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En plein Campus 2011 de l’UMP, il y a du chahut à droite. Paillé, Raffarin qui est le suivant qui sera en conflit avec Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy _ Maï Salaün

Sarkozy

débarque

Paillé

de

l’Office

de l’immigration

Publication le vendredi 02 septembre 2011
  • Dominque Paillé

    Dominque Paillé

A 54 ans , cet ancien conseiller de Nicolas Sarkozy paie aussi pour ses prises de positions musclées qui sont à contre courant de celles de Claude Guéant, dont il a dénoncé une «droitisation » et un « durcissement » sur les questions d’immigration. En effet, il s’est montré particulièrement sceptique sur la volonté du ministre de l’Intérieur de réduire l’immigration professionnelle.

Chapeauté par le ministère de l Intérieur, l’Office français de l’immigration et de l’intégration est l’opérateur de l’Etat chargé du retour volontaire des migrants dans leur pays d’origine mais aussi de l ‘intégration des primo-arrivants sur le territoire français. 

Parce que Dominique Paillé, a décidé de rejoindre Jean-Louis Borlo, Nicolas Sarkozy a décidé de mettre fin aux fonctions de Dominique Paillé à la tête du conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii).

Dominique Paillé, qui avait succédé à Philippe Bas, ancien ministre et ancien secrétaire général de l’Elysée à l’époque de Jacques Chirac, est débarqué de l’office français de l’immigration. Il dit avoir refusé d’être rémunéré pour les fonctions qu’il quitte et espère que son successeur suivra son exemple.

Dans un communiqué il dit prendre «acte de la décision du président de la République (…), huit mois après une nomination que je n’avais absolument pas sollicitée. Cette décision est sans nul doute motivée par mon engagement aux côtés de Jean-Louis Borloo pour l’élection présidentielle de 2012. Elle l’est peut-être également par une liberté de ton sur les questions d’immigration et l’expression parfois critique de certains désaccords avec le gouvernement», ajoute l’ancien porte-parole adjoint de l’UMP.

Contre la droitisation de Guéant

M. Paillé a en effet exprimé des positions à contre-courant de celles du ministre de l’Intérieur Claude Guéant ou de l’UMP dont il a dénoncé un « durcissement » et une « droitisation » sur les questions d’immigration.

Il s’est aussi prononcé contre une suspension des accords de Schengen évoquée par M. Guéant après l’afflux de migrants tunisiens et s’est montré sceptique sur le souhait du ministre de l’Intérieur de limiter l’immigration professionnelle.

Créé en 2009, l’Ofii est l’opérateur de l’Etat chargé du retour volontaire des migrants dans leur pays mais aussi de l’intégration de ceux qui restent en France durant les cinq premières années de leur séjour.

La maîtrise des flux migratoires

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Dossier mis à jour le 13.04.2010

La France est un pays d’immigration depuis la deuxième moitié du XIXè siècle. Jusqu’en 1945, il n’y a pas de politique d’immigration à proprement parler mais des mesures prises ponctuellement.

La publication de l’ordonnance du 2 novembre 1945 est symbolique du début de la mise en oeuvre d’une véritable intervention de l’Etat dans ce domaine. Aujourd’hui, les sources de droit sont complexes et relèvent non seulement de la législation française mais également de textes internationaux, conventions ou traités ou accords bilatéraux. Depuis l’entrée en vigueur du traité d’Amsterdam, la compétence communautaire dans les domaines de l’immigration et de l’asile est établie. En attendant une harmonisation des politiques au niveau européen, les questions de l’immigration et de l’asile restent encore largement du niveau national.

Les statistiques sur les étrangers (personnes n’ayant pas la nationalité française) et les immigrés (personnes venues s’établir en France), sont sans doute délicates à obtenir, de plus les sources sont dispersées entre plusieurs services. Néanmoins, selon le recensement général de la population établi par l’Insee en 1999, la proportion d’immigrés reste stable depuis 25 ans et plus d’un immigré sur trois est de nationalité française.

La citoyenneté ne se réduit pas au droit de vote, mais il en est une composante et les immigrés devenus français ont bien sûr le droit de vote et d’éligibilité. Les immigrés qui n’ont pas la nationalité française, restent exclus du droit de vote aux élections locales (hormis les ressortissants européens).

Quelle est d’ailleurs la place des immigrés (étrangers ou non) dans la cité ? Au regard du logement, du travail, de la scolarisation des enfants, de l’expression associative ou culturelle, et en matière de santé, les textes applicables sont les mêmes pour tous (code du travail, code pénal, code de la sécurité sociale …). Cependant les textes réglementaires et législatifs ne suffisent pas toujours à éliminer des pratiques discriminatoires comme en attestent certains organismes, dans l’accès au travail, au logement social, à certaines structures culturelles notamment.

Ce dossier se clôt avec la remise au Premier ministre en mars 2005 du premier rapport sur l’action du gouvernement pour la maîtrise des flux migratoires, prévu par la loi du 26 novembre 2003.

« Sarkozy a fait pression », affirme le centriste Dominique Paillé, qui a été débarqué de la tête de l’Office français de l’immigration et de l’intégration« C’est sa méthode de gouvernement. » L’ancien porte-parole de l’UMP devrait être remplacé par Arno Klarsfeld, réputé proche du président de la République. Nommé à la direction de cette administration le 23 janvier, Dominique Paillé se serait vu signifier  son remplacement à la mi-août. Son passage à la tête de l’office n’aura donc duré que 7 mois.

L’ancien député, joint par Le Monde.fr, voit dans son éviction le résultat d’une décision élyséenne liée à son départ du parti présidentiel, suivi de son ralliement à Jean-Louis Borloo, président du parti radical et potentiel candidat rival de Nicolas Sarkozy pour 2012. Dominique Paillé avait déjà été débarqué du porte-parolat de l’UMP par Jean-François Copé, lorsque celui-ci s’est emparé de la direction du parti présidentiel, en novembre 2010. Deux mois plus tard, il est néanmoins nommé à la direction de l’office français de l’immigration et de l’intégration.

‘J’ai été bombardé à la tête de cette administration sans l’avoir sollicité. J’ai assuré ma mission avec passion’, assure-t-il, tout en regrettant de ne pas avoir eu le temps de mener à bien plusieurs objectifs, faute ‘d’une vraie volonté politique en faveur de l’intégration’.

LES MISSIONS DE KLARSFELD

Interrogé par Le Monde.fr, le ministère de l’intérieur ne dément pas la nomination prochaine d’Arno Klarsfeld. L’avocat s’est vu par le passé confier plusieurs postes ou missions par Nicolas Sarkozy. En 2006, alors qu’il est encore candidat et président de l’UMP, il charge Arno Klarsfeld d’établir un diagnostic sur la situation des sans-abri et de formuler des propositions. Pendant la campagne, le candidat Sarkozy s’engagera à ce qu’aucun sans-abri ne soit obligé de (…) Lire la suite sur lemonde.fr

« Je prends acte de la décision du président de la République (…), huit mois après une nomination que je n’avais absolument pas sollicitée », écrit M. Paillé dans ce texte confirmant une information de France Inter.

« Cette décision est sans nul doute motivée par mon engagement aux côtés de Jean-Louis Borloo pour l’élection présidentielle de 2012. Elle l’est peut-être également par une liberté de ton sur les questions d’immigration et l’expression parfois critique de certains désaccords avec le gouvernement », ajoute l’ancien porte-parole adjoint de l’UMP.

M. Paillé a en effet exprimé des positions à contre-courant de celles du ministre de l’Intérieur Claude Guéant ou de l’UMP dont il a dénoncé un « durcissement » et une « droitisation » sur les questions d’immigration.

La colère de Raffarin contre Sarkozy

Sur son blog, Jean-Pierre Raffarin demande vendredi une « clarification » à Nicolas Sarkozy après des propos que le chef de l’Etat aurait tenu à son encontre. Lors du petit-déjeuner de la majorité, jeudi, le président avait fermement critiqué, en son absence, l' »irresponsabilité » de l’ancien Premier ministre en raison de son opposition à la hausse de la taxe sur les entrées dans les parcs à thèmes. L’élu du Poitou assure dans son billet qu’il ne se rendra plus aux petits-déjeuner élyséens avant d’avoir obtenu des explications.

Jean-Pierre RaffarinJean-Pierre Raffarin veut une « clarification » après les propos de Nicolas Sarkozy. (Reuters)

Il n’a pas assisté à la scène mais elle l’a visiblement heurté. Jeudi, lors du petit-déjeuner de la majorité à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a, comme chaque semaine, passé en revue l’actualité politique. Et s’est attardé sur les débats sur le plan antidéficit de François Fillon. Sa cible : ceux qui, à l’UMP, ont critiqué la proposition d’une hausse de la TVA sur les entrées dans les parcs à thèmes. Et plus particulièrement Jean-Pierre Raffarin, absent de ce rendez-vous. L’ancien Premier ministre s’était élevé auparavant contre cette mesure, tout élu qu’il est du territoire accueillant le Futuroscope.

« On peut avoir des arguments contre cette mesure mais certainement pas dire que ça revient à attaquer les pauvres, comme l’a dit Raffarin! », s’est emporté le chef de l’Etat, lors du petit déjeuner de la majorité à l’Elysée, selon plusieurs responsables UMP qui y participaient. « C’est irresponsable, surtout venant du premier vice-président du conseil national de l’UMP! « , a jugé le président Sarkozy. Une critique sans ménagement qui a été suivie d’un appel à l’unité dans les rangs du parti majoritaire, alors ques’ouvre vendredi le campus UMP à Marseille.

Raffarin veut une « clarification »

L’ancien Premier ministre a fait savoir sur son blog qu’il n’appréciait pas cette remontrance. « Les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence, de Nicolas Sarkozy au cours du petit-déjeuner de la majorité sont surprenantes et méritent clarification », écrit-il dansun billet publié vendredi . Et le sénateur de la Vienne de marquer son indignation en annonçant que « d’ici là », il se « place en congé de cette instance dite de concertation ». L’ancien Premier ministre, élément important du pôle de centre-droit à l’UMP et du Sénat explique donc qu’il va sécher la rencontre hebdomadaire, à quelques jours du renouvellement d’une partie de la haute assemblée.

L’unité vantée risque donc d’être délicate à afficher à Marseille après cette demande publique de « clarification ». Mais l’ancien Premier ministre a tenu à rassurer ses alliés à l’UMP en annonçant qu’il ne renoncerait pas à son rôle de monsieur loyal de la journée de samedi au campus : « Pour Jean-Francois Copé, Jean-Claude Gaudin et Benjamin Lancar – et pour les militants – je présiderai néanmoins samedi le Conseil national de l’UMP. » Sa « colère » se dirige donc uniquement contre le chef de l’Etat.

L’ire de Raffarin a été copieusement critiquée. « Ce n’est pas bien, ce n’est pas solidaire », a vilipendé le ministre de l’Economie François Baroin au Talk Le Figaro. Lionnel Luca (Droite populaire) a fustigé son comportement « ringard » et « stupide ». « On ne demande pas des comptes au président de la République, franchement soyons sérieux ! ». Juste avant le billet de M. Raffarin,  Jean-François Copé avait rendu hommage au sénateur de la Vienne, soulignant le « rôle essentiel » de son « ami » et son « travail remarquable ». A l’UMP, on minimisait l’impact de ces « bisbilles » rituelles sur le Campus en voulant croire qu’une actualité en chasserait vite une autre. « Lundi on parlera d’autre chose. Il paraît qu’il y a un avion qui arrive de New York… », a soufflé un responsable UMP en allusion au retour de Dominique Strauss-Kahn en France.

Vivien Vergnaud – leJDD.fr

vendredi 02 septembre 2011

Passe d’armes entre Raffarin et Sarkozy

Par MLC avec Thierry Guerrier

Publié le 2 septembre 2011 à 10h14Mis à jour le 2 septembre 2011 à 21h41

 L'ancien Premier ministre et le président s'affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème.L’ancien Premier ministre et le président s’affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème. © MAXPPP

L’ancien Premier ministre et le président s’affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème.

Les absents ont toujours tort. L’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a fait l’expérience de cette maxime populaire jeudi matin. Alors qu’il n’assistait pas à une réunion à l’Elysée, Nicolas Sarkozy en a profité pour critiquer sa position sur la hausse de la TVA dans les parcs à thème. Depuis, le ton ne cesse de monter entre les deux hommes, par fuites aux médias interposées.

Une remarque qui passe mal

Tout est parti de la remarque de Jean-Pierre Raffarin au lendemain del’annonce par François Fillon de la mesure sur les parcs à thème. Sur son blog, l’ancien Premier ministre l’avait alors qualifiée de « mauvaise idée qui frappe d’abord les familles dont ce type de visites remplacent souvent des vacances trop coûteuses ». Un argument qui est mal passé auprès de Nicolas Sarkozy.

Jeudi matin, au cours du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité à l’Elysée, le chef de l’Etat a défendu, devant des dirigeants de la droite dont le patron de l’UMP, Jean-François Copé, ces mesures d’austérité et en a profité pour tacler Jean-Pierre Raffarin, absent de la réunion.

Des propos « irresponsables »

Nicolas Sarkozy a ainsi qualifié d »irresponsables » les propos du sénateur de la Vienne. « Il est possible d’avoir des arguments contre cette mesure mais on ne peut pas laisser dire qu’elle revient à attaquer les pauvres comme l’a dit [Jean-Pierre] Raffarin », a-t-il estimé.

Certains collègues de Jean-Pierre Raffarin lui ont aussitôt rapporté que le chef de l’Etat l’avait visé sans ambiguïté. De son côté, l’Elysée tente de calmer le jeu en assurant que le président n’a jamais cité nommément Jean-Pierre Raffarin. Mais le mal est fait et Jean-Pierre Raffarin est furieux.

Raffarin exige une « clarification »

« C’est une faute grave, lourde, qui ne sera pas sans conséquence », a-t-ilrépliqué dans la soirée , interrogé par Europe 1. Le sénateur avait alors menacé à demi-mots de profiter de l’Université d’été de l’UMP pour relancer la polémique, fustigeant le manque de concertation entre l’Elysée et le Parlement. Et il a mis sa menace à exécution : vendredi après-midi, dans un message posté sur son blog, Jean-Pierre Raffarin a demandé publiquement une « clarification ». Le ton pour le reste du week-end à Marseille est donné.


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Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant : http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/01/dominique-paille-debarque-de-l-office-de-l-immigration-sarkozy-a-fait-pression_1566286_823448.html

En mai 2010, il y a un 1 an, Cassandre, l’auteur du livre choc, disait que DSK ne se présenterait pas aux élections présidentielles de 2012.

Publié le

http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/interview-les-etonnantes-revelations-de-cassandre-sur-dsk-407939

Le vendredi 20 mai 2011 – 09:30

Interview de Voici à Cassandre le 8 mai 2010,

il y a donc 1 an :

Les étonnantes révélations de Cassandre sur DSK

 Cassandre, l’auteur du livre choc sur Dominique Strauss-Kahn, a répondu aux questions de Voici.

Son livre, Cassandre l’a publié en mai 2010. À l’époque seul Voici lui avait donné la parole. Son livre Les secrets d’un présidentiable fut traité de « coquille vide » par l’entourage de DSK. Parce qu’il contenait trop de révélations sur les rapports ambigus entre Dominique Strauss-Kahn et les femmes ? Nous republions aujourd’hui l’interview parue dans le Voici du 8 mai 2010.

Qui se cache derrière Cassandre ?

Je suis une femme, tout simplement. Une femme qui avait pour Dominique Strauss-Kahn une admiration immense.

Pourquoi ce livre ?

J’ai cru en Dominique Strauss-Kahn, si fort que j’ai mis ma propre vie entre parenthèses pendant des années pour servir ses intérêts. Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’avoir été utilisée. Alors j’ai dit stop !

À peine sorti, votre témoignage est déjà décrédibilisé dans certains médias.

Ce que je raconte de la stratégie présidentielle de DSK gêne son équipe de communicants. Je dis qu’il est en réalité un « candidat fabriqué sur mesure pour coller aux attentes des Français ». Cette équipe veut évidemment décrédibiliser le livre.

Comment vont-ils s’y prendre ?

Pour faire capoter un livre, il suffit d’insinuer que c’est une grosse daube, bourrée d’incohérences, qui diffame la terre entière. On ajoute ensuite qu’il y aura procès. Et si on finit par découvrir qui je suis, eh bien ce sera presque un soulagement…

Dès le premier chapitre, vous écrivez : « DSK ne sera jamais président de la République parce qu’il ne se présentera pas. » À la fin vous dites que vous serez derrière lui en 2012, pas très cohérent, non ?

Mais si ! Il ne se présentera pas, il l’a confié à ses proches courant avril. Sauf que tout le monde voudrait qu’il change d’avis. Même moi. Parce que, malgré ses défauts, dans le contexte actuel d’une très grave crise financière internationale, il a toutes les qualités pour diriger la France. Et aussi les défauts. Il est intelligent, certes, mais aussisexaholic. Comme tous les grands hommes.

Avec les femmes, comment est-il ?

C’est un homme brillant et fulgurant, mais il est capable de faire des choses incohérentes pour séduire. Par exemple, on m’a raconté qu’il y a quelques temps, Dominique est passé au Mexique pour intervenir dans un colloque. En arrivant à son hôtel, il aurait croisé une femme de chambre qui lui aurait tapé dans l’œil. Il a commencé à l’entreprendre, jusqu’à en oublier l’heure de la conférence.

La séduction est son arme fatale. D’après vous, toutes les femmes y succombent ?

Dominique a eu 61 ans le 25 avril. Dire que toutes les femmes se pâment devant lui serait exagéré. Pourtant quand il sort l’artillerie lourde, c’est un grand séducteur. C’est vrai qu’il est agréable de se faire dévorer des yeux jusqu’à ce que nuit s’en suive. Enfin quand je dis « nuit »… Parler d’une « pause » dans son emploi du temps serait plus juste ! Cet homme est pragmatique. Il préférera toujours se détendre quelques heures dans un Formule 1 anonyme, où l’on peut entrer sans croiser personne plutôt que d’aller dans un palace où il risque d’être reconnu dans l’instant.

Pour vous, c’est juste un séducteur ?

L’un des membres de son équipe explique que s’il ne pense pas toujours à ça, quand il y pense, ça prend toute la place.

Comment réagit son épouse Anne Sinclair à toutes ses incartades ?

Anne est une femme discrète, qui déteste exposer sa vie privée. Bien sûr, quand on se met à sa place, on se dit qu’on aurait vite explosé si ce genre de chose nous était arrivé. La vérité, c’est qu’elle reste très digne.

À vous lire on se dit qu’on ne peut pas travailler avec lui si on est une femme…

Pas facile… Piroska Nagy, l’économiste du FMI qui a été sa maîtresse en 2008, a écrit une lettre aux enquêteurs qui cherchaient à comprendre si Strauss-Kahn avait abusé de sa position pour coucher avec elle. Elle y expliquait qu’il avait un sacré problème avec les femmes, qui le rendait vraisemblablement incapable de travailler avec elles. C’est grâce à elle que j’ai eu le courage de faire ce livre. Pour que le silence ne soit pas la seule réponse que Piroska ait reçue à ses appels à l’aide.

Vous décrivez DSK comme un être supérieurement intelligent. Et pourtant, il est du genre à envoyer des mails explicites à une maîtresse d’un soir. C’est idiot, non ?

C’est un des mystères de la vie.

Son entourage veille-t-il sur lui comme le lait sur le feu ?

C’est le moins qu’on puisse dire ! Mais le « Gang » est très franco-français, et Dominique a désormais le rang d’un chef d’Etat international, très loin de nous. Certains disent que ce sera plus facile à l’Elysée, qu’au moins, là-bas, on pourra empêcher les débordements. L’un de ses plus proches conseillers avait une expression très drôle quand il quittait son bureau, à l’époque où DSK était ministre des Finances. En fin de journée, il se tournait vers nous en fronçant les sourcils et il disait : « Pas de bêtises, ce soir, n’est-ce pas ? ». Cette petite phrase manque beaucoup à Dominique depuis qu’il dirige le FMI.

D’après vous, les scandales qui l’ont éclaboussé ont-ils calmé son appétit sexuel ?

Dominique est un ogre. Il sait bien qu’il doit se mettre au régime s’il veut briguer de nouveaux mandats. Sauf qu’il n’y arrive pas. Chaque minuscule gourmandise qui passe sous son nez le fait saliver. Avec les femmes, il est comme le loup de Tex Avery. Quand il aura pris quelques claques sur le museau, il se calmera peut-être.

Les secrets d’un présidentiable, Cassandre, Plon

Le vendredi 20 mai 2011 – 09:30 : Retrouvez en kiosque dès demain notre VOICI édition spéciale DSK

500 000 dollars de salaire du DG du FMI

Patrimoine du couple Strauss-Kahn – Sinclair :

Anne Sinclaire la petite fille de Paul Rosemberg

New York : 4 millions de dollars

Washington : 4 millions de dollars

Place des Vosges 4 millions d’euros

16ème Paris : 3 millions d’euros

Riad au Maroc : 400 milles d’euros

MAM quatre fois nommée à la tête d’un ministère régalien : « Je n’ai commis aucun manquement » ; Derrière les fautes de MAM, la faillite de Sarkozy

L’explication de texte de ce remaniement en catastrophe, provoqué par l’« affaire MAM », sera faite par Nicolas Sarkozy à la télé à 20 heures. Récit de la Bérézina de la politique étrangère sarkozyenne.

Cela fait plus d’un mois que Nicolas Sarkozy tergiverse, mais il s’est finalement décidé à se débarrasser de Michèle Alliot-Marie, poids lourd de son gouvernement, engluée dans une succession d’« affaires », de mensonges à répétition, et d’erreurs politiques depuis le début du soulèvement en Tunisie.

Ancienne présidente du RPR, quadruple ministre régalienne (Justice, Intéreur, Défense et Affaires étrangères), MAM a explosé en vol deux mois à peine après le remaniement de novembre, qui devait pourtant amener le gouvernement de François Fillon jusqu’à l’élection présidentielle de mai 2012.

Dans sa lettre de démission à Nicolas Sarkozy, MAM écrit :

« Bien qu’ayant le sentiment de n’avoir commis aucun manquement, j’ai (…) décidé de quitter mes fonctions de ministre des Affaires étrangères et européennes.

Je vous demande de bien vouloir accepter ma démission.

Depuis quelques semaines, je suis la cible d’attaques politiques puis médiatiques, véhiculant, pour créer la suspicion, contre-vérités et amalgames. »

► La lettre au format PDF

Le premier acte de cette humiliante journée pour l’UMP a donc été le départ forcé de Michèle Alliot-Marie, qui, samedi encore, affirmait qu’elle était « à fond dans son travail » et n’envisageait pas cette sortie.

MAM, qui dit dans sa lettre de démission n’avoir « commis aucun manquement », montre à qui veut une note manuscrite que Nicolas Sarkozy lui a fait passer lors d’un conseil des ministres, lui disant : « tes amis sont avec toi »…

Patrick Ollier donné partant

L’incertitude demeure sur le sort de son compagnon, Patrick Ollier, ministre des Relations avec le Parlement, lui aussi empêtré dans les affaires, celles de l’escapade « dictatoriale » de décembre en Tunisie dont il était, mais surtout ses connivences libyennes avec Kadhafi qui pourraient se révéler autrement plus embarrassantes.

Ce dimanche soir à 20 heures, Nicolas Sarkozy va donc apparaître à la télévision pour nous expliquer pourquoi il remanie profondément son gouvernement.

Une décision prise à peine 106 jours après des changements si importants qu’il avait mis cinq mois à se décider à les faire, hésitant jusqu’au bout à garder François Fillon ou à le remplacer par Jean-Louis Borloo ou par… MAM qui s’était dite « prête » dans Le Figaro.

Mais surtout, le chef de l’Etat va tenter de convaincre de la cohérence de sa politique étrangère, et assurer aux citoyens que la France, comme l’a affirmé sans sourciller sa « plume » Claude GUEANT, « n’a jamais été aussi entendue » et que « l’on n’a peut-être jamais attendu d’elle dans le monde depuis au moins deux décennies ».

Ça va être dur : le départ précipité de Michèle Alliot-Marie a révélé la faillite de cette politique étrangère, non pas tant parce qu’elle a été prise par surprise par les événements tunisiens et de l’ensemble du monde arabe – qui ne l’a pas été ? –, mais par tous ces petits arrangements entre amis qui illustrent aussi un manque d’éthique et de vision dans la conduite de ces affaires.

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Le problème est qu’au-delà de Michèle Alliot-Marie, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui est visé, car la politique étrangère fait partie du « domaine réservé » du Président dans la Ve République, plus encore avec cet hyperprésident qui centralise tout le contrôle à l’Elysée.

Et c’est son bilan que font, en creux, les diplomates « dissidents » du « groupe Marly » lorsqu’ils dénoncent l’affaiblissement global de la politique étrangère française (« La voix de la France a disparu dans le monde »), ou ceux, dimanche, du« groupe Albert Camus » qui, dans Libération, demande que la politique étrangère soit « remise à plat » après le départ annoncé de MAM.

Nicolas Sarkozy joue gros, car, au plus bas dans les sondages, il avait misé une partie de sa stratégie de reconquête sur l’image de « maître du monde » qu’allait pouvoir lui donner la présidence française du G8 et du G20, qui tombe opportunément dans cette dernière ligne droite de son mandat, avant le lancement véritable de la campagne électorale de 2012.

L’aspirant maître du monde est devenu la risée du monde

Or, en fait de maître du monde, il devient la risée du monde, à devoir gérer les vacances de ses principaux ministres (MAM mais aussi Fillon, en Egypte aux frais de Moubarak), au point d’annoncer en conseil des ministres, au moment où le monde arabe vivait des heures historiques, que les membres du gouvernement étaient désormais privés de vacances à l’étranger sans permission.

Le texte d’Henri Guaino, publié samedi par Le Monde, est, de ce point de vue, un remarquable exemple de la méthode Coué sarkozyste. Répétez plusieurs fois, contre toute évidence, que la France n’a « jamais été aussi écoutée », et les Français finiront par le croire.

Mais d’abord, il faut faire le ménage, et débarrasser le paysage d’encombrants personnages qui n’ont, de surcroit, jamais été associés au premier cercle sarkozyste. Exit MAM, donc, en espérant limiter la casse dans l’opinion qui a décidément bien du mal à croire à la « représidentialisation » du Président.

Le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant devrait être nommé place Beauvau, un poste qu’il convoite depuis longtemps.

Claude Guéant (born 17 January 1945) is a French civil servant, general secretary of the French President Nicolas Sarkozy since 16 May 2007

Photo : Claude Guéant, Gérard Longuet et Alain Juppé (Reuters)

Dessin : Baudry


L’ex éléphant des PTT, entre à la Défense en tant que Ministre

Gérard Longuet, un éléphant de la Droite rentre à la Défense, suite au départ de MAM qui était depuis 9 ans Ministre Française de différents portefeuilles.

Juppé aux Affaires étrangères, Longuet et Guéant ministres

Nicolas Sarkozy intervient à 20 heures pour expliquer ses choix et tenter de mettre un terme à la crise de la diplomatie française.

Claude Guéant, Gérard Longuet et Alain Juppé (Reuters)

L’opération sauvetage de la politique étrangère française est lancée. Michèle Alliot-Marie, la ministre des Affaires étrangères discréditée, a annoncé sa démission et son remplacement par Alain Juppé.

Le jeu de chaises musicales touche la Défense, confiée à Gérard Longuet dont c’est le grand retour au gouvernement, alors que Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, devient ministre de l’Intérieur à la place de Brice Hortefeux.

Brice Hortefeux, sous le coup d’une double condamnation en justice, quitterait lui aussi le gouvernement deviendrait Conseiller spécial du Président, comme lors de la campagne présidentielle de 2007, pour préparer 2012.

Sources : « fuites » révélées par BFM-TV avant l’annonce officielle qui devrait suivre en fin de journée.

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