Archives de Tag: Allemagne

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On les présente souvent comme les deux jumeaux de la #politique. Et de fait, les points communs sont nombreux entre Justin #Trudeau, Premier ministre canadien, et Emmanuel #Macron, président français, qui se retrouvent mercredi au Canada pour le sommet du #G7. Leur style et leur #communication sont semblables. Mais ont soulevé des critiques similaires dans leur pays respectif.

www.europe1.fr/politique/macron-et-trudeau-deux-as-de-la-communication-pris-a-leur-propre-jeu-3673751

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L’alliance entre la machine et l’homme

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Internet, objets connectés, applications et autres gadgets hi-tech : Anthony Morel révèle les dernières tendances et astuces qui changeront le monde de demain et le quotidien de chacun.

www.bfmtv.com/mediaplayer/video/l-intelligence-artificielle-plus-forte-que-les-medecins-1080585.html

La source du secret bancaire suisse

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La Suisse est neutre depuis 1516 et donc le secret bancaire est une forme de neutralité vis à vis des politiques diverses : royales, fascistes, démocratiques, qui pourchassent des concitoyens, peut être louables, brigands, blanchiments, fraudes, mais aussi excessifs. En 1942, le secret bancaire suisse a été relancé pour protéger les juifs lors de la 2nd Guerre Mondiale. à partir de ce moment, le secret bancaire est rentré parmi les doctrines suisses, donc une des représentations de la neutralité fondement de la Suisse.

Le rôle d’un ou une Assistante PMO – Conduite du changement

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Le rôle d’un ou une Assistante PMO –

 

Conduite du changement

 

Description du poste

 

Vous participerez à des projets qui accompagnent les grandes entreprises, les PME et les organismes publics à réaliser des économies sur l’intégralité des postes de leur compte de résultats (frais de fonctionnement, frais professionnels, frais de personnel, amortissements, immobilier, taxes, …) et à obtenir des financements, aides ou subventions, sans jamais mettre en cause l’organisation ou les acquis sociaux.

Français : Maquette du projet de parc éolien o...

Français : Maquette du projet de parc éolien off-shore – « Sheringham Shoal » – Royaume-Uni (Photo credit: Wikipedia)

Vous travaillerez  au cœur des systèmes d’information, sur des projets de grand ampleur, en suivant les évolutions technologiques. Ils participent aux différentes étapes du cycle de vie d’un projet en s’appuyant sur une méthodologie complète et adaptée. Sur des projets spécifiques ou sur des progiciels du marché, les équipes interviennent de la conception technique à la mise en production du système, en passant par les phases de tests, de développements. Ils assurent également la maintenance et l’assistance à l’exploitation.

Avec une rémunération exclusivement indexée sur les résultats obtenus, les experts sont présents à travers le monde. Exemple : la France, Espagne, Royaume-Uni, Pologne, Belgique, Allemagne, Portugal, Hongrie, la République Tchèque et Canada…

English: A Casio 1.8" colour TFT liquid c...

English: A Casio 1.8″ colour TFT liquid crystal display which equips the Sony Cyber-shot DSC-P93A digital compact cameras. The scale in the picture is in cm. Français : Un écran à cristaux liquides TFT couleur Casio de 1,8″ qui équipe les appareils photographiques numériques compacts Sony Cyber-shot DSC-P93A. La règle dans l’image est graduée en cm. (Photo credit: Wikipedia)

Vous intégrez la Direction de l’Organisation et des Systèmes d’Information du Groupe.

Dans le cadre du projet d’entreprise de mise en place d’un ERP, nous recherchons un(e) collaborateur (trice) au sein de l’équipe Conduite des Changements, Organisation et Process. Rattachée au responsable de cette équipe, vous participez à toutes les phases du chantier Conduite des Changements, Organisation et Process.

Vos missions consisteront à  contribuer à la réalisation des audits des activités, des processus existants, (organisation, réalisation et cartographie de l’existant) confiés par votre responsable.

Vous serez amené à produire les différents supports de communication (LCD, plaquette de présentation, supports power-point pour les manifestations et réunions internes, auxquelles vous participerez)

Français : Jour des funérailles de Foch. Bâton...

Français : Jour des funérailles de Foch. Bâton de maréchal de France, du Royaume-Uni et de Pologne. (Photo credit: Wikipedia)

Vous mettrez à jour et animer le blog du projet d’ERP (actualités, documents, FAQ) et vous aurez en charge les animations et l’organisation logistique des évènements organisés dans le cadre du projet. Vous participez aux différents comités et mettre à jour le tableau des actions à l’issue de ces derniers.

Par ailleurs, vous organiserez la formation des futurs utilisateurs (élaboration des plannings de formation, rédaction des supports de formation, suivi de l’avancement du plan de formation) et assurer la consolidation des évaluations des acquis et de la satisfaction .Vous contribuez à l’analyse et la définition des plans d’actions à mettre en place.

Macro shot of an LCD monitor showing the red, ...

Macro shot of an LCD monitor showing the red, green and blue elements., with zoom-in (Photo credit: Wikipedia)

Enfin, vous êtes les garants de la bonne conduite du projet, vous détectez les risques relatifs

à la conduite du changement en étant à l’écoute de l’équipe projet et des collaborateurs et les

remonter au responsable de l’équipe.

L’expérience demandée :

De formation Bac + 2 (Communication, Gestion de Projet), type BTS/DUT, vous bénéficiez d’au moins 2 ans d’expérience dans une fonction similaire (stages et/ou expériences en alternance acceptés).

Très rigoureux(e), disponible, doté(e) d’une excellente capacité d’écoute, de synthèse et d’analyse.

Belgique

Belgique (Photo credit: mariag.)

La créativité alliée à un réel sens du contact et la  maitrise de  l’outil informatique et  du pack office sont indispensables.

 

 

 

Entrée flamboyante de Mario Draghi – belle entrée en scène

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Il Governatore della Banca d'Italia Mario Drag...
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Le G20 débute avec une bonne information, le référendum grec devrait être remplacé par un gouvernement transversal gauche – droite.

Le G20 a pour mission un nouveau système de mode financier en renforçant les présences  des nouvelles économies formant la BRICS:

BRICS (anciennement le BRIC) est un acronyme anglais qui désigne le groupe de pays formé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud (South Africa). Très peu utilisé, l’équivalent français de l’acronyme anglais est l’ABRIC (Afrique du Sud – Brésil – Russie –Inde – Chine) ou encore BRICA.

Les cinq pays constituant les BRICS sont pour la plupart considérés comme des grandes puissances émergentes, ils sont respectivement les neuvième, sixième, quatrième, deuxième et vingt-cinquième puissances économique mondiale. Ils comptent 40% de la population mondiale et, en 2015, ils devraient assurer 61 % de la croissance mondiale selon le FMI. C’est dire si ces pays sont actuellement économiquement attractifs, et si l’entrée au club intéresse de nombreux pays notamment : le Mexique, la Corée du Sud ou même la Turquie.

Mario Draghi 

La baisse des taux  présentée à l’américaine, avec une prospective, avec une présentation des orientations et
Mario Draghi (né le 3 septembre 1947 à Rome) est un économiste, banquier et ancien haut-fonctionnaire italien. Ancien gouverneur de la Banque d’Italie
La baisse surprise des taux d’intéret montre que l’arrivée de Mario Draghi à la tête de la BCE s’accompagne de changements importants.

03/11/11 15:04

Mario Draghi crée la surprise à la BCE

ANALYSE – La baisse surprise des taux d’intéret montre que l’arrivée de Mario Draghi à la tête de la BCE s’accompagne de changements importants dans la politique monétaire de l’institution.

La baisse par la BCE de 0,25 point de son principal taux directeur à 1,25 % est appréciée par les boursiers, car elle montre que l’arrivée deMario Draghi à la tête de la Banque Centrale Européenne à la place de Jean-Claude Trichet s’accompagne d’une inflexion de sa politique monétaire.

Elle permettra de desserrer la contrainte monétaire à un moment où l’activité économique baisse dangereusement dans la zone euro. Ellle permet aussi de lâcher la pression sur l’euro qui, en dépit des difficultés que traverse la zone euro, offre toujours un différentiel de rendement important par rapport aux taux directeurs en vigueur aux États-Unis. Ceux-ci se situent à l’intérieur d’une fourchette comprise entre 0 et 0,25 % qui pousse les opérateurs à privilégier les placements en euros plus rémunérateurs à court terme, ce qui soutient le cours de la monnaie unique. Or, toute détente de l’euro par rapport au dollar est bonne pour la compétitivité économique de la zone euro.

Mais ce qui marque le plus les esprits, c’est que cette baisse surprise montre que le nouvel homme fort de la BCE a su convaincre les Allemands de lâcher du lest, ce que Jean-Claude Trichet n’était pas parvenu à obtenir. L’arrivée de Mario Draghi marque une sorte de tournant à l’anglo-saxonne de la politique monétaire de la BCE qui lui permettra d’être plus en phase avec l’économie réelle.

Mario Draghi, l’anti-Silvio Berlusconi

LEMONDE | 31.10.11 | 13h51   •

Mis à jour le 31.10.11 | 15h31

ROME CORRESPONDANT – Le voilà. Vêtu de son traditionnel complet sombre, aussi souriant que Buster KeatonMario Draghi, 64 ans, s’installe, mardi 1er novembre à Francfort, au 35e étage du siège de l’Eurotower, le siège de la Banque centrale européenne (BCE) dont il devient le troisième président après le Néerlandais Wim Duisenberg (1998-2003) et le Français Jean-Claude Trichet (2003-2011).

Pour lui, c’est l’aboutissement d’une carrière rectiligne. Pour les Italiens, qui n’ont pas eu de représentant à un tel niveau de responsabilité dans une institution européenne depuis Romano Prodi, président de la Commission (1999-2004), c’est un élément de fierté nationale.

Romano Prodi, né le 9 août 1939 à Scandiano, est un économiste et un homme politique italien appartenant à la coalition de partis du centre-gauche l’Union dont il est devenu le président lors de la constitution de la fédération le 26 février 2005. Il est président d’honneur du Parti démocrate européen.
En Italie on est au bord de l’implosion. Berlusconi est de plus en plus au bord de la rupture et en fin de mandat.

Romano Prodi est docteur en droit de l’université catholique du Sacré-Cœur de Milan et postgradué de la London School of Economics. Il a étudié dans le collège Collegio Augustinianum de l’université catholique du Sacré-Cœur, de 1957 à 1961. Il a entamé sa carrière universitaire à la section d’économie et à la faculté de Sciences politiques de l’Université de Bologne, où il a travaillé comme assistant dès 1963, puis comme professeur adjoint en 1966 et enfin comme professeur de 1971 à 1999, enseignant l’organisation industrielle et la politique industrielle. Il a été professeur invité auprès de l’université Stanforden 1968 et à l’université Harvard en 1974.

Parallèlement à l’enseignement universitaire, R. Prodi a mené une intense activité de recherche qui s’est orientée sur « le développement des petites et moyennes entreprises et des zones industrielles », « la politique de concurrence », « l’étude des relations entre État et marché », « les politiques de privatisation », « le rôle central joué par les systèmes scolaires dans la promotion du développement économique et de la cohésion sociale », « le processus d’intégration européenne » et, suite à la chute du mur de Berlin, la dynamique des différents « modèles de capitalisme. »

Dans la littérature économique internationale, il est considéré parmi les fondateurs de l’« École italienne d’économie industrielle » avec Giacomo Becattini,Franco MomiglianoLuca Fancello et Paolo Sylos Labini1.

Il a été initialement membre du Parti italien de la Démocratie chrétienne. De novembre 1978 à mars 1979, Romano Prodi a été ministre de l’Industrie sous le gouvernement de Giulio Andreotti.

En 1982, le président du Conseil, Giovanni Spadolini, le nomme président de l’Istituto per la ricostruzione industriale (ou IRI: l’Institut pour la Reconstruction Industrielle), charge qu’il tiendra jusqu’en 1989 en réussissant à améliorer l’économie du groupe.

En 1993, Carlo Azeglio Ciampi le rappelle à la tâche pour procéder à la privatisation d’une bonne partie du holding, mission qu’il clôtura l’année suivante.

En 1995 il a été le fondateur de la coalition et du projet de centre-gauche L’Olivier, où il fut désigné comme candidat à la présidence du Conseil des ministres aux élections d’avril 1996. Ces élections ont vu l’Olivier l’emporter sur la coalition de centre-droite, et Romano Prodi en mai 1996, fut chargé par le président de la République de former le nouveau gouvernement.

Il a exercé les fonctions de président du Conseil des ministres italien du 18 mai 1996 au 9 octobre 1998, succédant à Lamberto Dini. Son gouvernement tombe suite à un renversement d’alliance dans sa coalition et il est lui-même remplacé par Massimo D’Alema (1er gouvernement).

Il a été le président de la Commission européenne du mois de septembre 1999 au 22 novembre 2004. Sous sa présidence il y a eu, entre autres innovations; la mise en circulation des billets et pièces libellés en euro, le 1er janvier 2002 pour douze pays de l’Union européenne. L’entrée de dix nouveaux pays au sein de l’Union le 1er Mai 2004: Chypre, l’Estonie, la Lettonie, la LituanieMalte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie et la Hongrie. La signature, à Rome le 29 octobre 2004, du traité établissant une Constitution pour l’Europe.

Le 16 octobre 2005, lors de primaires inédites en Italie, Romano Prodi a été élu comme leader de la gauche pour les élections législatives d’avril 2006, fondant ainsi l’Unione, une coalition de centre-gauche rassemblant des partis allant de l’extrême gauche au centre.

Les 9 et 10 avril 2006, l’Union gagne de justesse les élections législatives 2006 en Italie, avec une majorité de 63 sièges à la Chambre (plus un indépendant) et de 2 sièges au Sénat. Romano Prodi succède ainsi à Silvio Berlusconi à la présidence du Conseil le 17 mai 2006. Sa majorité, pourtant vivement contestée par Berlusconi, qui en conteste la légitimité, réussit à élire à la présidence de la République Giorgio Napolitano (81 ans, le premier post-communiste à accéder à la plus haute charge de la République), puis à élire les présidents de la Chambre des députés (Fausto Bertinotti, leader communiste du Partito della Rifondazione Comunista) et du Sénat (Franco Marini, ancien leader syndical).

Romano Prodi obtient également des succès, bien plus marqués, contre la droite de Berlusconi aux élections administratives de mai 2006 et au référendum de juin 2006, où 62 % des Italiens ont rejeté une réforme de la Constitution voulue par le gouvernement Berlusconi et votée uniquement par ses parlementaires (ce qui a rendu nécessaire le référendum pour la confirmer ou la repousser) afin de favoriser les régions du Nord, plus riches, en excluant la possibilité pour les citoyens de se faire soigner dans des Régions différentes de celle où l’on vit, et effacer la plupart des pouvoirs du président de la République pour les confier au Premier ministre. Ces deux votes auraient dû, selon les intentions de Berlusconi, sûr de gagner, faire tomber le gouvernement Prodi qui en sort plus fort qu’avant.

Se retrouvant en minorité au Sénat sur sa politique extérieure (en Afghanistan), il présente la démission de son gouvernement le soir du 21 février 2007. Le président de la République italienne Giorgio Napolitano annonce le 24 février 2007 qu’il refuse sa démission et lui demande de présenter son gouvernement devant le Parlement pour obtenir la confiance (162 voix pour, 157 contre au Sénat ; sans formalité à la Chambre). Après cette crise, son gouvernement semble renforcé, malgré l’exiguïté de sa majorité sénatoriale.

Il est controversé en raison de son appui aux unions civiles pour les homosexuels. Cela l’a mis en conflit avec l’Église et lui a coûté des soutiens politiques qui lui étaient critiques.

Le 24 janvier 2008, après avoir obtenu la confiance de la Chambre des députés (326 voix contre 275), Romano Prodi est ébranlé par le vote de confiance négatif asséné par le Sénat. 161 sénateurs ont désavoué le gouvernement Prodi, tandis que 156 lui ont accordé leur confiance ; avec une majorité validée à 160 voix, le gouvernement a vu sa déchéance à une voix près.

Romano Prodi avait refusé de démissionner, comme certains de ses alliés — et le président Giorgio Napolitano — lui avaient conseillé de faire, et souhaitait affronter le vote du Sénat. Après cet échec, il présente sa démission au Président italien le 24 janvier 20082. Il annonce peu après vouloir se retirer de la vie politique3Silvio Berlusconi remporte largement lesélections générales d’avril et lui succède le 8 mai 2008.

  1.  Henry W. de Jong, William G. Shepherd. Pioneers of Industrial Organization: How the Economics of Competition and Monopoly Took Shape. Edward Elgar Publishing Ltd. (ISBN 9781843764342)
  2.  (fr« Le président du Conseil italien Romano Prodi démissionne » sur Wikinews24 janvier 2008
  3.  Analyse de l’observatoire des élections en Europe [archive] : « Je quitte la politique. Mon avenir est serein. Le monde est plein d’opportunités » a-t-il déclaré le 9 mars 2008, ajoutant « j’ai décidé de ne pas être candidat pour ouvrir la voie à un changement de génération qui est nécessaire. Quelqu’un doit donner l’exemple. »

 

En Grèce, l’implosion est aussi proche avec un peuple totalement irrité et hors contrôle. Le référendum est un choix du peuple grec.

Pourquoi le G20 ? A quoi sert-il ?

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G8 Leaders (May 2011) Caricatures

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Participating G-20 nations Nations allowed ext...
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Le Groupe des 20 (ou G20) est un groupe de 19 pays plus l’Union européenne dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d’États se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.

Le G20 représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).

Le G20 a été créé en marge du G7 du 25 septembre 1999 de Washington, à l’initiative du ministre de l’économie canadien Paul Martin, lors d’une réunion des ministres des finances du groupe3. Le but de ce nouveau groupe est alors de favoriser la stabilité financière internationale et de créer des possibilités de dialogues entre pays industrialisés et pays émergents, ce que les réunions des ministres des finances du G7 ne permettaient pas.

Pour Fareed Zakaria, « la gouvernance mondiale ne pourra évoluer qu’à travers le G20 ». Plusieurs raisons expliquent ce point de vue. D’une part, le Conseil de sécurité des Nations unies est paralysé par le droit de veto. Ses missions pourraient être mieux remplies par le G20 assez représentatif des rapports de force mondiaux. D’autre part, si les États-Unisn’ont plus la force d’imposer seuls leurs vues, ils peuvent par le biais de cette instance jouer un rôle positif de catalyseur.

G20 heads of government - Caricatures (Septemb...

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En 2010, le G20 compte 20 membres : dix-neuf pays plus l’Union européenne. Il est à noter que l’Espagne et les Pays-Bas ont participé aux trois dernières réunions sans en être membres5. L’Union européenne est représentée par le Président du Conseil européen et celui de la Banque centrale européenne, ce qui explique que le G20 rassemble 21 personnes.

Le G20 accueille également les institutions de Bretton Woods : le directeur général du FMI, le président de la Banque mondiale, celui du comité monétaire et financier international et celui du comité de développement du FMI et de la Banque mondiale.

Le G20 regroupe les membres G8, dix pays à économies émergentes6 plus l’Australie et la Corée du Sud. L’Espagne, et à un degré moindre les Pays-Bas, la Pologne, la Belgique, la Suède et la Suisse bien que leur PIB soient parmi les vingt premiers mondiaux n’ont pas été retenus. Parmi les principaux pays émergents non retenus nous pouvons citer l’Iran, la Thaïlande, la Malaisie, le Chili, le Nigéria, etc. Toutefois, certains pays comme l’Espagne, l’EthiopieSingapour, sont « invités permanents » du G20.

Si on regarde la situation en fonction de critères géographiques, le G20 compte trois États de l’ALENA, deux États du MERCOSUR, quatre États de l’Union européenne (sans compter l’Union qui siège également en sa propre qualité) et trois États membres de l’Organisation de la conférence islamique. Le continent asiatique est relativement bien représenté avec des pays comme la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, le Japon mais aussi la Turquie et l’Arabie saoudite ; l’Afrique du Sud est la seule représentante du continent africain au G20.

Si l’on les considère les membres en fonction du régime politique, il est possible de compter : 1 union de type confédérale, 14 républiques (dont 7 républiques fédérales et 1 république populaire) et 5 monarchies.

Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire et à l’initiative de Nicolas Sarkozy et de Gordon Brown, les chefs d’État ou de gouvernement se sont réunis. Actuellement, le G20 se décline sous trois formes : les G20 regroupant des chefs d’État et de gouvernement, les G20 finance regroupant les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales et, depuis les 20-21 avril 2010, des G20 sociaux, réunissant les ministres de l’emploi.

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Altran va se séparer de son cabinet de conseil : Arthur D. Little

Si la Chine ralentit, tout le monde subit une correction financière et potentiellement une très forte baisse sur les matières des métaux pour de suite, pour le pétrole pour l’année prochaine.
La Thaïlande, avec les inondations, a perdu 5 sur 10 millions sur ses récoltes de riz. Le maïs n’est pas mieux loti. Nos agriculteurs devraient voir une lueur d’espoir de revoir leurs récoltes remis en avant dans les GMS sur notre territoire.

La présidence française s’est fixé six grandes priorités :

  1. réformer le système monétaire international. Un rapport sur ce point a été remis par Michel Camdessus au président. Deux groupes de travail doivent être formés : un coprésidé par l’Allemagne et le Brésil sur les mouvements internationaux de capitaux et un autre coprésidé par la France et le Mexique sur la liquidité du système international c’est-à-dire sur le rôle des grandes monnaies et des dossiers sur la table des négociations  (DTS) ;
  2. renforcer la régulation financière. La présidence française voudrait mieux protéger les consommateurs des produits financiers. Concernant les mécanismes financiers eux-mêmes, un rapport sur la prévention et la résolution des crises bancaires a été remis aux autorités françaises par la place de Paris. Toutefois, ce rapport semble s’en tenir au seul secteur actuellement régulé et paraît en retrait sur la position européenne. Si les deux parties sont d’accord sur une possible transformation de dette en capital et sur une éventuelle réduction de la valeur de la dette, la commission voudrait que les autorités de régulation puissent avoir des pouvoirs plus forts permettant notamment de supprimer le versement des dividendes ou d’évincer des dirigeants ;
  3. la lutte contre la volatilité des prix des matières premières. En fait, ce point pose problème aux États-Unis et au Brésil, deux importants producteurs agricoles. Ces deux pays s’inquiètent que par ce biais on tende à faire croire que les marchés de matières premières sont responsables des déséquilibres de l’économie mondiale. Par ailleurs, la France tend à faire un lien fort entre la volatilité des prix et les marchés financiarisés de matières premières et propose une « transposition au sein du G20 des mécanismes d’encadrement des produits dérivés sur matières premières instaurés par le Dodd-Franck Act signé le 21 juillet 2010 par Barack Obama ». Or, pour des économistes comme François Bourguignon, la volatilité des prix agricoles ne viendrait pas principalement des marchés financiers mais « de variations non anticipées des fondamentaux des marchés »13. Une réunion est prévue à Paris au mois de juin pour faire le point sur la question ;
  4. soutenir l’emploi et renforcer la dimension sociale de la mondialisation. Un rapport a été remis au Président de la république par l’ancien Ministre Christine Boutin à ce sujet ;
  5. la lutte contre la corruption. Il est à noter que quand le ministre Bruno Le Maire présente devant l’ONU le 17 février, les objectifs de la présidence française, ce point devient « Améliorer la gouvernance mondiale » ;
  6. l’instauration de financements innovants (Paris propose un projet proche de la taxe Tobin) pour financer le développement.

Un G20 suspendu à l’aléa grec

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À CANNES

A vingt-quatre heures de l’ouverture du sommet, le référendum grec rebat toutes les cartes. Plus que jamais, l’Europe est en position de faiblesse face à ses partenaires.

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Par DOMINIQUE ALBERTINI envoyé spécial à Cannes

Une femme tient un ballon figurant la Terre, le 1er novembre 2011 à Nice, avant une manifestation anti-G20 (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

Il était déjà acquis que les négociations du G20, qui s’ouvre ce jeudi à Cannes, n’auraient rien d’une partie de plaisir au soleil. Or, non seulement le ciel est gris au-dessus de la Croisette, mais en plus, l’annonce d’un référendum grec sur le plan d’aide européen bouscule sérieusement l’agenda des leaders mondiaux.

A défaut d’en avoir fini avec la crise des dettes, les dirigeants européens pensaient au moins présenter à leurs puissants partenaires – Etats-Unis et Chine en tête – les solutions trouvées mercredi dernier lors du sommet européen: décote de la dette bancaire grecque, renforcement du FESF… Or, la décision du Premier ministre grec Papandréou rend déjà incertaine leur application. C’est donc en position de faiblesse, au pied du mur même, que que Nicolas Sarkozy et Angela Merkelarrivent à Cannes.

Secretary Rice with His Excellency Nicholas Sa...

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Papandréou en vedette américaine

Première conséquence pour le sommet: Georges Papandréou, dont le pays n’est pas membre du G20, est tout de même présent à Cannes ce mercredi pour rencontrer les deux dirigeants, ainsi que des représentants de Bruxelles et du FMI. Enjeu: s’assurer que le référendum à venir n’aura pas de conséquences sur l’application du plan d’aide européen – cela dépendra notamment du contenu exact de la question posée aux Grecs.

Des résultats de cette discussion dépendront plusieurs autres points à l’ordre du jour du G20. A commencer par la participation de pays non-européens – Chine, Brésil, Russie en particulier – au fonds de stabilité financière (FESF). La fragilité révélée du plan de sauvetage pourrait retarder ce coup de pouce, compliquant encore la situation du Vieux continent. Les Européens seront certainement mis sous pression par leurs partenaires, qui accusent les déboires de l’eurozone de retarder la reprise mondiale.

Un monde à refaire

De même, les atermoiements européens ne créent certainement pas un contexte favorable pour l’adoption d’une taxe sur les transactions financières, soutenue par la France et l’Allemagne, mais très loin de faire consensus. La participation d’Attac au contre-sommet de Nice ne devrait pas suffire à vendre l’idée aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne – dont le Premier ministre David Cameron a juré récemment de protéger la finance britannique contre les vélléités régulatrices de Bruxelles.

Malgré ce nouveau rebondissement dans la crise de l’euro, les dirigeants mondiaux devront trouver le temps d’aborder les autres sujets au programme du G20. Notamment une meilleure coordination de leurs politiques économiques. Là aussi, il y aura du sport. Par exemple côté américain, où on redoute que l’austérité générale en Europe ne nuise à l’activité. Tandis que de ce côté de l’Atlantique, on trouve bien malvenues ces leçons d’économie de la part d’un pays qui a vu sa note dégradée cet été.

Européens et Américains devraient tout de même se retrouver pour demander aux pays émergents de développer leurs gigantesques marchés intérieurs, afin de soutenir la demande mondiale.

L’Europe en homme malade du système

Autre gros morceau au menu: la réforme du système monétaire international sera un autre enjeu du sommet. Et là, c’est la Chine qui est dans le viseur, pour la gestion de son Yuan national. Pékin exerce en effet un strict contrôle sur le taux de sa monnaie, largement sous-évaluée. De là un avantage à l’exportation jugé injuste par ses partenaires. La Chine devrait donc être priée, sinon de laisser flotter, du moins de réévaluer sa monnaie.

G-20 Summit in Pittsburgh

Image by International Monetary Fund via Flickr

Et il se pourrait que Pékin fasse enfin preuve d’ouverture sur le sujet: en effet, les représentants de secteurs patronaux chinois, réunis avec leurs homologues internationaux au sein du «B20» (pour «business») ont accepté de cosigner une déclaration insistant notamment sur ce point. Signe que l’Empire du milieu est prêt à évoluer sur la question?

Il devrait aussi être question de la régulation du système financier mondial, des paradis fiscaux, de la réforme des institutions financières internationales (comme le FMI), de la flambée des matières premières, de l’emploi, de la lutte contre la corruption et du développement. Ce G20 devait être celui des «solutions fortes» pour dépasser la crise. Que peut-il encore en sortir, avec une Europe au bord de la noyade ?

 

Des milliers de manifestants anti-G20 défilent à Nice

A deux jours du sommet international qui se tient à Cannes, ils réclamaient davantage de justice sociale. Face à eux : 2000 membres des forces de l’ordre.

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Des manifestants anti-G20 défilent à Nice, le 1er novembre 2011 (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi à Nice pour réclamer plus de justice sociale, bien décidés à se faire entendre des membres du G20 dont le sommet démarre jeudi à Cannes, à 30 km de là.

Le cortège s’est ébranlé bruyamment après 15h30, pour entreprendre une quasi-boucle dans le nord-est de la ville, selon le parcours imposé, loin du centre.

Une source policière évoquait le chiffre provisoire de 4.500 à 5000 manifestants, les initiateurs de la mobilisation parlaient de 12000.

L’événement était placé sous haute surveillance: gendarmes mobiles, CRS, polices nationale et municipale… Au total, 2.000 hommes chargés d’encadrer la marche et de barrer la route à d’éventuels casseurs.

En tête du cortège, l’organisation Action contre la Faim arborait un slogan de circonstance: «G20, j’ai faim». «Un homme, un toit,» lisait-on sur des camions d’Emmaüs.

Dans la masse, une centaine de militants de l’organisation Oxfam, venus d’Espagne, de Belgique, du Mexique, de Grande-Bretagne. Coiffés de chapeaux de Robin des Bois et portant un sac de toile symbolisant la Bourse, ils réclament une taxation des transactions financières, pour un meilleur partage des richesses.

«On est content que nos idées de taxation des transactions financières soient reprises par une grande partie des responsables politiques européens, mais ça reste à l’état de discours», déclare à l’AFP Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France.

«On veut passer à un stade de mise en oeuvre de mesures concrètes au niveau du G20. La proposition de la Commission européenne de faire cette taxe est un point très positif, mais il y a un problème: c’est proposé pour rembourser les dettes. Autrement dit, on taxe la finance pour redonner à la finance».

Le vice-président du syndicat coréen KCTU, Jeong Eia-Hun, est venu de Séoul dire «l’opposition des travailleurs coréens aux solutions du G20 face à la crise, qui donnent priorité à la finance et nous privent de nos emplois et nos salaires».

«Nous disons qu’il est possible d’enrayer l’épidémie de sida dans les pays en voie de développement en mettant en place la taxe Tobin», explique Marie Suzan, présidente d’Aides Paca.

Dans la matinée, la police a interpellé sur la Promenade des Anglais trois Espagnols porteurs de boulons, piolets, cagoules, masques à gaz et T-shirts avec l’inscription «black cross». «Cela peut laisser penser qu’ils appartiennent à une mouvance des black blocs», groupes virulents de militants anarchistes ou autonomes, selon Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

 

Pour cette semaine à risques, 12.000 membres des forces de l’ordre sont déployés dans les Alpes-Maritimes, notamment à Cannes où 25 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus dès jeudi. Les carabinieri italiens sont également mobilisés, contrôlant l’entrée de l’autoroute vers la France, et en force à Vintimille. En juin 2010, des affrontements avaient éclaté à Toronto à l’occasion de protestations anti-G20. En 2009, un passant était mort à Londres après avoir été frappé par un policier pendant des manifestations anti-G20.

G20/

Image by OECD via Flickr

(Source AFP)

 

G20 des jeunes entrepreneurs  annexé par le G20 vendredi prochain sur la croissance, la création d’emploi, un travail a été fait 200 practice et les 40 meilleurs practices internationaux qui réussissent vont être présentés. L’enjeu majeur s’est de mettre la culture d’entrepreneur et il faut se projeter sur un plan d’action à destination du monde des entrepreneurs.

Le G20 Young Entrepreneur Summit (G20 YES) est l’une des deux initiatives parallèles impulsées par l’Italie lors du G8 de 2009, prolongées et amplifiées en juin 2010 dans le cadre de l’organisation du G20 à Toronto par le gouvernement canadien et son Premier Ministre, Stephen Harper :

  • Le G20 YES à destination des entrepreneurs, avec l’organisation d’un sommet réunissant les 20 entrepreneurs les plus représentatifs et emblématiques de chaque pays. C’est dans ce contexte qu’a été initié le G20 YES (Young Entrepreneur Summit). Au moment où dans l’économie du xxie siècle, toutes les règles du jeu sont remises en cause, l’objectif est de porter auprès des leaders politiques duG20, comme auprès des jeunes, le message sur l’enjeu économique et social de la qualité de l’écosystème entrepreneurial, comme le meilleur moteur de la compétitivité, de la création d’emploi, de l’innovation, et de la croissance économique durable des nations.
  • Le B20, à destination des dirigeants des grandes entreprises, avec l’organisation d’un sommet réunissant les grands dirigeants du monde économique, à la veille du sommet du G20. Ce sommet, G20 Business Leaders Summit (B20), invite deux dirigeants de grandes entreprises à représenter leur pays. Ce groupe de grands « patrons » rencontre ensuite les Ministres des Finances pour définir le rôle stratégique des entreprises dans les économies du G20.
  • Le Sommet du G20 des Jeunes Entrepreneurs est organisé dans le cadre plus large de l’Alliance G20 YEA (Young Entrepreneur Alliance) qui se réunit à l’occasion de chaque sommet officiel (G8 ou G20) avec, pour objectif, de faire entendre et reconnaître le rôle clairement défini par l’économiste Joseph Schumpeter, de l’entrepreneur dans l’innovation, la création d’emplois, la compétitivité des nations et l’évolution du modèle économique nouveau et différent que nous devons dessiner ensemble dans l’économie du xxie siècle.
  • Chaque pays membre du G20 est invité à constituer une délégation composée d’un Président, d’un Sherpa et d’une délégation de 20 entrepreneurs emblématiques.

    Le G20 YES est calqué sur les modalités de fonctionnement du G20 avec un processus de suivi par les Présidents et Sherpas du contenu d’un communiqué sur les mesures concrètes que chaque pays pourra mettre en œuvre pour développer l’entrepreneuriat des jeunes dans les pays membres du G20.

    Les Présidents de chacune des délégations signent, à l’issue du sommet, un communiqué officiel qui est transmis au B20 (Business Leaders Summit) et au G20.

    • Promouvoir et améliorer la compréhension des décideurs et de la société civile sur le rôle vital que jouent les entrepreneurs dans les économies du G20.
    • Inspirer les générations actuelles et futures d’entrepreneurs.
    • Identifier les principales actions communes que les gouvernements pourraient entreprendre pour cultiver et mobiliser le potentiel entrepreneurial des pays du G20.
    • Permettre à des entrepreneurs du monde entier de networker, partager leurs expériences avec les leaders de l’écosystème entrepreneurial des 20 économies les plus dynamiques du monde.
    • Chaque pays est représenté par un organisme qui compose la délégation et sélection les entrepreneurs

      Afrique du sud National Youth Development Agency http://www.nyda.gov.za/

      Allemagne JCI Germany http://www.wjd.de/

      Angleterre Institute of Directors (IoD) http://www.iod.com/

      Arabie Saoudite The Centennial Fund http://www.tcf.org.sa/ar/pages/default.aspx

      Argentine Fundacion Impulsar http://www.fundacionimpulsar.org.ar/

      Australie Enterprise Network for Young Australians http://www.enya.org.au/

      Brésil SEBRAE, Serviço Brasileiro de Apoio às Micro e Pequenas Empresas http://www.sebrae.com.br/

      Canada Canadian Youth Business Foundation http://www.cybf.ca/

      Chine Youth Business China http://www.ybc.org.cn/

      Corée du sud Young Entrepreneurs’ Society of Korea (YES Korea)

      Union Européenne YES – European Confederation of Young Entrepreneurs http://www.yes.be/

      France Les Journées de l’Entrepreneur http://www.journees-entrepreneur.fr

      Inde Young Indians http://www.yionline.org/home.html

      Indonésie Indonesia Business Links http://www.ibl.or.id/index.php?

      Italie The National Federation of Young Entrepreneurs of Confindustria http://www.confindustria.it/

      Japon JCI Japan http://www07.jaycee.or.jp/eng/what-jc02.html

      Mexique Comisión Nacional de Empresarios Jóvenes de COPAMREX http://www.jovenescoparmex.com/sitio/principal.html

      Russie The U.S. Russia Centre for Entrepreneurship http://www.cfe.ru/

      Turquie Young Businessmen Association of Turkey http://www.tugiad.org.tr/

      USA Entrepreneurs’ Organization (EO) http://www.eonetwork.org/Pages/default.aspx

      Le G20 des jeunes entrepreneurs a été inauguré lors du G8 qui s’est tenu à Stresa en Italie en 2009. Il s’est ensuite développé et structuré lors du G20 à Toronto (juin 2010), et les objectifs et axes stratégiques ont été définis lors du G20 de Séoul (novembre 2010).

      Du 20 au 22 juin, ce sommet a réuni à Toronto (Canada) plus de 200 jeunes entrepreneurs (âgés de 18 à 40 ans), provenant des pays du G20, les Présidents et Sherpas de 17 pays issus du G20. Officiellement soutenu par le gouvernement canadien, cet événement a été conçu pour tisser un ensemble de réseaux à l’échelon international, et convaincre les leaders politiques et économiques du G20 d’inscrire les jeunes entrepreneurs dans leurs stratégies et de mettre en place une conférence annuelle qui sera reconnue comme une composante à part entière du G20.

      Conclusions du G20 des jeunes entrepreneurs à Toronto

      Lancement du mouvement mondial « G20 Young Entrepreneur Alliance »

      Les 17 pays participant au Sommet des Jeunes Entrepreneurs du G20 ont décidé de lancer, au niveau mondial, le mouvement du « G20 Young Entrepreneur Alliance », qui se réunira à l’occasion de chaque sommet officiel (G8 ou G20) avec, pour objectif, de faire entendre et reconnaître le rôle clairement défini par Joseph Schumpeter, de l’entrepreneur dans l’innovation, la création d’emplois, la compétitivité économique des nations et l’évolution du modèle économique nouveau et différent que nous devons dessiner ensemble au xxie siècle.

      Les 5 axes sur lesquels se sont concentrés les discussions des 200 entrepreneurs du monde entier présents lors du Sommet des Jeunes Entrepreneurs du G20, ont porté sur les propositions suivantes :

      • Promouvoir l’accessibilité au financement comme un droit
      • Construire un écosystème favorisant l’éclosion des entrepreneurs
      • Promouvoir la culture d’entreprendre
      • Briser les plafonds de verre liés à la législation et la fiscalité
      • Favoriser l’éducation et l’accès à la formation en matière d’entrepreneurship

      G20 YES à Séoul en novembre 2010[modifier]

      Organisé en Corée du sud, ce sommet s’est tenu du 7 au 9 novembre 2010. C’est à cette occasion que les objectifs et axes stratégiques ont été définis, avec la signature de la charte Incheon du G20 YEA (Young Entrepreneur Alliance).

      Charte signée à Incheon, Corée du Sud en novembre 2010[modifier]

      Nous, Membres de l’Alliance, reconnaissons la nécessité de rassembler les organisations des pays industrialisés et en voie de développement pour soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs. Suite à notre engagement de juin 2010 à Toronto, lors du sommet du G20, nous, Membres de l’Alliance, nous engageons à long terme à ce que le G20 soit une extension de nos missions pour défendre la cause des jeunes entrepreneurs dans nos pays respectifs et à travers le monde. A travers notre mouvement global, nous sommes convaincus que le xxie siècle est le Siècle des Entrepreneurs. Nous, Membres de l’Alliance des Jeunes Entrepreneurs du G20, avons dicté la Charte suivante :

      Les signataires de cette Charte s’engagent à :

      1) soutenir et encourager les jeunes entrepreneurs à travers le monde
      2) renforcer la coopération internationale et promouvoir des discussions ouvertes et constructives sur des questions ayant trait au soutien et à la croissance des jeunes entrepreneurs
      3) partager les informations et ressources parmi les Membres au bénéfice des jeunes entrepreneurs
      4) dialoguer avec le G20 et créer un forum de discussion pour les questions qui concernent les jeunes entrepreneurs

      G20 YES à Nice en octobre 2011[modifier]

      Organisé en France, à Nice du 31 octobre au 2 novembre 2011, il constitue :

      • Un réseau qui, à travers les discussions avec les gouvernements, les médias, le public, puisse soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs au niveau local, national et international.
      • Une alliance d’organisations de pays industrialisés et en voie de développement qui s’attachent à mettre en place des mesures concrètes pour dessiner les contours d’un monde où un nombre croissant d’entrepreneurs créeront des entreprises florissantes et des emplois nouveaux, changeront des vies et sauvegarderont la prospérité économique future.
      • Une enceinte reconnue en tant que telle comme faisant partie officiellement du processus du G20, capable d’influer et de contribuer aux décisions du G20 pour mieux faire comprendre les problématiques de jeunes entrepreneurs à travers le monde.

      En créant des entreprises et en changeant leurs vies, ces jeunes entrepreneurs sont des acteurs importants de changement social, de création d’emplois et de renouveau économique. Les objectifs des membres de la délégation internationale d’entrepreneurs au G20 YES de Nice :

      • Renforcer le soutien aux entrepreneurs, ouvrir des possibilités de coopération internationale, venir soutenir la croissance économique et le développement à travers le monde
      • Soutenir la cause de nouveaux entrepreneurs et asseoir leur importance, préparer la prochaine génération pour le renouveau et la croissance de nos économies et de nos sociétés

      Soutenir les rêves de ces entrepreneurs est une priorité absolue et devra l’être toujours plus pour les gouvernements du G20.

      Le 13 octobre 2011, une délégation d’entrepreneurs français est reçue par le Président de la République française à l’Elysée afin qu’ils lui exposent leurs problématiques et suggèrent des solutions qui viseraient à soutenir l’entreprenariat en France.

       

Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr
Le Sommet G20 YES en France du 31 Octobre au 2 novembre 2011

Résumé
L’Alliance des Jeunes Entrepreneurs G20 (YEA) est un mouvement mondial dont la finalité est de
mettre en avant pour les jeunes, le rôle vital que jouent les entrepreneurs dans la croissance,
l’innovation, la création d‘emplois et la croissance et la compétitivité des nations. L’entrepreneur est
un vecteur d’espoir et un moteur économique et social entre le politique et la société civile.
Soutenu par le Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozy et par la Ministre de
l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Madame Christine Lagarde, le G20 YES rassemble,
pendant les 3 jours précédents le G20 des leaders politiques, les délégations d’entrepreneurs
emblématiques des 20 nations membres du G20.
• Le G20 YES est organisé en France par les Journées de l’Entrepreneur (JDE), une association
loi 1901, créée en 2007 en architecture ouverte rassemblant les principaux acteurs du
monde entrepreneurial ( AFIC, CDC, E&Y, 100 000 Entrepreneurs, APCE, Medef, CCIP, Hec
Entrepreneur, Movjee, CGPME, Institut Telecom, ESCP Europe, OSEO, …), qui célèbrent
ensemble l’entrepreneur et organisent tous les ans lors de la 3ème ssemaine de Novembre, une
mobilisation de la communauté des entrepreneurs comme de l’écosystème qui les
accompagne et des décideurs politiques et économiques mobilisés à leurs cotés.
La 4ème édition des JDE en novembre dernier a rassemblé près de 100 000 personnes au
travers de 623 évènements dans 81 villes sur l’ensemble du territoire français. Depuis 4 ans,
il s’est développé dans 104 pays dans le monde, dans le cadre de la Global Entrepreneurship
Week (GEW). Les JDE sont également le partenaire de l’union européenne pour la SME
WEEK. Le G20 YES est un moment unique pour la France, ses entrepreneurs, et ses
entreprises, d’échanger, de valoriser, de fêter et célébrer les initiatives et de trouver de
nouvelles pistes pour favoriser l’émergence de petits, moyens et grands entrepreneurs
capables de se développer dans le monde.
2. Objectifs
Le sommet du G20 YES en Novembre en France, se donne 4 objectifs :
1. Promouvoir et améliorer la compréhension sur le rôle vital que jouent les jeunes entrepreneurs
dans la croissance, la création d’emplois, l’innovation et la compétitivité des nations, tant auprès
des jeunes que des leaders politiques du G20
2. Identifier les actions susceptibles de promouvoir auprès des jeunes, le rôle de l’entrepreneur,
alimenter les gouvernements en préconisations et rassembler les meilleures propositions dans
un communiqué repris par le G20 des leaders politiques
3. Inspirer les générations actuelles et futures d’entrepreneurs
4. Permettre à des entrepreneurs du monde entier d’échanger, partager leurs expériences avec les
leaders de l’écosystème entrepreneurial des 20 économies les plus importantes de la planète 2
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr
3. Le G20 YES en chiffres
• 3 jours de sommet, les 31 Octobre, 1
er
novembre, et 2 Novembre prochains
o 2 journées de travail, rassemblant les 20 délégations de 20 entrepreneurs chacune
autour de 4 ateliers de travail avec des propositions clefs qui seront soumises aux
dirigeants du G20 et communiquer aux medias nationaux et internationaux
o Une conférence internationale avec l’intervention d’entrepreneurs emblématiques
des pays du monde entier en faveur des jeunes
o Un diner de gala et une grande fête visant à toucher le plus grand nombre en y
impliquant les jeunes
• 20 délégations issues des 20 économies les plus puissantes dans le monde
• 400 entrepreneurs emblématiques
• Les médias du monde entier en France en Novembre 2011
4. 3 Messages clés
• L’Entrepreneur, vecteur d’espoir sachant le bouillonnement entrepreneurial sans
précédent en France à l’heure actuelle
→ 4 millions d’entrepreneurs, sur une population active de 23 millions de personnes
→ 2 millions PME,
→ 560 000 créations d’entreprises,
→ 670 000 auto-entrepreneurs,
→ 1.8 Millions d’emplois créés par les PME sur les 15 dernières années
• Entrepreneur, vecteur d’innovation, créateur d’emplois et moteur de la compétitivité :
L’enjeu en France comme à l’étranger est de permettre aux entrepreneurs petits de devenir
moyens et aux moyens de devenir grands. L’objectif est de multiplier en France le nombre
d’ETI en passant de 3500 à 10 000 d’ici 2020 (contre 11 700 en Allemagne aujourd’hui).
L’enjeu pour la France est de créer 4 millions d’emplois.
• Entrepreneur : enjeu culturel, d’image et politique pour la société: Entrepreneur est un mot
d’origine française devenu aujourd’hui universel. Le G20 en 2011 est l’occasion de montrer
au monde entier et à l’opinion française que ce mot est plus vivant et moderne que jamais en
France.
La France est en pointe en matière d’écosystème entrepreneurial qui est la clé de voûte de la
performance économique des économies développées ou émergentes (entrepreneur = innovation +
culture + investissement + confiance dans l’avenir). 3
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr

 

 

 

 

 

5. Organisation 

Le sommet du G20 YES est organisé par l’association « Les Journées de l’Entrepreneur ». Une
équipe « dédiée » a été mise en place pour assurer le succès du G20 YES avec :
o Un Directeur Général et un assistant coordonnateur
o Un responsable partenariat
o Un responsable internet/web
o Un responsable « relations institutionnelles »
o Un responsable Marketing/ Communication
o Un sherpa « entrepreneurs »
o Un sherpa « délégations étrangères »
o Un responsable production et organisation de l’évènement
6. Nos axes de travail et nos propositions
– Réglementation et fiscalité
Créer une entreprise est un défi de taille pour les entrepreneurs dans tous les pays, mais 
doublement pour les jeunes. Les gouvernements devraient réduire les formalités administratives,
adopter des mesures fiscales encourageant les jeunes à investir dans de nouvelles entreprises et
aider ces entreprises à se développer, en s’affranchissant du plafond de verre règlementaire qui
freine leur croissance et leur développement.
– L’accès au financement
Les jeunes entrepreneurs ont beaucoup de difficulté à accéder aux sources traditionnelles de
financement en fonds propres en particulier, compte tenu de la difficulté croissante d’orienter
l’épargne vers le financement de l’économie réelle. Les gouvernements devraient donc définir
d’autres mécanismes et institutions qui permettent aux jeunes entrepreneurs d’accéder aux
capitaux dont ils ont besoin.
– Education et recherche
Nos systèmes éducatifs ont un rôle essentiel à jouer en permettant aux jeunes entrepreneurs
d’acquérir les compétences et les expériences dont ils auront besoin pour se lancer et réussir. Les
universités, les grandes écoles mais aussi les lycées devraient encourager l’enseignement
entrepreneurial mais aussi l’ouverture et l’insémination des projets de recherche avec le monde des
entrepreneurs.
– Culture d’entreprendre
Bien que l’esprit d’entreprise a été la source de création de richesse et d’emploi au cours de ces 50
dernières années, les jeunes ne sont souvent pas informés qu’entreprendre est un choix de vie
professionnelle possible (y compris chez les jeunes femmes et les minorités). Certaines cultures
perçoivent l’échec comme honteux et non pas comme une étape d’apprentissage. Des exemples
d’entrepreneurs qui ont réussi à surmonter ces défis sont nombreux et il faut donc trouver des
façons de partager ces exemples positifs avec les jeunes entrepreneurs, y compris auprès et au
travers des médias. 4
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
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7. Prochaines étapes et nos projets
• Comme la France est le pays-hôte du G20 YES en 2011, le Mexique prendra après Novembre
2011, la responsabilité de l’organisation en 2012. Le G20 YES s’inscrit dans la durée car
l’entrepreneur sera le principal moteur à la création de croissance et de richesse – et donc
d’emploi – pour faire face aux défis du 21ème siècle.
• Les JDE organiseront une 5ème édition en novembre 2011 des Journées de l’Entrepreneur
dans la foulée du G20 YES en France. 104 pays organiseront cet évènement sur le même
principe que celui des Journées de l’Entrepreneur en France.
• La France a un besoin vital d’une culture entrepreneuriale forte, de la flexibilité et du
dynamisme des PME pour se repositionner de manière compétitive dans l’économie du
21ème siècle.
• Notre ambition en 2012 est de poser en France, les bases d’une Fondation de l’Entrepreneur
destinée à devenir un observatoire de l’entreprenariat dans notre pays, capteur des
meilleures pratiques dans les économies mondiales et force de proposition auprès de nos
gouvernants.

8. Facteurs clés de succès sur le plan
– politique
• Reconnaissance de l’importance du G20 YES par l’intervention d’entrepreneurs mythiques et de plusieurs personnalités gouvernementales de plan à la Conférence internationale de l’entrepreneur
• Reprise dans le communiqué politique des G20 des recommandations des Présidents du G20 
YES
• Mettre l’entrepreneur et leur rôle dans la création d’emploi et la compétitivité des nations au
cœur du débat économique
• Lancer des initiatives à forte résonnance en France similaires à celles du Canada (2011
Année de l’entrepreneur) ou aux USA (lancement du programme Start Up America par
Barack Obama, Président des Etats-Unis)
– économique et enseignement
• Sortie d’un livre Blanc sur le rôle de l’entrepreneur à l’automne 2011, en collaboration avec
tout l’écosystème entrepreneurial français et intégrant des articles de fond rédigés par des
entrepreneurs, des économistes sur le rôle de l’entrepreneur.
• Célébration du centenaire de la publication du livre « théorie de l’évolution économique » de
Joseph Schumpeter publié en 1911 et célébrant le rôle de l’entrepreneur, de l’innovation et
son impact en terme de destruction créatrice, comme sa modernité absolue en ce début de
21ème siècle, 100 ans après
• Délégation des 50 entrepreneurs, puis des 20 entrepreneurs les plus emblématiques
constituant la délégation française et témoignant de leur expérience, au travers des médias
tout au long de l’année 2011 et pendant le G20 YES.
• L’Index des entrepreneurs en partenariat avec E & Y : outil de référence appelé à mesurer la
fertilité et la fluidité de l’écosystème entrepreneurial pour permettre aux entrepreneurs de
se lancer et se développer.
• A l’instar de l’Allemagne ou du Japon, prise de position forte de dirigeants de grands groupes
désireux d’entraîner avec eux des PME dans le cadre d’une politique globale de développement et de co-traitance
• Implication des écoles d’enseignement supérieur, universités, et centres de recherches.

 

Meeting of the Labor and Employment Ministers,...

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Qu’en pense la Chine de la crise financière européenne et l’aide proposée par son gouvernement au  » vieux continent  » ? Maï Salaün

Publié le
Paris - Musée d'Orsay: Jean Baptiste Carpeaux'...

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Logo of Global Times
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CRISE EUROPÉENNE – 30/10/2011 | 16:12 – 556 mots

En Chine,

médias et microblogs

contestent l’aide proposée

à l’Europe

Suite au sommet européen et au voyage du directeur général du FESF à Pékin, les commentateurs dans les médias et sur les weibos, sorte de Twitter chinois, expriment leur incompréhension et demandent quelles sont les contreparties, au moment où la Chine donne des signes de ralentissement et d’inflation.

Premier détenteur mondial de réserves de change avec plus de 3200 milliards de dollars (2762 milliards de francs), la Chine a dit à maintes reprises être prête à soutenir l’euro. La deuxième économie mondiale a les reins solides et de bonnes raisons de se porter au secours du Vieux continent, son principal marché d’exportation avec les Etats-Unis.

Mais le moment est sans doute mal choisi, alors que l’Empire du Milieu enregistre un ralentissement de sa croissance et peine à juguler une inflation qui pénalise les plus modestes avec une forte hausse des produits alimentaires. Les Chinois ont d’ailleurs promptement exprimé leur hostilité sur les weibos, ces microblogs qui comptent plusieurs centaines de millions d’utilisateurs.

«L’Europe est beaucoup plus riche que la Chine. Comment peut-elle manquer d’argent? C’est une vraie escroquerie», assène un microblogger, Song Hongbing. «Quand vous consacrerez-vous à aider votre propre population, à nourrir les enfants de la campagne, à donner du travail aux légions d’étudiants diplômés qui sont au chômage, à permettre aux masses modestes de se loger?», demande un autre internaute identifié sous le pseudonyme Post-90s Voice.

Clarifications attendues par Pékin

En dépit d’une croissance colossale ces 30 dernières années, Pékin doit encore extraire de la pauvreté plusieurs centaines de millions de Chinois. Le gouvernement doit réduire le fossé entre riches et pauvres qui se creuse dangereusement.

Selon Michael Pettis, professeur de finance à l’Université de Pékin, l’opposition de l’opinion publique à ces projets constitue une réelle source d’inquiétude pour les autorités, même dans un pays où le Parti communiste règne sans consulter le peuple. «Les gens vont penser que la Chine sort de l’ornière une bande de riches étrangers. Politiquement, ça n’est jamais bon», estime-t-il.

La zone euro a décidé de démultiplier la puissance de feu du Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont la capacité d’intervention passerait à 1000 milliards d’euros (1221 milliards de francs), contre 440 milliards. Sollicitée par l’Europe, la Chine pourrait acheter des obligations du FESF supplémentaires.

Mais Pékin, qui représente déjà un investisseur important dans le Fonds, n’a donné aucun signe clair d’engagement nouveau dans l’attente de «clarifications». Le pays a connu des revers de fortune avec ses investissements étrangers.

Concessions

Il était notamment entré au capital de la banque d’affaires américaine Morgan Stanley et du fonds d’investissement Blackstone, frappés de plein fouet par la crise financière de 2008. Les dirigeants chinois «ont été très critiqués dans le pays pour cela et je pense qu’ils veulent éviter de recommencer», note Michael Pettis.

Le «Global Times», journal en langue anglaise connu pour ses positions nationalistes, estime que Pékin devrait à tout le moins exiger des concessions en échange de sa contribution. Et le quotidien de mentionner en particulier une plus grande ouverture du marché européen aux produits et investissements chinois.

«Une Europe développée demande de l’argent à la Chine (…). Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas pourquoi la Chine devrait accepter», écrivait vendredi le journal dans un éditorial. Certains pensent également que les Européens doivent mettre en sourdine leurs critiques à l’égard du yuan, jugé artificiellement sous-évalué pour favoriser les exportations chinoises.

Dans tous les cas, prédit Andy Xie, ancien économiste en chef à Morgan Stanley, la contribution chinoise ne pourra être que symbolique. «On ne peut pas donner de l’argent dans un cas potentiel de faillite sans avoir son mot à dire sur la restructuration (du bénéficiaire). Or la Chine n’a pas le contrôle de l’Europe», relève- t-il.

latribune.fr avec AFP – 30/10/2011, 16:12
MIGRATION – 31/10/2011 | 15:38 – 218 mots
RICHESSE

La croissance du nombre de millionnaires s’accélère dans les pays émergents

Source : La Tribune.fr – 22/06/2011 | 21:30 – 346 mots  |

Les pays émergents comptent de plus en plus de millionnaires, selon une étude de Merril Lynch avec Capgemini dévoilé ce mercredi. Fait marquant : pour la première fois la zone Asie-Pacifique se positionne au deuxième rang devant l’Europe en terme de nombre de personnes fortunées et de patrimoines.

 En 2010, le nombre millionnaires en dollars dans le monde a dépassé le niveau record enregistré avant la crise de 2007, selon la 15ème édition du World Wealth Report publiée ce mercredi par Capgemini et Merril Lynch Wealth Management. Ils sont désormais 10,9 millions à se partager un patrimoine de 42 700 milliards de dollars, soit environ treize fois la valeur du PIB réalisé par l’Allemagne en 2010.

Mais ces dernières années, les économies de la région Asie-Pacifique ont connu un véritable boom économique tirée par une solide demande en Chine, en Inde et à Singapour. C’est donc logiquement que la croissance du nombre de millionnaires que comptent les pays émergents continue à être supérieure à celle des pays développés. Symbole de cette tendance, la zone Asie-Pacifique, hors-Japon, avec près de 10% de millionnaires supplémentaires en 2010, en compte désormais et pour la première fois davantage que l’Europe, après l’avoir déjà dépassé en 2009 en termes de patrimoine. Alors que le Vieux Continent dénombrerait 3,1 millions de personnes fortunées pour une richesse de 10.200 milliards de dollars, les millionnaires asiatiques seraient 3,3 millions à se partager un gâteau estimé à 11.600 milliards de dollars

« Autre élément nouveau dans [cette] région : l’Inde a rejoint le classement des douze premiers pays en termes de nombre de millionnaires », a indiqué Laurence Chrétien, en charge du World Wealth Report pour la France au sein de Capgemini Consulting. La hiérarchie n’est cependant pas bousculée. Les millionnaires restent fortement concentrés aux Etats-Unis en Allemagne et au Japon avec 53% de la population mondiale des personnes fortunées. Mais si elle maintient son rythme de croissance, « la Chine devrait faire son entrée dans le trio de tête d’ici sept à dix ans », assure Gilles Dard, président de Merril Lynch Wealth Management en France..

L’Amérique latine connaît pour sa part une croissance moindre avec 6,2% de millionnaires en plus. Le continent affiche pourtant de bons résultats en termes d’évolution de leur PIB, avec notamment le Brésil (+7,5%) et le Mexique (+5%). « En Amérique Latine, les fortunes restent encore très concentrés dans certains groupes familiaux », explique Gilles Dard.

Julien Bonnet – 22/06/2011, 21:30  |

Les classes moyennes tendent à disparaitre, on se dirige tout droit vers un monde d’exploitant/exploité. Faudra bien choisir son camp !!!

par Isa le 23/06/2011 à 11:14

Ils sont riches , ils n’ont qu’à payer des profs particuliers à leur môme … ou les envoyer dans des pensions pour fils de riches

par Tonio Delavega le 01/11/2011 à 18:14

« …3200 milliards de dollars (2762 milliards de francs) ». De francs !! De grâce, mettez de tels « journalistes » à la porte, si vous voulez garder un minimum de crédibilité. Euros, francs français d’il y a plus de dix ans, francs suisses,…

par albertfrank le 01/11/2011 à 10:15

CHINE – 01/11/2011 | 10:43 – 325 mots

La Chine compte cinq fois plus de millionnaires que la France

Source : La Tribune.fr – 01/06/2011 | 14:58 – 532 mots  |

Une femme de chambre chinoise devant l'hôtel Château Laffitte situé dans la proche banlieue de Beijing Une femme de chambre chinoise devant l’hôtel Château Laffitte situé dans la proche banlieue de Beijing

Les millionnaires sont en plein boom dans l’ex-Empire du Milieu. Selon une étude du Boston Consulting Group, la Chine compte désormais 1,11 million de millionnaires en dollars, soit 31% de plus qu’en 2009. Le pays se situe au 3e rang mondial, derrière les Etats-Unis et le Japon. La France arrive loin derrière avec 210.000 millionnaires.

Nouveau record pour la Chine. Alors qu’en un an, le nombre de millionnaires a bondi de 12,2% dans le monde, le nombre de millionnaires en dollars dans la deuxième économie mondiale a bondi de… 31%. La Chine abrite 1,11 million des 12,5 millions de foyers millionnaires du monde. Elle se situe en deuxième position, loin derrière les Etats-Unis (5,22 millions de millionnaires), le Japon (1,53 million), et distance d’une bonne longueur le Royaume-Uni (570.000 millionnaires) et l’Allemagne (400.000).

L’augmentation de 31% sur un an du nombre de « superriches » chinois est d’autant plus impressionnante que les fortunes privées ont progressé en moyenne dans le monde de « seulement » 8% en 2010. Le total des fortunes de la planète atteignait 121.800 milliards de dollars fin 2010, soit 20.000 milliards de dollars de plus qu’au plus fort de la crise financière. L’étude du Boston Consulting Group (BCG), publiée ce mardi, souligne également que les fortunes privées progressent, mais moins vite qu’avant la crise, puisque de 2002 à 2007 l’augmentation s’est établie à 11% par an. Selon le cabinet de conseil en stratégie, cette croissance devrait même ralentir encore dans les années à venir, notamment à cause du Japon. BCG prévoit un ralentissement de la croissance des fortunes mondiales entre la fin 2011 et 2015, à 6% par an en moyenne, avec un rythme plus rapide dans les pays émergents.

La Chine « superriche » mais pas si performante sur les « ultrariches »

Pourquoi, dans un tel contexte, la Chine a-t-elle réussi à augmenter considérablement son nombre de millionnaires ? Selon l’enquête annuelle de l’institut d’édition et de gestion évènementielle Hurun Report, publiée en avril 2011 en coopération avec le think tank GroupM Knowledge, cette augmentation s’explique par la croissance rapide du PIB et surtout par le boom immobilier en Chine. Le Hurun Report estime que 55% des millionnaires chinois doivent leur fortune à des entreprises privées, 20% sont des spéculateurs immobiliers, environ 15% sont actionnaires, et les 10% restants seraient des cadres très bien rémunérés.

Si la Chine tire très nettement son épingle du jeu sur le nombre de millionnaires (à relativiser avec les énormes disparités de richesse et de développement dans cet immense pays), elle ne se classe « que » 8è pour les foyers possédant plus de 100 millions de dollars, les « ultrariches » estimés à 393 dans le pays. Sur ce critère, ce sont encore les Etats-Unis qui arrivent en tête, avec 2692 foyers riches de plus de 100 millions de dollars. Le podium est complété par l’Allemagne (839 foyers) et l’Arabie Saoudite (826).

La France en 9e position sur les deux tableaux

De plus, certains Etats plus petits recensent une concentration plus importante de millionnaires. A Singapour, 15,5% des foyers possèdent un patrimoine qui dépasse le million de dollars. En Europe, c’est la Suisse qui arrive en tête des pays à la plus forte concentration de millionnaires, avec 9,9% des foyers.

La France arrive en 9e position sur les deux tableaux : 210.000 millionnaires et 377 « ultrariches ». Sur les « superriches » (les millionnaires) la France est devancée en Europe par le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie. En ce qui concerne les « ultrariches », la France en acceuille moitié moins que l’Allemagne (377 contre 839) et moins que le Royaume-Uni (738), la Russie (561) et l’Italie (494).

Sylvain Rolland – 01/06/2011, 14:58
Benny a tout à fait raison : qu’attend La Tribune pour compléter ou corriger ses infos ? Je trouve que ses journalistes sont un peu longs à la détente par moment … par Ouah Reine Boue fête le 10/06/2011 à 14:44
CHINE

Ces milliardaires communistes qui font la pluie et le beau temps en Chine

Source : La Tribune.fr – 04/03/2011 | 16:11 – 762 mots  |

Ce samedi, les dirigeants du parti communiste chinois dévoileront les détails du douzième plan quinquennal. L’un des volets portera sur les mesures, en particulier fiscales, destinées à réduire des inégalités de revenus, sources de tensions dans la population. Mais il faudra compter avec l’opposition des dizaines de milliardaires membres de l’assemblée.

Copyright ReutersCopyright Reuters

Les mesures en faveur d’une réduction des inégalités en Chine, qui atteignent des proportions inédites, figurent en bonne place dans le 12e plan quinquennal. Demain samedi, dans son discours d’introduction aux travaux de la réunion annuelle de l’Assemblée nationale populaire, le Premier ministre Wen Jiabo devrait en parler longuement. Le pouvoir est préoccupée par la grogne sociale qui gagne du terrain, en raison de la cherté de la vie, de l’absence de liberté d’expression et de la corruption.

Car en Chine, argent et communisme font bon ménage. Une enquête menée par deux journalistes de l’agence Bloomberg, Michael Forsythe, correspondant à Pékin, et Peter Hirschberg, illustre quantitativement le phénomène.

Les plus fortunés des parlementaires américains sont loin d’égaler leurs homologues chinois

Dans les rangs des 2.987 membres de l’Assemblée, figurent 70 très grosses fortunes dont le patrimoine cumulé représente 493,1 milliards de yuan (53,7 milliards d’euros). A titre de comparaison, rappelons qu’aux Etats-Unis, la fortune des 70 membres du Congrès les plus riches atteint seulement 4,8 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros). Or, outre-Atlantique, le revenu par habitant est dix fois supérieur à celui de la République populaire. Difficile d’illustrer plus clairement l’écart abyssal des inégalités dans l’ex-Empire du milieu.

Officiellement, aucun pays au monde ne compte plus de milliardaires que les Etats-Unis. On en recense 400 contre 190 en Chine. Mais ce chiffre, selon de nombreux spécialistes, ne reflète que partiellement la réalité, car, dans l’ex-empire du Milieu, une large part de la richesse n’est pas déclarée.

Dans ces conditions, la volonté de justice sociale affichée par les autorités de Pékin a toutes les chances de se heurter au lobbying des « caciques » membres de l’Assemblée. Car si, au nom de l’égalité, il n’est pas obligatoire d’être communiste pour intégrer le « parlement » de la nation, en réalité, cette chambre est sous le contrôle absolu du parti. La sélection de ses « élus » fait donc problème pour représenter une population de facto exclue de toute possibilité institutionnelle de s’exprimer. Comme le remarquait l’écrivain britannique George Orwell, dans « La ferme des animaux » : « Certains sont plus égaux que d’autres ».

Un relèvement du seuil d’imposition est… envisagé

Si dans le nouveau plan quinquennal, il est prévu de relever le seuil d’imposition fiscale pour soulager les bas et moyens revenus et taxer davantage les hauts revenus, en revanche aucun taux précis n’a encore été communiqué. Comment ces milliardaires et ceux qui aspirent à le devenir seront-ils enclins à accepter l’application réelle de telles mesures ? D’autant que la générosité ou la justice sociale ne font pas partie de leurs préoccupations.

Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter le plus riche des membres de l’Assemblée chinoise, Zong Qinghou. « Les gens riches investissent leur argent, et créent des emplois. S’ils sont éliminés, personne n’investira ni ne construira des usines ! » expliquait récemment à des journalistes, le PDG fondateur du groupe Hangzhou Wahaha, leader sur le marché des boissons en Chine. Ce dernier s’est également toujours prononcé contre l’imposition de toute taxe foncière où l’extension du financement public pour améliorer une couverture sociale pratiquement inexistante. C’est plutôt le genre de discours que l’on s’attendrait à trouver dans la bouche d’un adepte de Milton Friedman ou de Friedrich Hayek, mais à une grande réserve près : ces auteurs ont aussi viscéralement défendu la liberté de l’individu contre tous les totalitarismes.

Vraiment riches, officiellement communistes mais résolument pas philanthropes

En septembre dernier, les milliardaires américains Warren Buffett et Bill Gates avaient fait le déplacement à Pékin pour convier cinquante de leurs homologues chinois à un dîner pour leur vanter les bienfaits de la philanthropie, ils avaient fait chou blanc, les nouveaux riches de la république populaire ayant été  très réticents à mettre la main à la poche.

Il n’en reste pas moins que la préoccupation du parti de rééquilibrer un modèle économique où les taux de croissance à 10% se sont faits sur un faible coût de travail, une priorité aux exportations et un investissement inédit dans l’histoire humaine dans le développement des infrastructures, est réelle.

Une étude de CLSA montre que depuis 1999, la croissance annuelle du revenu moyen urbain est restée pratiquement supérieure à 8%. Ce n’est le cas pour le monde rural que depuis 2006. Mais cette appréciation est grignotée par l’inflation autour de 5%, et des prix de l’immobilier quasiment inaccessibles pour le Chinois moyen.

Les militants de la démocratie qui appellent à manifester chaque dimanche dans les grandes villes pour une « révolution de jasmin » dans leur pays mettent en avant ce creusement des inégalités, soulignant l’incapacité du parti communiste à trouver une solution à l’aggravement de cette situation malgré le boom économique. Pour le moment, la seule réponse est la répression.

Robert Jules – 04/03/2011, 16:11
CHRONIQUE

« Made in France » ? Ne rêvons plus

Source : La Tribune.fr – 01/06/2011 | 19:22 – 889 mots  |

Par Alain Madelin, ancien ministre

Un nouveau label « Made in France » ou plus exactement « Origine France garantie » vient d’être dévoilé. Ayant, pour ma part, toujours roulé dans une voiture française par fierté de nos marques nationales, privilégiant volontiers aussi le « made in Breiz », par attachement à l’identité bretonne, je ne peux que trouver sympathique cette démarche patriotique. Il serait pourtant abusif de tirer des leçons économiques de cette forme de « préférence nationale ». Un achat à l’étranger n’est pas une perte d’emploi mais un déplacement d’emploi d’une entreprise française à une autre (lire « Le mauvais procès du libre-échange » dans « La Tribune » du 18 avril 2011).

Depuis belle lurette, tous nos produits sont en fait « made in world ». Rien n’illustre mieux cette réalité que le petit essai de l’économiste américain Leonard Read, « Moi, le crayon ». « Je suis un crayon noir, le crayon de bois ordinaire que connaissent tous ceux qui savent lire et écrire… Moi le crayon, aussi simple que je paraisse, je mérite votre émerveillement et votre respect »… « Simple ? Et pourtant pas une seule personne à la surface de cette Terre ne sait comment me fabriquer. »

Et d’énumérer tout ce qui entre dans la fabrication d’un crayon. Le bois de cèdres d’Oregon. Tout le travail des bûcherons – du campement qui les loge à leur ravitaillement -, les scies et les haches, les camions et les trains qui assurent la coupe et le transport (jusqu’aux machines complexes de la scierie). Comment le graphite d’une mine de Ceylan est produit, transformé puis transporté jusqu’au crayon qui s’ébauche. Et de décrire aussi le long processus qui permet de fabriquer, à partir des mines de zinc et de cuivre, la virole en laiton au bout du crayon qui retient une « gomme » elle-même produite par l’interaction du chlorure de soufre avec de l’huile de graine de colza provenant d’Indonésie. Et l’histoire des six couches de laque qui recouvrent le crayon, celle de la marque imprimée… Ce sont au total des millions d’êtres humains qui participent sans le savoir à la création de ce simple crayon, qui échangent et coordonnent leur savoir et leur savoir-faire dans le cadre d’un système de prix sans qu’une autorité supérieure dicte leur conduite.

Ce texte date de 1958. Depuis, la mondialisation et la mutation de nos économies vers la société de la connaissance n’ont fait, bien entendu, que renforcer cette interdépendance. Mais notre façon d’appréhender le réel reste encore fortement marquée par un appareil statistique conçu pour mesurer les échanges de biens physiques de la société industrielle. Or, derrière la crainte de la désindustrialisation ou les peurs des délocalisations, la réalité, c’est l’internationalisation de l’économie et l’interpénétration de l’industrie et des services.

La frontière entre industrie et services s’estompe. Au lieu de vendre un bien, on vend de plus en plus un service. Les industriels se font commerçants, les commerçants se font industriels. Une nouvelle catégorie d’entreprises apparaît, les « sociétés plates-formes », qui conçoivent leurs produits, maîtrisent leurs marques, vendent partout dans le monde et remplacent leur activité de production par une sous-traitance optimisée à l’échelle de la planète. Apple en est un bon exemple. Prenez un iPhone, comptabilisé 179 dollars dans les statistiques américaines des importations en provenance de Chine. Une récente étude universitaire réalisée au Japon (Yuquig Xing et Neal Detert) a décomposé le processus de fabrication et la chaîne de valeur. Si la 3G, le Bluetooth et les composants audio sont « made in USA », la mémoire flash et l’écran sont produits au Japon, le processeur et ses composants sont coréens, le GPS, la caméra et le wi-fi viennent d’Allemagne. L’assemblage final en Chine ne représente que 6,50 dollars, soit 1,3 % du prix de vente aux États-Unis ! Ce que l’on voit, c’est un déficit commercial apparent de 1,9 milliard de dollars pour les États-Unis avec l’iPhone ; ce que l’on ne voit pas, c’est la captation de l’essentiel de la valeur créée par les Américains.

Derrière le film catastrophe de la désindustrialisation que la France aime se projeter, la baisse de nos effectifs industriels a deux causes essentielles. D’une part, l’externalisation des fonctions de service (gardiennage, nettoyage, cantine) autrefois comptabilisées dans les emplois industriels et passées aujourd’hui dans les services. D’autre part, la hausse de la productivité dans l’industrie où moins d’emplois et moins d’argent sont nécessaires par unité produite. L’influence des délocalisations reste marginale. D’ailleurs, tous les rapports convergent pour montrer que les délocalisations sont globalement favorables à la croissance économique et à l’emploi.

Les délocalisations sont favorables à la croissance économique et donc à l’emploi tout comme le progrès technique. Il n’y a pas de différence entre une main-d’oeuvre chinoise peu chère et un robot industriel ! L’Allemagne est devenue le premier exportateur de biens de haute technologie devant les États-Unis, à partir des mêmes facteurs de production que la France (même monnaie et même coût du travail).

Il ne faut pas se tromper de combat et prétendre défendre nos emplois, face aux pays à main-d’oeuvre bon marché, en comprimant les salaires, en subventionnant les emplois peu qualifiés par d’artificielles baisses de charges tout en décourageant le capital et en surfiscalisant les emplois qualifiés. Le mariage réussi du « made in world » et du « made in France », c’est celui de la créativité et de l’investissement.

Alain Madelin – 01/06/2011, 19:22

L’exemple de l’I-Phone est faux. Si l’on choisit de décomposer le produit, il faut le faire intégralement et ne pas attribuer la caméra à l’Allemagne à 100 %. Derrière le fournisseur allemand, il y a d’autres sous-traitants,… Vu le secret industriel, probablement personne ne connaît la vraie répartition de la VA de l’I-Phone entre pays. Si 15 dollars au Japon + 8 dollars en Chine + 8 dollars au US, … au total Apple les paie 50 dollars par unité et son client entre 400 et 900 euros selon le modèle.

par Didier le 23/06/2011 à 20:31

Ralentissement inattendu

du secteur manufacturier chinois

Copyright Reuters Copyright Reuters

Le secteur manufacturier chinois a enregistré son plus faible rythme de croissance en près de trois ans en octobre.

L’indice officiel des directeurs d’achat pour le secteur manufacturier chinois publié ce mardi a affiché en octobre son niveau le plus faible depuis février 2009.  Bien que supérieur au seuil des 50 marquant la limite entre croissance et contraction d’une activité, cet indice PMI a reculé à 50,4 en octobre après 51,2 en septembre. Il était en outre attendu à 51,6.

La semaine dernière, l’indice d’octobre calculé en première estimation par la banque HSBC avait de son côté atteint 51,1, contre un niveau définitif de 49,9 pour le mois de septembre.

Il n’est en fait pas rare que ces deux indicateurs donnent des résultats divergents, car le PMI officiel rassemble davantage de données sur les plus grands groupes manufacturiers chinois, tandis que l’indice calculé par HSBC se focalise sur les petites et moyennes entreprises, qui emploient environ 75% de la population chinoise.

Craintes sur la capacité à réagir au ralentissement économique mondial

« Le recul de l’indice PMI en octobre indique un nouveau ralentissement économique à venir », commente Zhang Liqun, chercheur d’un organisme gouvernemental, dans un communiqué joint aux chiffres officiels.

Zhang Zhiwei, chef économiste chez Nomura Securities, tempère. Il estime que le recul du PMI est « en grande partie lié à un facteur saisonnier plutôt qu’à une faiblesse économique ». « Nous continuons d’anticiper le maintien des réserves obligatoires et des taux d’intérêt à un niveau inchangé pour le reste de l’année 2011 », précise-t-il dans une note.

Les nouvelles commandes, la production et les nouvelles commandes à l’exportation ont accusé un net recul en octobre.

Selon le Bureau national des statistiques (BNS), ces mauvaises performances montrent que la Chine est affectée par une demande en berne en Europe, premier partenaire commercial de la Chine, ainsi qu’aux Etats-Unis. Le recul de la composante des prix de 10,4 points à 46,2, passant pour la première fois depuis avril 2009 sous la barre des 50, montre que « la pression inflationniste dans le secteur manufacturier s’est atténuée et que les hausses des prix est sous contrôle », estime le BNS.

latribune.fr avec Reuters – 01/11/2011, 10:43

D’après le FMI, repris dans « Wikipedia » (en anglais), la croissance réelle du PIB de l’Inde en 2010 a été de 11,107% et celle de la Chine de 10,300%. Il ne faut pas trop continuer à sauter sur la moindre information pour rêver que les choses aillent mal chez la deuxième et troisième puissance mondiale. Demain elles seront première et deuxième. Déjà l’Asie, l’Australie, l’Afrique, l’Amérique latine et même les Etats-Unis et le Canada profitent beaucoup de leurs montées. Il est grand temps pour l’Europe de mieux s’adapter aux réalités.

par Jean LEBON le 01/11/2011 à 20:45

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