Archives quotidiennes : 3 août 2012

La vie illuminée

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The Deepwater Horizon oil spill as seen from s...

The Deepwater Horizon oil spill as seen from space by NASA’s Terra satellite on May 24, 2010 (Photo credit: Wikipedia)

L’illumination c’est quand on voit le monde comme il est fait réellement et que l’on se rend compte qu’il était parfait.

Pour cela, il est bon de vivre comme un ermite loin et coupé du monde.

La Vérité est un pays sans chemin.

Les premiers mois sont magiques.

On peut se rendre compte combien on est vivant.

On prend son envol vers l’infini, que la vie rentre dans le monde réel. Il nous permet de rentrer en transe. On peut quitter la terre en riant, sans souffrir.

Qui fait la cohésion entre les oiseaux qui chantent, la diversité de la nature et des êtres vivants, le commencement se trouve là.

L’illumination qui apparaît, comme si l’on passait de l’autre côté. Et là, même si ce n’est qu’une infime goutte, je l’ai ressenti comme un océan de liberté, de paix intérieur et extérieur, de vivre dans ce monde réel, dans cette cohésion, dans ce Tout.

Pourquoi tenter d’être toujours la meilleure, d’avoir de la répartie. La nature suit son cour elle reste majestueusement inébranlable à la source de vie et à la mort de tout être.

En fait passer sa vie à devenir quelqu’un pour finir à n’être plus rien, c’est totalement déraisonnable, vous ne trouvez pas ? Etre rien quelle paix trouvée, quelle sérénité enfin acquise.

Cette paix intérieure on la trouve en regardant le monde depuis le haut d’une montagne, au bord de la mer, au milieu du désert.

Au fond de moi, j’ai envie de continuer à vivre, à être vivante, à croire à des valeurs.

La chose qui est importante c’est d’avoir du courage, de ne pas dépendre des autres, d’avoir la possibilité de devenir ce que tu veux, de mener une vie qui te ressemble, de mener ta propre vie.

Je souhaite être incinérer dans une urne très simple pour confier ensuite les cendres aux vents. Il est inutile de pleurer. Il n’y a pas de raison de pleurer, puisque la vie est perpétuelle. Merci et riez de bon coeur.

Si tu lis ces quelques lignes, tu comprendras que si tu m’abordes il est bon parler et d’échanger sur l’érotisme.
La vie est belle et compliquée. Il est bon de la valoriser, de l’embellir, d’embellir la femme, l’amour, la relation, l’effleurement entre les corps pour éveiller les sens, le désir et le plaisir de vivre et donc de voir la beauté de la vie… Abandonnes-toi à cette beauté et tu seras le plus heureux des hommes.

Il n’y a plus d’exigences que du plaisir de vivre.

 

La vie selon Nicolas Machiavel : « En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pirenet le moindre mal. »

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« Il y a deux manières de combattre, l’une avec les lois, l’autre avec la force. La première est propre aux hommes, l’autre nous est commune avec les bêtes.  » de Nicolas Machiavel

 

« On fait la guerre quand on veut, on la termine quand on peut.  » de Nicolas Machiavel

 

« Les hommes prudents savent toujours se faire un mérite des actesauxquels la nécessité les a contraints.  » de Nicolas Machiavel

 

« La médisance irrite les hommes et ne les corrige pas.  » de Nicolas Machiavel

 

« En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal.  » de Nicolas Machiavel

 

On ne chemine jamais qu’entraîné par la force de son naturel

 

BIOGRAPHIE NICOLAS MACHIAVEL

 

Théoricien majeur de l’action politiqueNicolas Machiavelentre en 1498 au service de la République florentine pour laquelle il exerce la fonction de secrétaire de la Chancellerie des Dix. Ce poste le conduit à mener de nombreuses missions diplomatiques rendues délicates par d’incessants renversements d’alliances. Il se rend ainsi en France, auprès du Saint-Siège, ou encore auprès de César Borgia, dont il mesure toute la fourberie. Mais la République s’effondre bientôt, et le retour des Médicis au pouvoir sonne aussi le glas de sa carrière de diplomate. Torturé, jeté en prison, il est contraint à l’exil. C’est alors qu’il écrit ‘Le Prince’, son ouvrage majeur, dans l’espoir, confirmé, d’un retour en grâce dans sa ville natale. Son but est de dévoiler le pouvoir dans sa nudité, et de s’interroger, non pas sur ce qu’un Etat devrait être, mais sur la nécessité d’une adaptation pragmatique aux événements. Pour lui, la politique n’est pas un savoir mais un art. Si le terme ‘machiavélique’ fait perdurer l’idée d’un homme pervers, cynique, au service des tyrans, Nicolas Machiavel est pourtant un grand philosophe républicaindéfenseur d’une approche moderne de la politique.

 

Title page from Anti-Machiavel (1740) by Frede...

Title page from Anti-Machiavel (1740) by Frederick the Great (1712-1786) (Photo credit: Wikipedia)

 

 

La vérité libertine selon le Marquis de Sade

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Le Marquis de SADE (textes, extraits, citations…)

Le Marquis de SADE « Epitaphe » de Le Marquis de SADE

Derniers textes ajoutés…

Passant,
Agenouille-toi pour prier
Près du plus malheureux des hommes.
Il naquit au siècle dernier
Et mourut au siècle où nous sommes.

Le despotisme au front hideux
En tous les temps lui fit la guerre
Sous les rois ce monstre odieux
S’empara de sa vie entière.

Sous la Terreur il reparaît
Et met Sade au bord de l’abîme.
Sous le Consulat il renaît.
Sade en est encore la victime.

Sade.

 

Marquis de sade

Marquis de sade (Photo credit: Wikipedia)

 

© Man RAY

 

Liste des auteurs.

 

Le divin marquis est surtout connu pour ses textes libertins qui lui ont d’ailleurs valu de longs séjours en prison et continuent encore de lui apporter une réputation sulfureuse.

Vous trouverez ici, « Epitaphe » et « Vérité », deux textes nous montrant qu’il savait aussi manier la poésie même si c’est de manière tout aussi subversive, ainsi qu’une version complète de son texte « Dialogue entre un prêtre et un moribond » (selon la parution des « Editions Mille et une nuits« ) où Sade s’exerce à une philosophie prônant un athéisme militant.

Pour en savoir plus…

  • Œuvres du Marquis de Sade : l’objectif de ce site est de vous offrir quelques œuvres incontournables de Sade dans leur version intégrale.

Quelle est cette chimère impuissante et stérile,
Cette divinité que prêche à l’imbécile
Un ramas odieux de prêtres imposteurs ?
Veulent-ils me placer parmi leurs sectateurs ?
Ah ! jamais, je le jure, et je tiendrai parole,
Jamais cette bizarre et dégoûtante idole,
Cet enfant de délire et de dérision
Ne fera sur mon cœur la moindre impression.
Content et glorieux de mon épicurisme,
Je prétends expirer au sein de l’athéisme
Et que l’infâme Dieu dont on veut m’alarmer
Ne soit conçu par moi que pour le blasphémer.
Oui, vaine illusion, mon âme te déteste,
Et pour t’en mieux convaincre ici je le proteste,
Je voudrais qu’un moment tu pusses exister
Pour jouir du plaisir de te mieux insulter.
Quel est-il en effet ce fantôme exécrable,
Ce jean-foutre de Dieu, cet être épouvantable
Que rien n’offre aux regards ni ne montre à l’esprit,
Que l’insensé redoute et dont le sage rit,
Que rien ne peint aux sens, que nul ne peut comprendre,
Dont le culte sauvage en tous temps fit répandre
Plus de sang que la guerre ou Thémis en courroux
Ne purent en mille ans en verser parmi nous ?
J’ai beau l’analyser, ce gredin déifique,
J’ai beau l’étudier, mon œil philosophique
Ne voit dans ce motif de vos religions
Qu’un assemblage impur de contradictions
Qui cède à l’examen sitôt qu’on l’envisage,
Qu’on insulte à plaisir, qu’on brave, qu’on outrage,
Produit par la frayeur, enfanté par l’espoir,
Que jamais notre esprit ne saurait concevoir,
Devenant tour à tour, aux mains de qui l’érige,
Un objet de terreur, de joie ou de vertige
Que l’adroit imposteur qui l’annonce aux humains
Fait régner comme il veut sur nos tristes destins,
Qu’il peint tantôt méchant et tantôt débonnaire,
Tantôt nous massacrant, ou nous servant de père,
En lui prêtant toujours, d’après ses passions,
Ses mœurs, son caractère et ses opinions :
Ou la main qui pardonne ou celle qui nous perce.
Le voilà, ce sot Dieu dont le prêtre nous berce.

Mais de quel droit celui que le mensonge astreint
Prétend-il me soumettre à l’erreur qui l’atteint ?
Ai-je besoin du Dieu que ma sagesse abjure
Pour me rendre raison des lois de la nature ?
En elle tout se meut, et son sein créateur
Agit à tout instant sans l’aide d’un moteur.
A ce double embarras gagné-je quelque chose ?
Ce Dieu, de l’univers démontre-t-il la cause ?
S’il crée, il est créé, et me voilà toujours
Incertain, comme avant, d’adopter son recours.
Fuis, fuis loin de mon cœur, infernale imposture ;
Cède, en disparaissant, aux lois de la nature
Elle seule a tout fait, tu n’es que le néant
Dont sa main nous sortit un jour en nous créant.
Évanouis-toi donc, exécrable chimère !
Fuis loin de ces climats, abandonne la terre
Où tu ne verras plus que des cœurs endurcis
Au jargon mensonger de tes piteux amis !
Quant à moi, j’en conviens, l’horreur que je te porte
Est à la fois si juste, et si grande, et si forte,
Qu’avec plaisir, Dieu vil, avec tranquillité,
Que dis-je ? avec transport, même avec volupté,
Je serais ton bourreau, si ta frêle existence
Pouvait offrir un point à ma sombre vengeance,
Et mon bras avec charme irait jusqu’à ton cœur
De mon aversion te prouver la rigueur.
Mais ce serait en vain que l’on voudrait t’atteindre,
Et ton essence échappe à qui veut la contraindre.
Ne pouvant t’écraser, du moins, chez les mortels,
Je voudrais renverser tes dangereux autels
Et démontrer à ceux qu’un Dieu captive encore
Que ce lâche avorton que leur faiblesse adore
N’est pas fait pour poser un terme aux passions.

Ô mouvements sacrés, fières impressions,
Soyez à tout jamais l’objet de nos hommages,
Les seuls qu’on puisse offrir au culte des vrais sages,
Les seuls en tous les temps qui délectent leur cœur,
Les seuls que la nature offre à notre bonheur !
Cédons à leur empire, et que leur violence,
Subjuguant nos esprits sans nulle résistance,
Nous fasse impunément des lois de nos plaisirs
Ce que leur voix prescrit suffit à nos désirs.
Quel que soit le désordre où leur organe entraîne,
Nous devons leur céder sans remords et sans peine,
Et, sans scruter nos lois ni consulter nos mœurs,
Nous livrer ardemment à toutes les erreurs
Que toujours par leurs mains nous dicta la nature.
Ne respectons jamais que son divin murmure ;
Ce que nos vaines lois frappent en tous pays
Est ce qui pour ses plans eut toujours plus de prix.
Ce qui paraît à l’homme une affreuse injustice
N’est sur nous que l’effet de sa main corruptrice,
Et quand, d’après nos mœurs, nous craignons de faillir,
Nous ne réussissons qu’à la mieux accueillir.
Ces douces actions que vous nommez des crimes,
Ces excès que les sots croient illégitimes,
Ne sont que les écarts qui plaisent à ses yeux,
Les vices, les penchants qui la délectent mieux ;
Ce qu’elle grave en nous n’est jamais que sublime ;
En conseillant l’horreur, elle offre la victime
Frappons-la sans frémir, et ne craignons jamais
D’avoir, en lui cédant, commis quelques forfaits.
Examinons la foudre en ses mains sanguinaires
Elle éclate au hasard, et les fils, et les pères,
Les temples, les bordels, les dévots, les bandits,
Tout plaît à la nature : il lui faut des délits.
Nous la servons de même en commettant le crime
Plus notre main l’étend et plus elle l’estime.
Usons des droits puissants qu’elle exerce sur nous
En nous livrant sans cesse aux plus monstrueux goûts.
Aucun n’est défendu par ses lois homicides,
Et l’inceste, et le viol, le vol, les parricides,
Les plaisirs de Sodome et les jeux de Sapho,
Tout ce qui nuit à l’homme ou le plonge au tombeau,
N’est, soyons-en certains, qu’un moyen de lui plaire.
En renversant les dieux, dérobons leur tonnerre
Et détruisons avec ce foudre étincelant
Tout ce qui nous déplaît dans un monde effrayant.
N’épargnons rien surtout : que ses scélératesses
Servent d’exemple en tout à nos noires prouesses.
Il n’est rien de sacré : tout dans cet univers
Doit plier sous le joug de nos fougueux travers.
Plus nous multiplierons, varierons l’infamie,
Mieux nous la sentirons dans notre âme affermie,
Doublant, encourageant nos cyniques essais,
Pas à pas chaque jour nous conduire aux forfaits.
Après les plus beaux ans si sa voix nous rappelle,
En nous moquant des dieux retournons auprès d’elle
Pour nous récompenser son creuset nous attend ;
Ce que prit son pouvoir, son besoin nous le rend.
Là tout se reproduit, là tout se régénère ;
Des grands et des petits la putain est la mère,
Et nous sommes toujours aussi chers à ses yeux,
Monstres et scélérats que bons et vertueux.

Sade.

 

 

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