Archives de Tag: Anne Sinclair

A comme Anne, Albert ou Ashton, C comme Carla, Charlène ou Cécilia, D comme Demi, H comme Hélène, T comme Tristane,

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President Nicolas Sarkozy of France and his wi...

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“ Anne courage ” aurait-elle décidé de “ prendre du recul ” ? Son absence, la semaine dernière, aux côtés de son mari, n’a pas en tout cas échappé à “ Voici ”. “ On s’attendait, raconte le magazine, à la voir une nouvelle fois au bras de son époux au moment où il devait être confronté à Tristane Banon le 29 septembre… Mais Anne Sinclair, prenant tout le monde à contrepied, a au contraire préféré rester à Marrakech, dans leur ryad marocain. Bien sûr, avec toutes les émotions de ces derniers mois, elle avait besoin de soleil… Peut-être ne craignait-elle pas grand chose pour lui. Mais certains pensent surtout que, désormais, elle a décidé de le laisser seul face à ses accusatrices… ” Un premier pas vers la liberté ?

 

Tristane : la délivrance

Affranchie, Tristane Banon ? Bientôt “ délivrée ”, professe “ Gala ” dans son horoscope “ spécial stars d’octobre ”, et note ce faisant la drôle de place qu’occupe la mère dans son thème : “ Uranus, qui gouverne la Lune dans son thème de nativité, et Neptune, qui détient la clé de son rapport à l’âme sœur, se trouvent dans le secteur des origines de l’être : les deux symbolisent la mère. Tristane s’est affranchie d’un “ secret ” confié à la responsabilité de sa mère, au moment où Uranus, parvenue en Bélier, s’est trouvée en aspect bénéfique à sa Lune de naissance. Une délivrance. Cela explique cette réaction tardive à la présumée tentative de viol pour laquelle l’écrivaine porte plainte. Le procès, s’il a lieu, sera mouvementé. Mais il lui permettra de se libérer d’un héritage pesant(…) ” Ca mange pas de pain, hein ?

 

Carla obligée de garder le lit

D’une délivrance, l’autre… “ Rarement, le terme de “ délivrance ” n’aura été aussi approprié pour un accouchement ”, écrit “ Voici ”, à propos de Carla Bruni-Sarkozy. “ Obligée d’être alitée jusqu’à la naissance (prévue fin octobre), l’épouse du président n’est pas vraiment à la fête, poursuit-il. Son appartement du XVIe sous surveillance, l’Elysée épié de partout, les déplacements du président interprétés sans relâche, la clinique de la Muette qui avait bien du mal à rester muette… Carla a même dû démentir avoir réservé tout un étage de cette maternité pour l’événement (comme l’annonce “ VSD ”, ndlr). Et demander à sa mère Marisa Bruni-Tedeschi d’aller chercher son fils Aurélien à l’école à sa place, alors qu’elle était alitée ”. Avec toute cette pression, pour sûr, elle aurait préféré accoucher le 3 octobre, comme l’avait annoncé son beau-père, Pal Sarkozy !

 

Cécilia à Paris

Est-ce pour être aux côtés de la future maman ? Est-ce pour rappeler qu’elle existe ? A l’heure où Nicolas Sarkozy et son épouse, encore en forme, s’affichent dans “ Paris-Match ”, baguenaudant dans les rues de Paris, Cécilia ex-Sarkozy prend la pose dans “ Gala ”, “ à deux pas de l’Elysée ”, main dans la main avec son époux Richard Attias. Hasard ? Pour son “ escapade automnale ”, le couple a élu domicile “ au Bristol, à quelques mètres du palais présidentiel ”, précise le journal, qui ajoute : “ Cet été, le Tout-Paris bruissait. De vilains échos assuraient — les mauvaises langues en étaient sûres — que leur couple battait de l’aile. Richard et Cécilia n’en ont eu cure et continuent à tracer leur sillon à New York, où ils vivent depuis plusieurs années, regardant dans la même direction. Vers la France, en l’occurrence ”. Ah, ah… le couple aurait-il l’intention de se réinstaller dans la capitale ?

 

Cécilia a repris sa carte à l’UMP

Tout le porte à croire, selon “ Gala ”. “ Déjà à la tête d’une fondation qui porte son nom, Cécilia, dit-il, veut servir la France, comme elle l’écrit sur son blog : “ J’ai toujours conservé un lien fort avec mon pays ”. (…) Pour ce faire, l’ex-First Lady est prête à s’investir : “ Représentante des Français de l’étranger, un poste à l’Unicef ou à l’Unesco, ce type de fonctions l’intéresse pour l’avenir ”, reconnaît un proche ”.

Pourquoi cette soudaine envie de France ? “ Ces derniers mois, explique le people, la vie de Cécilia a changé. Sa fille, Jeanne-Marie s’est installée avec ses deux enfants (…) à Boston, où son mari a repris des études à la Harvard Business School. Louis, le fils du président de la République est, lui, en pension aux Etats-Unis et ne vit plus à ses côtés à New York même. Seule Judith, son aînée, demeure à Big Apple et travaille avec Richard Attias au sein de l’entreprise The Experience qu’il a créée en 2009 ”. Signe imparable que l’ex-Première dame veut s’impliquer dans la vie hexagonale : “ Elle a repris sa carte à l’UMP. “ Alors qu’elle avait fait sa demande de renouvellement sous son nouveau nom de femme mariée, l’UMP lui a automatiquement attribué le même numéro d’adhérent que lorsqu’elle s’appelait Sarkozy ”, s’amuse un ami de la famille. (Mais) il le promet : “ Elle ne s’immiscera pas dans le débat politique français et ne fera rien qui puisse nuire à Nicolas Sarkozy ”. S’il le dit !

 

Hélène et ses filles

Et puisqu’on parle d’ex ”, “ Grazia ” se penche cette semaine sur le cas Hélène de Yougoslavie, ex-mme Thierry Gaubert, par qui, vous le savez, le scandale des “ mallettes ” est arrivé. “ Le torchon brûle entre la princesse slave et ses filles ”, titre le mag, qui s’interroge : pourquoi ? “ Selon plusieurs proches d’Hélène, note-t-il, Milena et Nastasia seraient instrumentalisées par leur père. “ Aujourd’hui, Hélène est particulièrement meurtrie, vous imaginez le mal que ça peut faire de se faire traiter de folle par ses propres enfants, de recevoir un texto vous enjoignant d’aller vous suicider, c’est terrible…, confie une de ses amies. En défendant leur père, c’est peut-être leurs intérêts que Milena et Nastasia cherchent à préserver ” Et d’énumérer les cadeaux du père aux filles : “ Les studios à Neuilly, les vacances dans la somptueuse villa de 1000 m2 en Colombie, les virées shopping rue de Passy… ”. A quoi ça tient l’amour…

 

Demi et Ashton, victimes de Twitter ?

Et puisqu’on en parle, entre Demi Moore et Ashton Kutcher, ça ne va pas fort. Ca sentirait même le sapin, à en croire les journaux de la semaine qui, tous, sans exception, pronostiquent une rupture imminente entre la “ cougar ” et son mignon un tantinet volage. “ Demi Moore et Ashton Kutcher sont au bord du divorce, constate froidement “ Elle ”. Pour leurs six ans de mariage, le 24 septembre dernier, Ashton a préféré passer la soirée… avec une autre, dans un sinistre Hard Rock Hotel à San Diego. Tous les tabloïds s’arrachent maintenant à prix d’or les confessions des maîtresses de l’acteur. Mais c’est encore sur Twitter que la guerre des nerfs fait rage : après avoir combattu les rumeurs d’infidélité d’Ashton à coup de photos énamourées sous la couette, Demi et sa moitié s’envoient maintenant des phrases lapidaires. “ Je vois à travers toi ”, lui a-t-elle lancé, au début du mois de septembre, pour illustrer un portrait d’elle seule — et triste —, les yeux fermés. “ Quand on suppose quelque chose mais qu’on ne sait rien, on se ridiculise et on me ridiculise aussi ”, lui a-t-il répondu — ainsi qu’à ses détracteurs. Jamais un couple de stars ne s’était autant affiché ni autant déchiré sur Twitter. Au point qu’on peut se demander si Twitter ne leur a pas été fatal… ”

 

La nouvelle “ Mme Kutcher ”

Pour expliquer la fin du couple, “ Public ” avance des raisons beaucoup plus prosaïques : “ Ashton voulait un bébé ”, “ Il a connu Demi trop jeune ”, “ Il l’a humiliée une fois de trop ”. Cash, le people se fend d’un “ portrait ” illustré de celle par qui le scandale est arrivé : “ Elle a l’œil coquin, une peau de bébé et une chute de reins à se damner. Elle peut danser toute la nuit en boîte, picoler dans un jacuzzi, s’envoyer en l’air jusqu’à 4 heures du mat’ et être fraîche comme une rose le lendemain matin. Demi ne pouvait pas lutter ”. Et paf !

La suite est du même tonneau, quoique pas très flatteuse pour la jolie blonde de 23 ans qui a tourné les sens du lionceau : “ Après un passage éclair à la fac, Sara (Leal) gagne sa vie grâce à Gavin Naumoff, un individu louche qui officie comme rabatteur de jeunes filles peu farouches pour les célébrités qui souhaitent s’amuser, indique-t-il. (…) En juin dernier, Naumoff présente (Sara) à Ashton. (…) Mais il résiste. Du moins, il fait beaucoup d’efforts pour ne pas craquer. Il vient de remplacer Charlie Sheen dans “ Mon oncle Charlie ”. L’acteur a perdu son job pour ses excès de sexe et de drogue. L’heure n’est pas au scandale, d’autant que la prod le paie royalement : 700 000 dollars par épisode ! (Mais) le 23 septembre, après avoir dansé au Fluxx, un club de San Diego, avec elle et trois autres jeunes filles, Ashton emmène tout ce beau monde dans la suite Diamond du Hard Rock Hotel pour une fois, il se lâche. Il commande des litres de vodka et se déchaîne. Il s’isole ensuite avec Sara pour une partie de jambes en l’air tandis que ses bodyguards tiennnent à l’écart les autres filles dont ils ont confisqué les portables. La suite, on l’imagine ”. Oui, enfin, nous, perso, le coup des bodyguards et des téléphones portables confisqués pour “ s’envoyer en l’air ”, on n’y aurait pas, de nous-mêmes, forcément pensé… On y songera, hein, pour la prochaine fois. Ca peut avoir son piquant. Ou pas.

 

Albert et Charlène : un beau mariage

Dans la série des belles histoires, il y a aussi, et enfin, celle du prince et de la princesse de Monaco. Car “ Paris-Match ” nous le certifie sur huit pages, album photos à l’appui : “ L’union d’Albert et Charlène a ressemblé à toutes les noces : émouvante et joyeuse ”. Quoi ? Vous doutez encore ! “ Trêve d’insinuations, coupe “ Match ”, c’était un vrai mariage avec ses rires, ses sourires et ses larmes… de joie ”. OK, OK, on ne dit plus rien, promis, on se tait.

On ne peut s’empêcher de le noter, malgré tout — la ficelle est tellement grosse —, à côté de la série de clichés, en noir et blanc, très très distingués, du mariage d’amour princier, le magazine, saisi par le remords ?, publie un article où il apparaît que Charlène n’a pas complètement adopté la Principauté — et réciproquement. “ Depuis son mariage, indique “ Match ”, la nouvelle princesse limite ses apparitions publiques. La jet-set monégasque l’espère à chaque inauguration, chaque célébration, chaque dîner de charité — il y en a beaucoup en Principauté. Ils sont souvent déçus. Charlène ne veut laisser dicter son emploi du temps par personne ”. Nouveau pied de nez ? “ Pour sa première sortie officielle seule, la princesse a choisi La Turbie, village français de 3 200 âmes juste au-dessus de Monaco, et sa fête de la Saint-Michel, le patron local. (…) Car, à La Turbie, Charlène est un peu en famille : ses parents y habitent, et le village n’est pas loin de Roc Agel, le “ ranch ” des Grimaldi, qu’elle préfère au Palais. (…) A Monaco, la visite de Charlène chez les voisins français a fait grincer quelques dents. Même si beaucoup de Monégasques y sont installés, ça reste “ l’étranger ” ”. Charlène et le Rocher, c’est pas le grand amour, on dirait. Mais, bon, l’amour, c’est compliqué, pas vrai ?

 

Vous en voulez encore ?

Jennifer Aniston s’est fait faire une fécondation in vitro et attend des jumeaux(“ Voici ”) ; depuis qu’elle est enceinte, Beyoncé ne supporte plus le parfum de Jay-Z (“ Public ”) ; Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau ont donné une petite sœur à leur fils Léon de 3 ans (“ Voici ”). Bienvenue Lila !

Sean Penn a une nouvelle fiancée (pour la semaine). Son nom ? Shannon Costello (“ Grazia ”, “ Be ”) ; Rihanna s’est entichée d’un boxeur irlandais qui, “ circonstance aggravante, ressemble comme deux gouttes d’eau à Chris Brown ” (“ Public ”) ; Kanye West a présenté sa première collection lors de la Fashion Week, en même temps que sa nouvelle fiancée, Chanel Iman, qui est aussi son mannequin vedette (“ Public ”) ; Alicia Keys a décidé de pardonner et d’ “ avoir confiance en son mari ”, Swizz Beatz (“ Public ”) ; enfin guérie de l’horrible Ashley ? Cheryl Cole roucoule avec son producteur, Alex Da Kid(“ Public ”) ; Joey Starr est “ dingue ” de l’actrice Karole Rocher, qu’il a rencontrée sur le tournage du film “ Polisse ” réalisé par son ex-compagne Maïwenn (“ Voici ”) ; Jean Sarkozy et Bar Refaeli se sont fait un bisou sur la joue (“ Voici ”, “ Public ”) ; Leo Di Caprio et Blake Lively, c’est re-fini (“ Voici ”, “ Public ”) ; lassée par ses frasques, Shakira aurait largué Gérard Piqué (“ Public ”).

En vrac : Jennifer Lopez s’est offert une maison de 13, 5 millions d’euros dans les Hamptons comprenant sept chambres et dix salles de bains (“ Gala ”) ; Lady Gaga “ rend son assistant gaga ” (“ Voici ”) ; Louis Garrel et Robert Pattinson se lancent dans la chanson (“ Be ”), Romane Cerda, ex-épouse de Renaud (“ Match ”), et Aurélie, aînée des trois filles de Francis Cabrel, aussi (“ Gala ”). Aîe, aïe, aïe ! France 3 a envoyé à ses journalistes “ une charte vestimentaire ” pour que “ le style France 3 parle d’une seule voix ”. Au programme : du noir, du gris, du bleu marine, pas de bijoux, de dentelle, de décolleté ni de transparence (“ Grazia ”) ; Patrick de Carolis fera son entrée le 12 octobre à l’Académie française où il occupera le fauteuil d’André Bettencourt, défunt mari de l’inénarrable Liliane (“ Gala ”).

Vous avez du temps à perdre ? Jetez un œil au dossier “ Elles gagnent plus que leur mec ” et faites le test : “ Etes-vous prête à avoir un mec fauché ” de “ Public ”.

Vous voulez plus consistant ? Lisez le papier de “ Be ” sur le phénomène “ Trash The Dress ” et brûlez votre robe de mariée. Plus sérieux, “ Grazia ” analyse, sondage à l’appui, la polémique sur la suppression de la case “ Mlle ”. D’après le mag, vous seriez 71 % à ne pas vouloir la voir disparaître et 53 % à ne pas être gênée du tout d’être appelée “ mademoiselle ”. Comme Catherine Deneuve, dites donc !

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Brasil – Vitoria… La région la plus riche du Brésil

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Brasil – Vitoria.

Le pouvoir au féminin – voici quelques pionnières et quelques femmes de pouvoir…

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Laurence Parisot at the MEDEF headquarter

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Les sociétés

cotées

féminisent

leurs

conseils d’administration

Publié par lefigaro.fr  le 01/08/2011 à 13:01

et mis à jour le 01/08/2011 à 18:31 |

La plupart de ces entreprises ont devancé les exigences de la loi Zimmerman-Copé, et affichent dès aujourd’hui plus de 20% de femmes dans leur conseil d’administration.

Les conseils d’administration des grandes entreprises françaises cotées se féminisent plus vite que prévu. Devançant les exigences de la loi Zimmermann-Copé, les sociétés du CAC 40 affichent en moyenne 20,6% de femmes administratrices, alors que la loi ne rend le quota de 20% obligatoire qu’à partir de 2014, révèle une étude du cabinet Ethics and Boards. Le SBF 120fait un peu moins, bien, avec 14,8% de femmes administratrices. Au total, entre 2009 et 2011, 65 nouvelles femmes ont été nommées.

Certaines entreprises sont à cet égard exemplaires, note le cabinet. Vallourec par exemple, qui ne comptait aucune femme dans son conseil d’administration en 2009, en accueille aujourd’hui 36%. Avec plus de 40% de femmes, Alten et Publicis devancent même déjà la deuxième étape de la loi, qui prévoit que les entreprises publiques et cotées devront comprendre 40% de femmes administratrices d’ici à 2017. Font aussi figure de bons élèves Vivendi, la Société Générale, PPR ou encore France Télécom, dont un tiers des mandats sont féminins.

Beaucoup de femmes de nationalité étrangères

18 sociétés du CAC 40 restent cependant en deçà du seuil de 20%. EADS et STMicroelectronics n’ont même pas nommé une seule femme, contrairement à l’obligation qu’impose la loi (en nommer au moins une dans les six mois qui suivent la promulgation du texte). Plus étonnant, l’Etat n’a choisi aucune femme parmi les administrateurs chargés de défendre ses intérêts au sein des sociétés dont il est actionnaire. Renault et EDF comptent par ailleurs à peine plus de 10% de femmes administratrices.

Si les femmes fraîchement nommées s’avèrent plus jeunes en moyenne que leurs collègues masculins, elles sont aussi plus souvent de nationalité étrangère. Les administratrices étrangères représentent en 2011 plus de 30% des femmes nommées, contre 26% pour les hommes. Un chiffre qui donne à penser que la promotion interne de femmes à des postes à hautes responsabilités reste encore difficile.

Une loi pour imposer

un quota de femmes en entreprise

Par Yann Le Galès
Publié le 20/01/2010 à 21:46

L’Assemblée nationale a adopté mercredi soir

la proposition de loi du patron des députés

UMP Jean-François Copé et

de Marie-Jo Zimmermann visant à favoriser

la parité hommes-femmes

dans les conseils d’administration des grandes entreprises,

vrais bastions masculins.

Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, Patricia Barbizet, directeur général d’Artemis, Laurence Parisot, présidente du Medef, Virginie Morgon, membre du directoire d’Eurazeo, ont un point commun : elles appartiennent au club très fermé des femmes qui siègent dans les conseils d’administration de groupes du CAC 40. Car les instances dirigeantes des grandes entreprises demeurent une affaire d’hommes, malgré les efforts réalisés par BNP Paribas, Michelin, L’Oréal, Pernod Ricardet la Société générale qui comptent plus de 20% de femmes dans leurs conseils.Et la situation n’évolue pas depuis plusieurs années. Ce surplace explique que la France soit un des mauvais élèves de l’Europe avec seulement 9 à 10% de femmes dans les conseils des grandes firmes. Un chiffre qui la place loin derrière la Norvège (41%), la Suède (27%) et la Finlande (20%).Mais la situation va changer. Marie-Jo Zimmermann, députée UMP de la Moselle, et Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, ont défendu ce mercredi devant les députés une loi qui imposera en six ans un quota de 40% de femmes dans les conseils d’administration des sociétés cotées. Une proposition de loi adoptée mercredi soir par les députés.La France suit l’exemple de la Norvège et de l’Espagne. Le Parlement norvégien a voté en 2003 une loi qui a imposé l’égalité hommes-femmes dans les conseils à partir du 1er janvier 2008. Les députés espagnols ont adopté en 2007 un texte qui impose 40% de femmes à partir de 2015.Pour atteindre l’objectif de 40%, Marie-Jo Zimmermann observe qu’il va falloir trouver 1.350 femmes cumulant deux mandats ou 555 cumulant cinq mandats. Un pari impossible, assurent les opposants. Faux, rétorquent les partisans du changement. Les compétences existent. Et les initiatives se multiplient. L’Institut français des administrateurs et l’European Professional Women’s Network-Paris ont mis en place le programme «Women on Boards».

«Faire preuve de créativité»

Véronique Morali, présidente de Fimalac Développement et deTerrafemina, membre du conseil d’administration de Coca-cola Enterprises aux États-Unis, Caroline Apffel, associée du cabinet Heidrick & Struggles, Marina Eloy-Jacquillat ont lancé en décembre l’antenne française du Women Corporate Directors, un réseau de femmes membres de conseil d’administration. Une trentaine de femmes ont participé à la première réunion. Elles échangent des idées, se forment. «Le vivier existe, à condition de faire preuve de créativité et d’élargir le spectre des compétences. Nous pouvons aller chercher des femmes à l’étranger et nous pourrions également nous inspirer de l’exemple des Anglo-Saxons, de la Norvège et de la Finlande en allant chercher des femmes qui ont exercé des responsabilités dans les conseils des universités, de fondations, des ONG. Nous devons également ouvrir aux femmes entrepreneurs qui exercent, par exemple, des responsabilités dans des entreprises familiales», assure Catherine Apffel.La féminisation des conseils est également en marche sous l’influence des investisseurs. Dunya Bouhacene vient de lancer le Women Equity for Growth et le premier fonds d’investissement européen qui privilégie les entreprises favorisant la mixité dans leurs équipes de direction. Un mouvement irrésistible est donc lancé. Et les bouleversements pourraient être grands. Avec la fin des cooptations et un rajeunissement des administrateurs.

Quotas:

13 dirigeantes jugent la loi

qui impose des femmes

dans les conseils d’administration

Par Yann Le Galès le 19 janvier 2010 21h55
Patricia Barbizet, Dominique Damon, Claire de Montaigu ,Véronique Morali et neuf autres dirigeantes parlent en toute liberté de la loi qui veut imposer un quota de 40% de femmes dans les conseils d’administration des grandes sociétés cotées. Marie-Jo Zimmermann, député UMP de la Moselle, et Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, défendent leur projet de loi devant les députés.  

barbiset.jpg Patricia Barbizet, directeur général d’Artémis et présidente du comité d’investissement du FSI.

 » Je suis pour la parité, c’est à mes yeux un progrès nécessaire et urgent et pas seulement pour les femmes mais pour la société dans son ensemble. En revanche, je suis beaucoup moins convaincue par l’idée qu’on y parviendra par des quotas.En premier lieu, l’histoire montre qu’on change rarement les mentalités par la loi.Ensuite, je suis gênée par l’idée qu’on puisse choisir une personne en raison de son genre ou du groupe social dans lequel on la classe. J’y vois un risque de stigmatisation. Je pense qu’il faut parvenir à instaurer la parité et, au-delà, la diversité sans cesser de privilégier les critères de compétences et de personnalité, en s’attachant à repérer les talents et à les faire émerger. C’est un changement collectif, de la société et des moeurs, qui imposera progressivement la parité comme une évidence.
La diversité -des genres, des origines, des cultures- est un fantastique moteur d’adaptation e de progrès de la société. Ce qui change les choses dans un conseil d’administration comme dans tout autre groupe d’ailleurs, c’est la mixité qu’apporte l’arrivée des femmes dans des univers masculins.J’ai toujours été frappée de constater combien, dans des groupes sociaux mixtes, les choses étaient plus fluides et plus évolutives. Dans la sphère professionnelle, à tous les échelons de responsabilité et de décision, une équipe mixte est plus moderne, plus réactive, plus pertinente aussi.De manière générale, quand il y a plusieurs regards, cela marche mieux. »

BOUhacene.jpg Dunya Bouhacene, fondatrice du Women Equity for Growth.

 » Le législateur souhaite corriger certains travers de la « libre désignation des administrateurs car elle entraînerait des effets injustes. Elle ne permettrait pas un égal accès des hommes et des femmes à ces responsabilités et condamnerait de ce fait les instances dirigeantes des entreprises et organisations à être faiblement représentatives.
Des difficultés innombrables surgissent, si l’on se cramponne aux entités théoriques mobilisées par le sujet, questionnant notamment le rôle du législateur, le bien-fondé de l’élargissement aux sphères économiques de ce qui a été tenté en politique, l’issue d’une discrimination positive, le danger de postures essentialistes…
Je passerai sur ces débats car l’essentiel est ailleurs. Je rappellerai simplement le consensus  est large en faveur d’un meilleur partage des opportunités et des responsabilités économiques entre hommes et femmes( 71% des Français sont favorables à l’instauration de quotas de femmes dans les conseils d’administration), que nous ne pouvons en démocratie accepter que la méritocratie ne vaut pas au-delà d’un certain étage et qu’il n’est pas tolérable de raccourcir les perspectives de 60% de titulaires de diplômes de troisième cycle. Enfin, les quotas ne sont qu’un outil largement adopté de par le monde – plus d’une centaine de pays sur tous les continents y ou -eu -recours; dès lors, seule la qualité de son implémentation en fera la vertue ou le vice. Frapper de nullité des décisions émises par un conseil parce qu’il n’est pas mixte, contraint à repenser le vivre ensemble. C’est là le premier mérite de ce projet de loi ».

chouard.jpg Catherine Chouard, Président de Catherine Chouard Conseil (Développement durable des ressources humaine), membre de l’institut français des administrateurs (IFA), membre du collège de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations pour l’Egalité (Halde).  

« Alors que les femmes représentent 47% de la population active, leur proportion dans les conseils d’administration et de surveillance des 500 premières entreprises françaises est de seulement 8% en n’a augmenté que de 1% depuis 2006. C’est la preuve que compter sur la seule évolution « naturelle » des mentalités revient à devoir attendre… plus de cinquante ans! Ayant été pendant 17 ans, la seule femme au sein de consécutivement trois comités exécutifs de grands groupes internationaux, je peux témoigner de la lenteur du processus. Faute d’avoir pu constater une évolution significative, le principe de devoir recourir à une obligation légale s’impose pour atteindre effectivement l’égalité réelle comme l’a d’ailleurs recommandé la HALDE le 29 juin dernier dans sa délibération numéro 2009-237.
La question pourrait légitimement susciter l’indignation. Souhaitons que l’exigence soit la même pour tous! Ouvrir aux femmes le cercle des administrateurs revient à enrichir la typologie des profils d’expérience et de fait à réduire le cumul de mandats des titulaires actuels. Ce qui en peut qu’être positif pour les entreprises et leurs parties prenantes. De plus, le choix d’une femme pourra se faire à compétences égales car nombreuses sont celles qui, grandes professionnelles, sont préparées à exercer un mandat par des formations spécifiques comme celles de l’IFA. ».

DCostantini.jpg Dominique Costantini, Président du directoire de BioAlliance Pharma. 

 » Avec regret, je considère aujourd’hui que c’est une idée utile car l’évolution naturelle avec plus de femmes dans les postes à responsabilité qui aurait pu se faire ne s’est pas faite spontanément. La notion de quota est toutefois risquée pour les femmes elle-même car elle suppose un choix basé sur ce seul critère alors qu’il faut intégrer avant tout l’utilité d’une nomination d’un membre pour l’entreprise. L’adéquation de la nomination à ce type de poste donc donc rester basée sur cette utilité pour l’entreprise.La mise en place dans ce sens si elle est décidée devrait se faire progressivement pour ne pas ajouter d’instabilité au sein d’un organe de gouvernance.
Une généralisation est difficile car tout dépend du parcours professionnel et de l’expérience acquise par les candidates à de tels postes. On peut penser qu’elles peuvent amener un autre regard sur l’évolution et les nominations des femmes à l’intérieur de l’entreprise à des postes clés. Elles pourraient également amener une réflexion sur la vision long terme, la formation aux métiers de demain dans l’entreprise pour peu que ces missions de réflexion leur soient confiées. Dans les rapports au sein d’un groupe, elles peuvent parfois éviter les purs rapports de force et contribuer ainsi à une vision plus collective ».

damon do.jpg Dominique Damon, présidente d’Evalind International.

« La mise en place de quotas est à la fois regrettable et souhaitable.Il est regrettable d’avoir à imposer une telle décision aux entreprises et il faut espérer que cela ne dévalorisera pas les nominations féminines à venir. Mais c’est souhaitable, car l’absence d’évolution et le retard français rendent nécessaire de telles mesures.C’est aussi une opportunité pour améliorer la gouvernance des entreprises: faire progresser l’indépendance des administrateurs en réduisant les cooptations dans le microcosme des entreprises du CAC 40 et apporter de nouvelles expériences professionnelles moins homogènes, si la discrimination par secteur industriel est évitée.
Indépendance, écoute et facilité de dialogue, sans recherche de pouvoir, sont des caractéristiques très féminines. En termes de performance de l’entreprise, toutes les études confirment qu’elles y participent largement.Elles peuvent permettre de changer le regard des dirigeants sur l’utilité de faire évoluer la promotion des femmes aux fonctions de direction: une dynamique essentielle. »

photo Agnès_Fourcade B.jpg Agnès Fourcade, Présidente de Femmes Business Angels.

 » Alors même que les femmes ne cessent de monter en compétence dans l’entreprise, est-il normal qu’elles soient à ce point absentes des conseils d’administration? Ne faudrait-il pas prendre en compte dans la composition de ceux-ci la réalité du terrain: femmes majoritaires dans la population, principaux vecteurs de l’achat des ménages, nerf de l’économie? Peuvent-ils continuer à se renouveler dans la consanguinité masculine? Ignorant les rapports de l’autre genre: regards et sensibilités différents, indépendance plus marquée. Et ce courage bien connu qui pousse les femmes à évoquer les questions qui fâchent, préférant soulever les vrais problèmes que protéger leur carrière… Des quotas de femmes quand le bon sens devrait suffire: Quelle tristesse! Je voudrais dire ma colère tout en remerciant les courageux défenseurs de cette idée: pas d’autres solution devant l’intolérable immobilisme! Et qu’on ne nous raconte pas qu’il n’y a pas de vivier: il existe, mais on ne l’exploite pas. Et si on nous accuse de « féminisme », sur le ton péjoratif qui va avec, demandons-nous quel est le pendant de ce terme au masculin? Le mot n’existe pas car les hommes n’en ont pas besoin: la place leur est acquise. ».

Chérifa[2].jpg Chérifa Levet, directrice générale, vice-présidente de Human Genetics Therapy de Shire.

 » Le quota n’est pas une solution idéale car elle induit une position défensive: il faut recourir à l’obligation, à la loi, pour obtenir une place. Pourtant j’y suis favorable car il peut être le coup de pouce nécessaire à l’ouverture du cercle très fermé des détenteurs de ces sièges et à l’évolution des mentalités. Il pose la question du cumul des mandats, qui bloquent des opportunités. Le système de quota doit conduire à l’égalité d’accès à ces postes, à compétence égale, pas au favoritisme, qui desservirait la cause des professionnelles et notre économie.
Il ne s’agit pas de comparer ou d’opposer les qualités respectives des hommes et des femmes. L’objectif est moins d’obtenir un certain pourcentage de femmes dans ces instances que d’atteindre les conditions de la mixité. C’est là que se trouve le gisement de richesse, grâce à la complémentarité des points de vue et des approches, qui permet d’aborder toutes les questions, d’envisager toutes les solutions, donc de prendre une décision plus nourrie. »

liautaud_ok.jpg Martine Liautaud, présidente directrice générale de Liautaud et Cie, présidente d’honneur du Stanford Business Club. 

« Hélas, oui. Hélas, parce que c’est un constat d’échec et que la contrainte n’est jamais la meilleure solution. Oui parce que les femmes sont aujourd’hui très présentes dans l’entreprise, parfois au meilleur niveau, mais rarement dans les instances de gouvernance.Elles sont anormalement sous-représentées dans les conseils: 10% de postes d’administrateurs dans les sociétés du CAC 40.
Les quotas en faveur des femmes ne sont pas une nouveauté dans notre pays.La loi sur la parité en politique a permis à de nombreuses femmes d’exercer des responsabilités, particulièrement au niveau local, à la satisfaction de tous. L’entreprise ne peut pas être le dernier bastion du pouvoir masculin en France, alors que le Medef lui-même est présidé par une femme!
Les femmes apportent dans les conseils d’administration la même chose que les hommes en termes d’expérience, de compétence, d’analyse ou de réflexion.Mais si la question implique que les femmes apporteraient un « plus », je le crois volontiers. Les femmes ont une approche des problèmes souvent plus globales (ou moins binaire), plus ouverte à toutes les dimensions de l’entreprise et plus respectueuse d’un développement durable et équilibré.
Dans les conseils,elles peuvent faire valoir des points de vue susceptibles d’un plus large accord, tout en étant fermes sur les principes et garantes du respect de l’éthique. En bref, la présence des femmes facilite le consensus. C’est la diversité qui fait la valeur ajoutée ».
vmoissonnier_l_0709.jpg Valérie Moissonnier, Coach de dirigeants et de comité de direction, secrétaire générale de la fédération francophone de coachs professionnels. 

 » Oui, sans quota la société française ne fait que de la « Reproduction » de ses élites scolaires, sociales et maintenant dans les conseils d’administration. En tant que coach de dirigeants, j’aide des femmes à accéder aux comités de direction. Ce qui est extrêmement difficile. Un patron ne dira jamais ce qu’il ne veut pas d’une femme parce qu’elles est une femme mais parce qu’elle manque d’expérience, de compétences, d’aptitudes…Ce qui n’est jamais la réalité. Sans loi, les femmes plafonnent à 9% de représentation dans les conseils d’administration.
Les femmes sont plus concrètes et moins conceptuelles. Elles préfèrent le dialogue à l’autorité et les réseaux horizontaux aux hiérarchies verticales. Elles sont « process-oriented’. Elles utilisent une logique inductive plutôt que déductive. Des études américaines ont démontré que les entreprises dans lesquelles il y avait plus de femmes dans leurs comités de direction avaient de meilleurs résultats. Il ne fait aucun doute que la mixité est dans les entreprises un facteur de performance qu’il faut exporter dans les conseils d’administration. »

CdeMONTAIGU.jpg Claire de Montaigu, présidente de Leaders Trust.

 » Cela me choque car c’est avant tout de la ségrégation, une mauvaise réponse à une bonne question.Cela dit, force est de constater que la mise en place de quotas est efficace.Cependant, je n’adhère pas à une loi. Il me semble  que de fermes recommandations, un système d’incitation sérieux avec des objectifs précis qui s’apparenteraient à un code de bonne conduite, seraient suffisant. Afin de contrôler les quotas, une institution indépendante pourrait fixer des objectifs et réaliser un bilan/rapport annuel. Comme par exemple ceux mis en place pour les rémunérations des patrons.
Cela dit pour atteindre ces quotas, il faudrait aussi que les conseils d’administration acceptent des administrateurs qui ne sont pas encore des chefs d’entreprise. Malheureusement, peu de femmes le sont. Les conseils devraient intégrer des dirigeantes de branches ou de division où l’on retrouvent de nombreuses femmes de grand talent.
Les femmes donnent un point de vue bien différent des hommes. Elles ont des qualités d’empathie et d’ouverture utiles en temps de crise.Comme les hommes, elles apportent leurs compétences et leur expérience face à des entreprises dont les effectifs et les clients sont à 50% des femmes. Un « échantillon » représentatif par rapport aux problèmes posés, management, clients…. »

morali_ok.jpg Véronique Morali, présidente de Fimalac Developpement, de Terrafemina, administrateur de Coca-Cola Enterprises aux Etats-Unis. 

 » A condition que le système qui sera proposé aux entreprises soit réaliste et mesuré, je ne suis pas choqué par des quotas qui permettraient une représentation plus équilibrée des femmes dans les conseils d’administration. Les femmes apportent dans les conseils d’administration leur expertise, leur vision et leurs questionnements. Et à ce titre, rien de différent des autres administrateurs. Mais leur présence est un gage aussi d’une complémentarité de regards et d’opinions qui ne peut qu’être utile et profitable à la bonne gouvernance des entreprises ».

oghly_ok.jpg  Marie-Christine Oghly, présidente du Medef Ile-de-France. 

 » Avec 83% de femmes âgées de 25 à 50 ans qui travaillent, la France bat tous les records européens. Et pourtant, nous sommes encore très éloignés d’une véritable parité. Les membres des conseils d’administration des grands groupes ne comptent que 9% de femmes alors qu’elles sont 40% en Norvège, 17% au Danemark, 15% aux Etats-Unis. Faut-il imposer une loi? Face à cette situation, je ne crois pas à la contrainte. La France n’a cessé de légiférer depuis 30 ans: six lois entre 1972 et 2008! Avec quels résultats? La tentation demeure forte de poursuivre dans cette voie. Plutôt que de vouloir imposer, l’Etat doit faire confiance aux partenaires sociaux ou aux actionnaires. L’émergence des femmes dans la vie professionnelle ne peut pas relever seulement de la loi: il s’agit de faire changer les mentalités.De ce point de vue, les députés ne sont pas les mieux placés pour donner l’exemple: avec 12% seulement de femmes élues à l’Assemblée nationale, le chemin vers la parité est encore long.
Des économistes ont prétendu que la crise financière n’aurait pas eu lieu si la parité dans les conseils d’administration avait été respectée.Je n’irai pas jusqu’à cette affirmation mais la présence des femmes dans les conseils d’administration peut éviter aux dirigeants de se polariser sur des enjeux de pouvoir, au détriment du quotidien. Le pragmatisme me semble mieux partagé lorsque la mixité des sexes est respectée. Mais pour cela, il ne faut pas seulement rechercher la femme « alilbi », celle qui siègera en fonction de son sexe et non pas en fonction de ses qualités personnelles. Et cela pose le problème plus complexe de l’évolution professionnelle de la femme au regard de ses contraintes domestiques. C’est là que réside la véritable évolution: faire en sorte désormais que les obligations conjugales et familiales soient compatibles avec des responsabilités professionnelles importantes. C’est là que réside la véritable responsabilité de l’Etat et non pas dans l’instauration de tel ou tel type de quota ».

pascale perez.jpg Pascale Perez, présidente de Derichebourg Polyurbaine et de Dedis.

 » Je suis plutôt opposée au principe des quotas qui a tendance à décrédibiliser les femmes. Le monde des affaires est historiquement et culturellement masculin. Le chiffre de moins de 10% de femmes dans les conseils d’administration du CAC 40 place la femme derrière place la France derrière la Turquie et la Roumanie. Le recours à la loi et aux quotas est le seul moyen pour provoquer un électrochoc. Les femmes sont prêtes pour cela: leur capacité à gérer vie privée et familiale en parallèle de leur vie professionnelle n’est plus à démontrer. Prétendre l’inverse est un prétexte à l’inertie. En parallèle, on pourrait imaginer l’imposition de critères de jugement de bonne gouvernance, et aussi une évaluation obligatoire des fonctions d’administrateurs. Pour toutes ces raisons, j’encourage Jean-François Copé dans son projet, et lui rappelle qu’il faut être vigilant. Le parlement est en majorité masculin.
Les femmes peuvent apporter une réelle diversité: par leur état, par leur expérience et par leur âge, puisque les nouvelles « entrantes » seront forcément plus jeunes que la moyenne actuelle. Elles sont capables d’élargir les domaines d’intérêts des conseils, tout en améliorant la communication et, ainsi, contribuer à une plus grande transparence. Face aux bouleversements rapides de ces dernières années remettant en question nos modèles économiques, les femmes apporteront les idées et les analyses nécessaires pour relever les défis de demain. Finalement, je pense que l’arrivée des femmes dans les conseils jouera certainement un rôle dans l’indispensable révolution culturelle que doivent connaître ces derniers ».
Le Conseil d’administration a décidé à l’unanimité de coopter Inès-Claire Mercereau comme administrateur et de la nommer Président-directeur général de Boursorama.
Par Inès Mercereau | Président-Directeur général de Boursorama | 01/10/10

« J’ai été tellement habituée à être dans des univers où les femmes étaient minoritaires, que la situation où il y a effectivement la parité est une chose que je n’ai jamais véritablement constatée. »

Inès Mercereau a commencé sa carrière à la Cour des Comptes en 1983. Elle est diplômée de l’Ecole nationale d’administration.

En 1987, elle rejoint la direction du Trésor où elle a notamment occupé les postes de conseiller économique du Directeur et de secrétaire général du Comité interministériel de Restructuration Industrielle (CIRI).

En mars 1995, elle rejoint la banque Arjil en tant que gérant.

En mars 1997, elle rejoint Société Générale comme Directrice associée en charge du secteur banques assurance au département fusions-acquisitions.

De 2001 à 2003, elle a été Président-Directeur général de Sogessur, la filiale d’assurance dommages du groupe Société Générale.

De 2003 à 2007, elle est Directrice de la Stratégie du groupe Société Générale.

Depuis octobre 2007, Inès Mercereau est nommée Directrice déléguée de la Direction des Services financiers spécialisés, en charge des assurances et du crédit à la consommation du groupe Société Générale. Inès Mercereau est membre du Comité de Direction du Groupe.

Pour marquer son engagement dans la diversité, Société Générale a décidé de donner la tribune de ses médias à ses collaboratrices exemplaires à travers cinq portraits. Arrivées aux sommets, elles partagent leur vision du rôle des femmes dans l’entreprise, dans la conduite du changement, des freins qu’elles ont pu rencontrer et parlent de l’équilibre vie privée-vie professionnelle.

Quatre autres vidéos de nos dirigeantes sont à venir.

En savoir plus cliquer sur le lien suivant : La tribune des femmes

Parité en entreprise :

la Norvège montre la voie

Marie Bartnik (lefigaro.fr)
Publié le 19/01/2010 à 16:46

Ce pays nordique,

qui a imposé à ses entreprises des quotas en 2003,

se distingue par un taux très élevé de femmes administratrices.

Certains pays d’Europe, dont la France,

sont en passe de mettre en oeuvre des législations similaires.

La France ne fait pas encore figure d’exemple. Avec 10,5% de femmes dans les conseils d’administration (CA) des entreprises du CAC 40, et 7,5% globalement, elle se situe plutôt en retrait de la moyenne européenne, à 9,7%. Désireux de faire prendre aux entreprises françaises un autre tournant, les députés examinent mercredi une proposition de loi visant à assurer la parité dans les conseils d’administration des grandes sociétés, via l’instauration d’un quota de 40% de femmes, à l’horizon 2016.Une proposition qui se situe dans la droite ligne de mesures déjà votées chez certains de nos voisins européens. L’Espagne en 2007, la Norvège en 2003, ont fixé un quota similaire au sein des CA de leurs entreprises. Une réussite spectaculaire pour la Norvège, meilleure élève en la matière, puisqu’elle affiche effectivement les 40% de femmes requis (et même un peu plus : 41%), selon les chiffres diffusés par la commission européenne. La Belgique et les Pays-Bas s’apprêteraient à leur emboîter le pas. Bref, «le sujet est dans l’air» constate Brigitte Grésy, auteur du rapport sur l’égalité professionnelle remis à Valérie Létard en juillet dernier. Ansgar Gabrielsen, le ministre norvégien ayant impulsé la mise en place de ces quotas, avait d’ailleurs reçu l’année dernière la visite de plus de trente dirigeants européens intéressés par le dispositif.

Le modèle nordique favorable aux femmes

Si la Norvège obtient des résultats à la hauteur des mesures prises, les autres pays d’Europe du Nord se distinguent également mais dans une moindre mesure par la féminisation des instances dirigeantes de leurs entreprises : 17% de femmes dans les CA danois, 20% en Finlande, et 27% en Suède… Ces taux placent sans surprise l’Europe du Nord parmi les meilleurs élèves, devant les Etats-Unis (15% de femmes dans les CA) ou le Royaume-Uni (12%). Une composition qui reflète la participation des femmes aux postes-clés de l’entreprise. «La législation est globalement plus favorable aux femmes dans les pays du Nord de l’Europe. En Finlande par exemple, le congé paternité est de trois mois, et en Suède, le lobby féminin est très fort» relève Brigitte Grésy. La gestion du temps est également différente, et non discriminante pour les femmes. «Les bons salariés ne sont pas ceux qui restent le plus tard au bureau. La culture du résultat est plus ancrée dans les esprits» relève-t-elle. Autant d’éléments qui permettent de mieux concilier vie familiale et professionnelle, et d’assurer un partage plus équitable de la parentalité.

Rééquilibrer les rapports hommes-femmes

Les Etats-Unis ont également tenté de rendre leurs entreprises plus «friendly family». «IBM et Hewlett Packard ont été pionniers en la matière» souligne Brigitte Grésy. La mise en place de programmes spécifiques, favorisant le monitoring et le recrutement des femmes, créant des garderies, a contribué à rééquilibrer les rapports hommes-femmes dans l’entreprise. «Les pays anglo-saxons sont davantage dans une dynamique de promotion de la mixité en entreprise», estime Véronique Morali, qui siège aux CA de Fimalac, Havas ou encore Coca-Cola Entreprises. «Mais l’internationalisation des sociétés devrait naturellement induire une diffusion des bonnes pratiques».

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Surexposée médiatiquement depuis son dépôt de plainte pour tentative de viol contreDominique Strauss-Kahn, Tristane Banon risque d’avoir du mal à protéger sa vie privée dans les semaines à venir. 

« Il est évident que c’est pour nuire à Tristane » 

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Tristane Banon travaille pour une mairie UMP

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Parcours de Dominique Strauss Kahn – notre DSK national, devenu célèbre à international malgré nous.

Publié le

Dominique Strauss-Kahn

Cet article ou cette section est lié à une affaire judiciaire en cours (juillet 2011).
Dernière modification de cette page le 9 juillet 2011 à 18:35.
Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’oubliez pas que dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
N’hésitez pas à participer et à citer vos sources.
Dominique Strauss-Kahn
Dominique Strauss-Kahn en 2008.

Dominique Strauss-Kahn en 2008.

Mandats
10e directeur général du Fonds monétaire international
1er novembre 2007 – 18 mai 2011
(3 ans, 6 mois et 17 jours)
Prédécesseur Rodrigo Rato
Successeur John Lipsky (par intérim)
Christine Lagarde
Ministre de l’Économie, des Finances
et de l’Industrie
4 juin 1997 – 2 novembre 1999
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Jean Arthuis
Successeur Christian Sautter
Maire de Sarcelles
18 juin 1995 – 3 juin 1997
Prédécesseur Raymond Lamontagne
Successeur François Pupponi
Ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur
Ministre délégué de 1991 à 1992
16 mai 1991 – 29 mars 1993
Président François Mitterrand
Gouvernement Édith Cresson
Pierre Bérégovoy
Député de la 8e circonscription du Val-d’Oise
2 avril 2001 – 19 octobre 2007
Prédécesseur Raymonde Le Texier
Successeur François Pupponi
12 juin 1997 – 4 juillet 1997
Prédécesseur Pierre Lellouche
Successeur Raymonde Le Texier
23 juin 1988 – 16 juin 1991
Successeur Bernard Angels
Député de la Haute-Savoie
(élu à la proportionnelle)
2 avril 1986 – 14 mai 1988
Biographie
Nom de naissance Dominique Gaston André
Strauss-Kahn
Surnom DSK
Date de naissance 25 avril 1949 (62 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Neuilly-sur-Seine (Seine)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Conjoint Anne Sinclair
Diplômé(e) de HEC Paris
Sciences Po
Université Paris X
ISUP
Profession Professeur d’économie
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Dominique Strauss-Kahn (surnommé « DSK »), né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine, est un économiste et homme politique français.

Il est successivement professeur d’économie à l’Université Paris-X-Nanterre, député socialiste à partir de 1986, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale de 1988 à 1991, ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur dans les gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy.

Maire de Sarcelles de 1995 à 1997, il contribue à la victoire de la majorité plurielle et devient ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie du gouvernement Lionel Jospin. Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999, il démissionne et retrouve son siège de député en 2001, après des non-lieux. Candidat à la primaire présidentielle socialiste de 2006, il est battu par Ségolène Royal.

Il est directeur général du Fonds monétaire international (FMI) du 1er novembre 2007 au18 mai 2011, date de sa démission après sa mise en cause à New York dans le cadre d’une accusation de crimes sexuels. Inculpé le 19 mai 2011, il plaide « non coupable » le 6 juin suivant, ce qui ouvre la voie à un procès pénal.

Biographie

Enfance

Dominique Gaston André Strauss-Kahn1 est le fils de Jacqueline Fellus2, journaliste, d’origine ukrainienne (Odessa) et tunisienne3 et de Gilbert Strauss-Kahn4, conseiller juridique et fiscal et membre du Grand Orient de France5. Du côté maternel, Jacqueline Fellus est la fille de Shemaoun André Fellus, fils de Haim et Taina Hagège, originaires de Tunisie, et de Blanche Breitman, fille de Grégor et Tatiana Berkoff, originaires d’Odessa6. Du côté paternel, Gilbert Strauss est le fils d’Yvonne Stengel (née en 1892 à Lunéville), et fils naturel de Gaston Strauss (1875, à Bischwiller-1934) et fils adoptif (par adoption de son père Gilbert) de Marius Kahn (cousin de Gaston), tous deux mariés successivement avec Yvonne Stengel.

Issu d’une famille juive7,8 installée au Maroc en 19519, il grandit à Agadir. La famille quitte le Maroc à la suite du tremblement de terre d’Agadir de 1960, pour Monaco.

Vie de famille

Après avoir rencontré Hélène Dumas en 1963 (au cours d’un pique-nique sur la plage de Menton avec des élèves du lycée Albert-Premier à Monaco10), il l’épouse en 196711et ils ont ensemble trois enfants (Vanessa, Marine et Laurin).

Il divorce d’avec Hélène Dumas et il se remarie en deuxièmes noces en 198612 avec Brigitte Guillemette, alors PDG du Groupe Corolle PR, filiale du groupe Mattel13, avec laquelle il a une autre fille, Camille, née en 198514,15.

À nouveau divorcé en 1989, il épouse en troisièmes noces, le 26 novembre 19919,Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentatrice de l’émission politique dominicaleSept sur sept, elle-même divorcée du journaliste Ivan Levaï. Les témoins des mariés sont pour Anne Sinclair la philosophe Élisabeth Badinter et la productrice Rachel Kahn (épouse de Jean-François Kahn), pour Dominique Strauss-Kahn son père Gilbert et son ami Lionel Jospin16.

Études

Après des études secondaires à Monaco au lycée Albert-Premier et à Paris au lycée Carnot, il est admis à l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC), dont il est diplômé en 1971, puis entre à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), dont il est diplômé en 1972 (section Service public), et à l’Institut de statistique de l’université Paris-VI (ISUP). Il obtient en 1972 une licence en droit public et en 1975 un doctorat ès sciences économiques à l’université Paris X.

Sa thèse de doctorat, publiée en 1977, est intitulée Économie de la famille et accumulation patrimoniale14.

En plus du français, il maîtrise plusieurs langues : l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’italien17.

Carrière de fonctionnaire et d’avocat d’affaires

Assistant, puis maître-assistant à l’université Paris-X, après son échec au concours d’entrée de l’École nationale d’administration (ENA), il est reçu au concours d’agrégation de l’enseignement supérieur en sciences économiques en 1977 et est nommé maître de conférences, puis professeur des universités, à l’université Nancy-II avant sa mutation à l’Université Paris X en 1981. En 1982, il rejoint les services duCommissariat au Plan comme chef de service du financement, puis comme commissaire général adjoint jusqu’à son élection à l’Assemblée nationale en 1986. Il cesse ses enseignements durant cette période. Il cesse également ses enseignements en 1991 lors de sa nomination comme ministre. Après sa défaite aux élections législatives de 1993, il crée le cabinet DSK Consultants et devient avocat d’affaires. Après sa démission du gouvernement Lionel Jospin, il reprend ses fonctions universitaires et est nommé en 2000 à l’Institut d’études politiques de Paris où il enseigne la microéconomie et la macroéconomie jusqu’à sa nomination au FMI.

Il enseigne également à l’ENA, à HEC (Paris) et à l’université Stanford aux États-Unis en tant que professeur invité18.

Il travaille au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lie notamment d’amitié avec André Masson, actuel directeur de recherche au CNRSà l’École d’économie de Paris, et Denis Kessler, futur vice-président du MEDEF. Ce dernier devient son assistant à Nanterre, puis le remplace en 1982 à la direction de son laboratoire de recherche, alors qu’ils écrivent et publient ensemble L’Épargne et la retraite.

Débuts en politique

Proche du Parti communiste français (PCF), il s’en éloigne « en apprenant l’économie »19.

Il adhère en 1976 au Parti socialiste. Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement, il se rapproche de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS, qu’il conseille à partir de 198120. Il est secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (19861988), puis de l’économie et des finances (19881989).

Les militants socialistes de la Haute-Savoie rejettent sa candidature en vue des élections législatives de 1986, mais celle-ci est imposée par la direction nationale21 ; il est finalement élu député au scrutin proportionnel le 16 mars 1986. Deux ans plus tard, il quitte la Haute-Savoie pour se présenter dans la huitième circonscription du Val-d’Oise. Élu au second tour, il devient alors président de la Commission des finances. C’est à cette époque qu’il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l’Industrie en 1991).

À l’automne 1988, il participe à l’examen du projet de loi du gouvernement Michel Rocard qui vise à réintroduire l’impôt de solidarité sur la fortune. Alors que le Premier ministre propose de plafonner le montant de l’ISF et de l’impôt sur le revenu à 80 % des ressources d’un ménage, Dominique Strauss-Kahn cosigne un amendement pour un bouclier fiscal à 70 %22.

En 1991François Mitterrand le nomme ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d’Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, jusqu’aux élections législatives de 1993.

Pendant la Guerre du Golfe, à laquelle participe la France, et alors qu’Israël est bombardé par les Scud irakiens, Dominique Strauss-Kahn déclare : « Je considère que tout juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël23,24. »

Au second tour des élections législatives de 1993, ne recueillant que 48,8 % des suffrages exprimés, Dominique Strauss-Kahn perd son mandat de député dans la circonscription de Sarcelles et Garges-les-Gonesse au profit de Pierre Lellouche. Cette même année, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence. Désormais privé de mandat, contrairement à certains députés (issus de la fonction publique et pouvant donc y retourner), l’ancien ministre crée alors le cabinet d’avocat DSK Consultants.

En février 1993, il projette la création du futur Cercle de l’industrie avec Raymond Lévy, patron de Publicis. Y seront représentés Rhône-Poulenc, Lafarge, Péchiney, Elf, L’Oréal, Bull, Schneider, Renault, Total, BSN… Dominique Strauss-Kahn et Raymond Lévy, alors PDG deRenault, créent le « Cercle de l’Industrie », en juin 1993. Il s’agit d’un cercle spécialisé dans la défense de l’industrie française à Bruxelles. Il en est le vice-président représentant la gauche et y côtoie notamment des personnalités et industriels comme Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent FabiusVincent BolloréAlain Lamassoure (ancien député UDF, passé à l’UMP), Benoît Potier (PDG d’Air Liquide). Vingt-cinq dirigeants de grandes entreprises françaises sont membres du Cercle de l’industrie25.

Briguant le poste de premier secrétaire du Parti socialiste en 1994, Dominique Strauss-Kahn est battu par Henri Emmanuelli. Élu maire deSarcelles en juin 1995, il crée des emplois jeunes et des zones franches, en vue de permettre un développement de l’emploi. C’est à partir de cette expérience qu’il nourrit notamment le programme économique du Parti socialiste de Lionel Jospin, en remettant aussi au goût du jour l’idée portée par les syndicats CFDT et CGT de la réduction de la durée légale du travail à 35 heures sans baisse de salaire.

Ministre de l’Économie et des Finances

En 1997Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Dominique Strauss-Kahn cède son mandat de maire à François Pupponi.

Ce ministère régalien lui vaut d’être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Île-de-France, que la gauche remporte. Il joue alors un rôle de « locomotive politique » et affirme ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l’exécutif régional : c’est doncJean-Paul Huchon qui devient président du conseil régional. Dominique Strauss-Kahn tente d’organiser son influence au sein de son parti, mais s’il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d’un courant politique dénommé Socialisme et démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l’attraction qu’il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.

Alors qu’il est à l’origine du programme économique du PS qui prévoit la mise en place des 35 heures et des emplois jeunes, Lionel Jospin confie la mise en route de ce dispositif à Martine Aubry ministre de l’Emploi et de la Solidarité auquel cette dernière était initialement hostile. Dominique Strauss-Kahn exprime toutefois quelques réserves sur la méthode de mise en place des 35 heures.

Dominique Strauss-Kahn fait adopter une baisse de la TVA sur les travaux de rénovation dans le bâtiment, ramenée à 5,5 %, afin de relancer l’activité du secteur ; la conjoncture favorable en Europe permet un redressement partiel des comptes budgétaires (déficit au-delà de 3 %sous le gouvernement Alain Juppé) et permet à la France de rejoindre la zone euro.

Bien que le programme économique du Parti socialiste, dont il a la charge, y soit opposé, la France doit, au tournant des années 1990-2000, se mettre en conformité avec les règlements adoptés par la Commission, le Conseil et le Parlement européens en matière de concurrence. Au cœur de cette période, au titre du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Dominique Strauss-Kahn, comme tous les titulaires de ce ministère, supervise des ouvertures du capital engagées de longue date comme celle de France Telecom, ou certainesprivatisations d’entreprises publiques qui n’ont selon lui plus vocation à rester dans le giron de l’État, après que celui-ci les eut remises sur pied au cours des seize années passées, depuis la vague de nationalisation de 1982. Ses détracteurs dans la gauche antilibérale et son propre parti lui reprochent la responsabilité de « privatisations massives ». Il abroge la loi Thomas sur les fonds de pension et pose les fondements du Conseil d’orientation des retraites (COR), lequel verra le jour en 2000 alors qu’il aura quitté le gouvernement.

En 1999, Dominique Strauss-Kahn est mis en cause dans plusieurs affaires, dont l’affaire de la MNEF. Les questions portent sur son rôle en tant que consultant, à une époque où il n’exerce aucun mandat exécutif ni parlementaire national et sur sa profession d’avocat d’affaires quand il négocie au titre d’« apporteur d’affaires » l’entrée de la Compagnie générale des eaux (CGE) au sein d’une holding de la MNEF, Raspail participation26. Dominique Strauss-Kahn est également l’objet de soupçons d’emploi fictif dans une filiale du groupe pétrolier ELF Aquitaine, au profit de sa secrétaire27. Il est de plus mis en cause dans l’affaire de la cassette Méry28 pour « trafic d’influence » (une remise fiscale octroyée au couturier Karl Lagerfeld)29. Pour se défendre sans affaiblir le gouvernement Jospin, il démissionne de son poste ministériel le 2 novembre 1999, il est remplacé par Christian Sautter. Après deux ans d’instruction, la justice prononce successivement des non-lieux ou relaxes à l’égard de Dominique Strauss-Kahn, dont la dernière en novembre 200130.

Dans l’opposition

Dominique Strauss-Kahn au meeting socialiste organisé auZénith, le 29 mai 2007.

Après la défaite de Lionel Jospin et la réélection de Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle de 2002, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, dans la 8e circonscription du Val-d’Oise, avec 55,01 % des suffrages exprimés au second tour31. Ces élections législatives permettent à la droite d’obtenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le Parti socialiste devient alors le principal parti d’opposition.

Dominique Strauss-Kahn est successivement secrétaire national du PS (2002-2003), membre du bureau national du PS (2003-2005), secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005-juin 2007). À la fin de l’année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste pour 2007.

En parallèle, il cofonde en 2003 le club de réflexion À gauche, en Europe avec Michel Rocard qui le soutient depuis lors. Il préside également avec Jean-Christophe Cambadélis le courant Socialisme et démocratie au sein du Parti socialiste.

Ayant privatisé nombre d’entreprises lors de son passage au gouvernement Jospin, il envisage dans La Flamme et la cendre (2002) l’ouverture de capital d’EDF pour permettre des partenariats industriels. Il s’oppose ensuite aux privatisations d’EDF et de GDF en estimant qu’elles ne s’insèrent pas dans des schémas industriels, mais considère qu’en l’état des finances publiques, la renationalisation d’EDF ne doit pas constituer une priorité d’un futur gouvernement socialiste.

Dominique Strauss-Kahn anime un des premiers blogs d’homme politique national qui fait figure de référence (avec celui d’Alain Juppé)32. L’opération de chirurgie esthétique de sa paupière tombante en 2003, accompagnée d’un régime et d’un bronzage permanent, fait qu’il est considéré par la presse comme un candidat à la course à la présidentielle33.

En mai 2005, il participe à l’édition d’un DVD en faveur du « oui » au Traité de Rome de 2004. Il s’investit de manière soutenue pour imposer le « oui de gauche ». À l’issue d’une campagne particulièrement animée, le « non » l’emporte en France avec 54,67 %.

Il se positionne en faveur d’une refonte profonde du système universitaire, qui doit pour lui s’accompagner d’une augmentation très significative des moyens consacrés à l’enseignement supérieur. Constatant que le pourcentage d’une classe d’âge diplômé du supérieur est de 30 % en France contre 80 % en Corée du Sud ou en Suède et de 50 % aux États-Unis, Dominique Strauss-Kahn insiste avec force sur l’ampleur des changements à entreprendre. Ainsi, le 17 septembre 2006, il déclare : « Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux. Il faut créer une concurrence entre les établissements et mettre fin à l’hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n’empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire. » Il ajoute : « Pour moi, il n’y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c’est bon pour son image. Mais ce n’est pas dans les mœurs34. »

En 2006, le Parti socialiste organise une primaire pour choisir son candidat à l’élection présidentielle de 2007. Dominique Strauss-Kahn se présente contre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Incarnant la sensibilité sociale-démocrate, il compte sur la coopération de François Hollande qu’il a soutenu au congrès du Mans en 200520 et d’une équipe regroupant notamment Pierre MoscoviciJean-Christophe CambadélisMichel DestotCatherine TrautmannAlain RichardClaude ÉvinJean-Paul Huchon. Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard et de Robert Badinter, ainsi que du mouvement Socialisme et démocratie jeunes, la branche « jeunesse » de son courant également présente mais minoritaire (15 à 20 %) au sein du Mouvement des jeunes socialistes. Le 16 novembre 2006, il termine deuxième du vote des militants, avec 20,69 % des voix, loin derrière Ségolène Royal (60,65 %), qui l’emporte dès le premier tour et le devance y compris dans la fédération du Val-d’Oise.

Après la défaite de Ségolène Royal, à l’élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn appelle à une rénovation du PS, vers une voie sociale-démocrate, à l’image du tournant pris par beaucoup de partis socialistes européens35.Il se présente aux élections législatives de 2007, dans la huitième circonscription du Val-d’Oise, notamment face à Sylvie Noachovitch (UMP), Francis Parny (PCF) etJean-Michel Cadiot (UDF-MoDem). Il arrive deuxième au premier tour de l’élection législative, devancé de 90 voix par Sylvie Noachovitch(UMP) et l’emporte au second tour, avec 55,47 % des voix36.

Directeur général du Fonds monétaire international

Désignation

Dominique Strauss-Kahn est candidat en 2007 à la direction générale du Fonds monétaire international37, il est activement soutenu par Jean-Claude JunckerRomano Prodi et Nicolas Sarkozy38. Ce soutien européen provoque le renoncement de Marek Belka, candidat soutenu par la Pologne.

Après une tournée mondiale des principales capitales, les États-Unis, la Chine et une importante majorité des pays d’Afrique39 lui donnent leur soutien, tandis que la Russie tente de contrer cette candidature en proposant Josef Tošovský, ancien Premier ministre tchèque, à ce poste. De même, les pays émergents, à travers une déclaration du G24, demandent à ce que soit revue la règle tacite de la nomination d’un Européen à la tête du FMI40 et le Financial Times dénonce ouvertement cette nomination dans son éditorial du 28 août 200741.

Le 28 septembre 2007, Dominique Strauss-Kahn est nommé directeur général du FMI42. Il prend ses fonctions le 1er novembre 2007. Entre temps, il démissionne de son poste de député du Val-d’Oise, le 19 octobre 2007.

Selon le magazine l’Express, sa rémunération annuelle totale en tant que directeur général du FMI s’élève à 496 280 USD (nets d’impôt): 420 930 USD auxquels s’ajoute une allocation de frais de 75 350 USD43. En 2010, elle s’élève selon ABC News, à 530 000 USD44.

Actions

Dominique Strauss-Kahn aux côtés deCristina Fernández de Kirchner et de Jan Peter Balkenende, le 22 septembre 2009.

Dominique Strauss-Kahn avec Jean-Claude Trichet et Mario Draghi.

À son arrivée, il met notamment en place un plan de départs volontaires pour 600 cadres et salariés, et vend une partie des stocks d’or du FMI45.

Le Wall Street Journal révèle, le 18 octobre 2008, qu’une enquête interne est ouverte au FMI pour savoir si Dominique Strauss-Kahn fait preuve de favoritisme au sein de l’organisation en faveur de sa maîtresse, Piroska Nagy, ancienne responsable du département Afrique du Fonds46. Cette dernière l’accuse d’avoir abusé de sa position :

« M. Strauss-Kahn a abusé de sa position pour entrer en relation avec moi […] Je n’étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. […] J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais […]. Je crains que cet homme n’ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes47. »

L’avocat de Dominique Straus-Kahn, William Taylor a défendu avec succès le patron du FMI, dans le cadre de l’affaire Piroska Nagy.

Réputé « homme à femmes »48,49 et « drague[ur] » de manière « très lourde, très appuyée » d’après Aurélie Filipetti50,51,52,53, Dominique Strauss-Kahn présente publiquement ses excuses à son épouse Anne Sinclair, ainsi qu’au personnel du Fonds monétaire international pour avoir fait « une erreur de jugement » en ayant une liaison avec une subordonnée54 et le 25 octobre, il est disculpé par l’enquête du FMI dont le doyen du conseil d’administration souligne toutefois qu’il a commis des actes « regrettables et reflétant une grave erreur de jugement55 ». À ce sujet, le journaliste Jean Quatremer écrit en 2007 : « Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant […], il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France)56. »

Le 6 mai 2011, à la suite de l’affaire Piroska Nagy, le harcèlement devient un motif de licenciement au FMI57.

À la tête du FMI, Dominique Strauss-Kahn se prononce pour la régulation du capitalisme à l’échelle mondiale58. Il se situe en rupture avec plusieurs intellectuels de gauche en s’opposant à la taxe Tobin soutenue par des économistes comme Joseph E. Stiglitz ou Lawrence Summers59. La rupture avec les positions classiques de la gauche s’est aussi illustrée à la tête de l’institution financière dans la mise en œuvre des politiques de rigueur touchant la Grèce, l’Espagne ou l’Irlande et fortement critiquées par les syndicats60.

En mai 2010, Dominique Strauss-Kahn persuade les dirigeants de la zone euro de la nécessité que le FMI accorde un prêt de 30 milliards d’euros à la Grèce, dans une situation économique désastreuse61. Son action à la tête du FMI est alors contestée par plusieurs dirigeants de la gauche française, comme Jean-Luc MélenchonArnaud Montebourg ou Ségolène Royal, qui l’accusent de remettre en cause les acquis sociaux dans des pays en difficulté (baisse des salaires des fonctionnaires, coupes dans les dépenses publiques ou de santé, allongement de la durée du travail…), tout en refusant de soutenir le projet de taxe sur les transactions financières62,63,64.

À la suite de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn le 14 mai 2011, et conformément aux procédures du Fonds monétaire international,John Lipsky, premier directeur général adjoint, est désigné le 15 mai 2011 par le conseil d’administration pour assurer la direction par intérim du FMI65,66. Dominique Strauss-Kahn annonce le 18 mai 2011 sa démission, tout en réfutant « avec la plus extrême fermeté tout ce qui lui est reproché »67,68.

Place dans le paysage politique français

En juillet 2009, il est, pour la première fois, désigné « personnalité politique préférée des Français » (ex-æquo avec Jacques Chirac) par le baromètre IFOP de l’hebdomadaire Paris Match, avec 73 % d’opinions positives69. Sa fonction au FMI lui imposant un devoir de réserve, Dominique Strauss-Kahn ne peut s’exprimer sur la politique française durant son mandat.

Lors du débat sur la réforme des retraites, Dominique Strauss-Kahn déclare qu’il n’y a pas « de dogme » sur le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans70,71, tandis que le FMI publie un rapport qui préconise le relèvement de l’âge de départ à la retraite comme « point de départ de la réforme »72. Cette opposition avec la position du Parti socialiste suscite surprise et incompréhension dans son parti73.

Au fil des mois, son retour en France est régulièrement évoqué et sa candidature apparaît probable pour ses partisans et les médias français (selon BFM TV, il avait l’intention d’annoncer officiellement sa candidature à la primaire socialiste le 28 juin 2011)74,75. Dominique Strauss-Kahn est alors en tête dans les sondages en vue de la primaire socialiste de 2011 et de l’élection présidentielle de 2012.

En mai 2011, les médias diffusent la photographie montrant le couple Strauss-Kahn monter dans une Porsche Panamera, qui appartient àRamzi Khiroun, porte-parole du groupe Lagardère et un des conseillers en communication de l’homme politique76,77. Dans le même temps, les médias font état de l’important patrimoine du couple Strauss-Kahn, qui possède une maison à Georgetown (Washington, D.C.), deux appartements à Paris, un situé place des Vosges et l’autre dans le XVIe arrondissement, et un riad à Marrakech, de même que des collections d’œuvres d’art appartenant à Anne Sinclair, dont la valeur est estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros78,79,80,81.

L’affaire judiciaire au retentissement international qui le contraint à démissionner du FMI compromet les chances de Dominique Strauss-Kahn de participer à la primaire socialiste de 2011 en vue de l’élection présidentielle de 201282,83. Sa cote de popularité s’effondre alors passant de 43% d’opinions favorables en mai à 17% en juin84.

Accusation d’agression sexuelle à New York

Article détaillé : Affaire Dominique Strauss-Kahn.

Le 14 mai 2011, soupçonné d’agression sexuelle envers une femme de chambre dans une suite de l’hôtel Sofitel de Manhattan, il est arrêté alors qu’il vient d’embarquer dans un avion en partance pour Paris, à l’aéroport international John-F.-Kennedy de New York85. Le 16 mai, Melissa Carow Jackson, juge du tribunal pénal de la ville de New York (en)note 1, lui signifie les sept chefs d’accusation retenus contre lui86, refuse sa mise en liberté sous caution et demande son maintien en détention provisoire à la prison de Rikers Island87. Un grand jurynote 2l’inculpe formellement le 19 mai 201188. Le même jour, Michael J. Obus, juge de la Cour suprême de l’État de New York, accepte sa mise enliberté sous caution avec plusieurs conditions89. Le 20 mai, Dominique Strauss-Kahn est transféré de la prison de Rikers Island à un appartement de l’immeuble sis au 71, Broadway90, pour y être placé en résidence surveillée. Le 25 mai, il quitte cet appartement pour une maison située au 153, Franklin Street, dans le quartier de TriBeCa91.

Au cours de l’audience du 6 juin 2011 consacrée à la lecture officielle de l’acte d’accusation, Dominique Strauss-Kahn plaide « non coupable », ce qui ouvre la voie à un procès pénal92. Lors de l’audience du 1er juillet 201193, Dominique Strauss-Kahn est libéré sur parole, en raison de problèmes liés à la crédibilité de la plaignante, qui aurait menti à plusieurs reprises à la police et au Grand Jury depuis sa première déclaration. Les charges retenues contre Strauss-Kahn sont maintenues94.

Plainte de Tristane Banon

Article détaillé : Tristane Banon.

Le 4 juillet 2011, Tristane Banon et son avocat David Koubbi annoncent un dépôt de plainte contre Dominique Strauss-Kahn. L’écrivaine l’accuse d’avoir tenté de la violer en 2003. Le même jour, les avocats français de celui-ci annoncent que leur client porte plainte pour dénonciation calomnieuse.

Détail des mandats et fonctions

Dominique Strauss-Kahn lors d’un meeting à Toulouse, le 13 avril 2007.

Fonctions internationales

Mandats nationaux

  • Député :
    • 2 avril 1986 – 14 mai 1988 : député de Haute-Savoie
    • 23 juin 1988 – 16 juin 1991 : député de la 8e circonscription du Val-d’Oise
    • 12 juin 1997 – 4 juillet 1997 : député de la 8e circonscription du Val-d’Oisenote 4
    • 2 avril 2001 – 18 juin 2002 : député de la 8e circonscription du Val-d’Oise
    • 19 juin 2002 – 19 juin 2007 : député de la 8e circonscription du Val-d’Oise
    • 20 juin 2007 – 19 octobre 2007 : député de la 8e circonscription du Val-d’Oisenote 5

Mandats locaux

Fonctions politiques

  • Secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (1986 – 1988), puis de l’économie et des finances (1988 – 1989)
  • Secrétaire national du PS (2002 – 2003), membre du bureau national du PS (2003 – 2005) ; secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005 – juin 2007)

Décorations et distinctions

De nouvelles révélations dans l’affaire DSK

Par Caroline Vigoureux

Publié le 29 juin 2011 à 10h12

Mis à jour le 29 juin 2011 à 10h12

Dans le livre à paraître jeudi, on y apprend notamment la réaction d'Anne Sinclair. Dans le livre à paraître jeudi, on y apprend notamment la réaction d’Anne Sinclair. © Reuters

Le livre à paraître jeudi Le roman vrai de DSK révèle de nouveaux éléments.

Une première version était parue le 5 mai. Quelques jours plus tard,éclatait l’affaire DSK. Le journaliste Michel Taubmann a donc choisi d’éditer une nouvelle version du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn(Editions du Moment), à paraître jeudi. Dans un chapitre intitulé Postface, on y apprend notamment la réaction d’Anne Sinclair ou encore quelques détails sur la rencontre entre DSK et la journaliste Tristane Banon. Sur le fond, aucun enseignement ne peut être tiré de ces révélations mais ces quelques éléments devraient intéresser de près les enquêteurs américains.

Le mail d’Anne Sinclair. « Pas de doute sur le fond. Mais très inquiète quand même ». Ce sont les mots écrits le 19 mai par Anne Sinclair dans un mail destiné au journaliste Michel Taubmann, rapporte Le Figaro. Ce mail a été écrit au moment où DSK était incarcéré à la prison de Rikers Island et attendait de savoir si le juge lui accorde la liberté conditionnelleou pas. « Dominique est un homme bien, honnête et droit », assurait-elle au journaliste quelques jours après les faits présumés d’agressions sexuelles. »Je crois en lui plus que jamais. Notre couple est d’une solidité à toute épreuve. Nous sortirons de ce drame ensemble, dignes et droits, main dans la main », poursuit l’épouse de DSK, toujours selon le récit de Michel Taubmann.

La conviction de la sœur de DSK. Dans une réponse au journaliste datée du 15 mai, Valérie Strauss-Kahn, la sœur de DSK, se dit « sûre qu’il est incapable de violence à l’égard d’une femme ». Elle écrit que « Dominique (…) est un homme doux, tout comme [son] frère Marco. Ils ont été élevés par une mère qui les adorait. Mes parents nous ont transmis des valeurs, le respect des droits de l’homme, le respect de la femme, le respect des faibles. Toute notre éducation repose sur la parole, le dialogue, jamais la violence », relate-t-elle. « Dans ma famille, les hommes sont doux (..) Dominique aussi est gentil, généreux, plus sensible qu’on ne le croit. Je ne sais pas ce qui s’est passé à New York mais je peux témoigner que les valeurs de notre éducation sont à l’opposé de toute violence physique. Ni mes frères ni moi n’avons jamais reçu aucune gifle, aucune fessée de nos parents. Je n’ai jamais vu Dominique lever la main sur quiconque », poursuit Valérie Strauss-Kahn.

Le récit de Tristane Banon. Dans un livre qu’elle avait publié en 2003,Erreurs avouées, la journaliste raconte sa rencontre avec DSK mais ne fait à aucun moment allusion à une agression sexuelle, rapporte Le Parisien. Avant que le chapitre en question ne soit retiré sous la pression du camp DSK, elle écrivait : « Je n’ai rien vu venir, je l’ai harcelé, même ». Selon le quotidien, elle qualifie les réponses de DSK de « belle compilation de déclarations télévisées sans intérêt ». Elle raconte aussi les confessions de celui qui est à l’époque député : « A posteriori, toutes les erreurs que j’ai commises dans ma vie auraient pu être évitées. Pourtant, on fait généralement des erreurs parce qu’on a accepté, à un moment ou à un autre, de prendre des risques ». Il poursuit : « contrairement à une idée reçue, je ne pense pas que l’on commette de moins en moins d’erreurs avec l’expérience ; on en fait juste d’autres, des nouvelles ». A la fin de l’un des deux entretiens prévus, DSK lui demande : « Quand vous reverrai-je? ». Un récit loin de celui qu’elle avait livré en février 2007, sur le plateau de l’émission Paris Première, où elle avait raconté avoir été sexuellement agressée par l’ancien patron du FMI.

DIMANCHE 10 JUILLET 2011
A la Une : encore et toujours le feuilleton de «l’affaire DSK»

A la Une de la presse hebdomadaire, encore et toujours le feuilleton de « l’affaire DSK ». “The show must go on”, lance Paris-Match, qui ne s’y trompe pas. Dominique Strauss-Kahn est en Une de pratiquement tous les grands hebdomadaires français. A peine l’ex-directeur général du FMI pouvait-il se croire tiré d’affaire aux Etats-Unis qu’éclate en France « l’autre affaire DSK »,celle de Tristane Banon, du nom de cette jeune romancière qui a porté plainte pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn.

La jeune femme s’est confiée à L’Express. Elle raconte par le menu la présumée tentative de viol dont elle prétend avoir été victime ce jour de l’année 2003 où elle était allée interviewer Dominique Strauss-Kahn dans un appartement parisien. Et elle explique pourquoi, huit ans après les faits, elle a décidé de porter plainte. « Voir Strauss-Kahn libre, dîner dans un restaurant de luxe entre amis, ça me rend malade », dit-elle, évoquant ainsi le très médiatisé dîner à New-York du couple Strauss-Kahn avec des amis le soir de la levée du contrôle judiciaire renforcé de l’ancien directeur général du FMI. « Je voudrais que l’on m’entende, parce que j’ai peut-être enfin une chance d’être écoutée », requiert Tristane Banon dans L’Express, étant rappelé que c’est sa mère, élue socialiste, qui l’avait, à l’époque, dissuadée de porter plainte.

La mère, justement, Anne Mansouret, s’est confiée à l’hebdomadaire Marianne. « Ma fille était très mal, mais Tristane est la filleule de la seconde femme de Dominique Strauss-Kahn (…) c’était délicat pour des raisons familiales et amicales de porter plainte, » confesse-t-elle. Perfide, Marianne lâche sans ménagement : « Il semble qu’à l’époque, Anne Mansouret cherchait moins à protéger sa fille qu’à obtenir un poste grâce à ses relations au sein du PS ».Et l’hebdomadaire enfonce le clou : « En échange, le président de la région lui (a) réservé une place en 2004 ».

De son côté, Dominique Strauss-Kahn a très vite réagi. La scène que Tristane Banon raconte est« imaginaire », dit-il à son biographe Michel Taubmann. Et dès l’annonce du dépôt de plainte de Tristane Banon, les avocats de DSK ont décidé de porter plainte à leur tour pour dénonciation calomnieuse.

Nafissatou 1 vs Nafissatou 2

Mais la presse hebdomadaire revient surtout, et abondamment, sur le coup de théâtre des mensonges de la femme de chambre guinéenne, Nafissatou Diallo ; Pour Le Nouvel Observateur, « le fossé est tellement immense entre Nafissatou première version et“Nafissatou 2” qu’il oblige à s’interroger sur la façon dont la police et les procureurs de Manhattan ont conduit leur enquête », souligne Le Nouvel Observateur. Dans un dossier de vingt pages, l’hebdomadaire se penche sur « l’intrigue de Manhattan ». Mais Le Nouvel Observateur, concède qu’on peut « avoir menti sur son passé, entretenir des relations avec un trafiquant de drogue, voire se livrer à la prostitution et être victime d’un crime sexuel ».

Argument repris par le porte-parole des Guinéens de New-York, ce matin, dans le Journal du Dimanche. « Oui, Nafissatou Diallo a menti pour échapper à un destin tragique (…) Cela ne fait pas d’elle une mauvaise personne », dit-il, avant de faire remarquer que rien « ne permet de dire si elle a été violée ou non ».

Seulement voilà. Le mal est fait au sein de la communauté guinéenne de New-York, à majorité peule, où, « de victime, Nafissatou Diallo est devenue paria », rapporte Le Point.L’hebdomadaire résume : Nafissatou « a doublement trahi : par ses mensonges et en dirigeant les soupçons des autorités sur l’ensemble de la communauté, alors que cette dernière s’efforce de raser les murs dans un pays rude à beaucoup d’égards ».

A noter que, pour la première fois depuis le début de l’affaire, Nafissatou Diallo apparaît en photo à visage découvert dans Paris-Match, VSD, Le Parisien Dimanche et Le Figaro Magazine,tandis que les autres titres continuent de respecter le droit à l’image de la jeune femme en continuant d’apposer un bandeau sur ses yeux.

DSK : imper et passe son tour

Et puis les hebdomadaires reviennent longuement sur les conséquences politiques de cette affaire en France. Sondages à l’appui, les hebdos s’interrogent sur l’éventuel retour de Dominique Strauss-Kahn en politique au cas où aucune charge ne serait retenue contre lui par la justice américaine.

Le Figaro Magazine publie ainsi une enquête Opinionway selon laquelle les deux tiers des Français ne souhaitent pas qu’il soit candidat à l’élection présidentielle de 2012 et les trois-quarts pensent qu’il ne sera pas candidat à cette élection. Du côté des sympathisants du Parti socialiste, ils seraient en revanche 55 % à souhaiter qu’il soit candidat, mais 69 % à penser qu’il ne le sera pas.

Sondage BVA, cette fois-ci, dans le Nouvel Observateur, avec des résultats sensiblement différents. 54 % des Français et 38 % des sympathisants socialistes ne souhaitent pas qu’il soit candidat. Et 63 % des Français et 55 % des sympathisants socialistes pensent qu’il ne sera pas candidat.

De droite comme de gauche, la presse hebdomadaire ne dit pas autre chose dans ses commentaires.

Sans surprise, Le Figaro Magazine affirme que l’accumulation d’affaires à caractère sexuel autour de DSK « compose un portrait qui, sans être celui d’un criminel, ne révèle pas vraiment les qualités que l’on attend d’un responsable public qui ambitionne d’incarner la France ».

La lecture du Point nous apprend « pourquoi Sarkozy pense que DSK est fini ». Et l’hebdomadaire de gauche Marianne croit savoir que « dès son retour à Paris, Dominique Strauss-Kahn annoncerait qu’il renonce à la politique ».

Justement. On laissera le mot de la fin au député socialiste Pierre Moscovici, ami personnel de DSK et qui soutient désormais François Hollande. Si Dominique Strauss Kahn n’est pas candidat lui-même, dit-il au Parisien Dimanche, « qu’il laisse les primaires du parti socialiste se dérouler, qu’il prenne de la hauteur et puisse, avec le temps, revenir en force pour servir le candidat que le parti aura désigné, quel qu’il soit ». Nul doute que DSK appréciera.

Pour en savoir plus, cliquer sur le lien suivant : http://www.rfi.fr/emission/20110710-une-encore-toujours-le-feuilleton-affaire-dsk

Affaire DSK : un rapport psychologique conforte la version de Nafissatou

Selon les constatations du personnel d’un centre spécialisé, la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn présentait, le 14 mai, les caractéristiques d’une victime de violences sexuelles.

Jean-Marc Ducos | Publié le 10.07.2011, 07h00

Nafissatou Diallo.

Nafissatou Diallo. | (AFP.)

<a title="Nafissatou Diallo. (AFP.) » href= »http://www.leparisien.fr/images/2011/06/06/1482477_5f4de9ee-8fbd-11e0-8deb-001517810df0.jpg »&gt;Zoom

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Vraie victime ou fausse accusatrice ? Dans l’affaire DSK, le débat judiciaire en est réduit à cela. Une certitude en revanche, Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel, reste encore, aux yeux de la justice new-yorkaise, le témoin de l’accusation. Et cette femme présentait bien, selon un rapport du Centre de traitement des victimes de crime (CTVC) de l’hôpital Saint-Luke’s-Roosevelt, où elle a été conduite le 14 mai après sa première audition à l’hôtel, toutes les caractéristiques d’une victime d’un viol ou d’une agression sexuelle violente.

Ce document est rédigé en plusieurs parties. Une première fait état de constatations médicales strictement confidentielles. Un autre volet s’intéresse au déroulé des faits. Un autre, enfin, porte sur l’attitude et le décryptage psychologique de la victime, partie que notre journal a pu consulter. Un rapport où les soignants de ce centre de référence pour les victimes de viol, créé par une travailleuse sociale elle-même victime en 1974, consignent plusieurs points dans des rubriques déjà toutes prêtes sur leurs fiches de consultation : le comportement, le regard, l’attitude, les angoisses, la psychologie des victimes conduites au CTVC. Leur mission est « d’évaluer la victime et d’anticiper les risques liés à ce traumatisme ».

Kenneth Thompson, l’avocat de la femme de chambre, insiste toujours pour assurer qu’elle a « bien été la victime d’une agression violente » et que « les preuves biologiques et scientifiques ne manquent pas » dans ce dossier. Pour accréditer cette version, l’avocat a évoqué les ecchymoses relevées par les médecins sur ses parties intimes lorsqu’elle a été examinée dans ce service. Ce 14 mai, ce sont, comme souvent, les policiers de l’unité spéciale pour les victimes qui accompagnent Nafissatou Diallo dans ce centre. Elle y est accueillie par la directrice, puis d’autres bénévoles la prennent en charge.

D’emblée, l’un des soignants note chez elle « une intense surréaction émotionnelle sans doute alimentée par son absence de références culturelles qui la place dans une forte situation de stress face au personnel ». « Il est évident que cette femme revit et perçoit de très fortes images mentales de son agression », peut-on lire. Autre point relevé : « Cette femme n’arrête pas de passer sa main autour de sa bouche. » Un geste interprété comme « un signe réel d’angoisse ».

Toujours selon ce volet, Nafissatou Diallo montre également des « marques de colère qui la submergent », ce qui la « prive parfois de ses moyens de concentration ». La jeune femme semble « à l’évidence perturbée par des récurrences mentales de son agression ». Tellement « perturbée et affectée » qu’elle ne sait pas dire où elle réside avant d’accepter finalement un examen médical. Dans l’une des cases, on peut lire « état de sidération » lorsqu’un soignant lui demande de décrire les faits subis.

C’est sur ce point que la victime présumée présente quelques faiblesses qui ont miné sa crédibilité. Elle a, en effet, livré plusieurs versions. Elle a indiqué, selon le rapport sur les faits du CTVC, être « restée dans la chambre » après avoir été contrainte à une fellation par son agresseur qui lui « tenait la tête avec force », comme l’a indiqué mardi dernier le « New York Times ». Un agresseur qui n’a « pas dit un mot » et qu’elle a regardé « s’habiller » et « vu partir ». Or, dans une première version aux enquêteurs, Nafissatou avait dit avoir fui la suite 2806 aussitôt après l’agression avant de nettoyer une autre chambre. Ce changement dans son récit a été saisi comme une aubaine pour accréditer un mensonge de plus dans la série livrée par Nafissatou. Elle avait déjà avoué avoir inventé un viol en bande organisée par des militaires dans son pays pour obtenir l’asile aux Etats-Unis.

Ce que certains décrivent comme un mensonge intentionnel ou récit erroné a son explication pour des spécialistes de la protection des victimes de viol : « Il s’agit simplement d’un réflexe d’autoprotection de la mémoire. Lorsqu’un événement est trop difficile à endurer, on se protège mécaniquement et on peut oublier certains événements. Cela n’a rien à voir avec un mensonge intentionnel. On est souvent confronté à cela », indique l’un des porte-parole du programme pour les victimes de viol de l’hôpital Bellevue à New York.

Audio. Des bénévoles avaient recueilli Nafissatou en «état de choc» sur le lien suivant : 

Théorie du complot : la mise au point du M. Sécurité d’Accor

Le député socialiste de l’Eure François Loncle a laissé entendre sur France Info qu’il pouvait exister des liens entre le groupe Accor et des responsables français. René-Georges Querry, responsable depuis 2003 de la sécurité au sein du groupe Accor, s’explique dans Le Journal du Dimanche à paraître demain.

Sofitel New YorkA paraitre dans leJDD

Le Sofitel de New York. (MaxPPP)

« Tout n’est pas clair dans le comportement des dirigeants du Sofitel et du groupe Accor et il peut y avoir eu des connexions entre le groupe Accor avant ou après l’affaire et peut-être certaines officines françaises ». La petite phrase tenue sur France Info par le député PS de l’Eure François Loncle vient donner du grain à moudre aux tenants de la théorie du complot anti DSK. « Officine? Officine? Est-ce que j’ai une tête d’officine? », répond en substance le principal visé, l’ancien « grand flic » René-Georges Querry -décoré aussi bien par des ministres de droite que de gauche- responsable depuis 2003 de la sécurité au sein du groupe Accor, en partance pour le groupe Bolloré pour y piloter le dossier Autolib.

Retour sur cette journée du 14 mai dernier, un samedi, entre New-York et Paris et ses 6 heures de décalage horaire entre la France et l’Amérique. Comment l’Elysée a-t-il été prévenu? Nicolas Sarkozy n’aurait été alerté que le dimanche 15 mai, au réveil. C’est en tout cas la version officielle. Son cabinet a, lui, été averti beaucoup plus tôt, samedi vers minuit (18 h à New-York). A priori par « Jo » Querry qui témoigne dans le JDD sur le déroulement des faits:

« J’ai reçu un appel de la cellule de crise du groupe Accor à 23 h 45 – 23 h 50 qui me signalait que DSK était en garde à vue dans un commissariat de New York suite à un incident à caractère sexuel avec une employée du Sofitel de Manhattan. J’ai aussitôt appelé Ange Mancini. Pourquoi lui? Parce que c’est mon ami -on se connaît depuis 1973- et même temps parce qu’il est le coordinateur national du renseigement à l’Elysée. Je ne l’aurais pas appelé s’il avait encore été préfet de Martinique, son précédent poste, comme je n’aurais pas appelé Mr Bajolet son prédécesseur à ce poste que je ne connais pas personnellement. Mancini n’était pas au courant. Il a aussitôt prévenu Christian Frémont le directeur de cabinet du président avant de me rappeler 5 minutes plus tard pour me demander si j’étais sûr de ce que j’avançais. Entretemps, j’avais reçu un mail de confirmation que je lui ai fait suivre. Voilà. Je n’ai fait que relayer une information qui était alors déjà publique à New York. Je vous rappelle qu’entre le moment où la jeune femme se manifeste auprès de sa hiérarchie au Sofitel et le moment où je suis alerté, il se passe plus de 4 heures! Heureusement que je n’ai pas été prevenu plus tôt sinon qu’est-ce qu’on ne serait pas encore aller inventer? Quant à prétendre que l’on aurait, depuis Paris, influencé la police new-yorkaise, c’est du délire! » — Article paru le 9 juillet 2011

TOUT SAVOIR SUR L’AFFAIRE DSK sur le lien : http://www.lejdd.fr/Affaire-DSK/

 

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USA |  – 6 juin 2011DSK ouvre la voie à un procès

Sans surprise, Dominique Strauss-Kahn a plaidé non coupable lundi lors de sa troisième audience devant la justice…

 

International |  USA |  06/06/2011

L’audience express de DSK en images

  • DSK et Anne Sinclair devant les journalistes

DSK : les trois arguments clés de la défense

En choisissant de plaider non-coupable, DSK devra faire face à un procès. Et déterminer une stratégie pour convaincre les jurés. Voici les trois pistes que DSK et ses avocats pourraient utiliser.

« Not guilty » en plaidant non coupable, DSK a fait le choix, lundi, d’affronter son accusatrice dans ce même tribunal, dans quelques mois, et remettre son sort entre les mains d’un jury populaire. Depuis le début de l’affaire, le principal avocat de la défense, Benjamin Brafman, se dit « confiant » ; il affirme que les accusations de crimes sexuels portées contre DSK se révéleront « fausses » et qu’il « sera acquitté ». « La défense n’a d’autre choix que de se montrer convaincue à 100% de l’innocence de son client, c’est de bonne guerre », estime Linda Fairstein, qui a dirigé pendant trente ans la Sex Crimes Unit, la Brigade des crimes sexuels auprès du procureur de New York, chargée aujourd’hui de prouver la culpabilité de Dominique Strauss-Kahn. Selon cette figure de la lutte contre les violences envers les femmes, la stratégie des avocats de DSK va tourner autour de trois axes : la victime présumée était consentante, son témoignage n’est pas crédible, sa démarche n’est motivée que par l’appât du gain.

1 – « La relation était consentie »

Les preuves médico-légales ne valideront pas la thèse de l’usage de la force », assure Me Brafman. « C’est un schéma de défense classique en cas d’agression sexuelle. Face aux résultats ADN, les avocats de l’agresseur présumé sont contraints de plaider le consentement », souligne Linda Fairstein. Si les traces de sperme retrouvées, selon la presse, sur le chemisier de la plaignante peuvent incriminer DSK, elles ne prouvent pas qu’il y a eu violence. « Même si une femme consentante ôte en général ses vêtements », relève l’ancienne procureure, devenue auteur de thrillers à succès. En l’absence de preuve de violence, ce sera donc la parole de la jeune femme de chambre contre celle de l’ancien patron du FMI. « On entre en terrain glissant, ce ne sera pas beau », confie cette juriste aguerrie.

2 – « La plaignante n’est pas crédible »

L’accusation doit amener le jury populaire à une conviction unanime « au-delà de tout doute raisonnable ». Un seul doute dans l’esprit des douze jurés tirés au sort concernant un seul des chefs d’inculpation et c’est l’acquittement. Les avocats de la défense n’épargneront donc aucun détail pouvant discréditer la plaignante. Ils affirment déjà disposer d’éléments suffisants pour « ébranler sérieusement » sa crédibilité. L’armada de détectives privés recrutés par DSK témoigne de leur détermination à « casser » son témoignage, note la presse américaine. « Ils vont remuer ciel et terre en quête de la moindre faille à même de l’accabler », explique Anne Seymour, fondatrice de Justice Solutions, une association de défense des droits des victimes. Le statut de réfugiée politique de la victime présumée, son rôle de mère, son style de vie, seront mis en cause « sur la base d’informations qui n’auront rien à voir avec l’affaire », précise l’auteure de Rape in America, une enquête sur le viol aux États-Unis. Le contre-interrogatoire de la plaignante sera décisif pour la défense. Si ses réponses diffèrent de son témoignage face au grand jury, sa parole sera mise en doute.

3- « Elle a agi pour l’argent »

DSK « a le droit de rester silencieux pendant tout le procès, mais il lui faut témoigner s’il veut convaincre le jury », explique Matthew Galluzzo, ancien procureur à la Brigade des crimes sexuels. Mais ce témoignage n’est pas sans risques, car il « ouvre la porte », selon l’expression juridique américaine, aux questions de l’accusation sur la personnalité, voire la réputation de l’accusé. En faisant appel au cabinet de lobbying TD International, composé d’anciens de la CIA, le Français laisse penser qu’il craint le complot, notent des médias américains. La plaignante s’est entourée de trois avocats de droit civil, Jeffrey Shapiro, Norman Siegel et Kenneth Thompson. Ils ne sont pas directement partie prenante au procès en cours, mais ont un an pour déposer une plainte au civil en vue d’obtenir des indemnités. « Les avocats de DSK pourraient jouer les prolongations afin de les faire sortir du bois et d’accuser la plaignante d’avoir agi pour de l’argent », fait remarquer Matthew Galluzzo, aujourd’hui dans le privé et convaincu que plusieurs dizaines de millions de dollars sont en jeu.

Alexandra Geneste, à New York (mise à jour après l’audience du 6 juin) – Le Journal du Dimanche

dimanche 05 juin 2011

 

USA |  – 5 juin 2011DSK : les trois arguments clés de la défense

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Politique |  – 24 mai 2011Affaire DSK: « Dénoncer le machisme de la classe politique »

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Politique |  – 22 mai 2011La longue nuit d’Anne Sinclair

Elle a appris l’arrestation de son mari lors d’une fête. Récit des 48 heures qui ont suivi.

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Politique |  – 20 mai 2011Les prochains rendez-vous de DSK

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Politique |  – 18 mai 2011Affaire DSK : l’ombre Polanski

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Politique |  – 15 mai 2011La victime présumée était dans « un état désespéré »

EN DIRECT. Retrouvez en temps réel toutes les informations de l’affaire DSK.

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DSK, victime de ses propres démons, est-il au bord du divorce et de 74 ans de prisons? sa femme va être grand-mère – Qui sont vraiment Nafissatou et Diane Diallo, guinéennes et femmes de chambre dans des hôtels 4 étoiles.

Publié le

Selon Jonathan Pinet :

En finir avec une rumeur grotesque

Description : Elucubrations et vanités d’un étudiant à Sciences Po et militant engagé. Tout ce que j’écris n’engage que moi.

Suite aux proportions démesurées que prend l’affaire autour du tweet que j’ai lancé sur l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn samedi soir à New-York, je souhaite couper court aux rumeurs grotesques et infondées de complot qui circulent ici ou là.

Voici précisément et simplement comment se sont déroulés les faits :

Samedi soir, à 22h57 (16h57 à New-York), je reçois un message via le chat facebook d’un ami aux Etats-Unis qui me rapporte que Dominique Strauss-Kahn a été arrêté dans un hôtel. Il me dit qu’un de ses amis qui travaille dans cet hôtel vient de le lui apprendre. Cette information me paraissait suffisamment importante pour que je la relaye à titre personnel. Très prudemment, je tweete à 22h59 « un pote aux Etats-Unis vient de me rapporter que #DSK aurait été arrêté par la police à NYC il y a une heure ».

Quant à Arnaud Dassier (que je ne connais pas personnellement), il me suivait depuis peu sur Twitter et a découvert mon tweet. M’ayant envoyé un message privé, il a décidé de relayer également l’information en ces termes : « Apparemment, #dsk a NY c’est du tres tres lourd » à 23h23.

Par la suite, il s’est avéré que l’info que j’avais eue était partiellement erronée et ce n’est pas mon tweet qui a déclenché l’emballement de Twitter autour de cette information mais bien l’article du New York Post à 00h33.

Le fait que je milite à l’UMP n’a rien à voir avec cette histoire : n’importe qui aurait pu relayer cette information. J’ai été le premier à poster l’information, ce n’est que le fruit du hasard.

Voici les faits, je ne ferai pas de plus amples commentaires pour éviter d’alimenter ces théories on ne peut plus ridicules.

 Par jpinet
Qui est vraiment Nafissatou Diallo?
La famille de celle qui accuse Dominique Strauss-Khan de tentative de viol s’est confiée à SlateAfrique. Elle décrit une jolie jeune femme de nationalité guinéenne sans histoire, sérieuse et qui n’a pu être manipulée.
– L’hôtel Sofitel. REUTERS/Chip East –
L’AUTEUR

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SLATE CONSEILLE

Qui est Nafissatou Diallo, la jeune femme que Dominique Strauss-Kahn est accusé d’avoir agressé sexuellement ?
Pas la jeune fille dont la photo Facebook a été diffusée par la presse
[NDLE : les contenus ont depuis été supprimés].
Celle qui a d’abord été connue sur le prénom d’Ophelia n’est ni sénégalaiseni ghanéenne, ni portoricaine, comme l’ont rapporté différents organes de presse, mais de nationalité guinéenne.
 Pourquoi nous avons décidé de publier le nom de la jeune femme qui accuse DSK? 
Notre réponse, ici ; Selon un membre de sa famille, qui préfère rester anonyme et qui a contacté SlateAfrique, Nafissatou Diallo, 32 ans, est installée depuis treize ans aux États-Unis, où elle menait jusqu’à samedi 14 mai une vie sans histoire. Voici ce qu’il nous a confié.
Fille d’un commerçant appartenant à l’ethnie peule (40% de la population dans un pays qui compte 10,3 millions d’habitants), originaire de la région de Labé, en Guinée, Nafissatou Diallo mariée à 14 ans et tombée enceinte à 16, devenue mère à 17 ans, a suivi son mari, un commerçant guinéen, aux États-Unis en 1998. Elle aurait ensuite divorcé et élève seule sa fille de 15 ans dans le Bronx.
Surprenant : dans l’émission « Présumé Innocent », le reportage sur l’affaire DSK, sur Direct 8,il est dit que son mari est décédé et la laisse veuve en Guiné. Elle aurait quitté son pays pour s’en sortir en étant hébergé par sa soeur et serveuse, puis devient femme de ménage dans le Sofitel.
Elle a par ailleurs de la famille à Harlem, notamment sa sœur, mariée à un homme d’affaires guinéen opérant dans l’import-export.
Détentrice d’une carte verte provisoire en situation précaire, employée comme femme de chambre par la chaîne hôtelière Sofitel depuis trois ans, Nafissatou Diallo a la réputation d’être une fille sérieuse.
«Une grande bosseuse comme sa sœur», selon un autre cousin, que nous avons également eu au téléphone.
Ses proches, issus d’une grande famille de commerçants guinéens n’ont pas encore eu directement accès à elle.
Comme tout le monde, ils ont lu la presse, mais ils espèrent que l’agression a eu des proportions «moins importantes» que ce qui est rapporté.
Mamadou Chérif Diallo, parent de la victime, un Guinéen de 35 ans qui travaille pour une agence de la ville de New York et chargé de représenter la famille déclare :

«C’est une bonne musulmane. Elle est vraiment très jolie, comme beaucoup de femmes peules, mais dans notre culture, on n’accepte pas ce type d’agressivité. Franchement, Dominique Strauss-Kahn est tombé sur la mauvaise personne! C’est un scandale et c’est vraiment triste, cet accident!»

Portrait de Madame Diallo avec son mari

Madame Nafissatou Diallo et de son mari. Photographie prise le 31 décembre 1975 à Teranga.

[Retour à la page de Nafissatou Niang Diallo] | [Retour à la page d’accueil]


Editor (jvolet@cyllene.uwa.edu.au)
The University of Western Australia/French
Created: Friday, 27-Sep-1996.
http://www.arts.uwa.edu.au/AFLIT/Dialloportrait.html

Sous protection policière

La famille explique que Nafissatou Diallo a été emmenée par la police de New York dans un endroit tenu secret, pour la protéger des médias.

Elle est assistée par un avocat. Le bureau de l’attorney general de Manhattan, contacté par SlateAfrique, a refusé de confirmer l’identité de Nafissatou Diallo, une mesure qui relève de la protection des victimes aux États-Unis.

La famille paraît dépassée par les événements, et insiste sur le fait que Nafissatou Diallo n’a pas encore formellement porté plainte

[NDLE : formellement, c’est le procureur qui porte plainte au pénal, la victime peut en revanche choisir ultérieurement de porter plainte au civil, pour un procès en dommages et intérêts].

Son statut d’immigré, certes légal, est précaire et en tant que résidente étrangère aux États-Unis, sa famille sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur.

A-t-elle été manipulée ? Son cousin, Mamadou Chérif Diallo proteste : 

«Non, non, non ! Les gens doivent comprendre qu’ici, on vit dans le communautarisme et que Nafissatou vit dans sa communauté, les Peuls de Guinée, et qu’elle ne s’intéresse pas à la politique. Elle n’a pas le droit de vote aux États-Unis et ne participe même pas à nos associations politiques guinéennes.»

Alors que le monde entier s’interroge sur la possible corruption de cette jeune femme à des fins hautement politiques, il paraît quelque peu ironique que ce soit une femme de chambre guinéenne qui puisse être à l’origine d’un scandale mettant en cause le patron du Fonds monétaire international (FMI).

Une institution avec laquelle son pays, dirigé depuis décembre par un nouveau président, Alpha Condé, cherche à renouer pour sortir de l’ornière.

Le pays qui a dit «non» à De Gaulle

La Guinée, située au sud du Sénégal et de la Guinée-Bissau, fut la seule colonie française à dire «non» à De Gaulle en 1958, accédant avant toutes les autres à une indépendance cher payée.

La France est en effet partie en claquant la porte, avec équipements et fonctionnaires.

Sous Sékou Touré, son premier Président et dictateur, la Guinée a longtemps vécu dans le giron du bloc soviétique, se faisant notamment livrer de très inutiles chasse-neige, dans les années 1960, au titre de la coopération entre pays frères.

Le pays est sorti du bloc de l’Est avant la fin de la Guerre froide, à la faveur de l’accession du général Lansana Conté à la présidence, par voie de putsch, en 1984, après la mort de Sékou Touré.

Cette nation a traversé une profonde crise politique après la mort de Lansana Conté, fin 2008.

Livré à une jeune junte d’officiers menée par le capitaine Moussa Dadis Camara, les militaires ont été contraints de passer la main et d’organiser des élections après le massacre de 156 manifestants et le viol d’une centaine de femmes par des militaires, le 28 septembre 2009 à Conakry.

Souvent décrit comme un scandale géologique, en raison de son potentiel hydraulique et minéral, la Guinée souffre d’un énorme retard dans son développement, à l’échelle de la sous-région.

A Conakry, la capitale, les habitants n’ont toujours pas l’eau courante ni l’électricité.

Les jeunes, eux, manquent cruellement de perspectives.

Du coup, l’émigration vers le Sénégal, la Côte d’Ivoire, mais aussi la France, l’Allemagne et les États-Unis représente la seule planche de salut, depuis plusieurs décennies.

Sabine Cessou


 Actualisation le 17/05 pour préciser que l’avocat n’a pas été commis d’office.» Tous nos articles sur l’affaire DSK


Pourquoi avons-nous décidé de publier le nom de l’accusatrice de Dominique Strauss-Kahn?

Certains lecteurs nous ont posé la question, au nom de la protection de la victime.

En racontant son histoire grâce aux récits de sa famille, ce qui est le but de l’article (et non pas de dévoiler son nom qui était déjà cité dans plusieurs sites d’informations en français, bien avant que nous décidions de sa publication), nous avons estimé que cela servait à protéger sa personne des rumeurs, des accusations portées contre elle et autres théories du complot qui se multipliaient à son sujet.

Selon sa famille, elle n’est pas l’instrument machiavélique d’un sombre complot.

Par ailleurs, si ce nom semble, à beaucoup de nos lecteurs, rare, ce n’est pas le cas parmi les habitants de Guinée.

Le patronyme de cette jeune femme y est aussi commun, comme dans certaines parties d’Afrique de l’Ouest, que Françoise Martin en France ou Jane Smith aux Etats-Unis. Un petit tour sur Facebook est assez explicite.

Nous n’aurions probablement pas fait la même chose si son nom avait été moins commun.

JH


étonnant hôtel Park Yatt : Diane Diallo

Accueil > Actualité > Faits divers > Une “affaire DSK” dans un hôtel parisien ?

FAITS DIVERS

Publié le 13 juin 2011 à 09h16 et Mis à jour le 13 juin 2011 à 09h20 : http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/une-affaire-dsk-dans-un-hotel-parisien-109379.html

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Une “affaire DSK” dans un hôtel parisien ?

Une femme de chambre, un client puissant, et une plainte pour agression sexuelle… Une enquête pourrait être rouverte.

L'agression aurait eu lieu dans un hôtel de luxe parisien de la rue de la Paix, le Park Hyatt, à deux pas de la place Vendôme

L’agression aurait eu lieu dans un hôtel de luxe parisien de la rue de la Paix, le Park Hyatt, à deux pas de la place Vendôme SIPA

L’affaire a presque un an. Le 27 juillet 2010, Diane Diallo fait son métier, celui de femme de chambre dans un hôtel de luxe parisien de la rue de la Paix, le Park Hyatt, à deux pas de la place Vendôme. Selon elle, alors qu’elle nettoie la salle de bains de l’une des suites, son occupant, un membre de l’entourage de l’émir du Qatar, se jette sur elle. « Il a mis sa main dans mon pantalon et passé celle-ci sur mes fesses », déclare-t-elle le lendemain dans une plainte révélée par France 3 Ile-de-France. « Il est resté devant la porte de la salle de bains et a baissé son pantalon puis s’est masturbé devant moi. […] Je ne pouvais sortir de la salle de bains car il se tenait devant la porte. »

Ce sont des proches de l’agresseur présumé qui mettront fin à l’épisode, qui se soldera par des excuses présentées à la jeune femme par un conseiller de l’émir et l’assurance que l’homme serait désormais persona non grata dans les hôtels de la chaîne Hyatt. La plainte, elle, sera finalement classée sans suite le 4 mai. La jeune femme, Guinéenne née en Côte d’Ivoire, ne s’était en effet pas rendue aux convocations de la police. Mais, en pleine affaire DSK, l’enquête devrait être prochainement relancée. Sans grand espoir, peut-être, de la voir aboutir, l’homme incriminé n’étant vraisemblablement plus sur le territoire français.

Par J. S

11/06/2011 à 18:32

Dominique Strauss Kahn : Michel Taubmann, biographe de DSK, est sceptiquepar (jbsubmarine) le 16/05/2011 12:09 | Dans l’actualité Actualité / news
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Auteur de la biographie sur Dominique Strauss-Kahn, « Le vrai roman de DSK », Michel Taubmann a réagi sur l’accusation de viol qui secoue le patron du FMI au micro de RTL.

Il y en a encore beaucoup qui sont surpris de l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn à propos d’une tentative de viol sur une femme de chambre d’hôtel à New-York. Certains pensent même que DSK serait victime d’un complot . Michel Taubmann, biographe de Dominique Strauss-Kahn, reste sceptique sur cette affaire et ne croît pas le patron du FMI capable de commettre un tel acte : « Personnellement, ce que je développe longuement dans mon livre, Dominique Strauss Kahn est un séducteur mais ce n’est pas un violeur. » . Proche de la famille Strauss-Kahn, Michel Taubmann n’a pas manqué de sonder celle-ci : « Hier matin, j’ai téléphonique à la sœur de Dominique Strauss Kahn, Valérie Strauss Kahn que je connais pour avoir travaillé sur la famille (…) son intime conviction c’est que son frère ne peut pas avoir fait çà, elle est parfois critique envers son frère (…) mais son frère ne peut pas avoir fait ça. Et un certain nombre de femmes qui ont travaillé avec lui (…) disent qu’il ne peut pas avoir fait ça » .

Dominique Strauss Kahn : Michel Taubmann, biographe de DSK, est sceptique - Dominique Strauss-Kahn DSK Michel TaubmannVoir les 3 médias de la galerieMichel Taubmann, biographe de DSK, reste sceptique

Dominique Strauss Kahn : Michel Taubmann, biographe de DSK, est sceptique - Michel Taubmann Le Romain Vrai de Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss Kahn : Michel Taubmann, biographe de DSK, est sceptique - Dominique Strauss-Kahn DSK Michel Taubmann

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Revenant sur l’affaire Tristane Banon, avec laquelle DSK fut accusé de viol également en 2002, Michel Taubmann avait mis en lumière, dans son livre, plusieurs éléments douteux qui jouaient en la faveur de Dominique Strauss-Kahn. Pour finir, Michel Taubmann révèle qu’un complot de cette ampleur n’a jamais été envisagé dans le clan Strauss-Kahn, juste que la phrase revenant avec insistance : « la campagne va être sale » . Une triste affaire qui sali la réputation de Dominique Strauss-Kahn, dont les premières images avec les menottes ont fait le tour du monde. Pensez-vous que cette affaire va nuire définitivement à Dominique Strauss-Kahn ?

Si tu veux en savoir plus sur Dominique Strauss Kahn, visite le dossier Dominique Strauss Kahn ou dis nous ce que tu en penses dans les commentaires.

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Dominique Strauss Kahn : Le site Génération DSK devient Génération 4G

par Marylin (Fraiise) le 13/06/2011 18:00 | Dans l’actualité Actualité / news
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Comme l’a annoncé Europe 1 la semaine dernière, le site de soutien à Dominique Strauss-Kahn Generation-DSK.fr change de nom aujourd’hui.

Ça y est, le site de soutien de Dominique Strauss Kahn a changé de nom pour le dépersonnaliser. Génération DSK.fr est devenu « Génération Gagner, Gouverner à Gauche » dite Génération 4G soit un nom qui n’a strictement rien à voir avec l’original. Sur la page Internet, plus aucune référence à Dominique Strauss-Kahn. « Nous avons fait notre deuil et avons intégré que Dominique Strauss-Kahn ne serait pas candidat à la présidentielle » explique Mathilde Marmier, l’une des fondatrices du mouvement. Avec le tapage médiatique de l’affaire DSK, ce site a tout bonnement bien fait de changer de nom.

Dominique Strauss Kahn : Le site Génération DSK devient Génération 4G - Dominique Strauss Kahn affaire dsk soutien site generation-dsk.fr generation 4 G gagner gauche gouverner Mathilde Marmier Voir les 2 médias de la galerieLe site de soutien de Dominique Strauss Kahn change de nom

Le site Génération DSK est apparu bien avant l’affaire judiciaire pour soutenir la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle 2012. Si Alpha Condé est doublement touché par l’affaire DSK , certains militants du club Dominique Strauss Kahn ne perdent pas espoir. « On doit continuer notre soutien », explique Antonio Duarte, le fondateur du site Génération DSK. Cependant, le site Génération 4G est bel et bien sur un autre positionnement que celui du politicien et parle de social-démocratie. Plus aucune trace du personnage controversé de Dominique Strauss Kahn soutenu par Johnny Hallyday, le site reprend sur de nouvelles bases. Que pensez-vous de ce changement de nom ?

Dominique Strauss Kahn : Johnny Hallyday accusé de viol aussi

par (Alexiar) le 13/06/2011 16:54 | Dans l’actualité Actualité / news
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Dominique Strauss-Kahn, accusé d’avoir tenté de violer une femme de chambre, n’est pas le seul à avoir subi ce genre d’épreuve. Johnny Hallyday en a aussi fait l’expérience. melty.fr vous raconte.

Certains le croient ou tout du moins le soutiennent, d’autres non. Johnny Hallyday s’est rangé du côté des compatissants de Dominique Strauss-Kahn. Et pour cause, puisqu’il avait lui-même été accusé de viol par une hôtesse en avril 2002. La femme disait que Johnny l’avait violée un an plus tôt, mais un non-lieu a finalement été prononcé en 2006. Quoi qu’il en soit, le chanteur sait ce que DSK traverse. C’est pourquoi Johnny a tenu à s’exprimer dans le TV Mag de ce week-end, en faveur de Dominique Strauss-Kahn dont la femme ne porte d’ailleurs plus l’alliance.

Dominique Strauss Kahn : Johnny Hallyday accusé de viol aussi - Dominique Strauss-Kahn soutenu Johnny Hallyday Anne Sinclair TV Voir les 5 médias de la galerieJohnny Hallyday soutient DSK

Dominique Strauss Kahn : Johnny Hallyday accusé de viol aussi - Dominique Strauss-Kahn soutenu Johnny Hallyday Anne Sinclair TV

Dominique Strauss Kahn : Johnny Hallyday accusé de viol aussi - Dominique Strauss-Kahn soutenu Johnny Hallyday Anne Sinclair TV

Dominique Strauss Kahn : Johnny Hallyday accusé de viol aussi - Dominique Strauss-Kahn soutenu Johnny Hallyday Anne Sinclair TV

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Voici les paroles de Johnny Hallyday : “Ce que fait sa femme, Anne Sinclair, est formidable. Je n’ai pas les détails de l’histoire et je n’aime pas m’occuper de la vie des gens. Je m’aperçois juste que plus on gagne de l’argent, plus on réussit et plus on est la cible de critiques odieuses. J’ai été accusé de viol moi aussi. C’est une histoire qui nous a poursuivis, moi et ma famille, pendant deux ans ! On a été malheureux, moi, ma femme et mes enfants, avant que l’ont découvre les mensonges de mon accusatrice. Honnêtement, je trouve qu’on vit une époque terrifiante“. Des détails, peut-être que nous en aurons plus dans le reportage de Direct 8 de ce soir, Présumé innocent spécial DSK dont nous vous montrions un extrait de 4 mns tout à l’heure. Quel sera le fin mot de cette affaire ?

Dominique Strauss Kahn : Alpha Condé, président de la Guinée doublement touché

par Marylin (Fraiise) le 13/06/2011 16:03 | Dans l’actualité Actualité / news
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Le président Guinéen Alpha Condé se dit doublement affecté par l’affaire DSK en tant que socialiste et compatriote de la victime présumée Nassifatou Diallo.

Si la médiatisation de l’affaire Dominique Strauss Kahn inspire des vidéos humoristiques comme la fausse publicité Nintendo DSK , certains n’en demeurent pas moins profondément touché par le déroulement de l’affaire. Le président Guinéen Alpha Condé, membre du parti Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) et donc de l’Internationale Socialiste a déclaré : « C’est une grande tristesse pour nous ce qui est arrivé. Nous sommes doublement touchés : d’abord en tant que socialistes, mais aussi le fait que ça soit une compatriote » comme le mentionne le site La Libre .

Dominique Strauss Kahn : Alpha Condé, président de la Guinée doublement touché - Dominique Strauss Kahn Alpha Condé Nassifatou Diallo président Guinéen déclaration socialiste socialisme parti politique Rassemblement du Peuple de Guinée RPG   Voir les 2 médias de la galerieLe président Guinéen Alpha Condé est doublement touché par l’affaire DSK

La victime présumée Nassifatou Diallo est une Guinéenne originaire d’un hameau du Fouta-Djallon, berceau de la communauté du peuple de Guinée. Le président Alpha Condé a assuré que son pays était prêt à aider cette femme de 32 ans installée aux Etats-Unis. « On ne peut pas la rencontrer actuellement, mais la Guinée apportera son assistance à tout citoyen guinéen, ou citoyenne. Chaque fois qu’un citoyen, Guinéen ou Guinéenne, se trouvera en difficulté quelque part, l’Etat guinéen sera à ses côtés, mais en respectant la loi » a affirmé le président Guinéen. Estimant que le problème se place au niveau de la justice américaine, Alpha Condé n’a pas souhaité se prononcer sur le fond du dossier. Il a déclaré « J’attends d’abord de voir clair » . Avec le reportage Présumé Innocent spécial DSK et son aperçu de 4 minutes (vidéo) , nous espérons être également éclaircis sur cette affaire.

Anne Sinclair demandera t-elle le divorce quand l’affaire DSK sera terminée? C’est la question que beaucoup de personnes se posent ! Le couple Anne Sinclair/Dominique Strauss-Kahn n’est pas aussi uni qu’on le pense. Même sie elle l’accompagne depuis le jour où il a été arrêté pour crimes sexuels en Amérique, il semblerait qu’elle n’accepte plus les nombreuses infidélités de son mari et pourrait divorcer dès que la bataille judiciaire prendra fin. Ce qui laisse penser que le couple… Lire la suite »

Lire la suite sur DSK : Le divorce? Anne Sinclair ne porte son alliance qu’au tribunal ! – par exclusifpeople http://www.hellocoton.fr/dsk-le-divorce-anne-sinclair-ne-porte-son-alliance-qu-au-tribunal-2906888#ixzz1PBwMFvB7
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Le lundi 13 juin 2011 – 11:35

Anne Sinclair : grand-mère pour la première fois

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Même quand tout va mal, de bonnes nouvelles peuvent arriver. C’est ce qui s’est passé dans la vie d’Anne Sinclair récemment. Nous sommes bien contents pour elle…

On l’annonçait au conditionnel dernièrement. La nouvelle est désormais confirmée : Anne Sinclair est pour la première fois grand-mère.

Un rôle qui devrait la changer de celui qu’elle joue quotidiennement depuis près d’un mois. A savoir, pilier de son mariDominique Strauss-Kahn.

Anne Sinclair est donc aux anges. David, l’un des deux fils qu’elle a eu de son premier mariage avec le journaliste Ivan Levaï, vient d’être papa.

L’expérience est toute nouvelle pour la journaliste puisqu’il s’agit de son premier petit enfant. Nous savons que c’est une petite fille même si nous ne connaissons pas encore le prénom.

Cet heureux événement vient à point pour insuffler un peu d’air frais dans la vie de la vaillante Anne Sinclair. Elle a donc bien évidemment mis sur pause sa tumultueuse vie new-yorkaise, le temps d’aller embrasser le bébé et de féliciter son fils.

De retour à New-York depuis hier, Madame DSK doit sans doute avoir un petit coup de blues. Mamie, un costume qui lui tarde sûrement de porter à plein temps…

F.P

 

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DSK-Diallo : est-ce le début d’une longue bataille médiatique entre ténors des barots américains ?

Publié le

Affaire DSK – Diallo :

Outre son avocat, Nafissatou Diallo défendue par deux ténors du barreau américain et si elle porte plainte au civil, 2 avocates, ténors du féminisme à l’américaine, s’y rallieront.

Benjamin Brafmann a du souci à se faire. Se fera-t-il éconduire comme part Michael Jackson, s’il se montre toujours aussi sûr de lui  ?

http://www.culturefemme.com/article8394.html

PHOTO : DR/KENNETH THOMPSON

lundi 30 mai 2011, par  Staff Culturefemme

Jeffrey Shapiro, avocat de la jeune femme de ménage de 32 ans qui accuse Dominique Strauss-Kahn de viol, a vu sa défense s’agrandir avec l’arrivée de deux poids lourds du barreau américain.

Il s’agit de Kenneth Thompson, un ex-procureur afro-américain de New York et du cabinet Thompson Wigdor & Gilly LLP, ainsi que Norman Siegel, avocat fondateur d’une puissante ONG dédiée à la défense des minorités.

Kenneth Thompson et Norman Siegel ont la particularité d’être très calés sur les affaires politiques, ce qui sous-entendrait que la défense de Nafissatou Diallo va être plus violente et l’affaire risque de prendre une tournure beaucoup plus politique.

Norman Siegel, avocat et directeur du « New York Civil Liberties Union » (NYCLU), une ONG désdiée à la défense de droits civils des minorités aux Etats-Unis

Nafissatou Diallo pourrait aussi attaquer l’ex-patron du FMI au civil. Là aussi, la jeune Guinéenne serait défendue par deux autres poids lourds, deux célèbres avocates américaines spécialisées dans les affaires de viols et violences envers les femmes.

Selon Reuters citant l’avocat de Nafissatou Diallo, Kenneth Thompson et Norman Siegel ont participé mercredi dernier à une réunion entre la plaignante et sa famille.

©Culturefemme.com

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/05/16/defense-qui-sont-les-avocats-de-dsk/

DEFENSE – Qui sont les avocats de DSK?

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 Reuters/Allison Joyce

Il se décrit lui-même comme l’avocat des « situations vraiment, vraiment désespérées ». Benjamin Brafman sera l’un des lawyers américains qui défendront Dominique Strauss-Kahn, accusé de tentative de viol par une femme de chambre d’un hôtel de New York. Pendant quatre ans procureur adjoint à Manhattan avant de s’inscrire au barreau de New York, il « figure parmi les ténors du barreau new-yorkais »estime Le Figaro.fr.

Benjamin Brafman est surtout connu pour avoir défendu des dossiers de célébrités. L’agence de presse Reuters relève le cas de Michael Jackson, qu’il a représenté en 2004 lorsque le chanteur était accusé d’attentat à la pudeur sur enfant. Il s’était ensuite déchargé du dossier. L’avocat a également obtenu l’acquittement du rappeur »P.Diddy » Sean Combs, accusé de port d’arme illégal et de corruption dans une affaire de bagarre et de coups de feu dans une boîte de nuit, rapporte Reuters. Benjamin Brafman a la réputation de « soit gagner ses procès, soit négocier un accord », résume l’agence de presse.

Dans une interview, Benjamin Brafman se félicitait de maintenir le moral de ses clients : « Je pense que j’ai dissuadé davantage de gens de se suicider que n’importe quel psychiatre au monde », a-t-il affirmé à Lawline.com, explique Reuters.

Le deuxième avocat de M. Strauss-Kahn est également une pointure du barreau états-unien. William Taylor est « l’un des dix meilleurs pénalistes de Washington », note Le Figaro.fr. C’est lui que Dominique Strauss-Kahn aurait appelé vendredi, déjà, pour répondre aux accusations concernant le prix de ses costumes, pense savoir le site d’information. C’est également William Taylor qui avait conseillé DSK lorsqu’il avait été mis en cause en 2008 pour une relation extraconjugale avec l’une de ses subordonnées du FMI, rappelle le site.

A l’époque, « le courant était très bien passé », commente  Le Figaro.fr. « Si vous ne pouvez pas expliquer votre défense en moins de cinq minutes, en trois ou quatre phrases, c’est qu’elle ne tient tout simplement pas la route », estime l’avocat, cité par le site d’information.

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