Archives de Tag: Departments and Agencies

L’histoire de la salle Pleyel, la symphonie accessible pour tous

Publié le

 

Salle Pleyel, Paris

Salle Pleyel, Paris (Photo credit: Wikipedia)

Au début des années 1920, l’ingénieur et architecte Gustave Lyon, directeur de la sociétéPleyel, décide de faire construire un grand centre musical avec en son cœur une salle de concert symphonique de trois mille places bénéficiant des dernières recherches enacoustique musicale, et intégrant des studios et des espaces d’accueil et d’exposition, permettant notamment de promouvoir les instruments produits par la société. En 1922, il confie la réalisation de son projet à l’architecte Jean-Marcel Auburtin, qui décèdera en 1926 ; deux de ses collaborateurs, André Granet et Jean-Baptiste Mathon, le remplaceront. Le chantier est lancé le 5 décembre 1924 sur le terrain situé au nº 252 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, à proximité de la place de l’Étoile, et achevé en 1927.

Le bâtiment comprend :

  • la grande salle, d’une capacité trois mille places environ ;
  • la salle Debussy, d’une capacité de cent cinquante places environ ;
  • la salle Chopin, d’une capacité de cinq cent neuf places environ, prévue pour la musique de chambre ;
  • des espaces d’accueil comme le grand hall, ainsi qu’un espace d’exposition et de démonstration de pianos Pleyel ;
  • des studios insonorisés ;
  • des espaces de bureau, des appartements.
English: Plaque commemorating the twinning of ...

English: Plaque commemorating the twinning of Fifth Avenue (Manhattan) and Rue du Faubourg-Saint-Honoré (Paris) in 1964. Français : Plaque commémorant le jumelage de la Cinquième Avenue (Manhattan) et de la rue du Faubourg-Saint-Honoré (Paris) en 1964. (Photo credit: Wikipedia)

La salle conçue par Gustave Lyon et construite de 1924 à 1927 par Jean-Marcel Auburtin, puis André Granet et Jean-Baptiste Mathonest fortement marquée par l’architecture moderne, avec « la nudité des lieux, le plafond, immense voûte reliant d’un seul jet l’arrière-scène au sommet du second balcon, l’absence voulue de toute recherche décorative » (Trinques 2003, p. 148). Elle peut accueillir 3 000 spectateurs environ – 2 546 après les travaux consécutifs à l’incendie de 1928.

Gustave Lyon, dans sa recherche acoustique, a imaginé de baser la structure de la salle sur celle d’un entonnoir. La scène est l’endroit le plus réduit de la salle, et le plafond est lié au mur arrière environ 6 m au-dessus de l’orchestre ; il constitue une vaste voûte arrondie qui remonte et s’élargit au fur et à mesure qu’elle rejoint l’arrière de la salle. Devant la scène, un long parterre s’étend jusqu’aux deuxbalcons du fond. La hauteur du plafond au niveau des balcons est presque double que celle au niveau de l’orchestre.

La salle, aux couleurs dorées, est décorée de panneaux de Marc Jaulmes.

Le hall, de 24 m sur 12 avec en son centre une rotonde ouverte sur les étages supérieurs, est décoré dans le style art déco par des ferronneries de Raymond Subes, des médaillons de Le Bourgeois et des luminaires de la maison Baguès. Il comporte un magasin depianos, de phonographes et d’appareils de radio, des vitrines d’exposition, une librairie, une galerie de peintures et un salon de thé.

Le bâtiment a huit étages, où sont installés des appartements, des salles d’exposition, des ateliers de montage, de service et de maintenance, une bibliothèque, et soixante studios.

Evolution de la leçon de design par Philippe Starck : Une remarque doit être constructive,

Attention la dynamique de groupe ne fait éveiller des idées originales et visionnaires, réglant un problème essentiel.

Exemple comment concevoir d’apporter la musique « classique » aux initiés et au  plus grand nombre :

La famille Pleyel avait loué une salle de spectacle rue Rochechouart pour que ses clients puissent jouer aux pianos.

Le projet du lieu de spectacle en 1927, conçue par Jean Michel Hubertin, une salle de 1500 places, puis une salle pour la musique de chambre, puis une salle pour exposer et vendre leurs produits.

Pleyel

Pleyel (Photo credit: _dsae)

Le Crédit Lyonnais a pris les reines en le démocratisant et l’ouvrant au jazz, à la boxe, cours de danse, et la location d’appartements (dans les étages). La banque a fermé le puits de lumière.

En 1981, le Crédit lyonnais, qui développe une politique de mécénat culturel, décide d’une nouvelle rénovation de la salle Pleyel. Il en confie la maîtrise d’œuvre aux architectes Claude Hamayon et Xavier Rosset, associés à l’acousticien Abraham Melzer, à l’architecte et scénographe Bernard Guillaumot et au décorateur Noël Davoine.

La salle ainsi restaurée est inaugurée le 14 octobre 1981. Le résultat de cette rénovation a été critiqué en ce qui concerne l’acoustique ; de nouveaux travaux de moindre envergure sont menés en 1994 par Christian de Portzamparc.

Salle Pleyel, Paris

Salle Pleyel, Paris (Photo credit: Wikipedia)

A la faillite de la banque, au début du 20ème siècle, c’est un riche particulier qu’il la racheté, la rénové et la loué à l’Etat.

En 1998, le Crédit lyonnais, alors en grave difficulté financière, met la salle en vente. L’industriel Hubert Martigny, cofondateur de la société de conseil en innovation Altran Technologies et mélomane, la rachète sur ses propres fonds pour 10 millions d’euros via la société IDSH et en confie la direction artistique à son épouse, le chef d’orchestre Carla Maria Tarditi.

En 1999, la salle est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques.

En 2000, M. Martigny rachète également les pianos Pleyel et leur marque.

Le 8 décembre 2003, le ministre de la Culture et de la Communication Jean-Jacques Aillagon conclut avec Hubert Martigny un accord en vertu duquel l’exploitation de la salle est confiée à l’État pour une durée de vingt ans. En raison du montant élevé du loyer, leministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie refuse d’entériner l’accord8.

Fin 2004, le successeur de M. Aillagon, Renaud Donnedieu de Vabres, autorise un accord plus avantageux pour l’État, qui aboutira en 2009 au rachat de la salle par la Cité de la musique.

En perpétuel rénovation pour s’adapter aux attentes du public et aux respect des règles de sécurité et d’acoustique.

Pour qu’aucun public ne fige l’image de la salle Pleyel, les gérants s’assurent que les musiques.

L’acoustique de la salle Pleyel avait déjà fait l’objet de critiques, auxquelles les différentes rénovations n’avaient pas apporté de réponse. Le plafond parabolique conçu par Gustave Lyon provoquait en effet une redistribution du son uniforme et sans relief, et la forme de la salle, facteur primordial de son acoustique en particulier en ce qui concerne le volume, n’avait jamais été modifiée lors des différentes rénovations.

En 1989, une étude du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) mettait en évidence les problèmes acoustiques : temps de réverbération insuffisant, sensation d’enveloppement inexistante, manque d’équilibre, écho du mur arrière.

En février 1999, un rapport d’André Larquié, alors directeur de la Cité de la musique, au ministre de la Culture et de la Communication, fait une évaluation critique de la capacité de la salle Pleyel à devenir un auditorium symphonique de rang international9 :

« Il faut pourtant constater que cette salle, au nom emblématique, n’a jamais été reconnue comme l’une des salles de référence de la vie musicale, et les professionnels interrogés soulignent tous les faiblesses qui la caractérisent :

  • Son acoustique ne saurait être considérée comme réellement satisfaisante. Notamment, pour les spectateurs, les pupitres de cordes paraissent « mats », et les cuivres tendent à écraser « le quatuor ». Ce problème paraît lié à la conception même de la structure de la salle. […]
  • Malgré les travaux effectués en 1981, la salle a vieilli ; la décoration de la salle elle-même, certes améliorable, apparaît aujourd’hui bien triste, et son confort très relatif.
  • La configuration même de son hall d’accueil, peu ouvert sur le quartier, n’y rend guère facile l’organisation d’une animation attractive permanente.
  • Enfin, sa localisation, certes à proximité des Champs-Élysées, la situe néanmoins dans un quartier peu animé, et surtout excentré par rapport à la vie musicale et culturelle de la capitale.

Significatif de cette situation, de nombreux orchestres étrangers de passage à Paris, et leurs chefs, ainsi d’ailleurs que les producteurs, préfèrent organiser leurs concerts, ou leurs récitals, au Théâtre des Champs-Élysées, malgré une jauge sensiblement inférieure (environ quatre cents places de moins) pour un prix de location équivalent (de l’ordre de 100 000 F hors taxes). »

La salle en 2006

  La salle Pleyel est une salle de concerts symphoniques située dans le VIIIearrondissement de Paris, 252, rue du Faubourg-Saint-Honoré, près de la place des Ternes, et inaugurée en 1927. Depuis septembre 2006, elle accueille en résidence l’orchestre de Paris et l’orchestre philharmonique de Radio France. La salle Pleyel est gérée par la Cité de la musique depuis 2006 et propriété de cette dernière depuis juin 2009.

De style art déco, elle est généralement considérée comme l’une des grandes salles du xxe siècle et comme un « passage obligé de la gent musicale internationale » (Trinques 2003, p. 147). Elle a contribué à l’animation de la vie musicale de la capitale française en accueillant depuis son ouverture environ vingt-cinq millions de spectateurs lors de vingt mille concerts1. Plusieurs fois rénovée, elle a rouvert en septembre 2006 après quatre années d’interruption. La salle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le3 septembre 20022.

C’est le seul auditorium spécifiquement construit pour la musique symphonique à Paris, les autres concerts avec orchestre ayant lieu notamment à la salle Olivier-Messiaen de la maison de Radio France et à la salle Gaveau, plus petites, ou authéâtre des Champs-Élysées et au théâtre du Châtelet, des salles à l’italienne.

(M) Ce site est desservi par la station de métro Ternes.

Salle Pleyel, 2008

  Grande salle

La grande salle a été profondément transformée lors de la rénovation de 2005–2006, à tel point que le critique du MondeRenaud Machart, considère qu’« il ne s’agit pas d’une réfection, mais d’une construction nouvelle au sein de la coque originelle du bâtiment12. » Sa jauge est réduite à 1 913 places – soit 1 760 pour le public lorsqu’un chœur est sur la scène :

  • Le faux plafond en bois et de la conque de scène ont été supprimés ; la nouvelle salle fait 44 m de long, 27 m de large et 19 m de haut, et le volume d’air par spectateur a été augmenté d’un tiers. La salle est moins longue et la scène se trouve ainsi plus proche du public.
  • Le nouveau parterre comporte 1 030 places, notamment en raison de la réduction des espaces sous les balcons. Les sièges sont disposés en trois blocs.
  • Les sièges des deux balcons – 397 au premier et 327 au deuxième – ont été réalignés.
  • Quatre balcons latéraux – ou plutôt des bergères, avec une seule rangée de sièges – ont été ajoutés pour améliorer la diffusion du son ; chacun peut accueillir 19 personnes.
  • La scène a été agrandie de moitié et redessinée ; une série de trappes et de plateaux réglables remplace les gradins.
  • Des banquettes sont aménagées derrière l’orchestre (arrière- scène), comme à laphilharmonie de Berlin, pour accueillir 162 spectateurs ou, parfois, un chœur.
  • Les nouveaux sièges sont plus larges de dix centimètres et les rangées plus espacées, afin d’améliorer le confort pour les spectateurs.
  • La salle perd ses couleurs foncées et arbore désormais des murs peints en blanclégèrement teinté, du hêtre clair recouvert d’un tissu rouge bourgogne pour les fauteuils, du bois de chêne clair pour la scène et du hêtre pour le reste de l’habillage, et gagne ainsi en sobriété comme en chaleur.
Paris, Gare de Lyon

Paris, Gare de Lyon (Photo credit: DeGust)

Lors des répétitions de la semaine précédente, les musiciens de l’orchestre de Paris, qui avaient pris résidence au théâtre Mogador pendant les travaux, ont apprécié favorablement l’acoustique de la nouvelle salle. Pour le premier violon Philippe Aïche, « il y a une très belle définition du son notamment dans les graves, cela donne une grande clarté dans l’émission, la couleur passe bien et, surtout, il n’y a plus l’ancien écho ! […] On a aussi le sentiment d’une plus grande proximité avec le public. Nous espérons d’ailleurs redevenir un vrai orchestre de proximité ! » Le violoncelliste Éric Picard considère que « l’acoustique est très lumineuse, légère, souple, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit facile. Il manque peut-être un peu de réverbération, mais on s’entend jouer très bien entre musiciens, ce qui n’était pas le cas auparavant11. » Le critique du MondeRenaud Machart, loue quant à lui la « parfaite lisibilité des plans sonores, des détails, des nuances » : « on entend mieux [la Deuxième Symphonie de Mahler] à la Salle Pleyel qu’au Concertgebouw d’Amsterdam, haut lieu de la tradition mahlérienne, mais salle très résonnante. » Le son du nouveau Pleyel « n’est pas sec, il est plutôt mat » ; « en dépit de la configuration “ramassée” de la salle, il n’est jamais agressif, frontal12. »

Salle Pleyel, 2008

 Salle Pleyel, 2008

Il semble que l’acoustique exige d’un orchestre une grande homogénéité et une grande correction rythmique. Le percussionniste Frédéric Macarez juge la salle « très sonore et presque crue : il va falloir améliorer la rondeur du son, tout en gardant la même précision d’attaque. » Le directeur musical de l’orchestre, Christoph Eschenbach, confirme que « cette acoustique peu réverbérée exige une parfaite définition de la partition. On entend tout. C’est bien pour la discipline de l’orchestre, qui va pouvoir retrouver son naturel et perdre une certaine dureté acquise à Mogador, où il fallait constamment forcer le son11. » Renaut Machart avance que « cette acoustique ne cachera pas les défauts des formations qui y joueront ; les violons devront, sans l’aide “cosmétique” d’une bouée de sauvetage sonore, créer par eux-mêmes le sourire, la lumière et la caresse des aigus suspendus pianissimo. » La salle sera tout aussi bien adaptée, selon lui, à des concerts avec un moindre volume sonore : « on peut parier que les formations orchestrales plus réduites et les instruments anciens y seront chez eux tout autant, et l’on devine que les récitals de chant y trouveront un écrin presque intime12. »

Espaces d’accueil
Paris, Gare de Lyon

Paris, Gare de Lyon (Photo credit: DeGust)

Les travaux ont également concerné les espaces d’accueil : la façade, le hall et la rotonde ont été restaurés dans le style art déco des origines. La rotonde est de nouveau ouverte sur l’étage, dotant le hall d’un puits de lumière, et elle retrouve sa mosaïque au sol de pierres noires et blanches et de dallages dorés à l’or fin. Un vaste foyer de plus de 600 m², en fond de parterre et donnant sur la rue du Faubourg-Saint-Honoré par de grandes baies vitrées, remplace les studios de danse au premier étage. Dans les autres étages, 3 000 m² de bureaux ont été restaurés.

Afin de pouvoir accueillir simultanément les deux orchestres en résidence et des orchestres invités, les salles Chopin et Debussy, dont l’architecture est restée en l’état, ont été transformées en deux vestiaires et un espace qui permettra aux chanteurs de chauffer leurvoix avant d’entrer en scène. Un studio d’enregistrement a de plus été installé sous la grande salle pour permettre à Radio Franced’assurer sa mission d’enregistrement et de diffusion de concerts ; la réalisation d’un enregistrement à Pleyel rendait auparavant nécessaire l’installation d’un groupe électrogène dans la rue Daru.

 

Publicités

Le bouillonnant Philippe Stark, en version animée, conçoit le design de l’avenir. Maï SALAÜN

Publié le

 

Philippe Starck at Le Web '07 in Paris.

Philippe Starck at Le Web ’07 in Paris. (Photo credit: Wikipedia)

Paris, est un lieu particulier dans le monde, les français sont des emmerdeurs, ils obligent de mettre la barre très haute.

Il faut être doué, visionnaire, changer le cours de la vie des gens, réfléchir à la survie de l’humanité, sa propre vision de vie, savoir donner aux gens, à sa tribue, à ses proches, à autrui, être un génie, être avide d’apprendre, ambitieux, exagerez, avoir peur, être sûr de soi, de sa créativité,  de faire parler tout ce qui y a autour de vous, vous ne perdez rien, vivre l’expérience de créer comme une aventure.

Philippe Starck en version animée :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Comment conçoit Stark, offrir une existence douce, sans cynisme, il n’y a rien à inventer, voir comment sont les choses, étudier, fonction utile ou pas , écologie respectant l’environnement et ceux qui ne le font pas et genre masculin et féminin.

Démontrer sa motivation. Il faut créer un produit concret. Faire un design en étudiant la flexibilité du produit, sa temporalité, avec une raison d’être et une utilité véritable, apprendre quelque chose de nouveau, il faut que cela paraisse facile sans que cela soit, bien entendu.

Le produit doit apporter de la liberté, de l’égalité, de voir au delà du produit, de penser et valoriser les producteurs, pour un meilleur développement équitable et durable.

Philippe Starck avec William Téchoueyres, le p...

Philippe Starck avec William Téchoueyres, le propriétaire de La Co(o)rniche (Pyla-sur-Mer) (Photo credit: luc legay)

Utiliser la focalisation du genre donné au produit pour accompagner la pensée de l’utilisateur, forme phalique pour les femme et la symbolique féminin à travers sa multi-fonctionnalité, la qualité d »une femme savoir faire plusieurs choses en même temps qui materne et protège l’homme.

Stark/Spinoza.it live!

Stark/Spinoza.it live! (Photo credit: mcalamelli)

L’utilisateur doit avoir une provocation psychique du genre pour lui donner envie d’acheter et de l’utiliser naturellement ou avec plaisir.

En conclusion, le designer, doit créer quelque chose de visionnaire, d’utile avec une certaine intelligence d’élégance  et non un produit marketing pur.

La vie selon Nicolas Machiavel : « En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pirenet le moindre mal. »

Publié le

 

« Il y a deux manières de combattre, l’une avec les lois, l’autre avec la force. La première est propre aux hommes, l’autre nous est commune avec les bêtes.  » de Nicolas Machiavel

 

« On fait la guerre quand on veut, on la termine quand on peut.  » de Nicolas Machiavel

 

« Les hommes prudents savent toujours se faire un mérite des actesauxquels la nécessité les a contraints.  » de Nicolas Machiavel

 

« La médisance irrite les hommes et ne les corrige pas.  » de Nicolas Machiavel

 

« En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal.  » de Nicolas Machiavel

 

On ne chemine jamais qu’entraîné par la force de son naturel

 

BIOGRAPHIE NICOLAS MACHIAVEL

 

Théoricien majeur de l’action politiqueNicolas Machiavelentre en 1498 au service de la République florentine pour laquelle il exerce la fonction de secrétaire de la Chancellerie des Dix. Ce poste le conduit à mener de nombreuses missions diplomatiques rendues délicates par d’incessants renversements d’alliances. Il se rend ainsi en France, auprès du Saint-Siège, ou encore auprès de César Borgia, dont il mesure toute la fourberie. Mais la République s’effondre bientôt, et le retour des Médicis au pouvoir sonne aussi le glas de sa carrière de diplomate. Torturé, jeté en prison, il est contraint à l’exil. C’est alors qu’il écrit ‘Le Prince’, son ouvrage majeur, dans l’espoir, confirmé, d’un retour en grâce dans sa ville natale. Son but est de dévoiler le pouvoir dans sa nudité, et de s’interroger, non pas sur ce qu’un Etat devrait être, mais sur la nécessité d’une adaptation pragmatique aux événements. Pour lui, la politique n’est pas un savoir mais un art. Si le terme ‘machiavélique’ fait perdurer l’idée d’un homme pervers, cynique, au service des tyrans, Nicolas Machiavel est pourtant un grand philosophe républicaindéfenseur d’une approche moderne de la politique.

 

Title page from Anti-Machiavel (1740) by Frede...

Title page from Anti-Machiavel (1740) by Frederick the Great (1712-1786) (Photo credit: Wikipedia)

 

 

La vérité libertine selon le Marquis de Sade

Publié le

 

Le Marquis de SADE (textes, extraits, citations…)

Le Marquis de SADE « Epitaphe » de Le Marquis de SADE

Derniers textes ajoutés…

Passant,
Agenouille-toi pour prier
Près du plus malheureux des hommes.
Il naquit au siècle dernier
Et mourut au siècle où nous sommes.

Le despotisme au front hideux
En tous les temps lui fit la guerre
Sous les rois ce monstre odieux
S’empara de sa vie entière.

Sous la Terreur il reparaît
Et met Sade au bord de l’abîme.
Sous le Consulat il renaît.
Sade en est encore la victime.

Sade.

 

Marquis de sade

Marquis de sade (Photo credit: Wikipedia)

 

© Man RAY

 

Liste des auteurs.

 

Le divin marquis est surtout connu pour ses textes libertins qui lui ont d’ailleurs valu de longs séjours en prison et continuent encore de lui apporter une réputation sulfureuse.

Vous trouverez ici, « Epitaphe » et « Vérité », deux textes nous montrant qu’il savait aussi manier la poésie même si c’est de manière tout aussi subversive, ainsi qu’une version complète de son texte « Dialogue entre un prêtre et un moribond » (selon la parution des « Editions Mille et une nuits« ) où Sade s’exerce à une philosophie prônant un athéisme militant.

Pour en savoir plus…

  • Œuvres du Marquis de Sade : l’objectif de ce site est de vous offrir quelques œuvres incontournables de Sade dans leur version intégrale.

Quelle est cette chimère impuissante et stérile,
Cette divinité que prêche à l’imbécile
Un ramas odieux de prêtres imposteurs ?
Veulent-ils me placer parmi leurs sectateurs ?
Ah ! jamais, je le jure, et je tiendrai parole,
Jamais cette bizarre et dégoûtante idole,
Cet enfant de délire et de dérision
Ne fera sur mon cœur la moindre impression.
Content et glorieux de mon épicurisme,
Je prétends expirer au sein de l’athéisme
Et que l’infâme Dieu dont on veut m’alarmer
Ne soit conçu par moi que pour le blasphémer.
Oui, vaine illusion, mon âme te déteste,
Et pour t’en mieux convaincre ici je le proteste,
Je voudrais qu’un moment tu pusses exister
Pour jouir du plaisir de te mieux insulter.
Quel est-il en effet ce fantôme exécrable,
Ce jean-foutre de Dieu, cet être épouvantable
Que rien n’offre aux regards ni ne montre à l’esprit,
Que l’insensé redoute et dont le sage rit,
Que rien ne peint aux sens, que nul ne peut comprendre,
Dont le culte sauvage en tous temps fit répandre
Plus de sang que la guerre ou Thémis en courroux
Ne purent en mille ans en verser parmi nous ?
J’ai beau l’analyser, ce gredin déifique,
J’ai beau l’étudier, mon œil philosophique
Ne voit dans ce motif de vos religions
Qu’un assemblage impur de contradictions
Qui cède à l’examen sitôt qu’on l’envisage,
Qu’on insulte à plaisir, qu’on brave, qu’on outrage,
Produit par la frayeur, enfanté par l’espoir,
Que jamais notre esprit ne saurait concevoir,
Devenant tour à tour, aux mains de qui l’érige,
Un objet de terreur, de joie ou de vertige
Que l’adroit imposteur qui l’annonce aux humains
Fait régner comme il veut sur nos tristes destins,
Qu’il peint tantôt méchant et tantôt débonnaire,
Tantôt nous massacrant, ou nous servant de père,
En lui prêtant toujours, d’après ses passions,
Ses mœurs, son caractère et ses opinions :
Ou la main qui pardonne ou celle qui nous perce.
Le voilà, ce sot Dieu dont le prêtre nous berce.

Mais de quel droit celui que le mensonge astreint
Prétend-il me soumettre à l’erreur qui l’atteint ?
Ai-je besoin du Dieu que ma sagesse abjure
Pour me rendre raison des lois de la nature ?
En elle tout se meut, et son sein créateur
Agit à tout instant sans l’aide d’un moteur.
A ce double embarras gagné-je quelque chose ?
Ce Dieu, de l’univers démontre-t-il la cause ?
S’il crée, il est créé, et me voilà toujours
Incertain, comme avant, d’adopter son recours.
Fuis, fuis loin de mon cœur, infernale imposture ;
Cède, en disparaissant, aux lois de la nature
Elle seule a tout fait, tu n’es que le néant
Dont sa main nous sortit un jour en nous créant.
Évanouis-toi donc, exécrable chimère !
Fuis loin de ces climats, abandonne la terre
Où tu ne verras plus que des cœurs endurcis
Au jargon mensonger de tes piteux amis !
Quant à moi, j’en conviens, l’horreur que je te porte
Est à la fois si juste, et si grande, et si forte,
Qu’avec plaisir, Dieu vil, avec tranquillité,
Que dis-je ? avec transport, même avec volupté,
Je serais ton bourreau, si ta frêle existence
Pouvait offrir un point à ma sombre vengeance,
Et mon bras avec charme irait jusqu’à ton cœur
De mon aversion te prouver la rigueur.
Mais ce serait en vain que l’on voudrait t’atteindre,
Et ton essence échappe à qui veut la contraindre.
Ne pouvant t’écraser, du moins, chez les mortels,
Je voudrais renverser tes dangereux autels
Et démontrer à ceux qu’un Dieu captive encore
Que ce lâche avorton que leur faiblesse adore
N’est pas fait pour poser un terme aux passions.

Ô mouvements sacrés, fières impressions,
Soyez à tout jamais l’objet de nos hommages,
Les seuls qu’on puisse offrir au culte des vrais sages,
Les seuls en tous les temps qui délectent leur cœur,
Les seuls que la nature offre à notre bonheur !
Cédons à leur empire, et que leur violence,
Subjuguant nos esprits sans nulle résistance,
Nous fasse impunément des lois de nos plaisirs
Ce que leur voix prescrit suffit à nos désirs.
Quel que soit le désordre où leur organe entraîne,
Nous devons leur céder sans remords et sans peine,
Et, sans scruter nos lois ni consulter nos mœurs,
Nous livrer ardemment à toutes les erreurs
Que toujours par leurs mains nous dicta la nature.
Ne respectons jamais que son divin murmure ;
Ce que nos vaines lois frappent en tous pays
Est ce qui pour ses plans eut toujours plus de prix.
Ce qui paraît à l’homme une affreuse injustice
N’est sur nous que l’effet de sa main corruptrice,
Et quand, d’après nos mœurs, nous craignons de faillir,
Nous ne réussissons qu’à la mieux accueillir.
Ces douces actions que vous nommez des crimes,
Ces excès que les sots croient illégitimes,
Ne sont que les écarts qui plaisent à ses yeux,
Les vices, les penchants qui la délectent mieux ;
Ce qu’elle grave en nous n’est jamais que sublime ;
En conseillant l’horreur, elle offre la victime
Frappons-la sans frémir, et ne craignons jamais
D’avoir, en lui cédant, commis quelques forfaits.
Examinons la foudre en ses mains sanguinaires
Elle éclate au hasard, et les fils, et les pères,
Les temples, les bordels, les dévots, les bandits,
Tout plaît à la nature : il lui faut des délits.
Nous la servons de même en commettant le crime
Plus notre main l’étend et plus elle l’estime.
Usons des droits puissants qu’elle exerce sur nous
En nous livrant sans cesse aux plus monstrueux goûts.
Aucun n’est défendu par ses lois homicides,
Et l’inceste, et le viol, le vol, les parricides,
Les plaisirs de Sodome et les jeux de Sapho,
Tout ce qui nuit à l’homme ou le plonge au tombeau,
N’est, soyons-en certains, qu’un moyen de lui plaire.
En renversant les dieux, dérobons leur tonnerre
Et détruisons avec ce foudre étincelant
Tout ce qui nous déplaît dans un monde effrayant.
N’épargnons rien surtout : que ses scélératesses
Servent d’exemple en tout à nos noires prouesses.
Il n’est rien de sacré : tout dans cet univers
Doit plier sous le joug de nos fougueux travers.
Plus nous multiplierons, varierons l’infamie,
Mieux nous la sentirons dans notre âme affermie,
Doublant, encourageant nos cyniques essais,
Pas à pas chaque jour nous conduire aux forfaits.
Après les plus beaux ans si sa voix nous rappelle,
En nous moquant des dieux retournons auprès d’elle
Pour nous récompenser son creuset nous attend ;
Ce que prit son pouvoir, son besoin nous le rend.
Là tout se reproduit, là tout se régénère ;
Des grands et des petits la putain est la mère,
Et nous sommes toujours aussi chers à ses yeux,
Monstres et scélérats que bons et vertueux.

Sade.

 

 

dîner de réveillon

Sauces

Image by su-lin via Flickr

English: Foie gras with onions and figs Dansk:...
Image via Wikipedia

Après avoir acheté les cadeaux, la déco, les achats des produits qui composeront et accompagneront les mets. C’est déjà tout un programme de préparation des fêtes et du réveillon.

Souvenez-vous du conseil des grands mères, ne rien jetez, lorsque vous avez sorti les filets des poissons et les viandes, utilisez les arrêtes et les restes, qui constitueront les fumets et les fonds de sauces ?

Donnez un sens à votre dîner, donner un thème au réveillon, partager, préparer une histoire, prendre le temps de concevoir, de manger.

Faire en sorte que la personne qui prépare le dîner, lui permettre de rester à table.

Raconter une histoire, l’histoire du vin qui est bu et partagé.

On conserve la liberté de choisir, de déguster d’embellir les produits du terroir – boire et manger – rire, le goût des choses, les actes culinaires. Le près à manger vers le près à partager.

les repas de famille à Noël, les repas entre amis au réveillon.

90% des aliments de Super U, la viande 100%  et 80% des poissons sont sources des bords côtières

Le vin doit être goûté avant.

Un vin se regardePrenons d’abord plaisir à admirer le vin dans son verre; notons l’éclat des couleurs, ses réactions à la lumière. Les passionnés ont l’habitude de juger la couleur du vin en se plaçant devant un fond blanc. On remarque ainsi si la robe du vin est sombre ou pâle.

Un vin se humeN’hésitons pas à plonger généreusement le nez dans un verre de vin. En développant son odorat, on devient capable d’associer des arômes à la senteur du vin. Bien sûr il ne sert à rien d’essayer si votre voisin fume une cigarette, si votre voisine porte un parfum exagéré ou si le plat dans votre assiette dégage de puissants arômes. Humer le vin, c’est se préparer à le bien déguster.

Un vin se goûteToujours à petites gorgées attentives. Chacune révèle, aux réactions de la langue, du palais, de la gorge, une nouvelle finesse, une nouvelle force, une nouvelle nuance de bouquet. Prenons en bouche une petite gorgée de vin, pinçons la lèvre, aspirons un peu d’air à l’aide de la langue et transportons le vin dans les différentes parties de la bouche. En effet, différents territoires de la langue sont spécialisés pour reconnaître certaines sensations: le côté sucré est reconnu par la pointe de la langue, l’acidité par les bords latéraux, l’amertume par l’arrière de la langue. En faisant circuler le vin pendant quelques secondes, vous laissez à votre cerveaux le temps d’analyser les différentes sensations reçues. La première sensation est le goût sucré, la seconde l’acidité et enfin la troisième est l’amertume.

Un vin se discuteQuand le verre a quitté vos lèvres, mais que l’âme du vin continue à glisser en vous. On doit rendre grâce au magicien qui l’a fait, à la terre qui l’a porté. Car on aime à parler de choses émouvantes, on aime à s’exalter. Quoi de meilleur que de sentir son enthousiasme partagé, quoi de plus passionnant que de confronter les jugements.

 Mais on oublie jamais que :

« Ceux qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger »

N’oubliez pas un verre témoin pour laisser le vin se bonifier.

Les vins blancs, les conserver dans de l’eau et quelques glaçons qui les permettront d’être bus à 14°C tout au long de la dégustation de la bouteille.

La tendance est au retour de la consommation locale et saisonnière, à la conjugaison des clients qui permettent aux entreprises régionales locales de conserver ou créer des emplois et donc de vivifier la vie économique locale.

Le muscadet est le Vin qui accompagne les huîtres les produits consommés par les libertins.

Le muscadet accompagne très bien la cuisine chinoise.

Château de La Motte-Tilly - Salle à Manger

Image via Wikipedia

Utiliser des moules, des carlets, des truites fumés.

Alors, entrée: des pavés de saumon, sauce à l’oseille, très facile à faire/ après tu peux faire de la viande de boeuf avec du foie gras dessus…

Entrée: des pavés de saumon, sauce à l’oseille, très facile à faire/

après, de la viande de boeuf avec du foie gras dessus (tournedos rossini), avec des cèpes, haricots verts ou pommes de terre/ au choix rajouter des toasts entre les deux ou avant… ou des crevettes (gambas grillées)
Au dessert: un bûche pâtissière ou des fondants au chocolat !

entrée: feuilletées au feta & emmental avec un peu de mache, plat 1: poulet au citron accomgné de riz spécial, plat 2: boeuf à la vietnamienne (avec nouilles & légumes), plat 3: biscuit roulé aux fruits rouge (comme une buche, mais avec des fraises au milieu).

entrée: feuilletées au feta & emmental avec un peu de mache, plat 1: poulet au citron accomgné de riz spécial, plat 2: boeuf à la vietnamienne (avec nouilles & légumes), plat 3: biscuit roulé aux fruits rouge (comme une buche, mais avec des fraises au milieu).

TERRINE A LA BISQUE DE HOMARD

Ingrédients:
1 boite de lait concentré non sucré
1 boite de bisque de homard
7 oeufs entiers
2 grosses cuillères à soupe de crème
sel et poivre
crevette à huile d’olive
au persil et à l’ail de Picard
Préparation:
Dans un saladier mélanger la bisque de homard avec la boite de lait concentré + la crème.
Battre les 7 oeufs en omelette. Les rajouter au mélange : bisque + lait + crème.
Graisser un moule à cake, et verser la préparation.
Faire cuire au four au bain mairie 3/4 d’heure à 210°C ( thermostat 7)
Sortir du four et démouler froid.

Bûche dernière minute

Préparation : 20 mn environ

Ingrédients pour 8 personnes ou plus :
Pâte :
300 g de biscuits à la cuiller secs
75 g de sucre semoule
150 g de beurre
2 jaunes d’œufs
150 ml de café très fort, chaud, fait avec 50 ml de poudre le café et 150 ml d’eau.

Glaçage :
100 g de chocolat fondu et 20 g de beurre.

Les devises que l’on aime :

La devise du Seigneur :
« Le vin a été créé dès le commencement pour le bonheur de l’homme »
(l’Ecclésiastique XXXI – 33)

La devise de Terroirs-France :
« Celui qui aime manger, saura apprécier le vin »

La devise qu’il faut se rappeler :
« Le vin est meilleur quand il est bu avec modération »

Fromage de Vache
Beaufort Chablis
Boursin Vin blanc sec (Sancerre)
Vin rouge fruité (Beaujolais)
Brie de Meaux Champagne !
Bordeaux rouge
Bourgogne rouge
Camembert Bordeaux rouge
Beaujolais
Chaource Champagne
Sancerre
Chablis
Comté Vin blanc sec (Sancerre)
Vin rouge léger (Beaujolais)
Vin jaune du Jura
Coulommiers Vin rouge de Bordeaux, Cotes du Rhone ou Languedoc.
Sauvignon Blanc pour un vin blanc
Epoisses Vin blanc de Bourgogne
Vin doux (Sauternes)
Marc de Bourgogne
Livarot Pomerol
Tokay d’Alsace
Munster Bière !
Gewürztraminer
Vin rouge corsé (Côte-Rotie ou Chateauneuf-du-Pape)
Pont l’Eveque
Vin rouge: Pinot Noir, Pomerol ou Saint-Emilion
Reblochon Vin blanc de Savoie
Vin rouge fruité (Beaujolais)
Saint Marcellin Vin rouge des Côtes du Rhône (Châteauneuf du Pape ou Gigondas)
Saint Nectaire Vin rouge fruité et léger (Beaujolais)
Tomme de Savoie Vin rouge medium des Côtes du Rhône (Crozes Hermitage)
Riesling ou Savoie pour un vin blanc
vache – brebis – chèvre – bleu
Roquefort
Roquefort
Fromage de Brebis
Ossau-Iraty Jurançon
Graves blanc
Roquefort Vin doux (Muscat, Porto ou Sauternes)
vache – brebis – chèvre – bleu
Chevre (Goat Cheese)
Chèvre
Crottin de Chavignol
Crottin de Chavignol
Fromage de Chèvre
Banon Vin doux de dessert
Rosé de Provence
Chabichou du Poitou Vin blanc de Loire (Sancerre ou Pouilly-Fumé)
Chèvre Vin blanc de Loire (Sancerre ou Pouilly-Fumé)
Merlot
Crottin de Chavignol Vin blanc de Loire (Sancerre ou Pouilly-Fumé)
Sauvignon Blanc
Valencay Sancerre ou Chablis
vache – brebis – chèvre – bleu
Fourme d'Ambert
Fourme d’Ambert
Bleu
Bleu d’Auvergne Vin doux (Porto ou Sauternes)
Vin rouge corsé (Cahors ou Côtes du Rhône)
Fourme d’Ambert Vin rouge medium des Côtes du Rhône (Crozes Hermitage)
Saumur Champigny
Sauternes

 

Lorsque vous salé une viande avec les doigts, à partir du moment où vous ressentez  l’eau à la bouche, vous savez que vous l’avez assez salée.

Bon appétit, riez, partagez, souriez, brillez, séduisez… Vivez !!!

Connaissez-vous les secrets du bonheur ?

Le Bonheur (1934 film)

Image via Wikipedia

Magazine proposé par Frédéric Lopez en prime time sur France 2. Témoignages, exercices pratiques et informations scientifiques doperont votre moral !

Ilios Kotsou, chercheur et psychologue en émotions.

Ilios Kotsou - Psychologie positive : le bonheur dans tous ses états

Psychologie positive :

le bonheur dans tous ses états

Par Ilios Kotsou , Caroline Lesire , Collectif
 Broché
Paru le  : 26 août 2011
Editeur  : Jouvence
Collection  : Psycho Positive
ISBN  : 978-2-88353-856-6
 : 9782883538566
Nb. de pages : 224 pages

Vous avez besoin de tout contrôler, vous êtes anxieux, vous êtes raleur permanent, vous vous sentez trop gros, pas assez brillant, un rien peu vous irriter… les émotions négatives vous gâchent la la vie … qui nous empêchent d’être heureux.

Happiness (1965 film)

Image via Wikipedia

On est manipulé par nos émotions.

Après des moments de découragement, des moments difficiles, 60% de la population arrivent à passer outre au bout d’un an dans une autre vie.

Qu’est-ce que pour vous des émotions ?

Une émotion négative : La seule pensée qu’il y a une présence dans le noir en pleine nuit. Apporte une peur panique. Vous disjonctez, vous pétez un cable.

Les 2 amydales de votre cerveau détectent vos émotions. puis va jusqu’à l’hypocampe.

La honte est une émotion sociale. C’est une chose que l’on a fait de manière maladroite. On rougit des joues quand on a honte. Chez les primates, ils montrent leur sexe.

Il y a de grandes différences entre les personnes. le cerveau est modulable  puisque l’on peut muscler  notre hypocampe.

Maîtriser les émotions, affronter et confronter ses peurs, s’acheminer vers la confiance en soi, l’échec de la médiocrité de soi, se sentir seul, face au refus de communication des autres.

Apprendre à lâcher prise face à des peurs incontrôlables, pour reprendre confiance en soi et se découvrir.

On a peur de quelque chose, on y va. Ainsi on ne rumine pas. On va directement aux choses.

Lutter contre le rejet des autres et lutter contre la peur du jugement des autres., en affrontant ses peur, on les surmontent.

Apprendre à communiquer ses peurs, ses craintes, ses émotions positives, les choses du coeur, de la tendresse. Cela permet de donner et recevoir des cadeaux magiques de compliments.

Voir Mme Siaud Jiochim invite le toucher dans l’échange pour déclencher des émotions comportementales physiques et non mentales.

Il faut savoir donner mais aussi de recevoir.

JeanneSiaudFacchin est psychologue clinicienne, spécialiste des surdoués.

Dire merci 5 fois par semaine augmente son positivisme.

La Machine à Capturer le Bonheurprésentée par Jeanne Siaud Facchin ?

Vous avez regardé l’émission Leurs Secrets du Bonheur le mardi 15 novembre ?

Vous aimeriez, vous aussi, utiliser (ou offrir) La Machine à Capturer le Bonheur présentée par Jeanne Siaud Facchin ?

La machine à capturer le bonheurLa machine à capturer le bonheur

Inscrivez vous ici. Nous vous indiquerons très vite comment vous procurer cette incroyable petite machine…

Jeanne Siaud-Facchin : « surdoué » ?

Publié dans Les dossiers de l’Actualité de Juin 2010 les questions réponses d’un entretien avec cette psychologue au sujet des personnes qualifiées de « surdouées ». Le titre retenu est « Ils vivent avec ce sentiment de différence qui leur est douloureux ».

Cet entretien se situe avec les articles évoqués ici le 15 juin 2010 par « Enfants doués, « précoces », « surdoués » ».

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas facile d’être surdoué, mais si l’on est ainsi, peut-on être heureux ?

Jeanne Siaud-Facchin : Bien sûr, on peut arriver à avoir une vie épanouie, à condition d’être conscient de ses particularités de fonctionnement et de parvenir à transformer en force ce qui, pour certains, est une fragilité. Être surdoué n’est pas une pathologie.

Le premier bonheur du jour

Image via Wikipedia

Qu’est-ce qui caractérise la personne dite surdouée ?

C’est surtout sa pensée, non pas linéaire comme dans la plupart des cas, mais en arborescence. C’est comme si la personne disposait d’immenses capteurs capables de percevoir l’invisible et l’incompréhensible et de lui faire anticiper sur un enchaînement de conséquences logiques, par rapport à telle ou telle décision. Pour cette personne, il s’agit d’utiliser comme il faut chacun des axes de cette forme ramifiée afin de réaliser des projets de vie importants qui lui tiennent à cœur. Le fait de posséder un tel mode de pensée permet, grâce à l’afflux d’informations que l’intéressé pourra traiter simultanément, d’avoir une intelligence très fulgurante et intuitive. D’où une plus grande rapidité dans la compréhension des problèmes, que pour ceux qui parviennent au même résultat par la pensée linéaire classique.

Ces gens vous expliquent que, dans l’entreprise par exemple, lorsqu’ils participent à une réunion, au bout de quelques instants, ils ont capté tellement d’informations que, pour eux, la solution est déjà trouvée, sauf que, dans un premier temps, ils n’ont pas les moyens de démontrer ce dont ils ont la certitude. Aussi vont-ils être obligés de trouver une stratégie pour que les autres aient confiance dans leur expertise et leur analyse. La pensée en arborescence procure une immense puissance, car la voilà propulsée à des niveaux qui souvent décalent beaucoup la personne surdouée par apport aux autres. Et c’est pourquoi elle fait souffrir.

Le bonheur de vivre, Oil on canvas. In the col...

Image via Wikipedia

Un spectre si large de la pensée n’est-il pas un obstacle à la concentration ?

Oui. D’où la nécessité de bien comprendre son propre mode de fonctionnement. Car la difficulté, c’est que, souvent, les surdoués ont l’impression d’en avoir plein la tête, mais ils ne savent pas pourquoi. Alors ils croient que leur pensée est défectueuse, que leur manière de comprendre est trop différente, que ce sont les autres qui ont toujours raison. Ils vivent avec ce sentiment de différence qui leur est douloureux.

Comment se distinguent ces adultes surdoués qui sont des gens plutôt discrets ?

English: White Tulipa (If you know the exact s...

Image via Wikipedia

Plus que de posséder de visibles et exceptionnelles composantes intellectuelles et affectives, une personne ainsi dotée se distingue par sa manière d’être au monde et de le percevoir. Cet « être au monde » se caractérise par un regard extrêmement acéré et d’une très grande lucidité. Or, il est épuisant de passer sn temps sur tous les écrans de contrôle de sa vie et de son environnement. Car, alors, vous enregistrez des informations qui se produisent de mille et une façon tout autour de vous que nul n’a captées sauf vous-même, et vous entrez cela dans votre incroyable machine à penser et à ressentir.

Du même coup, vous allez vous inquiéter, parce que vous pourrez toujours percevoir l’arrivée d’un danger, alors qu’objectivement il ne se passe rien. Et comme les personnes surdouées sont, en plus, très empathiques, car elles ressentent fortement les émotions des autres, elles vont s’ajuster sur ces émotions. La perméabilité à ce qui se joue en permanence dans le monde et la lucidité sont les deux traits les plus marquants de ces personnalités.

Comment apaiser ces personnes au cerveau en perpétuelle ébullition ?

Sûrement pas en leur disant de lâcher prise, mais au contraire en leur recommandant l’hyperconscience sur un détail, une odeur, n bruit, afin de canaliser leur pensée sur un stimulus sensoriel, ce qui a pour effet de mettre en marche le système parasympathique en vue d’apaiser la pression cérébrale.

Recueilli par L.C.

Le dernier ouvrage de Jeanne Siaud-Facchin est paru en 2009 chez Odile Jacob « Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué » 321 pages, 21,90 euros.

Un encadré au centre de cet entretien souligne que 400.000 enfants en âge de scolarité seraient surdoués en France, soit 4 % de la population.

Mais seuls 3 % à 5 % de ces 400.000 seraient détectés.

Ce qu’exprime Jeanne Siaud-Facchin est une ligne générale, laquelle ne concerne pas tous les « précoces ». Ainsi se centrer sur un stimulus sensoriel ne sera pas ressenti comme nécessaire par tous.

De tous les temps et dans toutes les traditions, le chemin vers le bonheur a toujours passionné l’être humain. Coordonné par Ilios Kotsou et Caroline Lesire, cet ouvrage explore ce thème sous l’angle innovant de la psychologie positive.
Sa spécificité ? Se consacrer à l’épanouissement et au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions en reliant les niveaux individuels et collectifs. Produit d’échanges nourrissants entre les auteurs, ce livre nous propose un tour d’horizon depuis les origines de la psychologie positive jusqu’aux aspects les plus spirituels de la recherche du bonheur. Christophe André y décrypte les mécanismes du bonheur, Isabelle Filliozat nous parle des relations parents enfants, Thomas d’Ansembourg nous propose de remettre l’harmonie au cœur de nos relations, Eric Lambin souligne comment le bien-être humain est lié à celui de l’environnement naturel et Matthieu Ricard éclaire le versant spirituel de la recherche du bonheur notamment par une réflexion sur l’entraînement de l’esprit.

A la veille de la transmission des voeux pour la nouvelle année, Dites un merci fait suite une petite histoire forte, des liens avec les parents, à la vie, à l’amour, aux enseignants, à la nature, les amis.

Identifier les émotions dans son corps, les regarder, les observer, les étudier. Se mettre à la place des autres, limites les émotions et les réactions compulsives.

L’alcool est consommé de 80 % de plus si vous ne savez pas observer vos émotions et prendre du recul.

Avec l’utilisation d’un cahier, vous recensez tous les jours les émotions 5 à 10 mn. Arrêtez-vous 5 mn c’est la phase d’observation. puis 5 mn voyez vos émotions autrement. Le faire 3 jours consécutifs.

Vous aurez moins de soucis de santé et de stress.

http://www.playingforchange.com/

www.playingforchange.com

Profil asiatique – méditation immobile, zen ou en mouvement – méthodes bouddhistes transcendantales – techniques de relaxation

LA CONCIENCIA

La concencia - Maï Salaün

quelle-meditation-pour-vous ?

 Quel type de méditation est fait pour vous ?

Profil 1 :

Les méditations immobiles ou zen

Vos aspirations de paix intérieure sont associées au silence, à l’immobilité et au vide dans un monde que vous jugez, peut-être trop « plein » et « frénétique ». Assailli(e) par l’agitationambiante, vous doutez parfois de pouvoir accéder à cet endroit de calme, si ce n’est au prix d’une certaine rigueur… Après tout, vous n’êtes pas contre le fait qu’il existe une autre réalité au-delà de nos perceptions quotidiennes. Toutefois cette exploration nécessite un cadre sérieux, pas toujours accessible à tous… Très exigeant(e), avec vous et les autres, vous seriez peut-être prêt à vous détacher de “l’avoir” : une des clés pour vous de la sérénité.

La Conscience (d'après Victor Hugo)

La conscience (Victor Hugo) Maï Salaün

Certaines pratiques répondent à votre soif de rigueur, et de vide. Vous pourriezvous tourner vers des méditations zazen qui ont lieu dans le silence et l’immobilité. Pour trouver le silence dans votre cœur, la posture immobile est une des clés, que vous deviez apprécier. La pratique convient aux ascètes désireux comme vous de calmer le cheval fou du mental. Méditer ne vous demande pas forcément de changer votre système de pensée, ce qui pourrait vous freiner, mais vous propose plutôt de devenir, un témoin, un observateur, un spectateur de votre propre univers mental. Ce qui va peut aider à prendre du recul.

Pour vous y mettre : Allumez une bougie. Asseyez-vous le dos droit, détendez-vous et fixez la bougie. Quand votre esprit s’évade, ramenez votre attention à la bougie. Commencez par 5 minutes.

Profil 2 :

Les méthodes bouddhistes transcendantales

Votre quête de sérénité passé par l’ouverture aux autres. Plus qu’une bulle où vous isoler pour mieux vous retrouver, vous cherchez semble-t-il une discipline pour vous rapprocher et agir ensemble. La paix ne se construit pas seul, elle se partage, A ce titre, vos besoins seraient de développer des qualités telles que l’empathie, l’ouverture du coeur, la compassion… Émotif et sensible vous souhaitez peut-être faire de vos soi-disant “faiblesses” (dans un monde où la combativité est de mise), des atouts.  Pour accéder au calme intérieur, un équilibre aussi, tout en plongeant en vous-même.

Albert Einstein

Albert Einstein - Maï Salaün

Véhiculée dans l’inconscient collectif par les Beatles, en 68, qui pratiquent la méditation, dite transcendantale, ou par les hippies, les pistes bouddhistes, sont empreintes d’un esprit communautaire et festif qui pourraient vous convenir. Pratiquées aujourd’hui dans un cadre où les consignes sont néanmoins précises, elles proposent de méditer sur des thèmes de réflexion en lien avec la vie ; la colère, la joie, l’ouverture du cœur.  Un chemin qui tend davantage à l’acceptation de votre humanité tel que vous êtes, qu’un désir d’éveil, auquel vous n’aspirez pas forcément. Souvent découpées en trois temps, avec un temps de recueillement, un temps de mantra, des prières chantées en musique et un enseignement; elle sont très accessibles.

Pour vous y mettre : certains mantras, peuvent vous apporter le calme et la sérénité. Vous pouvez par exemple prononcer les mots : ici et maintenant, un pas à la fois, om nama shiva…

Profil 3 :

Les méditations en mouvement

La paix intérieure, peut vous paraître un doux rêve, voire un défi, que vous ne souhaitez pas forcément relever. Vous avez été encouragé à multiplier les activités, et vous avez peut-être cru que la source de votre équilibre se trouvait à l’extérieur. Pour vous protéger des agressions extérieures vous avez l’habitude de passer à l’action. Avec d’autant plus de facilité que vous avez beaucoup d’énergie. Toutefois vous semblez avoir l’intuition que votre corpsconnaît la solution. En développant avec lui un sentiment d’unité, et de présence, et en l’habitant différemment vous devriez pouvoir accéder à ce calme et canaliser votre énergie…

"Portrait of the Writer Fyodor Dostoyevsk...

Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski - Maï Salaün

Inutile de vous obliger à passer à « l’inaction » pour calmer votre agitation, et trouver la voie de la sérénité. Des pratiques méditatives en mouvements sont plus en accord avec votre tempérament. Que ce soit avec le tai chi, le yoga, ou le Qi Gong, la sérénité s’apprend en se réappropriant son corps. La mise en mouvement du corps favorise celle de l’esprit, et du ressenti. Le voyage que ces techniques proposent va vous permettre de « poser » votre esprit, et de clarifier vos pensées, sans doute désordonnée. Perçu même de manière furtive, cet espace devraient vous permettre de ralentir peu à peu… Et de vous apaiser.

Pour vous y mettre : les marches conscientes en mouvement peuvent se pratiquer partout, y compris dans le parking de votre entreprise avant une réunion, ou vos courses dans un hyper. Une pratique dans un parc ou un square sera bien sûr plus profitable. L’essentiel est de dérouler votre pied du talon en passant par la voûte jusqu’à la pointe de vos orteils, en respirant.

Profil 4 : Les techniques de relaxation

Happé par un monde en quête de performance, et donc générateur de stress, vous cherchez davantage à vous y soustraire qu’à entamer un voyage intérieur. Bien sûr il y a les loisirs qui vous permettent de vous détendre, ou de vous distraire. Mais le divertissement permet de mettre vos tracas à distance, seulement un court laps de temps. Avant de viser l’apaisement de votre mental, vous semblez avoir besoin d’un véritable relâchement de vos tensions physiques, une première étape sur la voie de la sérénité.

Muhammad ibn Zakariya ar-Razi

Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi - persan: رازی - Maï Salaün

Les bénéfices de la relaxation sur le corps sont indéniables, elle vous permettra de Pour soulager le corps de son agitation quotidienne, tournez-vous vers les méthodes e relaxation. Elles ont pour effet premier de vous faire prendre conscience de vos tensions, que vous pouvez avoir tendance à « dénier », puis d’un état de détente, Vous pouvez avoir recours à des méthodes qui s’appuient sur la contraction musculaire et le relâchement. Ou bien d’autres techniques basées sur le souffle. Votre premier objectif est de mieux contrôler vos émotions, en particulier négatives et donc de mieux résister au stress.

865-932 – Médecin, chimiste, philosophe de l’ancienne Perse

Pour vous y mettre : Respirez profondément. Prenez conscience de vos sensations physiques lorsque vous inspirez et expirez. La respiration pour commencer peut vous aider à prendre conscience de la profondeur des choses et à ne pas céder aux réactions négatives comme la peur, la colère, la confusion.

Les nouveaux maîtres de Perse, d’Egypte, du Maghreb et d’Espagne rivalisaient dans le domaine du faste et de l’esprit. C’est en 929 que fut fondée Cordoue – le joyau du monde – dans laquelle fut constituée une bibliothèque comparable à celle qui jadis avait fait la réputation d’Alexandrie (plusieurs centaines de milliers de volumes). 
La médecine arabe est représentée à cette époque par les grandes écoles de Médecine Arabe ou de langue Arabe: 
– L’école de Bagdad avec les Bakhtishu et Yuhanna Ibn-Masawayh 
– L’école d’Ispahan avec Ibn Sina, 
– L’école de Shiraz avec Ibn Abbas Al Majusi, 
– l’école de Damas avec Al Baghdadi et Ibn Al Mutran 
– L’école au Caire illustrée par Ibn an Nafis et Ibn Abi Usaybia 
– L’école de Kairouan: avec le célèbre Ishaq Ibn Imran et Ibn Al Jazza 
– Les écoles de Cordoue, de Tolède, Séville, et de Saragosse connurent de grands
médecins tels, les fameux Abulcassis, Avenzoar, Averroès. 

Mohammed Ibn Zakaria al-Razi, Abu-Bakr, connu chez les Latins sous le nom de Rhazes, est né vers 865, à Rayy au sud de l’actuel Téhéran en Perse.

On ne sait rien de précis sur le déroulement de ses études. Il a pratiqué la musique, qui fut son principal centre d’intérêt au cours des premières années de sa vie (il était joueur de luth). Il a étudié la philosophie et l’alchimie, les mathématiques, l’astrologie, il s’est également intéressé à l’orfèvrerie, la monnaie, les sciences occultes.

Selon Abou Rayhan Birouni il souffrait d’une maladie des yeux provoqué par les vapeurs provenant de ses expériences d’alchimie, mais plus tard Rhazès aurait dit lui-même que sa vue avait été affectée par les lectures prolongées.

Il avait la trentaine lorsqu’il commença l’étude de la médecine à Rayy, auprès de Is’haq Ibn Hunaïn, passé maître dans la médecine grecque, perse et indienne. Il aurait été indirectement (par leurs écrits) l’élève de Ali ibn Rabban Tabari (mort vers 870), ainsi que de Abdus ibn Zayd (mort en 900), complétant son éducation dans les lectures et l’expérimentation. Puis il a surtout continué à s’instruire en médecine à Bagdad, sous le Calife Al Moktafi (901-907), et voyagea en Syrie, en Egypte, en Espagne.

Rhazès est d’abord devenu le Médecin de la cour du Prince Abu Saleh Al-Mansur, souverain de Khorosan. De retour à Rayy, il prit quelques temps la direction de l’hôpital local avant de revenir à Bagdad prendre en charge l’hôpital central Bimaristan. Mais il fit en sorte de ne jamais être au service d’une personne tant il souhaitait profondément se consacrer à la science.

En tant que Médecin chef de l’hôpital de Bagdad, il organisa la première structure hospitalière arabe à Bagdad: il y dispensait un enseignement réputé et assurait son service entouré de ses élèves et de ses assistants. Les étudiants posaient des questions, les réponses étaient d’abord faites par les plus jeunes, puis les plus expérimentés, enfin Rhazès se chargeait de la synthèse. Des consultations externes étaient organisées ainsi que des soins à domicile, les nécessiteux bénéficiaient d’une aide médicale.

Il introduisit la méthode clinique dans l’Art Médical dans le soin qu’il prenait dans l’interrogatoire minutieux des malades, l’importance qu’il attachait à la symptomatologie, les déductions diagnostiques et thérapeutiques qui en découlaient.

Rhazes pratiquait de nombreuses spécialités médicales: la chirurgie, la gynécologie, l’obstétrique la chirurgie ophtalmologie et même la stomatologie.Razes

S’il est Persan par sa naissance et sa langue maternelle, il est arabe par la langue qu’il utilise et la culture.

Razès était aussi philosophe, il connaissait Platon et rejetait en partie les vues d’Aristote. Razès est mort en 925 à Rayy où il était né.

Contributions scientifiques de Rhazes

Les contributions d’al-Razi à la médecine sont nombreuses et variées.

Ainsi il a désigné les trois aspects de la médecine:

– la santé publique,
– la médecine préventive, et 
– le traitement des maladies spécifiques.

Il a énuméré sept principes pour assurer la préservation de la santé:

1- Modération et équilibre lorsque le corps est en mouvement et lorsqu’il est au repos.
2- Modération en mangeant et en buvant.
3- élimination des surabondances.
4- Amélioration et réglementation des habitats.
5- éviter les excès néfastes avant qu’ils ne deviennent incontrôlables.
6- Entretenir une harmonie entre les ambitions et les résolutions.
7- Se forcer à acquérir de bonnes habitudes notamment concernant la pratique de l’exercice physique.

Quelques travaux et pensées de Rhazès:

– il accordait de l’intérêt à l’observation clinique relative à l’évolution de la maladie en fonction du médicament dispensé, ainsi que l’évolution du malade et le résultat du traitement.

– il fut le premier à s’intéresser à l’aspect psychosomatique dans le diagnostic des maladies, constatant, par exemple, que certaines maladies abdominales étaient suscitées, en premier lieu, par des causes psychosomatiques.

– Les diagnostics de la variole et de la rougeole sont parmi les réalisations médicales les plus importantes d’al-Razi. Sa description minutieuse et détaillée des différentes phases éruptives au cours de la variole et leur méthode de traitement est un modèle qui permet de le classer parmi les cliniciens de génie. Il décrit la différence clinique entre les deux maladies de façon si frappante que rien depuis n’y a été ajouté. C’est un chef d’œuvre de la médecine clinique (Browne 1962).

– Il insistait sur l’importance que revêtent la pratique, l’expérience et l’expérimentation dans le traitement des malades. En outre il expérimentait les nouveaux remèdes sur les animaux avant de les prescrire aux malades.

– Les occidentaux reconnaissent les innovations de Rhazes en gynécologie et obstétrique, ainsi que dans les maladies vénériennes et en chirurgie des yeux.

– Il avait abordé, par ailleurs, le problème de la paralysie faciale et cherché à en identifier les causes. Il a pu distinguer, ainsi, entre la paralysie provoquée par une cause propre au cerveau et celle d’origine locale.

– Rhazes a décrit également les ramifications des nerfs dans la cage thoracique.

– Il a décrit les différents types de fièvres, qui comprennent l’état continue, la rechute, et la fièvre agitée. Il a déclaré que la fièvre peut être le symptôme d’une maladie ou une maladie en soi.

– Il semble être le premier à décrire le ver de Médine.

– Au plan thérapeutique: il a présenté le mercure comme substance thérapeutique notamment pour la préparation de pommade pour la première fois dans l’histoire, thérapie qui fut plus tard adoptée en Europe.

– Excellent anatomiste et chirurgien réputé, il distingua, le premier, le nerf laryngé du récurrent et pratiqua plusieurs fois l’opération de la cataracte.

– Il fut le premier à utiliser le boyau de chat dont il appréciait la souplesse, la résistance et le pouvoir de résorption pour différents types de sutures. Il pratique les sutures avec un fil et 2 aiguilles, enfin les sutures sous dermiques qui ne laissent après elles aucune cicatrice.

– Rhazès serait parmi les premiers à utiliser les compresses humides et tièdes pour couvrir les intestins au cours des interventions chirurgicales sur l’abdomen.

– Il s’est rendu compte que, d’une manière générale, les hommes ne souhaitent pas tomber malade, et souhaitent récupérer aussitôt que possible lorsqu’ils le sont. Cependant, si un patient n’a pas la volonté ou le désir d’aller mieux, les mains du médecin sont liées et il ne peut lui être d’aucune aide.

– En chimie: Il pratiquait l’extraction de l’alcool par distillation des substances amylacées et glucidiques fermentées, qu’il utilisait en pharmacie pour la production des médicaments et des remèdes. Il est, en outre, le premier à avoir mentionné l’acide sulfurique, qu’il appelait «l’huile de vitriol» ou «vitriol vert». Il est aussi parmi les premiers à appliquer les connaissances chimiques à la médecine et à rattacher la guérison du malade à une réaction chimique dans son corps.

– Il a insisté sur l’importance d’une éducation scientifique continue du médecin. Il a conseillé aux médecins de consigner leurs propres observations. Il les encouragent à se rencontrer avec d’autres médecins pour discuter des problèmes médicaux. Il a recommandé aux médecins d’essayer de résoudre leurs problèmes plutôt que déléguer aux autres la découverte des solutions.

Ses observations personnelles sont d’une grande pertinence et d’une profonde sagesse :

« Quand Galien et Aristote sont d’accord sur un point, les médecins peuvent aisément prendre une décision; mais quand leurs opinions divergent, il est bien difficile de les mettre d’accord. Qui consulte plusieurs médecins commettra plusieurs erreurs! »

La thérapeutique se sépare de l’astrologie avec Rhazès pour s’appuyer sur l’expérimentation. « Si le patient peut être traité par le régime, éviter les médicaments, les associations de médicaments; et s’il peut être traité par des médicaments simples, éviter les associations de plusieurs médicaments. »

On doit également à Rhazès des écrits pertinents sur les ictères par rétention, les pyuries fébriles et la lithiase rénale. Rhazès fut l’un des premiers cliniciens qui a préconisé les bains froids dans le cas de brûlures, méthode moderne qui a l’avantage de soulager les douleurs et de réduire les fuites plasmatiques chez les brûlés,

La découverte de l’asthme allergique (Shammyeh.). Il fut aussi le premier à découvrir et à décrire dans le détail la séméiologie du rhume allergique et la relation avec l’odeur des roses dans sa « dissertation sur les causes du coryza au printemps, quand les roses sentent bon. » Il donne des conseils sur les médicaments à éviter et les prescriptions conseillées en cas d’aggravation de la toux et des signes respiratoires. 

Son œuvre écrite rassemble 184 volumes et articles sur tous les domaines, dont 61 relevant de la médecine, tous écrits en arabe, le persan ne permettant pas, à l’époque, d’exprimer les sujets scientifiques :

• Razès est connu pour avoir écrit « Kitab Al-Hawi » (Continens) une encyclopédie médicale en 22 volumes de médecine pratique et de thérapeutique qui fait le bilan des connaissances médicales du Xème siècle. Elle contient de nombreux extraits des auteurs grecs et hindous. Cette oeuvre a été possible grâce à de nombreux soutiens et à la collaboration de ses étudiants qui publièrent une œuvre posthume enrichie d’après ses notes et ses observations personnelles.

Razès, Haüy seu Continens , 1280,Paris, BNFContinens
– Volume 1, les maladies de la tête;
– Volume 2, les maladies des yeux;
– Volume 3, les maladies des oreilles, du nez et des dents;
– Volume 4, les maladies du poumon;
– Volume 5, les maladies de l’oesophage et de l’estomac;
– Volume 6, vomissement, obésité et cachexie;
– Volume 7, les maladies de la poitrine, du coeur, du foie et de la rate;
– Volume 8, les ulcères de l’estomac et de l’intestin, la dysenterie
– Volume 9, la gynécologie;
– Volume 10, les maladies des reins, de l’urètre etc;
– Volume 11,les maladies d’estomac causées par des parasites abdominaux, les hémorroïdes, les désordres vertébraux, la goutte, les varices, éléphantiasis;
– Volume 12, les différentes sortes de cancer, inflammations, abcès, et tout ce qui a rapport avec les faiblesses du corps;
– Volume 13, les maladies des os, fractures, maladies internes et ulcères, plaies des organes génitaux, etc;
– Volume 14, défécation et vomissement, etc;
– Volume 15, motbegheh les fièvres (typhoïde et entérique), et les maladies causées par les obstructions des canaux naturels etc;
– Volume 16, les fièvres trépidantes (degh) et épuisement, fièvres et refroidissements, fièvres ardentes ou fièvres infectieuses, etc;
– Volume 17, la variole, la rougeole, et plaies de la gorge;
– Volume 18, conditions critiques, crises,
– Volume 19, l’urine et rapprochements avec les piqûres de serpents et de scorpions, et poisons;
– Volumes 20 , 21 à propos des médicaments.
– Volume 22, la pharmacologie (saydaleh) et sujets rapprochant médecine et pharmacie.

L’ouvrage a été traduit en latin, en 1279, par le médecin juif «Faraj Ibn Salem», sur ordre du roi Charles I, roi de Sicile, sous le titre de Continens, équivalent grec du terme «al-Hawi», parut à Brescia et Venise (Italie) en 1486.. En Europe, les plus grands savants ont eu recours à l’ouvrage, traduit maintes fois, jusqu’en 1542, et demeuré leur source de référence dans leurs écoles et universités jusqu’au seizième siècle. Cette version latine très rare, existe notamment à Cambridge, à la bibliothèque de « King College ». Il existe une copie en arabe à la libraire El-Escurial en Espagne (écrite entre 1397 et 1414) ainsi qu’à La Librairie Nationale de Malek à Téhéran.

Si « le Continens » est considéré comme étant l’ouvrage le plus considérable de Razès, excellent clinicien, son traité des maladies éruptives resta le plus connu et le plus célèbre en Europe jusqu’au XIXème siècle.

• Rhazès a en effet écrit « Al-Judari wal Hassaba » (Traité sur la variole et la rougeole) ou -« De variolis et morbilis » ou encore « Liber de pestilentia » – , qui est le dernier traduit en 1170 par Gérard de Crémone ( publié en latin à Venise en 1565, à Londres en 1766 et enfin une version française en 1866 par Leclerc et Lenoir.
Rhazès y différencie les diverses affections vésiculo-pustuleuses, en particulier la variole de la varicelle et de la rougeole, il émet la possibilité de l’existence d’une sorte de virus se transmettant de la mère à l’enfant mais aussi entre individus. C’est la plus ancienne relation fidèle entre ces maladies pour lesquelles il n’existait pas précédemment de descriptions grecques.

• « Tibb al-Fuqaraa » (La médecine des pauvres) : il s’agit d’un dictionnaire populaire où il décrit toutes les maladies, leurs symptômes, et les méthodes de traitement par un régime alimentaire peu coûteux, plutôt que par l’acquisition de médicaments onéreux et de composés rares.

• « Kitab ‘Al-Mansouri' » (Livre d’al-Mansouri) : Dans cet ouvrage, dont le nom est associé à celui son protecteur le Prince Abu salih al-Mansur dirigeant de Rayy, Razès aborde une multitude de sujets tels que la chirurgie, et les maladies des yeux et de l’abdomen. Il fut publié pour la première fois à Milan, en 1481, et traduit en latin. Il a été adopté par les médecins des universités européennes jusqu’au dix-septième siècle.

• Rhazès a également édité un autre livre appelé « Al-Murshid » (Aphorismes) Guide du médecin nomade Dans celui-ci, il a souligné les lignes importantes de la thérapie. 

Dag Hammarskjöld, former general secretary of ...

Dag Hammarskjöld , secrétaire général des Nations Unies - Secrétaire aux Nations Unis - Maï Salaün

• « Shammyeh » (l’asthme allergique) ,

• « Al Tibb al Molloki » (Médecine Royale)

• « Al-Asrar fil Kimiyae » (Les secrets de la chimie), où il décrit la méthode adoptée par lui dans la réalisation des expériences chimiques, ainsi que la manière de préparer les matières chimiques et leur mode d’utilisation. Il y décrit également les appareils et outils employés dans ses expériences

A propos de la médecine il avait l’habitude de dire : « La vérité, en médecine, est une moyenne qu’on ne peut atteindre ; tout ce que l’on peut lire dans les livres a beaucoup moins de valeur que l’expérience d’un médecin qui pense et raisonne […]. La lecture ne fait pas le médecin, mais bien l’esprit critique et le talent d’appliquer à des cas particuliers les vérités dont il a connaissance ». (Cité dans M. Bergé, Les Arabes, p. 363)…
ou encore : 
« en médecine, l’expérience est au dessus de la science » 

Sources

– Les promoteurs de l’esprit scientifique dans la civilisation islamique par Halima El Ghrari

%d blogueurs aiment cette page :