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L’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) : la droite française

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6th President of the Fifth Republic of France ...

6th President of the Fifth Republic of France Nicolas Sarkozy (Photo credit: ©HTO3)

Avant la création de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), la droite et le centre-droit français ont été dominés par trois grandes familles politiques depuis l’après-guerre. Ce parti est un rassemblement de trois principales forces : gaulliste, libérale et du centre-droit.

17 novembre2002
 Le congrès fondateur de l’UMP (Union pour un mouvement populaire) crée un nouveau parti politique. L’UMP, d’abord appelé Union pour la majorité présidentielle, succède au RPR. Il a pour objectif de créer un parti unique de droite, et comprend également Démocratie libérale et des anciens membres de l’UDFAlain Juppé en sera le premier président jusqu’en 2004.
Voir aussi : Création – Congrès – Parti – Histoire de l’UMP – Alain Juppé– Histoire des Partis – Histoire de France – Le 17 Novembre – Année 2002

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 La famille gaulliste est née des mouvements de la Résistance, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle est dès ses origines assez composite idéologiquement, son unité résidant avant tout dans le soutien qu’apportent ses membres à la personne du Général de Gaulle. Le gaullisme peut cependant être considéré comme une résurgence démocratique de la tradition bonapartiste de la droite française.

Alain Juppé

Alain Juppé (Photo credit: Wikipedia)

Le Général ne souhaite d’ailleurs pas dans un premier temps structurer ses partisans au sein d’une formation politique, car il stigmatise l’inefficacité des partis politiques auxquels il reproche de plus se préoccuper de leur propre avenir (et de celui de leurs chefs de file) que de celui de la France.

Le principal trait idéologique des gaullistes de l’après-guerre est donc que la France a besoin d’un chef, au service de la Nation, rassemblant les Français au-delà des clivages partisans, à la tête d’un pouvoir exécutif fort et au sein d’une république dotée de nouvelles institutions.

Néanmoins, le « désamour » entre les Français et le Général de Gaulle sera assez rapide, suite à sa démission de chef du gouvernement en 1946.

Malgré la création du RPF (Rassemblement du peuple français), structure politique qui regroupe les partisans de De Gaulle, la famille gaulliste reste isolée politiquement face aux communistes, aux centristes et aux socialistes.

Incapable de prendre le pouvoir seule contre tous, elle perd progressivement en influence à la suite des revers successifs qu’elle connaît aux élections législatives.

La « crise algérienne », permettra cependant au Général d’apparaître comme le recours ultime pour restaurer l’autorité de l’État que la IVe République agonisante n’arrive plus à incarner malgré le très populaire président René Coty.

De Gaulle revient donc au pouvoir et ses partisans fondent un mouvement gaulliste, l’Union pour la nouvelle République, le 1er octobre 1958, qui deviendra l’UDR, et qui rassemble en son sein toutes les tendances gaullistes : ceux de droite, ceux de gauche (ex-socialistes pour la plupart), et les compagnons de routes de la société civile comme Malraux ou Pompidou :

(universitaire qui n’avait d’ailleurs pas été résistant).

 Lorsque Charles de Gaulle démissionne en 1969, les gaullistes se sentent orphelins, mais se retrouvent vite un chef en la personne de Georges Pompidou qui devient président de la République face au centriste Alain Poher. Après l’expérience progressiste de la Nouvelle société, menée par son Premier-ministre Jacques Chaban-Delmas, Pompidou va devenir l’artisan d’un ancrage définitif du gaulliste à droite de l’échiquier politique et choisit Pierre Messmer pour succéder à Chaban.

Jacques Chirac, l’un des disciples politiques de Pompidou, prendra la tête du parti en 1974, après avoir favorisé l’élection d’un non-gaulliste à l’élection présidentielle en la personne de Valéry Giscard d’Estaing (libéral). En 1976, ayant démissionné de son poste de Premier ministre, Jacques Chirac transforme la vieille UDR en RPR (Rassemblement pour la République) avec l’assentiment, parfois quelque peu contraint, de la majorité des barons du gaullisme.

Avec le RPR, le gaullisme devient un parti conservateur assez classique, même si son discours idéologique variera fortement

Français : Christian Vanneste Député UMP du No...

Français : Christian Vanneste Député UMP du Nord Vice-Président du CNI (Photo credit: Wikipedia)

en fonction des circonstances, ce que certains considèrent comme une marque de l’héritage pragmatique du Général de Gaulle. Plus nombreux sont ceux    qui y voient une volonté de transformer le mouvement gaulliste en une « machine » à porter Jacques Chirac à la plus haute fonction de l’État.

 Ainsi en 1978,  avec l’Appel de Cochin de Jacques Chirac, le gaullisme « flirte » avec un nationalisme anti-européen en stigmatisant « le parti de l’étranger » et en rejetant en bloc la construction européenne. De 1986 à 1988Jacques Chirac tente une politique très libérale que l’on dit inspirée de celle pratiquée par Margaret Thatcher ou encore Ronald Reagan. En 1993, avec Édouard Balladur en Premier ministre de la 2de cohabitation, c’est une politique modérée, presque centriste, qui est mise en œuvre, avant que Jacques Chirac ne fasse campagne en 1995 sur des thèmes plutôt de gauche comme la « fracture sociale ». Enfin, quelques mois plus tard, Alain Juppé, devenu Premier ministre, mène une politique de rigueur, mélange de libéralisme et de conservatisme. À l’occasion des élections européennes de 1999, Charles Pasqua, leader des gaullistes souverainistes, quitte le RPR pour fonder le RPF-IE et devance la liste RPR-DL menée par Nicolas Sarkozy.

Français : André FLAJOLET, politicien français

Français : André FLAJOLET, politicien français (Photo credit: Wikipedia)

En 2002, dirigé par Serge Lepeltier (intérim de la présidence), le RPR, est au moment de sa fusion au sein de l’UMP, un parti plus que jamais composite qui regroupe à la fois des gaullistes « traditionnels », des néo-gaullistes post-pompidoliens, des libéraux, des conservateurs voire des centristes et encore quelques gaullistes « de gauche » et quelques souverainistes.

Le libéralisme n’a jamais été un thème politique très porteur en France depuis le XXe siècle. Aussi, les libéraux mettront-ils assez longtemps à se structurer après-guerre.

C’est cependant de ce terreau que renaît le libéralisme, dans une version assez corporatiste, au sein du Centre national des indépendants et paysans (CNIP). Il faudra cependant attendre que les personnalités d’Antoine Pinay et de Valéry Giscard d’Estaingprennent de l’envergure politique pour que les libéraux retrouvent des chefs de file en France. Le CNIP connaît pendant les années 1960 une scission menée par VGE rassemblant au sein des Républicains indépendants les partisans d’un soutien du Général de Gaulle. Ce groupe parlementaire se transformera rapidement en un parti politique giscardien qui incarnera la famille libérale jusqu’à la création de l’UMP. Cependant, cette famille ne sera jamais en mesure de remporter les élections (législatives ou présidentielles) seules. Subissant l’opposition des gaullistes après la démission de Jacques Chirac de son poste de Premier ministre en 1976, VGE s’allie rapidement avec les partis centristes, issus de l’éclatement du MRP, qu’il regroupe lors des législatives de 1978 eu sein de l’UDF dont les deux principales composantes deviennent le Parti républicain (PR – héritier des Républicains indépendants) et le Centre des démocrates sociaux (CDS).

Union for a Popular Movement

Union for a Popular Movement (Photo credit: Wikipedia)

Le PR deviendra une force politique forte et sera une composante importante de l’ensemble des majorités de droite jusqu’en 1997, mais son identité libérale devient quelque peu floue du fait de l’image essentiellement centriste de l’UDF. En 1997, il change de nom pourDémocratie libérale après qu’Alain Madelin en est devenu le président. Plus que symbolique, ce nouveau nom incarne un changement d’attitude des libéraux qui assument pour la première fois l’identité idéologique de leur famille politique. En 1998, l’UDF éclate et DL devient indépendante, et devient l’alliée du RPR avec lequel elle fusionnera au sein de l’UMP en 2002.

Claude-Annick Tissot (UMP), borough councillor...

Claude-Annick Tissot (UMP), borough councillor of the 11th arrondissement of Paris. Political rally organized by the UMP at the Japy Gymnasium on February 27, 2008 on the theme “France and Israel’s friendship at the service of peace”, during the campaign for the 2008 town elections. (Photo credit: Wikipedia)

La famille centriste a longtemps été très composite, et par nature, a constitué une force politique pivot dont l’influence était d’autant plus forte qu’elle était nécessaire à l’émergence de coalitions politiques de centre-droit ou de centre-gauche. Après guerre, la IVe Républiquesera certainement la période où les centristes seront les plus influents. Rassemblés pour l’essentiel au sein du MRP, qui réunit desdémocrates-chrétiens mais aussi des centristes plus « laïques » de droite comme de gauche et dont le trait commun est qu’ils rejettent le gaullisme politique, les centristes seront de presque tous les gouvernements et constitueront avec la SFIO et l’UDSR la Troisième force.

Le succès électoral du parti gaulliste en 1962 marginalise le MRP, qui se retrouve dans l’opposition. Les centristes ne retrouvent une visibilité qu’en 1965 avec la candidature de Jean Lecanuet à l’élection présidentielle, qui, avec plus de 15,5% des suffrages au premier tour, conduit de Gaulle à un ballottage contre François Mitterrand.

Jean Lecanuet lance un nouveau parti, le Centre des démocrates sociaux (CDS), qui ne parvient pas à contester l’hégémonie gaulliste ni la structuration de l’Union de la gauche autour du Parti socialiste créé à Epinay. Ils soutiennent en 1974 la candidature du libéralValéry Giscard d’Estaing, entre à son gouvernement et créent en 1978 avec la droite non-gaulliste une coalition électorale, l’UDF, dont le président sera Jean Lecanuet jusqu’en 1988.

L’UDF comprenant une aile libérale, le Parti républicain (PR), et une aile centriste (principalement CDS), elle se situera pendant cette période au centre-droit. Après l’échec de VGE en 1981, elle soutient la candidature de Raymond Barre à l’élection présidentielle de 1988, face à un Jacques Chirac au programme plutôt libéral.

La tension entre le PR et le CDS s’accroît au milieu des années 1990, après l’échec d’Édouard Balladur à la présidentielle, qui bien que membre du RPR, était le candidat majoritairement soutenu par l’UDF et aurait pu devenir l’homme politique synthétisant le mieux les différents courants de l’UDF autour de sa personne. À la suite des élections régionales de 1998, le PR, devenu Démocratie libérale, soutient, contrairement au reste de l’UDF, les présidents de conseil régionaux élus avec les voix de conseillers Front National, et quitte l’UDF.

Le CDS, devenu entre temps Force démocrate fusionne avec les Adhérents directs, le PRIL de François Léotard et le PPDF (Parti populaire pour la démocratie française d’Hervé de Charette) au sein de la nouvelle UDF.

Official logo of the French Republic, used exc...

Official logo of the French Republic, used exclusively by its government and prefectures. (Photo credit: Wikipedia)

À la création de l’UMP, deux tiers des élus et un nombre difficile à déterminer d’adhérents de l’UDF rejoignent le nouveau parti. Mais pas François Bayrou, son président, qui maintient l’UDF comme force politique centriste indépendante. La plupart et quelques autres extérieurs à l’UDF se sont regroupés au sein du club Démocrate & Populaire.

2012
21 juillet
2012
Nathalie Kosciusko-Morizet candidate à la présidence de l’UMP.
14 juillet
2012
Dominique Dord candidat à la présidence de l’UMP.
30 juin
2012
François Fillon déclare sa candidature à la présidence de l’UMP sur Twitter: « Mon devoir est de rassembler toutes les familles de la droite et du centre. Je suis candidat à la présidence de l’UMP ! ».
2011
14-15 mai
2011
le Parti Radical (Jean-Louis Borloo) renonce à son statut de personne morale associée
12 janvier
2011
nouvelle équipe dirigeante de l’UMP:

  • secrétaire général: Jean-François Copé
  • secrétaires généraux adjoints: Marc-Philippe Daubresse, Hervé Novelli
  • vice-présidents du conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux, Pierre Méhaignerie
  • président de la commission nationale d’investiture: Jean-Claude Gaudin
  • trésorier: Dominique Dord
  • délégué général au projet: Bruno Le Maire – déléguées générales adjointes: Valérie Rosso-Debord, Fabienne Keller
  • déléguée générale aux élections: Nadine Morano – délégués généraux adjoints: Bernard Deflesselles, Christian Kert
  • délégué général aux fédérations: Édouard Courtial – délégués généraux adjoints: Catherine Vautrin, Philippe Cochet
  • déléguée générale à la formation: Michèle Tabarot – délégués généraux adjoints: Jeannette Bougrab, Jérôme Chartier
2010
11 décembre
2010
conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, Brice Hortefeux et Pierre Méhaignerie élus vice-présidents du conseil national
23 novembre
2010
élection pour la présidence du groupe UMP à l’Assemblée nationalesecond tour:

  • 182 voix Christian Jacob
  • 109 voix Jean Léonetti

premier tour:

  • 151 voix Christian Jacob (ex-RPR, président délégué de GénérationFrance.fr)
  • 84 voix Jean Léonetti (ex-UDF, vice-président du Parti Radical)
  • 47 voix Hervé Gaymard (ex-RPR)
  • 28 voix Nicolas Forissier (ex-DL, membre des Réformateurs)
17 novembre
2010
bureau politique; nouvel organigramme:

  • secrétaire général: Jean-François Copé
  • secrétaires généraux adjoints: Marc-Philippe Daubresse, Hervé Novelli
30 août
2010
Dominique Dord nommé trésorier de l’UMP
30 juillet
2010
Éric Woerth démissionne du poste de trésorier de l’UMP (annone le 13 juillet)
2009
24 janvier
2009
conseil national et bureau politique; nouvel organigramme:

  • secrétaire général: Xavier Bertrand
  • secrétaires généraux adjoints: Nathalie Kosciusko-Morizet, Éric Besson, Axel Poniatowski, Marc-Philippe Daubresse
  • porte-parole: Frédéric Lefebvre – porte-parole adjoint: Dominique Paillé
  • vice-présidents du conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo, Brice Hortefeux
  • délégué général en charge du programme: Pierre Méhaignerie
  • président de la commission nationale d’investiture: Jean-Claude Gaudin
2008
5 décembre
2008
Patrick Devedjian (nommé au gouvernement) démissionne de ses fonctions de secrétaire général de l’UMP; Xavier Bertrand secrétaire général par intérim (8 décembre)
24 septembre
2008
primaire interne au groupe UMP pour la présidence du Sénat:Inscrits: 152
Votants: 152
Exprimés: 151
Nul: 1

  • 78 voix (51,7%) Gérard Larcher
  • 56 voix (37,1%) Jean-Pierre Raffarin
  • 17 voix (11,3%) Philippe Marini
19 juin
2008
Christian Estrosi nommé secrétaire général adjoint
07 juin
2008
le Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP) renonce à son statut de personne morale associée
9 avril
2008
nouvel organigramme (pôle exécutif):

  • secrétaire général: Patrick Devedjian
  • secrétaires généraux adjoints: Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet
  • porte-parole: Dominique Paillé, Chantal Brunel, Frédéric Lefebvre
2007
6 octobre
2007
conseil national: Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie élus vice-présidents du conseil national
25 septembre
2007
nouvel organigramme (pôle exécutif):

  • secrétaire général: Patrick Devedjian
  • secrétaires généraux adjoints: Dominique Paillé (annoncé le 2 juillet) et Philippe Cohet (annoncé le 5 juillet)
9 juillet
2007
Yves Jego et Nadine Morano nommés porte-parole
7 juillet
2007
conseil national: révision des statuts avec ajout de « dispositions applicables, par dérogation aux statuts, lorsque le Président en exercice de l’UMP devient Président de la République »
22 mai
2007
Brice Hortefeux (nommé au gouvernement) démissionne de ses fonctions de secrétaire général délégué de l’UMP; Patrick Devedjian le remplace
14 mai
2007
Nicolas Sarkozy (élu à la présidence de la République) démissionne de la présidence de l’UMP; Jean-Claude Gaudin président par intérim (conseil national)
6 mai
2007
second tour de l’élection présidentielle de 2007:53,06% Nicolas Sarkozy (élu) bat Ségolène Royal
22 avril
2007
premier tour de l’élection présidentielle de 2007:31,18% Nicolas Sarkozy
14 janvier
2007
congrès. soutien à l’élection présidentielle:Inscrits: 338 520
Votants:  233 779 (69,06%)
Exprimés: 229 303 (98,09%)
Blancs: 4 476 (01,91%)

  • 100% (229 303 voix) Nicolas Sarkozy
13 janvier
2007
candidat « gaulliste et républicain » à l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan démissionne de l’UMP
2006
2005
2 juin
2005
à la suite de la nomination de Nicolas Sarkozy au gouvernement, Jean-Claude Gaudin est nommé président délégué de l’UMP
2004
1er décembre
2004
nouvel organigramme (pôle exécutif):

  • président: Nicolas Sarkozy
  • secrétaire général: Pierre Méhaignerie
  • vice-président: Jean-Claude Gaudin
  • porte-parole: Valérie Pécresse, Luc Chatel
  • secrétaire général délégué: Brice Hortefeux
  • conseillers politiques: François Fillon, François Baroin
15-28 novembre
2004
congrès. élection à la présidence de l’UMP:Inscrits: 132 922
Suffrages exprimés: 70 830

  • 85,09% (60 266 voix) Nicolas Sarkozy
  • 09,10% ( 6 443 voix) Nicolas Dupont-Aignan
  • 05,82% ( 4 121 voix) Christine Boutin

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29 septembre
2004
primaire interne au groupe UMP pour la présidence du Sénat:Inscrits: 155
Votants: 151
Exprimés: 144
Blancs et nuls: 7

  • 95 voix (66%) Christian Poncelet
  • 49 voix (34%) Alain Lambert
16 juillet
2004
Alain Juppé démissionne de la présidence de l’UMP
13 juin
2004
élections européennes de 2004:l’UMP obtient 17 élus
6 avril
2004
François Baroin (porte-parole de l’UMP depuis 2003) nommé secrétaire général délégué de l’UMP
30 janvier
2004
Alain Juppé, président de l’UMP, condamné à 18 mois de prison avec sursis et 10 ans d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs du Rassemblement pour la République (RPR) à la mairie de Paris
2003
13 septembre
2003
comité constitutif de la Droite Libre; membres du bureau: Rachid Kaci (fondateur, secrétaire général et porte-parole de la Droite Libre, ex-DL), Jérôme Rivière (député; président de la Droite Libre; ex-DL), François d’Aubert (député; président du Club de réflexion de la Droite Libre; ex-DL), Etienne Blanc (député; ex-DL), Yannick Favennec (député;ex-DL), Béatrice Bourges Boyer Chammard (ex-DLC, président d’Audace et Responsabilité), Stéphane Bottiau, Alexis Bouchard (ex-DLC), Bertrand de Lesquen, Arnaud Dassier (ex-DL), Annick Marsal (présidente de Liberté et Responsabilité), Emmanuel Blanc (ex-DL), Thibaut Colcombet + Alexandre Del Valle (responsable du programme de La Droite Libre)
25 février
2003
contrat d’association entre l’UMP et le Club Nouveau Siècle (Philippe Dechartre, Jean-Jacques Aillagon, Hamlaoui Mekachera; gaullistes « de gauche » chiraquiens)
2002
17 novembre
2002
congrès fondateur du parti chiraquien unique. votes:Inscrits: 164 537
Votants: 48 174
Blancs: 554
Exprimés: 47 620

  • présidence:
    • 79,42% (37 822 voix) Alain Juppé
    • 14,91% (7 098 voix) Nicolas Dupont-Aignan
    • 03,17% (1 510 voix) Rachid Kaci
    • 01,70% (808 voix) Brigitte Freytag
    • 00,80% (382 voix) Mourad Ghazli

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  • nom:
    • 83,73% Union pour un Mouvement Populaire (UMP)
    • 11,48% Union Populaire
  • charte des valeurs: 96,45% de oui (0,89% de non)
  • statuts: 94,86% de oui (2,49% de non)
  • règlement intérieur: 93,89% de oui (2,64% de non)
13 novembre
2002
lancement par Alain Madelin des Cercles Libéraux
9 novembre
2002
Écologie Bleue (association auparavant associée à l’UDF) participe à la création du « réseau écologiste de l’UMP »
président: Patrice Hernu (ancien président d’Écologie Bleue)
porte-parole: Nathalie Kosciusko-Morizet (ex-RPR)
26-27 octobre
2002
congrès du Parti Radical « valoisien »: l’association à l’UMP est approuvée à la quasi-unanimité, malgré l’opposition de trois anciens présidents du parti: Didier Bariani (président de 1979 à 1983, président de la fédération de Paris de l’UDF), Yves Galland (président de 1988 à 1994, président du groupe UDF au Conseil de Paris) et Thierry Cornillet (président de 1997 à 1999)Thierry Cornillet lance « Convergences » afin de regrouper les radicaux fidèles à l’UDF
22 octobre
2002
le bureau politique du Rassemblement pour la France (RPF) autorise la double appartenance avec l’UMPle 24 octobre, Isabelle Caullery (parlementaire européen) fonde avec une vingtaine d’élus locaux RPF l’association Nation et Progrès pour adhérer à l’UMP
17 octobre
2002
31 députés libéraux de l’UMP lancent un « appel des réformateurs » (Hervé Novelli, Jean-Pierre Gorges)
9 octobre
2002
contrat d’association entre l’UMP et le Forum des Républicains Sociaux (Forum) de Christine Boutin
lancement par Pierre Lellouche du « courant » libéral Génération Liberté
8 octobre
2002
adoption du projet de Charte de l’UMP (unanimité) et des projets de statut de l’UMP (une abstention) par le Conseil des fondateurs
6 octobre
2002
les membres de la Nouvelle Union pour la Démocratie Française (UDF) ralliés à l’UMP tiennent une « convention des UDF pour l’Union », avec le soutien de Valéry Giscard d’Estaing: Philippe Douste-Blazy (ancien président du groupe UDF de l’Assemblée nationale), Jacques Barrot (ancien président du groupe Union du Centre), Pierre Méhaignerie (ancien président du Centre des Démocrates Sociaux, ancien président du groupe Union du Centre), Pierre-André Wiltzer (ancien porte-parole et ancien secrétaire général de l’UDF, ancien délégué général de « adhérents directes » de l’UDF), Hervé de Charette (ancien président-délégué de l’UDF, président du Parti Populaire pour la Démocratie Française), François Loos (président du Parti Radical « valoisien »), Dominique Paillé (ancien délégué général de l’UDF), Renaud Donnedieu de Vabres…
5 octobre
2002
conseil national extraordinaire du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP): l’association à l’UMP est approuvée à 87%
21 septembre
2002
le Rassemblement pour la République (RPR) et Démocratie Libérale (DL) votent pour leur disparition au sein du futur parti chiraquien unique
7 septembre
2002
Nicolas Dupont-Aignan (RPR, fondateur du club Debout la République) et Adrien Gouteyron (ancien secrétaire général du RPR) lancent un « courant gaulliste et républicain de l’UMP »
18 juin
2002
seconde structuration provisoire de l’UMP:

  • Direction collégiale: Alain Juppé (président, RPR), Jean-Claude Gaudin (vice-président délégué, DL), Philippe Douste-Blazy (secrétaire général, UDF)
  • Comité exécutif: Bernard Accoyer (RPR), Michèle Alliot-Marie (RPR), Édouard Balladur (RPR), Michel Barnier (RPR), Pierre Bédier (RPR), Xavier Darcos (RPR), Jean-Louis Debré (RPR), François Fillon (RPR), Hervé Gaymard (RPR), Serge Lepeltier (RPR), Renaud Muselier (RPR), Patrick Ollier (RPR), Dominique Perben (RPR), Josselin de Rohan (RPR), Nicolas Sarkozy (RPR), Jacques Barrot (UDF), Marie-Thérèse Boisseau (UDF), Hervé de Charette (UDF-PPDF), Renaud Dutreil (UDF), Nicole Fontaine (UDF), Gérard Longuet (UDF), Pierre Méhaignerie (UDF), André Rossinot (UDF-Parti Radical « valoisien »), Pierre-André Wiltzer (UDF), Nicole Ameline (DL), François d’Aubert (DL), Dominique Bussereau (DL), Dominique Dord (DL), Michel Herbillon (DL), Jean-François Mattei (DL), Henri de Raincourt (DL)
  • Conseil des fondateurs
9-16 juin 2002 élections législatives. lGroupe Union pour la Majorité Présidentielle (UMP) obtient la majorité absolue des sièges avec 365 membres (356 membres et 9 apparentés)répartition des députés du groupe UMP par parti politique:

  • 211 RPR et apparentés (58%) : Jean-Claude Abrioux, Bernard Accoyer, Manuel Aeschlimann, Michèle Alliot-Marie, Alfred Almont, Jean-Paul Anciaux, René André, Philippe Auberger, Jean Auclair, Martine Aurillac, Roselyne Bachelot-Narquin, Édouard Balladur, Jean Bardet, Brigitte Bareges, François Baroin, Patrick Beaudouin, Pierre Bédier, Marc Bernier, André Berthol, Jean-Michel Bertrand, Léon Bertrand, Xavier Bertrand, Jean-Yves Besselat, Jean Besson, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Bruno Bourg-Broc, Chantal Bourrague, Michel Bouvard, Victor Brial, Philippe Briand, Bernard Brochand, Michel Buillard, Christian Cabal, Bernard Carayon, Gilles Carrez, Richard Cazenave, Jean-Yves Chamard, Jean-Paul Charié, Jean Charroppin, Jérôme Chartier, Roland Chassain, Jean-Marc Chavanne, Gérard Cherpion, Dino Cinieri, Geneviève Colot, Jean-François Copé, François Cornut-Gentille, Louis Cosyns, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Charles Cova, Paul-Henri Cugnenc, Henri Cuq, Olivier Dassault, Jean-Louis Debré, Christian Decocq, Lucien Degauchy, Richard Dell’Agnola, Patrick Delnatte, Jean-Marie Demange, Yves Deniaud, Bernard Depierre, Patrick Devedjian, Éric Diard, Jean Diébold, Michel Diefenbacher, Jean-Pierre Door, Guy Drut, Jean-Michel Dubernard, Philippe Dubourg, Jean-Pierre Dupont, Nicolas Dupont-Aignan, Marie-Hélène des Esgaulx, Christian Estrosi, Francis Falala, Jean-Michel Ferrand, François Fillon, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Jean-Michel Fourgous, Arlette Franco, Pierre Frogier, Yves Fromion, René Galy-Dejean, Jean-Paul Garraud, Daniel Garrigue, Jean de Gaulle, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Jean-Marie Geveaux, Franck Gilard, Georges Ginesta, Jean-Pierre Giran, Claude Girard, Jacques Godfrain, Jean-Pierre Grand, Claude Greff, François Grosdidier, Arlette Grosskost, Serge Grouard, Louis Guédon, Jean-Claude Guibal, Lucien Guichon, François Guillaume, Gérard Hamel, Emmanuel Hamelin, Joël Hart, Michel Heinrich, Michel Hunault, Christian Jacob, Christian Jeanjean, Yves Jego, Alain Joyandet, Didier Julia, Alain Juppé, Mansour Kamardine, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Jacques Lafleur, Robert Lamy, Pierre Lasbordes, Thierry Lazaro, Brigitte Le Brethon, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Pierre Lellouche, Dominique Le Mener, Jean Lemiere, Jean-Claude Lemoine, Gérard Léonard, Jean-Louis Léonard, Arnaud Lepercq, Jean-Pierre Le Ridant, Édouard Leveau, Gérard Lorgeoux, Thierry Mariani, Muriel Marland, Alain Marleix, Alain Marsaud, Jean Marsaudon, Philippe MartinHenriette Martinez, Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jacques Masdeu-Arus, Jean-Claude Mathis, Denis Merville, Damien Meslot, Gilbert Meyer, Jean-Claude Mignon, Marie-Anne Montchamp, Pierre Morange, Georges Mothron, Étienne Mourrut, Renaud Muselier, Jean-Pierre Nicolas, Jean-Marc Nudant, Patrick Ollier, Françoise de Panafieu, Robert Pandraud, Béatrice Pavy, Valérie Pecresse, Jacques Pélissard, Dominique Perben, Pierre-André Périssol, Étienne Pinte, Serge Poignant, Bérengère Poletti, Christophe Priou, Didier Quentin, Michel Raison, Éric Raoult, Jean-Luc Reitzer, Camille de Rocca Serra, Marie-José Roig, Jean-Marc Roubaud, Francis Saint-Léger, Frédéric de Saint-Sernin, Nicolas Sarkozy, André Schneider, Bernard Schreiner, Michel Sordi, Frédéric Soulier, Daniel Spagnou, Alain Suguenot, Hélène Tanguy, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Léon Vachet, Christian Vanneste, Catherine Vautrin, Alain Venot, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Jean-Luc Warsmann, Gérard Weber, Éric Woerth, Marie-Jo Zimmermann, Michel Lejeune (apparenté au grroupe), Franck Marlin (apparenté au groupe), François Vannson (apparenté au groupe), Georges Fenech (apparenté RPR), Béatrice Vernaudon (Tahoera’a Huiraatira, apparentée RPR)
  • 73 UDF et apparentés (20%) : Bertho Audifax, Jacques Barrot, Jacques Benisti, Jean-Louis Bernard (radical « valoisien »), Claude Birraux, Émile Blessig, Jacques Bobe, Marie-Thérèse Boisseau, Marcel Bonnot, Jean-Louis Borloo, Gilles Bourdouleix-Rondaert, Loïc Bouvard, Yves Bur, Yves Censi, Hervé de Charette, Jean-François Chossy, Jean-Louis Christ, René Couanau, Édouard Courtial, Yves Coussain, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Claude Decagny, Francis Delattre, Léonce Deprez, Renaud Donnedieu de Vabres, Philippe Douste-Blazy, Renaud Dutreil, Claude Gaillard, Alain Gest, Louis Giscard d’Estaing, Jean Grenet (radical « valoisien »), Laurent Hénart (radical « valoisien »), Pierre Hériaud, Patrick Herr, Patrick Hoguet, Édouard Jacque (radical « valoisien »), Christian Kert, Yvan Lachaud (rejoindra le groupe UDF le 01/10/2002), Marguerite Lamour, Édouard Landrain, Robert Lecou (radical « valoisien »), Jean-Marc Lefranc, Jacques Le Nay, Jean Leonetti (radical « valoisien »), Céleste Lett, François Loos (radical « valoisien »), Daniel Mach, Pierre Méhaignerie, Christian Menard, Alain Merly, Pierre Micaux, Jean-Marie Morisset, Jean-Marc Nesme, Dominique Paillé, Christian Philip, Michel Piron, Henri Plagnol, Jacques Remiller, Marc Reymann, Dominique Richard, Philippe Rouault, Michel Roumegoux, Xavier de Roux (radical « valoisien »), Martial Saddier, François Scellier (radical « valoisien »), Jean-Marie Sermier, Francis Vercamer (rejoindra le groupe UDF le 01/10/2002), Michel Voisin, Pierre-André Wiltzer, Gérard Grignon (apparenté au groupe), Antoine Herth (apparenté au groupe), Dominique Caillaud (apparenté UDF), Alain Ferry (apparenté UDF, apparenté au groupe)
  • 62 DL et apparentés (17%): Nicole Ameline, François d’Aubert, Sylvia Bassot, Étienne Blanc, Roland Blum, Jacques Briat, Chantal Brunel, Dominique Bussereau, François Calvet, Pierre Cardo, Antoine Carré, Luc-Marie Chatel, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Bernard Deflesselles, Jean-Jacques Descamps, Jacques Domergue, Dominique Dord, Gérard Dubrac, Yannick Favennec, Daniel Fidelin, Nicolas Forissier, Claude Gatignol, Maurice Giro, Claude Goasguen, François-Michel Gonnot, Jean-Pierre Gorges, François Goulard, Pierre Hellier, Michel Herbillon, Philippe Houillon, Sébastien Huyghe, Denis Jacquat, Aimé Kergueris, Marc Laffineur, Pierre Lang, Jean-Claude Lenoir, Pierre Lequiller, Geneviève Levy, Alain Madelin, Richard Mallié, Hervé Mariton, Jean-François Mattei, Pierre Morel-A-L’Huissier, Alain Moyne-Bressand, Yves Nicolin, Hervé Novelli, Bernard Perrut, Axel Poniatowski, Josette Pons, Jean Proriol, Marcelle Ramonet, Jérôme Rivière, Jean Roatta, Serge Roques, Max Roustan, Michèle Tabarot, Guy Teissier, Gérard Voisin, Michel Zumkeller, Jean-Pierre Soisson (Mouvement des Réformateurs, apparenté DL)
  • 4 RPF (1%): Jean-Jacques Guillet, Lionnel Luca, Jacques Myard, Philippe Pemezec
  • 14 divers droite (4%): Joël Beaugendre (Objectif Guadeloupe), Christine Boutin (ex-UDF, Forum des Républicains Sociaux),  Mayvonne Briot, Jean-Jacques Gaultier, Maryse Joissains Masini (ex-UDF), Gabrielle Louis-Carabin (Objectif Guadeloupe), Jean-François Mancel (ex-RPR), Nadine Morano, Jean-Marie Rolland, Jean-Charles Taugourdeau, Irène Tharin, Jean-Pierre Decool (apparenté au groupe), Yves Simon (apparenté au groupe), André Thien Ah Koon (apparenté au groupe)
  • indéterminé: Jean-Yves Hugon

répartition des députés du groupe UMP par étiquette électorale:

  • 206 UMP-RPR et apparentés
  • 70 UMP-UDF et apparentés
  • 62 UMP-DL et apparentés
  • 3 UMP-RPF: Lionnel Luca (Alpes-Maritimes 6e), Jacques Myard (Yvelines 5e), Jean-Jacques Guillet (Hauts-de-Seine 8e),
  • 1 UMP indéterminé: Jean-Yves Hugon
  • 14 UMP-divers droite: Joël Beaugendre (Objectif Guadeloupe), Christine Boutin (ex-UDF, Forum des Républicains Sociaux), Mayvonne Briot, Jean-Jacques Gaultier, Maryse Joissains Masini (ex-UDF), Gabrielle Louis-Carabin (Objectif Guadeloupe), Jean-François Mancel (ex-RPR), Nadine Morano, Jean-Marie Rolland, Jean-Charles Taugourdeau, Irène Tharin, Jean-Pierre Decool (apparenté au groupe), Yves Simon (apparenté au groupe), André Thien Ah Koon (apparenté au groupe)
  • 3 UDF: Jean-Marc Lefranc (Calvados 5e)*, Emile Blessig (Bas-Rhin 7e), Patrick Herr (Seine-Maritime 1re)
  • 1 RPF: Philippe Pemezec (Hauts-de-Seine 12e)*
  • 5 divers droite: Camille de Rocca-Serra (RPR dissident, Corse-du-Sud 2e)*, Francis Saint-Léger (RPR dissident, Lozère 1re)*, Catherine Vautrin (RPR dissidente, Marne 2e)*, François Vannson (RPR dissident, Vosges 3e,apparenté), Françoise de Panafieu (RPR dissidente, Paris 16e)

4 UMP-UDF ont préféré siéger au groupe UDF: Anne-Marie Comparini (Rhône 1re)*, Jean-Pierre Abelin (Vienne 4e), Pierre-Christophe Baguet (Hauts-de-Seine 9e), André Santini (Hauts-de-Seine 10e)*. N.B.: Anne-Marie Comparini et André Santini avaient indiqué durant leur campagne qu’ils siègeraient au groupe UDF

1 UMP-divers droite a préféré siéger parmi les non-inscrits: François-Xavier Villain (Nord 18e) – il s’apparentera au groupe UMP le 06/03/2003

* députés non sortants

21 mai
2002
structuration provisoire de l’UMP pour les élections législatives:

  • Comité permanent: Philippe Douste-Blazy (UDF), Jean-Claude Gaudin (DL), Serge Lepeltier (RPR)
  • Porte-parole: Nicole Guedj (UDF), Pierre Bédier (RPR), Henri Plagnol (UDF), Pierre Lequiller (DL), Patrick Stefanini (RPR)
  • Conseil politique: Édouard Balladur (ancien Premier ministre RPR), Alain Juppé (ancien Premier ministre RPR), Philippe Douste-Blazy (président du groupe UDF à l’Assemblée nationale), Jean-Louis Debré (président du groupe RPR à l’Assemblée nationale), Jacques Pelletier (président du groupe RDSE au Sénat, divers droite), Josselin de Rohan (président du groupe RPR au Sénat), Henri de Raincourt (président du groupe RI au Sénat, DL), Hervé de Charette (UDF, président du PPDF), Serge Lepeltier (président délégué du RPR), Pierre-André Wiltzer (UDF), François d’Aubert (DL), Marie-Thérèse Boisseau (UDF), Jacques Barrot (UDF), Jean-Claude Gaudin (DL), Pierre Méhaignerie (UDF), André Rossinot (UDF, Parti Radical « valoisien »)
  • Conseil des fondateurs
16 mai
2002
le Forum des Républicains Sociaux (Forum) de Christine Boutin (ex-UDF) adhère à l’UMP
15 mai
2002
François d’Aubert (député DL, président d’Économie et Liberté: ECOLIB) lance une « Force Libérale au sein de l’UMP »
11 mai
2002
publication d’une liste de 523 candidats investis par l’UMP. Les candidats investis se sont engagés à:

  • déposer leur candidature aux élections législatives sous la bannière de l’ »Union pour la Majorité Présidentielle »
  • soutenir pendant les cinq ans à venir l’action du Président de la République et de son gouvernement et reprendre cet engagement dans leur profession de foi
  • s’inscrire en cas de succès au sein d’un groupe UMP commun à l’Assemblée Nationale
  • participer à la préparation des assises constitutives de l’UMP, qui se tiendront à l’automne 2002

L’UMP présente en tout 540 candidats (sur 577 circonscriptions):

  • pas de candidat UMP face à 13 députés UDF sortants, qui seront réélus: Rudy Salles (Alpes-Maritimes 3e), François Sauvadet (Côte-d’Or 4e), Hervé Morin (Eure 3e), Maurice Leroy (Loir-et-Cher 3e), François Rochebloine (Loire 3e), Charles de Courson (Marne 5e), Emile Blessig (Bas-Rhin 7e), Francis Hillmeyer (Haut-Rhin 6e), Bernard Bosson (Haute-Savoie 2e), Patrick Herr (Seine-Maritime 1re), Pierre Albertini (Seine-Maritime 2e), Gilles de Robien (Somme 2e), Jean-Luc Préel (Vendée 1re)
  • pas de candidat UMP face à 2 députés souverainistes (MPF et apparenté) sortants, qui seront réélus: Philippe de Villiers (Vendée 4e), Joël Sarlot (Vendée 5e)
  • pas de candidat UMP face à Charles Millon (Rhône 7e), président de la Droite Libérale-Chrétienne (élu en 1997 dans une autre circonscription), battu par la gauche
  • la situation dans les 21 autres circonscriptions sans candidat UMP:
    • 10 nouveaux élus UDF: Jean-Marc Lefranc (Calvados 5e)*, Rodolphe Thomas (Calvados 2e)*, Jean-François Régère (Gironde 5e – rejoindra le groupe UMP le 04/10/2002)*, Nicolas Perruchot (Loir-et-Cher 1re)*, Gilles Artigues (Loire 1re)*, Gérard Vignoble (Nord 8e)*, François Bayrou (Pyrénées-Atlantiques 2e)*, Stéphane Demilly (Somme 5e)*, André Santini (Hauts-de-Seine 10e)*, Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis 5e)
    • 11 députés de gauche élus ou réélus

L’UMP présente un candidats face à 4 députés de droite sortants, qui se représentent avec l’étiquette UDF: Jean-Jacques Jégou (UDF, Val-de-Marne 4e), Anne-Marie Idrac (UDF, Yvelines 3e), Gilbert Gantier (DL, Paris 15e) et Jean-Bernard Raimond (RPR, Bouches-du-Rhône 14e)

* députés non sortants

6 mai
2002
Jean-Pierre Raffarin (DL) nommé Premier ministre
5 mai
2002
second tour de l’élection présidentielle de 2002:82,21% Jacques Chirac (élu) bat Jean-Marie Le Pen
25 avril
2002
trois composantes de la Nouvelle Union pour la Démocratie Française (UDF) adhèrent à l’UMP:

  • le Parti Radical « valoisien » (François Loos)
  • le Parti Populaire pour la Démocratie Française (PPDF, Hervé de Charette)
  • Écologie Bleue (Patrice Hernu, dissident de Génération Écologie)
24 avril
2002
le bureau politique du Rassemblement pour la République (RPR) approuve à l’unanimité (moins l’abstention de Philippe Séguin) la création de l’UMP39 députés de Démocratie Libérale (DL) sur 43 signent un texte approuvant la création de l’UMP (les 4 non signataires sont Alain Madelin, François d’Aubert, François Goulard et le souverainiste Joël Sarlot)
23 avril
2002
Philippe Douste-Blazy, président du groupe UDF de l’Assemblée nationale, annonce la création d’une nouvelle structure chiraquienne, destinée à remplacer l’Union en Mouvement (UEM) et à se transformer en parti chiraquien unique: l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP)
21 avril
2002
premier tour de l’élection présidentielle de 2002:19,88% Jacques Chirac
27 février
2002
Philippe Douste-Blazy (président du groupe UDF de l’Assemblée nationale) et Jean-François Mattei (président du groupe DL de l’Assemblée nationale) publient un appel à voter pour Jacques Chirac, signé par 109 parlementaires* non RPR:- 33 députés DL sur 43 (Jean-François Mattei, Sylvia Bassot, Roland Blum, Dominique Bussereau, Pascal Clément, Georges Colombier, Bernard Deflesselles, Franck Dhersin, Laurent Dominati, Dominique Dord, Nicolas Forissier, Gilbert Gantier, Claude Gatignol, Claude Goasguen, Pierre Hellier, Michel Herbillon, Denis Jacquat, Aimé Kergueris, Marc Laffineur, Jean-Claude Lenoir, Pierre Lequiller, Michel Meylan, Alain Moyne-Bressand, Yves Nicolin, Paul Patriarche, Bernard Perrut, Jean Proriol, Marcelle Ramonet, Jean Rigaud, Jean Roatta, Jean-Pierre Soisson, Guy Teissier, Gérard Voisin)- 24 députés UDF sur 67 (Philippe Douste-Blazy, Jacques Barrot, Claude Birraux, Marie-Thérèse Boisseau, Bernard Bosson, Yves Bur, Jean-François Chossy, René Couanau, Yves Coussain, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Claude Decagny, Francis Delattre, Renaud Donnedieu de Vabres, Renaud Dutreil, Patrick Herr, Bernadette Isaac-Sibille, Christian Kert, Jean Leonetti, Roger Lestas, François Loos, Christian Martin, Henri Plagnol, Michel Voisin, Pierre-André Wiltzer)- 25 sénateurs RI (DL et UDF) sur 41 (Henri de Raincourt, José Balarello, Jacques Blanc, Jean-Claude Carle, Marcel-Pierre Cleach, Jacques Dominati, Jean-Paul Émin, Jean-Paul Emorine, Hubert Falco, René Garrec, Jean-Claude Gaudin, Louis Grillot, Françoise Henneron, Jean-François Humbert, Jean-Marc Juilhard, Jean-Philippe Lachenaud, Jacques Larché, Serge Mathieu, Philippe Nachbar, Jean Pépin, Jean-Pierre Raffarin, Henri Revol, Bernard Saugey, Henri Torre, François Trucy)- 13 sénateurs UC (UDF) sur 53 (Jean-Paul Amoudry, Jacques Baudot, Claude Belot, Jean-Guy Branger, Jean-Pierre Cantegrit, Jean Faure, Pierre Hérisson, Pierre Jarlier, Alain Lambert, Marcel Lesbros, Jean-Marie Poirier, Xavier de Villepin, Jean-Paul Virapoullé)- 5 sénateurs RDSE (UDF ou apparenté) sur 20 (Gilbert Barbier, Pierre Laffitte, Aymeri de Montesquiou, Georges Mouly, Jacques Pelletier)

– 1 sénateur non-inscrit (Hubert Durand-Chastel)

* en fait 101 parlementaires: les députés Jean-Louis Bernard, Dominique Caillaud, Léonce Deprez, Gérard Grignon, Jean-Marie Morisset et Arthur Paecht, et les sénateurs Daniel Bernardet (UC) et Alain Dulait (UC), ont démenti avoir signé l’appel. Tous, à l’exception de Gérard Grignon, soutiennent alors François Bayrou.

11 février
2002
candidature de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 2002
2001
4 avril
2001
Alternance 2002 devient l’Union en Mouvement (UEM)
13-16 janvier
2001
à l’initiative de Jérôme Monod (conseiller politique de Jacques Chirac, président de la République), publication dans Le Figaro du texte « France Alternance: pour un nouveau contrat politique » rédigé par Renaud Dutreil (UDF), Hervé Gaymard (RPR) et Dominique Bussereau (DL) et signé par 337 parlementaires de droitecréation de l’association Alternance 2002
10 janvier
2001
Édouard Balladur propose les statuts d’un parti unique de la droite: l’Union pour la Réforme (UPR)
2000
24 novembre
2000
Dominique Baudis (président du comité éditorial du Figaro) est à l’initiative d’un appel à l’union publié dans Le Figaroet signé par 364 parlementaires de droite
1999
20 septembre
1999
création du club Dialogue et Initiative par Michel Barnier (RPR), Jacques Barrot (UDF), Dominique Perben (RPR) et Jean-Pierre Raffarin (DL)

L’UMP divisée sur la création de « mouvements » au sein du parti

Le Monde.fr avec AFP | 02.05.2012 à 17h31 • Mis à jour le 02.05.2012 à 17h59

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Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, et Xavier Bertrand, son prédecesseur

Le mercredi 2 mai, dans une interview au Figaro, Jean-François Copé a annoncé qu’il est favorable à la création de « mouvements » au sein de l’UMP« En application des statuts de l’UMP, je proposerai à mes amis, après le 6 mai, de permettre aux différentes sensibilités de pouvoir s’exprimer plus fortement en créant des mouvements au sein de l’UMP », a-t-il déclaré.

Le matin même, Jean-Pierre Raffarin a annoncé son souhait de créer un mouvement : « Je peux vous annoncer que ma famille politique, qui est celle des humanistes de l’UMP, nous allons nous organiser en mouvement et nous allons répondre à cet appel de la diversité », a déclaré sur France Info l’ancien premier ministre. « La division de l’UMP elle servirait qui ? Elle servirait le FN et le PS. Et nous ne voulons ni aider le FN, ni le PS. Donc, nous voulons rester, rassemblés, unis », tout en cultivant la diversité, a-t-il conclu.

La « diversité » à l’UMP « a été garantie et assurée depuis que Jean-François a en charge les destinées » du parti, a souligné Marc-Philippe Daubresse, centriste et secrétaire général adjoint de l’UMP. « Ca nécessite bien sûr un conseil national, qui délibère sur le poids de ces mouvements et les moyens qu’on leur accorde », a-t-il précisé.

Le député Damien Meslot, proche de Xavier Bertrand, le prédécesseur de M. Copé à l’UMP, a exhorté quant à lui le secrétaire général du parti à « se concentrer sur le 6 mai » et « la victoire » de Nicolas Sarkozy. Il rappelle par ailleurs « qu’il appartiendra à Nicolas Sarkozy, seul, une fois réélu, de donner les orientations qu’il souhaite pour l’UMP ». Xavier Bertrand, rival de Jean-François Copé a pour sa part déclaré ce matin au micro de RMC : « C’est pour l’après-6 mai ? Eh bien parlons-en après le 6 mai ! »

Jean-François Copé a également annoncé la tenue d’un bureau politique dès le 7 mai. Il permettra d’évoquer, « dans la foulée » de la présidentielle, « le lancement de la campagne des législatives » de juin et « proposer d’installer un comité national de campagne en liaison, cela va de soi, avec notre président » Nicolas Sarkozy.

A l’UMP, Copé joue les réseaux, Fillon l’opinion

LE MONDE | 02.08.2012 à 12h00 • Mis à jour le 02.08.2012 à 12h07

Par Alexandre Lemarié et Vanessa Schneider

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François Fillon et Jean-François Copé, le 26 mai 2012, à Paris.

L’un postule officiellement, l’autre pas. François Fillon s’est déclaré candidat

à la présidence de l’UMP fin juin par l’intermédiaire de son compte Twitter.

Jean-François Copé, l’actuel secrétaire général du mouvement, compte faire

acte de candidature autour du 25 août, date à laquelle il réunira ses partisans

à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône. L’ancien premier ministre

et le député et maire de Meaux (Seine-et-Marne) seront les deux principaux

candidats à l’élection qui aura lieu fin novembre lors d’un congrès de l’UMP.

A QUI PROFITE LA PARTICIPATION ?

Seuls les 264 137 adhérents à jour de cotisation, au 30 juin 2012, ont le droit de voter. Ils éliront leur président par un vote papier, dans les fédérations, alors que depuis sa création, en 2002, l’UMP avait toujours utilisé le vote électronique.

L’ampleur de la participation pourrait avoir une influence sur le résultat. Plus elle sera élevée, plus François Fillon aura de chances de l’emporter, estiment ses partisans. Leur raisonnement découle de l’analyse des sondages, qui créditent l’ex-premier ministre d’une cote de popularité élevée chez les sympathisants du parti.

A l’inverse, M. Copé espère que le nombre de votants sera limité à quelques dizaines de milliers de personnes. Grâce au réseau qu’il a tissé dans le parti, le numéro un de l’UMP pense qu’il serait avantagé si seuls les militants actifs votaient.

DES RÉSEAUX STRUCTURÉS

Des responsables des fédérations et quelques parlementaires commencent déjà à afficher leur préférence. A la tête du parti, Jean-François Copé dispose de solides réseaux dans les fédérations. Ses équipes ont annoncé de nombreux ralliements dans plusieurs départements.

Parmi les dirigeants du parti, il a reçu le soutien de l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, tandis que François Fillon peut compter sur Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, qui dirige sa campagne. De nombreuses figures de l’UMP ne se sont pas encore prononcées comme François Baroin, Xavier Bertrand ou Christian Estrosi. Ces deux derniers pourraient basculer dans le camp Fillon in fine. Reste à savoir si les militants suivront les consignes de leurs grands élus.

LA BATAILLE DES « TICKETS »

François Fillon a pris de l’avance en annonçant très tôt son équipe. Avec Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et Eric Ciotti, il dispose d’une équipe solide et complémentaire qui couvre à la fois le champ chiraquien et celui de la droite sociale ainsi que les partisans d’une droite sécuritaire en la personne de M. Ciotti.

Pour Jean-François Copé, la tâche s’annonce plus délicate. En plus de Jean-Pierre Raffarin, il lui faut trouver une femme avec laquelle il pourrait constituer un ticket. Ses proches, comme Nadine Morano ou Valérie Rosso-Debord, ont été battues aux législatives et ne peuvent donc être lancées en première ligne. Reste Rachida Dati, qui bénéficie d’une bonne cote de popularité mais dont la personnalité divise au sein du parti, ou Michèle Tabarot, députée des Alpes-Maritimes, et Catherine Vautrin, dans la Marne, qui ne sont guère connues du grand public. M. Copé se rendra mercredi au Cannet, pour un meeting commun avec Mme Tabarot.

Lire aussi : Jean-François Copé drague les militants UMP sur la Côte d’Azur

2017 EN LIGNE DE MIRE

Une ligne de clivage nette apparaît entre les deux principaux candidats. Pour François Fillon, l’élection interne du parti est « une primaire avant l’heure », car elle tranchera la question du leadership et servira de tremplin pour la prochaine présidentielle. Jean-François Copé, lui, souhaite déconnecter ce scrutin de celui de 2017.

Lire aussi : Fillon pense déjà à 2017, Copé ne veut pas de malentendu

Dans son esprit, le congrès de l’UMP ne sert qu’à désigner celui qui fera tourner le parti jusqu’en 2015, avec l’objectif de lancer « la reconquête » aux élections municipales de 2014.

Quand l’ancien locataire de Matignon se présente comme un chef d’Etat s’adressant aux Français, le maire de Meaux souligne ses qualités d’organisateur à la tête du parti. M. Copé se veut respectueux du calendrier de l’UMP, qui prévoit un renouvellement des instances en 2015 et une primaire élargie en 2016, pourtenter de montrer qu’il ne brûle pas les étapes menant à la présidentielle.

FAVORI DES SONDAGES CONTRE CHEF DE PARTI

François Fillon bénéficie de nombreux atouts. Il est auréolé de son statut d’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, ce qui lui confère une bonne cote de popularité. Il est également le favori des sondages. Selon une étude IFOP publiée vendredi 20 juillet par Le Figaro, 62 % des sympathisants UMP disent souhaiter levoir prendre la tête du parti contre seulement 21 % pour Jean-François Copé.

Lire aussi : Jean-François Copé croit davantage au pays réel qu’aux sondages

Ce dernier dispose d’autres avantages. Depuis son accession à la tête de l’UMP, il fait le tour des fédérations et est apprécié des militants qui, eux, votent, contrairement aux sympathisants. Il a également nommé de nombreux cadres qui sont prêts à rouler pour lui. Par ailleurs, il incarne une ligne plus droitière que François Fillon, ce qui constitue une force auprès des militants. Sa faiblesse aux yeux de certains : n’avoir été que ministre du budget, ce qui ne le place pas au rang d’homme d’Etat comme François Fillon.

Alexandre Lemarié et Vanessa Schneider

Un scrutin réservé aux adhérents du parti

Corps électoral L’UMP compte 264 137 adhérents à jour de cotisation au 30 juin 2012.

Candidatures Pour pouvoir se présenter, chaque candidat doit présenter, lors du dépôt de sa candidature, un nombre de parrainages équivalent à 3 % au moins des 264 137 adhérents à jour de cotisation, soit au minimum 7 924 parrains répartis sur au moins dix fédérations différentes. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au mardi 18 septembre.

Dates La campagne officielle auprès des militants aura lieu du 5 octobre au 17 novembre. Le congrès aura lieu les dimanche 18 et 25 novembre, si un second tour est nécessaire.

Procédure Les militants UMP éliront leur président par un vote papier, dans les fédérations. Chaque candidat à la présidence se présente avec un vice-président délégué et un secrétaire général.

L’UMP cette « machine de guerre »

destinée à se faire élire et réélire

Philippe David propose un livre politique sans parti pris pour se faire une opinion sur la classe politique française. Dans « De la rupture aux impostures », il revient sur la création de l’UMP et les ambitions des « sarkozystes » pour la prochaine élection présidentielle (Extraits 1/2).

Grand parti de la droite et du centre

Publié le 28 avril 2012

L’UMP peut-elle encore se revendiquer du gaullisme ? Crédit Reuters/Charles Platia

L’UMP peut-elle encore se revendiquer du gaullisme ? Impossible sachant que c’est avec un gouvernement UMP que la France est retournée dans le giron de l’OTAN dont le Général de Gaulle l’avait fait sortir en 1966, en pleine guerre froide. Le gaullisme, ce mélange purement français de nationalisme, de bonapartisme et de christianisme social, dont l’essence est la relation entre un homme et le peuple, peut-il être représenté par un Parti qui, en votant le traité de Lisbonne copie conforme de la Constitution Européenne rejetée par 55% des français, a piétiné sans vergogne la volonté populaire ? Bien sûr que non.

L’UMP peut-elle se revendiquer du libéralisme cher à Alain Madelin et aux anciens de Démocratie Libérale ? Bien sûr que non, Nicolas Sarkozy étant un Président fondamentalement interventionniste ayant crée une bonne trentaine de taxes et d’impôts nouveaux pendant son quinquennat, bref, tout le contraire du libéralisme économique.

L’UMP peut-elle se réclamer du « centrisme démocrate chrétien » ? Non plus, le fameux « bouclier fiscal » ou la baisse des remboursements à répétition n’étant pas franchement compatibles avec la conception de la société des démocrates chrétiens.

Bref l’UMP est partout et nulle part : Tantôt très à droite, tantôt très au centre tantôt plus écologiste que les Verts avec des propositions plus extravagantes les unes que les autres comme la « taxe piquenique » ou « la taxe carbone » qui n’ont Dieu merci jamais vu le jour. Inutile de dire que le tropisme écologique de l’UMP appelant les Français à réduire leurs rejets de CO2 prête à rire quand on voit le Premier Ministre François Fillon partir en week-end en avion alors qu’il se rend à 300 kilomètres de Paris ! (…)

Le RPR, qui se voulait gaulliste au départ, est rapidement devenu un parti chiraquien, c’est à-dire dont le seul but était d’amener Jacques Chirac au pouvoir, chose faite en 1995. En 2002, une fois Chirac réélu et avec Nicolas Sarkozy à sa tête, l’UMP est devenue un parti sarkozyste dont le seul but était d’amener Nicolas Sarkozy au pouvoir, chose faite en 2007 mais, une fois le leader élu et les promesses de campagne systématiquement oubliées, les électeurs se vengent lors des élections suivantes. Ceci explique pourquoi cette « machine à gagner » a perdu depuis sa création toutes les élections locales au point de voir le Sénat basculer à gauche, ses seules victoires étant la présidentielle et les législatives de 2007.

Mais si à l’UMP on manque cruellement d’idées, on ne manque pas d’hommes ni de femmes prêts à tout pour faire main basse sur le parti en espérant être le ou la candidat(e) du mouvement à la présidentielle de 2017.

Jean-François Copé est en première ligne, lui qui dès le mois de novembre 2007 reconnaissait « penser à la présidentielle de 2017 » (on ne peut pas dire qu’il n’ait pas une vision à long terme). Après avoir pris les clefs du parti à son ennemi juré Xavier Bertrand, il est évident qu’il a tout intérêt à une défaite de Nicolas Sarkozy et qu’il « désarkozysera » l’UMP immédiatement après les législatives pour en faire un parti « copéiste ». L’ex-protégé d’Alain Juppé, qui contrairement à Nicolas Sarkozy était chiraquien en 1995, se voyait déjà Président de la République dans la cour du lycée Victor Duruy comme le racontent Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin dans leur livre « Copé, l’homme pressé » – Éditions l’Archipel. Jean- François Copé est quelque part le sosie politique de Jacques Chirac exacerbé : il a encore moins d’idées que Jacques Chirac et encore plus d’ambition que lui. Il a donc toutes les qualités pour faire une grande carrière dans la politique française.

Il y aura aussi Xavier Bertrand, son frère ennemi, qui n’a pas lui non plus d’idées mais qui n’a ni le culot ni le charisme de son concurrent mais qui misera sur la première défaite du parti à une élection pour tenter de tuer politiquement son adversaire comme les mitterrandistes ont défi nitivement achevé Michel Rocard lors des élections européennes de 1994.

Deux femmes seront également en première ligne : Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet. Elles joueront sur le fait d’être des femmes, symboles de renouveau, mais étant toutes les deux des technocrates pur jus, elles auront du mal à faire croire qu’elles sont différentes. Entre les deux l’avantage va clairement à Valérie Pécresse qui est plus « tueuse » que « NKM » à qui ses adversaires reprocheront son boboïsme tragique (pour reprendre une expression de Serge Moati) et ses taxes en tous genres au nom de l’écologie.

Bref, la machine de guerre UMP est aujourd’hui un colosse aux pieds d’argile, tiraillé entre des courants antinomiques, des ambitions personnelles irréconciliables et une absence de projet flagrante qui implosera certainement en cas de défaite au printemps prochain. C’est dire si le pari de Nicolas Sarkozy d’être réélu est un pari insensé.

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Extraits de De la rupture aux impostures, Éditions du Banc d’Arguin – Édition : collection « EXPRESSION » (9 avril 2012)

François Fillon

François Fillon
UMP regional elections Paris 2010-01-21 n13.jpg

François Fillon, lors d’un meeting de l’UMP, le21 janvier 2010.

Fonctions
19e Premier ministre français
(167e chef du gouvernement)
17 mai 2007 – 10 mai 2012
(4 ans, 11 mois et 23 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
François Fillon III
Législature XIIIe législature
Coalition Majorité présidentielle
UMP – NC – RAD – LGM – MPF – CPNT
Prédécesseur Dominique de Villepin
Successeur Jean-Marc Ayrault
Ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement
22 février 2012 – 10 mai 2012
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Nathalie Kosciusko-Morizet
Successeur Nicole Bricq (Écologie et Développement Durable)
Cécile Duflot (Logement)
Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
31 mars 2004 – 31 mai 2005
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Luc Ferry
Successeur Gilles de Robien
Ministre des Affaires sociales, du Travail
et de la Solidarité
7 mai 2002 – 30 mars 2004
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I
Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur Élisabeth Guigou
Successeur Jean-Louis Borloo
Président du conseil régional
des Pays de la Loire
20 mars 1998 – 16 mai 2002
Prédécesseur Olivier Guichard
Successeur Jean-Luc Harousseau
Ministre délégué à la Poste,
aux Télécommunications et à l’Espace
7 novembre 1995 – 2 juin 1997
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé II
Prédécesseur François Fillon (Ministre des Technologies et de l’Information)
Successeur Christian Pierret
Ministre des Technologies de l’Information
et de la Poste
18 mai 1995 – 7 novembre 1995
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé I
Prédécesseur José Rossi
Successeur François Fillon (Ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l’Espace)
Ministre de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche
30 mars 1993 – 11 mai 1995
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Jack Lang
(Enseignement supérieur)
Hubert Curien
(Recherche)
Successeur Jean de Boishue (Enseignement supérieur)
Élisabeth Dufourcq (Recherche)
Biographie
Nom de naissance François Charles Armand Fillon1
Date de naissance 4 mars 1954 (58 ans)
Lieu de naissance Le Mans (SartheFrance)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPRUMP
Conjoint Penelope Kathryn Clarke
Diplômé de Université du Maine
Université Paris Descartes
Profession Assistant parlementaire
Religion Catholicisme
Signature François Fillon Signature.svg

NOS VALEURS

Notre projet repose sur des valeurs fondatrices qui inspirent et guident notre engagement : Liberté, Responsabilité, Solidarité, notre Nation, l’Europe. Nous affirmons deux principes pour restaurer la confiance des Français dans l’action publique : écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux.

LA LIBERTÉ

Elle est la valeur essentielle qui permet à chacun d’imaginer, d’agir, de créer, de s’exprimer. La liberté se manifeste à tous les niveaux de notre société. Pour autant, la liberté ne doit pas faire oublier le respect dû à chacun de nos concitoyens. Elle invite à la responsabilité et ouvre la voie à la générosité.

LA RESPONSABILITÉ

Etre libre, c’est être responsable. Etre responsable c’est avoir conscience des droits mais aussi des obligations à l’égard de la communauté nationale et des générations futures

LA SOLIDARITÉ

La cohésion sociale se bâtit sur la solidarité. Elle permet à chacun de se protéger contre les aléas de la vie : maladie, handicap, dépendance ou chômage. Mais la solidarité respecte l’individu et doit pour cela ne pas se transformer en assistanat. Le sens de la solidarité, c’est de donner à chacun la possibilité d’une nouvelle chance.

NOTRE NATION

La Nation républicaine fonde notre identité commune. Elle est riche d’une histoire dont nous sommes fiers. Elle a forgé et forge notre volonté de vivre ensemble, de bâtir une destinée commune. La Nation républicaine se vit à travers des symboles. Elle n’est cependant pas un concept figé.

L’EUROPE

La valeur de l’Europe est de construire un projet commun, élargissant ainsi les perspectives de chacun des états membres. Elle exige d’inventer les formes d’une construction où chaque pays conserve son identité tout en s’unissant aux autres. Nous refusons la vision d’une Europe qui se réduirait à la seule coopération économique.

Les instances Nationales

Englobant le Président, le Congrès, le Conseil National, le Bureau Politique, les Secrétaires Nationaux et le Comité d’Orientation ainsi que la Commission Nationale d’Investiture, Ce sont les instances solennelles du Mouvement Populaire qui fixent l’action générale, définissent les orientations politiques et élisent celle ou celui qui assurera l’exécution des décisions (président ou secrétaire général).

En savoir + sur les instances nationales

 Les instances Locales

Le Mouvement Populaire trouve ses racines dans l’action politique de proximité. Chaque circonscription est représentée par un Comité dont le délégué est élu par les adhérents de la circonscription. L’ensemble des membres de ces comités constituent le comité départemental dont le Président est élu en son sein. Un Secrétaire départemental est nommé par le Bureau politique sur proposition du Secrétaire général de l’UMP.

 Les instances de contrôle

  • La Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales
  • La Commission nationale de recours
  • La Commission permanente des statuts et du règlement intérieur

Organisation des opérations électorales, procédures de recours internes, modification des statuts, contrôle financier… Telles sont les missions des instances de contrôle du Mouvement Populaire.

La situation de la France exige le rassemblement de toutes les familles
de la droite et du centre.

Je suis donc candidat à la présidence de l’UMP.

En toute fidélité, en toute fraternité,
comme un militant parmi les militants.

SignatureLa lettre aux militants de François Fillon :

La France et L’Europe sont dans une situation très critique.

Le nouveau Président et sa majorité prouvent tous les jours leur incapacité à y répondre faute de solutions réalistes et responsables. Pour affirmer notre opposition et préparer la reconquête, il nous appartient de bâtir ensemble une alternative solide.

Il y a à l’UMP des différences d’opinion et chacune a sa part de vérité. Aujourd’hui mon rôle c’est de vous écouter, militants de la droite et du centre, pour construire avec vous un projet d’alternance. Ce projet ne peut pas être le fruit de compromis et de prudences tactiques. Il doit être à la hauteur des enjeux et le socle de notre rassemblement.

J’irai dans les semaines et les mois qui viennent à votre rencontre partout en France pour débattre de notre projet et de l’organisation de notre mouvement. Mais j’ai souhaité ouvrir, dès cet été, une réflexion collective sur Internet et les réseaux sociaux, espaces de débat à la hauteur de nos ambitions démocratiques.

Nous devons sortir de cette période de débat interne renforcés, rassemblés et fiers de nous reconnaitre dans nos valeurs pour servir la France et la République. C’est l’essence de notre engagement, c’est la condition de la reconquête, c’est la raison de cette consultation. J’en appelle dans cet exercice de démocratie interne à votre indépendance d’esprit, à votre lucidité citoyenne et à votre sens de l’intérêt national.

Merci à chacune et chacun de sa contribution au débat.

Signature

Paris, le 1er juillet 2012
Chers amis,
La France est confrontée aujourd’hui à une crise sans précédent, du fait de la situation
économique et financière critique de la zone euro. À l’intérieur de notre pays, c’est la
survie du pacte républicain qui est en jeu. Le nouveau Président de la République et
son Gouvernement n’ont pas pris la mesure de ces menaces. La politique qui se met
en place ne permettra pas à la France de maintenir son rang en Europe et dans le
monde. Elle fragilise la France et l’Europe avec elle.
Je suis donc convaincu que, plus que jamais, il convient de rassembler nos forces
pour que la droite et le centre proposent une réponse crédible, forte et ambitieuse à
nos concitoyens.
J’ai adhéré au RPR à sa création.
J’ai été militant, président de fédération, secrétaire national…
Depuis toujours, je sais que le cœur de notre mouvement bat grâce aux militants et
aux adhérents.
Il bat chez nos élus de terrain qui sont les premiers relais de la République; il bat
chez les jeunes de l’UMP qui défendent leurs convictions là où tant de jeunes de
leur âge préfèrent les taire; il bat dans nos entreprises et nos administrations là où
nos adhérents ont le courage d’afficher leurs idées; il bat dans les familles où l’on
discute de politique parce qu’on aime la France.
L’UMP, c’est notre famille, c’est ma famille, puisque j’en ai été l’un des créateurs en
2002. Et comme dans toute famille, l’UMP est un alliage de sensibilités différentes
qu’il faut savoir respecter et unifier autour de buts communs et de valeurs partagées.
Certains disent que cet éventail de sensibilités est un problème, moi je dis que c’est
une chance.Le temps du renouveau et de la reconquête doit être engagé. L’UMP doit proposer
un projet sérieux et incarner l’intérêt national pour rassembler une majorité de
Français. L’UMP doit être plus qu’une opposition.

Je vous confirme que je serai candidat à la présidence de notre mouvement à
l’occasion de notre Congrès qui se déroulera à l’automne.
Je le fais avec la volonté de servir une cause politique qui dépasse largement nos
destins personnels.
Je le fais avec la volonté de préserver l’unité de notre mouvement.
Je le fais avec la volonté de donner aux militants, aux sympathisants et à nos
électeurs la fierté et l’honneur de pouvoir dire : «je suis pour l’UMP».
Je le fais avec la volonté d’aller à la reconquête des Français et des territoires en
2014.
Voilà, mes chers amis, les convictions que je voulais partager avec vous, en toute
fidélité, en toute fraternité, comme un militant parmi les militants. Je sais pouvoir
compter sur votre engagement, votre générosité et votre cœur pour réussir ensemble.
Bien fidèlement,

Merci de votre participation. Chaque contribution est importante et sera lue avec attention. Une synthèse des résultats sera publiée en septembre.

A bientôt.
François Fillon

Il faudrait instaurer le devoir :
=> aux demandeurs d’emploi d’accepter les postes qui leur sont proposés.
=> aux délinquants mineurs ou majeurs aux heures de travail forcées aux bénéfices de la nation, services publics et sociaux, au lieu de payer des gens à ne rien faire derrière les barreaux. Cela permettrait la remise en question sur soi, éveillerait le sens civique de chacun des délinquants pour éviter la récidive.

C’est important qu’il y ait un Président et un gouvernement européen avec un vrai pouvoir d’action et de neutralité vis-à-vis des pays membres et bien représentatif de ces derniers.

La population française vieillissant, nous allons être de plus en plus confrontés au choix de l’euthanasie vis-à-vis des personnes en fin de vie, qui ont des maladies douloureuses et incurables.

Le délai minimum de résiden

ce sur le territoire français en situation régulière pour pouvoir de la naturalisation et de bénéficier de prestations sociales soit de 3 ans.

Questionnaire UMP de François Fillon

Qu’est ce qu’un grand flic ? J. Edgar, Michel Neyret, Olivier Marchal, Danielle Thiery, Christophe BAROCHE, Claude CHOQUET, John GILLIGAN, Nelly POIRIER

L’Office central de lutte contre le crime organisé (O.C.L.C.O.) est un service de la Direction centrale de la police judiciaire française, en charge notamment de la lutte contre le grand banditisme. Ce service a succédé en mai 2006 à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (O.C.R.B.).

L’Office central pour la répression du banditisme a été créé par Décret n° 73-952 du 11 octobre 1973. Au sein du Ministère de l’Intérieur, l’OCRB était rattaché à la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

L’Office Central pour la Répression du Banditisme (O.C.R.B.) était chargé de la lutte contre le grand banditisme. Son champ d’action recouvrait les domaines suivants :

  • les associations de malfaiteurs,
  • les vols qualifiés commis avec port d’armes, usage d’explosifs ou violences,
  • les extorsions de fonds, de signatures ou de titres,
  • les enlèvements de personnes,
  • les évasions violentes.

Dans son domaine de compétence, il animait et coordonnait l’action des brigades de recherche et d’intervention (B.R.I.) mises en place dans certains services régionaux de police judiciaire et poursuivait également ses propres enquêtes au niveau national.

Il mettait à disposition d’autres services des groupes spécialisés en matière de :

  • rapprochement analogique des modes opératoires,
  • téléphonie cellulaire avec exploitation en temps réel de données.

Enfin, dans un but préventif, il exerçait un rôle d’expertise analytique des vols à main armée, en partenariat avec plusieurs secteurs d’activité économique (réseaux bancaires, transports de fonds, de fret, bijouterie, grande distribution…).

L’OCRB a été dissous par Décret n° 2006-518 du 6 mai 2006, portant création d’un Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO).

 

Michel Neyret aurait dû devenir patron de cet office. Mais pour rester auprès de sa femme qui avait un manoir à Lyon, il a refusé cette proposition.

Cette proposition bénéficia à Hervé Lafranque. Ce dernier avait toutes les qualités pour être à la tête de cet office reconnu en matière de protection de la sûreté intérieure.

Ce service était considéré comme l’antigang national. Cet Office avait ainsi eu à traquer de nombreux malfaiteurs et célèbres criminels. Jacques Mesrine et François Besse, évadés le 8 mai 1978 de la maison d’arrêt de la Santé ont été de ceux-là. Aujourd’hui encore, l’épilogue de l’« ennemi public numéro 1 » Jacques Mesrine reste un sujet d’actualité et de controverse.

Parmi les dossiers importants traités par l’OCRB, on note l’affaire Mesrine alors que l’Office était dirigé par Lucien Aimé-Blanc, les arrestations de Mentoni et d’Antonio Ferrara qui s’évada de facon spectaculaire de la prison de la santé et fut rapidement repris par les équipes du commissaire divisionnaire Hervé Lafranque.

Frédéric Ploquin, dans ses ouvrages Parrains et caïds et Ils se sont fait la belle, s’est largement fait écho des actions menées par l’OCRB contre le grand banditisme.

Les chefs de cet office dans l’ordre chronologique :

  • d’octobre 1973 à décembre 1975: Joseph le Bruchec
  • de décembre 1976 au 2 février 1981: Lucien Aimé-Blanc
  • de février 1981 au 21 février 1982: Charles Pellegrini
  • de février 1982 au 18 juillet 1983: Georges Moréas
  • de juillet 1983 au 2 mai 1986: Georges Nicolaï
  • de mai 1986 au 18 mai 1987: Gérard Girel
  • de mai 1987 au au 1er juillet 1987: Paul Leray
  • de juillet 1987 à décembre 1999 : Jean-Gustave Paulmier
  • de décembre 1999 à septembre 2006: Hervé Lafranque
  • -2010 : Philippe Veroni
  • depuis 2010 : Franck Douchy

L’O.C.L.C.O., créé en 2006, est né d’une fusion entre l’O.C.R.B., l’O.C.P.R.F. (Office central des personnes recherchées ou en fuite), et l’O.C.R.T.A.E.M.S. (Office central de répression des trafics d’armes, d’explosifs et de matières sensibles). Cet office, qui comptait en 2007 entre 130 et 140 hommes, comprend notamment : la B.N.R.B.T. (Brigade nationale de répression du banditisme et des trafics), la B.N.R.F. (Brigade nationale de recherche des fugitifs), et la BRI-N (Brigade de recherche et d’intervention criminelle nationale).

L’O.C.L.C.O. est rattaché à la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière (SDLCODF) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Les noms qui ont fait la célébrité de l’OCRB : Gustave PaulmierJoseph LeLucien AimeAntonio FerraraFrederic PloquinFrançois BesseJacques MesrineCharles PellegriniPaul Leray

Le grand banditisme

Mis à jour le : 08/07/2009 14:36
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L’Office Central pour la Répression du Banditisme (O.C.R.B.) est chargé de la lutte contre le grand banditisme.
Son champ d’action recouvre les domaines suivants :

– les associations de malfaiteurs,
– les vols qualifiés commis avec port d’armes, usage d’explosifs ou violences,
– les extorsions de fonds, de signatures ou de titres,
– les enlèvements de personnes,
– les évasions « violentes ».

Dans son domaine de compétence, il anime et coordonne l’action des brigades de recherche et d’intervention -(B.R.I.)- mises en place dans certains services régionaux de police judiciaire et poursuit également ses propres enquêtes au niveau national.

Il met à disposition d’autres services des groupes spécialisés en matière :

– de rapprochement analogique des modes opératoires,
– de téléphonie cellulaire avec exploitation en temps réel de données.

Enfin, dans un but préventif, il exerce un rôle d’expertise analytique des vols à main armée, en partenariat avec plusieurs secteurs d’activité économique (réseaux bancaires, transports de fonds, de fret, bijouterie, grande distribution…).

La déontologie et

le contrôle de la Police Nationale

Mis à jour le : 21/02/2006 17:02
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Pour plus d’information

Créé par décret du 18 mars 1986, le code de déontologie de la police nationale, dont un exemplaire est remis à chaque fonctionnaire, subordonne l’exercice des missions de police au strict respect de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois.

Il impose aux policiers loyauté envers les institutions républicaine, intégrité,  impartialité et obligation d’intervenir pour porter aide et assistance même en dehors de leur temps de service. Il prévoit également une obligation de réserve ainsi que le respect du secret professionnel.

Tout manquement expose son auteur à des sanctions disciplinaires, non exclusives de poursuites pénales en cas d’infraction avérée. En retour, les policiers et leurs familles bénéficient d’une protection juridique contre les faits dont ils pourraient être victimes dans l’exercice ou du fait de leurs fonctions.

Le contrôle de l’activité des services de police relève de :

  • la hiérarchie policière ;
  • l’inspection générale de la police nationale, qui effectue des audits, des enquêtes disciplinaires mais aussi judiciaires sur saisine des magistrats ;
  • l’inspection générale de l’administration, qui peut effectuer des audits concernant l’activité des  services de police et émettre des suggestions ;
  • la justice, qui contrôle les procédures diligentées par les services de police et exerce des poursuites pénales en présence d’infractions pénales  commises par des policiers ;

    la commission nationale informatique et libertés, qui autorise la création des fichiers, en suit l’utilisation et peut en autoriser l’accès aux particuliers ;

  • la commission nationale des interceptions de sécurité, qui vérifie la conformité de la mise en oeuvre et de l’exploitation des interceptions de communications telles que les écoutes téléphoniques ;
  • la commission nationale de déontologie de la sécurité, qui veille au respect des règles de déontologie ;

le parlement par le moyen de questions écrites et orales que ses membres peuvent poser au Gouvernement. C’est notamment par cette voie qu’un bilan global des sanctions prises à l’encontre des policiers est rendu public annuellement.

Résumé :Antonio FERRARA a été arrêté hier soir après quatre mois de cavale. Commentaire sur images d’Antonio FERRARA lors de l’arrestation, à Nanterre et le bar où il a été arrêté, à Nanterre. Le commissaire Hervé LAFRANQUE, directeur de l’office central de répression du grand banditisme, relate les circonstances de son arrestation…

[Procès Antonio Ferrara]

[PROCÈS ANTONIO FERRARA]

06/05/2004 – 02min15s

Reportage. Mesures de sécurité exceptionnelles au Palais de Justice de Créteil pour l’ouverture du procès d’Antonio FERRARA. Commentaire sur images des policiers au Palais de Justice, archives de son évasion de la prison de Fresnes. Interview de maître Paul-Charles DÉODATO, avocat au Barreau de Paris, et du commissaire Hervé LAFRANQUE, chef de l’office central de la répression du banditisme.

[Arrestation d'Antonio Ferrara]

[ARRESTATION D’ANTONIO FERRARA]

11/07/2003 – 04min07s

Antonio FERRARA a été arrêté hier soir après quatre mois de cavale. Commentaire sur images d’Antonio FERRARA lors de l’arrestation, à Nanterre et le bar où il a été arrêté, à Nanterre. Le commissaire Hervé LAFRANQUE, directeur de l’office central de répression du grand banditisme, relate les circonstances de son arrestation.

[Portrait d'Antonio Ferrara]

[PORTRAIT D’ANTONIO FERRARA]

12/03/2003 – 01min20s

Reportage. Portrait d’Antonio FERRARA, fiché au grand banditisme, qui vient de s’évader de la prison de Fresnes. Commentaire sur images d’archives. Evocation d’un hold up violent à Gentilly en décembre 2000, et de ses liens avec Joseph MANCONI, évadé il y a cinq jours de la prison de Corse.

[Evasion d'Antonio Ferrara de la prison de Fresnes]

[EVASION D’ANTONIO FERRARA DE LA PRISON DE FRESNES]

12/03/2003 – 06min02s

Reportage sur l’évasion ce matin de la maison d’arrêt de Fresnes d’un dangereux braqueur de 29 ans, Antonio FERRARA, auteur d’une première tentative d’évasion en 1998. Un commando d’une dizaine d’hommes en uniformes de policiers, armés d’armes de poing, de fusils d’assaut, de kalachnikovs et d’explosifs a mené l’attaque. Commentaire sur des images amateurs de l’évasion et les dégâts à la prison de Fresnes au lendemain de l’évasion. Interview de Christian BOUCHOT, surveillant CGT, et d’un témoin anonyme. Infographie expliquant l’évasion, déclaration de Jean-Marc CHAUVET, directeur régional de l’administration pénitentiaire, et de Dominique PERBEN, ministre de la Justice.

[Portrait d'Antonio Ferrara]

[PORTRAIT D’ANTONIO FERRARA]

12/03/2003 – 02min25s

Portrait d’Antonio FERRARA, évadé ce matin de la prison de Fresnes, qui a fait des attaques de fourgons sa spécialité, et qui n’en est pas à sa première évasion. Interviews de Stéphane BERTHOMET, conseiller technique du syndicat Synergie officiers, sur la corrélation entre les évasions successives de Joseph MANCONI et Antonio FERRARA, et de Stéphane BARRAUT, délégué UFAP à la prison de la Santé. Commentaire sur alternance d’images factuelles et d’images d’archives (attaque du fourgon blindé à Gentilly).

Festival du Polar de Cognac :

HOMMAGES ET RÉTROSPECTIVES

– LE POLAR SE REBIFFE
– 24 HEURES EN 48 HEURES

FILM D’OUVERTURE

– OSS 117, LE CAIRE NID D’ESPION 

FILM DE CLÔTURE

– UN AMI PARFAIT 

EN COMPÉTITION

Le jury

– Jonathan DEMME – Président(e) du jury
– Niels ARESTRUP
– François BERLEAND
– CHRISTOPHE
– Cyrielle CLAIR
– Zoé FELIX
– Sara FORESTIER
– John IRVIN

Le jury Police

– Hervé LAFRANQUE – Président(e) du jury – Chef de l’Office Central pour la Répression du Banditisme de 2000 à  2005 (France)
– Christophe BAROCHE
– Claude CHOQUET
– John GILLIGAN
– Nelly POIRIER
– Danielle THIERY – Chef de la Sûreté de La Poste (France)

Les films

– A LITTLE TRIP TO HEAVEN 
– ARRIVEDERCI AMORE, CIAO 
– INSIDE MAN, l’homme de l’intérieur 
– MASTERMIND 
– PRINCESS AURORA 
– ROSARIO 
– SILENTIUM 
– SLOW BURN 

SANG NEUF

Le jury

– Jacques CHANCEL – Président(e) du jury
– Hervé CLAUDE
– Tania DE MONTAIGNE
– Philippe LEFAIT
– Mazarine PINGEOT

Les films

– BRICK 
– L’EQUILIBRE DE LA TERREUR 
– LA METHODE 
– ILS 
– STARFISH HOTEL 

COURTS MÉTRAGES

Le jury

– Jean-Loup DABADIE – Président(e) du jury
– Olivia BONAMY
– Thomas CHABROL
– Benoit DELEPINE
– Clémence POESY

Les films en compétition

– AU PETIT MATIN 
– DERANGEMENT 
– DOSSIER CAROLINE KARSEN 
– FAUX DEPART 
– WHODUNIT 

PALMARÈS

GRAND PRIX COGNAC 2006 : SILENTIUM de Wolfgang Murnberger (Autriche)

PRIX DU JURY : MASTERMIND de Peter Flinth (Suède)

PRIX « SPECIAL POLICE » : MASTERMIND de Peter Flinth (Suède)

PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE : A LITTLE TRIP TO HEAVEN de Baltasaar Kormakur (Islande)

PRIX « SANG NEUF » COGNAC 2006 – 13ème Rue: BRICK de Rian Johnson (Etats-Unis)

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POLICE L’Allemagne, la France, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et l’Espagne signent «Schengen Plus»

Marie-Christine Tabet
[Le Figaro, 30 mai 2005]

A l’avant-veille du référendum sur la Constitution européenne, Dominique de Villepin n’a pas ménagé ses efforts, vendredi, pour vanter les vertus des coopérations européennes. Le ministre de l’Intérieur a en effet signé à Prüm, en Allemagne, un nouveau traité renforçant les échanges policiers entre sept partenaires de l’Union. La pittoresque petite cité du Sud de la Rhénanie était en l’occurrence un lieu tout trouvé puisque c’est là qu’est née l’Europe de Charlemagne – son petit-fils, Lotte, y a d’ailleurs été enterré.
Ce traité, baptisé «Schengen Plus», a été conclu hier par l’Allemagne, la France, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et l’Espagne. Pour ces pays, il s’agit ainsi de mieux lutter contre le terrorisme, la criminalité et l’immigration clandestine. Cette signature, dont la date avait été fixée par l’Allemagne, tombait à pic pour Dominique de Villepin. Alors que bon nombre de Français hésitaient encore entre le oui et le non, c’était l’occasion de montrer que les Etats membres ne renoncent pas – bien au contraire – aux contrôles de leurs frontières intérieures. «Dans le rejet du traité constitutionnel, explique un conseiller du ministre de l’Intérieur, il y a, pour une partie de la population, la peur de l’élargissement et la crainte de voir le territoire perdre son autonomie.» Ses homologues allemand et espagnol, Otto Shilly et José Antonio Alonso, ont d’ailleurs chaudement encouragé Dominique de Villepin pour l’échéance électorale d’hier.
Le ministre français n’était pas le seul, parmi les signataires, à espérer tirer parti de cette visite aussi sur le terrain de la politique intérieure. La Belgique célébrait en effet le triste anniversaire de la catastrophe du stade du Heysel. Or cet accord devrait également avoir pour conséquence un meilleur suivi des hooligans, responsables de la tragédie belge. Plus généralement, les polices des Etats signataires vont intensifier la coopération sur leurs frontières communes, multiplier les commissariats partagés et s’autoriser des franchissements de frontières pour leurs enquêtes ou la poursuite de criminels.
Le coeur du dispositif reste cependant la possibilité de mise en commun de leurs fichiers d’empreintes génétiques et digitales, ce qui constitue une première européenne. Les trafiquants, criminels sexuels, étrangers en situation irrégulière recherchés par la police de leur pays peuvent très bien avoir laissé des traces dans un autre pays. En France, quelque 150 000 empreintes digitales (sur 2 millions) et 5 000 empreintes génétiques (sur 50 000) restent non identifiées. «Les échanges d’information existent déjà, explique le commissaire divisionnaire Hervé Lafranque, mais il faut passer par Interpol, avoir une commission rogatoire… La démarche peut se révéler longue. Elle n’est pour l’instant pas systématique dans les services. Ce type de traité va nous faire gagner du temps.»
Vendredi, les ministres se sont mis d’accord sur un cadre. Il faut désormais mettre en place un processus de consultation. Paris devra demander un avis à la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour connaître les conditions et les limites de ce type d’échanges. «Un service de police étranger ne pourra pas avoir un accès direct à nos fichiers, prévient un spécialiste. Les Etats mettront en place des «points de contact», des sortes de bornes. Seul l’accès à l’index des fichiers, c’est-à-dire la réponse à la question empreinte connue ou non sera autorisé. Pour en savoir plus, il faudra s’adresser à la police nationale.»
Schengen Plus a vocation à être étendu à d’autres pays de l’Union ayant signé l’accord Schengen le 14 juin 1985. Les dix nouveaux entrants ne seront concernés qu’à partir de 2007. Jusqu’alors, leurs frontières ne sont pas considérées comme intérieures et la liberté de circulation reste limitée.

La police retrouve une femme pendue. Cet homicide est le premier d’une série de crimes commis par un meurtrier machiavélique dont le but ultime est d’enlever la personne la plus chère aux yeux d’un policier, sa fille…

Le Point.fr – Publié le 30/09/2011 à 19:58 – Modifié le 02/10/2011 à 09:48

Le commissaire, numéro deux de la PJ à Lyon, est toujours en garde à vue. Portrait d’un superflic sur le point de tomber.

Le directeur adjoint de la police judiciaire de Lyon, Michel Neyret, a été mis en examen.Le directeur adjoint de la police judiciaire de Lyon, Michel Neyret, a été mis en examen. © Stephane Guiochon / PhotoPQR/Le Progrès

Trois jours de garde à vue et des accusations affolantes n’auront pas suffi à entamer l’image de « superflic » de Michel Neyret, le numéro deux de la PJ lyonnaise. Tous admiratifs de son palmarès, pas un policier, pas un magistrat ne vient égratigner publiquement sa réputation. « C’est quelqu’un d’intègre », assure un syndicaliste de la police, persuadé, lui, que l’affaire « va se dégonfler ». « C’est un homme de terrain, il avait toute ma confiance », confie de son côté Jean-Olivier Viout, procureur général de Lyon. David Metaxas, l’avocat du grand banditisme, en rajoute encore : « C’est un super professionnel, le meilleur flic de France ! » Il le connaît bien car, plus d’une fois, il a défendu ceux que le commissaire arrêtait. « Il avait le meilleur taux d’élucidation de France, tout le monde l’applaudissait et le respectait, ça fait vingt ans que sa hiérarchie est dithyrambique sur lui », poursuit-il. Michel Neyret avait même été décoré de la Légion d’honneur en 2004 pour ses faits d’armes.

Il est vrai que ses résultats ont de quoi impressionner. Pas une affaire de trafic de stupéfiants, pas un braquage à main armée ne lui a échappé. Il s’est notamment distingué ces toutes dernières années avec des saisies de drogue records, mais également des flagrants délits sur des go-fast (ces grosses cylindrées chargées de stupéfiants lancées à toute vitesse sur l’autoroute), ou encore des braquages de bijouteries qui se sont multipliés entre Rhône et Saône. Il avait également contribué à la découverte de la cache de Toni Musulin, le convoyeur de fonds de la Loomis parti avec les 11,6 millions d’euros contenus dans son camion.

« Il est noir comme le charbon »

Mais ses méthodes avaient leur revers. « Pour obtenir de tels résultats, il devait infiltrer le milieu », explique Maître David Metaxas : « C’est un système qui fonctionne aux renseignements, les indics sont payés avec des prélèvements effectués dans les saisies. » Il confie encore s’être étonné du montant des saisies annoncé par la police dans des affaires concernant ses clients. « Il en manquait toujours quelques kilos, on a compris qu’il y avait des prélèvements. » Mais à les entendre tous, Michel Neyret n’aurait finalement qu’une catégorie d’ennemis : les voyous. Depuis jeudi, ceux-ci fêtent, depuis la prison de Corbas en banlieue lyonnaise, la chute de celui qui les a fait tomber.

Reste qu’aujourd’hui de lourdes charges pèsent sur le supercommissaire. « Il est noir comme le charbon », confie un autre commissaire, proche du dossier. « L’IGS a entre les mains des dizaines d’heures d’écoutes sur lesquelles Neyret fait pression sur ses collègues pour obtenir de grosses quantités de drogue saisie par leurs services. » Avec cette figure de légende qui tombe, c’est toute la PJ qui est éclaboussée. Et ses méthodes de travail, notamment la manipulation et la rémunération occulte des indics, remise en question : « Neyret a été porté au pinacle par toute la hiérarchie policière parce qu’il faisait de très grosses affaires de grand banditisme, parfois plus importantes que les offices spécialisés à Paris. » Le mythe aujourd’hui est à terre.

Flic de cinéma

Michel Neyret était sorti de l’école des commissaires de Saint-Cyr au Mont-d’Or en 1981 pour intégrer la PJ de Versailles. Il avait ensuite été nommé à la tête de la brigade de recherche et d’intervention de Lyon. Ses 20 ans de carrière à l’antigang lyonnais avaient été interrompus par un passage de trois années à Nice avant un retour sur ses terres comme numéro deux de Claude Catto, l’actuel patron de la PJ lyonnaise.

Avec sa mèche rebelle, sa barbe de trois jours et ses vestes bien taillées, il cultive l’image du flic de cinéma. Son personnage sera d’ailleurs bientôt incarné sur le grand écran avec la sortie du film Les Lyonnais, attendue fin novembre. Son ami Olivier Marchal, ancien policier devenu réalisateur, a porté au cinéma le rôle qu’il a joué dans le démantèlement du gang des Lyonnais dans les années 80. Michel Neyret avait même participé au tournage en tant que consultant.

Cinéma, mais aussi télévision. Le « superflic » avait été la vedette, il y a trois semaines, du magazineZone interdite sur M6. On le voyait s’entraîner au tir, ou encore, équipé de son gilet pare-balles, procéder, devant la caméra, à des interpellations de choc.

Des comptes à l’étranger

Bon vivant, homme de la nuit, on pouvait aussi le croiser dans les bars et les boîtes de nuit fréquentés par ceux qu’il pourchassait.

Nul n’avait noté que le commissaire menait grand train. Son épouse Nicole dirigeait un hôtel de luxe installé dans un manoir reçu en héritage dans la région de Vienne. « Son kiff, à lui, c’était de faire tomber les caïds, par tous les moyens », explique l’un de ses collègues. Selon nos informations, l’IGS se penche actuellement sur les comptes de cet hôtel, pas si florissant, et sur le patrimoine du commissaire, notamment plusieurs appartements à Courchevel, et ses comptes à l’étranger.

Michel Neyret,  Ce grand flic lyonnais est suspecté de corruption dans le cadre d’un trafic international de stupéfiants. Pendant près de trente ans, le charismatique commissaire Michel Neyret, numéro deux de la PJ de Lyon, a traqué avec succès voyous, un grand flic passé de l’autre côté du miroir.

 

J. Edgar, portrait sensible d’un grand flic

 

Par Susie Bourquin

 

Publié le 1 décembre 2011 à 16h27Mis à jour le 2 décembre 2011 à 09h41

© DR

Eastwood filme J. Edgar Hoover, directeur du FBI de 1924 à 1972. Une personnalité complexe qui a marqué l’histoire des Etats-Unis.

Le personnage est aussi mythique qu’énigmatique. Dans son nouveau film, Clint Eastwood raconte l’histoire de J. Edgar Hoover (Leonardo Di Caprio), directeur du FBI pendant près d’un demi-siècle et instigateur de tout un arsenal de lois fédérales qui marquèrent l’histoire de son pays.

Pourtant, de la personnalité de ce grand flic, on ne sait presque rien. L’homme est craint autant qu’admiré pour ses qualités et sa rigueur professionnelle, mais sa vie privée opaque suscite les railleries de ses contemporains. Allant parfois jusqu’à la paranoïa pour protéger son pays (le communisme était pour lui apparenté à un mouvement terroriste et il n’a eu de cesse de le combattre, tout comme d’autres menaces imaginaires), Hoover cultive le secret autour de sa personnalité, et manipule subtilement les médias pour contrôler son image. Un rôle que Leonardo Di Caprio qualifie « d’un des plus difficiles de sa carrière », mais dont il parvient à redessiner l’ambivalence avec brio.

Découvrez la bande-annonce de J. Edgar 

A travers l’ambition et la réussite professionnelle d’un homme, le film raconte un moment important de l’histoire américaine. Clint Eastwood se sert notamment de l’affaire Lindbergh, aussi appelée « le crime du siècle », pour évoquer une véritable révolution pour le FBI.

C’est au début de sa carrière que Hoover est chargé de ce dossier : le fils du célèbre aviateur Charles Lindbergh est enlevé et assassiné. Hoover règle l’affaire grâce à ses propres méthodes d’expertise médico-légales et gagne ainsi la confiance du grand public. Il ira même jusqu’à instrumentaliser l’enlèvement pour promouvoir le FBI…

Leonardo Di Caprio sous les traits de J. Edgar : 

Hoover s’appuie également sur ce terrible fait-divers pour illustrer le besoin criant d’instituer des lois fédérales dans le pays, une idée novatrice qu’il défend ardemment devant le Congrès.

Hoover défend le FBI devant le Congrès : 

Le film, loin du simple biopic, s’articule enfin autour de l’ambiguïté des relations entretenues par Hoover. Clint Eastwood « aime s’interroger sur les raisons qui poussent les gens à prendre telle ou telle décision dans leur vie ». Dans le cas de Hoover, l’homme privé et l’homme public sont opposés. Le « super agent » est resté en privé, un fils soumis. On s’aperçoit vite que le personnage de la mère, Annie Hoover (Judi Dench) est central dans la vie de J. Edgard, qui vivra avec elle jusqu’à sa mort.

Une mère castratrice, d’une immense et emprisonnante ambition pour son fils et auprès de laquelle il se réfugie pour obtenir conseils et réconfort.

Dans l’intimité de J. Edgar Hoover : 

Deux autres personnages lui resteront fidèles toute leur vie. J. Edgar Hoover parviendra à nouer avec sa secrétaire particulière Helen Gandy (Naomi Watts) d’abord, et plus encore avec son bras droit Clyde Tolson (Armie Hammer), une relation intime, et même, amoureuse. Il restera malgré tout incapable d’assumer ses sentiments, offrant à la fin du film l’image d’un homme incomplet en dépit de sa brillante carrière.

Clint Eastwood brosse ainsi le portrait d’un homme dans toute sa complexité et revient, à travers son point de vue, sur un tournant de l’histoire du FBI.

J.Edgar, le nouveau film de Clint Eastwood, sera sur les écrans le 11 janvier. Un film Europe 1.

 

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La fabuleuse histoire des grands flics de légende,

 Les vrais, les faux !

Charles Diaz

  • Essai (broché). Paru en 08/2010

Georges Nguyen Van Loc, né le 2 avril 1933 à Marseille et mort dans la nuit du 6 son propre rôle dans la série télévisée Van Loc : un grand flic de Marseille

 

Les Lyonnais :

De sa jeunesse passée dans la misère d’un camp de gitans, Edmond Vidal, dit Momon, a retenu le sens de la famille, une loyauté sans faille.

L’ancien chef du « gang des lyonnais », Edmond Vidal, 66 ans, délivre sa vision du film d’Olivier Marchal « Les lyonnais« .

La bande, plus tard baptisée “le gang des Lyonnais”, est à l’origine d’une série de juteux hold-up perpétrés dans la région de Lyon durant plusieurs années. 

Réalisée par Olivier Marchal. Avec Gérard LanvinTchéky KaryoDaniel Duval.

 

 

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