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Tests psychotechniques pour femmes savantes et petits génies de l’esprit. Maï Salaün

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Tests psychotechniques pour femmes savantes et petits génies de l’esprit.

Cependant, le plus grand test est celui d’être toujours ouvert à entendre, comprendre autrui, le regarder sans jugement ni préjugé et surtout atteindre, en conscience, ce qui nous est inaccessible et inconnu. Voilà la plus belle forme d’intelligence… la réception et la transmission du savoir…

TEST / Logique Chiffres sur :  http://www.cadresonline.com/coaching/test/result.php 

Ces tests vous permettent de mieux évaluer vos capacités intellectuelles et votre raisonnement logique, tout en restant ludiques. N’hésitez pas à vous lancer.

Vous avez 22 / 30 bonnes réponses

Votre résultat est excellent. Manifestement très à l’aise avec les chiffres, votre capacité d’analyse est excellente sur ce test ; si vous obtenez le même résultat aux tests de logique visuelle et de lettres, bravo !

Vous avez mis 0 h 38 min 44 s pour réaliser ce test.

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Mauvaise réponseVotre réponse : B 

Test : Mesurez votre Quotient Intellectuel

Le questionnaire qui suit a été construit sur le modèle des échelles d’intelligence actuellement utilisées en psychologie internationale. Il ne peut se substituer à des épreuves effectuées en présence d’un psychologue. Il vous permettra néanmoins d’avoir une estimation globale de votre niveau et de votre façon de fonctionner.

Pour être valable, ce test de 40 questions doit être fait en 35 minutes (environ 45 secondes par question).

Ce test de quotient intellectuel comprend des questions faisant appel à votre culture générale.

http://test.psychologies.com/mesurez-votre-quotient-intellectuel :

  • Vos résultats :

Vous avez obtenu plus de 35 bonnes réponses sur 40 questions
Vous êtes hors norme, vous faites partie des 2.1% de personnes dont le QI est supérieur à 130.Vous n’êtes pas seul dans ce cas, mais presque (moins de 2% de la population) ! Les surdoués ont toujours formé une communauté à part. On les envie un peu, on les jalouse aussi.

On n’aime qu’une partie de moi…

Vous poser la question de savoir si l’on vous aime, vous laisse perplexe. Vous vous savez apprécié(e) de différentes personnes et entretenez des relations sincères avec la plupart d’entre elles. Mais d’un autre côté, vous avez le sentiment que vos proches n’aiment en vous que ce que vous voulez bien montrer : votre meilleur côté, celui qui a coup sûr ne décevra pas.
Du coup, vous ressentez comme un vide : une partie de votre être reste ignorée, inconnue… Or, le fait de ne dévoiler que l’aspect fort, invincible, agréable et sympathique de votre personnalité, ne fait qu’entretenir ce cercle vicieux. Pourquoi vouloir à tout prix cacher vos failles ? Peut-être avez-vous le sentiment que si l’autre percevait vos faiblesses et vos défauts, il vous jugerait moins intéressant(e), et peu « aimable ».
Mais à y bien regarder, êtes-vous sûr(e) de ne pas être le ou la plus sévère quant à vos propres failles ? Votre peu d’indulgence et de compassion envers vous-même vous obligent à les cacher et à nier toute une partie de votre être, et donc de ne mettre en avant que certaines de vos facettes, celles qui vous paraissent les plus acceptables et les plus aimables… Vous souffrez certainement de ce que les psys appellent « le syndrome de l’imposteur ».
Profil de MAI
Test passé le : 06/11/2011
Votre score:
Quotient: 13.8/20
Niveau: plûtot supérieure à la moyenne
Nb réponses correctes: 69/100
Descriptif GénéralLa Culture Générale est d’abord un élément d’épanouissement personnel et d’ouverture au monde. C’est aussi un atout qui favorisera votre réussite dans le cadre de vos études, de votre vie sociale ou professionnelle.

La moyenne générale de la population ayant passé ce test est égale à 10/20.

N’attachez pas une trop grande importance à votre score. Il doit seulement constituer un moyen d’identifier vos lacunes afin de les combler. Un score moyen mais régulier dénote une culture générale harmonieuse. En revanche, un score plus élevé mais accusant de grandes variations d’un thème à un autre révèle des lacunes importantes.

Retrouvez les solutions commentées pour approfondir vos connaissances et vous sentir plus sûr(e) de vous.

CULTURE GÉNÉRALE : LA CLÉ DE LA RÉUSSITE

La PNL ou comment bien utiliser le petit traité de la manipulation et la soumission librement consentie. Maï Salaün

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Photography of Statue "Tanagra" by J...

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En psychologie socialel’engagement désigne l’ensemble des conséquences d’un acte sur le comportement et les attitudes. La notion d’engagement est notamment associée aux travaux de Kiesler dans les années 1960 et, plus récemment à ceux de Joule et Beauvois. L’engagement peut être considéré comme une forme radicale de dissonance cognitive. Le processus d’engagement peut se poursuivre dans un engrenage (escalation of commitment) souvent mis en évidence dans le cadre des recherches sur la prise de décision dans les organisations.

Lecture de Pierre Lazuly 000531

Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens

par Robert Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois

Éditions Presses Universitaires de Grenoble – PUG © 2002

La théorie de l’engagement [1]

C’est fou le nombre de choses que l’on comprend, lorsqu’on découvre la théorie de l’engagement. Les techniques de manipulation qui en découlent sont à la base du marketing, et les connaître permet d’en déjouer bien des pièges ; mais les implications de la théorie de l’engagement se cachent également derrière chacune de nos décisions.

Jean-Léon Gérôme 006

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Que dit au juste cette théorie ? « Seuls les actes nous engagent. Nous ne sommes donc pas engagés par nos idées, ou par nos sentiments, mais par nos conduites effectives ». De fait, si nous tergiversons souvent avant de prendre une décision, pesant patiemment le pour et le contre, une fois la décision prise et transformée en une conduite effective, nous aurons toujours tendance à ne plus la remettre en cause. Et à rationaliser cet acte, à le justifier même si l’on a parfois au fond de nous le sentiment diffus de s’être trompé ou d’avoir été trompé : « l’individu rationalise ses comportements en adoptant après coup des idées susceptibles de les justifier. Nous avons montré, par exemple, qu’une personne amenée par les circonstances à tenir un discours en contradiction avec ses opinions modifiait a posteriori celles-ci dans le sens d’un meilleur accord avec sa conduite (le fait d’avoir tenu ce discours-là) », écrivent J.L. Beauvois et R.V. Joule, auteurs d’un remarquable bouquin : Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens.

Le danger, c’est que ce discours en contradiction avec nos opinions, adopté après coup pour justifier nos actes, va être progressivement intériorisé : « la réorganisation de l’univers cognitif autour de la conduite dans laquelle l’individu est engagé et l’accessibilité des concepts (a fortiori des informations, savoirs, croyances, etc. en rapport avec eux), lui permettent de mieux se défendre contre d’éventuelles attaques (contre-propagandes) visant à mettre en cause la façon dont il s’est préalablement conduit. » L’individu finit ainsi par être intimement persuadé du bien-fondé de sa nouvelle opinion.

Supposons par exemple qu’un commerçant habile parvienne à vous fourguer un nouveau gadget inutile (disons, au hasard, un téléphone mobile de 3ème génération). Si vous constatez, le mois suivant, qu’il ne vous est effectivement d’aucune utilité, il y a fort à parier que vous n’irez pas pour autant avouer à vos amis et collègues que vous vous êtes une nouvelle fois fait berner. Vous aurez, au contraire, tendance à justifier votre comportement d’achat. Vous arguerez ainsi, tel un vendeur inspiré, que grâce à ce nouvel ustensile vous pouvez désormais écouter Jean-Pierre Gaillard en Dolby-Stéréo et regarder Jean-Claude Bourret sur Cyber-Cinq, une nouvelle Web-TV : « on peut à ce propos se demander si l’une des fonctions essentielles des images publicitaires, plutôt que d’appâter le client potentiel, ce que l’on proclame, ne serait pas de conforter les clients effectifs dans les comportements d’achats qu’ils ont déjà réalisés, ce qu’on ne dit pas. » Celui qui a acheté un splendide PC multimédia qui ne lui sert absolument pas vous expliquera néanmoins tout ce qu’il PEUT faire avec son magnifique achat.

Jean-Léon Gérôme 005 Guard

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Ainsi sommes-nous faits : nous n’aimons guère avouer que nous nous sommes trompés. C’est singulièrement vrai dans le domaine professionnel : on rechigne ainsi généralement à avouer à son supérieur hiérarchique qu’on est un guignol et qu’on a choisi une solution technique complètement aberrante pour tel ou tel projet. C’est pourquoi nous préférerons toujours nous raccrocher à notre première décision et à la défendre bec et ongles, au besoin par des mensonges éhontés. On appelle « escalade d’engagement » « cette tendance que manifestent les gens à s’accrocher à une décision initiale même lorsqu’elle est clairement remise en question par les faits. » Et si le monde de l’entreprise semble souvent fonctionner en dépit du bon sens, c’est sans doute parce que nul n’osera jamais avouer ouvertement que telle ou telle directive était une véritable idiotie : « les persévérations, même les plus dysfonctionnelles, s’expliqueraient par le souci ou le besoin qu’aurait l’individu d’affirmer le caractère rationnel de sa première décision. Ainsi, continuer à investir sur une filiale qui s’avère être un canard boiteux aurait pour fonction d’attester du bien-fondé de la première décision financière. Tout se passe comme si le sujet préférait s’enfoncer plutôt que de reconnaître une erreur initiale d’analyse, de jugement ou d’appréciation. »

C’est également, selon Beauvois et Joule, ce qui fait durer certains couples qui auraient eu toutes les raisons de se séparer : « les raisons de poursuivre la cohabitation, sinon l’alliance, furent nombreuses. Il y eut d’abord les amis communs, puis vinrent l’éducation des enfants et la maison achetée à crédit, jusqu’à ce que ne demeure que la plus lourde d’entre elles : l’inaptitude à vivre autre chose. À ne pas reconnaître cette raison, ils évitent ainsi de reconnaître que les précédentes n’étaient en définitive que les éléments d’un piège abscons ou d’une dramatique escalade d’engagement. »

La caractéristique principale de ce que l’on nomme « piège abscons » est que l’individu s’y retrouve « engagé dans un processus qui se poursuivra de lui-même jusqu’à ce qu’il décide activement de l’interrompre, si toutefois il le décide ».C’est la raison pour laquelle les services inutiles sont toujours vendus sous forme d’abonnements reconductibles tacitement. Des expériences l’ont montré : « les joueurs qui perdent le plus sont ceux qui doivent dire « stop » et qui ne savent pas le dire. À l’inverse, ceux qui doivent dire « allez » pour signifier qu’ils doivent continuer, et par conséquent qui sont conduits à décider à intervalles réguliers de poursuivre ou non le jeu, sont ceux qui perdent le moins d’argent. »

Le boom de la téléphonie mobile a, par ailleurs, confirmé un autre phénomène : l’importance que revêt le sentiment de liberté dans nos comportements d’achat. Si une économie de type soviétique avait imposé à chaque « camarade » l’obligation d’acquérir, pour 100 francs par mois, un forfait Olaïev qu’il s’engageait à utiliser deux heures par mois, elle n’en aurait probablement pas vendu plus : « dans les très nombreuses expériences où les chercheurs opposent une situation de libre choix (fort sentiment de liberté) à une situation de contrainte (faible sentiment de liberté) on constate qu’il n’y a que très peu de différence – lorsqu’il y en a – pour ce qui est des comportements réalisés ».

Peut-être toi

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Pourquoi un sujet libre se comporte-t-il exactement comme un sujet contraint ? Le mystère est presque entier. Le manipulateur a beau rappeler sans cesse au consommateur qu’il est libre d’acheter ou non ses merveilleux produits, celui-ci sait très bien ce que le manipulateur attend de lui. Et, curieusement, il s’y plie. « Il faut donc admettre qu’il existe dans de telles situations des déterminants plus puissants, et ces déterminants sont à rechercher dans la relation de pouvoir qui lie [le manipulateur] et les sujets. »

Ce sentiment de liberté, notent également Beauvois et Joule, joue un rôle primordial dans les phénomènes de persévération des décisions : l’individu qui a pris sa décision sous la contrainte se sentira nettement moins engagé par son acte que celui qui l’a prise « librement ». Un phénomène qu’intègrent très bien les nouvelles formes de management : « on utilise la technique de décision pour amener les travailleurs à décider, en toute liberté, d’émettre des comportements qui de toutes façons étaient requis ». Sachant qu’ils remettront beaucoup plus difficilement en cause cette décision (qu’ils ont prise « librement ») que si elle leur avait été imposée par leur hiérarchie.

Si cette théorie et ses multiples implications vous intéressent, je ne peux que vous conseiller la lecture du « Petit traité », un bouquin passionnant, et souvent drôle. Vous y découvrirez aussi les petites manipulations quotidiennes (les techniques d’amorçage, de pied dans la porte, de porte au nez). Les comprendre, c’est aussi savoir s’en défendre.


 

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Robert Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois ont aussi écrit

La soumission librement consentie

Publié aux Presses Universitaires de France, PUF © 1998

Présentation de l’ouvrage sur ce lien :
http://www.bnains.org/livres/bouquins/joule_01.htm


[1] Texte de Pierre Lazuly, La théorie de l’engagement, Les Chroniques du Menteur © 2000.
(page consultée le 31 mai 2000 : http://www.menteur.com/chronik/000531.html)

« Comment amène-ton autrui à faire ce qu’on voudrait le voir faire? La solution se trouve dans cette introduction aux techniques de la manipulation… » Le Monde.

« Voici un petit ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains. Deux psycho-sociologues de talent y démontrent comment, dans la vie de tous les jours, nous sommes manipulés par les commerciaux ou la publicité. Idéal pour ne plus tomber dans le panneau… Mais aussi pour obtenir des autres ce que vous souhaitez… » Entreprise et carrières.

« Cinquante ans de recherches scientifiques, basées sur l’administration de la preuve, permettent aujourd’hui à qui veut influencer autrui de mettre un maximum de chances de son côté et à qui en a assez de se faire « manipuler » de mieux comprendre les ressorts psychologiques au moyen desquels il se fait piéger… » Réponse à Tout.

« À la lecture de ces techniques, vous découvrirez sans doute que vous faites déjà de la manipulation sans le savoir et pourrez ainsi améliorer et élargir vos expériences… Et le plus fort, c’est que ça marche aussi en amour. Essayez, vous verrez… » L’Écho des Savanes.

« Comprendre comment fonctionne un piège abscons, c’est déjà commencer à y échapper. »Actuel. 

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« Finalement, le titre est on ne peut plus exact. La manipulation est observée sous tous ses angles scientifiques, puis disséquée dans toutes ses utilisations pratiques… Tonique en tout cas. »Challenges.

« Un livre étonnant, utile, indispensable. Que se passera-t-il quand tous ces personnages familiers qui le traversent, chefs et subordonnés, parents et enfants, agences matrimoniales et âmes seules, psychanalystes et inquiets, marchands de n’importe quoi, et vous, et moi, connaîtront sur le bout des doigts cette « technologie comportementale » qu’il faudrait d’urgence inscrire au programme des écoles primaires, peut-être même avant le code de la route… » Annales des mines.

Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois sont chercheurs en psychologie sociale et professeurs des Universités, le premier à Aix-en-Provence, le second à Nice. Ils publient régulièrement les résultats de leurs travaux dans des revues nationales et internationales. Outre ce Petit traité, ils ont rédigé ensemble :Soumission et idéologies (1981), La soumission librement consentie (1998) aux Presses Universitaires de France et A radical dissonance theory (1996) chez Taylor et Francis. Leurs productions scientifiques ainsi que leurs responsabilités éditoriales les placent parmi les personnalités les plus actives de la psychologie sociale francophone.


Dans tous les cas, c’est la situation qui détermine le comportement et non pas les attitudes ou la personnalité des participants à l’expérience. Ces derniers peuvent cependant rationaliser ou justifier ce comportement en l’attribuant à leurs opinions ou à leur volonté. La notion d’engagement peut donc former une explication du changement d’attitude qui prend le contrepied des approches de persuasion puisque les attitudes deviennent une conséquence du comportement et non l’inverse.

La théorie de l’engagement est à la base des techniques de soumission librement consentie. Plusieurs procédures peuvent être analysées dans ce cadre :

  • le pied-dans-la-porte consiste à obtenir un comportement peu coûteux avant de demander à une personne de faire quelque chose qu’elle aurait probablement refusé si on le lui avait demandé directement.
  • l’amorçage consiste à obtenir l’assentiment d’une personne avant de l’informer complètement sur les coûts et bénéfices de l’acte qu’elle a consenti de réaliser.
  • le leurre est une variante de l’amorçage dans lequel une personne s’engage à réaliser une action avant d’être informée que celle-ci n’est plus possible mais qu’une alternative (plus coûteuse ou moins bénéfique) est disponible.
  • La porte-au-nez consiste à faire deux requêtes successives, la première étant exorbitante, démesurée, et la deuxième présentant un cout nettement moins élevé.
  • La procédure du pied-dans-la-bouche consiste à s’enquérir du bien-être de son interlocuteur afin de le mettre dans de meilleures dispositions avant de lui demander ce qu’on désire vraiment.

Les procédures de soumission librement consentie (Joule et Beauvois, 1998)
La découverte de l’effet de gel


• Effet de gel
– dû à la tendance de l’individu à adhérer à sa décision
– dû à son engagement vis-à-vis de groupe
• L’effet de gel conduit la personne à persévérer dans le cours de l’action


• L’effet de gel est imputable à la décision et non pas
aux raisons ayant pu motiver la décisionLes procédures de soumission librement
consentie (Joule et Beauvois, 1998)


• Les acteurs adhèrent plus au choix qu’ils ont fait qu’aux raisons ayant présidé à ce choix


• Même si le monde change, l’effet de gel conduira les acteurs à préserver dans leur décisions


• Escalade d’engagement consiste en une extrême difficulté de revenir sur une décision
– Guerre en AfghanistanLes procédures de soumission librement
consentie (Joule et Beauvois, 1998) 

Amorçage


• On fait prendre à quelqu’un une décision sur base d’une
mauvaise information
– On cache le coût réel de la décision
– On met en avant des avantages fictifs


• Une fois la décision prise, la vérité est divulguée


• Le phénomène d’amorçage se traduit par une préservation de la
décision initialeLes procédures de soumission librement
consentie (Joule et Beauvois, 1998)


Pied dans la porte


• Obtenir préalablement une action peu coûteuse permet d’obtenir dans
un second temps une action plus coûteuse
– Demander de participer à une petite enquête permet par la suite d’obtenir
plus facilement un interview


• Les demandes peuvent porter
– sur des interdits (ne pas fumer,…)
– sur des obligations à réaliser un acte (répondre à un ensemble de questions)


• Un acte préparatoire va prédisposer l’acteur à la réalisation d’un acte.Les procédures de soumission librement consentie (Joule et Beauvois, 1998)

L'impossible:Cette toile peut être regarder da...

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• Ces procédures permettent d’amener les acteurs à réaliser
librement des actes qu’ils n’auraient pas réaliser spontanément.


• Ces techniques ont des limites


• Elles ne conduisent pas à de véritables changements si les attitudes que leurs sont associées ne se modifient pas


• La théorie de l’engagement apporte des éclaircissements supplémentairesThéorie de l’engagement


• Opposition entre engagement interne et engagement externe


• Engagement interne :
– Ce sont les personnes qui s’engagent en fonction de leurs attitudes, motivations, désirs


• Engagement externe
– C’est la situation qui engage ou n’engage pas la personne dans ses actesThéorie de l’engagement


• L’engagement est le lien qui unit l’individu à ses actes comportementaux (Kiesler, 1971)


• Engagement correspond dans une situation donnée aux conditions dans lesquelles la réalisation d’un acte ne peut être imputable qu’à celui qui l’a réalisé (Joule et Beauvois, 1998)


• Engagement correspond aux conditions de réalisation d’un acte qui dans une situation donnée
permettent à un attributeur d’opposer cet acte à l’individu qui l’a réalisé (Joule et Beauvois, 1998)Théorie de l’engagement


• Les attitudes, les sentiments ne sont pas directement observables


• Les actes sont des comportements observables


• Au départ du processus d’engagement : acte réalisé dans des conditions particulières :
– Libre choix
– Caractère public
– IrrévocabilitéThéorie de l’engagement

Originalbeschreibung: Généalogie simplifiée de...

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Acte


Instance, attributive, Stop Ajustement, Conséquences, comportementales, Attributions causales, Consolidation des attitudes

Comment produire l’engagement

Taille de l’acte


• Visibilité de l’acte
– Caractère public versus caractère anonyme
– Caractère explicite par opposition au caractère ambigu
– Irrévocabilité de l’acte
– Répétition de l’acte


• Importance de l’acte
– Conséquence de l’acte
– Coût de l’acteComment produire l’engagement


Raisons de l’acte


• Raisons d’ordre externes désengagent
– Les raisons d’ordre externes regroupent les punitions, les récompenses et les raisons purement fonctionnelles


• Raisons d’ordre internes engagent


• Contexte de liberté
– Ce n’est pas pour autant que les personnes sont libresEffets de l’engagement


• Actes non problématiques


• Actes problématiques qui vont à l’encontre de nos attitudes
– Prescription d’obligations
– Prescription d’interdits


• Ces actes vont dans certaines circonstances affecter nos attitudes.Les effets de l’engagement dans un acte non problématique


• Actes non problématiques peu engageants


• Changement de comportement et d’opinions


• Expérience de Kiesler (1971)
– Signature d’une pétition
– Contre-propagande
– Evaluation des opinions et des intentions de comportements selon que les acteurs aient signés ou non la pétition


Mise en évidence de l’effet boomerang auprès des personnes ayant signées la pétition


Les personnes n’ayant pas signées la pétition sont plus influençablesLes effets de l’engagement dans un acte non problématique 

Nice - Quartier de la Vieille Ville - Photos g...

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Réalisation d’un acte non problématique
Etudiants non rémunérés
Etudiants rémunérés
Plus favorables à cogestion
Moins favorables à cogestion
Contrepropagande
Contrepropagande
Ecriture texte favorisant cogestion
Ecriture texte favorisant cogestion
Agression idéologique
Mesure des attitudes

Les effets de l’engagement dans un acte problématique :
Obligation de réalisation
Acte engageant
Changement d’attitudes
Consolidation des attitudes
Acte non engageant
Evaluations de l’acte
Rationalisation

Les effets de l’engagement dans un acte problématique :
Sujets contraints
Sujets déclarés libres
Sujets peu rémunérés
Sujets fortement rémunérés
Changement d’attitudes

Les effets de l’engagement dans un
acte problématique
• Effet de dissonance chez les personnes déclarées
libres
• Processus de rationalisation
– Processus par lequel une personne ajuste a posteriori ses
attitudes à l’acte qu’un agent de pouvoir a su obtenir d’elle.
• Les gens contraints modifient d’autant plus leur
attitude qu’ils sont récompensés.


• Effet de renforcementIdentification de l’action et engagement


• Les personnes sont engagées dans des catégories d’actes identifiés


• Acte représentatif d’une catégorie d’actes


• Comment catégorise t-on l’acte engageant ?
– Distribuer des tracts contre la pollution atmosphérique

Acte militant ou acte serviable ?

Identification de l’action et engagement 

A Very Long Engagement

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• Cette identification détermine la nature des conséquences de l’engagement


• On peut identifier une action donnée à des niveaux hiérarchiques différents


• Plus le niveau d’identification est élevé, plus la catégorisation comportementale suscite de l’incertitude :
– Vous cassez un œuf
– Que répondez-vous à la question que faites-vous ?

Economiser l’énergie 

Comment procéder pour réduire la consommation d’électricité en se basant sur la théorie de l’engagement ?


Première phase : Le pied dans la porte


1. Répondre à un questionnaire sur les économies d’énergie
Acte préparatoire, peu coûteux
Permet de connaître les attitudes


2. Participation à un entretien


3. Demande de participation à une réunion

Economiser l’énergie


Deuxième phase : L’amorçage


Groupes de discussion


Engagement collectif : adoption de comportements susceptibles de réduire la consommation d’énergie durant une semaine

Troisième phase : l’engrenage
Groupes de discussion

Engagement collectif à faire perdurer ces comportementsLa théorie de la dissonance cognitive

L’équilibre


• Chercher à satisfaire le besoin de cohérence cognitive constitue un moyen par lequel le changement d’attitudes peut se traduire


• Chaque individu cherche à maximiser la cohérence de son univers cognitif


• Une unité est dans un état équilibré quand ses éléments constitutifs et les sentiments qu’ils induisent vont bien ensemble.


• « Psycho-logique »
Unité en état d’équilibre pas de changement
Unité en état de déséquilibre changementLa théorie de la dissonance cognitive


• Le besoin de consonance cognitive n’est pas satisfait si nous considérons que nos cognitions qui ont un lien entre elles s’excluent mutuellement.

• Les cognitions sont les connaissances, les opinions ou les croyances que quelqu’un peut avoir sur lui-même ou sur les autres

Constat d’une incohérence Dissonance cognitive

Painting of an engagement between the german b...

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La théorie de la dissonance cognitive :
• Avoir des cognitions entre lesquelles existe une dissonance est psychologiquement désagréable


• La personne en état de dissonance cognitive tente :
– de le supprimer ou de le réduire afin de retrouver l’état de consonance;
– d’éviter les situations ou les informations qui risqueraient d’instaurer ou de renforcer
cet état psychologique désagréableLa théorie de la dissonance cognitive


• Plus forte est la tension provoquée par l’état de dissonance, plus forte est la tendance à le supprimer ou à le réduire

 

• La force de la tension provoquée par la dissonance entre les cognitions dépend :

– de l’importance de ces cognitions pour l’individu;
– du rapport entre le nombre et l’importance des cognitions consonantes et le nombre de
cognitions dissonantesLa théorie de la dissonance cognitive

 

• La tension provoquée par la dissonance peut être réduite ou supprimée par :

– L’acquisition de cognitions supplémentaires, permettant de banaliser la cognition dissonante
– Le changement d’une des cognition

• Les cognitions entre lesquelles existe la dissonance peuvent résister au changementLa théorie de la dissonance cognitive
Tentative de résoudre l’inconsistance Le déni
– Réaction d’incrédulité vis à vis de l’information inconsistante

An engagement ring.

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• L’étayage

– Ajout d’éléments récupérés en mémoire avec la structure attitudinale préexistante


• Différenciation cognitive
– Consiste à donner une nouvelle forme à l’information inconsistante jusqu’à la rendre consistante avec la structure
attitudinale préexistante

Philo5…
… à quelle source choisissez-vous d’alimenter votre esprit?
    • (en) C.A. Kiesler, The Psychology of Commitment, Academic Press, New York, 1971
    • Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, Presses universitaires de France, 1987
    • Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, La Soumission librement consentie, Presses universitaires de France, 1998
  • Rules of Engagement (film)

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Les européens en crise fait appel à La Chine – celle-ci sourde aux appels des Thibétains.

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Dalai lama lotus

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Great Moments in History

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 What do the president of the United States, the Dalai Lama, a billionaire drug dealer and Facebook founder Mark Zuckerberg all have in common? They are all featured on FORBES’ annual ranking of the World’s Most Powerful People .
The ranking takes into account four factors. First, we measured how many people a person has power over.

DalaiLama Dalaï Lama

Entraînement de l’esprit se réfère à la transformation ou de purification de l’esprit. Toutes les grandes religions du monde ont des techniques pour transformer l’esprit.
Dalaï Lama

DalaiLama Dalaï Lama

La compassion, avec amour, est le visage de l’altruisme.
Considérez les choses telles qu’elles peuvent être, et non telles qu’elles sont. L’imagination ajoute de la valeur à ce qu’elle touche. Les esprits forts ont toujours des visions d’avenir. Ils ne se laissent pas fasciner par le présent.
Ce soir, une interview croisée de Barack Obama et Nicolas Sarkozy a été diffusée dans les JT de 20 h de TF1 et France 2. L’essentiel de cet entretien a été consacré à la crise de la dette. Cela a aussi été l’occasion pour le président américain d’exalter « l’amitié de longue date » entre Washington et Paris, et de couvrir d’éloges son homologue français. Selon lui, « Nicolas a toujours été un partenaire ouvert, qui travaille beaucoup, qui a beaucoup d’énergie. Que ce soit sur des questions économiques, des questions liées à la sécurité, il a été un partenaire absolument essentiel ».
ajoutée le 04/11/2011 à 20h07

Le président des Etats-Unis Barack Obama a estimé vendredi 3 novembre que l’Union européenne était « en mesure » de répondre à la crise de sa dette, à l’issue du sommet du G20 auquel il a participé à Cannes. Durée: 01:06

Official presidential portrait of Barack Obama...

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 OMG, this is so great! Did you see this from Fabienne Fredrickson? I love her honesty and her trademark « authenticity ». So, of course I clicked on the link and watched the video. Good stuff as always. Read what she has to say here…
I know that what I’m about to tell you may initially offend some people – and yet I feel compelled to share.

 When there’s trouble and the Dalai Lama is involved, you can always blame China. Here’s a recent accusation: « The Dalai Lama, Tibet‘s exiled spiritual leader, scrapped plans on Tuesday to attend the 80th birthday celebration of a fellow Nobel laureate, Desmond M. Tutu of South Africa, after the host government did not grant his visa request.

Entrée flamboyante de Mario Draghi – belle entrée en scène

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Il Governatore della Banca d'Italia Mario Drag...
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Le G20 débute avec une bonne information, le référendum grec devrait être remplacé par un gouvernement transversal gauche – droite.

Le G20 a pour mission un nouveau système de mode financier en renforçant les présences  des nouvelles économies formant la BRICS:

BRICS (anciennement le BRIC) est un acronyme anglais qui désigne le groupe de pays formé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud (South Africa). Très peu utilisé, l’équivalent français de l’acronyme anglais est l’ABRIC (Afrique du Sud – Brésil – Russie –Inde – Chine) ou encore BRICA.

Les cinq pays constituant les BRICS sont pour la plupart considérés comme des grandes puissances émergentes, ils sont respectivement les neuvième, sixième, quatrième, deuxième et vingt-cinquième puissances économique mondiale. Ils comptent 40% de la population mondiale et, en 2015, ils devraient assurer 61 % de la croissance mondiale selon le FMI. C’est dire si ces pays sont actuellement économiquement attractifs, et si l’entrée au club intéresse de nombreux pays notamment : le Mexique, la Corée du Sud ou même la Turquie.

Mario Draghi 

La baisse des taux  présentée à l’américaine, avec une prospective, avec une présentation des orientations et
Mario Draghi (né le 3 septembre 1947 à Rome) est un économiste, banquier et ancien haut-fonctionnaire italien. Ancien gouverneur de la Banque d’Italie
La baisse surprise des taux d’intéret montre que l’arrivée de Mario Draghi à la tête de la BCE s’accompagne de changements importants.

03/11/11 15:04

Mario Draghi crée la surprise à la BCE

ANALYSE – La baisse surprise des taux d’intéret montre que l’arrivée de Mario Draghi à la tête de la BCE s’accompagne de changements importants dans la politique monétaire de l’institution.

La baisse par la BCE de 0,25 point de son principal taux directeur à 1,25 % est appréciée par les boursiers, car elle montre que l’arrivée deMario Draghi à la tête de la Banque Centrale Européenne à la place de Jean-Claude Trichet s’accompagne d’une inflexion de sa politique monétaire.

Elle permettra de desserrer la contrainte monétaire à un moment où l’activité économique baisse dangereusement dans la zone euro. Ellle permet aussi de lâcher la pression sur l’euro qui, en dépit des difficultés que traverse la zone euro, offre toujours un différentiel de rendement important par rapport aux taux directeurs en vigueur aux États-Unis. Ceux-ci se situent à l’intérieur d’une fourchette comprise entre 0 et 0,25 % qui pousse les opérateurs à privilégier les placements en euros plus rémunérateurs à court terme, ce qui soutient le cours de la monnaie unique. Or, toute détente de l’euro par rapport au dollar est bonne pour la compétitivité économique de la zone euro.

Mais ce qui marque le plus les esprits, c’est que cette baisse surprise montre que le nouvel homme fort de la BCE a su convaincre les Allemands de lâcher du lest, ce que Jean-Claude Trichet n’était pas parvenu à obtenir. L’arrivée de Mario Draghi marque une sorte de tournant à l’anglo-saxonne de la politique monétaire de la BCE qui lui permettra d’être plus en phase avec l’économie réelle.

Mario Draghi, l’anti-Silvio Berlusconi

LEMONDE | 31.10.11 | 13h51   •

Mis à jour le 31.10.11 | 15h31

ROME CORRESPONDANT – Le voilà. Vêtu de son traditionnel complet sombre, aussi souriant que Buster KeatonMario Draghi, 64 ans, s’installe, mardi 1er novembre à Francfort, au 35e étage du siège de l’Eurotower, le siège de la Banque centrale européenne (BCE) dont il devient le troisième président après le Néerlandais Wim Duisenberg (1998-2003) et le Français Jean-Claude Trichet (2003-2011).

Pour lui, c’est l’aboutissement d’une carrière rectiligne. Pour les Italiens, qui n’ont pas eu de représentant à un tel niveau de responsabilité dans une institution européenne depuis Romano Prodi, président de la Commission (1999-2004), c’est un élément de fierté nationale.

Romano Prodi, né le 9 août 1939 à Scandiano, est un économiste et un homme politique italien appartenant à la coalition de partis du centre-gauche l’Union dont il est devenu le président lors de la constitution de la fédération le 26 février 2005. Il est président d’honneur du Parti démocrate européen.
En Italie on est au bord de l’implosion. Berlusconi est de plus en plus au bord de la rupture et en fin de mandat.

Romano Prodi est docteur en droit de l’université catholique du Sacré-Cœur de Milan et postgradué de la London School of Economics. Il a étudié dans le collège Collegio Augustinianum de l’université catholique du Sacré-Cœur, de 1957 à 1961. Il a entamé sa carrière universitaire à la section d’économie et à la faculté de Sciences politiques de l’Université de Bologne, où il a travaillé comme assistant dès 1963, puis comme professeur adjoint en 1966 et enfin comme professeur de 1971 à 1999, enseignant l’organisation industrielle et la politique industrielle. Il a été professeur invité auprès de l’université Stanforden 1968 et à l’université Harvard en 1974.

Parallèlement à l’enseignement universitaire, R. Prodi a mené une intense activité de recherche qui s’est orientée sur « le développement des petites et moyennes entreprises et des zones industrielles », « la politique de concurrence », « l’étude des relations entre État et marché », « les politiques de privatisation », « le rôle central joué par les systèmes scolaires dans la promotion du développement économique et de la cohésion sociale », « le processus d’intégration européenne » et, suite à la chute du mur de Berlin, la dynamique des différents « modèles de capitalisme. »

Dans la littérature économique internationale, il est considéré parmi les fondateurs de l’« École italienne d’économie industrielle » avec Giacomo Becattini,Franco MomiglianoLuca Fancello et Paolo Sylos Labini1.

Il a été initialement membre du Parti italien de la Démocratie chrétienne. De novembre 1978 à mars 1979, Romano Prodi a été ministre de l’Industrie sous le gouvernement de Giulio Andreotti.

En 1982, le président du Conseil, Giovanni Spadolini, le nomme président de l’Istituto per la ricostruzione industriale (ou IRI: l’Institut pour la Reconstruction Industrielle), charge qu’il tiendra jusqu’en 1989 en réussissant à améliorer l’économie du groupe.

En 1993, Carlo Azeglio Ciampi le rappelle à la tâche pour procéder à la privatisation d’une bonne partie du holding, mission qu’il clôtura l’année suivante.

En 1995 il a été le fondateur de la coalition et du projet de centre-gauche L’Olivier, où il fut désigné comme candidat à la présidence du Conseil des ministres aux élections d’avril 1996. Ces élections ont vu l’Olivier l’emporter sur la coalition de centre-droite, et Romano Prodi en mai 1996, fut chargé par le président de la République de former le nouveau gouvernement.

Il a exercé les fonctions de président du Conseil des ministres italien du 18 mai 1996 au 9 octobre 1998, succédant à Lamberto Dini. Son gouvernement tombe suite à un renversement d’alliance dans sa coalition et il est lui-même remplacé par Massimo D’Alema (1er gouvernement).

Il a été le président de la Commission européenne du mois de septembre 1999 au 22 novembre 2004. Sous sa présidence il y a eu, entre autres innovations; la mise en circulation des billets et pièces libellés en euro, le 1er janvier 2002 pour douze pays de l’Union européenne. L’entrée de dix nouveaux pays au sein de l’Union le 1er Mai 2004: Chypre, l’Estonie, la Lettonie, la LituanieMalte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie et la Hongrie. La signature, à Rome le 29 octobre 2004, du traité établissant une Constitution pour l’Europe.

Le 16 octobre 2005, lors de primaires inédites en Italie, Romano Prodi a été élu comme leader de la gauche pour les élections législatives d’avril 2006, fondant ainsi l’Unione, une coalition de centre-gauche rassemblant des partis allant de l’extrême gauche au centre.

Les 9 et 10 avril 2006, l’Union gagne de justesse les élections législatives 2006 en Italie, avec une majorité de 63 sièges à la Chambre (plus un indépendant) et de 2 sièges au Sénat. Romano Prodi succède ainsi à Silvio Berlusconi à la présidence du Conseil le 17 mai 2006. Sa majorité, pourtant vivement contestée par Berlusconi, qui en conteste la légitimité, réussit à élire à la présidence de la République Giorgio Napolitano (81 ans, le premier post-communiste à accéder à la plus haute charge de la République), puis à élire les présidents de la Chambre des députés (Fausto Bertinotti, leader communiste du Partito della Rifondazione Comunista) et du Sénat (Franco Marini, ancien leader syndical).

Romano Prodi obtient également des succès, bien plus marqués, contre la droite de Berlusconi aux élections administratives de mai 2006 et au référendum de juin 2006, où 62 % des Italiens ont rejeté une réforme de la Constitution voulue par le gouvernement Berlusconi et votée uniquement par ses parlementaires (ce qui a rendu nécessaire le référendum pour la confirmer ou la repousser) afin de favoriser les régions du Nord, plus riches, en excluant la possibilité pour les citoyens de se faire soigner dans des Régions différentes de celle où l’on vit, et effacer la plupart des pouvoirs du président de la République pour les confier au Premier ministre. Ces deux votes auraient dû, selon les intentions de Berlusconi, sûr de gagner, faire tomber le gouvernement Prodi qui en sort plus fort qu’avant.

Se retrouvant en minorité au Sénat sur sa politique extérieure (en Afghanistan), il présente la démission de son gouvernement le soir du 21 février 2007. Le président de la République italienne Giorgio Napolitano annonce le 24 février 2007 qu’il refuse sa démission et lui demande de présenter son gouvernement devant le Parlement pour obtenir la confiance (162 voix pour, 157 contre au Sénat ; sans formalité à la Chambre). Après cette crise, son gouvernement semble renforcé, malgré l’exiguïté de sa majorité sénatoriale.

Il est controversé en raison de son appui aux unions civiles pour les homosexuels. Cela l’a mis en conflit avec l’Église et lui a coûté des soutiens politiques qui lui étaient critiques.

Le 24 janvier 2008, après avoir obtenu la confiance de la Chambre des députés (326 voix contre 275), Romano Prodi est ébranlé par le vote de confiance négatif asséné par le Sénat. 161 sénateurs ont désavoué le gouvernement Prodi, tandis que 156 lui ont accordé leur confiance ; avec une majorité validée à 160 voix, le gouvernement a vu sa déchéance à une voix près.

Romano Prodi avait refusé de démissionner, comme certains de ses alliés — et le président Giorgio Napolitano — lui avaient conseillé de faire, et souhaitait affronter le vote du Sénat. Après cet échec, il présente sa démission au Président italien le 24 janvier 20082. Il annonce peu après vouloir se retirer de la vie politique3Silvio Berlusconi remporte largement lesélections générales d’avril et lui succède le 8 mai 2008.

  1.  Henry W. de Jong, William G. Shepherd. Pioneers of Industrial Organization: How the Economics of Competition and Monopoly Took Shape. Edward Elgar Publishing Ltd. (ISBN 9781843764342)
  2.  (fr« Le président du Conseil italien Romano Prodi démissionne » sur Wikinews24 janvier 2008
  3.  Analyse de l’observatoire des élections en Europe [archive] : « Je quitte la politique. Mon avenir est serein. Le monde est plein d’opportunités » a-t-il déclaré le 9 mars 2008, ajoutant « j’ai décidé de ne pas être candidat pour ouvrir la voie à un changement de génération qui est nécessaire. Quelqu’un doit donner l’exemple. »

 

En Grèce, l’implosion est aussi proche avec un peuple totalement irrité et hors contrôle. Le référendum est un choix du peuple grec.

L’icône de l’économie numérique a été bouleversée par Mona, la fille d’Abdullfatah John Jandalli, le père naturel de Steeve Jobs

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EXCLUSIF. Mona Jobs a rendu un hommage très personnel

au créateur d’Apple récemment disparu. Lui qui avait tant besoin de communiquer avec son père, il a créé un bijou de la communication sans jamais pouvoir le faire avec son modèle.

Voici la traduction.

Steve Jobs raconté par sa petite soeurSteve Jobs en 1976, 1999 et 2000 (montage Le Point.fr) © – / Abaca
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Steve Jobs n’est pas Dieu, loin s’en faut. Mais parmi les nombreux hommages qui ont été rendus après sa mort, celui de sa soeur mérite l’intérêt. Non seulement parce que c’est une des rares personnes à qui il s’est ouvert, mais aussi parce qu’elle est au coeur du drame qui a le plus marqué Steve Jobs. Si les parents de Steve l’ont abandonné, ils ont choisi d’élever sa petite soeur Mona. Quand il l’a découvert, il en a été bouleversé. Au point de ne jamais vouloir reprendre contact avec Abdullfatah John Jandalli, son père naturel. L’hommage de Mona a été prononcé le jour de l’enterrement de Steve Jobs, le 16 octobre, et il a depuis été reproduit dans le New York Times. Mais ce discours n’avait jamais été traduit en français. La voici en exclusivité.

« J’ai grandi comme une fille unique, avec une mère célibataire. Parce que nous étions pauvres et que je savais que mon père avait émigré de Syrie, je pensais qu’il ressemblait à Omar Sharif. J’espérais qu’il serait riche et gentil et surgirait dans nos vies (et dans notre appartement non encore meublé) pour nous aider.

Plus tard quand j’ai rencontré mon père, j’ai voulu croire qu’il avait changé son numéro et n’avait pas laissé son adresse parce que c’était un révolutionnaire, complotant pour un monde nouveau pour le peuple arabe. Bien que féministe, j’ai passé ma vie à attendre un homme à aimer, et qui m’aime. Durant des décennies, j’ai cru que cet homme pourrait être mon père. Quand j’ai eu 25 ans, j’ai rencontré cet homme, c’était mon frère.

À l’époque, j’habitais à New York, où j’essayais d’écrire mon premier roman. Je travaillais dans un petit magazine dans un bureau de la taille d’un placard avec trois « aspirants écrivains ». Un jour, quand un avocat m’a appelée – moi, la fille de classe moyenne californienne qui harcelait son patron pour qu’il nous fasse souscrire à une assurance maladie -, il m’a dit avoir un client riche et célèbre et qu’il s’agissait de mon frère perdu de vue depuis longtemps.

Les jeunes journalistes sont devenus fous. Nous étions en 1985 et travaillions pour un magazine littéraire très avant-gardiste, mais moi j’étais tombée dans une intrigue à la Dickens, et nous adorions ça. L’avocat a refusé de me dire le nom de mon frère et mes collègues ont commencé à prendre des paris. Le candidat le plus en vue : John Travolta. J’espérais secrètement un descendant littéraire d’Henry James – quelqu’un de plus talentueux que moi, un homme naturellement brillant.

« Il souhaitait être incompris »

Quand j’ai rencontré Steve, c’était un type de mon âge, en jeans, avec un look d’arabe ou de juif, et plus beau qu’Omar Sharif. Nous avons fait une longue marche – il se trouve que nous aimions tous les deux cela. Je me rappelle peu de choses de ce que nous nous sommes dit ce jour-là, seulement qu’il ressemblait à quelqu’un que j’aurais aimé avoir comme ami. Il m’a appris qu’il travaillait dans les ordinateurs. Je ne connaissais pratiquement rien aux ordinateurs, je travaillais encore sur une Olivetti à ruban. J’ai dit à Steve que j’envisageais depuis peu d’acheter mon premier ordinateur, un Cromemco. Steve m’a dit que c’était bien que j’aie attendu, qu’il était en train de mettre au point quelque chose de furieusement beau.

Je voudrais vous faire partager deux ou trois choses que j’ai apprises de Steve à trois périodes distinctes au cours des 27 années où je l’ai connu. Ce ne sont pas des périodes qui se comptent en années, mais en état d’esprit. Sa vie bien remplie. Sa maladie. Son décès. Steve travaillait à ce qu’il adorait. Il travaillait vraiment dur. Chaque jour… C’est incroyablement simple, mais vrai. Il était tout sauf distrait. Cela ne l’embêtait jamais de travailler dur, même si cela se soldait par un échec. Si quelqu’un d’aussi intelligent que Steve n’avait pas honte d’admettre qu’il tâtonnait, peut-être ne devais-je pas avoir honte non plus.

Quand il fut viré de chez Apple, il en souffrit. Il m’a parlé d’un dîner où 500 leaders de la Silicon Valley rencontrèrent le président d’alors. Steve n’avait pas été invité. Il était blessé mais continuait à travailler chez Next. Chaque jour. La nouveauté n’était pas la valeur essentielle de Steve. C’était la beauté. Pour un innovateur, Steve était d’une fidélité rare. S’il aimait une chemise, il pouvait en commander 10 ou 100. Dans sa maison de Palo Alto, il y a certainement autant de cols roulés en coton noir que de paroissiens à l’église. Il était insensible aux tendances et aux gimmicks. Il aimait les gens de son âge. Sa philosophie de l’esthétisme me rappelle une citation du genre « la mode est ce qui a l’air beau mais devient moche plus tard, l’art peut être horrible au départ mais devient beau plus tard ». Steve aspirait toujours au « beau plus tard ». Il souhaitait être incompris.

En dehors du système, il se rendait toujours dans la même voiture de sport chez Next, où lui et son équipe inventaient tranquillement la plate-forme sur laquelle Tim Berners-Lee écrirait le programme du World Wide Web. Comme une fille, Steve passait un temps fou à parler d’amour. L’amour était sa valeur suprême, son Dieu parmi les dieux. Il questionnait, s’inquiétait de la vie sentimentale des gens qui travaillaient avec lui. Chaque fois qu’il croisait un homme qu’une femme pouvait trouver craquant, il l’interpellait : « Tu es célibataire ? Tu veux venir dîner avec ma soeur ? » Je me rappelle son coup de fil le jour où il a rencontré Laurene. « Il y a cette belle femme et elle est vraiment intelligente, et elle a un chien, et je vais l’épouser. »

« Il connaissait par coeur les roses »

Quand Reed est né, il a vraiment commencé à s’attendrir et ne s’est jamais arrêté. C’était un père attentif avec chacun de ses enfants. Il s’inquiétait de tout, des petits copains de Lisa, des voyages et de la longueur des jupes d’Erin, des dangers que courait Eve près des chevaux qu’elle adorait. Aucun de ceux qui ont assisté à la fête de remise de diplôme de Reed n’oubliera la scène où Reed et Steve dansent doucement ensemble. Son amour total pour Laurene l’a soutenu. Il pensait que l’amour surgissait à chaque instant, partout. Sur ce sujet, Steve n’était jamais ironique, jamais cynique, jamais pessimiste. J’essaie, encore, de faire mienne cette attitude.

Steve a rencontré le succès très jeune, et il avait l’impression que cela l’avait isolé. La plupart des choix faits depuis que je l’avais retrouvé étaient destinés à faire tomber les barrières autour de lui. Jeune homme de la classe moyenne de Los Altos, il est tombé amoureux d’une fille de la classe moyenne du New Jersey. C’était important pour tous les deux d’élever Lisa, Reed, Erin et Eve comme des enfants normaux, les pieds sur terre. La maison n’était pas intimidante, ne croulait pas sous les oeuvres d’art ou les dorures ; en réalité, pendant les premières années où j’ai connu Steve et « Lo » ensemble, le dîner était servi sur l’herbe, et souvent il s’agissait d’un seul légume. En quantité, certes, mais un seul. Du brocoli. De saison. Préparé simplement. Avec des herbes fraîchement ciselées.

Jeune millionnaire, Steve venait tout de même me chercher à l’aéroport. Il attendait là, en jeans. Quand un de ses enfants l’appelait au travail, sa secrétaire, Linetta, répondait : « Votre papa est en rendez-vous. Voulez-vous que je l’interrompe ? » Quand Reed insistait pour se déguiser en sorcière à chaque Halloween, Steve, Laurene, Erin et Eve, tous se transformaient en sorcière.

Ils ont voulu s’embarquer dans un total remaniement de la cuisine : cela a pris des années. Ils cuisinaient sur une plaque chauffante dans le garage. Le bâtiment Pixar, en construction à cette période, fut terminé en moitié moins de temps. Et voilà pour la maison de Palo Alto. Les salles de bains restèrent d’époque. Mais – et la distinction est capitale – cela était une très belle maison. Steve y avait veillé. Cela ne veut pas dire qu’il ne se réjouissait pas de son succès : il en profitait, mais sans en faire des tonnes. Il m’a raconté à quel point il adorait aller chez le marchand de cycles de Palo Alto et, là, découvrir avec un brin de malice qu’il pouvait s’offrir le meilleur vélo. Et il l’a fait.

Steve était humble. Steve aimait apprendre sans arrêt. Un jour, il m’a dit que s’il avait grandi autrement, il serait devenu mathématicien. Il parlait avec révérence des universités et adorait marcher autour du campus de Stanford. La dernière année de sa vie, il a étudié un livre de peinture de Mark Rothko, un artiste dont il n’avait jamais entendu parler, se demandant ce que ses oeuvres, affichées sur les murs du futur campus Apple, pourraient inspirer aux visiteurs. Steve cultivait un côté fantaisie. Quel autre P-DG connaît les roses anglaises et les roses chinoises, et a pour fleur favorite une rose signée David Austin ?

Il avait des surprises cachées plein les poches. Je suis sûre que Laurene va découvrir des trésors – des chansons qu’il adorait, un poème découpé et rangé dans un tiroir -, même après 20 ans d’un mariage exceptionnellement réussi. J’ai dû lui parler chaque jour ou presque, mais quand j’ouvrais leNew York Times et découvrais un article sur les brevets de l’entreprise, j’étais toujours surprise et ravie de découvrir le croquis d’un escalier parfait. Avec ses quatre enfants, avec sa femme, avec chacun de nous, Steve s’amusait beaucoup. Il chérissait le bonheur.

« Ressources insoupçonnées dans la maladie »

Puis Steve est tombé malade et sa vie s’est déroulée dans un cercle plus étroit. Mais avant, il aimait marcher dans Paris. Il avait découvert un petit magasin de soba (NDLR, pâtes japonaises) faites à la main à Kyoto. Il dévalait de manière gracieuse les pistes enneigées, mais était maladroit sur des skis de fond. Rien de plus. Par la suite, même les plaisirs simples, comme manger une bonne pêche, il ne s’y adonnait plus.

Pourtant, ce qui m’a sidérée, et de ce que j’ai appris de sa maladie, c’est que même très diminué, il lui restait des ressources insoupçonnées. Je me rappelle mon frère réapprenant à marcher, avec un fauteuil roulant. Après sa transplantation du foie, chaque jour il se mettait sur ses jambes qui semblaient trop minces pour le porter, les bras rivés au dos d’une chaise qu’il poussait à travers le couloir de l’hôpital de Memphis jusqu’au bureau des infirmières. Puis il s’asseyait sur cette chaise, se reposait, la tournait, et recommençait à marcher. Il comptait ses pas et chaque jour poussait un peu plus loin. Laurene s’agenouillait et le regardait dans les yeux. « Tu peux le faire, Steve », disait-elle. Il ouvrait grands les yeux et serrait fort les lèvres. Il essayait. Il essayait encore et toujours, l’amour chevillé au corps. C’était quelqu’un d’intensément émotif.

J’ai réalisé durant ces moments horribles que Steve ne supportait pas cette douleur pour lui seul. l’endurait dans des buts précis : le diplôme de son fils Reed, le voyage de sa fille Erin à Kyoto, la mise à l’eau du bateau qu’il faisait construire et sur lequel il avait prévu d’embarquer sa famille pour un tour du monde et où il espérait bien se retirer un jour avec Laurene. Même malade, son goût, son discernement et son jugement demeuraient intacts. Il a connu 67 infirmiers avant de trouver des « âmes soeurs », et ensuite a accordé sa totale confiance à trois d’entre eux qui l’ont accompagné jusqu’à la fin, Tracy, Arturo, Elham.

Un jour Steve a contracté une pneumonie si grave que son docteur lui a tout interdit, y compris la glace. Nous étions dans une unité de soins intensifs standard. Steve, qui en général refusait les passe-droits ou même de jouer de son nom, admit que, pour une fois, il aimerait recevoir un traitement un peu spécial. Je lui ai fait savoir : Steve, c’est un traitement spécial. Il s’est penché sur moi et a dit : « Je le veux un peu plus spécial encore. »

Intubé, alors qu’il ne pouvait pas parler, il a réclamé un bloc-notes. Il a mis au point un appareil pour tenir un iPad dans son lit d’hôpital. Il a dessiné des systèmes de perfusion et un équipement radiologique. Il réinventait cette unité médicale pas assez spéciale à son goût. Et, à chaque fois que sa femme rentrait dans la chambre, je voyais son sourire revenir sur son visage. Pour les choses vraiment graves, vous devez me croire, il écrivait sur un bloc. Et nous regardait. Cela signifiait : vous devez le faire. En faisant cela, il voulait dire que nous devions désobéir aux médecins et lui donner de la glace.

« La mort n’a pas frappé Steve, il est allé vers elle »

Aucun de nous ne pouvait dire avec certitude combien de temps il serait là. Les jours où Steve allait mieux, y compris au cours de la dernière année, il s’embarquait dans des projets et obtenait des promesses de ses amis chez Apple pour les mener à bien. En Hollande, des constructeurs de bateaux gardent une coque en acier inoxydable qui n’attend que son revêtement de bois. Ses trois filles ne sont toujours pas mariées, ses deux plus jeunes ne sont que des toutes jeunes filles, et il voudrait marcher à leur côté comme il l’a fait le jour de mon mariage.

Au final, nous mourrons tous in media res. Au milieu de l’histoire. De beaucoup d’histoires. J’imagine qu’on ne peut pas dire que la mort de quelqu’un qui souffre d’un cancer depuis des années est une surprise. Mais la mort de Steve était inattendue pour nous. Ce que la mort de mon frère m’a appris, c’est que le caractère est déterminant : il est mort comme il a vécu.

Mardi matin, il m’avait appelé pour me demander d’arriver à toute vitesse à Palo Alto. Son ton était affectueux, tendre, aimant, mais comme celui de quelqu’un dont les bagages sont déjà dans le coffre de la voiture, dont le voyage vient de commencer, même s’il était désolé, vraiment profondément désolé de nous abandonner. Il a commencé ses adieux et je l’ai stoppé. J’ai dit : « Attends. J’arrive. Je suis dans un taxi pour l’aéroport. Je serai là. » « Ma douce, je te dis ça maintenant parce que j’ai peur que tu n’arrives pas à temps. »

Quand je suis arrivé, Laurene et lui plaisantaient comme des associés qui avaient vécu et travaillé ensemble chaque jour de leur vie. Il regardait ses enfants au fond des yeux, comme s’il ne pouvait en détacher son regard. Jusqu’à deux heures de l’après-midi, sa femme a réussi à le tenir éveillé pour qu’il parle à ses amis d’Apple. Puis il devint clair qu’il ne sentait plus notre présence. Sa respiration a changé. Elle est devenue difficile, calculée, déterminée. Je pouvais le sentir compter de nouveau ses pas, en voulant aller plus loin. C’est ce que j’ai appris : il travaillait à cela aussi. La mort n’a pas frappé Steve, il est allé vers elle.

« On aurait dit qu’il escaladait »

En me disant adieu et à quel point il était désolé, tellement désolé à l’idée que nous ne vieillissions pas ensemble comme nous l’avions toujours prévu, il a également soutenu qu’il s’en allait pour un endroit meilleur. Le Dr Fischer lui donnait une chance sur deux de passer la nuit. Il a passé la nuit. Laurene, assoupie à côté de lui sur le lit, sursautait quand il y avait de plus longues pauses entre ses respirations. Elle et moi nous regardions, puis il reprenait une grande respiration, et ça recommençait. Il fallait que cela arrive. Même à cet instant, il avait un profil grave, toujours très beau, le profil d’un absolutiste, d’un romantique. Son souffle indiquait un voyage pénible, un chemin raide, l’altitude… On aurait dit qu’il escaladait.

Mais derrière cette volonté, cette éthique de travail, cette force, existaient une merveilleuse capacité d’émerveillement, une croyance de l’artiste dans un idéal, un après encore plus beau. Les derniers mots de Steve, plusieurs heures auparavant, étaient des monosyllabes, répétées trois fois. Avant de s’envoler, il a regardé sa soeur Patty, puis pendant longtemps ses trois enfants, puis la partenaire de sa vie, Laurene, puis encore au-dessus de leurs épaules, au loin. Les derniers mots de Steve furent : « Oh wow, oh wow, oh wow. »

Le Point.fr

Publié le 02/11/2011 à 16:35 –

Modifié le 02/11/2011 à 16:42

Pourquoi le G20 ? A quoi sert-il ?

Publié le
G8 Leaders (May 2011) Caricatures

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Participating G-20 nations Nations allowed ext...
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Le Groupe des 20 (ou G20) est un groupe de 19 pays plus l’Union européenne dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d’États se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.

Le G20 représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).

Le G20 a été créé en marge du G7 du 25 septembre 1999 de Washington, à l’initiative du ministre de l’économie canadien Paul Martin, lors d’une réunion des ministres des finances du groupe3. Le but de ce nouveau groupe est alors de favoriser la stabilité financière internationale et de créer des possibilités de dialogues entre pays industrialisés et pays émergents, ce que les réunions des ministres des finances du G7 ne permettaient pas.

Pour Fareed Zakaria, « la gouvernance mondiale ne pourra évoluer qu’à travers le G20 ». Plusieurs raisons expliquent ce point de vue. D’une part, le Conseil de sécurité des Nations unies est paralysé par le droit de veto. Ses missions pourraient être mieux remplies par le G20 assez représentatif des rapports de force mondiaux. D’autre part, si les États-Unisn’ont plus la force d’imposer seuls leurs vues, ils peuvent par le biais de cette instance jouer un rôle positif de catalyseur.

G20 heads of government - Caricatures (Septemb...

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En 2010, le G20 compte 20 membres : dix-neuf pays plus l’Union européenne. Il est à noter que l’Espagne et les Pays-Bas ont participé aux trois dernières réunions sans en être membres5. L’Union européenne est représentée par le Président du Conseil européen et celui de la Banque centrale européenne, ce qui explique que le G20 rassemble 21 personnes.

Le G20 accueille également les institutions de Bretton Woods : le directeur général du FMI, le président de la Banque mondiale, celui du comité monétaire et financier international et celui du comité de développement du FMI et de la Banque mondiale.

Le G20 regroupe les membres G8, dix pays à économies émergentes6 plus l’Australie et la Corée du Sud. L’Espagne, et à un degré moindre les Pays-Bas, la Pologne, la Belgique, la Suède et la Suisse bien que leur PIB soient parmi les vingt premiers mondiaux n’ont pas été retenus. Parmi les principaux pays émergents non retenus nous pouvons citer l’Iran, la Thaïlande, la Malaisie, le Chili, le Nigéria, etc. Toutefois, certains pays comme l’Espagne, l’EthiopieSingapour, sont « invités permanents » du G20.

Si on regarde la situation en fonction de critères géographiques, le G20 compte trois États de l’ALENA, deux États du MERCOSUR, quatre États de l’Union européenne (sans compter l’Union qui siège également en sa propre qualité) et trois États membres de l’Organisation de la conférence islamique. Le continent asiatique est relativement bien représenté avec des pays comme la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, le Japon mais aussi la Turquie et l’Arabie saoudite ; l’Afrique du Sud est la seule représentante du continent africain au G20.

Si l’on les considère les membres en fonction du régime politique, il est possible de compter : 1 union de type confédérale, 14 républiques (dont 7 républiques fédérales et 1 république populaire) et 5 monarchies.

Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire et à l’initiative de Nicolas Sarkozy et de Gordon Brown, les chefs d’État ou de gouvernement se sont réunis. Actuellement, le G20 se décline sous trois formes : les G20 regroupant des chefs d’État et de gouvernement, les G20 finance regroupant les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales et, depuis les 20-21 avril 2010, des G20 sociaux, réunissant les ministres de l’emploi.

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Altran va se séparer de son cabinet de conseil : Arthur D. Little

Si la Chine ralentit, tout le monde subit une correction financière et potentiellement une très forte baisse sur les matières des métaux pour de suite, pour le pétrole pour l’année prochaine.
La Thaïlande, avec les inondations, a perdu 5 sur 10 millions sur ses récoltes de riz. Le maïs n’est pas mieux loti. Nos agriculteurs devraient voir une lueur d’espoir de revoir leurs récoltes remis en avant dans les GMS sur notre territoire.

La présidence française s’est fixé six grandes priorités :

  1. réformer le système monétaire international. Un rapport sur ce point a été remis par Michel Camdessus au président. Deux groupes de travail doivent être formés : un coprésidé par l’Allemagne et le Brésil sur les mouvements internationaux de capitaux et un autre coprésidé par la France et le Mexique sur la liquidité du système international c’est-à-dire sur le rôle des grandes monnaies et des dossiers sur la table des négociations  (DTS) ;
  2. renforcer la régulation financière. La présidence française voudrait mieux protéger les consommateurs des produits financiers. Concernant les mécanismes financiers eux-mêmes, un rapport sur la prévention et la résolution des crises bancaires a été remis aux autorités françaises par la place de Paris. Toutefois, ce rapport semble s’en tenir au seul secteur actuellement régulé et paraît en retrait sur la position européenne. Si les deux parties sont d’accord sur une possible transformation de dette en capital et sur une éventuelle réduction de la valeur de la dette, la commission voudrait que les autorités de régulation puissent avoir des pouvoirs plus forts permettant notamment de supprimer le versement des dividendes ou d’évincer des dirigeants ;
  3. la lutte contre la volatilité des prix des matières premières. En fait, ce point pose problème aux États-Unis et au Brésil, deux importants producteurs agricoles. Ces deux pays s’inquiètent que par ce biais on tende à faire croire que les marchés de matières premières sont responsables des déséquilibres de l’économie mondiale. Par ailleurs, la France tend à faire un lien fort entre la volatilité des prix et les marchés financiarisés de matières premières et propose une « transposition au sein du G20 des mécanismes d’encadrement des produits dérivés sur matières premières instaurés par le Dodd-Franck Act signé le 21 juillet 2010 par Barack Obama ». Or, pour des économistes comme François Bourguignon, la volatilité des prix agricoles ne viendrait pas principalement des marchés financiers mais « de variations non anticipées des fondamentaux des marchés »13. Une réunion est prévue à Paris au mois de juin pour faire le point sur la question ;
  4. soutenir l’emploi et renforcer la dimension sociale de la mondialisation. Un rapport a été remis au Président de la république par l’ancien Ministre Christine Boutin à ce sujet ;
  5. la lutte contre la corruption. Il est à noter que quand le ministre Bruno Le Maire présente devant l’ONU le 17 février, les objectifs de la présidence française, ce point devient « Améliorer la gouvernance mondiale » ;
  6. l’instauration de financements innovants (Paris propose un projet proche de la taxe Tobin) pour financer le développement.

Un G20 suspendu à l’aléa grec

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À CANNES

A vingt-quatre heures de l’ouverture du sommet, le référendum grec rebat toutes les cartes. Plus que jamais, l’Europe est en position de faiblesse face à ses partenaires.

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Par DOMINIQUE ALBERTINI envoyé spécial à Cannes

Une femme tient un ballon figurant la Terre, le 1er novembre 2011 à Nice, avant une manifestation anti-G20 (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

Il était déjà acquis que les négociations du G20, qui s’ouvre ce jeudi à Cannes, n’auraient rien d’une partie de plaisir au soleil. Or, non seulement le ciel est gris au-dessus de la Croisette, mais en plus, l’annonce d’un référendum grec sur le plan d’aide européen bouscule sérieusement l’agenda des leaders mondiaux.

A défaut d’en avoir fini avec la crise des dettes, les dirigeants européens pensaient au moins présenter à leurs puissants partenaires – Etats-Unis et Chine en tête – les solutions trouvées mercredi dernier lors du sommet européen: décote de la dette bancaire grecque, renforcement du FESF… Or, la décision du Premier ministre grec Papandréou rend déjà incertaine leur application. C’est donc en position de faiblesse, au pied du mur même, que que Nicolas Sarkozy et Angela Merkelarrivent à Cannes.

Secretary Rice with His Excellency Nicholas Sa...

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Papandréou en vedette américaine

Première conséquence pour le sommet: Georges Papandréou, dont le pays n’est pas membre du G20, est tout de même présent à Cannes ce mercredi pour rencontrer les deux dirigeants, ainsi que des représentants de Bruxelles et du FMI. Enjeu: s’assurer que le référendum à venir n’aura pas de conséquences sur l’application du plan d’aide européen – cela dépendra notamment du contenu exact de la question posée aux Grecs.

Des résultats de cette discussion dépendront plusieurs autres points à l’ordre du jour du G20. A commencer par la participation de pays non-européens – Chine, Brésil, Russie en particulier – au fonds de stabilité financière (FESF). La fragilité révélée du plan de sauvetage pourrait retarder ce coup de pouce, compliquant encore la situation du Vieux continent. Les Européens seront certainement mis sous pression par leurs partenaires, qui accusent les déboires de l’eurozone de retarder la reprise mondiale.

Un monde à refaire

De même, les atermoiements européens ne créent certainement pas un contexte favorable pour l’adoption d’une taxe sur les transactions financières, soutenue par la France et l’Allemagne, mais très loin de faire consensus. La participation d’Attac au contre-sommet de Nice ne devrait pas suffire à vendre l’idée aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne – dont le Premier ministre David Cameron a juré récemment de protéger la finance britannique contre les vélléités régulatrices de Bruxelles.

Malgré ce nouveau rebondissement dans la crise de l’euro, les dirigeants mondiaux devront trouver le temps d’aborder les autres sujets au programme du G20. Notamment une meilleure coordination de leurs politiques économiques. Là aussi, il y aura du sport. Par exemple côté américain, où on redoute que l’austérité générale en Europe ne nuise à l’activité. Tandis que de ce côté de l’Atlantique, on trouve bien malvenues ces leçons d’économie de la part d’un pays qui a vu sa note dégradée cet été.

Européens et Américains devraient tout de même se retrouver pour demander aux pays émergents de développer leurs gigantesques marchés intérieurs, afin de soutenir la demande mondiale.

L’Europe en homme malade du système

Autre gros morceau au menu: la réforme du système monétaire international sera un autre enjeu du sommet. Et là, c’est la Chine qui est dans le viseur, pour la gestion de son Yuan national. Pékin exerce en effet un strict contrôle sur le taux de sa monnaie, largement sous-évaluée. De là un avantage à l’exportation jugé injuste par ses partenaires. La Chine devrait donc être priée, sinon de laisser flotter, du moins de réévaluer sa monnaie.

G-20 Summit in Pittsburgh

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Et il se pourrait que Pékin fasse enfin preuve d’ouverture sur le sujet: en effet, les représentants de secteurs patronaux chinois, réunis avec leurs homologues internationaux au sein du «B20» (pour «business») ont accepté de cosigner une déclaration insistant notamment sur ce point. Signe que l’Empire du milieu est prêt à évoluer sur la question?

Il devrait aussi être question de la régulation du système financier mondial, des paradis fiscaux, de la réforme des institutions financières internationales (comme le FMI), de la flambée des matières premières, de l’emploi, de la lutte contre la corruption et du développement. Ce G20 devait être celui des «solutions fortes» pour dépasser la crise. Que peut-il encore en sortir, avec une Europe au bord de la noyade ?

 

Des milliers de manifestants anti-G20 défilent à Nice

A deux jours du sommet international qui se tient à Cannes, ils réclamaient davantage de justice sociale. Face à eux : 2000 membres des forces de l’ordre.

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Des manifestants anti-G20 défilent à Nice, le 1er novembre 2011 (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi à Nice pour réclamer plus de justice sociale, bien décidés à se faire entendre des membres du G20 dont le sommet démarre jeudi à Cannes, à 30 km de là.

Le cortège s’est ébranlé bruyamment après 15h30, pour entreprendre une quasi-boucle dans le nord-est de la ville, selon le parcours imposé, loin du centre.

Une source policière évoquait le chiffre provisoire de 4.500 à 5000 manifestants, les initiateurs de la mobilisation parlaient de 12000.

L’événement était placé sous haute surveillance: gendarmes mobiles, CRS, polices nationale et municipale… Au total, 2.000 hommes chargés d’encadrer la marche et de barrer la route à d’éventuels casseurs.

En tête du cortège, l’organisation Action contre la Faim arborait un slogan de circonstance: «G20, j’ai faim». «Un homme, un toit,» lisait-on sur des camions d’Emmaüs.

Dans la masse, une centaine de militants de l’organisation Oxfam, venus d’Espagne, de Belgique, du Mexique, de Grande-Bretagne. Coiffés de chapeaux de Robin des Bois et portant un sac de toile symbolisant la Bourse, ils réclament une taxation des transactions financières, pour un meilleur partage des richesses.

«On est content que nos idées de taxation des transactions financières soient reprises par une grande partie des responsables politiques européens, mais ça reste à l’état de discours», déclare à l’AFP Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France.

«On veut passer à un stade de mise en oeuvre de mesures concrètes au niveau du G20. La proposition de la Commission européenne de faire cette taxe est un point très positif, mais il y a un problème: c’est proposé pour rembourser les dettes. Autrement dit, on taxe la finance pour redonner à la finance».

Le vice-président du syndicat coréen KCTU, Jeong Eia-Hun, est venu de Séoul dire «l’opposition des travailleurs coréens aux solutions du G20 face à la crise, qui donnent priorité à la finance et nous privent de nos emplois et nos salaires».

«Nous disons qu’il est possible d’enrayer l’épidémie de sida dans les pays en voie de développement en mettant en place la taxe Tobin», explique Marie Suzan, présidente d’Aides Paca.

Dans la matinée, la police a interpellé sur la Promenade des Anglais trois Espagnols porteurs de boulons, piolets, cagoules, masques à gaz et T-shirts avec l’inscription «black cross». «Cela peut laisser penser qu’ils appartiennent à une mouvance des black blocs», groupes virulents de militants anarchistes ou autonomes, selon Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

 

Pour cette semaine à risques, 12.000 membres des forces de l’ordre sont déployés dans les Alpes-Maritimes, notamment à Cannes où 25 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus dès jeudi. Les carabinieri italiens sont également mobilisés, contrôlant l’entrée de l’autoroute vers la France, et en force à Vintimille. En juin 2010, des affrontements avaient éclaté à Toronto à l’occasion de protestations anti-G20. En 2009, un passant était mort à Londres après avoir été frappé par un policier pendant des manifestations anti-G20.

G20/

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(Source AFP)

 

G20 des jeunes entrepreneurs  annexé par le G20 vendredi prochain sur la croissance, la création d’emploi, un travail a été fait 200 practice et les 40 meilleurs practices internationaux qui réussissent vont être présentés. L’enjeu majeur s’est de mettre la culture d’entrepreneur et il faut se projeter sur un plan d’action à destination du monde des entrepreneurs.

Le G20 Young Entrepreneur Summit (G20 YES) est l’une des deux initiatives parallèles impulsées par l’Italie lors du G8 de 2009, prolongées et amplifiées en juin 2010 dans le cadre de l’organisation du G20 à Toronto par le gouvernement canadien et son Premier Ministre, Stephen Harper :

  • Le G20 YES à destination des entrepreneurs, avec l’organisation d’un sommet réunissant les 20 entrepreneurs les plus représentatifs et emblématiques de chaque pays. C’est dans ce contexte qu’a été initié le G20 YES (Young Entrepreneur Summit). Au moment où dans l’économie du xxie siècle, toutes les règles du jeu sont remises en cause, l’objectif est de porter auprès des leaders politiques duG20, comme auprès des jeunes, le message sur l’enjeu économique et social de la qualité de l’écosystème entrepreneurial, comme le meilleur moteur de la compétitivité, de la création d’emploi, de l’innovation, et de la croissance économique durable des nations.
  • Le B20, à destination des dirigeants des grandes entreprises, avec l’organisation d’un sommet réunissant les grands dirigeants du monde économique, à la veille du sommet du G20. Ce sommet, G20 Business Leaders Summit (B20), invite deux dirigeants de grandes entreprises à représenter leur pays. Ce groupe de grands « patrons » rencontre ensuite les Ministres des Finances pour définir le rôle stratégique des entreprises dans les économies du G20.
  • Le Sommet du G20 des Jeunes Entrepreneurs est organisé dans le cadre plus large de l’Alliance G20 YEA (Young Entrepreneur Alliance) qui se réunit à l’occasion de chaque sommet officiel (G8 ou G20) avec, pour objectif, de faire entendre et reconnaître le rôle clairement défini par l’économiste Joseph Schumpeter, de l’entrepreneur dans l’innovation, la création d’emplois, la compétitivité des nations et l’évolution du modèle économique nouveau et différent que nous devons dessiner ensemble dans l’économie du xxie siècle.
  • Chaque pays membre du G20 est invité à constituer une délégation composée d’un Président, d’un Sherpa et d’une délégation de 20 entrepreneurs emblématiques.

    Le G20 YES est calqué sur les modalités de fonctionnement du G20 avec un processus de suivi par les Présidents et Sherpas du contenu d’un communiqué sur les mesures concrètes que chaque pays pourra mettre en œuvre pour développer l’entrepreneuriat des jeunes dans les pays membres du G20.

    Les Présidents de chacune des délégations signent, à l’issue du sommet, un communiqué officiel qui est transmis au B20 (Business Leaders Summit) et au G20.

    • Promouvoir et améliorer la compréhension des décideurs et de la société civile sur le rôle vital que jouent les entrepreneurs dans les économies du G20.
    • Inspirer les générations actuelles et futures d’entrepreneurs.
    • Identifier les principales actions communes que les gouvernements pourraient entreprendre pour cultiver et mobiliser le potentiel entrepreneurial des pays du G20.
    • Permettre à des entrepreneurs du monde entier de networker, partager leurs expériences avec les leaders de l’écosystème entrepreneurial des 20 économies les plus dynamiques du monde.
    • Chaque pays est représenté par un organisme qui compose la délégation et sélection les entrepreneurs

      Afrique du sud National Youth Development Agency http://www.nyda.gov.za/

      Allemagne JCI Germany http://www.wjd.de/

      Angleterre Institute of Directors (IoD) http://www.iod.com/

      Arabie Saoudite The Centennial Fund http://www.tcf.org.sa/ar/pages/default.aspx

      Argentine Fundacion Impulsar http://www.fundacionimpulsar.org.ar/

      Australie Enterprise Network for Young Australians http://www.enya.org.au/

      Brésil SEBRAE, Serviço Brasileiro de Apoio às Micro e Pequenas Empresas http://www.sebrae.com.br/

      Canada Canadian Youth Business Foundation http://www.cybf.ca/

      Chine Youth Business China http://www.ybc.org.cn/

      Corée du sud Young Entrepreneurs’ Society of Korea (YES Korea)

      Union Européenne YES – European Confederation of Young Entrepreneurs http://www.yes.be/

      France Les Journées de l’Entrepreneur http://www.journees-entrepreneur.fr

      Inde Young Indians http://www.yionline.org/home.html

      Indonésie Indonesia Business Links http://www.ibl.or.id/index.php?

      Italie The National Federation of Young Entrepreneurs of Confindustria http://www.confindustria.it/

      Japon JCI Japan http://www07.jaycee.or.jp/eng/what-jc02.html

      Mexique Comisión Nacional de Empresarios Jóvenes de COPAMREX http://www.jovenescoparmex.com/sitio/principal.html

      Russie The U.S. Russia Centre for Entrepreneurship http://www.cfe.ru/

      Turquie Young Businessmen Association of Turkey http://www.tugiad.org.tr/

      USA Entrepreneurs’ Organization (EO) http://www.eonetwork.org/Pages/default.aspx

      Le G20 des jeunes entrepreneurs a été inauguré lors du G8 qui s’est tenu à Stresa en Italie en 2009. Il s’est ensuite développé et structuré lors du G20 à Toronto (juin 2010), et les objectifs et axes stratégiques ont été définis lors du G20 de Séoul (novembre 2010).

      Du 20 au 22 juin, ce sommet a réuni à Toronto (Canada) plus de 200 jeunes entrepreneurs (âgés de 18 à 40 ans), provenant des pays du G20, les Présidents et Sherpas de 17 pays issus du G20. Officiellement soutenu par le gouvernement canadien, cet événement a été conçu pour tisser un ensemble de réseaux à l’échelon international, et convaincre les leaders politiques et économiques du G20 d’inscrire les jeunes entrepreneurs dans leurs stratégies et de mettre en place une conférence annuelle qui sera reconnue comme une composante à part entière du G20.

      Conclusions du G20 des jeunes entrepreneurs à Toronto

      Lancement du mouvement mondial « G20 Young Entrepreneur Alliance »

      Les 17 pays participant au Sommet des Jeunes Entrepreneurs du G20 ont décidé de lancer, au niveau mondial, le mouvement du « G20 Young Entrepreneur Alliance », qui se réunira à l’occasion de chaque sommet officiel (G8 ou G20) avec, pour objectif, de faire entendre et reconnaître le rôle clairement défini par Joseph Schumpeter, de l’entrepreneur dans l’innovation, la création d’emplois, la compétitivité économique des nations et l’évolution du modèle économique nouveau et différent que nous devons dessiner ensemble au xxie siècle.

      Les 5 axes sur lesquels se sont concentrés les discussions des 200 entrepreneurs du monde entier présents lors du Sommet des Jeunes Entrepreneurs du G20, ont porté sur les propositions suivantes :

      • Promouvoir l’accessibilité au financement comme un droit
      • Construire un écosystème favorisant l’éclosion des entrepreneurs
      • Promouvoir la culture d’entreprendre
      • Briser les plafonds de verre liés à la législation et la fiscalité
      • Favoriser l’éducation et l’accès à la formation en matière d’entrepreneurship

      G20 YES à Séoul en novembre 2010[modifier]

      Organisé en Corée du sud, ce sommet s’est tenu du 7 au 9 novembre 2010. C’est à cette occasion que les objectifs et axes stratégiques ont été définis, avec la signature de la charte Incheon du G20 YEA (Young Entrepreneur Alliance).

      Charte signée à Incheon, Corée du Sud en novembre 2010[modifier]

      Nous, Membres de l’Alliance, reconnaissons la nécessité de rassembler les organisations des pays industrialisés et en voie de développement pour soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs. Suite à notre engagement de juin 2010 à Toronto, lors du sommet du G20, nous, Membres de l’Alliance, nous engageons à long terme à ce que le G20 soit une extension de nos missions pour défendre la cause des jeunes entrepreneurs dans nos pays respectifs et à travers le monde. A travers notre mouvement global, nous sommes convaincus que le xxie siècle est le Siècle des Entrepreneurs. Nous, Membres de l’Alliance des Jeunes Entrepreneurs du G20, avons dicté la Charte suivante :

      Les signataires de cette Charte s’engagent à :

      1) soutenir et encourager les jeunes entrepreneurs à travers le monde
      2) renforcer la coopération internationale et promouvoir des discussions ouvertes et constructives sur des questions ayant trait au soutien et à la croissance des jeunes entrepreneurs
      3) partager les informations et ressources parmi les Membres au bénéfice des jeunes entrepreneurs
      4) dialoguer avec le G20 et créer un forum de discussion pour les questions qui concernent les jeunes entrepreneurs

      G20 YES à Nice en octobre 2011[modifier]

      Organisé en France, à Nice du 31 octobre au 2 novembre 2011, il constitue :

      • Un réseau qui, à travers les discussions avec les gouvernements, les médias, le public, puisse soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs au niveau local, national et international.
      • Une alliance d’organisations de pays industrialisés et en voie de développement qui s’attachent à mettre en place des mesures concrètes pour dessiner les contours d’un monde où un nombre croissant d’entrepreneurs créeront des entreprises florissantes et des emplois nouveaux, changeront des vies et sauvegarderont la prospérité économique future.
      • Une enceinte reconnue en tant que telle comme faisant partie officiellement du processus du G20, capable d’influer et de contribuer aux décisions du G20 pour mieux faire comprendre les problématiques de jeunes entrepreneurs à travers le monde.

      En créant des entreprises et en changeant leurs vies, ces jeunes entrepreneurs sont des acteurs importants de changement social, de création d’emplois et de renouveau économique. Les objectifs des membres de la délégation internationale d’entrepreneurs au G20 YES de Nice :

      • Renforcer le soutien aux entrepreneurs, ouvrir des possibilités de coopération internationale, venir soutenir la croissance économique et le développement à travers le monde
      • Soutenir la cause de nouveaux entrepreneurs et asseoir leur importance, préparer la prochaine génération pour le renouveau et la croissance de nos économies et de nos sociétés

      Soutenir les rêves de ces entrepreneurs est une priorité absolue et devra l’être toujours plus pour les gouvernements du G20.

      Le 13 octobre 2011, une délégation d’entrepreneurs français est reçue par le Président de la République française à l’Elysée afin qu’ils lui exposent leurs problématiques et suggèrent des solutions qui viseraient à soutenir l’entreprenariat en France.

       

Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr
Le Sommet G20 YES en France du 31 Octobre au 2 novembre 2011

Résumé
L’Alliance des Jeunes Entrepreneurs G20 (YEA) est un mouvement mondial dont la finalité est de
mettre en avant pour les jeunes, le rôle vital que jouent les entrepreneurs dans la croissance,
l’innovation, la création d‘emplois et la croissance et la compétitivité des nations. L’entrepreneur est
un vecteur d’espoir et un moteur économique et social entre le politique et la société civile.
Soutenu par le Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozy et par la Ministre de
l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Madame Christine Lagarde, le G20 YES rassemble,
pendant les 3 jours précédents le G20 des leaders politiques, les délégations d’entrepreneurs
emblématiques des 20 nations membres du G20.
• Le G20 YES est organisé en France par les Journées de l’Entrepreneur (JDE), une association
loi 1901, créée en 2007 en architecture ouverte rassemblant les principaux acteurs du
monde entrepreneurial ( AFIC, CDC, E&Y, 100 000 Entrepreneurs, APCE, Medef, CCIP, Hec
Entrepreneur, Movjee, CGPME, Institut Telecom, ESCP Europe, OSEO, …), qui célèbrent
ensemble l’entrepreneur et organisent tous les ans lors de la 3ème ssemaine de Novembre, une
mobilisation de la communauté des entrepreneurs comme de l’écosystème qui les
accompagne et des décideurs politiques et économiques mobilisés à leurs cotés.
La 4ème édition des JDE en novembre dernier a rassemblé près de 100 000 personnes au
travers de 623 évènements dans 81 villes sur l’ensemble du territoire français. Depuis 4 ans,
il s’est développé dans 104 pays dans le monde, dans le cadre de la Global Entrepreneurship
Week (GEW). Les JDE sont également le partenaire de l’union européenne pour la SME
WEEK. Le G20 YES est un moment unique pour la France, ses entrepreneurs, et ses
entreprises, d’échanger, de valoriser, de fêter et célébrer les initiatives et de trouver de
nouvelles pistes pour favoriser l’émergence de petits, moyens et grands entrepreneurs
capables de se développer dans le monde.
2. Objectifs
Le sommet du G20 YES en Novembre en France, se donne 4 objectifs :
1. Promouvoir et améliorer la compréhension sur le rôle vital que jouent les jeunes entrepreneurs
dans la croissance, la création d’emplois, l’innovation et la compétitivité des nations, tant auprès
des jeunes que des leaders politiques du G20
2. Identifier les actions susceptibles de promouvoir auprès des jeunes, le rôle de l’entrepreneur,
alimenter les gouvernements en préconisations et rassembler les meilleures propositions dans
un communiqué repris par le G20 des leaders politiques
3. Inspirer les générations actuelles et futures d’entrepreneurs
4. Permettre à des entrepreneurs du monde entier d’échanger, partager leurs expériences avec les
leaders de l’écosystème entrepreneurial des 20 économies les plus importantes de la planète 2
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr
3. Le G20 YES en chiffres
• 3 jours de sommet, les 31 Octobre, 1
er
novembre, et 2 Novembre prochains
o 2 journées de travail, rassemblant les 20 délégations de 20 entrepreneurs chacune
autour de 4 ateliers de travail avec des propositions clefs qui seront soumises aux
dirigeants du G20 et communiquer aux medias nationaux et internationaux
o Une conférence internationale avec l’intervention d’entrepreneurs emblématiques
des pays du monde entier en faveur des jeunes
o Un diner de gala et une grande fête visant à toucher le plus grand nombre en y
impliquant les jeunes
• 20 délégations issues des 20 économies les plus puissantes dans le monde
• 400 entrepreneurs emblématiques
• Les médias du monde entier en France en Novembre 2011
4. 3 Messages clés
• L’Entrepreneur, vecteur d’espoir sachant le bouillonnement entrepreneurial sans
précédent en France à l’heure actuelle
→ 4 millions d’entrepreneurs, sur une population active de 23 millions de personnes
→ 2 millions PME,
→ 560 000 créations d’entreprises,
→ 670 000 auto-entrepreneurs,
→ 1.8 Millions d’emplois créés par les PME sur les 15 dernières années
• Entrepreneur, vecteur d’innovation, créateur d’emplois et moteur de la compétitivité :
L’enjeu en France comme à l’étranger est de permettre aux entrepreneurs petits de devenir
moyens et aux moyens de devenir grands. L’objectif est de multiplier en France le nombre
d’ETI en passant de 3500 à 10 000 d’ici 2020 (contre 11 700 en Allemagne aujourd’hui).
L’enjeu pour la France est de créer 4 millions d’emplois.
• Entrepreneur : enjeu culturel, d’image et politique pour la société: Entrepreneur est un mot
d’origine française devenu aujourd’hui universel. Le G20 en 2011 est l’occasion de montrer
au monde entier et à l’opinion française que ce mot est plus vivant et moderne que jamais en
France.
La France est en pointe en matière d’écosystème entrepreneurial qui est la clé de voûte de la
performance économique des économies développées ou émergentes (entrepreneur = innovation +
culture + investissement + confiance dans l’avenir). 3
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr

 

 

 

 

 

5. Organisation 

Le sommet du G20 YES est organisé par l’association « Les Journées de l’Entrepreneur ». Une
équipe « dédiée » a été mise en place pour assurer le succès du G20 YES avec :
o Un Directeur Général et un assistant coordonnateur
o Un responsable partenariat
o Un responsable internet/web
o Un responsable « relations institutionnelles »
o Un responsable Marketing/ Communication
o Un sherpa « entrepreneurs »
o Un sherpa « délégations étrangères »
o Un responsable production et organisation de l’évènement
6. Nos axes de travail et nos propositions
– Réglementation et fiscalité
Créer une entreprise est un défi de taille pour les entrepreneurs dans tous les pays, mais 
doublement pour les jeunes. Les gouvernements devraient réduire les formalités administratives,
adopter des mesures fiscales encourageant les jeunes à investir dans de nouvelles entreprises et
aider ces entreprises à se développer, en s’affranchissant du plafond de verre règlementaire qui
freine leur croissance et leur développement.
– L’accès au financement
Les jeunes entrepreneurs ont beaucoup de difficulté à accéder aux sources traditionnelles de
financement en fonds propres en particulier, compte tenu de la difficulté croissante d’orienter
l’épargne vers le financement de l’économie réelle. Les gouvernements devraient donc définir
d’autres mécanismes et institutions qui permettent aux jeunes entrepreneurs d’accéder aux
capitaux dont ils ont besoin.
– Education et recherche
Nos systèmes éducatifs ont un rôle essentiel à jouer en permettant aux jeunes entrepreneurs
d’acquérir les compétences et les expériences dont ils auront besoin pour se lancer et réussir. Les
universités, les grandes écoles mais aussi les lycées devraient encourager l’enseignement
entrepreneurial mais aussi l’ouverture et l’insémination des projets de recherche avec le monde des
entrepreneurs.
– Culture d’entreprendre
Bien que l’esprit d’entreprise a été la source de création de richesse et d’emploi au cours de ces 50
dernières années, les jeunes ne sont souvent pas informés qu’entreprendre est un choix de vie
professionnelle possible (y compris chez les jeunes femmes et les minorités). Certaines cultures
perçoivent l’échec comme honteux et non pas comme une étape d’apprentissage. Des exemples
d’entrepreneurs qui ont réussi à surmonter ces défis sont nombreux et il faut donc trouver des
façons de partager ces exemples positifs avec les jeunes entrepreneurs, y compris auprès et au
travers des médias. 4
Directeur Général du G20 YES : Jean-Louis Grégoire
Tour Egée • Faubourg de l’Arche • 92037 Paris La Défense Cedex
Tél. +33 (0) 6 07 84 38 73 • Email : jl.gregoire@orange.fr
7. Prochaines étapes et nos projets
• Comme la France est le pays-hôte du G20 YES en 2011, le Mexique prendra après Novembre
2011, la responsabilité de l’organisation en 2012. Le G20 YES s’inscrit dans la durée car
l’entrepreneur sera le principal moteur à la création de croissance et de richesse – et donc
d’emploi – pour faire face aux défis du 21ème siècle.
• Les JDE organiseront une 5ème édition en novembre 2011 des Journées de l’Entrepreneur
dans la foulée du G20 YES en France. 104 pays organiseront cet évènement sur le même
principe que celui des Journées de l’Entrepreneur en France.
• La France a un besoin vital d’une culture entrepreneuriale forte, de la flexibilité et du
dynamisme des PME pour se repositionner de manière compétitive dans l’économie du
21ème siècle.
• Notre ambition en 2012 est de poser en France, les bases d’une Fondation de l’Entrepreneur
destinée à devenir un observatoire de l’entreprenariat dans notre pays, capteur des
meilleures pratiques dans les économies mondiales et force de proposition auprès de nos
gouvernants.

8. Facteurs clés de succès sur le plan
– politique
• Reconnaissance de l’importance du G20 YES par l’intervention d’entrepreneurs mythiques et de plusieurs personnalités gouvernementales de plan à la Conférence internationale de l’entrepreneur
• Reprise dans le communiqué politique des G20 des recommandations des Présidents du G20 
YES
• Mettre l’entrepreneur et leur rôle dans la création d’emploi et la compétitivité des nations au
cœur du débat économique
• Lancer des initiatives à forte résonnance en France similaires à celles du Canada (2011
Année de l’entrepreneur) ou aux USA (lancement du programme Start Up America par
Barack Obama, Président des Etats-Unis)
– économique et enseignement
• Sortie d’un livre Blanc sur le rôle de l’entrepreneur à l’automne 2011, en collaboration avec
tout l’écosystème entrepreneurial français et intégrant des articles de fond rédigés par des
entrepreneurs, des économistes sur le rôle de l’entrepreneur.
• Célébration du centenaire de la publication du livre « théorie de l’évolution économique » de
Joseph Schumpeter publié en 1911 et célébrant le rôle de l’entrepreneur, de l’innovation et
son impact en terme de destruction créatrice, comme sa modernité absolue en ce début de
21ème siècle, 100 ans après
• Délégation des 50 entrepreneurs, puis des 20 entrepreneurs les plus emblématiques
constituant la délégation française et témoignant de leur expérience, au travers des médias
tout au long de l’année 2011 et pendant le G20 YES.
• L’Index des entrepreneurs en partenariat avec E & Y : outil de référence appelé à mesurer la
fertilité et la fluidité de l’écosystème entrepreneurial pour permettre aux entrepreneurs de
se lancer et se développer.
• A l’instar de l’Allemagne ou du Japon, prise de position forte de dirigeants de grands groupes
désireux d’entraîner avec eux des PME dans le cadre d’une politique globale de développement et de co-traitance
• Implication des écoles d’enseignement supérieur, universités, et centres de recherches.

 

Meeting of the Labor and Employment Ministers,...

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Profil à fort potentiel : Le jaune : la couleur de la lumière

Publié le
Taq-e Bostan: high-relief of Shapur II investi...

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A handcoloured engraving of Brahma.
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Le jaune

Jaune comme le Soleil, la topaze, le dimanche et lié(e) à l’or, vous êtes de la couleur de la générosité et de l’intelligence. Vous êtes gaieté, optimisme, lumière et paroles. Vous aimez la sagesse de la philosophie hindoue, la nitescence du soleil, les raisonnements sophistiqués de la psychanalyse, les saveurs acides, les problèmes psychiques, le monde de la culture et des arts, et aussi votre personnalité, parce que vous avez un ego solidement structuré. Victoire, triomphe, joie, fidélité, le jaune est le symbole de la dignité, de l’intelligence, de la richesse matérielle et spirituelle et de l’effort constant vers l’authenticité et le progrès. En Chine, il est réservé aux vêtements impériaux et était la couleur de ceux des époux dans la Grèce antique. Emblème du soleil, du dieu Mithra iranien qui roule les ténèbres comme on roule une peau, du dieu Brahma hindouiste, né d’un oeuf brillant comme l’or aussi éclatant que l’astre aux mille rayons, il est aussi lié à Horus, dieu du soleil en Egypte. Jésus-Christ a la tête auréolée de cheveux blonds dorés qui manifestent sont rôle divin. Les ondes vibratoires du jaune sont utilisées par les chromothérapeutes pour favoriser une bonne digestion, un bon équilibre nerveux. Selon la médecine indienne védique, il harmonise les chakras. Symbole de vérité, par l’entremise du soleil quand celui-ci la met en lumière, ou de trahison, quand il éclaire la tromperie, la fourberie, l’adultère, il a aussi, comme toutes les couleurs, un aspect négatif. Il désigne alors le traître, le mari trompé, l’inconscience, la jalousie génératrice de « rires jaunes », en même temps qu’il évoque le désert et la sécheresse. L’idée d’un jaune mauvais se retrouve dans la théorie médiévale des quatre humeurs (atrabile, bile, flegme, sang), celle de la bile entraînant un sujet à être enclin à la colère, ou irascible. Ainsi votre joie de vivre peut rapidement se transformer en ennui, dès que vous n’êtes plus passionné(e) par ce que vous vivez. Couleur du pain, du miel, du jaune d’oeuf et du maïs, solaire, sincère, chaleureux(se), vous avez beaucoup d’empathie pour les gens que vous rencontrez, vous refusez la solitude et vous savez écouter les autres. Et si votre curiosité intellectuelle sans limites vous porte d’un sujet à un autre avec le même enthousiasme, votre sens de la justice peut vous rendre intransigeant(e). Ajoutez du bleu et un peu de rouge dans votre jaune.

Osiris, Isis and Horus: pendant bearing the na...

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  • COURCELLES: c’est en mémoire d’un vieux communiste courcellois, retracé par son petit-fils, Claudy BASTIN … Et c’est bien volo ntiers … ! RoRo c1 (romaincourcelles.wordpress.com)
  • INONDATIONS A BANGKOK: PRIER POUR QUE CESSE LA PLU – Hua Hin Thailand, Thailand (travelpod.com)
  • Votre mémoire est sélective !

     

    Dans certains domaines, vos souvenirs sont à la fois précis, nombreux, riches et vous en parlez très volontiers. Vous semblez n’éprouver aucune  difficulté à les rassembler, ni à les évoquer. En revanche, dans d’autres domaines, vous ne donnez pas l’impression d’avoir retenu grand chose.

    C’est étonnant de constater ces « écarts » de mémoire. En réalité, votre mémoire fonctionne bien lorsqu’il s’agit de sujets qui vous tiennent à cœur. Il faut pour cela que votre intérêt soit sollicité et alors vos capacités de mémorisation sont très efficaces et vous les utilisez sur commande, sans avoir besoin de faire de grands efforts.

    C’est assez facile pour vous. Mais lorsque le sujet ne vous intéresse pas ou peu, vous ne retenez que très peu de choses, parfois même rien. Enfin c’est ce que vous dîtes. Derrière cette « sélection naturelle » se cache votre désir de ne pas vous encombrer la tête avec tout et n’importe quoi.

    Vous voulez rester maître de vos choix, de vos intérêts y compris lorsqu’il s’agit de vos souvenirs.  C’est un peu audacieux et pas très réaliste !  Parce que la mémoire ne se contrôle que partiellement. Il y a tout un travail de l’inconscient qui échappe à la raison. Et cela vous n’y pouvez rien. Il faut vous y résoudre…

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