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Projet politique

Programme politique :

Entrée à l école à 2 ans

En maternelle de 2 à 5 ans :

Apprentissage des langues orales du Français, anglais, chinois
Apprentissage du respect des autres et de la famille, du développement physique et arts appliqués
Apprentissage du jeu.
2 après midi par semaine les petits avec les seniors à la retraite.

En primaire de 6 à 10 ans :

Apprentissage des langues orales et écrites du français, anglais, chinois
Apprentissage de la lecture et de compter
Apprentissage du grec, romain, hébreu et arabe littéraire.
Apprentissage du développement durable
Apprentissage de la société civique et des religions
Développement des activités sportives

Au Collège de 11 à 15 ans :

De La 6eme à la 3eme, Enseignement techniques le matin :
– Apprentissage des langues orales et écrites du français, anglais, chinois
– Apprentissage de la lecture et de compter
– Apprentissage du grec, romain, hébreu et arabe littéraire
– Apprentissage du développement durable
– Apprentissage de la société civique et des religions
– maîtrise des logiciels bureautiques IT

De La 6eme à la 3eme, Enseignement pratiques :
– Développement des activités sportives l après midi

De la 5eme à la 3eme,
– Stages d immersion en entreprise pendant 3 mois sur 9 mois d année scolaire rentrant dans le contrôle continu.
– Continuité des programmes de la primaire mais de manière plus poussée
– Apprentissage de l histoire, géo, finances, eco, droit, de l histoire politique européenne et l ADN initial de la France.

Ouvrir la pudeur par le nu en transmettant de la culture du nu depuis l antiquité. Le nu héroïque, dans sa déchéance et en majesté d aujourd hui. Ouvrir la culture, les arts appliqués
Pour une ouverture d esprit et lutter contre l ombrage des religions.

Après la 3ème, 2 possibilités :
– alternance dès la 2nd pro… Pour une immersion de suite en entreprise Bep, Bac, Bts, Master en alternance
– de la 2nd et première en alternance + terminale en alternance.
– maîtrise des logiciels bureautiques IT
– Apprentissage de l histoire, géo, finances, eco, droit, de l histoire politique européenne et l ADN initial de la France.

À 18 ans obligation pour filles et garçons une année pour le compte de l état, les seniors et la collectivité, système tel que dans les kibboutz
– Apprentissage de l histoire, géo, finances, eco, droit, de l histoire politique européenne et l ADN initial de la France.

À partir de 19 ans jusqu à 25 ans :
– cursus universitaires en alternance internationale pour des échanges mondiaux et avoir des expériences et échangez inter-mondiaux pour tous.
– Développement de la Continuité des programmes des langues et de l enseignement initiale mais de manière plus poussée
– Apprentissage de l histoire, géo, finances, eco, droit, de l histoire politique européenne et l ADN initial de la France.
– maîtrise des logiciels bureautiques IT

De 20 à 25 ans sous tutorat par des seniors en entreprises et chez les artisans pour la transmission des savoirs et le partage des expériences.
Accompagnement en tutorat et par les banques jusqu à 30 ans pour la reprise d entreprise et la création d entreprise.
– maîtrise des logiciels bureautiques IT

De 25 à 55 ans, formation continue tous les 5 ans pour une évolution de carrière égalitaire hommes / femmes ; pour une mobilité et une augmentation de salaire et des responsabilité.
– maîtrise des logiciels bureautiques IT

de 55 à 65 ans proposer un passage vers la profession de coach et de tutorat des jeunes générations et prochains dirigeants d entreprise et afin de renouveler et transmettre la culture d entreprise et des compétences.

Égalité hommes / femmes culturellement servant les hommes / femmes / entreprises et les générations à venir.

Les seniors à la retraite amènent leurs cultures et expériences auprès des touristes, conférences en collège, lycées et universités

Les jeunes délinquants sous bracelet et mis à contribution pour les intérêts généraux : maisons de retraite, l entretien des parcs publics, pions, surveillants en maternel et primaire, milieu de la construction de bâtiments.

À développer et prôner :

– Le salaire au mérite
– l échec entrepreneurial est un tremplin de la réussite d une nouvelle innovation
– le développement de la démographie
– le développement de l apprentissage des langues
– le développement de la culture de la richesse, de la productivité, de l économie numérique
– l égalité des hommes / femmes, de jeunes/seniors, salariés/patron/artisan
– avoir une stratégie de long terme en terme économique
– animer une vie politique active pour tous et donner une image de toutes les couleur de la France.
– animer une vie syndicale active
– renouveler les classes dirigeantes des grandes entreprises, syndicats et les classes politiques tous les 10 ans.
-offrir l égalité des chances pour toutes les minorités et les meilleures de toutes les couches sociales.
– augmenter les salaires de 3% / an
– développer les innovations en réinvestissant une partie des salaires de chacun dans l entreprise.

– défendre ses idées, se battre pour elles, avec forces, efficaces, généreuses, persévérance, valeurs laïques vers tous les concitoyens, ne jamais choisir la facilité

Rendre la politique populaire

Il est préférable de perdre avec un homme intelligent que de gagner contre un idiot

Lutter contre le terrorisme.

Victoire à la France, longue route à vous lecteurs et citoyens français, européens et du monde.

Adhérez à un parti politique. Vivez la fervente animation des meetings et de lieux d échanges.

Soutenez vos élus

Ayez l espoir du changement

Menez une campagne politique sur le terrain

Portez vos convictions, travaillez pour elles. Soyez attentives pour elles. Elles ont besoin de vous pour vivre,
grandir prospérer dans notre pays libre et laïque

La famille politique est chaleureux, incontournable, émotive, excessive, intensive

Apporter lui sa confiance. Vous avez des devoirs pour changer et croître le dessein pour l image de la France au sein de l Europe et dans le monde.

Rappeler vous notre passée, pour vivre et pérennisée notre liberté. L utilité et la nécessité d une nouvelle convention européen pour une Europe politique et et économique

Décidons nous nous même

La France ne peut rester immobile. Le statut quo est notre adversaire

La politique doit être composée de femmes et d hommes libres, force de proposition, tous utile, tous ensemble

La france n est pas un souvenir mais un avenir, une puissance parlant d égal à égal de tous les puissants et les jeunes pouces, donner du travail vers tous, vers les économies qui réussissent

Donner une chance pour tous vers le haut,
L assistance n est pas dans les valeurs de la France
Croire au mérite, à l effort, au travail, à la justice, inspirer les autres, apporter une nouvelle vitalité

L échec est l image de celui qui fait. Faire de l audace.
Essayer de faire quelque chose de son existence, donc ne pas avoir peur de l échec, travailler en équipe, mettre toute son énergie

Les enseignements doivent être impliqués dans l effort du travail, du mérite, de la somme de dévouement de la transmission du savoir et des expériences

C est l ignorance qui alimente l intolérance donc développer l éducation civique.

Chacun doit fournir de l effort, du travail pour mériter de l aide et un meilleur salaire

La performance doit être évaluer dans la fonction publique

Réhabilitation du travail, du mérite soumises et faire adhérer les syndicats

Les salariés doivent avoir des formations, des évolutions, de changements, de création d emplois et de richesses

Les décisions politiques seront prisés par tous avant et pendant le vote. Ensuite le respect sera demandé à tous.

Chacun de nous à la force de porter de border la ligne politique.

Chaque français soit encarté et doit être écouté et reconnu.

Nos élus auront l image de ses concitoyens.

Refuser de subir.

Confier des responsabilités à ceux qui ont le plus envie de faire, à se battre contre l immobilisme. Comprendre le devoir, le mérite, le travail

Retrouver sa place en Europe et dans le monde.

De se battre pour nos chefs d entreprise,
Agriculture, fonctionnaires et notre
Jeunesse, dans les centres de formations

Faites de la politique une passion, porter l audace de vos idées, donnez de la liberté et de la paix pour tous

La vie politique permettra de vivre passionnément en France pays en paix, laïque et démocratique au delà de nos différence pour une unité et une économie pérenne

Travaillons ensemble pour la France, pour vos idées et pour chacun d entre nous. Nous nous retrouvons tous ensemble lors des prochaines élections

Tous ensemble pour poursuivre la démocratie, la paix et notre liberté

Nous avons tous besoin de chacun d entre nous

Cette énergie, la confiance partageons les ensemble

Faisons de nos rêves une réalité pour la France et chacun d entre vous.

Soyez énergique pour une certaine idée de la République Française

Servons nos valeurs, l esprits de nos institutions

Soyez fiers d être militant et tournés vers les autres

Ensemble vous formez l union, le débat au sein de La France, l école de la République, à l innovation, les projets industriels,

Votez pour l Europe en 2014 pour une amélioration de paix et de progrès mondiaux,
Donner des institutions politiques, économiques et de justice pérennes sans prendre du retard sur les autres plaques.

Sauvez nos régimes de retraites, le mérite, l effort dans le travail, promouvoir l égalité des chances, la responsabilité donner aux citoyens, par le courage, l esprit de justice, l exemplarité, donner toute sa puissance dans la solidarité tous ensemble dans l unité de la France généreuse et exemplaire.
La France rime avec espérance tout sera possible et donnera du sens.

Le chemin est parsemé d embûches mais surtout de défis pour rester debout grâces à des militants actifs et concitoyens responsables.

Alors avec enthousiasme, grandissez ouvrez en grand vos yeux, soutenez vos idées pour une France énergique, prospère, Laïque, en paix, actrice chaleureuse et attentive dans une Europe concurrentielle pour un meilleur équilibre dans le monde.

La famille est de bonheur. Les élections méritées. Être présent quand la famille France a besoin de vous. Avoir confiance en la France

Soyez partisans, impliquez vous, écoutez vos contradicteurs
Engagez vous, vivez vos devoirs. Prenez vos responsabilités. Acceptez les débats. Vous avez un devoir d ouverture vers les différences et les jeunes. Apportez votre confiance.
Apportez votre énergie pour votre pays et vos convictions.
Battez vous pour la croissance, la création, avoir le goût de l avenir

 » Outre le bonheur d avoir du talent, il faut avoir du talent pour vivre le bonheur  »
Hector Berlioz

Après

@pybournazel: Je viens de déposer mes parrainages ! #Bournazel2014 #Parishttp://t.co/gIOIVDbBrV

Publié le
@pybournazel: LT « J’ai décidé d’être candidat car je suis prêt, déterminé et que j’ai un projet. J’y vais pour gagner » #Bournazel2014.
 
@J_Villumsen: .@pybournazel : « J’ai décidé d’être candidat dans cette primaire parce que j’ai un projet et des idées concrètes. » #bournazel2014
 
@pybournazel: Je viens de déposer mes parrainages ! #Bournazel2014 #Parishttp://t.co/gIOIVDbBrV
 
@pybournazel: Vidéo de @honore18e qui me soutient – http://t.co/UnW3vQx8b1 – #Bournazel2014 #Paris – http://t.co/0TEKKn96eS
 
@pybournazel: LT « Nous allons avoir deux mois de campagne intenses pour construire l’alternance pour 2014. » #Bournazel2014
 
@pybournazel: LT « La nouvelle génération, ce n’est pas une question d’âge ! » #Bournazel2014
 
@pybournazel: Il faut plus de logements, et notamment proposer des solutions aux familles, qui sont oubliées. #Bournazel2014. 
 
@pybournazel: LT « Je confierai au médiateur de la ville de #Paris la transparence dans l’attribution des logements sociaux. » #Bournazel2014.
 
@J_Villumsen: .@pybournazel : « Il faut diminuer les dépenses publiques, les frais de fonctionnement, le clientélisme. » #bournazel2014
 
@pybournazel: LT – Il y a des familles qui ne peuvent plus accéder aux Conservatoires, faute de places, et ça, ce n’est pas normal. #Bournazel2014.
 
@pybournazel: LT « Je veux créer un grand pôle d’innovation à #Paris sur les métiers de demain et d’après demain ! » #Bournazel2014
 
@pybournazel: LT – Il faut des bibliothèques qui puissent être ouvertes jusqu’à minuit, à tour de rôle, et adapter les horaires aux habitants. #Paris
 
@pybournazel: LT – Je veux que la ville soit attractive et que les parisiens n’aient pas de soucis dans les transports, quelque soit l’horaire.
 
@pybournazel: LT – Il faut de nouvelles idées pour plus de solidarité, notamment avec les personnes âgées. #Bournazel2014.
 
@pybournazel: LT – #Paris est de plus en plus sale. Il faut une nouvelle politique pour la propreté de la ville. #Bournazel2014.
 
@pybournazel: LT – Je suis pour qu’on développe la vidéo protection, pour la sécurité des parisiens #Bournazel2014 #Paris.
 
@salaunmai: “@Lib_dexpression: Des #militaires armés dans le #métro.,, je dis OUI !! #Sécurité #Paris #vigipirate #délinquance #Armée” @pybournazel 
 
@Lib_dexpression: Ces qqs jeunes qui contribuent à faire régner l’insécurité ds le #métro et parlent à peine Fcs… #PauvreFrance #RATP #Paris #France #L6.
 
@pybournazel: LT « Je veux créer une police municipale qui sera déployée pour assurer la sécurité des #Parisiens. » #Bournazel2014
 
@pybournazel: LT – Il faut mener cela avec du bon sens, en prenant compte des réalités. #Paris #Bournazel2014.
 
@pybournazel: LT « Nous rassemblerons bien au delà de l’UMP parce qu’être maire de #Paris, c’est être un maire rassembleur. » #Bournazel2014

@pybournazel: En café politique dans le 8ème arrondissement #Paris #Bournazel2014http://t.co/yMC8OsBVlY.

 
@pybournazel: En café politique dans le 8ème arrondissement #Paris #Bournazel2014http://t.co/yMC8OsBVlY.
 
“@pybournazel: Dans un souci de #transparence, voici ma déclaration de #patrimoine – http://www.bournazel2014.fr/declaration-de-patrimoine-de-pierre-yves-bournazel/ – #Bournazel2014 –http://twitter.com/pybournazel/status/322014310941470720/photo/1”.
 
@pybournazel: LT « N’écoutez pas les sondages. Les Parisiens sont frondeurs et n’ont jamais accepté qu’ont leur dicte leurs choix. » #Bournazel2014
 
@pybournazel: LT « Quelque soit le candidat désigné, nous devrons faire campagne ensemble pour gagner Paris. » #Bournazel2014

Envoyé de mon iPhone

Maï Salaün

Immigration légale : Parisot prend ses distances avec Guéant. Avec Guéant, les Sarkozy auraient-ils pu immigrer en France ? Va-t-on répondre à notre promesse d’aide aux peuples tunisiens et libyens ? Et La France saura-t-elle continuer à la figure de proue de la terre des droits de l’homme et du citoyen ?

Publié le

9 avril 2011, 13h46

UMP : objectifs 2012

La présidente du Medef met en garde contre un pays qui se fermerait et plaide pour une immigration légale raisonnable. Elle ne prend donc pas la même direction que Claude Guéant qui veut « limiter l’immigration légale ».

Laurence Parisot, présidente du Medef

Laurence Parisot, présidente du Medef SIPA

Laurence Parisot, la présidente du Medef, a mis en garde vendredi contre les dangers « d’un pays qui se ferme ». « Rester un pays ouvert est une nécessité. Nous sommes pour l’immigration en général car elle est source de richesses et d’ouverture », a-t-elle affirmé en marge du « B8 » à Paris, la réunion des  patrons des pays du G8. Sans remettre en cause les propositions du ministre de l’Intérieur dont elle ne connaît pas « le contenu exact », elle a expliqué lors d’une conférence de presse que « l’immigration liée au travail » ne représentait « chaque année en France (…) que 20.000 personnes. » Un chiffre en deçà des estimations du ministère de l’Intérieur.

Le ministre de l’Intérieur, Claude Géant, dans l’interview du Figaro Magazineassure lui que : « pour assurer sa cohésion, vivre paisiblement, dans le respect de ses propres principes, une société a besoin d’une régulation de l’immigration, explique le ministre de l’Intérieur. (…) J’ai demandé que l’on réduise le nombre de personnes admises au titre de l’immigration du travail. Et nous allons continuer à réduire le nombre d’étrangers venant en France au titre du regroupement familial. »

Dans les faits, le nombre d’immigrés pour motif économique devrait, selon le vœu de Guéant, passer de 31.000 par an à 20.000. Le nombre d’immigrés au titre du regroupement familial devrait lui aussi être revu à la baisse. Selon les chiffres de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), l’immigration pour motif familial a chuté de 10% en France entre 2005 et 2010.Les propositions de Claude Guéant semblent, en tous les cas, en contradiction avec la réalité.

Certes, le nombre d’immigrés légaux en France a augmenté de 9,2% en France entre 2005 et 2010. Mais cette augmentation est surtout dû à l’afflux d’étudiants étrangers dont le nombre a progressé de 47% en cinq ans. A l’inverse, le nombre d’immigrés pour motif familial, comme le nombre de réfugiés, ont tous les deux baissé, respectivement de 10,9% et de 29,6% (chiffre de l’Offi).

8 avril 2011, 17h00

Avec Guéant, les Sarkozy auraient-ils pu immigrer en France ?

Le ministre de l’Intérieur a annoncé vendredi dans une interview au Figaro Madame qu’il comptait prendre les mesures nécessaires pour réduire l’immigration légale en France.

Claude Guéant et Nicolas Sarkozy

Claude Guéant et Nicolas Sarkozy SIPA

Claude Guéant ne s’en cache pas. Il ne l’a jamais fait depuis son entrée place Beauvau. Il est « le méchant de service » de Nicolas Sarkozy, comme l’a surnommé Jean-Christophe Martin sur France Info vendredi matin.

A droite toute !

Laïcité. Sentiment des Français de « ne plus être chez eux ». Sécurité. Immigration. Depuis plusieurs semaines, l’ancien secrétaire général de l’Élysée a multiplié les déclarations subversives. Avec ses mots naît la polémique, invariablement. La droite décomplexée, volume 2.  Guéant est devenu la figure de proue d’une politique dure et affirmée et, sous son égide, l’UMP tente de ramener dans le giron républicain les brebis égarées du Front national.

Ses propos accordés au Figaro Madame vont dans ce sens. Claude Guéant y parle de laïcité, quelques jours après le débat organisé par le parti majoritaire sur le sujet. Il évoque surtout la problématique de l’immigration, ramenée à l’ordre du jour un an à peine avant la prochaine élection présidentielle. « Pour assurer sa cohésion, vivre paisiblement,dans le respect de ses propres principes, une société a besoin d’une régulation de l’immigration, explique le ministre de l’Intérieur. (…) J’ai demandé que l’on réduise le nombre de personnes admises au titre de l’immigration du travail. Et nous allons continuer à réduire le nombre d’étrangers venant en France au titre du regroupement familial. »

9,2 % d’immigrés légaux en France

Dans les faits, le nombre d’immigrés pour motif économique devrait, selon le vœu de Guéant, passer de 31.000 par an à 20.000. Le nombre d’immigrés au titre du groupement familial devrait lui aussi être revu à la baisse. Selon les chiffres de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), l’immigration pour motif familial a chuté de 10% en France entre 2005 et 2010. Les propositions de Claude Guéant semblent, en tous les cas, en contradiction avec la réalité.

Certes, le nombre d’immigrés légaux en France a augmenté de 9,2% en France entre 2005 et 2010. Mais cette augmentation est surtout dû à l’afflux d’étudiants étrangers dont le nombre a progressé de 47% en cinq ans. A l’inverse, le nombre d’immigrés pour motif familial, comme le nombre de réfugiés, ont tous les deux baissé, respectivement de 10,9% et de 29,6% (chiffre de l’Offi).

La fin de l’ « immigration choisie » ?

Dans l’esprit de Guéant, l’immigration pour motif économique devrait cependant avoir moins d’avenir en France. Une position en contradiction avec celle de Jean-François Copé et de Christine Lagarde. Selon la ministre de l’Économie, l’immigration légale « doit être protégée et sécurisée ». Les mots du ministre de l’intérieur sont aussi en contradiction avec Nicolas Sarkozy qui, dès 2005, faisait la promotion de l’ « immigration choisie ».

On pourrait d’ailleurs se demander, avec une grande ironie, si avec les mesures qu’entend mettre en place Claude Guéant, le père de l’actuel chef de l’État, Pal Sarközy Nagy-Bocsa, aurait pu rester en France ou obtenir la nationalité française. Pour l’histoire, Pal Sarközy n’avait que 20 ans lorsqu’il a fui la Hongrie, en proie au stalinisme. Comme il le détaillait en mars 2010 à Paris-Match, il a alors cumulé les petits boulots, : peintre portraitiste, vernisseur de films, livreur ou encore boxeur. Ce n’est qu’en 1975, à l’age de 47 ans, qu’il obtient la nationalité française… Autre temps, autre mœurs ?

PEOPLE-MATCH | SAMEDI 27 MARS 2010

PAL SARKOZY, LA MÉMOIRE DU CLAN

Pal Sarkozy, La mémoire du clan

Dans leur appartement de Levallois-Perret sur l’île de la Jatte, Pal Sarkozy, avec sa quatrième épouse, Inès. De nombreux tableaux témoignent de la passion du père du président pour la peinture. | Photo Philippe Petit

A VOIR AUSSI

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LIENS GOOGLE

Paru dans Match

Le père du président de la République publie ses souvenirs, l’itinéraire extraordinaire d’un jeune immigré arrivé en France à 20 ans. Sans papiers.

Interview Caroline Pigozzi – Paris Match

Il reconnaît sans façon que son nom lui a largement ouvert, surtout à l’étranger, les portes des galeries de peinture où il expose régulièrement. Pal Sarkozy, bientôt 82 ans, est un aventurier au franc-parler. Ses Mémoires, écrits en collaboration avec Frédérique Drouin (éd. Plon), portent un titre ­éloquent, « Tant de vie ». Issu de la noblesse terrienne hongroise, Pal Sarközy de Nagy-Bocsa a fui le communisme à 20 ans pour s’installer à Paris où il exercera plusieurs petits métiers avant de s’imposer comme publicitaire. Soixante années après son arrivée clandestine dans la capitale, il a vu son fils Nicolas être élu à la charge ­suprême. Marié quatre fois, père de cinq enfants de deux unions différentes, fier de sa vie et du destin de sa famille, Pal Sarkozy avoue qu’il partage avec son fils de président un même besoin et désir de plaire.

Paris Match. Pal Sarkozy, pour nous, vous êtes d’abord le père du chef de l’Etat.
Pal Sarkozy. J’en suis heureux. Surtout pour lui, car il en rêvait depuis longtemps et je n’aurais ­jamais pensé qu’il entrerait un jour à ­l’Elysée. Quelle fierté, pour un ­immigré hongrois réfugié, ayant passé sa première nuit à Paris le 2 décembre 1948 sur la bouche du métro station Wagram, apatride et qui n’aura son passeport français qu’en 1976, de voir soixante années plus tard l’un de ses fils devenir président de la République ! Avec Napoléon, c’est la seule fois dans l’histoire de France, que la première génération devenue française accède au poste suprême.

Jeune, Nicolas Sarkozy, était-il déjà ambitieux ?
Très. Comme tous les Sarkozy, il voulait absolument réussir.
C’est son grand-père maternel, le Dr Mallah, urologue et grand ­amateur d’art, un Juif grec né à ­Salonique, converti au catholicisme lors de son mariage, et dont ­Nicolas était très proche, qui lui a donné le sens de l’Etat. Dès l’âge de 13 ans, il l’emmenait voir le défilé du 14-Juillet. C’est ainsi que, très tôt, en première ­année de droit, Nicolas s’est mis à faire de la politique à la faculté. Vous connaissez la suite…

Parlez-moi de vous maintenant…
J’aurai 82 ans le 5 mai prochain. J’ai quitté Budapest, où je suis né, pour venir ici à l’âge de 20 ans. Le régime stalinien se durcissait, et je ne voulais pas aller faire mon service militaire en ­Russie. J’ai commencé par exercer des petits métiers : peintre portraitiste, vernisseur de films, livreur, boxeur, employé affecté aux surfaces corrigées chez un architecte. J’ai alors rencontré Andrée Mallah, qui se faisait appeler “Dadue” car elle ­détestait son prénom et, en 1950, nous nous sommes mariés. Après avoir été stagiaire de Frisca, un grand directeur artistique de l’époque, qui m’a appris la publicité, je me suis lancé dans le métier. J’ai travaillé pour Oréal notamment – on ne disait pas encore le L’ – à la conception de l’emballage Monsavon, puis chez ­Boussac et chez Elvinger, une importante agence de publicité, avant d’ouvrir le Studio Sarkozy de création publicitaire et de lancement de produits, ainsi que Photos Rachel, installées avenue Rachel, dans le XVIIIe arrondissement.

Une intégration difficile ?
Avant cela, je n’avais voyagé qu’en Autriche. Par ailleurs, les codes chez nous semblaient ­désuets par rapport aux vôtres, il y avait bien un siècle d’écart entre les deux. Les règles sociales n’avaient rien à voir non plus, et il m’a fallu une bonne année pour comprendre les clés du système parisien. N’oubliez pas que je suis issu d’un milieu protégé de la ­petite noblesse de Szolnok, les ­Sarközy de Nagy-Bocsa, et qu’ayant deux frères de quatre et huit ans plus âgés que moi, j’avais été élevé en fils unique.

Avec, toutefois, un esprit ouvert et moderne ?
Vous insinuez que j’ai fait en France ce qui eût été impossible en Hongrie ? C’est vrai, j’ai recomposé quatre fois ma famille… Mon problème est que ma nature sentimentale et ma sincérité de cœur m’ont entraîné à me marier chaque fois que je suis tombé amoureux, ou presque… De toute façon, je n’étais pas tellement sensible aux conventions puisque, au début, je ne connaissais personne. Il eût été ­impensable, je l’avoue, d’agir ainsi, tout comme de faire carrière dans la publicité en Hongrie.

Un proverbe prétend que les chiens font rarement des chats…
Vous voulez me faire dire que le désir de plaire serait héréditaire ? Je le reconnais mais, pour ma part, on m’a plus séduit que le contraire. Ce besoin doit être dans notre sang puisque je suis arrivé seul en France et qu’il y a, aujourd’hui, une trentaine de ­Sarkozy, entre mes cinq enfants [quatre garçons et une fille de deux mariages différents], mes belles-filles qui ont naturellement toutes gardé mon nom en divorçant – je ne compte pas là les pièces rapportées –, et moi qui me suis, je le répète, marié quatre fois. Mais je continue d’avoir de bons rapports avec Marie-Dominique, la première femme de Nicolas, et avec Cécilia qui m’envoie encore ses vœux. Lors des fêtes d’anniversaire et de Noël, j’essaie de réunir tout le monde : mes enfants, tous très solidaires entre eux, mes ­anciennes femmes, mes ex-belles- filles, les actuelles, mes treize ­petits-enfants. La prochaine fois, il y aura en plus mon arrière-petit-fils, Solal. C’est l’occasion de nous retrouver en famille, car il est ­difficile d’harmoniser les agendas des uns et des autres. C’est plus joyeux que de renier ou de regretter le passé !

Vous, le patriarche, qu’avez-vous enseigné à vos descendants ?
Moi qui ai appris quatre langues en dehors de celle maternelle – l’allemand, l’anglais, l’espagnol et le français – et qui, à la demande de mon premier beau-père, ai francisé mon prénom en Paul, j’ai surtout expliqué à mes enfants la valeur du travail et leur ai donné l’esprit d’indépendance. François a fait ses études de médecine comme souvent chez les fils d’émigrés, ­Nicolas a suivi l’exemple de sa mère en devenant avocat, ­Guillaume a voulu être ingénieur [Ecole spéciale des travaux publics], ­Olivier a souhaité devenir banquier chez Carlyle à New York et Caroline a fait une carrière d’architecte d’intérieur, mais c’est avant tout le fruit de leur vocation personnelle et je n’y suis pas pour grand-chose. Je leur ai juste répété combien il était important d’acquérir la liberté. Les aînés ont par ailleurs été éduqués au cours Saint-Louis, dans le VIIIe arrondissement, une école religieuse très chic, pour faire plaisir à mes beaux-parents et à Dadue.

Quelles sont les caractéristiques de Nicolas Sarkozy ?
Il est incroyablement travailleur avec un tempérament très compétitif, doté d’une mémoire extraordinaire qui retient tout, même les chiffres, et c’est un orateur de grand talent. Il est aussi très courageux physiquement. Jeune, c’était un cavalier impé­tueux qui aimait l’équitation au point de vouloir dormir dans le box avec les chevaux. On devinait déjà son caractère déterminé, mais il a été tellement impressionné par Christopher Reeve, devenu ­tétraplégique en 1995 à la suite d’une chute de cheval, qu’il a alors, du jour au lendemain, cessé de monter à cheval. En privé, il est cha­leureux et gentil, même s’il parle essentiellement de lui. Mais moi aussi, je parle beaucoup de moi ! Il est parfois coléreux et pas toujours très à l’heure. Petit détail amusant, très gourmand, il adore le chocolat. Mais comme il a ­tendance à grossir, il fait ­extrêmement attention et est perpétuellement au régime alors que moi, je mange du chocolat tout le temps. Dans le passé, nous avons eu des hauts et des bas, c’est inévitable, on s’est engueulés sur ses études, ses sorties… Je ne voulais pas discuter car les jeunes de ma génération devaient obéir avant tout, c’était cela, l’autorité.

Etes-vous un homme heureux ?
J’ai vécu intensément et beaucoup aimé mon métier. J’ai toujours eu des idées. Alors responsable du relooking d’une marque, j’inventais de nouveaux produits, par exemple le premier antirides solaire de ­Biotherm, au début des années 70. La peinture m’apporte aussi beaucoup de joie. A ma retraite, à 76 ans j’ai recommencé, à tenir un pinceau.

La vie est-elle devenue plus facile le 6 mai 2007 ?
Bien sûr, les gens sont tous devenus très aimables avec moi. Lorsque je réserve dans un restaurant, on me donne toujours la meilleure table. J’ai aussi plus de facilité à exposer les tableaux que je peins avec Werner Hornung, surtout à l’étranger où les portes s’ouvrent sans que j’aie maintenant à m’occuper de rien. Ainsi vais-je bientôt exposer à la Fondation Salvador-Dali de Bruges. Après Budapest, j’ai actuellement une exposition au Caire. Six autres sont d’ores et déjà pro­grammées avant la fin de l’année, dont une à l’Espace Cardin, en face de l’Elysée, qui commence le 24 avril. Nicolas et Carla m’ont annoncé qu’ils viendraient le soir de l’inauguration.

Un hasard, notre magazine ­semble avoir joué un rôle clé dans votre existence !
Mathyi ­Polakovics dit Paul Mathias, alors grand reporter à Paris Match, a été mon premier ami lorsque je suis arrivé dans l’Hexagone. Je l’avais connu en Hongrie, à l’âge de 6 ans. A Paris, il était proche de tout le monde. C’était lui qui avait ramené de Hongrie Jean-Pierre Pedrazzini, votre ­photographe fauché pendant l’insurrection hongroise de 1956, et qui mourut deux jours après à l’hôpital, à Paris. Mathias me fascinait car il me racontait des histoires extraordinaires sur les Kennedy et sur le Shah d’Iran. Personnage flamboyant et merveilleux, Mathias a aussi été mon témoin lorsque j’ai épousé Dadue en 1950.

Etes-vous prêt pour de nouvelles aventures ?
J’ai mené une vie riche d’aventures, d’événements, de rebon­dissements. J’ai également beaucoup aimé les femmes. Et les enfants, surtout lorsque je les voyais grandir, que je pouvais leur enseigner des choses et en apprendre d’eux, en les observant. J’aime aussi les animaux de ferme, les chiens, car, dans mon pays natal, il y en avait beaucoup autour de nous. Maintenant, je prends l’existence au second degré, mais toujours avec bonheur et philosophie, sans illusion sur les autres ni sur moi-même. A 82 ans, je sais que le rideau risque de tomber à tout moment !

« Tant de vie », de Pal Sarkozy, avec la collaboration de Frédérique Drouin, éd. Plon. Point final

 

 

Copé – Fillon, rien ne va plus

Le secrétaire général de l’UMP a une nouvelle fois attaqué le Premier ministre. Entre les deux hommes forts du parti majoritaire, la guerre est désormais ouverte, chacun tentant de tuer l’autre politiquement.

Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP

Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP SIPA

Il ne s’agit encore que de bruits d’alcôve mais les petites phrases sont reprises avec une telle facilité qu’on peut douter d’une réelle volonté de les garder secrètes. On pouvait également penser que la fin du débat sur la laïcité mettra fin aux batailles internes et que les dirigeants de l’UMP, à l’approche de l’élection présidentielle, oublieraient leurs querelles pour se concentrer sur l’essentiel. Mais le mal est plus profond et la guerre est bien ouverte entre Jean-François Copé et François Fillon.

Mercredi, Le Parisien / Aujourd’hui en France révèle une petite phrase lâchée par le secrétaire général de l’UMP. Sa maison brûle, étirée entre les partisans d’une politique très à droite et ceux qui voudraient injecter un peu plus de social dans cette politique gouvernementale; mais Copé n’éteint pas l’incendie. « Je n’oublierai jamais ce que Fillon m’a fait, a-t-il commenté. Sarkozy non plus. » Une nouvelle attaque à l’adresse du Premier ministre de la part du secrétaire général du parti majoritaire. Cela commence à faire beaucoup et donne du grain à moudre aux opposants de l’UMP.

« Vous croyez que je vais aider Fillon ? Ça m’étonnerait »

Cet affrontement de colonels n’est sans doute pas la cause des errements de Nicolas Sarkozy dans les sondages. Mais il en est l’une des conséquences. La défaite programmée de l’actuel chef de l’État lors de la prochaine présidentielle aura réveillé les ambitions et si Jean-François Copé n’a jamais caché la sienne pour 2017, François Fillon paraît lui aussi vouloir investir le Palais.

Son positionnement est connu, comme il l’a prouvé lors du débat sur la laïcité. Copé aura parlé de « posture » à son égard mais le fait est là : Fillon est de ceux qui veulent recentrer la politique du gouvernement quand Copé ne veut pas laisser de zone blanche au Front national. La frange modérée de l’UMP apprécie le discours du Premier ministre et certains souhaitent, sans l’avouer, que l’actuel Premier ministre se présente à la place de Nicolas Sarkozy en 2012.

Copé s’imaginait attendre tranquillement 2017 pour prendre sa fonction présidentielle. Et voici qu’un Premier ministre s’invite dans la danse et perturbe la destinée du secrétaire général de l’UMP… Il n’en fallait pas plus pour que Jean-François Copé n’aiguise ses couteaux et ne se prépare au combat. Lui qui reprochait à Fillon, sur le plateau du Grand Journal, de ne pas « jouer collectif » pourrait se prononcer en faveur deRachida Dati dans l’attribution de la deuxième circonscription de Paris pour les législatives de 2012, une circonscription également souhaitée par Fillon. « Vous croyez que je vais faire quoi ? Que je vais aider Fillon ? Ça m’étonnerait », aurait-il dit selon Le Parisien. L’Élysée, pour sa part, reste silencieux. A croire que Sarkozy apprécie ce spectacle d’anthropophages, où ses héritiers proclamés se dévorent.

 

 

 

Immigration professionnelle : Guéant prend un virage à 180°. Maï SALAÜN

Publié le
08/04/11 | 07:00 | Marie Bellan4commentaires

L’immigration légale a augmenté de 10 % en 2010 pour atteindre 190.000 personnes. Le ministre de l’Intérieur veut réduire ce flux, notamment les autorisations de travail.

ECRIT PAR
Marie BELLAN

Marie BELLAN
Journaliste

Immigration professionnelle : Guéant prend un virage à 180°

C’était l’un des chevaux de bataille de Nicolas Sarkozy pendant la campagne de 2007. Pour attirer des travailleurs étrangers dans des secteurs en pénurie de main-d’oeuvre, le futur chef de l’Etat voulait favoriser l’immigration professionnelle, baptisée « immigration choisie ». La remontée du chômage due à la crise avait déjà porté quelques coups de canif à ce credo. La campagne pour 2012 pourrait lui donner le coup de grâce. Dans « Le Figaro Magazine », le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, annonce en effet sa volonté de réduire le nombre de personnes admises au titre de l’immigration de travail.

L’effet sera limité sur les flux migratoires car le nombre de titres de séjour délivrés pour raison professionnelle est encore restreint, malgré le volontarisme politique affiché. En 2010, il représentait 30.000 personnes (contre 80.000 pour l’immigration familiale). Par ailleurs, entre 15.000 et 25.000 personnes sont régularisées chaque année par les préfectures, selon des sources officieuses. Un chiffre que le ministère a toujours refusé de publier.

Pour réduire l’immigration professionnelle, le ministère a plusieurs choix : soit revoir à la baisse la liste des 150 métiers qui ouvrent droit à un titre de séjour pour les étrangers non communautaires disposant des compétences requises, soit renégocier les accords de gestion concertée des flux migratoires avec les pays sources d’immigration, qui prévoient notamment des quotas de travailleurs immigrés accueillis en France en échange de réadmission dans leur pays d’étrangers sans papiers. Pour Dominique Paillé, nouveau directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, « ces accords devraient pouvoir varier en fonction du taux de croissance du pays d’accueil, car c’est en période de récession économique que les problèmes d’acceptation et d’intégration se font surtout sentir ». Au cabinet de Claude Guéant, on défend la « volonté de bien accueillir les étrangers que la France a choisi de faire venir. Il faut ralentir l’immigration légale pour éviter d’engorger les dispositifs d’accueil ».

Du côté des employeurs, il n’est pas sûr que la mesure soit accueillie avec enthousiasme. Les 20.000 admissions au séjour à titre professionnel sont déjà insuffisantes pour pallier les pénuries de main-d’oeuvre qui sévissent dans plusieurs métiers, notamment les aides à domicile, les cuisiniers, les puéricultrices ou encore les informaticiens, sans parler du secteur du bâtiment. Selon une récente étude (voir « Les Echos » du 6 avril 2011), les entreprises jugent qu’elles auront du mal à pourvoir dans les prochains mois 37,6 % de leurs offres d’emploi.

Parallèlement, le ministre de l’Intérieur souhaite réduire le regroupement familial, qui en 2010 représentait 14.500 personnes venues rejoindre sur le territoire français un ressortissant étranger. Là encore, il s’agit d’un chiffre modeste au regard des 52.000 conjoints étrangers de Français autorisés en 2010 à venir s’établir en France. Pour passer en dessous de la barre des 14.500 personnes, le gouvernement dispose de peu de marge de manoeuvre, les conditions de regroupement familial (niveau de ressources, logement, durée de séjour, mesures d’intégration avant le départ) étant déjà très exigeantes.

« Une vision rabougrie »

Dans sa volonté de réduire les flux d’immigration légaux, qui ont augmenté de 10 % en 2010 pour atteindre près de 190.000 arrivants selon les chiffres de l’association France Terre d’asile, le ministre de l’Intérieur n’a pas dit un mot des autorisations de séjour délivrées aux étudiants, qui représentent pourtant un total de 65.000 personnes en 2010 (+ 25,5 % par rapport à 2009). C’est l’une des sources d’immigration qui a connu la plus forte augmentation ces dernières années.

Ces nouveaux objectifs affichés par le gouvernement ont semé le trouble. Interrogée sur France 3, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, s’est démarquée des déclarations de Claude Guéant en affirmant que l’immigration légale devait être « protégée et sécurisée ». A gauche, Laurent Fabius a dénoncé « une vision rabougrie de la France ». Et d’ajouter : « Le monde moderne est un monde de brassage et dire qu’il faut réduire et pourquoi pas supprimer toute immigration légale, c’est évidemment flatter le côté le plus médiocre. »

MARIE BELLAN, Les Echos
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