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Qui est Georges Papandréou ? Va-t-il quitté ses fonctions ? Aurait-il peur du peuple grecque ou tourne-t-il son regard vers l’Est ? La Grèce est une démocratie et son peuple gronde… La Chine serait-elle sa terre promise ? Maï Salaün

Maps shows a group of countries known as the P...

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Avec l’annonce du référendum – il y a un risque que le 6ème versement pour renflouer la Grèce.

Le pétrole est en très nette baisse, l’économie US aussi.

Cela va redonner un rôle majeur à la banque générale européenne – sacré baptême du feu ce mardi pour Mario Draghi qui accéde à la présidence de la Banque centrale européenne ! Le nouvel homme fort de la zone euro et du futur G20 de demain aura pour mission de réduire cette fracture. Son discours de jeudi 3 novembre 2011 sera très attendu.

Dans 15 mn, Réunion d’urgence à l’Elysée sur la décision du référendum grec.

Pour la CDU, « Papandréou joue avec le feu »

Gunther Krichbaum (CDU) est président la commission des affaires européennes au Bundestag. | LEMONDE.FR | 01.11.11 | 16h03   •  Mis à jour le 01.11.11 | 16h03

Que pensez-vous de l’annonce du référendum en Grèce ?

Je suis surpris. Comme tous les dirigeants européens. Alors que les deux derniers sommets européens avaient amené un peu de calme sur les marchés, cette annonce provoque partout en Europe une grande nervosité et une grande irritation. Georges Papandréou a ouvert la boîte de Pandore. Son attitude constitue un affront pour les autres leaders européens. Il joue avec le feu. C’est incompréhensible. Même la question de confiance qu’il pose aux députés n’est pas gagnée d’avance.

Le courtier américain le gros du monde a fait faillite MF Global qui avait joué sur le territoire européen + de 600 millions de dollors parti en fumé…

A côté Mac-donald, Merck et Faiser qui triple ses bénéfices, se balladent dans le positif avec tous les acteurs du luxe.

Affaibli par la dette européenne, le courtier MF Global dépose le bilan

LEMONDE.FR avec AFP | 01.11.11 | 08h40   •

Mis à jour le 01.11.11 | 11h53

MF Global, l'un des plus grands noms du courtage aux Etats-Unis, a déposé le bilan lundi 31 octobre, devenant ainsi le premier gros groupe de Wall Street victime de la crise de la dette européenne.

MF Global, l’un des plus grands noms du courtage aux Etats-Unis, a déposé le bilan lundi 31 octobre, devenant ainsi le premier gros groupe de Wall Streetvictime de la crise de la dette européenne.REUTERS/BRENDAN MCDERMID

 MF Global, l’un des plus grands noms du courtage aux Etats-Unis, a déposé le bilan lundi 31 octobre, devenant ainsi le premier gros groupe de Wall Street victime de la crise de la dette européenne, sur laquelle il avait massivement parié. Le conseil d’administration du groupe l’a placé sous la protection de la loi des faillites afin de « protéger ses actifs », indique un communiqué de l’entreprise. Selon le dossier du dépôt de bilan déposé devant un tribunal new-yorkais, elle possédait au 30 septembre 41 milliards de dollars d’actifs et 39,7 milliards de passif, ce qui en fait la huitième plus grosse faillite aux Etats-Unis depuis 1980.

Le dépôt de bilan du groupe, qui emploie environ 2 870 personnes, pourrait envoyerune onde de choc sur les marchés mais ses conséquences ne devraient pas êtreaussi importantes que l’impact de la faillite de Lehman Brothers en 2008. Selon le dossier du dépôt de bilan, les plus importants créanciers de MF Global sont JPMorgan Chase et Deutsche Bank. Toutefois, sur les 1,2 milliard de dollars de dettes imputées à JPMorgan, la banque américaine n’en possède réellement que 80 millions et agit pour le reste du montant au nom d’autres établissements financiers, a affirmé une source au sein de la banque.

MF Global, l’un des premiers courtiers en matières premières et produits dérivés dans le monde, était dans une position très difficile en raison des pertes plus lourdes que prévu annoncées la semaine dernière. Déjà malmené sur le marché depuis l’été, le groupe new-yorkais avait reconnu à cette occasion être exposé à hauteur de 6,3 milliards de dollars à la dette publique européenne, dont plus de la moitié à l’Italie et plus d’un milliard à l’Espagne, deux pays dans la ligne de mire des investisseurs. D’après le Wall Street Journal, les dirigeants de MF Global ont lancé pendant le week-end une dernière tentative de sauvetage en négociant avec Interactive Brokers Group, qui a envisagé un moment de racheter des actifs du courtier pour environ 1 milliard de dollars.

POSSIBLE FRAUDE

Ces discussions n’ont finalement pas abouti et, selon le New York Times, leur échec est dû à la découverte d’un trou d’environ 700 millions de dollars dans les comptes de la société de courtage. La disparition de ces centaines de millions de dollars confiés à MF Global par des clients pourrait suggérer que ces fonds ont été utilisés de manière illicite par la société, a rapporté lundi le NYT.

L’emplacement « de cet argent n’est pas clair, et une certaine somme devrait refaire surface dans les prochains jours, le temps que le processus de faillite progresse », explique le quotidien américain, citant « plusieurs personnes » proches du dossier. Les autorités boursières enquêtent pour déterminer si la société de courtage a utilisé les fonds de ses clients à ses propres fins, effectuant des placements dans l’espoir de se renflouer. Si les faits étaient avérés, cela constituerait une infraction à une règle d’or de Wall Street.

ÉCHEC PERSONNEL

Le dépôt de bilan du groupe MF Global marque un échec dans la stratégie de son PDG, Jon Corzine.

Le dépôt de bilan du groupe MF Global marque un échec dans la stratégie de son PDG, Jon Corzine.REUTERS/LUCAS JACKSON

Le dépôt de bilan de MF Global marque l’échec de la stratégie de son PDG, Jon Corzine. Ancien coprésident de Goldman Sachs et gouverneur démocrate de l’Etat du New Jersey de 2006 à 2010, il avait pris en mars 2010 les rênes de la société, ancienne filiale du britannique Man Group. L’homme était décidé à transformer le courtier en une véritable banque d’investissement, quitte à se lancer dans des paris risqués sur les marchés.

« [MF Global] a renforcé les activités de courtage en nom propre, qui ne marchent pas bien, comme on le sait, en raison des actifs liés à la zone euro, mais aussi à l’énergie ou aux taux d’intérêt. La situation ne pourrait pas être pire, a confié la semaine dernière à l’AFP un ancien cadre du groupe sous couvert d’anonymat.Cela fait seulement un an que cela dure. Avant, on s’occupait juste de gérer les positions des clients, il y avait bien moins de risque. »

Le groupe a ainsi investi plus de 6 milliards de dollars dans la dette européenne, dont plus de la moitié dans celle de l’Italie, actuellement dans la ligne de mire des marchés. Avant de faire paniquer ses actionnaires et de faire fuir ses clients, cette position avait inquiété les régulateurs financiers américains, l’un d’entre eux, la Finra, demandant à la maison de courtage d’augmenter ses fonds propres au mois d’août.

Est-on à l’aube de la sortie de la Grèce de l’Europe ?

quelle est l’idée de Papandréou?

Son ministre des finances n’était pas au courant, ses autres ministres également, le seront plus précisément lors d’un conseil des ministres extraordinaire grecques à 18 heures- le plan franco-allemand proposé la semaine dernière pour sauver par la Grèce – la pression dans la rue contre l’austérité insoutenable demandée au peuple grec.

Auj. à 10:40

la décision d’hier soir peut paraître incompréhensible.Pourtant je ne crois pas M.Papandréou inconscient, il y a donc une bonne raison derrière: la démocratie peut être…
Le tout est de trouver quelle est cette raison: je propose ce file pour que chacun émette des hypothèses:

Je commence donc:

Je pense que un ou plusieurs pays ont compris le désarroi des grecs , et vont chercher à l’exploiter: Aller au référendum, c’est quasiment sûr d’une réponse négative. Les conséquences: peut être la sortie de l’Euro.
Le ferait-il sans avoir quelques garanties??

Je pense que des pays comme Chine, Russie, (pays du Golfe un peu moins), pourraient devenir les sauveurs.
En faisant comme l’Islande , ils plantent leur créanciers (parrallèle entre les 2 référendums…).

Le retour au drachme est suicidaire, sauf s’il fait exploser la zon,e euro, alors l’aide extérieure devient très bon marché.

Mon scénario de politique fiction est donc un plan secret avec la Chine , malmenée par les européens au cours du récent sommet, qui permettrait d’être plus efficace que le plan européen.
En effet , il vaut mieux une aide financière d’un riche que d’un pauvre.
D’autant plus qu’une fois sorti, ils n’ont rien à craindre de la chute de l’Italie ou autre PIIGS.

Les chinois diviseraient alors l’Europe, les Etats unis…et s’implanteraient dans le bassin méditéranéen

La peur du peuple

01 Novembre 2011 Par Patrick rodel Inscrit(e) depuis Dec. 2007″ href= »http://blogs.mediapart.fr/blog/nerac40″>patrick rodel

La réaction d’une certaine partie de la classe politique et des commentateurs (ce matin, les questions posées par la journaliste de France Info à une députée socialiste d’origine grecque étaient déroutantes d’indignation) devant la décision de Papandréou d’organiser un référendum pour demander au peuple grec son avis sur des décisions prises jusqu’à présent sans qu’il soit vraiment consulté, en dit long sur cette peur du peuple toujours vive au sein même de régimes qui se prétendent démocratiques. Le peuple représente toujours un danger potentiel, il est le pôle de l’irrationalité, il est le risque de l’irruption de la violence et du désordre : le mouvement populaire est redoutable, parce qu’il n’obéit jamais à ce que les élites considèrent comme l’évidence même. Il n’a droit à la parole que lors des élections – le reste du temps, il ne parle pas, il « braille », selon la formule du ministre Darcos et personne de responsable ne songe à l’entendre, sauf à être taxé de populisme -, il donne sa voix et du même coup quelqu’un parle à sa place et il n’est jamais acquis que sa parole soit fidèlement répercutée dans les Assemblées : par exemple, il dit non et l’on fait comme s’il avait dit oui ; ou on lui repose la question jusqu’à ce qu’il l’ait bien comprise et réponde comme on veut qu’il réponde. Que le peuple se batte pour défendre des intérêts qui ne sont pas ceux des tenants du pouvoir montre bien qu’il n’a jamais atteint l’âge de raison – laisserait-on un enfant décider de son avenir ? ! et lorsque, au cours de l’histoire, c’est lui qui s’est levé pour défendre l’intérêt de la nation elle-même, alors que les prétendues élitesdans leur grande majorité, trahissaient allègrement, on se hâte d’oublier tout cela et de restaurer un régime favorable aux riches, de désarmer le peuple et de le renvoyer au travail.

Cette peur du peuple, c’est bien elle qui a transformé la dictature du prolétariat en dictature sur le prolétariat. C’est bien elle qui, intériorisée dans nos démocraties, est le ressort de cette apathie qui nourrit une délégation paresseuse de la volonté populaire ou un désintérêt croissant à l’égard d’un jeu politique qui apparait de plus en plus pipé.

Pour que le peuple cesse de faire peur, il conviendrait qu’il n’ait plus peur de lui-même et qu’il fasse entendre sa voix trop longtemps confisquée : une autre voie politique pourrait ainsi s’ouvrir qui serait celle d’une véritable démocratie.

 WASHINGTON (AP) – The European debt crisis has claimed its first big casualty on Wall Street, a securities firm run by former New Jersey Governor Jon Corzine.
MF Global Holdings Ltd., which Corzine has led since early last year, filed for bankruptcy protection Monday. Concerns about the company’s holdings of European debt caused its business…
Les banques grecques sont fragilisées. Leurs besoins sont de 30 milliards d’euros. Le marché bancaire grec est en train de vacillé entre le plan et le départ des épargnants.

L’agence Fitch menace la zone euro
après la décision du référendum grec

Pour l’agence de notation, la décision de la Grèce de soumettre à référendum l’accord sur le règlement de la crise de la dette menace « dramatiquement » la stabilité financière de la Grèce et de la zone euro dans son ensemble.

L’Italie accuse Sarkozy d’avoir alimenté la spéculation contre elle

Pour le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, le président français a contribué à alimenter une « attaque spéculative » contre son pays sur les marchés financiers avec ses commentaires consécutifs au dernier sommet de la zone euro.

 When Goldman Sachs went public on May 4, 1999, Jon Corzine , who was then the firm’s chief executive, held a stake that was suddenly valued at $305 million. So, perhaps, it’s uncharitable to complain about the piddling $12 million severance he was poised to gain if he had managed to sell his current firm, MF Global Holdings, over the weekend.

Europe’s Crisis Stymies Financial Overhaul. More Job Cuts Even as Profits Rise.

October 31, 2011, 3:14 pm In Debt
A Lehman Brothers, in Miniature
MF Global Holdings and one of its United States subsidiaries filed for Chapter 11 protection on Monday.
Notably absent from the filing was MF Global, the registered broker-dealer subsidiary of the MF…

Europe’s Crisis Stymies Financial Overhaul
More Job Cuts Even as Profits Rise
At MF Global, Two Other Falling Stars
As MF Global filed for bankruptcy on Monday, much of the attention has focused on the Wall Street firm’s chief executive, Jon S. Corzine, the former New Jersey governor and onetime head of Goldman Sachs.
But two of Mr.

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Référendum grec réunion de crise à l’Élysée 

Réactions (165)

Référendum grec :
réunion de crise à l'Élysée

Nicolas Sarkozy convoque ses ministres en fin d’après-midi à Paris après la décision surprise du gouvernement grec d’organiser un référendum sur le plan d’aide européen.

Le gouvernement grec sur le fil du rasoir 

L’annonce d’un référendum en janvier prochain a provoqué un véritable tollé dans toute la classe politique grecque. La perspective incertaine sur l’avenir du pays fait trembler les partenaires européens.

Plan de sauvetage : Paris et Berlin toujours déterminés

Mis à jour le 01/11/2011 à 17:15 |
publié le 01/11/2011 à 12:39
Le président Nicolas Sarkozy à Bruxelles le 26 octobre dernier.
Le président Nicolas Sarkozy à Bruxelles le 26 octobre dernier. Crédits photo : THIERRY CHARLIER/AFP
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel vont rencontrer dès mercredi à Cannes les responsables de l’Union européenne, du FMI et d’Athènes, après l’annonce d’un référundum en Grèce sur le plan d’aide du pays.
Georges Papandreou a déclenché un véritable séisme. Le premier ministre grec, qui a annoncé lundi soir l’organisation d’un référendum et d’un vote de confiance sur le plan d’aide adopté jeudi dernier, a entrainé une nouvelle chute des marchés boursiers européens. Pris au dépourvus, le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, qui avaient réussi à conclure à l’arraché cet accord après une longue nuit de négociations difficiles, doivent en discuter. Le tandem franco-allemand s’est d’ores et déjà dit «déterminé» à faire appliquer le plan de sauvetage de la zone euro. Il va donc rencontrer mercredi à Cannes les représentants des institutions européennes et du FMI et, séparément, les responsables grecs,d’après l’Elysée. Et ce, alors qu’une réunion du G20 est prévue le lendemain dans la cité balnéaire et devait initialement rassurer la sphère économique mondiale sur la capacité de la zone euro à endiguer la crise une bonne fois pour toute.

Par ailleurs, une réunion interministérielle se tiendra à 17 heures à l’Elysée autour du chef de l’État. Pour cette réunion, ont été conviés le premier ministre, François Fillon, le ministre de l’Economie, François Baroin, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, la ministre du Budget, Valérie Pécresse, le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, et le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

La classe politique européenne s’inquiète

De l’Espagne au Luxembourg, en passant par la Grande Bretagne, la décision grecque provoque depuis ce matin de vives critiques dans la classe politique européenne. «C’est une étrange manière d’agir» a déclaré l’Allemand Rainer Brüderle, président du groupe parlementaire du FDP(libéral), partenaire avec l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la coalition au pouvoir. «On dirait que quelqu’un essaie de se dégager de ce qui a été convenu. Le premier ministre Papandreou a accepté un plan de sauvetage qui bénéficie à son pays. Les autres pays consentent à des sacrifices considérables pour des décennies de mauvaise gestion et de faible gouvernance en Grèce», a-t-il déploré sur les ondes de la Deutschlandfunk.

Le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb, estime, lui, que le référendum équivaudra à un vote sur l’appartenance du pays à la zone euro. Un avis partagé par Christopher Pissarides, lauréat du prix Nobel : «En cas de victoire du non, la Grèce ferait défaut immédiatement. Je ne la vois pas rester dans l’euro», explique ce dernier.

Pour sa part, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, craint un «bazar» si le «non» devait finalement l’emporter. «Pour moi ça a l’air d’un coup de dés», a-t-il déploré.

La presse grecque très critique

En France, le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi est également monté au créneau : «Cette décision me paraît incompréhensible. Quand on sait le mal que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont eu à faire adopter ce plan courageux, je déplore cette décision qui me paraît totalement irresponsable de la part du premier ministre grec», a-t-il déclaré sur France Info. «Lorsque l’on est en situation de crise et que d’autres veulent vous aider, il est insultant de tenter à sauver sa peau plutôt que prendre ses responsabilités», a ajouté Christian Estrosi, en souhaitant que le «premier ministre grec revienne sur sa décision».En Grèce, les mots sont tout aussi durs à l’encontre de Georges Papandreou. Le chef de file de l’opposition conservatrice (Nouvelle Démocratie), Antonis Samaras, estime que le premier ministre «ne peut pas gouverner et au lieu de se retirer de manière honorable, il dynamite tout». «Jamais je n’aurais pensé que Papandreou prendrait une décision aussi dangereuse et frivole», a affirmé, l’ancienne ministre des Affaires étrangères Dora Bakoyanni, qui dirige l’Alliance démocratique (un petit parti de centre droit).

Même la presse nationale se déchaîne. «Le pays sera paralysé par d’interminables débats, le gouvernement, l’appareil d’Etat et les institutions ne fonctionneront plus», assure le journal conservateur Kathimerini.

«Un minimum de démocratie»

Quelques rares voix s’élèvent toutefois pour saluer la décision du gouvernement Papandreou. Florian Filippot, directeur de la campagne présidentielle de la présidente du Front National, Marine Le Pen, voit dans la décision de la Grèce «une première lueur démocratique dans un pays soumis aux pires pressions depuis des mois, le peuple se voyant en permanence sommé d’accepter». Selon lui, «Nicolas Sarkozy a même accepté toutes les folies pour tenter de maintenir cette illusion, allant jusqu’à se mettre à genou devant la Chine. Seule la fin organisée et concertée de l’expérience malheureuse et ratée de l’euro que préconise Marine Le Pen pourra sortir notre pays et la zone euro de l’ornière et de la crise».

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, estime également que l’organisation d’un référendum est «un minimum de démocratie». «Il y a eu 13 grèves générales en Grèce et chacune a réclamé un référendum, Georges savait qu’il ne pourrait pas tenir plus longtemps sans consulter le peuple grec. Aucun peuple au monde ne peut accepter de se voir annoncer un futur pareil», a-t-il dit.

» La Grèce organise un referendum sur le sommet européen

Grèce: un referendum sur le sommet européen

Réactions (650)

Le gouvernement Papandréou va demander aux Grecs s’ils sont d’accord avec les décisions prises lors du sommet européen du 26 octobre.

Grèce : un referendum sur le sommet européen

Par  , Alexia Kefalas
Mis à jour le 31/10/2011 à 23:00 |
publié le 31/10/2011 à 22:06
Réactions (656)
Georges Papandréou, le premier ministre grec.
Georges Papandréou, le premier ministre grec. Crédits photo : Thanassis Stavrakis/AP

Le gouvernement Papandréou va demander aux Grecs s’ils sont d’accord avec les décisions prises lors du sommet européen du 26 octobre.

La décision n’a surpris que par sa forme. Sous la pression de son peuple et des partis politiques, Georges Papandréou, le premier ministre grec, a annoncé lundi soir l’organisation d’un référendum national. Officiellement, il s’agit d’approuver l’accord conclu la semaine dernière par les Européens pour effacer une partie de la dette publique du pays. Mais dans les faits, la marge de manœuvre de Georges Papandréou était trop restreinte pour que le gouvernement puisse continuer d’appliquer les réformes. «Le pays est paralysé depuis plus d’un mois. D’un côté l’ensemble de la classe politique demande d’élections, de l’autre il y a la rue. Entre les grèves du zèle et ceux qui ralentissent l’activité, plus personne ne travaille», explique Giorgos Delastik, analyste politique. «Il faut y ajouter ceux qui n’ont plus les moyens de payer leurs factures, et la violence dans le comportement des gens qui n’ont plus rien à perdre». En effet, pour la première fois depuis le retour de la démocratie en Grèce en 1974, le défilé de la fête nationale a été annulé dans quinze villes du pays. À Thessalonique, dans le nord du pays, des dizaines de Grecs ont jeté des œufs et des projectiles sur les officiels incitant Carolos Papoulias, le président de la République à quitter les lieux. Dans une lettre au premier ministre, Mikis Theodorakis, figure emblématique de la résistance à la junte des colonels a aussi appelé Georges Papandréou à prendre ses responsabilités.

C’est désormais chose faite. Devant le groupe parlementaire socialiste, le premier ministre grec n’a pas mâché ses mots: «La volonté du peuple grec s’imposera à nous», a déclaré M. Papandréou. Il va aussi demander un vote de confiance au Parlement sur l’accord sur la dette. La question sera alors «Les Grecs veulent-ils l’adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils? Si les Grecs n’en veulent pas, il ne sera pas adopté», a-t-il précisé. Si le «non» l’emporte, la constitution grecque impose la tenue d’élections législatives anticipées. Une probabilité élevée, si l’on en croit un sondage réalisé dimanche dernier selon lequel 58,9% des Grecs seraient défavorables à l’accord conclu par les Européens le 26 octobre dernier

Catharsis

Cette perspective agace la majorité. Et pour cause, l’opposition conservatrice, largement en tête dans les sondages veut une renégociation des termes des plans d’aide à la Grèce. Non seulement du dernier mais également de celui adopté en mai 2010.

«Malheureusement, les Grecs risquent d’y voir un plébiscite et d’aller voter non», s’alarme un député de gauche sous couvert d’anonymat «cela plongera le pays dans un marasme économique et politique sans précédent», conclut-il.

Ce coup de poker surprise du gouvernement grec pourrait plonger l’Europe dans le chaos. Sauf s’il parvient à convaincre le peuple de voter oui, au final, ce qui redonnera une légitimité nouvelle à Georges Papandréou pour poursuivre sa cure d’austérité. Pour bien dramatiser l’enjeu, le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos dans une interview télévisée a indiqué que ce referendum serait l’occasion pour le peuple grec «de faire la catharsis du drame qu’il vit»… Une forme de tragédie!

Drôle d’Etat de nos Présidents et Ministres

Publié le
In January 2009, President of the United State...

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VIDEO – Drôle d’état :

Lemoine à la recherche

du nouveau Bush ce soir

dans sa première

émission pour France 4

20-10-2010 – 19h39 et rediffusée le 02/08/2011 au soir
 VIDEO - Drôle d'état : Lemoine à la recherche du nouveau Bush ce soir dans sa première émission pour France 4

Après la crise économique, le monde connaît la crise du politiquement ridicule. Deux ans après le départ de George W. Bush, ses gaffes, lapsus et dérapages verbaux nous manquent. Nostalgique de l’homme politique, France 4 décide de lui trouver un remplaçant ce soir à 20h35 !

Depuis que Barack Obama a remplacé George W. Bush, l’image peu contrôlée de l’ex-président des Etats-Unis nous manque. France 4 décide de réagir ce soir à 20h35 dans l’émission Drôle d’Etat présentée par Jean-Luc Lemoine pour lui trouver un remplaçant digne de ce nom !

Et tout y est : plateau de JT à l’américaine, envoyés spéciaux, experts et spécialistes de la « bushologie », etc. Bref tous les moyens sont déployés pour remédier à la crise que connaissent les bêtisiers politiques.

France 4 et Jean-Luc Lemoine diffuseront ce soir à 20h35 un éventail des plus grosses gaffes politiques, mais aussi des images inédites comme on peut le voir dans les extraits. Découvrez des images de personnalités politiques qui perdent leur pantalon, dansent devant les caméras, embrassent leur micros… Autant de dérapages qui vous feront rire à coup sûr !

Alors qui succèdera à George W. Bush et sauvera le monde du politiquement incorrect ? Ségolène Royal et sa bravitude, Berlusconi et ses prostituées, ou Rachida Dati et son « inflation » qui se transforme en « fellation » ?

Réponse ce soir sur France 4 à 20h35. En attendez, découvrez un extrait en avant-première, en cliquant sur le lien suivant : 

http://tele.premiere.fr/News-Videos/VIDEO-Drole-d-etat-Lemoine-a-la-recherche-du-nouveau-Bush-ce-soir-dans-sa-premiere-emission-pour-France-4-2435814

La Banque populaire de Chine ou BCC annonce qu’elle va relevé 30 milliards de fonds de réserve, pendant qu’en Europe et en Amérique on tente de fuir nos dettes. Voulez-vous « acheter » une île en Chine ? Maï SALAÜN

Publié le
Aval européen pour accroître de 30 milliards le fonds de garantie
12:31 La commission européenne a autorisé l’augmentation de capital de 30 milliards d’euros du fonds de garantie afin d’apporter un soutien aux banques grecques.
Vendredi 7 janvier 2011

La tournée européenne du vice-premier ministre chinois, qui a débuté en Espagne le 4 janvier, s’est prolongée en Allemagne et s’achève au Royaume uni le 12 janvier, relance le débat sur l’indépendance financière de l’Union face à la Chine.

Petit résumé de la situation :

– D’un côté, l’Europe

avec une dette publique qui s’élevait en 2009 à 8 720 milliards d’euros (données Eurostat 15/11/10 pour l’UE des 27) et à 7 092 milliards pour les seuls pays de la zone euro (16 devenus 17 depuis l’entrée de l’Estonie le 1er janvier).

– De l’autre, la Chine

avec des réserves de change de 2 648 milliards de dollars (fin septembre), l’équivalent du PIB français en 2009, et près de la moitié du PIB chinois (un record mondial !). Ces réserves de change détenues par la banque centrale de Chine (BCC) représentent 30% des réserves de change mondiales, sans compter les centaines de milliards détenus par ses fonds souverains[1].

25% de la dette européenne serait détenue par des non-résidents (dont la moitié par les Américains et les Chinois).

La Chine est le premier créancier des Etats Unis, elle détient 10% de la dette américaine (907 milliards de dollars, fin octobre 2010). Elle détiendrait également 7% de la dette publique des Etats européens (soit 630 milliards d’euros).

Depuis quelques mois les discussions se multiplient entre la Chine et les Etats européens les plus endettés qui voient dans le géant chinois un prêteur de choix.

Grèce : 4 à 5 milliards d’euros, la Chine a promis de racheter une part des emprunts grecs quand ils seront de nouveau disponibles sur les marchés

Portugal : 5 milliards d’obligations achetées par la Chine au premier trimestre 2011

Espagne : environ 100 millions d’euros et une promesse de 6 milliards en janvier

Belgique, Hongrie, Italie : discussions en cours…

La présence de la Chine en Europe se fait de plus en plus visible : multiplication des visites diplomatiques, développement des échanges commerciaux, accroissement des investissements directs …

La Chine mise sur l’Europe : son marché, ses technologies, son influence…

Grâce à cette politique du « carnet de chèques », la Chine avance ses pions et trouve de nouveaux alliés plus favorables à ses intérêts : levée de l’embargo sur les armes, qualification de la Chine en « économie de marché », limitation du protectionnisme douanier, tolérance sur le niveau du yuan….


[1] SAFE Investment Company, (State Administration of Foreign Exchange)

CIC (China investment corporation)

CADF (China – Africa development fund)

HKMA (Hong Kong Monetary Authority Investment Portfolio)

NSFF (National Social Security Fund)…

Sur le même sujet : La Chine au chevet de la zone euro

Par cestpasduchinois Publié dans : info du jour
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La Banque populaire de Chine ou BPC (en caractère chinois simplifiés 中国人民银行, Zhōngguó Rénmín Yínháng) est la banque centrale de de la République populaire de Chine. C’est l’institution financière qui, entre autres, émet les billets et pièces en circulation dans la République populaire de Chine, à l’exception de Hong Kong ; etMacao, et dont la devise est le yuan ou renminbi. Jusqu’en 1978, c’était la seule banque de la République populaire. Son rôle a par la suite évolué vers celui d’une banque centrale. Toutefois, un certain nombre d’activités, notamment la gestion desréserves de change, sont confiées à un autre organisme connu internationalement sous le nom de State Administration of Foreign Exchange.

Le président de la BPC est nommé par le premier ministre et approuvé par l’Assemblée nationale populaire. Il est membre du Conseil des affaires de l’État.

Histoire

La Banque populaire de Chine est créé en 1948, dans le Hebei. Après la proclamation de la République populaire, la banque est transférée à Pékin.

La France étant le prochain pays en faillite après la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portuage, l’Espagne. Le suivant après La France : l’ Allemagne

Nouveau tour de vis de la Banque centrale chinoise

La banque centrale chinoise va relever pour la quatrième fois cette année le coefficient des réserves obligatoires des banques, de 50 points de base, poursuivant son tour de vis monétaire pour lutter contre l'inflation. Cette mesure, qui porte le ratio de réserves requises à un plus haut record de 20,5%, entrera en vigueur le 21 avril. /Photo d'archives/REUTERS
 (c) ReutersLa banque centrale chinoise va relever pour la quatrième fois cette année le coefficient des réserves obligatoires des banques, de 50 points de base, poursuivant son tour de vis monétaire pour lutter contre l’inflation. Cette mesure, qui porte le ratio de réserves requises à un plus haut record de 20,5%, entrera en vigueur le 21 avril. /Photo d’archives/REUTERS (c) Reuters

PEKIN (Reuters) – La Banque centrale chinoise (PBOC) a annoncé dimanche le relèvement de 50 points de base du ratio de réserves obligatoires des banques, pour la septième fois depuis le mois d’octobre.

Le ratio de réserves obligatoires des plus importantes banques chinoises est ainsi porté à 20,5% et cette hausse marque un nouveau jalon dans le durcissement de la politique monétaire de la PBOC qui s’efforce de juguler l’inflation et la surchauffe.

Quelque 350 milliards de yuans supplémentaires (37 milliards d’euros) seront bloqués dans les caisses des établissements bancaires.

Dans un court communiqué publié sur son site internet, la PBOC précise que la mesure sera mise en oeuvre dès le 21 avril.

« Cette hausse s’inscrit dans les mesures de durcissement de la banque centrale », a souligné Lin Songli, économiste de Guosen Securities à Pékin.

« Le PIB du T1 montre que l’économie prise dans son ensemble va bien, il reste encore de la marge pour des durcissements. »

Depuis octobre, la banque centrale n’a pas seulement relevé les ratios de réserves, elle a également revu à la hausse le loyer de l’argent par quatre reprises, a mis en place des mesures strictes de contrôle des prix sur certaines matières premières tout en combattant la spéculation foncière.

L’inflation, conséquence de la hausse des cours des matières premières et de l’abondance de liquidités continue toutefois de pénaliser la deuxième économie mondiale.

Les chiffres de mars ont montré que les prix ont progressé le mois dernier de 5,4% l’an, un rythme sans précédent depuis juillet 2008.

En janvier et février la hausse des prix, en rythme annuel là encore, était ressortie par deux fois à 4,9%.

Don Durfee et Sally Huang, Nicolas Delame pour le service français

Chine: les réserves de change explosent

AFP
14/04/2011 | Mise à jour : 11:27 Réagir 

Les réserves de change de la Chine, les plus importantes au monde, ont atteint 3.044,7 milliards de dollars fin mars, a rapporté jeudi la banque centrale chinoise sur son site internet. Leur montant, qui atteignait déjà un record fin 2010 à 2.847 milliards de dollars a augmenté de 24,4% sur an, a précisé la banque centrale. L’accumulation colossale de ses réserves de changes par Pékin reflète le déséquilibre des échanges extérieurs du pays.

La Chine maintient administrativement son taux de change à un niveau très bas, ce qui favorise ses exportateurs, tandis que l’afflux de capitaux dans le pays gonfle la masse monétaire et crée de l’inflation. L’excédent commercial de la Chine s’est élevé l’an dernier à 183 milliards de dollars, un peu moins qu’en 2009. Selon les analystes, ces réserves de la Chine sont encore massivement en dollars, la Chine étant le premier créancier des Etats-Unis devant le Japon.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/04/14/97002-20110414FILWWW00493-chine-les-reserves-de-change-explosent.php

Quand la Chine rachète le monde

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Par Ghislain de MontalembertSophie Roquelle
28/01/2011 | Mise à jour : 18:22 Réactions (240) 

Richissimes et décomplexés, les enfants de Mao prennent leur revanche. Entreprises, terres, ports, dettes : leur boulimie est sans limites. Et si la Chine devenait la première puissance mondiale d’ici à dix ans ?

Jacob Wood, né à Shanghaï il y a 60 ans, a bâti un petit empire industriel au Nigeria. Pas à pas, la Chine étend son emprise sur l'Afrique. (Paolo Woods)
Jacob Wood, né à Shanghaï il y a 60 ans, a bâti un petit empire industriel au Nigeria. Pas à pas, la Chine étend son emprise sur l’Afrique. (Paolo Woods)

C’est le dîner où il fallait être. Près de 300 personnalités du monde des affaires et de la finance, dont le ministre de l’Economie Christine Lagarde, se pressaient le 18 janvier au Palais Brongniart, à l’invitation de M. Jiang Jianqing. Pas question de snober l’ouverture de la succursale française de la plus grande banque chinoise et même mondiale, l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC). Dérouler ainsi le tapis rouge alors que les Chinois sont suspectés d’avoir subtilisé la technologie de la voiture électrique de Renault? Impensable il y a dix ans ! Mais aujourd’hui, la Chine mène le monde à la baguette.

Assise sur des réserves de change de plus de 2500 milliards de dollars (l’équivalent de toute la richesse de la France), elle est partie sans complexe à l’assaut du monde. Et rien ni personne ne lui résiste. Cette stratégie a un nom: zouchuqu, ce qui signifie « sortir des frontières », partir à la conquête des marchés internationaux. Depuis 2000, les investissements chinois à l’étranger ont été multipliés par vingt. Une boulimie sans limite géographique ni sectorielle: terres agricoles et minières en Afrique et maintenant en Amérique du Sud, entreprises aux Etats-Unis et en Europe, infrastructures (ports, routes, aéroports…) un peu partout, dettes souveraines… Rien n’échappe à la fringale des héritiers de Mao.

Après les premiers rachats du début des années 2000 (notamment la division PC d’IBM, acquise en 2004 par Lenovo), le mouvement s’accélère après la crise financière de 2008. Les chiffres donnent le vertige: 26 milliards de dollars d’investissements directs hors des frontières en 2008, 43,3 milliards en 2009 et environ 60 milliards l’an dernier ! Les Chinois volent au secours des grandes banques américaines comme Morgan Stanley, dont ils possèdent aujourd’hui près de 10 %, et font leur marché dans les pays occidentaux, profitant de l’anémie des économies et de la faiblesse des valorisations boursières des entreprises.

Parallèlement, la Chine s’est lancée dans une politique à marche forcée d’acquisition de terres agricoles et minières partout dans le monde. Elle posséderait plus de 30 millions d’hectares arables hors de ses frontières (soit plus que la surface exploitée en France), essentiellement en Afrique. Objectif: assurer l’autosuffisance de ses approvisionnements alimentaires. Avec 10 % des surfaces agricoles mondiales, comment pourrait-elle nourrir 1,4 milliard d’habitants, soit 22 % de la population mondiale? «C’est un enjeu capital pour la stabilité du pays car les famines sont susceptibles de provoquer des rebellions qui menaceraient le pouvoir», souligne Axel de Martene, consultant agricole. Les investissements chinois en Afrique sont devenus d’une telle ampleur qu’on parle désormais de «Chinafrique»… Il ne s’agit pas seulement de rizières au Cameroun, au Mozambique ou à Madagascar. Pékin a mis la main sur le riche sous-sol minier de la République démocratique du Congo, où ses investissements se montent à 25 milliards de dollars !

Car il faut sans cesse alimenter le moteur en surchauffe de l’économie chinoise en sécurisant ses réserves de matières premières, notamment en pétrole et en gaz, ainsi qu’en minerais rares. Alors, la Chine multiplie les achats, les joint-ventures et les accords de coopération pour exploiter les richesses du sous-sol au Brésil, en Russie, au Kazakhstan. Avec en moyenne 10 % de croissance annuelle depuis dix ans, elle est devenue le moteur de l’économie mondiale. «L’an dernier, sa contribution à la croissance mondiale a été de 27%», rappelle Valérie Plagnol, directrice de la recherche au Crédit Suisse France.

Plus question de faire la fine bouche devant l’expansionnisme chinois. D’autant que les finances publiques des pays occidentaux sont exsangues, et leurs besoins, immenses. «Nous vivons un moment historique, avec un rééquilibrage profond de l’activité économique mondiale», assure Françoise Nicolas, chercheuse à l’Ifri. Cette nouvelle donne saute aux yeux lorsque Pékin vole au secours des Etats européens les plus endettés.

D’Athènes à Dublin en passant par Lisbonne et Madrid, le gouvernement chinois fait ses emplettes, obtenant des taux particulièrement avantageux (de 5 à 8 %). Ces placements juteux lui permettent aussi de diversifier ses réserves de change, jusqu’alors massivement investies en dollars. Selon Bei Xu, économiste chez Natixis, Pékin posséderait déjà plus de 7 % de la dette publique européenne, soit 630 milliards d’euros ! Paris et Berlin seraient, selon certains experts, en bonne place dans la liste de ses débiteurs. Mais, chut… ! A Bercy, le sujet est tabou.

Pourquoi la Chine a-t-elle choisi de donner cette fois-ci le maximum de publicité à ces opérations de sauvetage des économies du sud de l’Europe? Qu’a-t-elle exigé en échange? «Pékin tire de ces opérations un bénéfice politique maximal et peut s’attendre à ce que ces pays adoptent des positions diplomatiques conformes à ce que veut la Chine», analyse l’universitaire François Godement, grand spécialiste de l’empire du Milieu. Des contreparties non écrites mais bien réelles. Pour ce spécialiste, toutefois, l’Europe n’est pas forcément perdante car «elle s’immisce entre Pékin et Washington». Seul bémol: «Une offre unie de dette permettrait à l’Europe de négocier de meilleurs taux d’intérêt avec Pékin.» Et de résister à la pression politique. Le poids des Chinois dans la dette américaine n’a pas empêché la semaine dernière le président Barack Obama de parler des droits de l’homme à Hu Jintao, qu’il recevait à la Maison-Blanche.

Il y a toutefois peu de chance que ces remontrances perturbent le grand bond en avant de l’économie chinoise. Pour Pékin, l’essentiel est ailleurs, dans ce que Hakim el-Karoui, au fil d’un brillant essai sur le déclin de l’Occident *, appelle «l’invention de sa modernité». «La Chine veut redevenir la première puissance mondiale, écrit-il, elle le fera par l’industrialisation de son appareil productif et elle imposera les termes de l’échange au reste du monde.» La démocratie attendra.

Le consommateur chinois, moteur de la croissance de demain

L’année 2010 a marqué un tournant. Jusqu’ici, la Chine arrosait le monde de ses produits à bas prix et accueillait les investissements des entreprises du monde entier, fascinées par ce gigantesque marché autant que par la perspective de produire à faible coût. En 2009, plus de la moitié des exportations de la Chine étaient réalisées par des entreprises étrangères ou des joint-ventures.

Mais cette stratégie, qui a permis aux Chinois d’engranger de gigantesques excédents commerciaux et financiers, montre aujourd’hui ses limites. «Les Chinois se sont rendu compte des dangers d’une trop grande dépendance à l’égard des marchés étrangers, remarque l’économiste Patrick Artus, directeur des études à la banque Natixis. Depuis 2008, ils estiment qu’il ne faut plus compter sur l’Europe et les Etats-Unis pour tirer leur croissance.» Fait nouveau, ils ne cachent plus leur mépris pour les Occidentaux. De hauts fonctionnaires européens sont encore héberlués d’avoir entendu, récemment, des officiels chinois venus négocier à Bruxelles, leur déclarer: « Vous, les Européens, vous croyez vivre dans une grande Suisse, mais vous vivez dans une grande Grèce.»

Pour Pékin, le consommateur chinois doit devenir le moteur de l’économie. Le développement de la Chine passera par l’enrichissement de la population et l’émergence d’une classe moyenne pléthorique. En 2010, le salaire minimal chinois a connu une progression de 24 %. Pas étonnant que la consommation intérieure ait grimpé de 19 % !

Les autorités ont désormais une obsession : se mettre au plus vite au diapason des standards internationaux et procéder à une montée en gamme industrielle. Leur objectif reste de sortir dès que possible de l’exportation à bas prix, car elles savent que la montée des coûts salariaux mais aussi celle du yuan, pour laquelle les Etats-Unis militent avec force, diminueront tôt ou tard leur compétitivité extérieure. Mieux vaut vendre des produits à forte valeur ajoutée, des voitures et des trains à grande vitesse, plutôt que des survêtements et des baskets !

Comment acquérir en un temps record des technologies que l’on ne maîtrise pas? Pendant des années, les Chinois ont fait l’éponge, apprenant au contact des entreprises internationales auxquelles ils ouvraient progressivement – mais jamais totalement – leurs marchés. «Les Chinois tolèrent les étrangers là où leur technologie est insuffisante, mais avec l’idée de s’en passer dès qu’ils le pourront, remarque Patrick Artus. Nous leur vendons des Airbus mais leur objectif, à terme, est de produire, voire d’exporter leurs propres avions!»

L’autre moyen, plus rapide, est de « croquer » purement et simplement ses concurrents. Il semblerait que la Chine ait choisi de privilégier cette stratégie. Les acquisitions d’entreprises occidentales sont de plus en plus nombreuses, de Volvo aux Choco BN en passant par NFM Technologies ou les Moteurs Baudouin, pour citer deux exemples français récents. L’argent n’est pas un problème, les Chinois pourraient s’offrir tout le CAC 40 s’ils se lâchaient ! «La plupart du temps, il s’agit d’acquérir des technologies étrangères, des réseaux de distribution ou des marques, observe Françoise Lemoine, spécialiste de la Chine au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Le mouvement est lancé, et nous n’en sommes encore qu’au début».

A quelle sauce serons-nous mangés?

Partout, les Chinois sont accueillis en sauveurs. A Châteauroux, où une base militaire désaffectée devrait accueillir une cinquantaine d’entreprises chinoises d’ici à 2017, les élus locaux sont allés eux-mêmes les chercher. «Même à Châteauroux, on a compris que la Chine était en train de devenir la première puissance mondiale», glisse le sénateur-maire UMP Jean-François Mayet. Un aéroport (ancienne base aérienne de l’Otan), 500 hectares de terrains viabilisés et une situation géographique centrale en Europe («Châteauroux est à égale distance de Gibraltar et de la Pologne», rappelle M. le maire) ont séduit la première fédération d’entreprises chinoises. Quelque 4 000 emplois directs seront créés, dont 80 % pour la main-d’œuvre locale, soit plus que le bassin d’emploi de Châteauroux peut en fournir. Ce sont 1 500 salariés nouveaux et leurs familles qui devraient débarquer dans la préfecture de l’Indre. Comment résister ? Et tant pis si les industries chinoises qui viendront s’installer seront «essentiellement des usines de montage» – de l’aveu même des promoteurs du projet – et qu’à terme, l’emploi industriel en France et en Europe risque d’en pâtir.

Gare au retour de bâton ! Le Cabanon était le premier transformateur de tomates françaises, une PME installée «au cœur de la Provence depuis 1947». Passée sous pavillon chinois en 2004, la société se contente aujourd’hui de mettre en boîtes du concentré de tomates importé de Chine.

Parfois, l’affaire tourne aussi au vinaigre pour les investisseurs chinois. TCL n’a jamais réussi à faire tourner la division téléviseurs de Thomson, rachetée en 2004 et fermée définitivement en 2009. Trop pressé, sans expérience internationale, le management de TCL a épuisé six patrons, tous envoyés de Chine, avant de jeter l’éponge.

Difficile de redresser les canards boiteux de l’industrie européenne avec des préceptes du genre «le poisson pourrit par la tête» et des réunions convoquées le dimanche matin. C’est pour éviter ce genre de désastre que Xuefei Lu, responsable du département Asie du cabinet Inter cultural management associates (ICM), organise des séminaires à destination de Chinois ayant des affaires en Europe et des cadres européens travaillant avec la Chine. La demande est croissante, note-t-elle. Les principales difficultés ? Faire comprendre aux Chinois qu’en Europe, «il y a un droit, des lois, tandis qu’en Chine, les lois varient selon les provinces et peuvent être interprétées». Le style de management, aussi, est aux antipodes. «Beaucoup d’entrepreneurs chinois sont des autodidactes, autoritaires, décidant de tout. Ils se comportent comme des empereurs, explique Mme Lu. Les salariés se sentent flattés qu’on leur demande de venir travailler le week-end car cela veut dire qu’ils ont été remarqués par la direction.» On imagine le choc des cultures à la première réunion du comité d’entreprise !

Comment faire face à la déferlante chinoise ? La question commence à titiller les pouvoirs publics en Europe. S’inspirant de ce qui se fait déjà aux Etats-Unis, Bruxelles veut dé-sormais contrôler les investissements chinois en Europe, multipliés par 5,2 au cours des neuf premiers mois de l’année 2010 ! Tirant la sonnette d’alarme, Antonio Tajani, commissaire européen à l’Industrie, propose de créer une autorité chargée de contrôler les rachats d’entreprises européennes par des capitaux étrangers, notamment chinois. Au risque de voir l’Europe accusée de protectionnisme par la Chine, très chatouilleuse sur le sujet.

En France aussi, l’inquiétude est palpable. Il y a un an, le Premier ministre François Fillon a confié à Valérie Plagnol, Patrick Artus et Jacques Mistral, tous trois membres du Conseil d’analyse économique (CAE), la rédaction d’un rapport encore confidentiel à ce jour. Objectif: définir une position française, voire européenne, à l’égard de la Chine. «Outre notre préconisation d’opter pour une position autonome vis-à-vis du Congrès américain sur la question de la réévaluation du yuan, nous recommandons d’être plus stricts avec les Chinois et d’exiger davantage de réciprocité, confie Patrick Artus. Osons leur dire que s’ils veulent continuer de capter nos technologies et d’acheter nos entreprises, ils devront ouvrir davantage leurs marchés.» La Chine s’est réveillée. Et le monde n’a pas fini de trembler. A l’Occident de sortir de sa léthargie.

Les «nombreux défis» de la Chine pour 2011

Lors de la conférence économique annuelle, clôturée le 12 décembre, les responsables chinois se sont engagés à garantir en 2011 un développement économique «stable et sain».
Lors de la conférence économique annuelle, clôturée le 12 décembre, les responsables chinois se sont engagés à garantir en 2011 un développement économique «stable et sain».

Les mesures de relance et les investissements massifs destinés à amortir les effets de la crise ont nourri l’inflation et le surendettement. Le rééquilibrage du développement économique sera la priorité du gouvernement l’an prochain.

Prudence. Les autorités chinoises n’ont plus que ce mot à la bouche. Lors de la conférence économique annuelle, clôturée le 12 décembre, les responsables chinois se sont engagés à garantir en 2011 un développement économique «stable et sain», a rapporté l’agence officielle Chine Nouvelle. La semaine précédente, le Bureau politique du Parti communiste avait annoncé un resserrement de la politique monétaire chinoise pour l’an prochain, anticipant de «nombreux défis». C’est pourquoi, en 2011, la Chine doit accélérer la mutation structurelle de son modèle économique, estiment les analystes. Malgré la batterie de mesures prises par Pékin pour juguler la hausse des prix, notamment dans l’immobilier, et l’octroi de crédits, le risque de surchauffe de l’économie chinoise n’est pas écarté.

• Le spectre de l’inflation resurgit

L’indice des prix à la consommation a augmenté en novembre de 5,1% sur un an, après une hausse de 4,4% en octobre, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS). Sur les onze premiers mois de l’année, la progression en glissement annuelle est de 3,2%, dépassant la limite des 3% que s’était fixée le gouvernement. Pour 2011, la Chine fixera son objectif d’inflation autour de 4%, a d’ores et déjà prévenu la direction de la Commission nationale de réforme et de développement. «L’inflation érode rapidement le pouvoir d’achat des ménages. Les ventes de vêtements et de biens non durables se tassent de manière significative», prévient Wei Yao, économiste Chine chez Société Générale CIB. Une mauvaise nouvelle pour Pékin, qui cherche à relever la part de la consommation intérieure dans le revenu national.L’inflation est nourrie par la quantité d’argent injectée dans l’économie chinoise depuis la crise financière mondiale. Les mesures de soutien s’étaient élevées à 4000 milliards de yuans (455 milliards d’euros) et le gouvernement avait ouvert très largement les vannes du crédit.

• La politique monétaire chinoise sous pression

«Dans l’ensemble, la politique monétaire de la Chine sera plus restrictive en 2011, car les autorités veulent appuyer sur le frein pour ralentir le mécanisme de création de monnaie», commente Hervé Liévore, stratégiste chez Axa Investment Managers. En novembre, les banques chinoises ont octroyé 64 milliards d’euros de crédits. Le montant total des crédits accordés depuis janvier a grimpé à 841 milliards d’euros, alors que le gouvernement central avait fixé un plafond de 848 milliards pour 2010. Afin d’endiguer ce débordement, la Banque populaire de Chine (POBC) a déjà relevé six fois le taux de réserves obligatoires des banques. Elle a par ailleurs annoncé le jour de Noël un relèvement d’un quart de point (0,25%) de ses taux d’intérêt sur les emprunts et les dépôts , à compter du 26 décembre, les augmentant ainsi à 5,81% et 2,75% respectivement. La Banque centrale avait déjà relevé le 19 octobre les taux directeurs de 25 points de base (0,25 point de pourcentage), et ce pour la première fois en près de trois ans. Ce relèvement a été salué par les analystes. «L’arme la plus importante contre l’inflation est de relever les taux», a estimé Shen Jianguang, analyste chez Mizuho Securities basé à Hong Kong. «La Banque centrale a besoin de faire cela pour gagner en crédibilité dans sa lutte contre l’inflation», a ajouté Ken Peng, économiste de Citigroup basé à Pékin. Peu avant cette annonce, Wei Yao, de Société Générale CIB, estimait en effet que «l’absence d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt d’ici à la fin de l’année montrerait que Pékin rechigne au resserrement (de sa politique monétaire, NDLR), ce qui serait un signal négatif pour les perspectives de l’économie chinoise en 2011». Les analystes s’attendent à ce que cette dernière hausse des taux soit suivie d’autres l’année prochaine.

• Les prix immobiliers continuent de flamber

L’abondance de liquidités en circulation dans l’économie chinoise, couplée avec la faible rémunération de l’épargne, incitent d’autant plus les Chinois en quête de placements, à se ruer sur l’immobilier. «La sous rémunération de l’épargne et les performances en dents de scie des marchés boursiers alimentent les bulles», constate Hervé Liévore, d’Axa IM. Depuis le mois d’avril, le gouvernement central a pris des mesures pour freiner les investissements immobiliers, en resserrant les vannes du crédit ou en interdisant les prêts pour l’achat d’une troisième résidence. La bulle immobilière ne cesse pourtant pas de gonfler. Dans un rapport publié début décembre, l’Académie des Sciences Sociales calcule qu’un tiers des grandes villes chinoises propose des appartements 30% à 50% plus cher que leur valeur réelle, compte tenu du niveau de vie local et de l’offre immobilière.

L'Académie des Sciences Sociales estime que 85% des foyers chinois n'ont pas les moyens de s'acheter leur maison. Crédit photo : AP
L’Académie des Sciences Sociales estime que 85% des foyers chinois n’ont pas les moyens de s’acheter leur maison. Crédit photo : AP Crédits photo : Ng Han Guan/ASSOCIATED PRESS

Selon le gouvernement, les prix des appartements relevés en octobre dans 70 grandes villes étaient en hausse de 0,2% sur un mois et de 8,6% sur un an. L’Académie des Sciences Sociales, qui table sur une hausse des prix de l’immobilier de 15% pour 2010, estime que 85% des foyers chinois n’ont pas les moyens de s’acheter leur maison. Selon le stratégiste d’Axa IM, toutefois, l’inflation dans l’immobilier devrait se tasser. «Depuis le second trimestre, l’évolution mensuelle de cette inflation est inférieure à l’évolution en glissement annuel. Les mesures prises par le gouvernement commencent à porter leurs fruits.»

• Les marchés anticipent une décélération de la croissance chinoise

Selon les données officielles, l’économie chinoise a augmenté de 9,6% en moyenne annuelle au troisième trimestre, contre 10,3% au deuxième trimestre et 11,9% au premier. La Banque mondiale a récemment relevé ses estimations de croissance pour la Chine en 2010, à 10%, contre 9,5% auparavant. L’institution s’attend à une décélération en 2011, avec une croissance du PIB chinois de 8,7% (contre 8,5% précédemment). «Dopée par les secteurs minier, énergétique et manufacturier, la production industrielle est de nouveau en phase d’accélération depuis septembre», observe cependant Hervé Liévore, selon qui l’activité manufacturière restera «satisfaisante» au quatrième trimestre et au premier semestre de 2011. La production industrielle a gagné plus de 13% en novembre, après un bond de 16,3% en octobre. «L’activité dans les services est en revanche plus inquiétante», note le stratégiste d’Axa IM. L’indice PMI des services est ainsi tombé à son plus bas niveau depuis neuf mois en novembre, à 53,2 contre 60,5 en octobre, selon la Fédération chinoise de la logistique et des achats. «Ces zones de fragilité de l’économie chinoise devraient encourager les autorités à ne pas relever le taux directeur trop rapidement», selon Hervé Liévore. Pour l’instant, les signaux sont majoritairement au vert. Le volume des importations et celui des exportations ont tous deux battu un record mensuel, d’après les douanes chinoises. L’excédent commercial de la Chine atteint 22,9 milliards de dollars sur le mois de novembre. Des résultats qui pourraient nourrir les critiques persistantes des Etats-Unis et de l’Union européenne sur la politique des changes de Pékin.

• La sous-évaluation du yuan sous le feu des critiques

«L’environnement est propice à ce que la Chine maintienne en gros le taux de change du yuan à un niveau stable», fait valoir un éditorial publié mi-décembre dans The Financial News, le journal édité par la Banque centrale chinoise. Le texte met en avant la réduction progressive de l’excédent courant chinois et la volatilité des autres devises internationales sur un marché agité. «La priorité de la Chine en 2011 sera toujours de stabiliser le taux de change du yuan, non seulement face au dollar, mais aussi face aux monnaies des autres grandes puissances, comme l’euro et le yen. Il est donc peu probable que les autorités lâchent du lest et décident une appréciation majeure du yuan l’année prochaine», commente Hervé Liévore, selon qui la monnaie chinoise restera «source de pression politique».

Les partenaires commerciaux de la Chine continueront de maintenir la pression sur le sujet du yuan. Crédit : AFP
Les partenaires commerciaux de la Chine continueront de maintenir la pression sur le sujet du yuan. Crédit : AFP Crédits photo : EYEPRESS/ASSOCIATED PRESS

Les partenaires commerciaux de la Chinecontinueront à lui demandent de mener des politiques qui réduisent son excédent commercial. Cependant, pour Patrick Artus, directeur des recherches économiques de Natixis, cette critique des pays occidentaux est infondée. «Ces excédents commerciaux devraient disparaître avec la mise en place progressive du nouveau modèle de croissance de la Chine basé sur la consommation», écrit-il dans une note récente. «Ce modèle devrait apporter une appréciation réelle du yuan», ajoute-t-il. Si les autorités chinoises se montrent prudentes pour 2011, leurs partenaires mondiaux devront, eux, s’astreindre à la patience.

Jeudi 14 avril 2011

176 îles chinoises sont à disponibles à la location pour 50 ans pour y développer le tourisme, le transport, la fabrication, la pêche, l’agriculture, la sylviculture, la construction.

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Ces îles sont dispersées au large des côtes des provinces du Liaoning, du Shandong, du Jiangsu, du Zhejiang, du Fujian, du Guangdong, de Hainan et de la région autonome du Guangxi.

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Source : Chine informations

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