président de l’Assemblée nationale

Du 02/06/2005 au 26/03/2007 : ministre de l’Outre-mer

Du 26/03/2007 au 15/05/2007 : ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire

Mars 2010 à juin 2011: Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat puis Ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique, de la réforme de l’Etat,et porte-parole du Gouvernement

Informations professionnelles
Employeur: Le Gouvernement
Durée: 2010 à aujourd’hui
Lieu: Paris, France
Sexe
Masculin
Site web

Centres d’intérêt

À propos de

Il faudra aussi une réforme pour les parlementaires…

par François Baroin, lundi 14 juin 2010, 16:21

On ne pourra pas s’exonérer d’un accompagnement ambitieux d’une réforme qui concerne son propre régime de retraite. Ill faudra prendre en compte que le métier de parlementaire n’est pas un métier très long, en moyenne sept ans et demi, pour réformer la retraite des parlementaires.
Très certainement, il faudra aligner ce régime sur le régime général, et probablement réfléchir sur le système de double cotisation et sur la capacité qu’il y a ou pas à supprimer cette retraite ou de ne pas y toucher.

François Baroin
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Invité du parler d’Orange-Le Figaro à 18h

Un moratoire sur l’enfouissement des déchets nucléaires dans l’Aube

par François Baroin, samedi 12 septembre 2009, 10:27

Le député-maire de Troyes François Baroin (UMP) demande au gouvernement « un moratoire » pour le choix d’un nouveau site de stockage de déchets nucléaires dans l’Aube après le retrait cet été des candidatures de deux communes retenues par l’Andra.

« L’Aube qui a déjà apporté sa part dans le nucléaire n’est plus une bonne terre d’accueil pour un nouveau site de stockage », a déclaré à l’AFP François Baroin.

Il juge notamment incompatibles les « tentatives de rebond économique par le tourisme et la viticulture d’un département qui souffre » et le risque de subir une « campagne internationale sur l’Internet qui menacerait ces tentatives ». « Je demande au gouvernement un moratoire » sur la recherche d’un site dans l’Aube, a ajouté l’ancien ministre.

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactif (Andra) avait annoncé le 24 juin la présélection de Pars-lès-Chavanges et Auxon, qui avaient fait acte de candidature pour la construction d’un site de stockage souterrain de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FAVL) à l’horizon 2011.

Mais face à l’opposition de la population, les élus de Pars-les-Chavanges avaient voté le 4 juillet à l’unanimité le retrait de la candidature « pour apaiser un climat délétère », selon les termes de la maire Joëlle Pesme, qui dit avoir reçu des « menaces de mort ».

Quant aux élus d’Auxon, qui avaient voté à une très large majorité la candidature pour le site de stockage, ils ont finalement rejeté le projet lors d’un conseil municipal extraordinaire le 11 août entraînant la démission du maire Jean-Louis Caillet.

« Ce projet a été mal ficelé, et trop rapidement. On a en quelque sorte imposé ce choix de manière administrative », avait déclaré M. Baroin dans une interview à l’Est-Eclair daté de mercredi.

Après la défection des deux communes, le député de l’Oise François-Michel Gonnot, président de l’Andra, avait souligné que le gouvernement allait poursuivre le processus engagé et trouver deux nouvelles communes sur la base des candidatures enregistrées lors de l’appel d’offres.

Retrouvez moi sur canal plus en clair le vendredi 24 juillet à 19h10 dans Le news show avec Bruce Toussaint.

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A la conférence des Ambassadeurs XIXème: #G20 , les perspectives du Sommet de Cannes
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Propositon de loi réaffirmant le principe du repos dominical

par François Baroin, mercredi 27 mai 2009, 10:02

N° 1685

_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

TREIZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 19 mai 2009.

PROPOSITION DE LOI

réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires,

(Renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, à défaut de constitution
d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Richard MALLIÉ, François BAROIN, Marc LE FUR, Philippe MEUNIER, Jean-Frédéric POISSON, Bernard REYNÈS, Manuel AESCHLIMANN, Yves ALBARELLO, Alfred ALMONT, Nicole AMELINE, Benoist APPARU, Martine AURILLAC, Patrick BALKANY, Jean BARDET, Patrick BEAUDOUIN, Jean-Claude BEAULIEU, Jacques Alain BÉNISTI, Xavier BERTRAND, Gabriel BIANCHERI, Émile BLESSIG, Roland BLUM, Claude BODIN, Valérie BOYER, Philippe BRIAND, Bernard BROCHAND, Patrice CALMÉJANE, Joëlle CECCALDI-RAYNAUD, Philippe COCHET, René COUANAU, Gilles D’ETTORE, Olivier DASSAULT, Camille de ROCCA-SERRA, Patrice DEBRAY, Bernard DEBRÉ, Jean-Pierre DECOOL, Bernard DEFLESSELLES, Richard DELL’AGNOLA, Sophie DELONG, Bernard DEPIERRE, Nicolas DHUICQ, Éric DIARD, Jacques DOMERGUE, Marie-Louise FORT, Jean-Michel FOURGOUS, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Gérard GAUDRON, Guy GEOFFROY, Bernard GÉRARD, Georges GINESTA, Jean-Pierre GORGES, Jean-Claude GUIBAL, Michel HERBILLON, Françoise HOSTALIER, Sébastien HUYGHE, Maryse JOISSAINS-MASINI, Christian KERT, Thierry LAZARO, Frédéric LEFEBVRE, Gabrielle LOUIS-CARABIN, Jean-François MANCEL, Thierry MARIANI, Christine MARIN, Patrice MARTIN-LALANDE, Henriette MARTINEZ, Jacques MASDEU-ARUS, Jean-Claude MATHIS, Gérard MILLET, Pierre MOREL-A-L’HUISSIER, GEORGES MOTHRON, Étienne MOURRUT, Alain MOYNE-BRESSAND, Renaud MUSELIER, Jean-Pierre NICOLAS, Patrick OLLIER, Yanick PATERNOTTE, Axel PONIATOWSKI, Josette PONS, Daniel POULOU, Éric RAOULT, Franck RIESTER, Jean ROATTA, Jean-Marc ROUBAUD, Bruno SANDRAS, Jean-Pierre SCHOSTECK, Georges SIFFREDI, Daniel SPAGNOU, Guy TEISSIER, Dominique TIAN, Georges TRON, Yves VANDEWALLE, Catherine VAUTRIN, Philippe VITEL et André WOJCIECHOWSKI,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Issu de la tradition chrétienne, le repos hebdomadaire dominical s’est imposé avec le vote de la loi du 13 juillet 1906, établissant ce repos en faveur des employés et des ouvriers. Le code du travail dispose qu’il est interdit d’occuper plus de six jours par semaine un même salarié, que ce repos doit avoir une durée minimale de 24 heures consécutives auxquelles s’ajoutent les 11 heures de repos quotidien et qu’il doit être donné le dimanche.

Ces principes humanistes sont maintenus et réaffirmés. Il ne s’agit donc pas de remettre en cause le principe du repos du dimanche ; il ne s’agit pas non plus d’étendre le travail du dimanche à l’ensemble du territoire national en augmentant le nombre des dimanches où les salariés peuvent travailler.

Il apparaît cependant nécessaire, comme cela a été le cas à plusieurs reprises depuis 1906, d’adapter les dérogations existantes pour régler, en tout et pour tout, deux situations particulières.

Depuis un an, le débat s’est largement installé autour des propositions de loi déposées sur ce sujet. À l’occasion de l’examen du dernier texte à l’Assemblée nationale, des évolutions ont été le fruit de discussions en commission. Elles ont permis d’en améliorer la qualité.

Pour autant, il est aujourd’hui nécessaire de régler les situations les plus urgentes et de cibler tous nos efforts sur celles-ci. Il y a urgence car personne ne souhaite, dans la conjoncture actuelle, un été ponctué de fermetures de commerces et de licenciements portant sur plusieurs milliers d’emplois. Tout doit être fait en cette période de crise pour sauvegarder l’emploi.

Aujourd’hui, dans la région parisienne et aux environs d’Aix-en-Provence, des salariés ont exprimé le souhait de travailler le dimanche. Cette demande est souvent réitérée depuis de nombreuses années.

La zone de « Plan de campagne » dans les Bouches-du-Rhône emploie des salariés le dimanche depuis 40 ans. Il en va de même de magasins du centre commercial Art de Vivre, à Éragny, depuis son ouverture voici près de 20 ans. Bien souvent, ces zones bénéficiaient d’ailleurs d’arrêtés préfectoraux. D’autres illustrations pourraient être données.

Par ailleurs, dans les zones touristiques, la situation est incompréhensible par les visiteurs, notamment étrangers. Un magasin qui vend des lunettes de soleil peut ouvrir le dimanche car son activité est considérée comme « de loisir » et si ce magasin vend des lunettes de vue, il ne peut pas, en droit, faire travailler des salariés le dimanche. Personne ne comprend que des magasins soient fermés le dimanche sur les Champs-Élysées, que des magasins de vêtements soient obligés de se déclarer créateurs de mode pour ouvrir dans une rue touristique. En ce cas, il faut apprécier, boutique par boutique, s’il y a, ou non, création… Personne ne s’y retrouve.

La proposition de loi apporte donc des réponses précises pour résoudre ces deux problèmes.

En premier lieu, dans les zones touristiques et thermales, il est important de permettre à tous types de commerces – comme c’est d’ailleurs souvent le cas en fait – et non plus uniquement à ceux qui mettent « à disposition du public des biens et services destinés à faciliter son accueil ou ses activités de détente ou de loisirs d’ordre sportif, récréatif ou culturel » d’employer des salariés le dimanche, suivant en cela les recommandations du Conseil économique, social et environnemental.

Ces commerces pourront donc employer directement des salariés le dimanche, dans le cadre de règles simplifiées.

En deuxième lieu, la proposition de loi définit des périmètres d’usage de consommation exceptionnel (PUCE). Ces PUCE seront caractérisés par des circonstances locales particulières marquées par des usages de consommation de fin de semaine. C’est dans les lieux où l’on a l’habitude de consommer le samedi et le dimanche, sur les sites où il existe des flux de clientèle importants ces jours-là que le préfet pourra, sur demande du conseil municipal, délimiter un PUCE.

Mais l’usage de consommation de fin de semaine peut aussi exister dans une zone frontalière lorsque cet afflux de clientèle n’est pas constaté dans notre pays mais chez nos voisins. Et dans ce cas aussi, le préfet pourra délimiter un PUCE sur demande préalable du conseil municipal.

Ces périmètres et donc les dérogations au repos dominical des commerces situés en leur sein permettant à des salariés de travailler le dimanche pourront être mise en place uniquement pour les unités urbaines de plus d’un million d’habitants, telles que définies par l’INSEE. Dans la pratique, ne seraient donc concernées que les agglomérations de Paris, Aix-Marseille et Lille. En effet, il n’existe pas d’usage de consommation le samedi et le dimanche dans l’agglomération lyonnaise.

Une telle zone sera établie par le préfet sur la seule proposition des conseils municipaux. Les entreprises situées dans cette zone pourront ensuite demander une dérogation au préfet si, et seulement si, il y a un accord avec les partenaires sociaux fixant les contreparties pour les salariés. A défaut d’accord, un référendum sera organisé, et les contreparties seront nécessairement un doublement de salaire et un repos compensateur.

Il faut apporter de nouvelles garanties aux employés qui, dans un PUCE, ne souhaitent pas travailler le dimanche. C’est pourquoi ce travail du dimanche devra reposer sur le volontariat, sous la forme d’un accord explicite. Un employeur ne pourra refuser d’embaucher une personne qui refuse de travailler le dimanche. L’inscription du droit de refus dans la loi rendra illégale toute sanction ou mesure discriminatoire contre un salarié qui en userait. Le salarié travaillant le dimanche pourra par ailleurs demander à ce qu’il soit tenu compte de l’évolution de sa situation personnelle.

Ces dérogations au repos dominical ne s’appliqueront pas aux grandes surfaces alimentaires. Il convient en effet de protéger le petit commerce.

Bien évidemment, les dispositions spécifiques existantes en matière de repos dominical en Alsace-Moselle en vertu d’un code professionnel local subsistent et la proposition de loi ne les modifie pas. Elle ne s’y applique donc pas.

S’agissant des contreparties légales, le texte distingue deux types de situations :

– d’une part, celles dans lesquelles le travail du dimanche constitue une dérogation de plein droit et découle des caractéristiques de l’activité même (ce qui est le cas des 180 dérogations de droit existantes comme, par exemple les restaurants, hôpitaux, pompes à essence, cinéma…) ou de la zone dans laquelle se situe le commerce (ce qui est le cas dans les zones touristiques et thermales) ;

– et d’autre part celles pour lesquelles une autorisation administrative temporaire et individuelle conditionne l’emploi de salariés le dimanche.

Dans le premier cas, tout emploi est susceptible d’impliquer pour un salarié un travail le dimanche puisque cela découle de facteurs structurels.

Dans l’autre cas, le travail des salariés le dimanche revêt un caractère exceptionnel et est subordonné à une autorisation individuelle donnée par l’administration. Il est donc normal que les salariés concernés bénéficient de contreparties prévues par la loi dans cette seconde situation.

Par ailleurs, la proposition de loi reprend une préconisation du Conseil économique, social et environnemental et fixe à 13 heures au maximum, au lieu de 12 heures, la fin de la plage d’ouverture des commerces de détail alimentaires pour mieux correspondre aux usages de consommation.

Seule une approche pragmatique et efficace doit permettre de régler définitivement les problèmes survenus en matière de dérogations au repos dominical. Garantir le respect du repos dominical tout en sauvegardant l’emploi dans des zones bien définies où faute d’une législation adaptée, celui-ci serait compromis ou menacé. Tel est l’objet et le seul objet de ce texte.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

I. – L’article L. 3132-3 du code du travail est ainsi rédigé :

« Art. L. 3132-3. – Dans l’intérêt des salariés, le repos hebdomadaire est donné le dimanche. »

II. – L’article L. 3132-25 du code du travail est remplacé par les articles L. 3132-25, L. 3132-25-1, L. 3132-25-2, L. 3132-25-3, L. 3132-25-4, L. 3132-25-5 et L 3132-25-6 ainsi rédigés :

« Art. L. 3132-25. – Sans préjudice des dispositions de l’article L. 3132-20, les établissements de vente au détail situés dans les communes touristiques ou thermales et dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente, peuvent, de droit, donner le repos hebdomadaire par roulement pour tout ou partie du personnel.

« La liste des communes touristiques ou thermales intéressées et le périmètre des zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente sont établis par le préfet sur proposition de l’autorité administrative visée à l’article L. 3132-26.

« Un décret en Conseil d’État détermine les modalités d’application du présent article. »

« Art. L. 3132-25-1. – Sans préjudice des dispositions de l’article L. 3132-20, dans les unités urbaines de plus de 1 000 000 d’habitants, le repos hebdomadaire peut être donné, après autorisation administrative, par roulement, pour tout ou partie du personnel, dans les établissements de vente au détail qui mettent à disposition des biens et des services dans un périmètre d’usage de consommation exceptionnel caractérisé par des habitudes de consommation de fin de semaine, l’importance de la clientèle concernée et l’éloignement de celle-ci de ce périmètre.

« Art. L. 3132-25-2. – La liste et le périmètre des unités urbaines mentionnées à l’article L. 3132-25-1 sont établis par le préfet de région sur la base des résultats du recensement de la population.

« Sur demande du conseil municipal, au vu de circonstances particulières locales et :

« – d’usages de consommation de fin de semaine au sens de l’article L. 3132-25-1

« – ou de la proximité immédiate d’une zone frontalière où il existe un usage de consommation de fin de semaine, compte tenu de la concurrence produite par cet usage,

« le préfet délimite le périmètre d’usage de consommation exceptionnel au sein des unités urbaines, après consultation de l’organe délibérant de la communauté de communes, de la communauté d’agglomération ou de la communauté urbaine, lorsqu’elles existent, sur le territoire desquelles est situé ce périmètre.

« Le préfet statue après avoir recueilli l’avis du conseil municipal de la ou des communes n’ayant pas formulé la demande visée au présent article et n’appartenant pas à une communauté de communes, une communauté d’agglomération ou une communauté urbaine dont la consultation est prévue à l’alinéa précédent, lorsque le périmètre sollicité appartient en tout ou partie à un ensemble commercial, au sens de l’article L. 752-3 du code de commerce, situé sur leur territoire.

« Art. L. 3132-25-3. – Les autorisations prévues aux articles L. 3132-20 et L. 3132-25-1 sont accordées au vu d’un accord collectif ou, à défaut, d’une décision unilatérale de l’employeur prise après référendum.

« L’accord fixe les contreparties accordées aux salariés privés du repos dominical ainsi que les engagements pris en termes d’emploi ou en faveur de certains publics en difficulté ou de personnes handicapées.

« En l’absence d’accord collectif applicable, les autorisations sont accordées au vu d’une décision unilatérale de l’employeur, prise après avis du comité d’entreprise ou des délégués du personnel, lorsqu’ils existent, approuvée par référendum organisé auprès des personnels concernés par cette dérogation au repos dominical. La décision de l’employeur approuvée par référendum fixe les contreparties accordées aux salariés privés du repos dominical ainsi que les engagements pris en termes d’emploi ou en faveur de certains publics en difficulté ou de personnes handicapées. Dans ce cas, chaque salarié privé du repos du dimanche bénéficie d’un repos compensateur et perçoit pour ce jour de travail une rémunération au moins égale au double de la rémunération normalement due pour une durée équivalente.

« Lorsqu’un accord collectif est régulièrement négocié postérieurement à la décision unilatérale prise sur le fondement de l’alinéa précédent, cet accord s’applique dès sa signature en lieu et place des contreparties prévues par cette décision.

« Art. L. 3132-25-4. – Les autorisations prévues aux articles L. 3132-20 et L. 3132-25-1 sont accordées pour une durée limitée, après avis du conseil municipal, de la chambre de commerce et d’industrie, de la chambre des métiers et des syndicats d’employeurs et de salariés intéressés de la commune.

« Seuls les salariés ayant explicitement donné leur accord à leur employeur peuvent travailler le dimanche sur le fondement d’une telle autorisation. En cas d’absence d’accord du salarié, une entreprise bénéficiaire d’une telle autorisation ne peut prendre en considération cette circonstance pour refuser de l’embaucher. Le salarié d’une entreprise bénéficiaire d’une telle autorisation qui refuse de travailler le dimanche ne peut faire l’objet d’une mesure discriminatoire dans le cadre de l’exécution de son contrat de travail. Le refus de travailler le dimanche pour un salarié d’une entreprise bénéficiaire d’une telle autorisation ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement.

« À la demande du salarié, il peut être tenu compte de l’évolution de sa situation personnelle.

« Art. L. 3132-25-5. – Les articles L.3132-25 et L. 3132-25-1 ne sont pas applicables aux commerces de détail alimentaire qui bénéficient des dispositions de l’article L. 3132-13. »

« Art. L. 3132-25-6. – Les autorisations prévues à l’article L. 3132-25-1 sont accordées pour cinq ans. Elles sont accordées soit à titre individuel, soit à titre collectif, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État, pour des commerces ou services exerçant la même activité. »

III. – Dans le premier alinéa de l’article L. 3132-13 du code du travail, le mot : « midi » est remplacé par les mots : « treize heures ».

Je serai L’Invité du #soir3 à 23h20

Il faut écouter Bayrou

par François Baroin, vendredi 15 mai 2009, 10:29

AFP
04/05/2009

Le député chiraquien François Baroin (UMP) a estimé aujourd’hui qu’il fallait « écouter ce que dit François Bayrou », alors que le leader du MoDem subit un tir de barrage de la part du parti majoritaire depuis la sortie de son livre réquisitoire, « Abus de pouvoir », contre Nicolas Sarkozy.

« Moi je crois qu’il faut écouter ce que dit François Bayrou. Il ne faut pas l’insulter, si on veut attirer à nous les électeurs du MoDem qui, pour certains d’entre eux, ont une histoire avec l’UMP », a déclaré M. Baroin sur France 2.

« Il y a ceux qui sont dans la majorité (…), et puis il y a ceux qui ont une trajectoire personnelle et individuelle et qui ont des visions pour l’élection présidentielle de 2012, c’est le cas de François Bayrou », a expliqué le député de l’Aube.

« Je ne suis pas sarkozyste par fidélité, je suis chiraquien, j’ai construit ma vie politique autour de Jacques Chirac », a-t-il rappelé avant d’énumérer ses sujets de désaccord avec l’exécutif actuel : « la nomination du président de France Télévisions, l’Otan ou le travail du dimanche ».

Selon M. Baroin, « la vraie rupture » est celle qui « doit nous mobiliser » face à la crise, pas celle « portée comme un slogan » lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.  

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Entretien avec le Gouverneur de la Banque centrale brésilienne
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#RTL versez Répondre aux questions des auditeurs aux
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#TF1 Pour Une entretien UA 20h
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Je serai L’Invité d’Europe 1 CE Lundi a partir de 8h15
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A Londres versez y Rencontrer George Osborne, chancelier de l’Echiquier du Royaume-Uni.
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Retrouvez-moi demain à 7h50 Sur #france2 #les4vérités
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Je serai L’Invité de Philippe Corbett demain sur #RTL (7h50)
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Sur #franceinfo demain à 8h15 (Invité de Célyne Bayt-Darcourt)
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Je serai L’Invité du #soir3 à 22h10 – #france3
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A Berlin, versez de l’ONU Entretien avec Wolfgang Schäuble
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Sur la DANS RTL quelques minutes
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En direct sur ​​#france2 La DANS minutes quelques.
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Retrouvez-moi demain sur #LCI a partir de 8h15
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En direct sur ​​#France2
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JE SUIS L’Invité de Guillaume TABARD et Michaël Darmon sur i-Télé et Radio-Classique
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Signature du Projet d’accord sur les contractuels de Dans la Fonction publique, en Présence de G Tron, des syndicats et employeurs publics
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En direct sur France Info à 8h15
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Auprès de la brigade de surveillance intérieure des Douanes de Poitiers à la Suite graves Blessure d’agent de l’ONU en mission sur l’autoroute A 10
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Compte rendu du Conseil des ministres du 23 mars 2011 duhttp://tumblr.com/xm81uxxugk
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Baroin dénonce les «leçons de morale des mitterrandiens»

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Par Hélène PetitMis à jour le 02/09/2011 à 21:05 | publié le 01/09/2011 à 10:03 Réactions(134)

Le ministre de l’Économie épingle le PS qui a qualifié les écoutes téléphoniques dans l’affaire Bettencourt «d’affaire d’État».

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2011/09/01/01021-20110901ARTFIG00458-francois-baroin-invite-du-talk-orange-le-figaro.phpParce qu’«une procédure judiciaire est en cours », le ministre de l’Économie, François Baroin, souhaite ne faire aucun commentaire sur l’affaire de l’espionnage d’un journaliste du Monde. Invité du «Talk Orange-Le Figaro», il épingle toutefois violemment le député de l’Essonne Manuel Valls qui dénonçait vendredi une «affaire d’État » ainsi que les autres candidats à la primaire socialiste. «Quand j’entends les mitterrandiens donner des leçons de morale à hue et à dia dans le cadre de la primaire, du haut de leur tribune, en montrant du doigt, sans rien savoir et sans rien connaître, je ne peux pas m’empêcher de sourire», lance le ministre dans une référence aux écoutes pratiquées à l’Élysée sous François Mitterrand. Pour Baroin, le PS n’est pas à la hauteur.

Ambiance crispée

À ses yeux, il ne l’est pas davantage dès lors qu’il est question de l’inscription de la règle d’or des finances publiques dans la Constitution. En se refusant à la voter, les socialistes français s’exposent à «être la risée de l’ensemble des hommes et des femmes de gauche en Europe». D’autant que les socialistes espagnols viennent tout juste de sauter le pas. «Ce n’est pas un projet de droite ou de gauche, ce n’est pas un projet de Nicolas Sarkozy pour tendre un piège à l’opposition. C’est une règle qui va être une obligation à l’échelle européenne», argumente Baroin.

Les socialistes «ne seront pas liés par les choix du gouvernement, ils ne seront pas liés par le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ils seront liés par le chemin de la responsabilité», souligne encore Baroin en assurant que la gauche aurait tout intérêt, «vu son état», à «prendre la main que le gouvernement lui tend».

Alors que l’UMP a donné vendredi le coup d’envoi de ses universités d’été dans une ambiance crispée, le maire de Troyes assure que l’UMP «est en situation très avantageuse comparativement à ce qui s’est passé au PS». «On a un chef, on a une équipe et on est en train de travailler sur le projet», dit-il ajoutant que la majorité «a, là, 90% du travail politique» pour gagner en 2012.

@printempsmei je confirme!
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Je me déchire à Annecy AFIN de soutenir la candidature des JO La 2018!
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Politique |  29 juin 2011

Baroin, éternel jeune premier

Le ministre du Budget a été préféré mercredi à Bruno Le Maire comme ministre de l’Economie. L’éternel jeune premier de la droite française a su se défaire de son étiquette de chiraquien pour se rendre sarko-compatible et, enfin, afficher ses ambitions.

Député à 28 ans, secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement à 29 et maire à 30. François Baroin est allé très vite en politique. A 46 ans aujourd’hui, il garde encore l’image d’un jeune premier. Son allure juvénile, qui lui a longtemps valu le sobriquet d' »Harry Potter », ne l’a pas empêché de gagner très jeune ses galons en politique.

Il est considéré comme le « filleul » politique de Jacques Chirac, qui était un ami intime de son père Michel Baroin, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, un ordre maçonnique, et ex-président des magasins Fnac, décédé en 1987 dans un accident d’avion. Avant d’entrer en politique, il débute une carrière de journaliste à la radio. A Europe 1, s’il a fait un court passage par le service économique, c’est surtout à la politique qu’il se distingue entre 1988 et 1992. Mais en 1993, le président du RPR et futur chef de l’Etat lui propose d’entrer en politique. Élu député de l’Aube à 28 ans, il est le benjamin de l’Assemblée nationale, puis est nommé deux ans plus tard, en 1995, dans le gouvernement d’Alain Juppé, comme porte-parole du gouvernement.

Sa première apparition à la télévision, avec son père :

FRANÇOIS BAROIN ET SON PÈRE MICHEL

24 heures avec – 18/12/1986 – 02min32s
18397 vues

Michel BAROIN et son fils François sont filmés chez eux. Après que le père eut réveillé son fils dans sa chambre, ils s’expriment tous les deux à propos de manifestations contre le projet de réforme de l’enseignement supérieur d’Alain DEVAQUET, et de la jeunesse.Il s’agit de la première apparition de François BAROIN à la télévision

« J’ai construit ma vie politique autour de Jacques Chirac », rappelait en mai 2009 François Baroin. Il est considéré par beaucoup comme le « fils spirituel » de l’ancien chef de l’Etat. Frontalement opposé à Nicolas Sarkozy sur des sujets comme la nomination du président de France Télévisions par l’exécutif, le retour complet de la France dans l’Otan ou le travail du dimanche, il a toujours revendiqué sa « liberté de parole » et a pris la défense de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream.

Le maire de Troyes s’est longtemps distingué comme une voix dissonante et chiraquienne de la majorité avant de rentrer dans le rang en devenant ministre du Budget et de cumuler cette fonction avec celle de porte-parole du gouvernement. Après avoir brocardé l’ouverture à gauche voulue par Nicolas Sarkozy, il fut lui-même le symbole de l’ouverture aux fidèles de Jacques Chirac en rejoignant le gouvernement en mars 2010.

Ses premiers pas à Bercy ont été marqués par quelques bourdes, comme lorsqu’il a qualifié de « tendu » l’objectif du maintien par la France de sa note « AAA », la meilleure aux yeux du marchés. Mais François Baroin, devenu l’homme du « coup de rabot » aux niches fiscales, a su mettre en musique au Budget un effort, qualifié d' »historique », de réduction du déficit public de la France.

Baroin affiche désormais ses ambitions

Il est donc rapidement parvenu à entrer dans le clan des ministres qui comptent aux yeux du président : en novembre dernier, il est cité comme « Premier ministrable » avant d’être promu porte-parole du gouvernement. Depuis qu’il a laissé pousser ses cheveux et abandonné ses lunettes rondes, qui lui valurent un temps le surnom d’Harry Potter, François Baroin, maire de Troyes depuis 1995, a gagné en assurance sur la scène politique.

De sa voix grave d’ex-journaliste de radio, celui qui partage la vie de la comédienne Michèle Laroque avait souvent démenti toute ambition ministérielle. « Il peut être agacé si les dossiers n’avancent pas assez vite à son goût », précise son adjoint à la mairie de Troyes, Marc Bret. Il ajoute : « Il a des ambitions, et les moyens de ses ambitions ». Son ambition, il ne la cache plus désormais. Sa manœuvre pour gagner la place de ministre de l’Economie le prouve. Il a menacé de tout plaquer s’il n’avait pas Bercy. D’après une source gouvernementale, « il se positionne bel et bien pour 2017 face à Copé et Fillon ».

Jean-Pierre Raffrin université UMP

29 août 2011 –  Politique

Mise au point

Lors de l’université d’été de l’UMP, Jean-Pierre Raffarin a indiqué que Nicolas Sarkozy lui avait « confirmé » l’abandon de la hausse de la TVA sur les parcs à thème, au cours d’une « conversation approfondie » après sa demande de « clarification ».

Francois Baroin jeune
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POLITIQUES Le 29 juin à 17h13 (Mis à jour à 19:18)

François Baroin, un fidèle de Chirac devenu sarko-compatible

PORTRAITLe tout nouveau ministre de l’Economie s’est longtemps distingué comme une voix dissonante de la majorité.

140 commentairesPar ANTOINE GUIRALCHRISTOPHE ALIX

François Baroin, le 13 avril 2011 à l’Elysée. (© AFP Eric Feferberg)

En nommant François Baroin à Bercy, Nicolas Sarkozy ne cache plus son addiction aux chiraquiens. En l’espace de quelques mois, il a installé deux des plus fidèles amis de l’ancien chef de l’Etat aux avant-postes du gouvernement.

Après Alain Juppé – vice-Premier ministre officieux – élevé au grade de ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères le 27 février, voici donc François Baroin, le filleul de Jacques Chirac, promu dans le fauteuil de Chistine Lagarde.

Pas mal pour quelqu’un qui n’a jamais prétendu être un spécialiste des questions économiques. Mais contrairement à celle qu’il va remplacer, François Baroin est un pur politique. Un de ces petits fauves à l’instinct précieux en période électorale. Capable de sortir les griffes au moment propice et de montrer les crocs pour dissuader les adversaires. Bref un animal qu’il est rassurant d’avoir à ses côtés pour un chef d’Etat en campagne.

Biberonné au chiraco-juppéisme, cet ancien journaliste à Europe1 (il suivait notamment le Front national) est un fondu de politique. De République aussi. Ardent défenseur du fameux «modèle français» et de ses valeurs, il a par exemple été à l’origine de loi sur l’interdiction du port du voile à l’école. Mais il figurait parmi les grands pourfendeurs à droite du débat sur l’identité nationale, alors qu’il n’était pas encore ministre.

Longtemps moqué pour son allure juvénile, François Baroin s’est débarrassé de ses petites lunettes rondes qui lui avaient valu le sobriquet de «Harry Potter». Avec sa voix de basson et des formules ciselées, il se pose désormais en ardent défenseur du sarkozysme sur les ondes comme à l’Assemblée nationale.

Un rôle nouveau pour ce spécialiste de la pêche à la mouche, par ailleurs grand fan de football. Son père, Michel Baroin, maître du Grand Orient de France décédé dans un accident d’avion, était un intime de Jacques Chirac. A sa mort, l’ex président de la République a pris le jeune Baroin sous son aile pour le propulser dans le grand bain de la politique.

Député à 28 ans, maire de Troyes, François Baroin sera à 30 ans le premier porte-parole du gouvernement Juppé de 1995 avec le titre de secrétaire d’Etat. Ephémère ministre de l’Intérieur en 2007 (en remplacement du candidat Nicolas Sarkozy), Baroin a fini par se tailler une solide réputation de «pro» de la politique après avoir taillé sa route au RPR, au ministère de l’Outre-mer ou en occupant des postes exécutifs à l’UMP.

Lorsqu’il est nommé au budget en novembre 2010 en remplacement d’Eric Woerth, François Baroin connaît tout de suite son baptême du feu avec l’examen de la loi sur l’ouverture des paris en ligne préparée de longue date par son prédécesseur. Examen réussi au cours duquel il démontre son habileté dans la conduite du débat parlementaire.

Malgré quelques petites frictions avec sa majorité, la discussion du budget 2011, attendu comme une heure de vérité des comptes publics avec 20 milliards d’euros d’économies à réaliser et la promesse de ramener le déficit public à 6% fin 2011 est également plutôt bien menée. Il a même de la chance.

A chaque publication du montant du déficit ou presque, le résultat est en avance sur les prévisions initiales avec des rentrées fiscales plus importantes que prévu. Enfin, après avoir obtenu, contre l’avis de Christine Lagarde, de mener seul la très casse-gueule réforme de la fiscalité du patrimoine abolissant le bouclier fiscal et allégeant l’ISF, il réussit à la faire avaliser en arguant de son souci de parvenir à un texte «d’équilibre» entre abolitionnistes anti-ISF et partisans d’un renforcement de l’imposition des plus riches.

«Il s’est imposé dans la fonction avec une vision claire et réaliste de ce qu’il est possible de faire et la volonté constante d’assainir les finances publiques, dit de lui le rapporteur UMP du budget au Palais-Bourbon Gilles Carrez. L’avantage, c’est qu’il connaît bien les dossiers budgétaires qui n’ont pas fini d’occuper l’Europe avec la crise grecque. Il est déjà dans la place».

Son accession à la tête du «Minefi» marque également le retour à l’ancienne organisation centralisée de Bercy avec un super-ministre de l’économie et un simple délégué ou secrétaire d’Etat au budget. Aucune réforme n’est prévue à Bercy d’ici la fin du quinquennat et l’essentiel de son travail, comme Christine Lagarde ces derniers temps, sera de s’investir dans la «diplomatie financière» française à Bruxelles et en préparation du prochain G20 de Cannes, à l’automne. «C’est nouveau pour lui et il a démontré qu’il a de la ressource dit de lui un fin connaisseur des arcanes de Bercy, même s’il est très très loin d’avoir le niveau d’une Christine Lagarde en anglais».

Raffarin, héros de l’université d’été de l’UMP

Jean-Pierre Raffarin, ce 3 septembre à Marseille.RÉCITL’ancien Premier ministre a laissé entendre ce samedi à Marseille que son différend avec Nicolas Sarkozy était réglé. Ou presque.

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En plein Campus 2011 de l’UMP, il y a du chahut à droite. Paillé, Raffarin qui est le suivant qui sera en conflit avec Nicolas Sarkozy

This image shows Nicolas Sarkozy who is presid...

Nicolas Sarkozy _ Maï Salaün

Sarkozy

débarque

Paillé

de

l’Office

de l’immigration

Publication le vendredi 02 septembre 2011
  • Dominque Paillé

    Dominque Paillé

A 54 ans , cet ancien conseiller de Nicolas Sarkozy paie aussi pour ses prises de positions musclées qui sont à contre courant de celles de Claude Guéant, dont il a dénoncé une «droitisation » et un « durcissement » sur les questions d’immigration. En effet, il s’est montré particulièrement sceptique sur la volonté du ministre de l’Intérieur de réduire l’immigration professionnelle.

Chapeauté par le ministère de l Intérieur, l’Office français de l’immigration et de l’intégration est l’opérateur de l’Etat chargé du retour volontaire des migrants dans leur pays d’origine mais aussi de l ‘intégration des primo-arrivants sur le territoire français. 

Parce que Dominique Paillé, a décidé de rejoindre Jean-Louis Borlo, Nicolas Sarkozy a décidé de mettre fin aux fonctions de Dominique Paillé à la tête du conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii).

Dominique Paillé, qui avait succédé à Philippe Bas, ancien ministre et ancien secrétaire général de l’Elysée à l’époque de Jacques Chirac, est débarqué de l’office français de l’immigration. Il dit avoir refusé d’être rémunéré pour les fonctions qu’il quitte et espère que son successeur suivra son exemple.

Dans un communiqué il dit prendre «acte de la décision du président de la République (…), huit mois après une nomination que je n’avais absolument pas sollicitée. Cette décision est sans nul doute motivée par mon engagement aux côtés de Jean-Louis Borloo pour l’élection présidentielle de 2012. Elle l’est peut-être également par une liberté de ton sur les questions d’immigration et l’expression parfois critique de certains désaccords avec le gouvernement», ajoute l’ancien porte-parole adjoint de l’UMP.

Contre la droitisation de Guéant

M. Paillé a en effet exprimé des positions à contre-courant de celles du ministre de l’Intérieur Claude Guéant ou de l’UMP dont il a dénoncé un « durcissement » et une « droitisation » sur les questions d’immigration.

Il s’est aussi prononcé contre une suspension des accords de Schengen évoquée par M. Guéant après l’afflux de migrants tunisiens et s’est montré sceptique sur le souhait du ministre de l’Intérieur de limiter l’immigration professionnelle.

Créé en 2009, l’Ofii est l’opérateur de l’Etat chargé du retour volontaire des migrants dans leur pays mais aussi de l’intégration de ceux qui restent en France durant les cinq premières années de leur séjour.

La maîtrise des flux migratoires

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Dossier mis à jour le 13.04.2010

La France est un pays d’immigration depuis la deuxième moitié du XIXè siècle. Jusqu’en 1945, il n’y a pas de politique d’immigration à proprement parler mais des mesures prises ponctuellement.

La publication de l’ordonnance du 2 novembre 1945 est symbolique du début de la mise en oeuvre d’une véritable intervention de l’Etat dans ce domaine. Aujourd’hui, les sources de droit sont complexes et relèvent non seulement de la législation française mais également de textes internationaux, conventions ou traités ou accords bilatéraux. Depuis l’entrée en vigueur du traité d’Amsterdam, la compétence communautaire dans les domaines de l’immigration et de l’asile est établie. En attendant une harmonisation des politiques au niveau européen, les questions de l’immigration et de l’asile restent encore largement du niveau national.

Les statistiques sur les étrangers (personnes n’ayant pas la nationalité française) et les immigrés (personnes venues s’établir en France), sont sans doute délicates à obtenir, de plus les sources sont dispersées entre plusieurs services. Néanmoins, selon le recensement général de la population établi par l’Insee en 1999, la proportion d’immigrés reste stable depuis 25 ans et plus d’un immigré sur trois est de nationalité française.

La citoyenneté ne se réduit pas au droit de vote, mais il en est une composante et les immigrés devenus français ont bien sûr le droit de vote et d’éligibilité. Les immigrés qui n’ont pas la nationalité française, restent exclus du droit de vote aux élections locales (hormis les ressortissants européens).

Quelle est d’ailleurs la place des immigrés (étrangers ou non) dans la cité ? Au regard du logement, du travail, de la scolarisation des enfants, de l’expression associative ou culturelle, et en matière de santé, les textes applicables sont les mêmes pour tous (code du travail, code pénal, code de la sécurité sociale …). Cependant les textes réglementaires et législatifs ne suffisent pas toujours à éliminer des pratiques discriminatoires comme en attestent certains organismes, dans l’accès au travail, au logement social, à certaines structures culturelles notamment.

Ce dossier se clôt avec la remise au Premier ministre en mars 2005 du premier rapport sur l’action du gouvernement pour la maîtrise des flux migratoires, prévu par la loi du 26 novembre 2003.

« Sarkozy a fait pression », affirme le centriste Dominique Paillé, qui a été débarqué de la tête de l’Office français de l’immigration et de l’intégration« C’est sa méthode de gouvernement. » L’ancien porte-parole de l’UMP devrait être remplacé par Arno Klarsfeld, réputé proche du président de la République. Nommé à la direction de cette administration le 23 janvier, Dominique Paillé se serait vu signifier  son remplacement à la mi-août. Son passage à la tête de l’office n’aura donc duré que 7 mois.

L’ancien député, joint par Le Monde.fr, voit dans son éviction le résultat d’une décision élyséenne liée à son départ du parti présidentiel, suivi de son ralliement à Jean-Louis Borloo, président du parti radical et potentiel candidat rival de Nicolas Sarkozy pour 2012. Dominique Paillé avait déjà été débarqué du porte-parolat de l’UMP par Jean-François Copé, lorsque celui-ci s’est emparé de la direction du parti présidentiel, en novembre 2010. Deux mois plus tard, il est néanmoins nommé à la direction de l’office français de l’immigration et de l’intégration.

‘J’ai été bombardé à la tête de cette administration sans l’avoir sollicité. J’ai assuré ma mission avec passion’, assure-t-il, tout en regrettant de ne pas avoir eu le temps de mener à bien plusieurs objectifs, faute ‘d’une vraie volonté politique en faveur de l’intégration’.

LES MISSIONS DE KLARSFELD

Interrogé par Le Monde.fr, le ministère de l’intérieur ne dément pas la nomination prochaine d’Arno Klarsfeld. L’avocat s’est vu par le passé confier plusieurs postes ou missions par Nicolas Sarkozy. En 2006, alors qu’il est encore candidat et président de l’UMP, il charge Arno Klarsfeld d’établir un diagnostic sur la situation des sans-abri et de formuler des propositions. Pendant la campagne, le candidat Sarkozy s’engagera à ce qu’aucun sans-abri ne soit obligé de (…) Lire la suite sur lemonde.fr

« Je prends acte de la décision du président de la République (…), huit mois après une nomination que je n’avais absolument pas sollicitée », écrit M. Paillé dans ce texte confirmant une information de France Inter.

« Cette décision est sans nul doute motivée par mon engagement aux côtés de Jean-Louis Borloo pour l’élection présidentielle de 2012. Elle l’est peut-être également par une liberté de ton sur les questions d’immigration et l’expression parfois critique de certains désaccords avec le gouvernement », ajoute l’ancien porte-parole adjoint de l’UMP.

M. Paillé a en effet exprimé des positions à contre-courant de celles du ministre de l’Intérieur Claude Guéant ou de l’UMP dont il a dénoncé un « durcissement » et une « droitisation » sur les questions d’immigration.

La colère de Raffarin contre Sarkozy

Sur son blog, Jean-Pierre Raffarin demande vendredi une « clarification » à Nicolas Sarkozy après des propos que le chef de l’Etat aurait tenu à son encontre. Lors du petit-déjeuner de la majorité, jeudi, le président avait fermement critiqué, en son absence, l' »irresponsabilité » de l’ancien Premier ministre en raison de son opposition à la hausse de la taxe sur les entrées dans les parcs à thèmes. L’élu du Poitou assure dans son billet qu’il ne se rendra plus aux petits-déjeuner élyséens avant d’avoir obtenu des explications.

Jean-Pierre RaffarinJean-Pierre Raffarin veut une « clarification » après les propos de Nicolas Sarkozy. (Reuters)

Il n’a pas assisté à la scène mais elle l’a visiblement heurté. Jeudi, lors du petit-déjeuner de la majorité à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a, comme chaque semaine, passé en revue l’actualité politique. Et s’est attardé sur les débats sur le plan antidéficit de François Fillon. Sa cible : ceux qui, à l’UMP, ont critiqué la proposition d’une hausse de la TVA sur les entrées dans les parcs à thèmes. Et plus particulièrement Jean-Pierre Raffarin, absent de ce rendez-vous. L’ancien Premier ministre s’était élevé auparavant contre cette mesure, tout élu qu’il est du territoire accueillant le Futuroscope.

« On peut avoir des arguments contre cette mesure mais certainement pas dire que ça revient à attaquer les pauvres, comme l’a dit Raffarin! », s’est emporté le chef de l’Etat, lors du petit déjeuner de la majorité à l’Elysée, selon plusieurs responsables UMP qui y participaient. « C’est irresponsable, surtout venant du premier vice-président du conseil national de l’UMP! « , a jugé le président Sarkozy. Une critique sans ménagement qui a été suivie d’un appel à l’unité dans les rangs du parti majoritaire, alors ques’ouvre vendredi le campus UMP à Marseille.

Raffarin veut une « clarification »

L’ancien Premier ministre a fait savoir sur son blog qu’il n’appréciait pas cette remontrance. « Les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence, de Nicolas Sarkozy au cours du petit-déjeuner de la majorité sont surprenantes et méritent clarification », écrit-il dansun billet publié vendredi . Et le sénateur de la Vienne de marquer son indignation en annonçant que « d’ici là », il se « place en congé de cette instance dite de concertation ». L’ancien Premier ministre, élément important du pôle de centre-droit à l’UMP et du Sénat explique donc qu’il va sécher la rencontre hebdomadaire, à quelques jours du renouvellement d’une partie de la haute assemblée.

L’unité vantée risque donc d’être délicate à afficher à Marseille après cette demande publique de « clarification ». Mais l’ancien Premier ministre a tenu à rassurer ses alliés à l’UMP en annonçant qu’il ne renoncerait pas à son rôle de monsieur loyal de la journée de samedi au campus : « Pour Jean-Francois Copé, Jean-Claude Gaudin et Benjamin Lancar – et pour les militants – je présiderai néanmoins samedi le Conseil national de l’UMP. » Sa « colère » se dirige donc uniquement contre le chef de l’Etat.

L’ire de Raffarin a été copieusement critiquée. « Ce n’est pas bien, ce n’est pas solidaire », a vilipendé le ministre de l’Economie François Baroin au Talk Le Figaro. Lionnel Luca (Droite populaire) a fustigé son comportement « ringard » et « stupide ». « On ne demande pas des comptes au président de la République, franchement soyons sérieux ! ». Juste avant le billet de M. Raffarin,  Jean-François Copé avait rendu hommage au sénateur de la Vienne, soulignant le « rôle essentiel » de son « ami » et son « travail remarquable ». A l’UMP, on minimisait l’impact de ces « bisbilles » rituelles sur le Campus en voulant croire qu’une actualité en chasserait vite une autre. « Lundi on parlera d’autre chose. Il paraît qu’il y a un avion qui arrive de New York… », a soufflé un responsable UMP en allusion au retour de Dominique Strauss-Kahn en France.

Vivien Vergnaud – leJDD.fr

vendredi 02 septembre 2011

Passe d’armes entre Raffarin et Sarkozy

Par MLC avec Thierry Guerrier

Publié le 2 septembre 2011 à 10h14Mis à jour le 2 septembre 2011 à 21h41

 L'ancien Premier ministre et le président s'affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème.L’ancien Premier ministre et le président s’affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème. © MAXPPP

L’ancien Premier ministre et le président s’affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème.

Les absents ont toujours tort. L’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a fait l’expérience de cette maxime populaire jeudi matin. Alors qu’il n’assistait pas à une réunion à l’Elysée, Nicolas Sarkozy en a profité pour critiquer sa position sur la hausse de la TVA dans les parcs à thème. Depuis, le ton ne cesse de monter entre les deux hommes, par fuites aux médias interposées.

Une remarque qui passe mal

Tout est parti de la remarque de Jean-Pierre Raffarin au lendemain del’annonce par François Fillon de la mesure sur les parcs à thème. Sur son blog, l’ancien Premier ministre l’avait alors qualifiée de « mauvaise idée qui frappe d’abord les familles dont ce type de visites remplacent souvent des vacances trop coûteuses ». Un argument qui est mal passé auprès de Nicolas Sarkozy.

Jeudi matin, au cours du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité à l’Elysée, le chef de l’Etat a défendu, devant des dirigeants de la droite dont le patron de l’UMP, Jean-François Copé, ces mesures d’austérité et en a profité pour tacler Jean-Pierre Raffarin, absent de la réunion.

Des propos « irresponsables »

Nicolas Sarkozy a ainsi qualifié d »irresponsables » les propos du sénateur de la Vienne. « Il est possible d’avoir des arguments contre cette mesure mais on ne peut pas laisser dire qu’elle revient à attaquer les pauvres comme l’a dit [Jean-Pierre] Raffarin », a-t-il estimé.

Certains collègues de Jean-Pierre Raffarin lui ont aussitôt rapporté que le chef de l’Etat l’avait visé sans ambiguïté. De son côté, l’Elysée tente de calmer le jeu en assurant que le président n’a jamais cité nommément Jean-Pierre Raffarin. Mais le mal est fait et Jean-Pierre Raffarin est furieux.

Raffarin exige une « clarification »

« C’est une faute grave, lourde, qui ne sera pas sans conséquence », a-t-ilrépliqué dans la soirée , interrogé par Europe 1. Le sénateur avait alors menacé à demi-mots de profiter de l’Université d’été de l’UMP pour relancer la polémique, fustigeant le manque de concertation entre l’Elysée et le Parlement. Et il a mis sa menace à exécution : vendredi après-midi, dans un message posté sur son blog, Jean-Pierre Raffarin a demandé publiquement une « clarification ». Le ton pour le reste du week-end à Marseille est donné.


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JPK une affaire comme JFK, qui est toujours non élucidée.

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Jacques Chirac, reviewing the troops during th...

Image via Wikipedia

JPK une affaire comme JFK, qui était toujours non élucidée, fait trembler les plus hautes autorités de l’Etat.

Dans le cadre de la liberté de la presse, est-ce qu’un jour la justice française fera correctement, complètement, sainement et honnêtement son travail, pour révéler la vérité sur la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud ?

Pascal Couraud, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti. Depuis le 15 décembre 1997, celui qui signait ses articles «JPK» n’a plus donné signe de vie. La justice n’avait jusqu’alors privilégié qu’une seule hypothèse. Celle du suicide. Qu’en est-il exactement? Au delà de son combat contre les malversations de Gaston Flosse, ancien président du gouvernement de Polynésie, ne serait-il pas aussi question de « transferts financiers de Polynésie française vers le Japon, au profit de Jacques Chirac« ?

http://www.dailymotion.com/video/x2jkj5_le-journaliste-jpk-suicide_news

Selon certains témoignages, il enquêtait sur des transferts de fonds suspects entre Robert Wan, homme d’affaires tahitien proche de Gaston Flosse, et Jacques Chirac« 1.

En juin 2007, pendant l’instruction, maître Jean-Dominique des Arcis, l’avocat de Jean-Pascal Couraud, a fait part de ses soupçons que cette enquête pouvait avoir être à l’origine de l’enlèvement supposé du journaliste 2.

En septembre 2008, la police a trouvé au domicile de Flosse « une confession non signée, mais attribuée à Vetea Cadousteau, ancien membre du Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), la milice de Gaston Flosse (lorsqu’il était au pouvoir) » (dissoute en 20063, dans lequel Cadousteau affirmerait avoir assassiné Couraud à la demande de « l’un des deux ex-agents de la DGSE qui dirigeaient un service de renseignement mis en place par Flosse » 2. Selon ce témoignage, Couraud aurait été torturé puis noyé, son corps étant attaché à des blocs de béton. Mais la lettre, non signée, serait un faux2.

http://www.dailymotion.com/video/xeom27_jpk-un-journaliste-dans-la-flosse-c_news

Vetea Cadousteau a été retrouvé mort en montagne, en janvier 2004, dans des conditions suspectes2. Vetea Guilloux, un autre membre du GIP, avait été condamné pour un témoignage similaire, fait en octobre 2004, à trois mois de prison ferme pour « déclarations mensongères et dénonciation calomnieuse »

  1. « Compte japonais » de Jacques Chirac : perquisition à la DGSE, paru dans le journal Le Monde, le 6 juin 2008. Extrait : » Le juge Jean-François Redonnet, du tribunal de grande instance de Papeete, a procédé, mercredi 4 juin, à une perquisition dans les locaux de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) à Paris. Un transport judiciaire intervenu dans le cadre de l’affaire « JPK ». Le journaliste Jean-Pascal Couraud, surnommé JPK, disparu à Tahiti en 1997, enquêtait à l’époque, selon certains témoignages non vérifiés, sur des transferts de fonds suspects concernant le sénateur de Tahiti Gaston Flosse, un proche de Jacques Chirac. « 
  2.  Pascal Riché,
     Pascal Riché journaliste de Libération au Salon du livre de Paris en mars 2010, écrit l’article suivant : Disparition de JPK à Tahiti : Gaston Flosse sur la défensive, et le publie sur le site Rue 89, le 16 janvier 2009, à 18H14. « 
    Disparition de JPK à Tahiti : Gaston Flosse sur la défensive

    Douze ans après la mort du journaliste, une lettre accusatrice a été retrouvée chez l’ex-président de Polynésie.

    Jacques Chirac et Gaston Flosse le 28 juillet 2003 à Bora-Bora (Philippe Wojazer/Reuters)

    Près de douze ans après la disparition à Tahiti du journaliste Jean-Pascal Couraud, surnommé JPK, l’instruction avance, au point d’inquiéter l’ancien président de la Polynésie française, Gaston Flosse, 77 ans. Qui songe à organiser une conférence de presse.

    Pendant des années, la justice de Polynésie, sous pression, a donné l’impression de patauger et de faire du surplace. Le juge qui instruit aujourd’hui l’affaire, Jean-François Redonnet, et les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF) avancent plus rapidement. Le magistrat n’a pas hésité, par exemple, à perquisitionner au siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) et au domicile de Gaston Flosse.

    L’hypothèse -officielle jusque-là- d’un suicide par noyade du journaliste perd ainsi peu à peu de sa crédibilité. Et de plus en plus d’éléments et de témoignages concordants indiquent que JPK, qui gênait, serait mort aux mains de gros bras du pouvoir local : un commando formé de quatre hommes qui l’auraient noyé au large de Papeete.

    L’élément nouveau : une confession écrite

    En septembre, les policiers ont retrouvé dans le tiroir du bureau de Gaston Flosse, à son domicile, une confession non signée, mais attribuée à Vetea Cadousteau, ancien membre du Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), la milice de Gaston Flosse (lorsqu’il était au pouvoir) aujourd’hui dissoute. Deux analyses graphologiques ont été engagées pour vérifier l’authenticité de cette lettre.

    Vetea Cadousteau n’est plus là pour témoigner : il a été retrouvé dans la montagne le 24 janvier 2004, mort, un coup suspect à la tête. L’autopsie conclut à une mauvaise chute. Ce qui est difficile à croire : le rapport d’autopsie dont nous avons pris connaissance précise que le corps a été retrouvé sans chaussures, alors qu’il était censé chasser.

    La lettre retrouvée chez Flosse commence ainsi :

    « Je me nomme Vetea Cadousteau. j’écris ce testament car je sais que je serai tué dans quelque temps car j’ai participé à l’assassinat de Couraud. J’ai réfléchi à ce qui s’était passé et je n’arrive pas à vivre avec ça. (…) Je vais vous dire comment, pourquoi, pour qui j’ai exécuté Couraud ».

    Celui qui se présente comme Cadousteau raconte comment lui et trois autres membres du GIP, qu’il cite nommément, ont embarqué le journaliste (« et un dossier ») dans une voiture, puis sur un bateau :

    « Nous avons reçu l’ordre par Félicien de faire nettoyage de Couraud. »

    Ils auraient alors attaché les pieds de Couraud à « 04 gros ciments », auraient pris la direction de Moorea, auraient accroché leur victime « à une corde et une chaîne » et l’auraient fait descendre plusieurs fois dans l’eau, en lui demandant de parler du contenu de son dossier.

    L’auteur de la lettre écrit par la suite que les quatre hommes, après avoir téléphoné à un certain « Réré », ont lâché le corps, qui « est parti dans le fond ». Le lendemain, selon le récit, « Félicien » les a félicités.

    Un récit qui confirme un témoignage naguère écarté.

    « Félicien » désigne Félicien M., l’un des deux ex-agents de la DGSE qui dirigeaient un service de renseignement mis en place par Flosse (l’autre étant André Y.). Car si Flosse avait sa garde prétorienne, il avait aussi son propre service de barbouzes. Ce n’est pas la première fois que leur nom apparait dans ce dossier pour le moins confus.
    Pour Félicien, toute cette histoire n’est qu’une « affaire politico-financière » montée de toute pièce : « la lettre testament est bidon ».

    Ce n’est pas non plus la première fois que l’interrogatoire fatal de JPK est raconté. Au mois d’octobre 2004, Vetea Guilloux, employé au GIP, avait affirmé que Couraud avait été noyé, le corps lesté de parpaings, par des agents du GIP qui s’en étaient vantés un soir de beuverie.

    Vetea Guilloux avait été pris pour un fou et avait été condamné à une peine de prison ferme pour « déclarations mensongères et dénonciation calomnieuse ». L’enquête a, depuis, failli tomber en panne, plusieurs fois. Elle a repris sous l’impulsion du juge Redonnet.

    L’ombre du « compte japonais » de Chirac

    Les proches de JPK, sa famille comme son ancien ami Me Dominique des Arcis, ont aujourd’hui la conviction que la disparition du journaliste est liée à une enquête que Jean-Pascal Couraud menait sur les financements politiques du RPR. En arrière fond de ces soupçons, l’affaire du « compte japonais de Chirac ».

    En février 2007, le frère de JPK, Philippe Couraud, avait rencontré Maître Dominique des Arcis, également avocat du journaliste, dans un café. Ce dernier, racontera par la suite Philippe Couraud, lui aurait alors affirmé qu’il a été en possession d’informations relatives à des transferts de fonds de Polynésie française vers un compte ouvert au Japon au nom Jacques Chirac. Interviewé par Rue89 en janvier 2008, l’avocat avait démenti avoir prononcé le mot « Japon ». voir son interviewe en cliquant sur le lien suivant :  http://www.dailymotion.com/video/k7nhhYP8W07cBBsNuP#from=embed

    Mais il reconnaît que l’enquête que JPK et lui menaient sur le financement politique de la campagne de Chirac en 1995 peut très bien avoir été à l’origine de l’enlèvement supposé du journaliste.

    De l’enquête qu’avaient mené JPK et des Arcis, il reste une note de 13 pages que nous avons consultée (il y en avait initialement 14). Cette note, rédigée en 1998, fait état d’opérations financières mêlant Gaston Flosse, son ami Robert Wan, richissime homme d’affaires local, et Jacques Chirac. Le mot Japon y apparaît bien :

     « …CHIRAC et GASTON ont été ensemble au JAPON en juillet et en août. Or chacun sait que les cours de la perle noire de Tahiti sont entre les mains des Japonais. »

    Gaston Flosse sur la défensive

    Gaston Flosse a raconté aux policiers que « quelqu’un » lui a fait parvenir ces documents, mais qu’il n’a pas cru bon de les livrer aux autorités judiciaires parce qu’il avait « trouvé cette affaire farfelue » : « J’ai jugé que ce document n’était pas très intéressant pour l’affaire en cours », déclare-t-il aux policiers qui l’interrogent. Il considère que ces confessions « inventées » font partie d’une manoeuvre montée contre lui par ses adversaires politiques.

    Mais si ce testament était farfelu, pourquoi l’avoir « archivé » dans son bureau, lui ont demandé les policiers en septembre dernier ? Réponse du sénateur divers droite :

    « S’il y avait une quelconque réalité du récit, j’aurais fait disparaître ce document. »

    Détail troublant : le « testament », un texte écrit à la fois à la main et à la machine, a été trouvé dans le tiroir droit du bureau de Flosse, dans une grande enveloppe. A l’intérieur de la grande enveloppe se trouvait une plus petite enveloppe, également adressée à Flosse, contenant un relevé d’identité bancaire et une demande de rendez-vous manuscrite.

    Selon le journal Monde, qui a révélé une partie du contenu des documents trouvés au domicile de Gaston Fosse, à Pirae, le juge « s’intéresse aussi au crash d’un avion, en 2002, dans lequel a péri Boris Leontieff, le rival politique historique de M. Flosse », et dont JPK était très proche.

    En attendant, le sénateur pourrait être poursuivi pour délit d’entrave à la justice : fût elle anonyme, non datée, et de source inconnue, la pièce qu’il s’est abstenue de communiquer au juge est directement liée à l’enquête.

    Le 29 décembre, Gaston Flosse avait déjà réagi à ces informations par un communiqué posté sur son blog, pour faire part de son « effarement » :

    « Le sénateur Gaston Flosse précise qu’il s’est contenté de recevoir une lettre anonyme, relatant de prétendues révélations sur cette affaire, tout comme Oscar Temaru, en 2004, avait reçu le témoignage de Vetea Guilloux. Quand on sait que Vetea Guilloux a été condamné à de la prison ferme pour son témoignage, il n’y a aucune conclusion hâtive à tirer de ce document. »

    Il trouve « proprement scandaleux que la presse et ses détracteurs continuent de parler d’enlèvement et de meurtre de Jean-Pascal Couraud puisque, après plus de 10 ans depuis la disparition du journaliste, rien ne vient étayer cette thèse ». Sur son blog, il n’accuse pas les opposants locaux, mais carrément les services de l’Etat français :

    « A l’heure où le sénateur Gaston Flosse joue un rôle déterminant dans la réconciliation politique en Polynésie française, il ne peut que s’interroger sur l’intérêt de certaines autorités de l’Etat à manipuler sciemment des informations judiciaires dans le seul but de tenter de faire barrage à un consensus politique qui n’a pas l’assentiment de certains à Paris : pure coïncidence ou volonté délibérée ? »

    Photo : Jacques Chirac et Gaston Flosse le 28 juillet 2003 à Bora-Bora (Philippe Wojazer/Reuters)

  3. ↑ a et b Nouveaux éléments sur la mort d’un journaliste qui enquêtait sur les comptes de Chirac [archive]Le Monde (non-signé; avec l’AFP et Reuters), 30 décembre 2008.

Dans une enquête diffusée par France Inter, l’ancien avocat du journaliste Jean-Pascal Couraud, disparu à Tahiti, témoigne.

Stèle à la mémoire du journaliste Jean-Pascal Couraud (aimable autorisation d'avaiki nius agency).

JPK. Trois initiales qui flottent comme un fantôme sur la Polynésie française. Ce dimanche, cela fait dix ans que Jean-Pascal Couraud -dit JPK- a disparu, parti sans laisser d’adresse. Ce journaliste, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti enquêtait sur les affaires de l’ancien président polynésien Gaston Flosse ; sa famille a la conviction qu’il a été assassiné.

Plus précisément largué en pleine mer avec des parpaings aux pieds. Dans son émission hebdomadaire « Interception », France Inter a diffusé une contre-enquête accablante sur cette affaire où la justice n’a pas brillé par son efficacité.

Un journaliste de l’AFP agressé à son domicile

Cette hypothèse de l’assassinat, défendue par la famille Couraud, est longtemps restée lettre morte au Tribunal de grande instance de Papeete où le suicide avait la préférence des juges. L’homme venait juste de divorcer, il avait écrit des lettres désespérées.

Jusqu’à ce que certaines langues se délient. En 2004, Vetea Guilloux, un ancien membre du GIP (Groupe d’intervention de la Polynésie) se met à table. Cette étrange police parallèle de renseignement, à la solde du président Gaston Flosse, serait liée de près à la disparition. Mais cela ne suffit pas à prouver le meurtre.

A cette époque, une atmosphère de peur règne sur cette affaire. Tout ceux s’y intéressant un peu trop sont immédiatement surveillés, filés voire intimidés. La mésaventure est arrivée à un journaliste de l’AFP basé à Tahiti depuis quarante ans. Fin 2004, Eric Monod venait tout juste de réaliser un reportage sur le feuilleton JPK lorsqu’en rentrant chez lui un soir, il est sauvagement agressé par « deux membres du GIP ».

D’après les témoignages de plusieurs anciens du GIP, un groupe de gros bras s’est débarrassé du journaliste. En fait, c’est une tentative d’intimidation qui aurait mal tourné. Les pieds lestés de parpaings, attaché à une corde, JPK aurait été immergé à plusieurs reprises, jusqu’à ce que ses bourreaux relèvent un cadavre.

De gauche à droite: Lucien Kimitete, Louis Lepensec, Boris Léontieff, Jean-pascal Couraud

Les confidences tardives de l’ancien avocat de JPK

Pourquoi prendre autant de risques en s’en prenant à un journaliste connu à Tahiti pour son combat anti-corruption ? Le mobile du crime tiendrait, selon ses proches, à l’un des dossiers que l’enquêteur avait en sa possession.

Pour la première fois, l’ancien avocat de JPK, maître Jean-Dominique des Arcis, consent à donner des détails sur les mobiles possibles de l’histoire. Interrogé par Benoît Collombat de France Inter, il dit d’abord sa conviction qu’il ne s’agit pas d’un suicide, « c’est clair et net ». Au passage, notez qu’il revient sur son premier témoignage devant le juge d’instruction, où il avait alors défendu mordicus la version du suicide. Puis, il évoque les fameux dossiers, à commencer par la piste japonaise conduisant à… Jacques Chirac.

Mieux : « parmi les différentes pistes explorées à l’époque, JPK travaillait aussi sur de possibles détournements de l’argent des fonds européens affectés à la Polynésie ». selon Jean-Dominique des Arcis.

Le dossier pourrait bientôt connaître de nouveaux rebondissements, car la chambre de l’Instruction de la cour d’appel de Papeete a autorisé le juge chargé de l’affaire à demander une partie du dossier… Clearstream. En effet, les scellés 32 et 33 contenant une partie des archives du général Rondot, ancien Conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales, sont consacrés au fameux compte japonais.

Flosse : « Vous me voyez commanditer l’assassinat ? “

Vous me faites rire’, rétorque Gaston Flosse, parlant de ‘scénario’ sans la moindre preuve des accusations portées par la famille de la victime. Le sénateur (UMP) proche de Jacques Chirac est interrogé par Benoît Collombat.

Lundi 16 décembre, l’ancien avocat de JPK doit à nouveau être entendu par le nouveau juge d’instruction désigné à Tahiti. Même déclinant, le règne de ‘papa’ Flosse en Polynésie comporte encore de nombreuses zones d’ombre.

Photo : Jason Brown, aimable autorisation d’Avaiki Nius Agency 

Nouvelle Calédonie : renouer le dialogue sur l’île de Maré

Aujourd’hui à 13h01 – 1’05 – par Ibrahim Ahmed Hazi
Le Haut commissaire et le patron de la Gendarmerie sont sur place pour tenter de renouer le dialogue.

Vous trouverez ci-dessous, l’historique de l’affaire vu par la famille du journaliste Jean-Pascal Couraud :

 Jean-Pascal Couraud est né en 1960 à Poitiers. Il arrive en Polynésie française avec ses parents, sa sœur et ses deux frères à l’âge de 5 ans. Après des études à l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence, il démarre en 1984 en Polynésie française sa carrière de journaliste dans le journal Les Nouvelles. Il est d’abord vite reconnu comme journaliste sportif dans les milieux de la pirogue et du surf, sport qu’il a pratiqué régulièrement tout au long de sa vie. Remarqué pour ses qualités professionnelles, il est nommé rédacteur en chef des Nouvelles en 1986. Il a alors 26 ans. Gaston Flosse est président du gouvernement de la Polynésie française et secrétaire d’état pour le Pacifique Sud dans le gouvernement Chirac, issu de la première cohabitation. 

http://www.dailymotion.com/Lolo34#videoId=x3nwg

    Il se fait rapidement remarquer dans toute la Polynésie française par ses articles sans concession pour le pouvoir en place, articles qu’il signe des trois lettres JPK, nom de plume sous lequel il se fera connaître. Insensible aux pressions diverses, il reste fidèle à une éthique professionnelle basée sur la recherche de la vérité. Porté par un idéal qui ne le quittera jamais, il défend inlassablement le principe d’honnêteté et de moralité dans l’action politique. Considérant que pour un journaliste, se taire équivaut à être complice, ses articles peuvent être parfois extrêmement sévères. Il est aussi journaliste d’investigation et révèle des pratiques discutables en matière d’utilisation de fonds publics. Apprécié pour ses talents de journaliste, il devient progressivement la bête noire du Tahoera’a huiraatira’a et de son président Gaston Flosse.

http://www.dailymotion.com/Lolo34#videoId=x3qap

 En 1987, Jean-Pascal vit depuis déjà un certain temps avec Noella G., jeune femme polynésienne issue d’une grande famille de Papeete. Il devient le père d’un jeune garçon nommé Teiva.

    Il est licencié des Nouvelles en avril 1988, peu de temps après la parution d’un numéro spécial consacré à Gaston Flosse, qui sera immédiatement saisi sur décision de justice quelques heures après sa parution . Et pourtant, en dehors d’un éditorial dévastateur, qui, plus de 15 ans après, reste encore aujourd’hui d’une saisissante actualité, ce numéro spécial ne fait que reprendre différents articles parus dans la presse locale et nationale au cours des trois années précédentes. 

http://www.dailymotion.com/Lolo34#videoId=x3qwu

    Jean-Pascal devient alors presque naturellement et sans difficulté, responsable du service de presse du Gouvernement présidé par Alexandre Léontieff, arrivé au pouvoir suite à une motion de censure votée par des conseillers territoriaux dissidents du Tahoera’a huiraatira’a et l’opposition de l’époque. Il poursuit toutefois dans ce nouvel emploi son travail de journaliste d’investigation et continue à s’investir avec fougue dans les différents combats qu’il avait entamés comme rédacteur en chef des Nouvelles.

    En 1991, le Tahoera’a huiraatira’a, allié à d’autres composantes autonomistes, retrouve le pouvoir. Jean-Pascal est alors embauché quelques mois après comme chargé de communication auprès de Boris Léontieff, maire d’Arue. Il devient progressivement un précieux collaborateur du maire et de l’homme politique d’opposition qu’est devenu Boris Léontieff. Pendant toutes ces années, il s’engage résolument aux côtés des associations de défense de l’environnement.

    Cet engagement est résolument partagé par M. T., sa nouvelle compagne, qu’il épouse en août 1990 et avec qui il aura un deuxième fils, Vaimeho, deux ans après. En 1994-1995, ils construisent une maison à Punaauia, sur les hauteurs de Te maru ata. Avec sa femme dont il est éperdument amoureux, et les trois enfants, Vaitea, fille de M., Teiva et Vaimeho, Jean-Pascal mène une vie bien remplie, partagée entre sa famille, son activité professionnelle à la mairie d’Arue, et l’action politique et associative.

    En 1996, avec Philippe, son frère aîné, il participe étroitement à la création du parti politique Fetia api, présidé par Boris Léontieff, ainsi qu’à la définition de son positionnement politique. Il devient le principal rédacteur du programme électoral élaboré pour les élections territoriales de mars 1996, remportées une fois encore par le Tahoera’a huiraatira’a et son président Gaston Flosse.

    Aux côtés de Boris Léontieff, Lucien Kimetete, maire de Nuku Hiva, et les membres du bureau exécutif du Fetia api, Jean-Pascal participe à tous les combats politiques de l’époque. Il multiplie les contacts, conforte ses relations et ses amitiés dans les milieux syndicaux, politiques et associatifs. Politiquement proche du parti socialiste, il entretient des réseaux professionnels avec plusieurs ministres et responsables de ce parti.

    A partir du début d’année 1997, Jean-Pascal connaît pourtant une vrai période de doute, telle que l’on peut la ressentir à cet âge lorsque l’on s’aperçoit que, décidément, la vie n’apportera peut-être pas tout ce dont on avait rêvé. Et même si ses amis, sa famille, tentent de le convaincre qu’il est difficile de changer le monde, les choses, pour lui, ne progressent pas assez vite. Il s’interroge sur sa situation professionnelle et envisage très sérieusement un vrai retour au journalisme. Il supporte mal de voir quelques compagnons de lutte changer de bord, pour des raisons avant tout matérielles.

    Il est malgré tout aux côtés de Francis Stein lorsque celui-ci est candidat Fetia api sur la circonscription Ouest de Polynésie lors des élections législatives de mai 1997. Quelques mois après, il reprend un travail d’investigation dans une affaire touchant directement le président du gouvernement et dépose lui-même une plainte au tribunal pour ingérence. Fin 1997, il participe activement à la lutte menée contre la réalisation d’un centre d’enfouissement technique de déchets ménagers sur le site de Paihoro, situé à 60 km de Papeete.

    Ainsi, Jean-pascal, même s’il ne le réalisait certainement pas lui-même, était devenu petit à petit plus pointu, plus incisif et plus percutant dans le domaine de l’action politique qu’il menait avec Boris Léontieff.

    Aussi, lorsque Jean-Pascal disparaît brusquement dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, c’est bien sûr avec stupeur et incompréhension que sa famille et ses amis se lancent d’abord à sa recherche. Au fur et à mesure des jours et des semaines qui passent, l’espoir de le retrouver en vie s’estompe avec douleur. Les doutes et les incertitudes jamais levés sur le déroulement de la dernière soirée passée à son domicile ont laissé un profond sentiment de malaise dans l’entourage familial. La justice, qui avait été saisie de cette affaire dans le cadre d’une plainte déposée pour enlèvement et séquestration, n’est jamais parvenu jusqu’à ce jour, à déterminer les motifs et les conditions de sa disparition.

Jean-Pascal Couraud, dit «JPK», était un journaliste engagé de Polynésie. Très connu à Tahiti, cet ex-rédacteur en chef des «Nouvelles de Tahiti» disparait mystérieusement le 15 décembre 1997. Il enquêtait sur un élu local de Polynésie soupçonné de corruption. Il apparait qu’au moment de sa disparition, JPK était suivi par des barbouzes et avait fait l’objet de tentatives d’intimidation. A-t-il été éliminé ? Son corps n’a jamais été retrouvé, pourtant certains étaient prêts à admettre la thèse du suicide. Pendant des années, la justice polynésienne a refusé d’enquêter sur son décès. Certains éléments semblent pourtant très troublants… pour en savoir plus, en version vidéo,  cliquer sur le lien suivant :

http://www.dailymotion.com/video/xhrbkf_figra-2011-jpk-l-homme-qui-faisait-trembler-tahiti_news

Interviewe de l’ancien membre du GIP qui suivait le journaliste de JPK à la demande de G.. Fosse – http://t.co/DEYHNar via @Dailymotion qui a assisté à l’enlèvement du journaliste Jean-Pascal Couraud.  Cliquer sur le lien suivant : http://www.dailymotion.com/video/x3nwg_jpk01-2_news

A propos de Jean-Pascal Couraud 

Une nuit de décembre, Jean-Pascal a disparu.

Au petit matin, un ciel en deuil pleurait une pluie fine, je m’ en souviens.

Jean- Pascal n’ est jamais revenu.

Pendant sept ans une molle justice fit mine d’ éclaircir le mystère.

Puis de l’ Assemblée du Peuple montèrent des voix indignées : Jean- Pascal aurait été assassiné.

Du Palais de l’ Injustice filtra très vite le sourd murmure d’ un homme encagoulé, terrorisé, accusé d’ avoir parlé . Menteur, dit. le Juge. Cette vérité n’ est pas la bonne .

L’ homme fut mis à l’ ombre.

Au dessus de la maison familiale le ciel reprit le deuil. On boucha les oreilles des enfants effrayés. La clameur du scandale, l’ horreur des détails, entraient par les portes et fenêtres.

Enfin l’ écho d’ une fervente prière s’ éleva d’ une vallée, accompagnant l’ âme du disparu. Elle berça les enfants.

Certains jours, en regardant la mer, je vois scintiller dans ses reflets le visage de mon frère. Dans une trouée de lumière, il surgit de ma mémoire.

Nous tous, famille, amis, savons aujourd’hui plus encore à quel point nous devons continuer le combat pour la vérité, quel qu’ en soit le prix. Et nous avons besoin de l’ aide honnête, sincère et sans réserves de ceux qui la détiennent. Sylvie Couraud.

 Jean-pascal et son fils Teiva (1988)

Vous souhaitez avoir un aperçu de son parcours, voici la biographie de Jean-Pascal Couraud :

Jean-Pascal Couraud est né en 1960 à Poitiers. Il arrive en Polynésie française avec ses parents, sa sœur et ses deux frères à l’âge de 5 ans. Après des études à l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence, il démarre en 1984 en Polynésie française sa carrière de journaliste dans le journal Les Nouvelles. Il est d’abord vite reconnu comme journaliste sportif dans les milieux de la pirogue et du surf, sport qu’il a pratiqué régulièrement tout au long de sa vie. Remarqué pour ses qualités professionnelles, il est nommé rédacteur en chef des Nouvelles en 1986. Il a alors 26 ans. Gaston Flosse est président du gouvernement de la Polynésie française et secrétaire d’état pour le Pacifique Sud dans le gouvernement Chirac, issu de la première cohabitation.

    Il se fait rapidement remarquer dans toute la Polynésie française par ses articles sans concession pour le pouvoir en place, articles qu’il signe des trois lettres JPK, nom de plume sous lequel il se fera connaître. Insensible aux pressions diverses, il reste fidèle à une éthique professionnelle basée sur la recherche de la vérité. Porté par un idéal qui ne le quittera jamais, il défend inlassablement le principe d’honnêteté et de moralité dans l’action politique. Considérant que pour un journaliste, se taire équivaut à être complice, ses articles peuvent être parfois extrêmement sévères. Il est aussi journaliste d’investigation et révèle des pratiques discutables en matière d’utilisation de fonds publics. Apprécié pour ses talents de journaliste, il devient progressivement la bête noire du Tahoera’a huiraatira’a et de son président Gaston Flosse.

    En 1987, Jean-Pascal vit depuis déjà un certain temps avec Noella G., jeune femme polynésienne issue d’une grande famille de Papeete. Il devient le père d’un jeune garçon nommé Teiva.

    Il est licencié des Nouvelles en avril 1988, peu de temps après la parution d’un numéro spécial consacré à Gaston Flosse, qui sera immédiatement saisi sur décision de justice quelques heures après sa parution . Et pourtant, en dehors d’un éditorial dévastateur, qui, plus de 15 ans après, reste encore aujourd’hui d’une saisissante actualité, ce numéro spécial ne fait que reprendre différents articles parus dans la presse locale et nationale au cours des trois années précédentes.

    Jean-Pascal devient alors presque naturellement et sans difficulté, responsable du service de presse du Gouvernement présidé par Alexandre Léontieff, arrivé au pouvoir suite à une motion de censure votée par des conseillers territoriaux dissidents du Tahoera’a huiraatira’a et l’opposition de l’époque. Il poursuit toutefois dans ce nouvel emploi son travail de journaliste d’investigation et continue à s’investir avec fougue dans les différents combats qu’il avait entamés comme rédacteur en chef des Nouvelles.

    En 1991, le Tahoera’a huiraatira’a, allié à d’autres composantes autonomistes, retrouve le pouvoir. Jean-Pascal est alors embauché quelques mois après comme chargé de communication auprès de Boris Léontieff, maire d’Arue. Il devient progressivement un précieux collaborateur du maire et de l’homme politique d’opposition qu’est devenu Boris Léontieff. Pendant toutes ces années, il s’engage résolument aux côtés des associations de défense de l’environnement.

    Cet engagement est résolument partagé par M. T., sa nouvelle compagne, qu’il épouse en août 1990 et avec qui il aura un deuxième fils, Vaimeho, deux ans après. En 1994-1995, ils construisent une maison à Punaauia, sur les hauteurs de Te maru ata. Avec sa femme dont il est éperdument amoureux, et les trois enfants, Vaitea, fille de M., Teiva et Vaimeho, Jean-Pascal mène une vie bien remplie, partagée entre sa famille, son activité professionnelle à la mairie d’Arue, et l’action politique et associative.

    En 1996, avec Philippe, son frère aîné, il participe étroitement à la création du parti politique Fetia api, présidé par Boris Léontieff, ainsi qu’à la définition de son positionnement politique. Il devient le principal rédacteur du programme électoral élaboré pour les élections territoriales de mars 1996, remportées une fois encore par le Tahoera’a huiraatira’a et son président Gaston Flosse.

    Aux côtés de Boris Léontieff, Lucien Kimetete, maire de Nuku Hiva, et les membres du bureau exécutif du Fetia api, Jean-Pascal participe à tous les combats politiques de l’époque. Il multiplie les contacts, conforte ses relations et ses amitiés dans les milieux syndicaux, politiques et associatifs. Politiquement proche du parti socialiste, il entretient des réseaux professionnels avec plusieurs ministres et responsables de ce parti.

    A partir du début d’année 1997, Jean-Pascal connaît pourtant une vrai période de doute, telle que l’on peut la ressentir à cet âge lorsque l’on s’aperçoit que, décidément, la vie n’apportera peut-être pas tout ce dont on avait rêvé. Et même si ses amis, sa famille, tentent de le convaincre qu’il est difficile de changer le monde, les choses, pour lui, ne progressent pas assez vite. Il s’interroge sur sa situation professionnelle et envisage très sérieusement un vrai retour au journalisme. Il supporte mal de voir quelques compagnons de lutte changer de bord, pour des raisons avant tout matérielles.

    Il est malgré tout aux côtés de Francis Stein lorsque celui-ci est candidat Fetia api sur la circonscription Ouest de Polynésie lors des élections législatives de mai 1997. Quelques mois après, il reprend un travail d’investigation dans une affaire touchant directement le président du gouvernement et dépose lui-même une plainte au tribunal pour ingérence. Fin 1997, il participe activement à la lutte menée contre la réalisation d’un centre d’enfouissement technique de déchets ménagers sur le site de Paihoro, situé à 60 km de Papeete.

    Ainsi, Jean-pascal, même s’il ne le réalisait certainement pas lui-même, était devenu petit à petit plus pointu, plus incisif et plus percutant dans le domaine de l’action politique qu’il menait avec Boris Léontieff.

    Aussi, lorsque Jean-Pascal disparaît brusquement dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, c’est bien sûr avec stupeur et incompréhension que sa famille et ses amis se lancent d’abord à sa recherche. Au fur et à mesure des jours et des semaines qui passent, l’espoir de le retrouver en vie s’estompe avec douleur. Les doutes et les incertitudes jamais levés sur le déroulement de la dernière soirée passée à son domicile ont laissé un profond sentiment de malaise dans l’entourage familial. La justice, qui avait été saisie de cette affaire dans le cadre d’une plainte déposée pour enlèvement et séquestration, n’est jamais parvenu jusqu’à ce jour, à déterminer les motifs et les conditions de sa disparition.

A propos de Jean-Pascal Couraud

Une nuit de décembre, Jean-Pascal a disparu.

Au petit matin, un ciel en deuil pleurait une pluie fine, je m’ en souviens.

Jean- Pascal n’ est jamais revenu.

Pendant sept ans une molle justice fit mine d’ éclaircir le mystère.

Puis de l’ Assemblée du Peuple montèrent des voix indignées : Jean- Pascal aurait été assassiné.

Du Palais de l’ Injustice filtra très vite le sourd murmure d’ un homme encagoulé, terrorisé, accusé d’ avoir parlé . Menteur, dit. le Juge. Cette vérité n’ est pas la bonne .

L’ homme fut mis à l’ ombre.

Au dessus de la maison familiale le ciel reprit le deuil. On boucha les oreilles des enfants effrayés. La clameur du scandale, l’ horreur des détails, entraient par les portes et fenêtres.

Enfin l’ écho d’ une fervente prière s’ éleva d’ une vallée, accompagnant l’ âme du disparu. Elle berça les enfants.

Certains jours, en regardant la mer, je vois scintiller dans ses reflets le visage de mon frère. Dans une trouée de lumière, il surgit de ma mémoire.

Nous tous, famille, amis, savons aujourd’hui plus encore à quel point nous devons continuer le combat pour la vérité, quel qu’ en soit le prix. Et nous avons besoin de l’ aide honnête, sincère et sans réserves de ceux qui la détiennent. Sylvie Couraud

La création du comité de soutien décidée au début du mois de novembre 2004Jean-Pascal Couraud est un ancien journaliste connu en Polynésie française sous le nom de JPK, rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti de 1986 à 1988, puis de 1991 à 1997, chargé de communication auprès de Boris Léontieff avec qui il menait un combat politique farouche contre le Tahoera’a huira’atiraa et son président Gaston Flosse. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, Jean-Pascal disparaît brutalement et définitivement de son domicile dans des conditions qui n’ont jamais pu être établies avec certitude, malgré l’enquête judiciaire et l’enquête de gendarmerie menées à l’époque.

Le 5 octobre 2004, Vetea Guilloux, salarié du groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), établissement placé sous la tutelle de la présidence du gouvernement de Polynésie française, déclare à un ministre du gouvernement de la Polynésie française :

1-     avoir été lui-même en charge d’une filature et d’un espionnage en règle de Jean-Pascal Couraud dans la période précédant sa disparition intervenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 1997, au sein d’une équipe placée sous la direction d’un ancien responsable de la DGSE nommément désigné ;

2-     avoir participé au sein d’un commando de 5 personnes, dont deux de ses collègues nommément désignés, tous salariés du GIP (service placé sous l’autorité de la Présidence du gouvernement de la Polynésie française), à l’enlèvement de Jean-Pascal Couraud, mentionnant ensuite des faits de torture et, après en avoir reçu l’ordre par téléphone, des faits d’assassinat.

Lors de son interrogatoire par les gendarmes plus d’une semaine après, Vetea Guilloux a maintenu ces mêmes déclarations de torture et d’assassinat, mais a avoué seulement en avoir reçu le récit par ses deux collègues lors d’une soirée arrosée. Puis, il s’est rétracté au milieu de la deuxième nuit de garde à vue, épuisé et apeuré face à ses collègues qu’il venait de dénoncer. Sans même en avoir informé le juge chargé à l’époque de l’enquête sur cette disparition et qui n’avait pas encore clôturé officiellement le dossier, le procureur de la république a fait procéder aussitôt au jugement de Vetea Guilloux en comparution immédiate, celui-ci étant assisté d’un avocat désigné deux heures avant l’audience. Le 14 octobre 2004, moins de 48 heures après son arrestation, Vetea Guilloux a été condamné pour dénonciation mensongère et calomnieuse à un an de prison dont neuf mois avec sursis.

Dés le lendemain de son jugement, Vetea Guilloux a réitéré ses déclarations initiales et a déclaré être revenu sur ses propos devant les gendarmes par peur et par fatigue. Il a donc maintenu l’ensemble de ses déclarations  en audience d’appel du 4 novembre 2004.

Confrontée à la gravité de ces accusations, et constatant que malgré quelques incohérences, le scénario de l’assassinat décrit par Vetea Guilloux restait malgré tout une hypothèse plausible, la famille de Jean-pascal Couraud, constituée auprès d’un avocat, et appuyée par l’association Reporter sans frontières, a bien sûr sollicité dés le 3 novembre 2004 la réouverture de l’enquête pour faits nouveaux auprès du procureur de la république. Cette demande de ré ouverture pour charges nouvelles était alors rejetée.

Dans l’attente du jugement devant être rendu le 18 novembre, choqués par l’attitude du procureur de la république, la famille et les amis de Jean-Pascal Couraud qui souhaitaient se réunir et s’associer dans cette épreuve, ont créé le vendredi 12 novembre 2004 un comité de soutien dans le but d’obtenir la réouverture de l’enquête relative aux conditions de la disparition de JPK et d’obtenir la vérité sur les circonstances et les causes de cette disparition.

En effet, de l’aveu même du ministère public, il était alors devenu évident que la situation de crise politique que traversait la Polynésie française allait constituer un obstacle majeur à la recherche de la vérité. Selon le procureur général, enquêter sur un assassinat possible d’un opposant politique notoire par des employés du GIP, aurait immédiatement été interprété par l’opinion comme une confirmation de cet assassinat.

Parallèlement à l’action judiciaire qui devait se poursuivre, il était donc devenu essentiel de rappeler avec force aux institutions le devoir de justice et de vérité dû à chaque citoyen indépendamment de toute autre considération, surtout s’agissant de faits pouvant être criminels. L’existence d’un comité de soutien réunissant famille et amis a facilité la mobilisation des media et de l’opinion.

Cette réouverture de l’enquête devait également permettre de reprendre le travail d’investigation visant à déterminer plus précisément le déroulement de la dernière soirée de Jean-Pascal Couraud à son domicile. En effet, l’enquête menée d’abord par la gendarmerie puis par le juge d’instruction n’avait jamais réussi à lever les doutes importants qui avaient toujours subsisté à ce sujet.

Le rôle du comité

    Comme indiqué dans sa dénomination, le comité de soutien visait au départ à obtenir, par tout moyen légal, la réouverture de l’enquête et la recherche de la vérité sur les conditions de la disparition de Jean-Pascal Couraud. Aujourd’hui, après une forte action du comité de soutien, relayée par les médias en novembre et décembre 2004, une nouvelle enquête a été ouverte suite au dépôt de plainte pour assassinat et complicité déposée en décembre 2004 par la famille de JPK.

Constitué juridiquement en association, le comité de soutien peut engager en son nom à toute action utile auprès de l’institution judiciaire ou de toute autre administration visant à atteindre les buts qu’il s’est fixé.

La forme associative permet par ailleurs à toute personne désirant soutenir la démarche de se joindre à la famille et aux amis de Jean-pascal Couraud et de manifester ce soutien par l’adhésion formelle à l’association.

Les responsables du comité de soutien s’engagent à tenir informées les membres du comité au fur et à mesure du déroulement des évènements. Pour ce faire, un site a été créé, régulièrement mis à jour du déroulement des procédures en cours et de l’enquête conduite. Il accueille également les démarches d’adhésion au comité.

Les membres du bureau

Le comité de soutien a été  créé le vendredi 12 novembre 2004 lors d’une assemblée générale constitutive. Le bureau directeur désigné lors de cette réunion sont les suivants :

Président                                                              Philippe Couraud

Secrétaire                                                             Dominique Morvan

Trésorier                                                               Eric Monod

Assesseur                                                             Rémy Cuitot

Cotisation

La cotisation d’adhésion au comité de soutien est fixé à 1000 fcp ou 10 euros.

Adresse

Comité de soutien pour la recherche de la vérité sur la disparition de JPK

BP 4106 – 98728 Vaiare MOOREA

POLYNÉSIE FRANÇAISE

Compte japonais de Chirac : du nouveau côté Tahiti

Par Pascal Riché | Rue89 | 10/09/2007 | 01H00

Jean-Pascal Couraud, journaliste retrouvé mort à Tahiti (DR).Le comité de soutien pour la réouverture de l’enquête et la recherche de la vérité sur la disparition de Jean-Pascal Couraud, alias » JPK » , » suicidé » en 1997, a décidé de rendre public le nom de l’avocat qui, le premier, a évoqué un lien possible entre cette sombre affaire avec le » compte japonais de Chirac » . Il s’agit de Maître Jean-Dominique des Arcis.

Voici ce que nous écrivions en juillet dernier :

Philippe Couraud, frère de JPK, raconte à Rue89 qu’il a, en février, recueilli les confessions de l’avocat ami de son frère en février dernier. C’était un avocat engagé contre Flosse, qui continue d’exercer à Tahiti. » Pendant dix ans, cet avocat avait pourtant conforté la thèse du suicide de Jean-Pascal. Et là, spontanément, dans mon bureau, il a commencé à me parler de cette affaire » . Il lui a raconté comment, avec Jean-Pascal Couraud, ils avaient pris connaissance de virements comptables d’une société de perliculture ayant pignon sur rue vers un compte japonais dont le détenteur était, croyaient-ils, Jacques Chirac.

L’avocat a été suivi, cambriolé. Quelqu’un à Paris l’aurait mis en garde : » Arrête tout, où tu es mort. » Il aurait alors décidé de prendre ses distances.

Philippe Couraud et ses amis viennent de donner des détails de cet épisode sur leur site. Maître Jean-Dominique des Arcis aurait, selon eux, confirmé devant le juge les propos qu’il avait tenus en février devant Philippe Couraud. En 1997, juste avant sa mort, JPK disposait, aurait déclaré des Arcis au juge, d » informations précises » sur les transferts financiers effectués de la Polynésie vers un compte bancaire japonais qui aurait appartenu à Chirac » .

 » Sur la base de ce témoignage, nos avocats ont demandé que les pièces saisies chez le général Rondot concernant ce compte japonais soient versées au dossier d’enquête. La famille, partie civile, a par ailleurs adressé un courrier (…) aux juges d’Huy et Pons, en charge de l’affaire Clearstream, afin de signaler les liens possibles entre la DGSE et la disparition de Jean-Pascal Couraud. »

Enfin le site des amis de JPK livre également le nom du groupe de perliculture par lequel des transferts financiers seraient partis vers le supposé compte japonais de Chirac. Il s’agirait disent-ils, du groupe Wan :

 » Il [des Arcis, en février] mentionne également l’existence de comptes bancaires que Flosse et un autre homme politique français (Jacques Chirac) possèdaient dans une même banque au Japon. Il indique qu’en 1997, il disposait d’informations fiables émanant de personnes travaillant au sein du groupe Wan, relatives à des transferts financiers effectués vers le Japon, sur le compte de cet autre homme politique.  »

 » Il avait rédigé une fiche sur cette affaire. Jean-Pascal Couraud disposait de ce document. Maître des Arcis indique qu’à la même époque, qu’il qualifie de » très chaude » , il avait été cambriolé et son disque d’ordinateur volé ; on avait également tenté de l’acheter, en vain. Puis il fut progressivement suivi en permanence de manière ostensible. Il chercha alors à se renseigner auprès de connaissances proches du milieu des services secrets sur la nature exacte du problème qu’il posait, il cite l’entourage de Focart et de diverses personnes intervenant dans le monde politique. L’ami avocat qui était alors son intermédiaire, lui indiqua que » s’il poursuivait ses investigations sur ces transferts comptables, il serait mort » . Maître des Arcis décidait alors, soucieux de protéger sa femme et sa famille, de laisser effectivement tomber le combat qu’il menait. Les intimidations cessèrent. »

Le juge a proposé, le 10 juillet dernier, de clore l’enquête. La famille dispose depuis lors de trois mois pour demander des investigations complémentaires, audition de nouveaux témoins ou vérification de certains points du dossier. Au terme de ces trois mois, et faute de mise en examen, une ordonnance de non-lieu est probable.

Pascal Riché

► Mis à jour le 12/09/2007 : Selon le PV de l’audition de des Arcis devant le juge, que nous avons pu lire, l’avocat affirme qu’il croit au suicide de « JPK » . Extraits :  «   En tant qu’avocat, je sais ce que Jean-Pascal Couraud détenait comme informations et pour lesquelles il voulait bien m’informer, mais je ne peux pas vous en dire plus pour des raisons liées au secret professionnel » , dit-il.

Mais aussi, à propos des transferts de fonds vers le Japon :  » Je pense que Philippe Couraud [le frère du défunt]fait de l’auto-persuasion et qu’il me prête des propos qu’il aurait souhaité entendre de ma part. »

Interrogé sur sa conviction personnelle quant à la mort de Jean-Pascal Couraud :  » Moi, jusqu’à présent, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’un suicide et rien ne me permet aujourd’hui de penser qu’il s’agit d’un assassinat. » L’essentiel, c’est que des Arcis reconnait l’existence d’une note, qui confirmerait des transferts d’argent vers un compte japonais appartenant à Jacques Chirac. Le juge lui demande s’il est vrai qu’il dispose d’informations fiables de personnes travaillant au sein du groupe Wan concernant les transferts financiers effectués vers ce compte, s’il est également vrai qu’une fiche aurait été rédigée sur cette affaire, et que Jean-Pascal Couraud aurait détenu ce document. Il répond :

« J’ai fait état au cours de cet entretien avec M. Philippe Couraud de l’existence d’une note circulant à Papeete en 1998-1999 faisant état de transferts de fonds par WAN à M. Jacques Chirac. Cette note était certainement plus ancienne mais j’en ai eu connaissance qu’en 1998-1999. Je ne sais pas si M. Jean-Pascal Couraud était en possession de cette note. Je précise que cette note avait été rédigée anonymement et qu’elle faisait l’inventaire d’affaires. »

Rappel des différents qui ont inquiétés Gaston Flosse :

DROIT DE SUITE

Affaire JPK : le journaliste qui accusait la justice condamné pour diffamation

A rticle de Pascal Riché publié par Rue89 dans la rubrique Droit de justice le 25/06/2009 à 14H45.
La 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a condamné mardi Alex du Prel, le directeur du journal Tahiti-Pacifique, pour avoir diffamé le procureur Jean Bianconi. J’avais assisté à cet étrange procès, qui s’était tenu en l’absence de tous les acteurs de cette affaire, à 16 500 kilomètres des faits jugés, le mois dernier.

Alex du Prel avait, dans un article publié en janvier 2007, accusé le parquet de Papeete de chercher à étouffer l’affaire de la disparition controversée du journaliste d’investigation « JPK » (Jean-Pascal Couraud).

1 000 euros d’amende et 1 000 euros de dommages et intérêt

Ill écrivait notamment :

« Serait-ce dû au fait qu’un haut magistrat pourrait se croire investi par une sorte de “mission divine”, qui consisterait à orchestrer une machination (à laquelle certains juges accepteraient de participer) pour protéger par tous les moyens l’ex-GIP et son chef Rere Puputauki qui, s’il était condamné, pourrait mettre en danger le sénateur Flosse, lequel à son tour pourrait alors mettre en danger “les plus hautes sphères de l’Etat” ? »

Du Prel, devra payer une amende de 1 000 euros et devra verser à Bianconi 1 000 euros de dommages et intérêts. Il a décidé de ne pas faire appel, selon son avocate, Me Claire Doubliez.

Reporter sans frontières a regretté cette décision de justice  :

« Il est regrettable que la justice soit plus prompte à attaquer et condamner un journaliste qui critique son action, plutôt que de concentrer ses efforts sur la résolution de dossiers criminels, dont l’affaire de la mort de Jean-Pascal Couraud. »

C’est grâce aux efforts de la famille de JPK et à quelques journalistes courageux comme Alex du Prel que l’affaire JPK n’a pas été classée.

Jean-Pascal Couraud, qui enquêtait sur des affaire sensibles mettant en cause le potentat local Gaston Flosse, a disparu en 1987. La thèse du suicide, qui avait initialement été privilégiée, est depuis deux ans sérieusement remise en cause par plusieurs témoignages.

Un extrait du jugement, dont j’ai copie intégrale :

Sur la bonne foi
Si les imputations diffamatoires sont réputées faites dans l’intention de nuire, le prévenu peut cependant justifier de sa bonne foi et doit, à cette fin, établir qu’il poursuivait, en
publiant les propos litigieux, un but légitime exclusif de toute animosité personnelle, qu’il a
conservé dans l’expression une suffisante prudence et qu’il s’est appuyé sur une enquête
sérieuse.
En évoquant les aléas d’une enquête sur la disparition d’un journaliste et l’éventualité que
celle-ci soit consécutive à un crime dans lequel pourraient être impliqués des agents
publics, le prévenu poursuivait un but légitime d’information du public et spécialement de
ses lecteurs de Polynésie française. Rien dans les propos poursuivis ni dans aucun autre élément produit aux débats ne permet de
retenir qu’au delà de ce but d’information du public, le prévenu aurait en fait été mu par une
animosité de nature personnelle à l’encontre de la partie civile.
Les pièces versées au titre de l’offre de preuve, également invoquées au soutien de l’exception
de bonne foi, contiennent un certain nombre d’éléments qui viennent partiellement donner aux propos litigieux une base factuelle.
Même si, compte tenu des poursuites disciplinaires engagées contre lui, les termes de la lettre de Jean-Bernard TALIERCIO doivent être pris avec circonspection, il n’en reste pas moins que ce magistrat y accuse, en termes vifs, Jean BIANCONI de l’avoir mis en cause au seul motif qu’il avait mis en examen Gaston FLOSSE dans les « deux plus gros dossiers d’emplois fictifs que notre pays ait connus ». Avec les mêmes réserves, il en est de même de l’attestation de Gilles GOUBIN, officier de gendarmerie, qui s’estime pour sa part une « victime collatérale des opérations de déstabilisation mises en œuvre contre » M. TALIERCIO.
Par ailleurs, quoique les conditions de sa publication dans TAHITI PACIFIQUE (pièce 13) ne soient pas explicitées, il apparaît qu’un procès-verbal de gendarmerie donne quelque crédit aux révélations faites par Vetea GUILLOUX, lesquelles auraient suscité, au sein de la gendarmerie, « la création d’un groupe d’enquêteurs nommé “JPK 987” aux fins notamment de procéder aux investigations qu’elles imposaient, et ce, sous l’autorité d’un conseiller à la cour d’appel. Ce même procès-verbal mentionne que les dites investigations auraient notamment démontré “l’existence d’une ‘cellule d’espionnage’ installée dans les locaux du GIP”, qui aurait eu “pour vocation de suivre tant dans leur vie privée que dans leur vie publique les opposants politiques, les amis et les familiers du Président Gaston FLOSSE”. L’authenticité de ce procès-verbal apparaît confirmée par la publication, à sa suite, d’un communiqué du colonel commandant la gendarmerie pour la Polynésie française, qui “demande aujourd’hui même à monsieur le procureur de la République qu’une enquête soit diligentée pour rechercher les origines de la divulgation d’une pièce de procédure”.

Le premier communiqué de presse du comité de soutien pour la réouverture de l’enquête sur la disparition de Jean-Pascal COURAUD (pièce 12) évoque également les révélations faites par Vetea GUILLOUX, sa rétractation, sa condamnation en comparution immédiate pour “dénonciation mensongère et calomnieuse” à un an de prison, dont neuf mois avec sursis, et l’écho que donne publiquement à cette affaire Oscar TEMARU, président de la Polynésie française. Un communiqué suivant (pièce 8) fait état de la décision prise par la cour d’appel qui aurait partiellement sursis à statuer dans l’attente de l’aboutissement d’une enquête ouverte sur une plainte du comité.
Un article de presse (pièce 4) se fait, par ailleurs, l’écho d’une prise de position de ce même comité, qui “regrette l’inertie de la justice face à ‘quatre nouveaux témoins’, prise de position réitérée sur son site Internet (pièce 15). Un autre (pièce 8) mentionne l’annulation par la Cour de cassation de la condamnation de Vetea GUILLOUX. Plusieurs autres (pièces 5, 6, 7, 9 et 10) évoquent, en des termes proches de ceux résultant de la lettre de Jean-Bernard TALIERCIO et de l’attestation de Gilles GOUBIN, le rôle qu’aurait tenu Jean BIANCONI, qui aurait tenté d’utiliser celui-ci pour déstabiliser celui-là, qui venait de mettre en examen Gaston FLOSSE, avant de se retourner contre l’officier de gendarmerie qui ne se serait pas prêté à cette manipulation. Deux coupures de presse (pièces 3 et 11) relèvent des réquisitions de relaxe prises par le procureur de la République à l’égard de proches de Gaston FLOSSE. Une autre (pièce 14) évoque la demande de ‘dépaysement’ de l’enquête sur la mort de Jean-Pascal COURAUD et envisage l’hypothèse qu’il s’agisse ‘d’une manoeuvre pour enterrer’ le dossier”.
Ces éléments viennent documenter nombre des faits évoqués dans l’article. Leur valeur probante généralement limitée n’autorisait cependant pas le prévenu à procéder, sans autre précaution, à la simple compilation de ces informations de seconde main. S’il pouvait néanmoins, sur cette base, s’interroger sur les anomalies ou insuffisances qui étaient susceptibles d’affecter tant l’enquête sur la disparition de Jean-Pascal COURAUD qu’un certain nombre de procédures annexes, il se devait de ne le faire qu’après avoir sollicité le point de vue du procureur de la République, qu’il atteignait directement et gravement dans son intégrité professionnelle, et en conservant à son ton la prudence que la fragilité des documents recueillis commandait.
Or, si l’article procède pour l’essentiel par insinuation, il est cependant univoque et conduit le lecteur vers une conclusion sans nuance, à l’image du dessin qui figure sur la dernière page de l’article. Dans ces conditions, le bénéfice de la bonne foi ne saurait être reconnu au prévenu, contre lequel le tribunal entrera en voie de condamnation.

A LA UNE

Affaire JPK : le procureur de Tahiti en arroseur arrosé

Par Pascal Riché | Rue89 | 20/05/2009 | 15H05
La 17e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris a l’habitude de juger les affaires de diffamation. Parfois, pourtant, les procès se retournent : les avocats des supposés « diffamateurs » en sont réduits à déballer le linge sale des prétendus « diffamés ». C’est ce qui est arrivé mardi après-midi, au détriment du procureur de la République de Tahiti, Jean Bianconi.

L’affaire portait sur un article écrit par un journaliste indépendant de Tahiti, Alex du Prel. Ce journaliste et écrivain d’origine américaine anime presque à lui seul le mensuel Tahiti Pacifique, depuis un coin reculé de l’île de Moorea.

C’est un homme courageux, qui n’hésite pas à « porter la plume dans la plaie », comme disait Albert Londres : il dénonce souvent les affaires de corruption en Polynésie, et n’a jamais accepté que l’on enterre l’enquête sur la mort du journaliste Jean-Philippe Couraud, connu à Tahiti sous les trois lettres « JPK ».

Ce dernier, on le sait, a disparu dans des circonstances suspectes en 1997. La thèse officielle de ette disparition est le suicide, mais la famille a la conviction qu’il a été assassiné.

Un article assassin pour le parquet de Tahiti et le procureur Bianconi

Alex du Prel pense lui aussi que JPK a été tué, noyé par des hommes de main de l’ancien président Gaston Flosse. Dans un article publié en janvier 2007, titré « Oui, JPK a bien été assassiné ! », il accusait ouvertement le Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP, l’ancienne milice de Gaston Flosse) d’être à l’origine de sa mort.

Mais il y mouillait aussi la justice locale, estimant « ridicule voire carrément suspect (…) l’acharnement du parquet de Papeete et de l’entourage de l’ex-président Flosse pour tenter de démontrer par tous les moyens que les témoignages (allant dans le sens d’un assassinat) ne seraient que des “rumeurs fantaisistes” ».

Il visait clairement, sans le nommer directement, le procureur Jean Bianconi :

« Serait-ce dû au fait qu’un haut magistrat pourrait se croire investi par une sorte de “mission divine”, qui consisterait à orchestrer une machination (à laquelle certains juges accepteraient de participer) pour protéger par tous les moyens l’ex-GIP et son chef Rere Puputauki qui, s’il était condamné, pourrait mettre en danger le sénateur Flosse, lequel à son tour pourrait alors mettre en danger “les plus hautes sphères de l’Etat” ? »

A la suite de la parution de l’article, Jean Bianconi, son substitut Christophe Perruaux et le juge d’instruction Philippe Stelmach ont porté plainte en diffamation contre du Prel.

Un procès à 16 500 kilomètres des faits jugés

Mais les trois hommes ont choisi de porter l’affaire à Paris, à 16 500 kilomètres de la rédaction de Tahiti-Pacifique. Une manoeuvre visant, selon le journaliste, à sortir le dossier de son contexte. Commentaire d’Alex du Prel, dans un email qu’il nous a adressé :

« Imaginez le tollé qui se soulèverait en France si le procureur de Paris assignait le directeur de publication d’un magazine parisien devant le tribunal correctionnel de Papeete, sous prétexte que trois exemplaires seraient vendus à Tahiti.

C’est un procédé que quelques rares vicieux ont utilisé dans le passé pour se venger d’éditeurs de livres (jamais de presse) qui les malmenaient. ».

Entre le dépôt de cette plainte et le procès de mardi, de l’eau a coulé. Et cette eau a charrié de nombreuses révélations et rebondissements, donnant raison à ceux qui, comme du Prel, réclamait début 2007 une réactivation de l’enquête. Celle-ci a récemment conduit à des perquisitions à la DGSE ou chez Gaston Flosse.

Un parquet qui poursuit un journaliste, mais pas les nervis de Flosse

A cause de la distance, aucune des parties (accusateurs ou accusé) n’était présente mardi dans la salle d’audience. Pour défendre son client, Me Claire Doubliez a choisi d’étaler les turpitudes de la justice de Tahiti : il lui fallait démontrer la bonne foi de son client, et donc reconstituer pour les juges le contexte de l’article incriminé.

Le résultat : un tableau effarant de la justice de Polynésie, dans son versant « parquet ».

Jean Bianconi était jusqu’en 2003 le président de la chambre d’appel d’Aix-en-Provence. Chiraquien, acteur et témoin du drame de la grotte d’Ouvea en Nouvelle-Calédonie, il a été nommé procureur de la République à Papeete alors que Gaston Flosse, ami de Jacques Chirac, commençait à avoir des ennuis judiciaires pour son abus d’emplois
fictifs.

Dans sa plaidoirie, l’avocate du journaliste s’est interrogée : qu’est-ce que c’est que ce parquet qui poursuit un journaliste dérangeant, mais qui n’a rien fait pour poursuivre les agents du service de renseignements du GIP, les « tontons macoute de Gaston Flosse » ?

Et lorsque le même GIP, a-t-elle poursuivi, s’est ouvertement rebellé contre Oscar Temaru, en 2005, « qu’a fait le parquet ? Rien ».

Des pressions indignes sur le juge chargé de l’affaire

Que penser d’un procureur qui donne son feu vert à l’arrestation et la condamnation express, en comparution immédiate, pour dénonciation calomnieuse, d’un témoin-clé, Vetea Guillou, venu expliquer en 2004 qu’il avait recueilli les confidences des assassins de JPK ?

Le juge d’instruction de l’époque, Jean-Bernard Taliercio, en charge de l’enquête sur la disparition de Jean-Pascal Couraud, n’avait alors même pas été informé de l’affaire…

L’avocate a relaté les pressions exercées par Jean Bianconi
contre Taliercio, alors chargé de dossiers sensibles pour Flosse, et réputé peu docile. Au bout du compte, le parquet tahitien a tenté de « coller » une affaire de harcèlement sexuel sur le dos du juge. L’affaire, instruite à Paris, a finalement débouché sur la non-culpabilité du juge…

Me Doubliez a raconté encore, pour souligner les liens Bianconi-Flosse, comment en 2006, le parquet a requis la relaxe dans une
affaire de prise illégale d’intérêt impliquant le potentat local, et qui finit quand même par la condamnation (certes légère) de ce dernier

A la sortie du tribunal, l’avocat des trois magistrats accusateurs, Me Xavier Normand-Bodard, haussait les épaules : « J’ai apporté des faits précis. La défense, elle, a essayé de réécrire un article a posteriori. »

Claire Doubliez, elle, vantant le courage de son client, semblait sincèrement choquée par toute cette affaire « hallucinante ».

Le jugement sera rendu le 23 juin.

Photo : Jean-Pascal Couraud, alias JPK, journaliste retrouvé mort à Tahiti (DR).

ENTRETIEN

Reporter disparu à Tahiti : pourquoi je crois au meurtre

Longtemps convaincu par la thèse du suicide, l’avocat de JPK, Me des Arcis, explique à Rue89 pourquoi il a changé d’avis.

Me des Arcis en janvier à Paris (Audrey Cerdan/Rue89)

« JPK » était son ami, mais pendant des années, il n’a pas voulu croire à son assassinat. Du moins publiquement. Le 19 juin dernier, lorsque le juge lui pose la question, il répond encore : « Jusqu’à présent, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’un suicide. » Mais « après avoir consulté le dossier », l’avocat Jean-Dominique des Arcis a radicalement changé d’avis sur le sort de Jean-Philippe Couraud, journaliste disparu en 1997. Il se dit aujourd’hui convaicu qu’il a été tué.

Lors d’un récent passage à Paris, cet avocat installé à Tahiti s’est confié à Rue89. Avec des certitudes -la Polynésie a financé la campagne de Jacques Chirac- et des doutes -sur le compte bancaire japonais du même Chirac-, il raconte un archipel corrompu et entièrement soumis à la volonté de l’ancien président du gouvernement de Polynésie, Gaston Flosse.

Conseil d’ami : « Ne t’approche pas de Chirac, sinon tu es mort »

A 64 ans, Jean-Dominique des Arcis prétend avoir beaucoup de « trous de mémoire ». Les noms, les chiffres, les visages… Il en a tellement vu depuis vingt ans qu’il fréquente les contre-allées du pouvoir polynésien.

La thèse du suicide de JPK n’est pas sans arguments : juste avant sa disparition, JPK était déprimé, sa femme le trompait. Celle-ci a retrouvé une note : « Quoique je fasse, où que j’aille, je continuerai de t’aimer. » Selon les enquêteurs, le journaliste est parti avec des somnifères et ses palmes.

Seconde piste à laquelle s’intéresse l’enquête : le crime passionnel. La femme de JPK et son amant ont mis dix ans avant d’admettre, au cours d’une garde à vue, avoir eu à l’époque une relation.

Mais la famille du journaliste croit, elle, à la piste politique. En cette drôle d’année 1997, les pressions étaient fortes, tant sur JPK que sur Me des Arcis, qui travaillaient souvent ensemble.

En mars, Gaston Flosse créé le GIP (Groupe d’intervention de Polynésie), sorte de service d’ordre doublé d’une cellule de renseignements dirigée par un duo d’anciens de la DGSE. En juin 1997, le cabinet de des Arcis est cambriolé par une équipe qui emporte son disque dur et 60 kilos de documentation. Le tout sera finalement retrouvé dans les locaux de la présidence polynésienne… JPK et des Arcis, les deux opposants, sont filés, écoutés, surveillés.

La pression monte. Avertissements, menaces de mort, balles et petits cercueils reçus au courrier. A tel point que, lors d’un passage à Paris, un confrère attentionné, proche de Jacques Foccart, lui livre un vrai conseil d’ami : « Ne t’approche pas de Chirac, sinon, tu es mort. » Puis l’orage passe, jusqu’au 15 décembre 1997 – en cliquant sur le lien suivant :

http://www.dailymotion.com/video/x433u0_me-des-arcis-l-avocat-de-jpk-1_news

Une disparition sans traces et sans mobile

Jusqu’au 15 décembre 1997, Me des Arcis fut donc l’avocat et l’ami de JPK l’ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Tahiti licencié lors du rachat du titre par le groupe Hersant. Les deux hommes ont en commun les combats politiques menés contre le tout-puissant Flosse. Pour le faire tomber, ils creusaient, ensemble, quelques affaires politico-financières.

A force de chercher, l’avocat et le journaliste finissent par avoir la certitude que Flosse avait largement financé la campagne électorale de Jacques Chirac en 1995.

En février dernier, le frère de JPK, Philippe Couraud rencontre Me des Arcis dans un café. Ce dernier, racontera Couraud, lui aurait alors affirmé qu’il a été en possession d’informations relatives à des transferts de fonds de Polynésie française vers un compte ouvert au Japon au nom Jacques Chirac.

L’avocat dément avoir prononcé le mot « Japon ». Et se fait bien plus prudent. « Si on retient l’hypothèse de l’enlèvement, alors la question du financement politique peut être évoquée… » – cliquer sur le lien suivant pour l’interviewe :   http://www.dailymotion.com/video/k7nhhYP8W07cBBsNuP#from=embed

Dernier épisode en date de l’instruction menée à Tahiti : le dossier Clearstream. Les deux juges parisiens en charge de cette affaire ont accepté de transmettre à leur homologue de Papeete les scellés des archives du général Rondot consacrés à l’enquête de la DGSE sur un compte japonais à la Tokyo Sowa Bank. Des scellés qui n’ont pas encore livré tous leurs secrets.

Interrogé par le journal Le Monde, le sénateur Gaston Flosse dément toute implication :

« Il n’y a jamais eu de précisions sur ces mouvements de fonds, juste des on-dit. Jamais je n’ai mis le moindre centime dans une banque pour le compte de Jacques Chirac. »

Il se déclare « à la disposition de la justice » si elle souhaite l’interroger.

Pascal Riché et David Servenay 

Affaire JPK: sur la piste des "barbouzes" de Gaston Flosse

publié le 14/01/2011

Ce « renseignement politique » du SED concernait-il également Jean-Pascal Couraud ?

Après l’avoir, dans un premier temps, nié, les anciens membres de la DGSE au service de Gaston Flosse ont bien été obligés de reconnaître que JPK faisait partie des personnalités sous surveillance, tout en niant la moindre responsabilité, directe ou indirecte, dans sa disparition.

Ainsi, le 7 juillet 2006, le patron du SED, André Yhuel, « persiste à dire que nous n’avons jamais suivi Jean-Pascal Couraud. » Entendu le 19 mai 2010 par le juge Stelmach, André Yhuel est moins formel : « Pour Jean-Pascal Couraud, je ne pense pas que c’est la hiérarchie qui a donné l’ordre [de le surveiller], mais si quelqu’un a donné l’ordre c’est forcément moi, explique à présent le patron du SED. Si les agents disent qu’on a suivi Jean-Pascal Couraud, c’est certainement vrai. Je ne m’en souviens pas (…) c’est sûrement parce que c’était un opposant et un journaliste. » Dans le bureau du juge Redonnet, le 11 juin 2010, André Yhuel réaffirme qu’il n’a « pas souvenir que cette cellule [du SED] ait suivi Jean-Pascal Couraud », mais sans démentir cette surveillance : « Si quelqu’un a demandé à Micheloni de le faire, c’est forcément moi, poursuit le patron du SED. Peut-être sommes nous tombés d’accord tous les deux au café le lundi matin sur le nom de cette personne pour occuper les employés de la cellule. » « L’ordre de suivre Jean-Pascal Couraud n’est-il pas venu de plus haut ? » , l’interroge le juge Redonnet. En effet, ce dernier, dans les mois ou années qui ont précédés sa disparition, était connu pour être un farouche opposant à Gaston Flosse et travaillait aux côtés de [l’homme politique] Boris Léontieff ? » La réponse d’André Yhuel est laconique : « Ce n’était pas le seul. »


Pourtant, cette surveillance de JPK est attestée par d’anciens membres du SED, comme Sean Whitman, embauché dès la création du service de renseignement parallèle de Gaston Flosse, en 1997.

« Je me souviens surtout que nous avons eu du mal, car c’était une de nos premières filatures, raconte Sean Whitman. Nous étions tous les trois [NDR : avec deux autres personnes, dont l’une confirmera avoir surveillé JPK] sur cette mission. » L’ancien agent du SED estime que les filatures de JPK ont commencé« environ un mois, un mois et demi avant sa disparition. » « Félicien [Micheloni] nous avait réunis tous les trois et nous avait dit que nous allions filer Jean-Pascal Couraud, poursuit le témoin. Moi, je le connaissais de réputation, mais sans plus. Je ne l’avais jamais vu. Je crois que Félicien avait une copie de presse où il y avait la photo de JPK pour qu’on puisse le reconnaître (…) Félicien nous a expliqué qu’il fallait le filer car il travaillait pour Boris Léontieff. Il fallait tout d’abord le filer pour connaître ses habitudes et ensuite ses contacts (…)ce qui aurait pu être intéressant, c’était que des gens de la présidence ou proche de la présidence [de Polynésie] fasse des allers et retours dans le bureau de JPK, ce qui n’a pas été le cas (…) nous ne l’avons pas surveillé de nuit. Dès qu’il rentrait à son domicile, nous arrêtions la filature » , explique Sean Whitman, qui précise également « avoir filmé JPK » à la sortie d’un « supermarché. »


Interrogé sur les déclarations de Sean Whitman, le patron du SED, André Yhuel explique ne pas s’en souvenir, mais sans remettre en cause la crédibilité de ses propos : « Je tombe des nues, dit André Yhuel, entendu le 7 juillet 2006. Je suis étonné. A la lecture de sa déposition, il y a un accent de vérité et de sincérité, il n’a pas inventé cela (…) visiblement, il l’a observé, cela semble vrai, mais je ne peux pas l’expliquer (…)la seule explication que je puisse donner c’est que Sean Whitman ait été positionné devant la mairie d’Arue[administrée par Boris Léontieff auprès de qui travaillait JPK] pour exercer une observation sur Boris Léontieff et qu’à travers ces observations, il ait décidé de suivre Jean-Pascal Couraud. Je trouve son audition très inquiétante. »

Gaston Flosse à Papeetee, en octobre 2004 © Stringer France/Reuters

Les Dassault : Une Famille Gaulliste.

Une Famille Gaulliste, au delà des générations.

Après Marcel, Serge voici Olivier Dassault est né le 1er juin 1951 à Boulogne-Billancourt.
Ingénieur de l’Ecole de l’Air (1974), Olivier Dassault a suivi une formation scientifique et économique de haut niveau. Il est titulaire d’un DEA de mathématiques de la décision et d’un doctorat d’informatique de gestion. Il a été maître de conférences à HEC.

Député de l’Oise, il est aussi Président du conseil de surveillance du groupe de presse Valmonde (Valeurs actuelles, Le Spectacle du Monde, Jours de Chasse). Depuis l’entrée du groupe Dassault dans le Figaro, il est administrateur de la Socpresse et du Figaro.

Il est pilote professionnel IFR – le seul pilote au monde qualifié sur la totalité de la gamme d’avions d’affaire Falcon – et détient plusieurs records du monde de vitesse.

Au décès de Marcel Dassault, en 1986, son père, Serge Dassault, président de Dassault aviation, lui confie plusieurs missions et responsabilités au sein de l’entreprise, le nommant, notamment, directeur adjoint d’Europe Falcon Service, et directeur de la stratégie des avions civils de la Société Dassault Aviation. Aujourd’hui encore, il participe à l’activité de l’entreprise, en tant qu’administrateur et, notamment, à l’occasion des salons internationaux ou en prospectant de nouveaux clients.

Fort de son expérience de conseiller de Paris (de 1977 à 1989), Olivier Dassault reconquiert la première circonscription de l’Oise en 1988. Cette circonscription, du fait du redécoupage, n’était plus tout à fait celle de Marcel Dassault, et avait basculé fortement à gauche (François Mitterrand y obtint près de 60% des suffrages lors des élections présidentielles de 1988). En dépit des fortes réticences généralement exprimées à l’époque et des prévisions alarmantes, il se porta candidat et fut élu. Réélu député en 1993, au premier tour, il le sera encore le 16 juin 2002 avec près de 57% des suffrages.

Profondément attaché à la région de Beauvais, il y fut, dès 1989, conseiller municipal, puis tête de liste pour les élections régionales de 1992. Il devint Premier vice-président du Conseil régional de Picardie. Candidat, en 1994, à l’occasion d’une élection cantonale partielle, il fut Conseiller général de l’Oise (canton de Beauvais Nord-est) de 1994 à 1998.

A l’Assemblée nationale, il est membre de la commission des finances. Rapporteur spécial du budget du commerce extérieur de mars 1993 à mai 1997, il est aujourd’hui Rapporteur spécial du budget de la Culture, pour la XIIème législature. Parlementaire nommé en mission par le Premier ministre (mars-octobre 1994), il est l’auteur de deux études remarquées à l’époque : un rapport d’information pour la commission des finances de l’Assemblée nationale, « l’Asie : un défi et une chance pour l’exportation », et un rapport au Premier ministre, « Le Portage : une technique d’internationalisation des PME ». En liaison directe avec ces travaux, il remettra un rapport sur l’industrie à Jacques Chirac, alors candidat à l’élection présidentielle. De nombreuses mesures préconisées dans cet ouvrage, qui conserve son actualité, ont été mises en oeuvre. Olivier Dassault fut également délégué national du RPR chargé de la mondialisation et du commerce extérieur. Il fut notamment, l’auteur du « Livre blanc sur le commerce extérieur de la France » (1991) et d’une synthèse pour l’Association des amis de Jacques Chirac intitulée « La mondialisation, un atout dans notre main », en avril 2000. Fondateur, avec Yves Galland, alors ministre du commerce extérieur, du club « Partenariat France »,, chargé d’aider les PME françaises à l’exportation, il en est le président d’honneur depuis 1996.

A son retour à l’Assemblée, dès juillet 2002, il fonde, avec Jean-Michel Fourgous et Hervé Novelli, le Groupe d’étude parlementaire « Génération entreprise ».

Député, Olivier Dassault est aussi le compositeur de l’emblème sonore de l’Assemblée nationale, offrant à cette institution une autre face de sa personnalité créative. Apparenté à Darius Milhaud, il laisse libre court à son talent de compositeur et de photographe. On lui doit de nombreuses musiques originales de films, mais aussi la réalisation de courts métrages et de films publicitaires. Pionnier en Europe de l’emblème sonore, il a imaginé l’identité de nombreuses collectivités ou sociétés. Fasciné par le titre de l’ouvrage de Paul Claudel, « L’oeil écoute », il est aussi un photographe renommé. Il a publié dix ouvrages de photographie.

C’est un fidèle du Gaullisme et il a un véritable esprit de compagnonnage, toujours disponible pour aider ses compatriotes sans faire de la démagogie, qualités rares chez nos hommes politiques.

Pour en savoir plus, cliquer sur le lien suivant : http://www.facebook.com/pages/Olivier-DASSAULT/122553704501400?sk=info

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