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Solon : le père de la démocratie dont ses origines sont dûes à la crise de la cité grecque en 594 avant JC

Solon. Woodcut from the Nuremberg Chronicle

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En 514 av JC. Solon a fondé la démocratie en Grèce suite à crise de la dette athénienne.

On ne peut manifester et tendre la main.

Il faut prendre le temps de prendre du temps pour réfléchir sur les actions possibles, prendre des décisions et parler ensuite, et que les marchés ne réagissent qu’après les réactions et décisions prises par les politiques.

Nous sommes solidaires. L’union européenne doit comprendre la situation des , soutenir et expliquer comment il faut faire pour

La démocratie athénienne désigne le régime politique mis en place progressivement dans la cité d’Athènes durant l’Antiquité et réputé pour être l’ancêtre.

La démocratie a été mise en place en Grèce et peut-être à Athènes. Il s’agit d’une démocratie directe où les citoyens participent, parfois de force, à la vie politique. La Grèce nous a fourni un catalogue conséquent de termes liés à la politique : démocratie, oligarchie, ploutocratie, aréopage, tyrannie, aristocratie, monarchie. On ne connaît guère les autres systèmes politiques de la Grèce ancienne faute de documents si ce n’est celui de Sparte qui est une cité mais de nature oligarchique. Les documents dont on dispose sont les témoignages archéologiques (bâtiments et objets), les stèles gravées de l’Agora (qui ont servi ultérieurement à paver certaines places telles que l’agora), les auteurs anciens (soit contemporains- Hérodote, Aristote, Platon, Thucydide,… ou ultérieurs-Plutarque, Tite-Live,…), les ostraka (tessons), les papyrus (cf. constitution d’Athènes d’Aristote).

Après un bref tour d’horizon historique, on montrera dans un premier temps qu’il a fallu d’abord organiser le territoire et le peuple d’une certaine façon pour que la démocratie puisse s’installer. Dans un deuxième temps, nous verrons quelles sont les institutions mises en place pour gouverner à la fois le territoire et le peuple. Enfin, dans une dernière partie, nous aborderons les lieux où s’exerce le pouvoir.

I ) Bref historique d’Athènes

L’histoire d’Athènes a pu être reconsituée à partir des milliers de travaux réalisés par les archéologues et historiens depuis la fin du XIXème siècle. Aujourd’hui, alors que la recherche continue, on peut distinguer deux parties dans l’histoire d’Athènes :

1) l’Athènes archaïque (Xème av. n.è.-500 av.n.è.) : les origines lointaines sont confuses à la suite d’invasions des Achéens (XVI-XIIIème), puis des Doriens (XIIème-Xème). Ces invasions ont pratiquement détruit toutes les cité archaïques (Mycènes, Argos, Tirynthe). La première mention des Athéniens est visible dans l’Iliade, avec dans l’armada des Grecs, des bateaux d’Athènes (1200). Les débuts d’Athènes sont semi-légendaires avec en particulier l’intervention de Thésée. Que le fondateur s’appelât Thésée ou non, qu’il fut seul ou qu’ils furent plusieurs, la ville est issue du regroupement des bourgs, des villages de l’Attique (synœcisme). Le nom de la ville aurait été donnée à la suite du concours entre Poséidon-Erechtée, dieu de la mer et Athéna. Cette dernière offrit l’olivier qui fut préféré au cadeau de Poséidon, une source d’eau salée sur l’acropole. A la suite de cet épisode, les hommes, qui avaient soutenu Poséidon, mécontents, décidèrent d’interdire aux femmes l’accès à la vie politique. Cette légende illustre bien, depuis les âges reculés, ce déchirement de l’Attique entre la terre et la mer. Si la déesse fut choisie, ce fut certainement parce qu’à l’époque (Xème siècle), la richesse venait des terres alors que plus tard, la mer sera la ressource essentielle.

Jusqu’en 507, le pouvoir à Athènes appartient aux riches familles terriennes (géné) qui pratiquent l’esclavage pour dettes.

Politiquement, le pouvoir est assuré par un roi et un conseil, l’Aréopage, aux mains des membres de ces grandes familles. Puis le roi fut remplacé par trois archontes (roi, polémarque et éponyme). Toute la période sera marquée par un développement progressif du peuple au détriment des grandes familles. Cet affaiblissement, aux origines multiples, est l’œuvre de trois personnages réels : Dracon, Solon et Clisthène.

Vers 625, Dracon a fait interdire les vendettas entre familles et institué en matière de justice un droit commun à toute l’Attique. Il ne toucha pas au pouvoir politique. En agissant ainsi, il subsitue une justice publique à une justice privée ; c’est là une des marques de la démocratie.

En 594, Solon fait promulguer un certain nombre de lois. Devenu archonte, il supprima toutes les dettes pesant sur les terres (eisangelia) et interdit l’esclavage pour dettes afin que les habitants de l’Attique restent des hommes libres. Il créa à côté de l’Aréopage un conseil de 400 membres, future Boulé, et classa les citoyens en quatre classes selon la fortune (pentacosiomedimnes, hippeïs, zeugytes, thètes dans l’ordre de richesse décroissant). Les riches se voyaient réservés les plus hautes charges.

En 507, Clisthène est à l’origine d’un redécoupage du territoire et de la création de dix tribus pour ce qui est du découpage du peuple qui désormais assurera tous les pouvoirs. Ces trois hommes sont les fondateurs de la démocratie.

En 462, Ephialtès réussit, au prix de sa vie, à transférer les pouvoirs de l’Aréopage à la Boulé. La démocratie est alors définitivement en place.

2) l’Athènes classique (500-338) :

Durant la période où règne la démocratie, Athènes dut à deux reprises repousser les Perses (guerres Médiques en 490 et 480), engagea une guerre pour l’hégémonie contre Sparte (431-404) qu’elle perdit. Athènes fut occupée par une garnison spartiate. En 338, alliée à Thèbes, elle ne put résister à la puissance montante du moment et fut défaite par Philippe de Macédoine à Chéronée. C’en était fini de l’indépendance d’Athènes. C’est durant la période 480-431 qu’Athènes est la plus puissante et la plus riche des cités de la Grèce ; c’est de cette époque que datent les principaux monuments de l’Acropole, détruite par les Perses. Même durant cette période, la lutte continua entre les partisans du peuple et ceux de l’aristocratie .

Genèse de la démocratie

La naissance de la démocratie peut être considérée par rapport à un horizon politique au sens large du terme qui va rendre cette réforme possible et nécessaire, une crise politique et sociale totale, la stasis. Les citoyens qui régissent leurs affaires sont amenés à réfléchir au meilleur système politique, à la meilleure politeia, c’est-à-dire la meilleure façon de s’organiser pour surmonter cette crise multiple.

Les origines de la démocratie athénienne : la crise de la cité grecque

La démocratie trouve son origine dans la grave crise de la cité grecque et les mutations propres à Athènes. Au vie siècle av. J.‑C., les cités du monde grec sont confrontées à une grave crise politique, résultant de deux phénomènes concomitants : d’une part l’esclavage pour dettes, liant situation politique et situation financière, touche un nombre grandissant de paysans non propriétaires terriens : l’inégalité politique et le mécontentement sont forts dans le milieu rural ; d’autre part le développement de la monnaie et des échanges commerciaux fait émerger une nouvelle classe sociale urbaine aisée, composée des artisans et armateurs, qui revendique la fin du monopole des nobles sur la sphère politique. Pour répondre à cette double crise, de nombreuses cités modifient radicalement leur organisation politique. À Athènes un ensemble de réformes amorce un processus débouchant au ve siècle sur l’apparition d’un régime politique inédit : une sorte de démocratie pour les hommes libres mais avec la continuation de l’esclavage. À titre d’exemple le philosophe Jacques Rancière estime que :

«  La démocratie est née historiquement comme une limite mise au pouvoir de la propriété. C’est le sens des grandes réformes qui ont institué la démocratie dans la Grèce antique : la réforme de Clisthène qui, au VIe siècle av. J.-C., a institué la communauté politique sur la base d’une redistribution territoriale abstraite qui cassait le pouvoir local des riches propriétaires ; la réforme de Solon interdisant l’esclavage pour dettes. » 3

Paupérisation rurale[modifier]

Tétradrachme d’Athènes, Ve siècle av. J.-C., Musée de l’Agora antique d’Athènes

À partir du viie siècle, la plupart des cités grecques sont confrontées à une crise politique. Le commerce se développe, notamment avec l’apparition de la monnaie auvie siècle, en provenance de la Lydie de Crésus, en contact avec les cités grecques avant la défaite de -546 face au perse Cyrus. Ce développement extraordinaire du commerce méditerranéen a deux conséquences :

D’une part les agriculteurs grecs sont peu compétitifs face à la concurrence de plus en plus vive des terres fertiles de la Grande Grèce récemment colonisée. De plus en plus de paysans, incapables d’écouler suffisamment leur production, sont condamnés à se vendre comme esclaves pour faire face à leurs dettes. Cette main-d’œuvre servile est utilisée par les urbains et vient donc elle-même concurrencer les petits artisans indépendants. Ces sujets peu fortunés, sur lesquels repose une part croissante de l’économie, viennent grossir le rang des chômeurs et manifestent leur mécontentement.

Révolution hoplitique : émergence d’une petite bourgeoisie[modifier]

Gravure d’un hoplite

D’autre part, corrélativement à l’appauvrissement des masses paysannes, émerge une nouvelle classe de sujets aisés, faite de commerçants et d’artisans (notamment potiers à Athènes). Ceux-ci sont dorénavant suffisamment riches pour s’acheter des équipements d’hoplites : la guerre n’est plus l’apanage de l’aristocratie. Le système aristocratique basé sur la propriété agraire est battu en brèche face aux revendications égalitaires de ces nouveaux citoyens-soldats. On parle de révolution hoplitique.

Instabilité politique[modifier]

Au sein de chaque cité les grandes familles s’appuient sur le mécontentement populaire (tant des paysans appauvris que des nouveaux riches urbains) pour mieux se disputer le pouvoir. Elles n’hésitent pas non plus à faire appel à des puissances extérieures pour renverser les tyrans. Ainsi, les cités se combattent fréquemment entre elles, ce qui nourrit souvent les révoltes, par ailleurs durement réprimées. Mais les guerres sont aussi parfois un facteur de cohésion interne des cités.

En outre, chaque cité grecque frappe désormais sa propre monnaie, forgeant ainsi une nouvelle composante majeure de son identité. Au ve siècle, les cités grecques ne frappent plus la monnaie irrégulièrement et chacune appose un signe particulier sur la monnaie qu’elle frappe, l’épicène, qui permet de la reconnaître. Pour la monnaie athénienne, c’est une chouette. Qu’elles retardent ou précipitent l’éclosion d’un nouveau régime, les différentes mesures politiques (guerres, chutes de régime, répressions, levées ou baisses d’impôts, introductions de monnaies) n’y pourront peu : la donne sociale a définitivement changé.

Partout la nouvelle configuration des rapports de forces sociales fait émerger une nouvelle donne politique. Deux nouveaux modèles, appelés à s’opposer dans le siècle à venir, se distinguent par leur originalité : l’oligarchie militaire spartiate et la démocratie athénienne.

Les réformes politiques[modifier]

À l’opposé d’autres démocraties, comme les États-Unis ou la République française, la démocratie athénienne ne naît pas d’insurrections populaires mais de l’engagement de politiciens pour assurer l’unité de la cité. Voici les quatre principales réformes que l’on distingue, ainsi que leurs instigateurs :

Réformes de Dracon[modifier]

Dracon est mandaté, en 621-620 avant J.C, pour mettre par écrit des lois ne s’appliquant qu’aux affaires de meurtre et dont la dureté devait rester légendaire – d’où l’adjectif draconien. Mesure limitée qui, cependant, affirme pour la première fois l’autorité de l’État au-dessus des parentés dans le domaine de la justice, instaure un droit commun pour tous et, par là même, porte atteinte à l’arbitraire desaristocrates. Six thesmothètes (gardiens de la loi écrite) viennent alors renforcer le collège des archontes. Malgré l’amplification de la crise, le monopole économique et politique des grandes familles athéniennes, les Eupatrides, n’est cependant en rien attaqué, les archontes (dirigeant collégialement la cité) étant toujours tous issus de ces milieux. Deux modèles résolvant ce problème émergèrent en Grèce au vie siècle :

  • soit l’arbitrage d’un législateur, chargé, dans une sorte de consensus, de mettre fin à des troubles qui risquent de dégénérer en guerre civile ;
  • soit la tyrannie, qui, dans l’évolution de la Grèce archaïque, apparaît bien souvent comme une solution transitoire aux problèmes de la cité.

Avec Solon, le législateur, puis avec les Pisistratides, Athènes fera successivement l’expérience de l’une et de l’autre.

Réformes de Solon[modifier]

Solon

Athènes est en pleine crise politique et sociale lorsque les adversaires se mettent d’accord pour choisir Solon comme arbitre. Archonte de -594 à -593, législateur, auteur d’un code de lois, il aurait effacé les dettes, interdit l’esclavage pour dettes et défait les lois draconiennes.

Il a surtout effectué des réformes constitutionnelles qui lui valurent la réputation d’être le père de la démocratie. Le système qu’il a proposé est un peu différent de laploutocratie. Il existerait alors quatre groupes socioéconomiques à Athènes :

  • les aristocrates, ou Eupatrides, composés des propriétaires fonciers les plus riches ;
  • les gémoroi, constitués des autres propriétaires fonciers ;
  • la classe populaire, qui compose le reste de la population et vit de son salaire ou du commerce ;
  • les esclaves, considérés comme des biens et non comme des hommes libres.

Des hommes libres, Solon tire quatre classes censitaires. D’après le nombre de mesures de blé, de vin et d’huile que le citoyen possède, il appartient à l’une des quatre « tribus » suivantes :

  • les pentacosiomédimnes (qui possèdent plus de 500 médimnes de céréales) ;
  • les hippeis (plus de 300 médimnes) ;
  • les zeugites (plus de 200 médimnes) ;
  • les thètes (moins de 200 médimnes).

Les plus hautes magistratures ne sont accessibles qu’aux plus hautes classes ; les thètes n’eurent accès qu’à l’Ecclésia et aux tribunaux. L’accès aux charges passait par une élection à l’Ecclésia toutefois. Aristote affirme qu’il aurait créé un deuxième Conseil de quatre cents membres (à raison de 100 par tribu) au fonctionnementprobouleumatique mais aucune preuve de son existence n’a été découverte à ce jour.

Ses réformes judiciaires furent les plus célèbres toutefois : il créa l’Héliée, un tribunal populaire ouvert à tous où, chose nouvelle, chacun avait le droit d’intervenir en justice contre quiconque aurait enfreint les lois, affirmant ainsi la responsabilité collective des citoyens.

Réformes de Clisthène[modifier]

Articles détaillés : Clisthène (Athènes) et Réformes clisthéniennes.

Organisation géographique de l’Attique

À travers sa réforme de -508Clisthène, membre d’une des plus grandes familles d’Athènes, les Alcméonides, concéda au peuple la participation non seulement aux décisions politiques mais aussi aux fonctions politiques en échange de son soutien. Cette réforme repose sur la réorganisation de l’espace civique. Les anciennes structures politiques fondées sur la richesse et les groupes familiaux furent remplacées par un système de répartition territoriale. Un citoyen athénien ne se définit désormais plus que par son appartenance à un dème.

L’Attique est divisé en trois ensembles : la ville (asty), la côte (paralie), et l’intérieur (mésogée). Dans chaque ensemble se trouvent dix groupes de dèmes, nomméstrittyes. La réunion de trois trittyes, une de chaque ensemble, forme une tribu : il y a donc dix tribus.Chaque tribu regroupe plusieurs personnes; ils sont mélangés et non pas classés par culture, région et classes sociales afin que les goûts (politiques et culturels) et les envies soit toutes entendues. Ce système, sur lequel se base la nouvelle organisation des institutions, casse la pratique du clientélisme traditionnel. On parle d’isonomie.

Nouvelle organisation administrative et civique de l’Attique après la réforme de Clisthène

À la structure sociale et administrative hiérarchisée, :

Dème ⊂ Trittye ⊂ Tribu ⊂ Cité,

Clisthène fait correspondre une structure hiérarchisée du pouvoir :

Prytanes ⊂ Boulè ⊂ Ecclésia.
Juges ⊂ Héliée ⊂ Ecclésia.

La Boulè passe ainsi de 400 à 500 membres, 50 pour chaque nouvelle tribu, et sert non plus à éclairer l’Aréopage mais à définir l’ordre du jour de l’Ecclésia. Malgré la création des tribunaux de l’Héliée, la mainmise sur le pouvoir judiciaire de l’Aréopage reste prédominante.

La réforme ne retint pas le vote comme mode principal de désignation des responsables politiques, lui préférant des tirages au sort (pour la désignation des bouleutes et des héliastes) et un système d’alternance régulière pour les prytanes, ce qui fait, pour partie, de la démocratie athénienne une stochocratie.

Réformes de Périclès[modifier]

Vers le milieu du ve siècle av. J.‑C. en 451 av. J.-C. Périclès mit en place une indemnité journalière de présence au sein de l’Héliée et de la Boulê, ainsi qu’aux spectacles des Panathénées : c’est le misthos (« salaire ») destiné à faire participer les citoyens les plus pauvres et les plus distants de la ville. Elle leur permettait de chômer un jour pour assurer leurs fonctions civiques et politiques. Le montant du misthos passa de deux à trois oboles par jour sous Cléon, soit l’équivalent du faible salaire d’un ouvrier. Cette mesure renforça le caractère démocratique du régime athénien.

Cependant, Périclès se distingua plus par ses actions militaires et diplomatiques ainsi que par les grands chantiers qu’il leva que par sa rénovation des institutions politiques.

Fonctionnement de la démocratie athénienne[modifier]

La citoyenneté athénienne[modifier]

Pinakia, plaquettes en bronze d’identification des citoyens (nom, nom du père, dème) utilisés dans le tirage au sort des jurys, Musée de l’Agora antique d’Athènes

Jusqu’en -451, pour être citoyen athénien, il faut être un homme né de père athénien, et avoir suivi l’éphébie de 18 à 20 ans, c’est-à-dire être capable de défendre la cité. L’éphébie est en effet une formation militaire et civique qui permet à la cité d’assurer sa défense sans avoir d’armée permanente ; elle prémunit aussi la ville des risques de tyrannie. En -451, Périclès modifie la loi qui désormais confère la citoyenneté au jeuneadulte à la seule condition de la double filiation d’un père de statut citoyen et d’une mère, fille de citoyen, ce second critère introduisant unerestriction notable .

Les esclaves et les femmes considérés respectivement comme des biens et d’éternelles mineures, ainsi que les métèques (étrangers) furent exclus de la communauté politique, comme dans la plupart des cités grecques. Cependant, si un métèque non barbare (c’est-à-dire grec) accomplissait de hauts faits pour la cité, il pouvait recevoir à titre exceptionnel et en remerciement de ses actions la citoyenneté athénienne, moyennant finances. Une telle décision ne pouvait être prise qu’à la suite d’un vote de l’Ecclésia réunissant 6000 citoyens. Ces naturalisations sont donc très rares et solennelles. (Par exemple, un métèque riche a fait don à la cité athénienne de plus de 1000 boucliers, et il n’a jamais obtenu cette citoyenneté.)

La citoyenneté conférait un pouvoir politique, mais aussi une protection judiciaire (les citoyens ne pouvant ni être torturés sans poursuite ni être condamnés à la torture) et un avantage économique : seuls les citoyens peuvent avoir une propriété foncière. Ce privilège s’explique par l’histoire de la démocratie athénienne ; héritier d’un passé aristocratique, le régime considérait l’agriculture comme le seul travail digne d’un citoyen, et valorisa la vie de rentier.

Le citoyen athénien avait le droit de voter et d’être élu mais il avait le devoir de faire la guerre et payer les impôts. Par ailleurs, les riches doivent financer les liturgies et les pauvres doivent être aidés financièrement pour qu’ils puissent participer à la vie de la cité.

Les institutions politiques[modifier]

Répartition des pouvoirs politiques dans l’Athènes démocratique auive siècle

Les institutions constitutives de la démocratie athénienne nous sont connues essentiellement grâce à la découverte inopinée, à la fin duxixe siècle apr. J.-C. d’une Constitution d’Athènes attribuée à Aristote, et à ses disciples du Lycée, et rédigée aux environs de -3304. Bien que la démocratie athénienne n’eut jamais de constitution écrite officielle, les rôles de ses institutions n’en demeurent pas moins clairement connus et distincts les uns des autres. Leur évolution font donc l’objet de subtiles luttes politiques.

L’Ecclésia[modifier]

Article détaillé : Ecclésia.

Ostrakon portant le nom de Thémistocle, vers 490-480 ou 460,Musée de l’Agora antique d’Athènes

C’est l’assemblée de citoyens qui se réunit sur la colline de la Pnyx. Elle vote les lois en général avec la présence de 6000 citoyens si l’on en croit Thucydide. Ces votes se font à main levée et à la majorité simple. N’importe quel citoyen peut prendre la parole (isegoria) et proposer une motion. C’est le propre de la démocratie directe. Une fois votée, la loi est exposée au public sur l’Agora. Selon un processus similaire, l’Ecclésia peut, pour se protéger de la tyrannie, voter une fois par an d’un exil de 10 ans d’un citoyen, c’est l’ostracisme, le nom venant du morceau de céramique (l’ostracon) sur lequel on inscrit le nom de la personne que l’on souhaite expulser. Cette réunion annuelle s’effectue après celle pendant laquelle les magistrats bouleutes et héliastes sont tirés au sort pour des mandats d’un an. Elle nécessite la présence de 6000 membres, c’est le fameux quorum 6000. Cette pratique disparaîtra en -417, après avoir frappé une dizaine de grands hommes politiques athéniens.

La Boulè[modifier]

Article détaillé : Boulè.

La Boulè est le nom générique de conseils dans différents régimes grecs orthographié parfois Boulê. À Athènes, La Boulê est souvent appelée « Conseil des Cinq Cents », car, à partir des réformes de Clisthène elle est composée de 500 membres (bouleutes) à raison de cinquante par tribu. Les bouleutes sont tirés au sort parmi des listes dressées par chaque dème de citoyens volontaires âgés de plus de trente ans et renouvelés chaque année, un citoyen ne pouvant être au maximum que 2 fois bouleutes. Cette assemblée siège de façon permanente. La présidence et la coordination du travail sont assurées par les prytanes. Chaque tribu assure pendant un dixième de l’année (35-36 jours) la prytanie, c’est-à-dire la permanence. Le principal travail de la Boulé est de recueillir les propositions de loi présentées par les citoyens, puis de préparer les projets de loi pour pouvoir ensuite convoquer l’Ecclésia. La Boulé siège au Bouleuterion, bâtiment contigu au Tholos sur l’Agora.

Les magistrats[modifier]

Jetons d’identité pour le tirage au sort des magistratures, Musée de l’Agora antique d’Athènes

Les magistrats gèrent les affaires courantes et veillent à l’application des lois. Parmi eux, on trouve les 10 stratèges, élus pour un an et rééligibles, qui sont les principaux détenteurs du pouvoir exécutif et qui sont aussi chargés du commandement de l’armée. On trouve également les 10 archontes (littéralement, les « commandeurs »), tirés au sort parmi les citoyens aisés, qui exercent principalement des fonctions judiciaireset religieuses. Les magistrats doivent exercer leur pouvoir de manière collégiale et jamais de manière individuelle, ce qui est censé éviter le retour d’une tyrannie. Les magistrats et les ambassadeurs sont contrôlés à la fin de leur mandat. C’est la reddition de comptes que l’on nomme euthynai. Cela permet aux Athéniens de contrôler efficacement les magistrats et de limiter ainsi les dérives.

La dokimasia est l’examen préliminaire que subissent les futurs magistrats pour limiter les effets malheureux du tirage au sort. Cet examen permet de vérifier que le candidat est bien citoyen, qu’il a bien l’âge minimum requis, qu’il n’a jamais occupé le poste et qu’il en est digne. Il se déroule soit devant l’Ecclésia, soit devant l’Héliée, soit devant les deux.

L’Aréopage[modifier]

Article détaillé : Aréopage.

L’Aréopage est une institution politique, précédant l’avènement de la démocratie et aux origines mythiques, qui eut pour but premier de « conserver les lois », c’est-à-dire de veiller au respect de la constitution, et ayant à cette fin des pouvoirs judiciaires très étendus. Il est formé d’anciens archontes, c’est-à-dire d’anciens nobles riches et puissants avant qu’ils ne fussent tirés au sort. C’est traditionnellement l’institution athénienne la moins démocratique et la plus aristocratique. Elle tient son nom de la colline d’Arès où siègent les aréopagites. Son emplacement, hors de l’Agora qui est le cœur de la cité, a une forte symbolique : le crime n’a, littéralement, pas le droit de cité.

Les réformes de Dracon permirent aux citoyens de former des recours auprès de l’Aréopage à l’encontre de magistrats les ayant lésés dans l’exercice de leurs fonctions. Celles de Solon renforcèrent encore le pouvoir de l’Aréopage, qui fît alors figure de conseil des Sages, protégeant la cité non seulement contre les menaces internes (et prévenant ainsi – paradoxalement – les complots ourdis contre la démocratie) mais aussi les menaces externes. À ce titre, l’Aréopage ne rendait compte de ses activités auprès d’aucune autre institution. Après les réformes de Clisthène et les guerres médiques, le pouvoir détenu par l’Aréopage devient donc prépondérant. Éphialtès et Thémistocle travaillèrent de concert pour réduire cette influence au profit de l’Ecclésia, de la Boulê, et des nouveaux tribunaux de l’Héliée. Ainsi, après -462, l’Aréopage ne dispose plus de pouvoir politique mais fait figure de vénérable institution.

L’Héliée[modifier]

Article connexe : Héliée (édifice).

Klérotèrion, machine à tirer au sort les jurys en mettant le pinakion des citoyens dedans, Musée de l’Agora antique d’Athènes

Ce tribunal populaire est composé de 6000 citoyens, toujours âgé de plus de 30 ans et répartis en dix classes de 500 citoyens (1000 restant en réserve) tirés au sort chaque année pour devenir héliastes. Ils étaient tirés au sort avec la plaque, que l’on voit a gauche, pour ce faire on mettait les noms de tous ceux qui voulaient y participer dans les cases et on ajoutait des fèves (blanches et noires) dans un autre compartiment (qui a été arraché)puis on pigeait au sort un nom et une fève si la fève état blanche, le nom pigé était un héliaste et si la fève était noire, le nom pigé n’était pas héliaste et on recommençait pour en avoir jusqu’à 500. L’accusation est toujours, en l’absence d’équivalent à nos « ministères publics », une initiative personnelle d’un citoyen. Celui-ci percevant, en cas de condamnation, une partie de l’amende, pour indemnisation et récompense de ses efforts pour la justice, certains citoyens font de la délation leur métier, ce sont les sycophantes. Malgré des mécanismes limitant les dérives de ce système, celui-ci contribue à diviser la cité et servit d’argument fort au parti aristocratique contre le nouveau régime. Par un système compliqué et selon l’affaire, on désigne par tirage au sort (sous contrôle d’un magistrat instructeur) un plus ou moins grand nombre d’héliastes pour chaque procès. Ainsi, à titre d’exemple, pour un procès privé, 201 juges siègent normalement, 401 exceptionnellement. Pour les procès publics, ils sont 501, 1001, voire 1501 juges. La tâche de juger est d’autant plus difficile qu’il n’y a ni code de procédure, ni code pénal, offrant ainsi une grande liberté d’interprétation des lois (par ailleurs en nombre réduit).

De plus, les verdicts sont sans appel et immédiatement exécutoires, on comprend dès lors l’important rôle politique que prennent les tribunaux de l’Héliée. 200 réunions ont lieu par an, chacune sous la présidence d’un magistrat qui ne prenait pas part au vote. Le tribunal des Ephètes (51 membres) est celui qui a le plus accaparé les prérogatives de l’Aréopage ; il peut siéger en quatre endroits différents selon les types d’affaires :

Jetons de vote utilisés par les jurés de l’Héliée,Musée de l’Agora antique d’Athènes

  • au Prytaneion, ils jugent tout ce qui a pu amener mort d’hommes (objets, animaux) ;
  • au Palladion, ils jugent les meurtres involontaires, les métèques et les esclaves ;
  • au Delphinion, ils jugent la légitime défense ;
  • à Phréattys (sur une plage), ils jugent les bannis qui ont connu un meurtre dans leur exil. L’accusé est alors placé sur une embarcation au large.

Équilibre et compétition entre l’Ecclésia et l’Héliée[modifier]

Article connexe : Dikastèrion.

Au cours du temps les tribunaux de l’Héliée ont pris le pas sur l’Ecclésia. En effet, en -416 la procédure de graphè para nomon (ἡ γραφή παρά νόμων) (mise en accusation d’une loi) est introduite, pour se substituer à la pratique de l’ostracisme utilisée pour la dernière fois l’année précédente. Elle permet à n’importe quel citoyen de faire examiner par un tribunal de l’Héliée, dit dikastèrion, toute loi ayant été voté par l’Ecclésia ou en cours de proposition par l’Ecclésia. Si la cour juge la loi ou la proposition de loi contraire aux lois générales de la cité, non seulement elle est annulée mais son auteur et l’épistate dirigeant les débats au moment de son adoption (ou proposition) sont passibles de lourdes sanctions, allant jusqu’à l’atimie. Si le tribunal était appelé pour juger une loi en cours de proposition et qu’il l’a déclaré compatible avec la Constitution, cela entraînait son adoption sans réexamen par l’Ecclésia. Le graphè para nomon offre donc plus qu’un rôle de conseil constitutionnel à l’Héliée, rôle auparavant détenu par l’Aréopage, l’Héliée devient au fil du temps un co-législateur, partageant le pouvoir législatif avec la Boulê et l’Ecclésia. Résultat : à partir de -355 les luttes politiques ne se tiennent plus sur la Pnyx, mais dans les « tribunaux ».

Les grandes crises : guerre du Péloponnèse et coups d’État[modifier]

Articles détaillés : Guerre du PéloponnèseQuatre-Cents et Les Trente.

L’empire athénien à la veille de la guerre du Péloponnèse

L’année -430 marque le début du déclin d’Athènes, la désastreuse lutte contre Sparte conjuguée à une épidémie de fièvre typhoïde, fatale pour Périclès en -429, conduit inexorablement la cité désormais démoralisée à sa perte. L’occupation par les troupes spartiates aboutit au retour de la tyrannie en -411, avec le coup d’État des Quatre-Cents, renversée dans un premier temps puis revenant sous une nouvelle forme en -404 avec les « Trente tyrans ». Ceux-ci suppriment l’Héliée, restaurent les prérogatives passées de l’Aréopage, et relèguent l’Ecclésia à un simple rôle consultatif, s’assurant eux-mêmes les rênes du pouvoir. Ce régime, profondément réactionnaire et méprisant au plus haut point la démocratie, ne survivra pas au départ de l’occupant spartiate au début de l’an -403.

ive siècle av. J.‑C. : une cité faible et un régime mis en doute

Au ive siècle av. J.‑C., la cité, puissance déchue, est considérablement appauvrie. L’empire athénien a disparu, la démocratie athénienne n’est plus un modèle s’exportant. Toutefois, un renouveau de l’élan démocratique souffle sur la cité, l’extension du misthos (jusqu’alors réservé aux héliastes et bouleutes) aux citoyens se rendant à l’Ecclésia, provoque un afflux d’urbains de tous milieux (nobles, petits et grands commerçants, potiers, et dockers) dans l’assemblée, dont la souveraineté ne sera plus remise en cause. Ce succès populaire de la démocratie (qui est, rappelons-le, à l’origine une invention de politiciens aristocrates pour faire face aux revendications d’une petite bourgeoisie naissante) est critiqué. PourAristophane, qui critiqua notamment le passage à trois oboles du misthos sous Cléon dans sa pièce les Guêpes, mais aussi Aristote, les pauvres, de plus en plus impliqués dans l’exercice du pouvoir, sont plus sensibles aux arguments des démagogues. Ainsi la foule des citoyens, sous l’influence de la vindicte populaire, prend des décisions irréfléchies comme la condamnation à mort de l’exemplaire Socrate, le populisme est né. Il n’est donc pas étonnant que la critique intellectuelle de la démocratie apparaisse d’abord, sous une forme particulièrement sévère, chez le principal disciple de Socrate : Platon. Celui-ci hiérarchise dans la République les régimes politiques en plaçant la démocratie juste devant la tyrannie et derrière l’aristocratie, la timocratie, et l’oligarchie.

 I wasn’t able to watch the first Socialist primary debate last night. Will try to catch it this weekend on the Internet. Some the reactions I read were unfavorable but this commentary by Thomas Legrand – whose analyses are usually pretty good – on France Inter this morning gave it the thumbs up
Retour sur le premier débat des primaires socialistes…
i.e. three days to the Turkish legislative elections, which, barring a huge surprise, will give the AKP and Tayyip Erdoğan another big victory, and with yet another overwhelming majority in the Büyük Millet Meclisi. I don’t look forward to the aftermath. Le Monde had a good analysis earlier this week of the current situation there.
  Papandreou Seeks Support in Referendum, Raising Default Concerns – Businessweek
« Papandreou could lose the referendum, which means that new elections would have to be called, » Thomas Costerg, European economist at Standard Chartered Bank in London, said in an e-mail. « Heightened Greek uncertainty could propagate to other fragile euro-area…
 From: ARTUSO ANTONIO
Sent: Sunday, October 30, 2011 9:41 AM
To:
Cc: reconstruction.communiste
Subject: CinĂŠma – La rĂŠvolution française – The French Revolution – France – 1989
CINÉMA ET RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE – Numéro 13
Rubrique du Bulletin ÂŤReconstruction communiste CanadaÂť
reconstruction.
 Faites passer.
Aujourd’hui, Google donne pour les mot-clés petition wall street ceci:
Avaaz – Le monde contre Wall Street
http://www.avaaz.org/fr/the_world_vs_wall_st_fr/
il y a 6 jours – Des milliers d’Américains occupent Wall Street, rejoignant ainsi un mouvement mondial pour … Le monde contre Wall Street.

Qui est Georges Papandréou ? Va-t-il quitté ses fonctions ? Aurait-il peur du peuple grecque ou tourne-t-il son regard vers l’Est ? La Grèce est une démocratie et son peuple gronde… La Chine serait-elle sa terre promise ? Maï Salaün

Maps shows a group of countries known as the P...

Image via Wikipedia

Avec l’annonce du référendum – il y a un risque que le 6ème versement pour renflouer la Grèce.

Le pétrole est en très nette baisse, l’économie US aussi.

Cela va redonner un rôle majeur à la banque générale européenne – sacré baptême du feu ce mardi pour Mario Draghi qui accéde à la présidence de la Banque centrale européenne ! Le nouvel homme fort de la zone euro et du futur G20 de demain aura pour mission de réduire cette fracture. Son discours de jeudi 3 novembre 2011 sera très attendu.

Dans 15 mn, Réunion d’urgence à l’Elysée sur la décision du référendum grec.

Pour la CDU, « Papandréou joue avec le feu »

Gunther Krichbaum (CDU) est président la commission des affaires européennes au Bundestag. | LEMONDE.FR | 01.11.11 | 16h03   •  Mis à jour le 01.11.11 | 16h03

Que pensez-vous de l’annonce du référendum en Grèce ?

Je suis surpris. Comme tous les dirigeants européens. Alors que les deux derniers sommets européens avaient amené un peu de calme sur les marchés, cette annonce provoque partout en Europe une grande nervosité et une grande irritation. Georges Papandréou a ouvert la boîte de Pandore. Son attitude constitue un affront pour les autres leaders européens. Il joue avec le feu. C’est incompréhensible. Même la question de confiance qu’il pose aux députés n’est pas gagnée d’avance.

Le courtier américain le gros du monde a fait faillite MF Global qui avait joué sur le territoire européen + de 600 millions de dollors parti en fumé…

A côté Mac-donald, Merck et Faiser qui triple ses bénéfices, se balladent dans le positif avec tous les acteurs du luxe.

Affaibli par la dette européenne, le courtier MF Global dépose le bilan

LEMONDE.FR avec AFP | 01.11.11 | 08h40   •

Mis à jour le 01.11.11 | 11h53

MF Global, l'un des plus grands noms du courtage aux Etats-Unis, a déposé le bilan lundi 31 octobre, devenant ainsi le premier gros groupe de Wall Street victime de la crise de la dette européenne.

MF Global, l’un des plus grands noms du courtage aux Etats-Unis, a déposé le bilan lundi 31 octobre, devenant ainsi le premier gros groupe de Wall Streetvictime de la crise de la dette européenne.REUTERS/BRENDAN MCDERMID

 MF Global, l’un des plus grands noms du courtage aux Etats-Unis, a déposé le bilan lundi 31 octobre, devenant ainsi le premier gros groupe de Wall Street victime de la crise de la dette européenne, sur laquelle il avait massivement parié. Le conseil d’administration du groupe l’a placé sous la protection de la loi des faillites afin de « protéger ses actifs », indique un communiqué de l’entreprise. Selon le dossier du dépôt de bilan déposé devant un tribunal new-yorkais, elle possédait au 30 septembre 41 milliards de dollars d’actifs et 39,7 milliards de passif, ce qui en fait la huitième plus grosse faillite aux Etats-Unis depuis 1980.

Le dépôt de bilan du groupe, qui emploie environ 2 870 personnes, pourrait envoyerune onde de choc sur les marchés mais ses conséquences ne devraient pas êtreaussi importantes que l’impact de la faillite de Lehman Brothers en 2008. Selon le dossier du dépôt de bilan, les plus importants créanciers de MF Global sont JPMorgan Chase et Deutsche Bank. Toutefois, sur les 1,2 milliard de dollars de dettes imputées à JPMorgan, la banque américaine n’en possède réellement que 80 millions et agit pour le reste du montant au nom d’autres établissements financiers, a affirmé une source au sein de la banque.

MF Global, l’un des premiers courtiers en matières premières et produits dérivés dans le monde, était dans une position très difficile en raison des pertes plus lourdes que prévu annoncées la semaine dernière. Déjà malmené sur le marché depuis l’été, le groupe new-yorkais avait reconnu à cette occasion être exposé à hauteur de 6,3 milliards de dollars à la dette publique européenne, dont plus de la moitié à l’Italie et plus d’un milliard à l’Espagne, deux pays dans la ligne de mire des investisseurs. D’après le Wall Street Journal, les dirigeants de MF Global ont lancé pendant le week-end une dernière tentative de sauvetage en négociant avec Interactive Brokers Group, qui a envisagé un moment de racheter des actifs du courtier pour environ 1 milliard de dollars.

POSSIBLE FRAUDE

Ces discussions n’ont finalement pas abouti et, selon le New York Times, leur échec est dû à la découverte d’un trou d’environ 700 millions de dollars dans les comptes de la société de courtage. La disparition de ces centaines de millions de dollars confiés à MF Global par des clients pourrait suggérer que ces fonds ont été utilisés de manière illicite par la société, a rapporté lundi le NYT.

L’emplacement « de cet argent n’est pas clair, et une certaine somme devrait refaire surface dans les prochains jours, le temps que le processus de faillite progresse », explique le quotidien américain, citant « plusieurs personnes » proches du dossier. Les autorités boursières enquêtent pour déterminer si la société de courtage a utilisé les fonds de ses clients à ses propres fins, effectuant des placements dans l’espoir de se renflouer. Si les faits étaient avérés, cela constituerait une infraction à une règle d’or de Wall Street.

ÉCHEC PERSONNEL

Le dépôt de bilan du groupe MF Global marque un échec dans la stratégie de son PDG, Jon Corzine.

Le dépôt de bilan du groupe MF Global marque un échec dans la stratégie de son PDG, Jon Corzine.REUTERS/LUCAS JACKSON

Le dépôt de bilan de MF Global marque l’échec de la stratégie de son PDG, Jon Corzine. Ancien coprésident de Goldman Sachs et gouverneur démocrate de l’Etat du New Jersey de 2006 à 2010, il avait pris en mars 2010 les rênes de la société, ancienne filiale du britannique Man Group. L’homme était décidé à transformer le courtier en une véritable banque d’investissement, quitte à se lancer dans des paris risqués sur les marchés.

« [MF Global] a renforcé les activités de courtage en nom propre, qui ne marchent pas bien, comme on le sait, en raison des actifs liés à la zone euro, mais aussi à l’énergie ou aux taux d’intérêt. La situation ne pourrait pas être pire, a confié la semaine dernière à l’AFP un ancien cadre du groupe sous couvert d’anonymat.Cela fait seulement un an que cela dure. Avant, on s’occupait juste de gérer les positions des clients, il y avait bien moins de risque. »

Le groupe a ainsi investi plus de 6 milliards de dollars dans la dette européenne, dont plus de la moitié dans celle de l’Italie, actuellement dans la ligne de mire des marchés. Avant de faire paniquer ses actionnaires et de faire fuir ses clients, cette position avait inquiété les régulateurs financiers américains, l’un d’entre eux, la Finra, demandant à la maison de courtage d’augmenter ses fonds propres au mois d’août.

Est-on à l’aube de la sortie de la Grèce de l’Europe ?

quelle est l’idée de Papandréou?

Son ministre des finances n’était pas au courant, ses autres ministres également, le seront plus précisément lors d’un conseil des ministres extraordinaire grecques à 18 heures- le plan franco-allemand proposé la semaine dernière pour sauver par la Grèce – la pression dans la rue contre l’austérité insoutenable demandée au peuple grec.

Auj. à 10:40

la décision d’hier soir peut paraître incompréhensible.Pourtant je ne crois pas M.Papandréou inconscient, il y a donc une bonne raison derrière: la démocratie peut être…
Le tout est de trouver quelle est cette raison: je propose ce file pour que chacun émette des hypothèses:

Je commence donc:

Je pense que un ou plusieurs pays ont compris le désarroi des grecs , et vont chercher à l’exploiter: Aller au référendum, c’est quasiment sûr d’une réponse négative. Les conséquences: peut être la sortie de l’Euro.
Le ferait-il sans avoir quelques garanties??

Je pense que des pays comme Chine, Russie, (pays du Golfe un peu moins), pourraient devenir les sauveurs.
En faisant comme l’Islande , ils plantent leur créanciers (parrallèle entre les 2 référendums…).

Le retour au drachme est suicidaire, sauf s’il fait exploser la zon,e euro, alors l’aide extérieure devient très bon marché.

Mon scénario de politique fiction est donc un plan secret avec la Chine , malmenée par les européens au cours du récent sommet, qui permettrait d’être plus efficace que le plan européen.
En effet , il vaut mieux une aide financière d’un riche que d’un pauvre.
D’autant plus qu’une fois sorti, ils n’ont rien à craindre de la chute de l’Italie ou autre PIIGS.

Les chinois diviseraient alors l’Europe, les Etats unis…et s’implanteraient dans le bassin méditéranéen

La peur du peuple

01 Novembre 2011 Par Patrick rodel Inscrit(e) depuis Dec. 2007″ href= »http://blogs.mediapart.fr/blog/nerac40″>patrick rodel

La réaction d’une certaine partie de la classe politique et des commentateurs (ce matin, les questions posées par la journaliste de France Info à une députée socialiste d’origine grecque étaient déroutantes d’indignation) devant la décision de Papandréou d’organiser un référendum pour demander au peuple grec son avis sur des décisions prises jusqu’à présent sans qu’il soit vraiment consulté, en dit long sur cette peur du peuple toujours vive au sein même de régimes qui se prétendent démocratiques. Le peuple représente toujours un danger potentiel, il est le pôle de l’irrationalité, il est le risque de l’irruption de la violence et du désordre : le mouvement populaire est redoutable, parce qu’il n’obéit jamais à ce que les élites considèrent comme l’évidence même. Il n’a droit à la parole que lors des élections – le reste du temps, il ne parle pas, il « braille », selon la formule du ministre Darcos et personne de responsable ne songe à l’entendre, sauf à être taxé de populisme -, il donne sa voix et du même coup quelqu’un parle à sa place et il n’est jamais acquis que sa parole soit fidèlement répercutée dans les Assemblées : par exemple, il dit non et l’on fait comme s’il avait dit oui ; ou on lui repose la question jusqu’à ce qu’il l’ait bien comprise et réponde comme on veut qu’il réponde. Que le peuple se batte pour défendre des intérêts qui ne sont pas ceux des tenants du pouvoir montre bien qu’il n’a jamais atteint l’âge de raison – laisserait-on un enfant décider de son avenir ? ! et lorsque, au cours de l’histoire, c’est lui qui s’est levé pour défendre l’intérêt de la nation elle-même, alors que les prétendues élitesdans leur grande majorité, trahissaient allègrement, on se hâte d’oublier tout cela et de restaurer un régime favorable aux riches, de désarmer le peuple et de le renvoyer au travail.

Cette peur du peuple, c’est bien elle qui a transformé la dictature du prolétariat en dictature sur le prolétariat. C’est bien elle qui, intériorisée dans nos démocraties, est le ressort de cette apathie qui nourrit une délégation paresseuse de la volonté populaire ou un désintérêt croissant à l’égard d’un jeu politique qui apparait de plus en plus pipé.

Pour que le peuple cesse de faire peur, il conviendrait qu’il n’ait plus peur de lui-même et qu’il fasse entendre sa voix trop longtemps confisquée : une autre voie politique pourrait ainsi s’ouvrir qui serait celle d’une véritable démocratie.

 WASHINGTON (AP) – The European debt crisis has claimed its first big casualty on Wall Street, a securities firm run by former New Jersey Governor Jon Corzine.
MF Global Holdings Ltd., which Corzine has led since early last year, filed for bankruptcy protection Monday. Concerns about the company’s holdings of European debt caused its business…
Les banques grecques sont fragilisées. Leurs besoins sont de 30 milliards d’euros. Le marché bancaire grec est en train de vacillé entre le plan et le départ des épargnants.

L’agence Fitch menace la zone euro
après la décision du référendum grec

Pour l’agence de notation, la décision de la Grèce de soumettre à référendum l’accord sur le règlement de la crise de la dette menace « dramatiquement » la stabilité financière de la Grèce et de la zone euro dans son ensemble.

L’Italie accuse Sarkozy d’avoir alimenté la spéculation contre elle

Pour le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, le président français a contribué à alimenter une « attaque spéculative » contre son pays sur les marchés financiers avec ses commentaires consécutifs au dernier sommet de la zone euro.

 When Goldman Sachs went public on May 4, 1999, Jon Corzine , who was then the firm’s chief executive, held a stake that was suddenly valued at $305 million. So, perhaps, it’s uncharitable to complain about the piddling $12 million severance he was poised to gain if he had managed to sell his current firm, MF Global Holdings, over the weekend.

Europe’s Crisis Stymies Financial Overhaul. More Job Cuts Even as Profits Rise.

October 31, 2011, 3:14 pm In Debt
A Lehman Brothers, in Miniature
MF Global Holdings and one of its United States subsidiaries filed for Chapter 11 protection on Monday.
Notably absent from the filing was MF Global, the registered broker-dealer subsidiary of the MF…

Europe’s Crisis Stymies Financial Overhaul
More Job Cuts Even as Profits Rise
At MF Global, Two Other Falling Stars
As MF Global filed for bankruptcy on Monday, much of the attention has focused on the Wall Street firm’s chief executive, Jon S. Corzine, the former New Jersey governor and onetime head of Goldman Sachs.
But two of Mr.

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Référendum grec réunion de crise à l’Élysée 

Réactions (165)

Référendum grec :
réunion de crise à l'Élysée

Nicolas Sarkozy convoque ses ministres en fin d’après-midi à Paris après la décision surprise du gouvernement grec d’organiser un référendum sur le plan d’aide européen.

Le gouvernement grec sur le fil du rasoir 

L’annonce d’un référendum en janvier prochain a provoqué un véritable tollé dans toute la classe politique grecque. La perspective incertaine sur l’avenir du pays fait trembler les partenaires européens.

Plan de sauvetage : Paris et Berlin toujours déterminés

Mis à jour le 01/11/2011 à 17:15 |
publié le 01/11/2011 à 12:39
Le président Nicolas Sarkozy à Bruxelles le 26 octobre dernier.
Le président Nicolas Sarkozy à Bruxelles le 26 octobre dernier. Crédits photo : THIERRY CHARLIER/AFP
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel vont rencontrer dès mercredi à Cannes les responsables de l’Union européenne, du FMI et d’Athènes, après l’annonce d’un référundum en Grèce sur le plan d’aide du pays.
Georges Papandreou a déclenché un véritable séisme. Le premier ministre grec, qui a annoncé lundi soir l’organisation d’un référendum et d’un vote de confiance sur le plan d’aide adopté jeudi dernier, a entrainé une nouvelle chute des marchés boursiers européens. Pris au dépourvus, le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, qui avaient réussi à conclure à l’arraché cet accord après une longue nuit de négociations difficiles, doivent en discuter. Le tandem franco-allemand s’est d’ores et déjà dit «déterminé» à faire appliquer le plan de sauvetage de la zone euro. Il va donc rencontrer mercredi à Cannes les représentants des institutions européennes et du FMI et, séparément, les responsables grecs,d’après l’Elysée. Et ce, alors qu’une réunion du G20 est prévue le lendemain dans la cité balnéaire et devait initialement rassurer la sphère économique mondiale sur la capacité de la zone euro à endiguer la crise une bonne fois pour toute.

Par ailleurs, une réunion interministérielle se tiendra à 17 heures à l’Elysée autour du chef de l’État. Pour cette réunion, ont été conviés le premier ministre, François Fillon, le ministre de l’Economie, François Baroin, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, la ministre du Budget, Valérie Pécresse, le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, et le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

La classe politique européenne s’inquiète

De l’Espagne au Luxembourg, en passant par la Grande Bretagne, la décision grecque provoque depuis ce matin de vives critiques dans la classe politique européenne. «C’est une étrange manière d’agir» a déclaré l’Allemand Rainer Brüderle, président du groupe parlementaire du FDP(libéral), partenaire avec l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la coalition au pouvoir. «On dirait que quelqu’un essaie de se dégager de ce qui a été convenu. Le premier ministre Papandreou a accepté un plan de sauvetage qui bénéficie à son pays. Les autres pays consentent à des sacrifices considérables pour des décennies de mauvaise gestion et de faible gouvernance en Grèce», a-t-il déploré sur les ondes de la Deutschlandfunk.

Le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb, estime, lui, que le référendum équivaudra à un vote sur l’appartenance du pays à la zone euro. Un avis partagé par Christopher Pissarides, lauréat du prix Nobel : «En cas de victoire du non, la Grèce ferait défaut immédiatement. Je ne la vois pas rester dans l’euro», explique ce dernier.

Pour sa part, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, craint un «bazar» si le «non» devait finalement l’emporter. «Pour moi ça a l’air d’un coup de dés», a-t-il déploré.

La presse grecque très critique

En France, le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi est également monté au créneau : «Cette décision me paraît incompréhensible. Quand on sait le mal que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont eu à faire adopter ce plan courageux, je déplore cette décision qui me paraît totalement irresponsable de la part du premier ministre grec», a-t-il déclaré sur France Info. «Lorsque l’on est en situation de crise et que d’autres veulent vous aider, il est insultant de tenter à sauver sa peau plutôt que prendre ses responsabilités», a ajouté Christian Estrosi, en souhaitant que le «premier ministre grec revienne sur sa décision».En Grèce, les mots sont tout aussi durs à l’encontre de Georges Papandreou. Le chef de file de l’opposition conservatrice (Nouvelle Démocratie), Antonis Samaras, estime que le premier ministre «ne peut pas gouverner et au lieu de se retirer de manière honorable, il dynamite tout». «Jamais je n’aurais pensé que Papandreou prendrait une décision aussi dangereuse et frivole», a affirmé, l’ancienne ministre des Affaires étrangères Dora Bakoyanni, qui dirige l’Alliance démocratique (un petit parti de centre droit).

Même la presse nationale se déchaîne. «Le pays sera paralysé par d’interminables débats, le gouvernement, l’appareil d’Etat et les institutions ne fonctionneront plus», assure le journal conservateur Kathimerini.

«Un minimum de démocratie»

Quelques rares voix s’élèvent toutefois pour saluer la décision du gouvernement Papandreou. Florian Filippot, directeur de la campagne présidentielle de la présidente du Front National, Marine Le Pen, voit dans la décision de la Grèce «une première lueur démocratique dans un pays soumis aux pires pressions depuis des mois, le peuple se voyant en permanence sommé d’accepter». Selon lui, «Nicolas Sarkozy a même accepté toutes les folies pour tenter de maintenir cette illusion, allant jusqu’à se mettre à genou devant la Chine. Seule la fin organisée et concertée de l’expérience malheureuse et ratée de l’euro que préconise Marine Le Pen pourra sortir notre pays et la zone euro de l’ornière et de la crise».

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, estime également que l’organisation d’un référendum est «un minimum de démocratie». «Il y a eu 13 grèves générales en Grèce et chacune a réclamé un référendum, Georges savait qu’il ne pourrait pas tenir plus longtemps sans consulter le peuple grec. Aucun peuple au monde ne peut accepter de se voir annoncer un futur pareil», a-t-il dit.

» La Grèce organise un referendum sur le sommet européen

Grèce: un referendum sur le sommet européen

Réactions (650)

Le gouvernement Papandréou va demander aux Grecs s’ils sont d’accord avec les décisions prises lors du sommet européen du 26 octobre.

Grèce : un referendum sur le sommet européen

Par  , Alexia Kefalas
Mis à jour le 31/10/2011 à 23:00 |
publié le 31/10/2011 à 22:06
Réactions (656)
Georges Papandréou, le premier ministre grec.
Georges Papandréou, le premier ministre grec. Crédits photo : Thanassis Stavrakis/AP

Le gouvernement Papandréou va demander aux Grecs s’ils sont d’accord avec les décisions prises lors du sommet européen du 26 octobre.

La décision n’a surpris que par sa forme. Sous la pression de son peuple et des partis politiques, Georges Papandréou, le premier ministre grec, a annoncé lundi soir l’organisation d’un référendum national. Officiellement, il s’agit d’approuver l’accord conclu la semaine dernière par les Européens pour effacer une partie de la dette publique du pays. Mais dans les faits, la marge de manœuvre de Georges Papandréou était trop restreinte pour que le gouvernement puisse continuer d’appliquer les réformes. «Le pays est paralysé depuis plus d’un mois. D’un côté l’ensemble de la classe politique demande d’élections, de l’autre il y a la rue. Entre les grèves du zèle et ceux qui ralentissent l’activité, plus personne ne travaille», explique Giorgos Delastik, analyste politique. «Il faut y ajouter ceux qui n’ont plus les moyens de payer leurs factures, et la violence dans le comportement des gens qui n’ont plus rien à perdre». En effet, pour la première fois depuis le retour de la démocratie en Grèce en 1974, le défilé de la fête nationale a été annulé dans quinze villes du pays. À Thessalonique, dans le nord du pays, des dizaines de Grecs ont jeté des œufs et des projectiles sur les officiels incitant Carolos Papoulias, le président de la République à quitter les lieux. Dans une lettre au premier ministre, Mikis Theodorakis, figure emblématique de la résistance à la junte des colonels a aussi appelé Georges Papandréou à prendre ses responsabilités.

C’est désormais chose faite. Devant le groupe parlementaire socialiste, le premier ministre grec n’a pas mâché ses mots: «La volonté du peuple grec s’imposera à nous», a déclaré M. Papandréou. Il va aussi demander un vote de confiance au Parlement sur l’accord sur la dette. La question sera alors «Les Grecs veulent-ils l’adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils? Si les Grecs n’en veulent pas, il ne sera pas adopté», a-t-il précisé. Si le «non» l’emporte, la constitution grecque impose la tenue d’élections législatives anticipées. Une probabilité élevée, si l’on en croit un sondage réalisé dimanche dernier selon lequel 58,9% des Grecs seraient défavorables à l’accord conclu par les Européens le 26 octobre dernier

Catharsis

Cette perspective agace la majorité. Et pour cause, l’opposition conservatrice, largement en tête dans les sondages veut une renégociation des termes des plans d’aide à la Grèce. Non seulement du dernier mais également de celui adopté en mai 2010.

«Malheureusement, les Grecs risquent d’y voir un plébiscite et d’aller voter non», s’alarme un député de gauche sous couvert d’anonymat «cela plongera le pays dans un marasme économique et politique sans précédent», conclut-il.

Ce coup de poker surprise du gouvernement grec pourrait plonger l’Europe dans le chaos. Sauf s’il parvient à convaincre le peuple de voter oui, au final, ce qui redonnera une légitimité nouvelle à Georges Papandréou pour poursuivre sa cure d’austérité. Pour bien dramatiser l’enjeu, le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos dans une interview télévisée a indiqué que ce referendum serait l’occasion pour le peuple grec «de faire la catharsis du drame qu’il vit»… Une forme de tragédie!

NICOLAS SARKOZY – ANGELA MERKEL : le pré-sommet du 21 juillet 2011 – sommet crucial pour la zone euro sur le second plan d’aide à la Grèce.

  • On va vers un défaut de paiement de la Grèce.
    Plusieurs grands patrons des banques européennes vont y participer, puisque les entreprises privées vont renflouées les caisses de la Grèce.
    Voici ce qui serait retenu suite à l’entretien de cette nuit entre Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Jean-Claude Trichet

    Position commune franco-allemandeLe président de la République et la chancelière Angela MERKEL ont travaillé pendant près de sept heures sur les questions à l’ordre du jour de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro du jeudi 21 juillet 2011.

    Ils ont entendu le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude TRICHET.

    Ils se sont accordés sur une position commune franco-allemande dont ils ont informé le président du Conseil européen Herman VAN ROMPUY afin qu’il intègre ces éléments dans les consultations qu’il conduit en vue de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro.

    • Il y a 49 minutes · J’aime
    • Simon Defois ‎@ Paolo : Les positions communes doivent d’abord être adoptées au sommet qui se tiendra en milieu de journée à Bruxelles ! Ensuite elles seront transmisent par voie de communiqué. Mais en regardant la presse ces jours-ci on peut voir quelles sont les positions communes. @ Frédéric, en effet ce n’est pas exceptionnel de travailler 7 heures mais il faut savoit que leur réunion n’a commencée qu’à 17h30 et qu’avant que se soit Angela Markel ou bien Nicolas Sarkozy ont un autre programme chacun dans son pays ! Je ne pense pas que la plus part des personnes suivraient leurs rythmes quand on voit tous les déplaceùents qu’ils font, quand on voit toutes les réunions qu’ils enchainent ! @ Caroline, pourquoi devrions nous sortir de l’Europe ? Pour retournée au début du siècle avec un protectionisme acharné, pour revoir toute sles horreurs que nos pays ont connu ? Moi je vois dans l’UE une source de paix, de progrès, de force commune pour affronter les défis de notre siècle ! Bien sur tout n’est pas parfait et l’UE mériterait une démocratie citoyenne ou chacun des Européens puissent voter pour le Président du Conseil Européen. 9a serait un progrès considérable. Peut être moins de bureaucratie et plus de « politique » ! Je pense que cela viendra mais il faut savoir être patient

      Il y a 41 minutes · Je n’aime plus ·  1 personne

    Il y a environ une heure · 1344 · Je n’aime plus ·  ·

Pour obtenir 12 milliards d’euros, la Grèce vend ses bijoux de famille, dont la Banque Postale. Dexia en paye les frais.

Publié le
manifestation contre la privatisation de la ba...

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23/05/11 20:59

Athènes met en vente ses entreprises

http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=191366218

Afin de réduire son déficit, le gouvernement grec s’apprête à vendre ses participations dans la banque postale, des ports et des sociétés de télécoms. L’Etat espère en retirer 50 milliards d’euros d’ici 2015.

Pour atteindre son objectif de 7,5% de déficit en 2011, la Grèce n’a pas le choix : l’heure est aux mesures d’austérité. L’agence de notation Fitch a mis en garde le pays en abaissant de trois crans vendredi dernier sa note de la dette à long terme. Et la ministre de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, a endossé l’habit de directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) pour lequel elle est désigné comme favorite, réclamant «des résultats» à la Grèce.

Conscient que les créanciers internationaux perdent patience, George Papaconstantinou, le ministre grec des Finances, a annoncé lundi soir, au terme de la réunion du gouvernement, la première vague de privatisations. Les participations étatiques au capital de l’opérateur de télécom OTE et de la Banque postale détenues à respectivement 16% et 34% par l’Etat, seront cédées d’ici à la fin de l’année. Les sociétés de gestion des ports d’Athènes et de Salonique et la compagnie des eaux de Salonique, dont il possède 75% et 74% du capital vont également être cédées.

Poursuivre le programme d’assainissement budgétaire

Au final, le gouvernement espère retirer 50 milliards d’euros de ces ventes . Ce qui lui permettrait d’économiser le versement de trois milliards d’intérêts par an sur la dette du pays. Le détail du nouveau programme de consolidation budgétaire sera rendu public une fois la mission de la Troika achevée et après une consultation avec tous les partis politiques grecs, a ajouté George Papaconstantinou.

La Grèce prévoit également de poursuivre «le programme d’assainissement budgétaire en prenant des mesures supplémentaires d’économies ou de nouvelles recettes portant sur 6,4 milliards d’euros». Parmi elles, l’abaissement du nombre de contractuels de la fonction publique, l’augmentation du temps de travail des fonctionnaires à 40 heures par semaine au lieu de 37,5 heures ou encore le durcissement des conditions d’obtention des allocations chômage. Au chapitre fiscal, la Grèce prévoit d’abaisser le plafond d’exemption sur l’impôt sur le revenu, d’augmenter les taxes sur les signes extérieurs de richesse (yachts, piscines et voitures de luxe), d’augmenter les taxes sur le gaz, les boissons non alcoolisées, ainsi que les immatriculations de voiture.

La Bourse d’Athènes perd 1,50%

Avec ces mesures, la Grèce espère obtenir le feu vert de l’Europe et du FMI pour le versement de la cinquième tranche d’aide (12 milliards d’euros) sur les 110 milliards accordés en mai 2010 par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Secouée par ces nouvelles craintes sur la dette de la Grèce, la Bourse d’Athènes, dans le sillage des autres places financières européennes, a lâché à la clôture ce lundi 1,50% à 568,94 points.

23/5/11 – 19 h 45AFP – ECONOMIE
La Grèce accélère les privatisations avec les télécoms et la banque postale
Avec cet article

Le gouvernement grec peaufine un nouveau plan de redressement

DES MESURES D’AUSTÉRITÉ RENFORCÉES

Jugé insuffisant par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, créanciers de la Grèce, le plan a été musclé avec des mesures additionnelles d’économie budgétaire portées à 6 milliards d’euros en 2011, et à 23 milliards sur la période 2012-2015. La presse grecque recensait notamment parmi les nouvelles mesures attendues des « limogeages dans le secteur public » et des « bombes fiscales » avec un alourdissement des impôts directs, équivalant à « une nouvelle baisse de salaires ».

Un an après le plan de soutien Europe-FMI associé à un premier plan d’austérité, la Grèce n’est pas parvenue à recouvrer sa crédibilité, les marchés exigeant d’elle des taux à long terme record de près de 17% qui rendent irréaliste toute tentative de se refinancer elle même sur les marchés.

Le pays sous tutelle en est du coup à discuter d’une rallonge de l’aide consentie en mai 2010, tandis que l’idée d’un restructuration de sa dette gagne du terrain en Europe, en dépit de l’opposition farouche de la BCE.

La-Croix.com avec AFP

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Economie/Le-gouvernement-grec-peaufine-un-nouveau-plan-de-redressement-_EG_-2011-05-23-617985

La Grèce sous pression de ses créanciers va lancer « immédiatement » une première phase de son plan de privatisations en vendant le groupe télécoms OTE et la Banque postale afin de réduire sa dette, et en renforçant les économies budgétaires, a annoncé le gouvernement lundi.

Les premières privatisations, discutées lundi durant un très long conseil des ministres, vont porter sur l’opérateur de télécoms OTE, dont Deutsche Telekom est l’actionnaire principal, la banque postale, les ports du Pirée et de Salonique, ainsi que la société des eaux de Salonique, deuxième ville du pays, a indiqué le ministère des Finances.

Avec ces mesures, qui s’accompagnent de nouvelles économies budgétaires et d’augmentations de taxes, la Grèce espère convaincre ses créanciers de ses vertus gestionnaires et obtenir le feu vert au versement de la cinquième tranche d’aide (12 milliards d’euros) sur les 110 milliards accordés en mai 2010 par l’Union européenne, la banque centrale européenne et le Fonds monétaire international au pays en difficulté.

Dans le détail, l’Etat grec va se défaire « immédiatement » de la participation de 16% (bien 16%) qu’il lui reste dans OTE, et de sa part de 34% dans la Banque postale, a précisé le ministère dans le document qu’il a présenté en conseil des ministres, puis diffusé à la presse.

Les ports du Pirée, près d’Athènes, et de Salonique dans le nord du pays, où l’Etat détient 75%, vont être intégralement cédés d’ici la fin de l’année, ajoute le document.

L’Etat se dit par ailleurs prêt à vendre d’ici fin 2011, jusqu’à 40% de la société des eaux de Salonique, où l’Etat détient 74%.

Selon les calculs du ministère, si les 50 milliards d’euros de revenus de privatisations prévus d’ici 2015, sont réalisés, les Grecs économiseront le versement de 3 milliards d’euros d’intérêt par an sur la dette du pays.

De 10 à 15 milliards d’euros viendront de la vente de sociétés et d’infrastructures, et entre 25 et 35 milliards de l’exploitation en concession de propriétés, terrains, balnéaires ou autres, appartenant à l’Etat, a-t-il ajouté.

Le gouvernement grec a « réaffirmé sa détermination à continuer le programme d’assainissement budgétaire » du pays en faisant passer les économies budgétaires prévues en 2011 à 6,4 milliards d’euros, contre 4,8 milliards initialement prévu.

Ceci devrait permettre de parvenir à un déficit public équivalent à 7,5% du PIB en 2011, ce qui est l’objectif fixé par les créanciers du pays en échange de leur soutien.

Parmi les mesures annoncées, probablement impopulaires, figurent certaines dispositions déjà connues comme l’abaissement du nombre de contractuels de la fonction publique, ou l’augmentation du temps de travail des fonctionnaires à 40 heures par semaine au lieu de 37,5 heures.

Mais de nouvelles mesures figurent dans le document, comme le durcissement des conditions d’obtention des allocations chômage, une réduction de certaines pensions de retraite complémentaires dans les caisses déficitaires, ainsi qu’une contribution financière exceptionnelle des pensionnés au dessous de l’âge de 60 ans.

Au chapitre fiscal, la Grèce prévoit d’abaisser le plafond d’exemption sur l’impôt sur le revenu, d’augmenter les taxes sur les signes extérieurs de richesse que sont les yachts, les piscines et les voitures de luxe, d’augmenter les taxes sur le gaz, les boissons non alcoolisées, ainsi que les immatriculations de voiture.

En matière de taxe directe, certains produits qui bénéficiaient jusqu’à présent d’une TVA réduite à 13% vont rejoindre la liste commune à 23%.

AFP

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