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Barack Obama vient de promulger la loi pour sauver l’économie américaine

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President Barack Obama and Treasury Secretary ...

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C’est du court terme, mais le Congrès américain a enfin voté la loi. Barack Obama a eu la chance, à quelques heures de la date butoir, de promulguer la loi en relevant le plafond de paiement – les fonctionnaires et les allocations d’aides, ainsi que tous les services publiques vont pouvoir continuer à être payer. Il faut savoir tout de même que les Etats Unis sont dans la même situation financière que la Grèce et devra attendre à peu près 6 ans pour retrouver une situation stable, lorsqu’elle deviendra raisonnable dans sa consommation. Mais comme les USA ont l’habitude de vivre sur ses dettes…

Les Etats Unis sont soulagés, la Loi a été adoptée par le Congrès et 

promulguée par Barack Obama.
L’administration OBAMA va pouvoir, maintenant, 
s'attaquer au milieu financier, du travail et celui des allocations, 
pour une meilleure répartition des imputations budgétaires.

Le Sénat américain entérine

le compromis sur la dette

Publié par lefigaro.fr le 02/08/2011 à 20:26
La colline du Capitol, à Washington.
La colline du Capitol, à Washington. Crédits photo : CHIP SOMODEVILLA/AFP

Le Sénat a adopté ce mardi soir le compromis visant à relever le plafond de la dette publique.

La loi a ensuite été promulguée par Barack Obama.

Les États-Unis évitent, à quelques heures près, le défaut de paiement.

Fin du suspens sur la dette américaine. Le Sénat a adopté ce mardi soir le compromis autorisant une hausse du plafond de la dette, quelques heures seulement avant la date butoir. Le président américain Barack Obama a dans la foulée promulgué la loi, finalisant le processus législatif. Dans une déclaration à la Maison blanche, ce dernier a salué un «premier pas important» visant à s’assurer que les États-Unis ne vivent plus au-dessus de leurs moyens.Avant cet heureux dénouement, tenu pour acquis contrairement au vote de la Chambre des réprésentants hier soir, des voix se sont élevées pour exprimer l’amertume laissée par le long débat sur le relèvement du plafond de la dette américaine. «Le résultat est bon, mais ce qu’il a fallu faire pour y arriver est affligeant», a regretté mardi matin, après le vote de la Chambre des représentants, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner. «Je pense que le spectacle auquel nous avons assisté à Washington, d’un nombre significatif de parlementaires de ce pays laissant planer la menace d’un défaut de paiement, a vraiment fait beaucoup de dégâts à la confiance» des investisseurs dans l’économie américaine, a déclaré le ministre sur la chaîne ABC, ce mardi.Si cette date avait été dépassée, les Etats-Unis risquaient le défaut de paiement, ne pouvant pas emprunter au-delà de la barre fixée auparavant à 14.294 milliards de dollars.

Dernière manoeuvre d’une longue série pour éviter cette débâcle, Barack Obama avait dépêché son vice-président Joe Biden lundi au Capitole pour donner des explications aux élus mécontents de son camp. Il est vrai que la Maison-Blanche, après avoir longtemps insisté pour inclure dans le plan de nouvelles recettes fiscales, notamment en taxant les Américains les plus riches, a dû se résigner à n’augmenter aucun impôt.

«Un sandwich de Satan saupoudré de sucre»

«Cet accord est un sandwich de Satan saupoudré de sucre. Si vous soulevez le pain, vous n’allez pas aimer ce que vous allez voir», a lancé sur Twitter le représentant Emanuel Cleaver, président du groupe des élus noirs de la Chambre. Le porte-parole de la présidence, Jay Carney, a rejeté les critiques sur l’absence de nouvelles recettes fiscales, assurant qu’une commission spéciale bipartite créée par l’accord pourrait recommander des mesures telles que la suppression des subventions pour les compagnies pétrolières.

À droite, les élus proches de la mouvance ultraconservatrice du «tea party» ne sont pas satisfait non plus. Ils réclament des coupes drastiques dans les dépenses et s’opposent même, pour certains, à tout relèvement du plafond de la dette. Mais les poids lourds du parti ont tout fait pour que le texte soit voté. Le plan n’était «pas parfait» mais il va «commencer à changer la culture budgétaire ici à Washington», a plaidé le numéro deux républicain de la Chambre, Eric Cantor.

Un second round de négociations en novembre

Malgré l’adoption du texte par le Sénat ce mardi, les débats enflammés sur la dette promettent de durer. En effet, seul le premier round est clos: le plan, qui totalise 2400 milliards d’économies surdix ans, se déroulera en deux temps. Les détails du premier volet de la rigueur, compris entre 900 et 1000 milliards de dollars, ont certes déjà été négociées et n’est fondé que sur la baisse des dépenses, comme l’exigeaient les républicains.

Mais le second round se déroulera jusqu’au 23 novembre, lorsqu’une commission bipartite présentera ses proposition portant sur les 1500 milliards de dollars encore manquant pour boucler le plan d’économies.

Barack Obama veut

« remettre l’Amérique au travail »

Article de Hayat Gazzane, publié par le Figaro le 02/08/2011 à 20:40

Obama a exhorté les parlementaires à prendre des mesures pour stimuler l'économie.
Obama a exhorté les parlementaires à prendre des mesures pour stimuler l’économie. Crédits photo : JASON REED/REUTERS

La première page du débat sur la dette tournée,

le président américain appelle le Congrès

à faire de la relance économique sa priorité.

Après la dette, l’emploi. Dans une allocution à la Roseraie de la Maison-Blanche, ce mardi après l’adoption par le Congrès du compromis sur le relèvement du plafond de la dette, le président Barack Obama a exhorté les parlementaires à prendre des mesures pour stimuler l’économie. «Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire croître cette économie et remettre l’Amérique au travail», a affirmé le président, après avoir tancé le Congrès pour s’être lancé dans une guerre de tranchée sur les déficits et les dépenses publiques plutôt que de se concentrer sur le chômage, qui atteint 9,2%.Désormais, «tout le monde doit s’y mettre. Ce n’est que justice. C’est le principe pour lequel je vais me battre dans les prochaines phases de ce processus», a indiqué le président selon qui «on ne peut pas équilibrer le budget sur le dos de ceux-là même qui ont le plus souffert de la récession».

«Des mesures qui feront la différence»

Le travail des élus du Congrès débutera dès septembre. «Quand le Congrès rentrera de vacances, je l’inciterai à prendre immédiatement des mesures bipartites qui feront la différence», a déclaré Barack Obama. «Cela créera un climat dans lequel les entreprises pourront embaucher, les gens auront plus d’argent dans leurs poches et pourront le dépenser. Les gens qui sont au chômage pourront trouver de bons emplois. Nous devons commencer par plus d’allègements fiscaux pour les familles de la classe moyenne», a-t-il dit.

Les efforts devront d’ailleurs se poursuivre «dans les prochains mois». «Je vais aussi continuer à me battre pour ce qui importe le plus aux Américains : de nouveaux emplois, des salaires plus élevés et une croissance économique plus rapide», a-il ajouté.

«Assez parlé de la dette»

Au Sénat, immédiatement après le vote sur la dette, le chef de la majorité démocrate Harry Reid a fait écho au président: «Le travail numéro un du Congrès doit être de créer des emplois pour les Américains». Celui-ci a annoncé que le premier texte sur lequel le Sénat se pencherait à son retour de congés parlementaires serait justement un projet de loi sur les brevets, dont les démocrates espèrent tirer des créations d’emplois. Le sénateur démocrate, Charles Schumer, a ajouté qu’il était temps pour le Congrès de retourner à son programme, «c’est-à-dire l’emploi». «La voie est maintenant dégagée» pour un nouvel effort du Congrès sur l’emploi en septembre, a-t-il dit.

Côté Chambre, la chef de la minorité démocrate Nancy Pelosi a enfoncé le clou en lançant devant la presse: «Assez parlé de la dette. Nous devons parler d’emploi».

Obama a gagné – il ne va pas être le seul à être responsable de l’avenir …

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Obama a gagné – il ne va pas être le seul à être responsable de l’avenir économique des USAla 1ère économie du monde qui au bord du précipice

USA :

accord budgétaire voté lundi soir

Selon l’agence Reuters Mis à jour le 01/08/2011 à 17:49

publié par le Figaro le 01/08/2011 à 17:49

Le vote de la Chambre des représentants sur l’accord budgétaire aura probablement lieu lundi soir, à une heure encore indéterminée, selon une source républicaine du Congrès.

La Chambre des représentants votera en premier, puis, si l’accord est validé, les sénateurs s’exprimeront à leur tour pour ou contre ce plan budgétaire qui prévoit de réduire le déficit américain de 2.100 milliards de dollars sur 10 ans.

En cas de vote favorable, il reviendra alors à Barack Obama de le signer pour en faire une loi.

Le républicain Tom Cole, qui votera à la Chambre des représentants, dit s’attendre à ce que celle-ci vote largement en faveur de l’accord, mais ajoute que quelques voix démocrates pourraient tout de même être nécessaires.

USA/dette :

déficit réduit de 2,1 mds $

Selon l’agence Reuters Mis à jour le 01/08/2011 à 17:44 |
publié par le Figaro le 01/08/2011 à 17:44

L’accord conclu sur le plafond de la dette prévoit de réduire le déficit des Etats-Unis d’au moins 2.100 mds de dollars sur 10 ans, a annoncé lundi le Bureau du budget du Congrès (CBO).

Le compromis annoncé dimanche soir par le président Barack Obama doit permettre à la première économie mondiale d’éviter de se retrouver en défaut de paiement.

En cas de vote favorable, il reviendra alors à Barack Obama de le signer pour en faire une loi.

Le républicain Tom Cole, qui votera à la Chambre des représentants, dit s’attendre à ce que celle-ci vote largement en faveur de l’accord, mais ajoute que quelques voix démocrates pourraient tout de même être nécessaires.

Où en est-on sur la croissance américaine – jour où l’administration Obama va présentée son plan B pour sauver l’économie américaine à court terme.

La croissance américaine a ralenti en juin et début juillet

Source : reuters.com – 27/07/2011 | 22:55 – 171 mots  |

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WASHINGTON (Reuters) – La croissance économique a ralenti dans de nombreuses régions des Etats-Unis en juin et au début juillet, indique la Réserve fédérale dans son rapport de conjoncture publié mercredi.

Selon ce Livre beige, huit des 12 districts de la Fed font état d’une croissance qui ralentit. Ce rapport, ainsi que les chiffres des commandes de biens durables montrant les projets d’investissements des entreprises en baisse en juin, suggèrent que la reprise reste molle, alors que certains observateurs anticipaient un sursaut.

« L’activité économique a continué à croître; toutefois, le rythme a ralenti dans de nombreuses régions », a déclaré la Fed.

La plupart des régions ont constaté une modeste hausse des embauches, mais le marché du travail reste atone.

Les ventes de logements ont peu bougé depuis le dernier rapport de début et en général, les prix sont stables ou en baisse.

Dans ce contexte, il y a peu de pression à la hausse sur les salaires en particulier et sur les prix en général, souligne la banque centrale.

Mark Felsenthal, Danielle Rouquié pour le service français

Source : reuters.com – 27/07/2011 | 22:55

Pour obtenir 12 milliards d’euros, la Grèce vend ses bijoux de famille, dont la Banque Postale. Dexia en paye les frais.

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manifestation contre la privatisation de la ba...

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23/05/11 20:59

Athènes met en vente ses entreprises

http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=191366218

Afin de réduire son déficit, le gouvernement grec s’apprête à vendre ses participations dans la banque postale, des ports et des sociétés de télécoms. L’Etat espère en retirer 50 milliards d’euros d’ici 2015.

Pour atteindre son objectif de 7,5% de déficit en 2011, la Grèce n’a pas le choix : l’heure est aux mesures d’austérité. L’agence de notation Fitch a mis en garde le pays en abaissant de trois crans vendredi dernier sa note de la dette à long terme. Et la ministre de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, a endossé l’habit de directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) pour lequel elle est désigné comme favorite, réclamant «des résultats» à la Grèce.

Conscient que les créanciers internationaux perdent patience, George Papaconstantinou, le ministre grec des Finances, a annoncé lundi soir, au terme de la réunion du gouvernement, la première vague de privatisations. Les participations étatiques au capital de l’opérateur de télécom OTE et de la Banque postale détenues à respectivement 16% et 34% par l’Etat, seront cédées d’ici à la fin de l’année. Les sociétés de gestion des ports d’Athènes et de Salonique et la compagnie des eaux de Salonique, dont il possède 75% et 74% du capital vont également être cédées.

Poursuivre le programme d’assainissement budgétaire

Au final, le gouvernement espère retirer 50 milliards d’euros de ces ventes . Ce qui lui permettrait d’économiser le versement de trois milliards d’intérêts par an sur la dette du pays. Le détail du nouveau programme de consolidation budgétaire sera rendu public une fois la mission de la Troika achevée et après une consultation avec tous les partis politiques grecs, a ajouté George Papaconstantinou.

La Grèce prévoit également de poursuivre «le programme d’assainissement budgétaire en prenant des mesures supplémentaires d’économies ou de nouvelles recettes portant sur 6,4 milliards d’euros». Parmi elles, l’abaissement du nombre de contractuels de la fonction publique, l’augmentation du temps de travail des fonctionnaires à 40 heures par semaine au lieu de 37,5 heures ou encore le durcissement des conditions d’obtention des allocations chômage. Au chapitre fiscal, la Grèce prévoit d’abaisser le plafond d’exemption sur l’impôt sur le revenu, d’augmenter les taxes sur les signes extérieurs de richesse (yachts, piscines et voitures de luxe), d’augmenter les taxes sur le gaz, les boissons non alcoolisées, ainsi que les immatriculations de voiture.

La Bourse d’Athènes perd 1,50%

Avec ces mesures, la Grèce espère obtenir le feu vert de l’Europe et du FMI pour le versement de la cinquième tranche d’aide (12 milliards d’euros) sur les 110 milliards accordés en mai 2010 par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Secouée par ces nouvelles craintes sur la dette de la Grèce, la Bourse d’Athènes, dans le sillage des autres places financières européennes, a lâché à la clôture ce lundi 1,50% à 568,94 points.

23/5/11 – 19 h 45AFP – ECONOMIE
La Grèce accélère les privatisations avec les télécoms et la banque postale
Avec cet article

Le gouvernement grec peaufine un nouveau plan de redressement

DES MESURES D’AUSTÉRITÉ RENFORCÉES

Jugé insuffisant par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, créanciers de la Grèce, le plan a été musclé avec des mesures additionnelles d’économie budgétaire portées à 6 milliards d’euros en 2011, et à 23 milliards sur la période 2012-2015. La presse grecque recensait notamment parmi les nouvelles mesures attendues des « limogeages dans le secteur public » et des « bombes fiscales » avec un alourdissement des impôts directs, équivalant à « une nouvelle baisse de salaires ».

Un an après le plan de soutien Europe-FMI associé à un premier plan d’austérité, la Grèce n’est pas parvenue à recouvrer sa crédibilité, les marchés exigeant d’elle des taux à long terme record de près de 17% qui rendent irréaliste toute tentative de se refinancer elle même sur les marchés.

Le pays sous tutelle en est du coup à discuter d’une rallonge de l’aide consentie en mai 2010, tandis que l’idée d’un restructuration de sa dette gagne du terrain en Europe, en dépit de l’opposition farouche de la BCE.

La-Croix.com avec AFP

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Economie/Le-gouvernement-grec-peaufine-un-nouveau-plan-de-redressement-_EG_-2011-05-23-617985

La Grèce sous pression de ses créanciers va lancer « immédiatement » une première phase de son plan de privatisations en vendant le groupe télécoms OTE et la Banque postale afin de réduire sa dette, et en renforçant les économies budgétaires, a annoncé le gouvernement lundi.

Les premières privatisations, discutées lundi durant un très long conseil des ministres, vont porter sur l’opérateur de télécoms OTE, dont Deutsche Telekom est l’actionnaire principal, la banque postale, les ports du Pirée et de Salonique, ainsi que la société des eaux de Salonique, deuxième ville du pays, a indiqué le ministère des Finances.

Avec ces mesures, qui s’accompagnent de nouvelles économies budgétaires et d’augmentations de taxes, la Grèce espère convaincre ses créanciers de ses vertus gestionnaires et obtenir le feu vert au versement de la cinquième tranche d’aide (12 milliards d’euros) sur les 110 milliards accordés en mai 2010 par l’Union européenne, la banque centrale européenne et le Fonds monétaire international au pays en difficulté.

Dans le détail, l’Etat grec va se défaire « immédiatement » de la participation de 16% (bien 16%) qu’il lui reste dans OTE, et de sa part de 34% dans la Banque postale, a précisé le ministère dans le document qu’il a présenté en conseil des ministres, puis diffusé à la presse.

Les ports du Pirée, près d’Athènes, et de Salonique dans le nord du pays, où l’Etat détient 75%, vont être intégralement cédés d’ici la fin de l’année, ajoute le document.

L’Etat se dit par ailleurs prêt à vendre d’ici fin 2011, jusqu’à 40% de la société des eaux de Salonique, où l’Etat détient 74%.

Selon les calculs du ministère, si les 50 milliards d’euros de revenus de privatisations prévus d’ici 2015, sont réalisés, les Grecs économiseront le versement de 3 milliards d’euros d’intérêt par an sur la dette du pays.

De 10 à 15 milliards d’euros viendront de la vente de sociétés et d’infrastructures, et entre 25 et 35 milliards de l’exploitation en concession de propriétés, terrains, balnéaires ou autres, appartenant à l’Etat, a-t-il ajouté.

Le gouvernement grec a « réaffirmé sa détermination à continuer le programme d’assainissement budgétaire » du pays en faisant passer les économies budgétaires prévues en 2011 à 6,4 milliards d’euros, contre 4,8 milliards initialement prévu.

Ceci devrait permettre de parvenir à un déficit public équivalent à 7,5% du PIB en 2011, ce qui est l’objectif fixé par les créanciers du pays en échange de leur soutien.

Parmi les mesures annoncées, probablement impopulaires, figurent certaines dispositions déjà connues comme l’abaissement du nombre de contractuels de la fonction publique, ou l’augmentation du temps de travail des fonctionnaires à 40 heures par semaine au lieu de 37,5 heures.

Mais de nouvelles mesures figurent dans le document, comme le durcissement des conditions d’obtention des allocations chômage, une réduction de certaines pensions de retraite complémentaires dans les caisses déficitaires, ainsi qu’une contribution financière exceptionnelle des pensionnés au dessous de l’âge de 60 ans.

Au chapitre fiscal, la Grèce prévoit d’abaisser le plafond d’exemption sur l’impôt sur le revenu, d’augmenter les taxes sur les signes extérieurs de richesse que sont les yachts, les piscines et les voitures de luxe, d’augmenter les taxes sur le gaz, les boissons non alcoolisées, ainsi que les immatriculations de voiture.

En matière de taxe directe, certains produits qui bénéficiaient jusqu’à présent d’une TVA réduite à 13% vont rejoindre la liste commune à 23%.

AFP

La Banque populaire de Chine ou BCC annonce qu’elle va relevé 30 milliards de fonds de réserve, pendant qu’en Europe et en Amérique on tente de fuir nos dettes. Voulez-vous « acheter » une île en Chine ? Maï SALAÜN

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Aval européen pour accroître de 30 milliards le fonds de garantie
12:31 La commission européenne a autorisé l’augmentation de capital de 30 milliards d’euros du fonds de garantie afin d’apporter un soutien aux banques grecques.
Vendredi 7 janvier 2011

La tournée européenne du vice-premier ministre chinois, qui a débuté en Espagne le 4 janvier, s’est prolongée en Allemagne et s’achève au Royaume uni le 12 janvier, relance le débat sur l’indépendance financière de l’Union face à la Chine.

Petit résumé de la situation :

– D’un côté, l’Europe

avec une dette publique qui s’élevait en 2009 à 8 720 milliards d’euros (données Eurostat 15/11/10 pour l’UE des 27) et à 7 092 milliards pour les seuls pays de la zone euro (16 devenus 17 depuis l’entrée de l’Estonie le 1er janvier).

– De l’autre, la Chine

avec des réserves de change de 2 648 milliards de dollars (fin septembre), l’équivalent du PIB français en 2009, et près de la moitié du PIB chinois (un record mondial !). Ces réserves de change détenues par la banque centrale de Chine (BCC) représentent 30% des réserves de change mondiales, sans compter les centaines de milliards détenus par ses fonds souverains[1].

25% de la dette européenne serait détenue par des non-résidents (dont la moitié par les Américains et les Chinois).

La Chine est le premier créancier des Etats Unis, elle détient 10% de la dette américaine (907 milliards de dollars, fin octobre 2010). Elle détiendrait également 7% de la dette publique des Etats européens (soit 630 milliards d’euros).

Depuis quelques mois les discussions se multiplient entre la Chine et les Etats européens les plus endettés qui voient dans le géant chinois un prêteur de choix.

Grèce : 4 à 5 milliards d’euros, la Chine a promis de racheter une part des emprunts grecs quand ils seront de nouveau disponibles sur les marchés

Portugal : 5 milliards d’obligations achetées par la Chine au premier trimestre 2011

Espagne : environ 100 millions d’euros et une promesse de 6 milliards en janvier

Belgique, Hongrie, Italie : discussions en cours…

La présence de la Chine en Europe se fait de plus en plus visible : multiplication des visites diplomatiques, développement des échanges commerciaux, accroissement des investissements directs …

La Chine mise sur l’Europe : son marché, ses technologies, son influence…

Grâce à cette politique du « carnet de chèques », la Chine avance ses pions et trouve de nouveaux alliés plus favorables à ses intérêts : levée de l’embargo sur les armes, qualification de la Chine en « économie de marché », limitation du protectionnisme douanier, tolérance sur le niveau du yuan….


[1] SAFE Investment Company, (State Administration of Foreign Exchange)

CIC (China investment corporation)

CADF (China – Africa development fund)

HKMA (Hong Kong Monetary Authority Investment Portfolio)

NSFF (National Social Security Fund)…

Sur le même sujet : La Chine au chevet de la zone euro

Par cestpasduchinois Publié dans : info du jour
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La Banque populaire de Chine ou BPC (en caractère chinois simplifiés 中国人民银行, Zhōngguó Rénmín Yínháng) est la banque centrale de de la République populaire de Chine. C’est l’institution financière qui, entre autres, émet les billets et pièces en circulation dans la République populaire de Chine, à l’exception de Hong Kong ; etMacao, et dont la devise est le yuan ou renminbi. Jusqu’en 1978, c’était la seule banque de la République populaire. Son rôle a par la suite évolué vers celui d’une banque centrale. Toutefois, un certain nombre d’activités, notamment la gestion desréserves de change, sont confiées à un autre organisme connu internationalement sous le nom de State Administration of Foreign Exchange.

Le président de la BPC est nommé par le premier ministre et approuvé par l’Assemblée nationale populaire. Il est membre du Conseil des affaires de l’État.

Histoire

La Banque populaire de Chine est créé en 1948, dans le Hebei. Après la proclamation de la République populaire, la banque est transférée à Pékin.

La France étant le prochain pays en faillite après la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portuage, l’Espagne. Le suivant après La France : l’ Allemagne

Nouveau tour de vis de la Banque centrale chinoise

La banque centrale chinoise va relever pour la quatrième fois cette année le coefficient des réserves obligatoires des banques, de 50 points de base, poursuivant son tour de vis monétaire pour lutter contre l'inflation. Cette mesure, qui porte le ratio de réserves requises à un plus haut record de 20,5%, entrera en vigueur le 21 avril. /Photo d'archives/REUTERS
 (c) ReutersLa banque centrale chinoise va relever pour la quatrième fois cette année le coefficient des réserves obligatoires des banques, de 50 points de base, poursuivant son tour de vis monétaire pour lutter contre l’inflation. Cette mesure, qui porte le ratio de réserves requises à un plus haut record de 20,5%, entrera en vigueur le 21 avril. /Photo d’archives/REUTERS (c) Reuters

PEKIN (Reuters) – La Banque centrale chinoise (PBOC) a annoncé dimanche le relèvement de 50 points de base du ratio de réserves obligatoires des banques, pour la septième fois depuis le mois d’octobre.

Le ratio de réserves obligatoires des plus importantes banques chinoises est ainsi porté à 20,5% et cette hausse marque un nouveau jalon dans le durcissement de la politique monétaire de la PBOC qui s’efforce de juguler l’inflation et la surchauffe.

Quelque 350 milliards de yuans supplémentaires (37 milliards d’euros) seront bloqués dans les caisses des établissements bancaires.

Dans un court communiqué publié sur son site internet, la PBOC précise que la mesure sera mise en oeuvre dès le 21 avril.

« Cette hausse s’inscrit dans les mesures de durcissement de la banque centrale », a souligné Lin Songli, économiste de Guosen Securities à Pékin.

« Le PIB du T1 montre que l’économie prise dans son ensemble va bien, il reste encore de la marge pour des durcissements. »

Depuis octobre, la banque centrale n’a pas seulement relevé les ratios de réserves, elle a également revu à la hausse le loyer de l’argent par quatre reprises, a mis en place des mesures strictes de contrôle des prix sur certaines matières premières tout en combattant la spéculation foncière.

L’inflation, conséquence de la hausse des cours des matières premières et de l’abondance de liquidités continue toutefois de pénaliser la deuxième économie mondiale.

Les chiffres de mars ont montré que les prix ont progressé le mois dernier de 5,4% l’an, un rythme sans précédent depuis juillet 2008.

En janvier et février la hausse des prix, en rythme annuel là encore, était ressortie par deux fois à 4,9%.

Don Durfee et Sally Huang, Nicolas Delame pour le service français

Chine: les réserves de change explosent

AFP
14/04/2011 | Mise à jour : 11:27 Réagir 

Les réserves de change de la Chine, les plus importantes au monde, ont atteint 3.044,7 milliards de dollars fin mars, a rapporté jeudi la banque centrale chinoise sur son site internet. Leur montant, qui atteignait déjà un record fin 2010 à 2.847 milliards de dollars a augmenté de 24,4% sur an, a précisé la banque centrale. L’accumulation colossale de ses réserves de changes par Pékin reflète le déséquilibre des échanges extérieurs du pays.

La Chine maintient administrativement son taux de change à un niveau très bas, ce qui favorise ses exportateurs, tandis que l’afflux de capitaux dans le pays gonfle la masse monétaire et crée de l’inflation. L’excédent commercial de la Chine s’est élevé l’an dernier à 183 milliards de dollars, un peu moins qu’en 2009. Selon les analystes, ces réserves de la Chine sont encore massivement en dollars, la Chine étant le premier créancier des Etats-Unis devant le Japon.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/04/14/97002-20110414FILWWW00493-chine-les-reserves-de-change-explosent.php

Quand la Chine rachète le monde

Mots clés : 

Par Ghislain de MontalembertSophie Roquelle
28/01/2011 | Mise à jour : 18:22 Réactions (240) 

Richissimes et décomplexés, les enfants de Mao prennent leur revanche. Entreprises, terres, ports, dettes : leur boulimie est sans limites. Et si la Chine devenait la première puissance mondiale d’ici à dix ans ?

Jacob Wood, né à Shanghaï il y a 60 ans, a bâti un petit empire industriel au Nigeria. Pas à pas, la Chine étend son emprise sur l'Afrique. (Paolo Woods)
Jacob Wood, né à Shanghaï il y a 60 ans, a bâti un petit empire industriel au Nigeria. Pas à pas, la Chine étend son emprise sur l’Afrique. (Paolo Woods)

C’est le dîner où il fallait être. Près de 300 personnalités du monde des affaires et de la finance, dont le ministre de l’Economie Christine Lagarde, se pressaient le 18 janvier au Palais Brongniart, à l’invitation de M. Jiang Jianqing. Pas question de snober l’ouverture de la succursale française de la plus grande banque chinoise et même mondiale, l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC). Dérouler ainsi le tapis rouge alors que les Chinois sont suspectés d’avoir subtilisé la technologie de la voiture électrique de Renault? Impensable il y a dix ans ! Mais aujourd’hui, la Chine mène le monde à la baguette.

Assise sur des réserves de change de plus de 2500 milliards de dollars (l’équivalent de toute la richesse de la France), elle est partie sans complexe à l’assaut du monde. Et rien ni personne ne lui résiste. Cette stratégie a un nom: zouchuqu, ce qui signifie « sortir des frontières », partir à la conquête des marchés internationaux. Depuis 2000, les investissements chinois à l’étranger ont été multipliés par vingt. Une boulimie sans limite géographique ni sectorielle: terres agricoles et minières en Afrique et maintenant en Amérique du Sud, entreprises aux Etats-Unis et en Europe, infrastructures (ports, routes, aéroports…) un peu partout, dettes souveraines… Rien n’échappe à la fringale des héritiers de Mao.

Après les premiers rachats du début des années 2000 (notamment la division PC d’IBM, acquise en 2004 par Lenovo), le mouvement s’accélère après la crise financière de 2008. Les chiffres donnent le vertige: 26 milliards de dollars d’investissements directs hors des frontières en 2008, 43,3 milliards en 2009 et environ 60 milliards l’an dernier ! Les Chinois volent au secours des grandes banques américaines comme Morgan Stanley, dont ils possèdent aujourd’hui près de 10 %, et font leur marché dans les pays occidentaux, profitant de l’anémie des économies et de la faiblesse des valorisations boursières des entreprises.

Parallèlement, la Chine s’est lancée dans une politique à marche forcée d’acquisition de terres agricoles et minières partout dans le monde. Elle posséderait plus de 30 millions d’hectares arables hors de ses frontières (soit plus que la surface exploitée en France), essentiellement en Afrique. Objectif: assurer l’autosuffisance de ses approvisionnements alimentaires. Avec 10 % des surfaces agricoles mondiales, comment pourrait-elle nourrir 1,4 milliard d’habitants, soit 22 % de la population mondiale? «C’est un enjeu capital pour la stabilité du pays car les famines sont susceptibles de provoquer des rebellions qui menaceraient le pouvoir», souligne Axel de Martene, consultant agricole. Les investissements chinois en Afrique sont devenus d’une telle ampleur qu’on parle désormais de «Chinafrique»… Il ne s’agit pas seulement de rizières au Cameroun, au Mozambique ou à Madagascar. Pékin a mis la main sur le riche sous-sol minier de la République démocratique du Congo, où ses investissements se montent à 25 milliards de dollars !

Car il faut sans cesse alimenter le moteur en surchauffe de l’économie chinoise en sécurisant ses réserves de matières premières, notamment en pétrole et en gaz, ainsi qu’en minerais rares. Alors, la Chine multiplie les achats, les joint-ventures et les accords de coopération pour exploiter les richesses du sous-sol au Brésil, en Russie, au Kazakhstan. Avec en moyenne 10 % de croissance annuelle depuis dix ans, elle est devenue le moteur de l’économie mondiale. «L’an dernier, sa contribution à la croissance mondiale a été de 27%», rappelle Valérie Plagnol, directrice de la recherche au Crédit Suisse France.

Plus question de faire la fine bouche devant l’expansionnisme chinois. D’autant que les finances publiques des pays occidentaux sont exsangues, et leurs besoins, immenses. «Nous vivons un moment historique, avec un rééquilibrage profond de l’activité économique mondiale», assure Françoise Nicolas, chercheuse à l’Ifri. Cette nouvelle donne saute aux yeux lorsque Pékin vole au secours des Etats européens les plus endettés.

D’Athènes à Dublin en passant par Lisbonne et Madrid, le gouvernement chinois fait ses emplettes, obtenant des taux particulièrement avantageux (de 5 à 8 %). Ces placements juteux lui permettent aussi de diversifier ses réserves de change, jusqu’alors massivement investies en dollars. Selon Bei Xu, économiste chez Natixis, Pékin posséderait déjà plus de 7 % de la dette publique européenne, soit 630 milliards d’euros ! Paris et Berlin seraient, selon certains experts, en bonne place dans la liste de ses débiteurs. Mais, chut… ! A Bercy, le sujet est tabou.

Pourquoi la Chine a-t-elle choisi de donner cette fois-ci le maximum de publicité à ces opérations de sauvetage des économies du sud de l’Europe? Qu’a-t-elle exigé en échange? «Pékin tire de ces opérations un bénéfice politique maximal et peut s’attendre à ce que ces pays adoptent des positions diplomatiques conformes à ce que veut la Chine», analyse l’universitaire François Godement, grand spécialiste de l’empire du Milieu. Des contreparties non écrites mais bien réelles. Pour ce spécialiste, toutefois, l’Europe n’est pas forcément perdante car «elle s’immisce entre Pékin et Washington». Seul bémol: «Une offre unie de dette permettrait à l’Europe de négocier de meilleurs taux d’intérêt avec Pékin.» Et de résister à la pression politique. Le poids des Chinois dans la dette américaine n’a pas empêché la semaine dernière le président Barack Obama de parler des droits de l’homme à Hu Jintao, qu’il recevait à la Maison-Blanche.

Il y a toutefois peu de chance que ces remontrances perturbent le grand bond en avant de l’économie chinoise. Pour Pékin, l’essentiel est ailleurs, dans ce que Hakim el-Karoui, au fil d’un brillant essai sur le déclin de l’Occident *, appelle «l’invention de sa modernité». «La Chine veut redevenir la première puissance mondiale, écrit-il, elle le fera par l’industrialisation de son appareil productif et elle imposera les termes de l’échange au reste du monde.» La démocratie attendra.

Le consommateur chinois, moteur de la croissance de demain

L’année 2010 a marqué un tournant. Jusqu’ici, la Chine arrosait le monde de ses produits à bas prix et accueillait les investissements des entreprises du monde entier, fascinées par ce gigantesque marché autant que par la perspective de produire à faible coût. En 2009, plus de la moitié des exportations de la Chine étaient réalisées par des entreprises étrangères ou des joint-ventures.

Mais cette stratégie, qui a permis aux Chinois d’engranger de gigantesques excédents commerciaux et financiers, montre aujourd’hui ses limites. «Les Chinois se sont rendu compte des dangers d’une trop grande dépendance à l’égard des marchés étrangers, remarque l’économiste Patrick Artus, directeur des études à la banque Natixis. Depuis 2008, ils estiment qu’il ne faut plus compter sur l’Europe et les Etats-Unis pour tirer leur croissance.» Fait nouveau, ils ne cachent plus leur mépris pour les Occidentaux. De hauts fonctionnaires européens sont encore héberlués d’avoir entendu, récemment, des officiels chinois venus négocier à Bruxelles, leur déclarer: « Vous, les Européens, vous croyez vivre dans une grande Suisse, mais vous vivez dans une grande Grèce.»

Pour Pékin, le consommateur chinois doit devenir le moteur de l’économie. Le développement de la Chine passera par l’enrichissement de la population et l’émergence d’une classe moyenne pléthorique. En 2010, le salaire minimal chinois a connu une progression de 24 %. Pas étonnant que la consommation intérieure ait grimpé de 19 % !

Les autorités ont désormais une obsession : se mettre au plus vite au diapason des standards internationaux et procéder à une montée en gamme industrielle. Leur objectif reste de sortir dès que possible de l’exportation à bas prix, car elles savent que la montée des coûts salariaux mais aussi celle du yuan, pour laquelle les Etats-Unis militent avec force, diminueront tôt ou tard leur compétitivité extérieure. Mieux vaut vendre des produits à forte valeur ajoutée, des voitures et des trains à grande vitesse, plutôt que des survêtements et des baskets !

Comment acquérir en un temps record des technologies que l’on ne maîtrise pas? Pendant des années, les Chinois ont fait l’éponge, apprenant au contact des entreprises internationales auxquelles ils ouvraient progressivement – mais jamais totalement – leurs marchés. «Les Chinois tolèrent les étrangers là où leur technologie est insuffisante, mais avec l’idée de s’en passer dès qu’ils le pourront, remarque Patrick Artus. Nous leur vendons des Airbus mais leur objectif, à terme, est de produire, voire d’exporter leurs propres avions!»

L’autre moyen, plus rapide, est de « croquer » purement et simplement ses concurrents. Il semblerait que la Chine ait choisi de privilégier cette stratégie. Les acquisitions d’entreprises occidentales sont de plus en plus nombreuses, de Volvo aux Choco BN en passant par NFM Technologies ou les Moteurs Baudouin, pour citer deux exemples français récents. L’argent n’est pas un problème, les Chinois pourraient s’offrir tout le CAC 40 s’ils se lâchaient ! «La plupart du temps, il s’agit d’acquérir des technologies étrangères, des réseaux de distribution ou des marques, observe Françoise Lemoine, spécialiste de la Chine au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Le mouvement est lancé, et nous n’en sommes encore qu’au début».

A quelle sauce serons-nous mangés?

Partout, les Chinois sont accueillis en sauveurs. A Châteauroux, où une base militaire désaffectée devrait accueillir une cinquantaine d’entreprises chinoises d’ici à 2017, les élus locaux sont allés eux-mêmes les chercher. «Même à Châteauroux, on a compris que la Chine était en train de devenir la première puissance mondiale», glisse le sénateur-maire UMP Jean-François Mayet. Un aéroport (ancienne base aérienne de l’Otan), 500 hectares de terrains viabilisés et une situation géographique centrale en Europe («Châteauroux est à égale distance de Gibraltar et de la Pologne», rappelle M. le maire) ont séduit la première fédération d’entreprises chinoises. Quelque 4 000 emplois directs seront créés, dont 80 % pour la main-d’œuvre locale, soit plus que le bassin d’emploi de Châteauroux peut en fournir. Ce sont 1 500 salariés nouveaux et leurs familles qui devraient débarquer dans la préfecture de l’Indre. Comment résister ? Et tant pis si les industries chinoises qui viendront s’installer seront «essentiellement des usines de montage» – de l’aveu même des promoteurs du projet – et qu’à terme, l’emploi industriel en France et en Europe risque d’en pâtir.

Gare au retour de bâton ! Le Cabanon était le premier transformateur de tomates françaises, une PME installée «au cœur de la Provence depuis 1947». Passée sous pavillon chinois en 2004, la société se contente aujourd’hui de mettre en boîtes du concentré de tomates importé de Chine.

Parfois, l’affaire tourne aussi au vinaigre pour les investisseurs chinois. TCL n’a jamais réussi à faire tourner la division téléviseurs de Thomson, rachetée en 2004 et fermée définitivement en 2009. Trop pressé, sans expérience internationale, le management de TCL a épuisé six patrons, tous envoyés de Chine, avant de jeter l’éponge.

Difficile de redresser les canards boiteux de l’industrie européenne avec des préceptes du genre «le poisson pourrit par la tête» et des réunions convoquées le dimanche matin. C’est pour éviter ce genre de désastre que Xuefei Lu, responsable du département Asie du cabinet Inter cultural management associates (ICM), organise des séminaires à destination de Chinois ayant des affaires en Europe et des cadres européens travaillant avec la Chine. La demande est croissante, note-t-elle. Les principales difficultés ? Faire comprendre aux Chinois qu’en Europe, «il y a un droit, des lois, tandis qu’en Chine, les lois varient selon les provinces et peuvent être interprétées». Le style de management, aussi, est aux antipodes. «Beaucoup d’entrepreneurs chinois sont des autodidactes, autoritaires, décidant de tout. Ils se comportent comme des empereurs, explique Mme Lu. Les salariés se sentent flattés qu’on leur demande de venir travailler le week-end car cela veut dire qu’ils ont été remarqués par la direction.» On imagine le choc des cultures à la première réunion du comité d’entreprise !

Comment faire face à la déferlante chinoise ? La question commence à titiller les pouvoirs publics en Europe. S’inspirant de ce qui se fait déjà aux Etats-Unis, Bruxelles veut dé-sormais contrôler les investissements chinois en Europe, multipliés par 5,2 au cours des neuf premiers mois de l’année 2010 ! Tirant la sonnette d’alarme, Antonio Tajani, commissaire européen à l’Industrie, propose de créer une autorité chargée de contrôler les rachats d’entreprises européennes par des capitaux étrangers, notamment chinois. Au risque de voir l’Europe accusée de protectionnisme par la Chine, très chatouilleuse sur le sujet.

En France aussi, l’inquiétude est palpable. Il y a un an, le Premier ministre François Fillon a confié à Valérie Plagnol, Patrick Artus et Jacques Mistral, tous trois membres du Conseil d’analyse économique (CAE), la rédaction d’un rapport encore confidentiel à ce jour. Objectif: définir une position française, voire européenne, à l’égard de la Chine. «Outre notre préconisation d’opter pour une position autonome vis-à-vis du Congrès américain sur la question de la réévaluation du yuan, nous recommandons d’être plus stricts avec les Chinois et d’exiger davantage de réciprocité, confie Patrick Artus. Osons leur dire que s’ils veulent continuer de capter nos technologies et d’acheter nos entreprises, ils devront ouvrir davantage leurs marchés.» La Chine s’est réveillée. Et le monde n’a pas fini de trembler. A l’Occident de sortir de sa léthargie.

Les «nombreux défis» de la Chine pour 2011

Lors de la conférence économique annuelle, clôturée le 12 décembre, les responsables chinois se sont engagés à garantir en 2011 un développement économique «stable et sain».
Lors de la conférence économique annuelle, clôturée le 12 décembre, les responsables chinois se sont engagés à garantir en 2011 un développement économique «stable et sain».

Les mesures de relance et les investissements massifs destinés à amortir les effets de la crise ont nourri l’inflation et le surendettement. Le rééquilibrage du développement économique sera la priorité du gouvernement l’an prochain.

Prudence. Les autorités chinoises n’ont plus que ce mot à la bouche. Lors de la conférence économique annuelle, clôturée le 12 décembre, les responsables chinois se sont engagés à garantir en 2011 un développement économique «stable et sain», a rapporté l’agence officielle Chine Nouvelle. La semaine précédente, le Bureau politique du Parti communiste avait annoncé un resserrement de la politique monétaire chinoise pour l’an prochain, anticipant de «nombreux défis». C’est pourquoi, en 2011, la Chine doit accélérer la mutation structurelle de son modèle économique, estiment les analystes. Malgré la batterie de mesures prises par Pékin pour juguler la hausse des prix, notamment dans l’immobilier, et l’octroi de crédits, le risque de surchauffe de l’économie chinoise n’est pas écarté.

• Le spectre de l’inflation resurgit

L’indice des prix à la consommation a augmenté en novembre de 5,1% sur un an, après une hausse de 4,4% en octobre, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS). Sur les onze premiers mois de l’année, la progression en glissement annuelle est de 3,2%, dépassant la limite des 3% que s’était fixée le gouvernement. Pour 2011, la Chine fixera son objectif d’inflation autour de 4%, a d’ores et déjà prévenu la direction de la Commission nationale de réforme et de développement. «L’inflation érode rapidement le pouvoir d’achat des ménages. Les ventes de vêtements et de biens non durables se tassent de manière significative», prévient Wei Yao, économiste Chine chez Société Générale CIB. Une mauvaise nouvelle pour Pékin, qui cherche à relever la part de la consommation intérieure dans le revenu national.L’inflation est nourrie par la quantité d’argent injectée dans l’économie chinoise depuis la crise financière mondiale. Les mesures de soutien s’étaient élevées à 4000 milliards de yuans (455 milliards d’euros) et le gouvernement avait ouvert très largement les vannes du crédit.

• La politique monétaire chinoise sous pression

«Dans l’ensemble, la politique monétaire de la Chine sera plus restrictive en 2011, car les autorités veulent appuyer sur le frein pour ralentir le mécanisme de création de monnaie», commente Hervé Liévore, stratégiste chez Axa Investment Managers. En novembre, les banques chinoises ont octroyé 64 milliards d’euros de crédits. Le montant total des crédits accordés depuis janvier a grimpé à 841 milliards d’euros, alors que le gouvernement central avait fixé un plafond de 848 milliards pour 2010. Afin d’endiguer ce débordement, la Banque populaire de Chine (POBC) a déjà relevé six fois le taux de réserves obligatoires des banques. Elle a par ailleurs annoncé le jour de Noël un relèvement d’un quart de point (0,25%) de ses taux d’intérêt sur les emprunts et les dépôts , à compter du 26 décembre, les augmentant ainsi à 5,81% et 2,75% respectivement. La Banque centrale avait déjà relevé le 19 octobre les taux directeurs de 25 points de base (0,25 point de pourcentage), et ce pour la première fois en près de trois ans. Ce relèvement a été salué par les analystes. «L’arme la plus importante contre l’inflation est de relever les taux», a estimé Shen Jianguang, analyste chez Mizuho Securities basé à Hong Kong. «La Banque centrale a besoin de faire cela pour gagner en crédibilité dans sa lutte contre l’inflation», a ajouté Ken Peng, économiste de Citigroup basé à Pékin. Peu avant cette annonce, Wei Yao, de Société Générale CIB, estimait en effet que «l’absence d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt d’ici à la fin de l’année montrerait que Pékin rechigne au resserrement (de sa politique monétaire, NDLR), ce qui serait un signal négatif pour les perspectives de l’économie chinoise en 2011». Les analystes s’attendent à ce que cette dernière hausse des taux soit suivie d’autres l’année prochaine.

• Les prix immobiliers continuent de flamber

L’abondance de liquidités en circulation dans l’économie chinoise, couplée avec la faible rémunération de l’épargne, incitent d’autant plus les Chinois en quête de placements, à se ruer sur l’immobilier. «La sous rémunération de l’épargne et les performances en dents de scie des marchés boursiers alimentent les bulles», constate Hervé Liévore, d’Axa IM. Depuis le mois d’avril, le gouvernement central a pris des mesures pour freiner les investissements immobiliers, en resserrant les vannes du crédit ou en interdisant les prêts pour l’achat d’une troisième résidence. La bulle immobilière ne cesse pourtant pas de gonfler. Dans un rapport publié début décembre, l’Académie des Sciences Sociales calcule qu’un tiers des grandes villes chinoises propose des appartements 30% à 50% plus cher que leur valeur réelle, compte tenu du niveau de vie local et de l’offre immobilière.

L'Académie des Sciences Sociales estime que 85% des foyers chinois n'ont pas les moyens de s'acheter leur maison. Crédit photo : AP
L’Académie des Sciences Sociales estime que 85% des foyers chinois n’ont pas les moyens de s’acheter leur maison. Crédit photo : AP Crédits photo : Ng Han Guan/ASSOCIATED PRESS

Selon le gouvernement, les prix des appartements relevés en octobre dans 70 grandes villes étaient en hausse de 0,2% sur un mois et de 8,6% sur un an. L’Académie des Sciences Sociales, qui table sur une hausse des prix de l’immobilier de 15% pour 2010, estime que 85% des foyers chinois n’ont pas les moyens de s’acheter leur maison. Selon le stratégiste d’Axa IM, toutefois, l’inflation dans l’immobilier devrait se tasser. «Depuis le second trimestre, l’évolution mensuelle de cette inflation est inférieure à l’évolution en glissement annuel. Les mesures prises par le gouvernement commencent à porter leurs fruits.»

• Les marchés anticipent une décélération de la croissance chinoise

Selon les données officielles, l’économie chinoise a augmenté de 9,6% en moyenne annuelle au troisième trimestre, contre 10,3% au deuxième trimestre et 11,9% au premier. La Banque mondiale a récemment relevé ses estimations de croissance pour la Chine en 2010, à 10%, contre 9,5% auparavant. L’institution s’attend à une décélération en 2011, avec une croissance du PIB chinois de 8,7% (contre 8,5% précédemment). «Dopée par les secteurs minier, énergétique et manufacturier, la production industrielle est de nouveau en phase d’accélération depuis septembre», observe cependant Hervé Liévore, selon qui l’activité manufacturière restera «satisfaisante» au quatrième trimestre et au premier semestre de 2011. La production industrielle a gagné plus de 13% en novembre, après un bond de 16,3% en octobre. «L’activité dans les services est en revanche plus inquiétante», note le stratégiste d’Axa IM. L’indice PMI des services est ainsi tombé à son plus bas niveau depuis neuf mois en novembre, à 53,2 contre 60,5 en octobre, selon la Fédération chinoise de la logistique et des achats. «Ces zones de fragilité de l’économie chinoise devraient encourager les autorités à ne pas relever le taux directeur trop rapidement», selon Hervé Liévore. Pour l’instant, les signaux sont majoritairement au vert. Le volume des importations et celui des exportations ont tous deux battu un record mensuel, d’après les douanes chinoises. L’excédent commercial de la Chine atteint 22,9 milliards de dollars sur le mois de novembre. Des résultats qui pourraient nourrir les critiques persistantes des Etats-Unis et de l’Union européenne sur la politique des changes de Pékin.

• La sous-évaluation du yuan sous le feu des critiques

«L’environnement est propice à ce que la Chine maintienne en gros le taux de change du yuan à un niveau stable», fait valoir un éditorial publié mi-décembre dans The Financial News, le journal édité par la Banque centrale chinoise. Le texte met en avant la réduction progressive de l’excédent courant chinois et la volatilité des autres devises internationales sur un marché agité. «La priorité de la Chine en 2011 sera toujours de stabiliser le taux de change du yuan, non seulement face au dollar, mais aussi face aux monnaies des autres grandes puissances, comme l’euro et le yen. Il est donc peu probable que les autorités lâchent du lest et décident une appréciation majeure du yuan l’année prochaine», commente Hervé Liévore, selon qui la monnaie chinoise restera «source de pression politique».

Les partenaires commerciaux de la Chine continueront de maintenir la pression sur le sujet du yuan. Crédit : AFP
Les partenaires commerciaux de la Chine continueront de maintenir la pression sur le sujet du yuan. Crédit : AFP Crédits photo : EYEPRESS/ASSOCIATED PRESS

Les partenaires commerciaux de la Chinecontinueront à lui demandent de mener des politiques qui réduisent son excédent commercial. Cependant, pour Patrick Artus, directeur des recherches économiques de Natixis, cette critique des pays occidentaux est infondée. «Ces excédents commerciaux devraient disparaître avec la mise en place progressive du nouveau modèle de croissance de la Chine basé sur la consommation», écrit-il dans une note récente. «Ce modèle devrait apporter une appréciation réelle du yuan», ajoute-t-il. Si les autorités chinoises se montrent prudentes pour 2011, leurs partenaires mondiaux devront, eux, s’astreindre à la patience.

Jeudi 14 avril 2011

176 îles chinoises sont à disponibles à la location pour 50 ans pour y développer le tourisme, le transport, la fabrication, la pêche, l’agriculture, la sylviculture, la construction.

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Ces îles sont dispersées au large des côtes des provinces du Liaoning, du Shandong, du Jiangsu, du Zhejiang, du Fujian, du Guangdong, de Hainan et de la région autonome du Guangxi.

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Source : Chine informations

Les USA ayant 30 milliards de dollars de dettes, elles ne vont plus pouvoir payer ses fontionnaires

Publié le

Le fusil à éléphant est prêt, j’ai la gâchette qui me démange disait hier Warren Buffet. Il faut investir aux US puisqu’il aurait plein de choses à faire.

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