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MONDE

Syrie :

Kofi Annan démissionne

de son poste de médiateur

2 août 2012 à 16:57 (Mis à jour: 17:24)
Kofi Annan à l'Elysée, le 15 février 2011

Kofi Annan à l’Elysée, le 15 février 2011 (Photo Benoit Tessier. Reuters)

Le prix Nobel de la paix avait été nommé médiateur international dans le conflit syrien le 23 février 2012, mais son plan de paix n’a jamais pu être appliqué. Il a dit ne pas «avoir reçu tous les soutiens que la cause méritait».

Par LIBERATION avec AFP

Kofi Annan avait été nommé le 23 février «émissaire conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe sur la crise en Syrie», mais son plan de paix en six points pour régler le conflit en Syrie, prévoyant une cessation des combats entre gouvernement et opposition armée et une transition politique, n’a jamais pu être appliqué.

Il vient de remettre sa démission, a annoncé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, par la voie d’un communiqué. Le diplomate ghanéen a informé l’ONU et la Ligue arabe «de son intention de ne pas renouveler son mandat quand il expirera le 31 août 2012», indique le texte. Kofi Annan a déclaré ne pas «avoir reçu tous les soutiens que la cause méritait».

Ban Ki-moon a exprimé sa «très profonde gratitude [à Kofi Annan] pour ses efforts courageux et déterminés» et son «profond regret» de le voir partir.

Il a indiqué avoir entamé des consultations avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, pour «nommer rapidement un successeur qui puisse poursuivre ces efforts de paix essentiels». L’ONU«reste impliqué dans des efforts diplomatiques pour mettre un terme à la violence» en Syrie, a souligné son secrétaire général.

«La spirale de la violence continue en Syrie»

Mais il a déploré le fait que «les divisions persistantes au sein du Conseil de sécurité sont devenues un obstacle à la diplomatie, rendant le travail de tout médiateur beaucoup plus difficile», en référence implicite au blocage de plusieurs résolutions au Conseil par Moscou et Pékin.

«Tragiquement, la spirale de la violence continue en Syrie, a constaté Ban Ki-moon. Le gouvernement et les forces de l’opposition continuent de montrer leur détermination à accroître la violence.»

La Russie a également fait savoir qu’elle «regrettait» la démission d’Annan.

Agé de 74 ans, Kofi Annan a intégré l’administration des Nations unies dans les années 60 avant d’en devenir le septième secrétaire général, de 1997 à 2006. En 1993, il avait déjà été nommé sous-secrétaire général de Boutros Boutros-Ghali. Kofi Annan a également reçu, en 2001, le prix Nobel de la paix.

Source : http://www.liberation.fr/monde/2012/08/02/syrie-kofi-annan-demissionne-de-son-poste-de-mediateur_837273

 

L’Iran réitère son soutien au plan de paix de Kofi Annan pour la Syrie (ministre des AE)
  2012-08-01 18:28:39  xinhua
Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali-Akbar Salehi a réitéré le soutien de l’Iran au plan de paix proposé par l’envoyé spécial conjoint de l’ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan, pour régler la crise syrienne, a rapporté mercredi Press TV. »Nous soutenons le plan de Kofi Annan et le considérons comme la seule voie raisonnable (pour la Syrie) pour sortir de cette situation », a indiqué M. Salehi, cité par Press TV.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a fait ces remarques lors d’une rencontre avec le sous-secrétaire adjoint du ministère turc des Affaires étrangères, Halit Cevik, qui s’est déplacé à Téhéran pour participer à la commission politique Iran-Turquie mardi.

M. Salehi a annoncé que Téhéran était prêt à accueillir les pourparlers entre le gouvernement syrien et les groupes d’opposition, et a exprimé l’espoir que la paix et la stabilité se rétablissent dans ce pays arabe.

M. Salehi a déclaré que supposer que le gouvernement syrien serait évincé est « injustifiable », selon le même reportage.

M. Cevik, pour sa part, a mis en garde contre toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie et a déclaré que le peuple syrien devait décider de son propre destin.

Source : http://french.cri.cn/621/2012/08/01/483s290423.htm

 

Kofi Annan

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Annan.
Kofi Annan
Image illustrative de l'article Kofi Annan

7e Secrétaire général des Nations unies
Mandat 1er janvier 1997 –
31 décembre 2006
Prédécesseur Boutros Boutros-Ghali
Successeur Ban Ki-moon
Naissance 8 avril 1938 (74 ans)
à Kumasi (Drapeau du Ghana Ghana)
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Kofi (Atta) Annan, né le 8 avril 1938 à Kumasi au Ghana, fut le septièmesecrétaire général des Nations unies et le premier à sortir des rangs du personnel de l’organisation. Il occupe cette fonction de 1997 à 2006. Le 10 décembre 2001, il reçoit le Prix Nobel de la paix.

Il parle couramment l’anglais, le français ainsi que de nombreuses autres languesafricaines. Il est marié à Nane Lagergren, juriste et artiste suédoise, et fille de la demi-sœur de Raoul Wallenberg. Ils ont trois enfants.

Sommaire

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Biographie[modifier]

Annan étudie à l’Université de science et de technologie de Kumasi puis auMacalester College situé à Saint Paul (États-Unis) en 1961 où il achève sonbaccalauréat (anglo-saxon) d’économie. Il entre ensuite à l’Institut de hautes études internationales de l’Université de Genève en Suisse (1961-1962) et auMassachusetts Institute of Technology (19711972) où il fait des études de troisième cycle en économie. En 1971 et 1972, Annan obtient son diplôme de maîtrise en sciences de gestion au MIT.

Il commence à travailler pour l’Organisation mondiale de la santé en 1962 comme fonctionnaire d’administration et du budget. Depuis, il a été en poste à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, à Addis-Abeba en Éthiopie, à la Force d’urgence des Nations unies (FUNU II) à Ismailia, au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Genève, puis au Siège des Nations unies à New York, comme sous-secrétaire général à la gestion des ressources humaines et coordonnateur des Nations unies pour les questions de sécurité (1987-1990), puis comme sous-secrétaire général à la planification des programmes au budget et à la comptabilité, puis contrôleur (1990-1992). En 1990, après l’invasion du Koweït par l’Irak, Annan reçoit du secrétaire général pour mission spéciale d’organiser le rapatriement de l’Irak de plus de 900 fonctionnaires internationaux et ressortissants de pays occidentaux. Il dirige ensuite la première équipe des Nations unies chargée de négocier avec l’Irak sur la question de la vente du pétrole pour financer l’aide humanitaire.

En 1993, il est promu sous-secrétaire général de Boutros Boutros-Ghali. Il commence son premier mandat de secrétaire général de l’ONU le 1er janvier 1997.

En 2000, il propose au président du Zimbabwe Robert Mugabe de se retirer du pouvoir en contrepartie d’un asile politique et de compensations financières1,2.

Le 29 juin 2001, sur recommandation du Conseil de sécurité, l’Assemblée générale le réélit par acclamation pour un second mandat, qui débute le 1er janvier 2002 et qui s’achève au 31 décembre 2006.

Le 8 mars 2006, il affirme que selon lui, le monde est prêt à voir une femme à la tête des Nations unies.

Dans son discours d’adieu au poste de secrétaire général auquel lui succède le sud-coréen Ban Ki-moon à la fin du mois de décembre 2006, Kofi Annan fustige la politique des États-Unis qu’il appelle à suivre la voie du multilatéralisme en acceptant notamment l’élargissement du Conseil de sécurité et à respecter les droits de l’Homme « jusque dans sa lutte contre le terrorisme »3 4.

Il reprend la formule historique de l’ancien président des États-Unis Harry Truman dont il invite les dirigeants actuels à suivre l’exemple :« la responsabilité des grands États est de servir et non pas de dominer les peuples du monde »5.

Kofi Annan est nommé le 14 juin 2007 à la tête de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), un organisme créé en 2006, financé par la fondation Bill-et-Melinda-Gates et la Fondation Rockefeller et regroupant des dirigeants politiques, des hommes d’affaires, des agriculteurs et des chercheurs. Le but de l’alliance est d’aider les paysans africains à améliorer leur rendement6.

Le 4 octobre 2007, Kofi Annan devient le nouveau Président de la Fondation de soutien à l’Organisation mondiale contre la torture, la plus importante coalition internationale d’ONGs actives dans la protection des droits de l’homme dans le monde (regroupant 282 membres dans 92 pays), et ce afin de contribuer à la prise de conscience de l’érosion du respect des droits de l’homme et des normes internationales, notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et des politiques sécuritaires7. Il préside également, depuis sa création en 2007, l’African Progress Panel, qui rassemble de personnalités internationales (notamment Tony BlairBob Geldof et Michel Camdessus) engagées dans la défense du continent africain et chargé, notamment, du suivi des engagements du sommet du G8 de Gleneagles de 20058.

Membre du comité d’honneur de la Fondation Chirac à son lancement en 2008 par l’ancien président de la République Française Jacques Chirac, Kofi Annan participe au jury du Prix pour la prévention des conflits9 que cette fondation décerne annuellement. Il a également créé la Kofi Annan Foundation10, consacrée au développement durable et à la paix.

Il fait partie du groupe des Global Elders (terme anglais signifiant : les anciens, ou sages, universels), créé par Nelson Mandela afin de promouvoir la paix et les droits de l’homme dans le monde.

Le 23 février 2012, il est nommé émissaire conjoint de l’Organisation des Nations unies et la Ligue arabe sur la crise en Syrie11.

Le 02 Août 2012, il annonce sa démission de son poste de médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages :

  • Nous les peuples : le rôle des Nations unies au xxie siècle ;
  • Appel à l’action ;
  • Le pacte mondial ;
  • Les causes des conflits et la promotion de la paix et d’un développement durables en Afrique ;
  • Rénover les Nations unies.

 

 

Ban Ki-moon

Dans ce nom coréen, le nom de familleBan, précède le prénom.
Ban Ki-moon
반기문
Ban Ki-Moon Davos 2011 Cropped.jpg

Ban Ki-moon, au Forum Économique Mondial deDavos en janvier 2011.

Fonctions
8e secrétaire général des Nations unies
En fonction depuis le 1er janvier 2007
Prédécesseur Kofi Annan
34e ministre des Affaires étrangères
de Corée du Sud
17 janvier 2004 – 10 novembre 2006
Premier ministre Goh Kun
Lee Hae Chan
Han Duck-soo
Han Myeong-sook
Prédécesseur Yoon Young Kwan
Successeur Song Min-soon
Biographie
Date de naissance 13 juin 1944 (68 ans)
Lieu de naissance Eumseong (Corée japonaise)
Nationalité Sud-coréenne
Parti politique Indépendant
Profession Diplomate
Signature Ban Ki Moon Signature.svg

Coat of arms of South Korea.svg Emblem of the United Nations.svg

Secrétaires généraux des Nations unies
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Ban Ki-moon
Hangeul 반기문
Hanja 潘基文
Romanisation révisée Ban Gi-mun
McCune-Reischauer Pan Ki-mun
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Ban Ki-moon (prononcé [pɑn gi mun]) est un diplomate et homme politique sud-coréen, né le 13 juin 1944 à Eumseong ; succédant à Kofi Annan, il est l’actuel et huitième Secrétaire général des Nations unies depuis le 1er janvier 2007 ; il a été reconduit à son poste le 21 juin 2011, jusqu’au 31 décembre 2016. Précédemment, il a été ministre des Affaires étrangères et du Commerce, de son pays, de janvier 2004 au 1er novembre 2006. Il entre dans les services diplomatiques l’année où il est diplômé de son université, acceptant son premier poste à New Delhi, en Inde. Au sein du ministère des affaires étrangères il s’est construit une réputation d’un homme modeste et compétent[réf. souhaitée].

De langue maternelle coréenne, Ban parle couramment l’anglais1. Il parle également français2 et, selon ses services, il « a de bonnes notions d’allemand et de japonais3 ».

Sommaire

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Biographie[modifier]

Ban Ki-moon est né dans un petit village agricole de la province deChungcheongbuk en Corée du Sud alors sous domination japonaise4, il est issu d’une famille paysanne. Sa famille a déménagé dans la ville voisine de Chungju, où il a grandi. Durant son enfance, son père avait une entreprise, mais l’entrepôt a fait faillite et la famille a perdu son niveau de vie de classe moyenne. Lorsque Ban eu six ans, sa famille fuit pour toute la durée de la guerre de Corée vers un flanc de montagne éloigné. Une fois la guerre terminée, la famille retourna à Chungju.

Au lycée de Chungju, Ban est devenu un bon élève, en particulier dans ses études d’anglais. En 1952, il a été choisi par sa classe pour adresser un message au Secrétaire général de l’ONU d’alors Dag Hammarskjöld, mais on ignore si le message a été envoyé. En 1962, M. Ban a remporté un concours de dissertation parrainé par la Croix-Rouge et gagna un voyage aux États-Unis, vivant pendant plusieurs mois dans une famille d’accueil à San Francisco. Lors d’une partie du voyage, Ban a rencontré le président américain John F. Kennedy. Quand un journaliste lors de la réunion lui a demandé ce qu’il comptait faire lorsqu’il serai grand, il répondit « je veux devenir un diplomate. »

Il obtient une licence en relations internationales de l’université nationale de Séoulen 1970 , puis une maîtrise en administration publique à la John F. Kennedy School of Government de l’université Harvard en 19755. À Harvard, il a étudié sous la coupe du géopoliticien Joseph Nye qui remarqua que Ban avait « un mélange rare d’analyse claire, d’humilité et de persévérance. » Ban s’est vu attribuer le titre honorifique doctorat honoris causa par l’Université de Malte le 22 avril 20096. Il a en outre reçu un titre honorifique de docteur en droit de l’Université de Washingtonen octobre 20097.

En 19788, il est nommé Premier secrétaire de la mission sud-coréenne auprès de l’ONU5, poste qu’il occupe jusqu’en 19809, où il devient directeur du bureau des Nations unies au ministère des Affaires étrangères5. Il y reste jusqu’en 19839. En1996, il devient conseiller à la sécurité nationale de Kim Young-sam1. Il est directeur de cabinet de Han Seung-soo, président de l’Assemblée générale des Nations unies, en 2001-200210. À ce poste, il travaille à l’adoption de la résolution condamnant les attentats du 11 septembre 2001.[réf. nécessaire]

À la tête de la diplomatie sud-coréenne depuis janvier 200411, il est l’un des ministres des Affaires étrangères qui tient le plus longtemps à ce poste11, ayant survécu à plusieurs crises intercoréennes.[réf. nécessaire] Il défend notamment la position de son pays, qui se démarque de l’infléchissement de la politique américaine envers la Corée du Nord depuis le retour des républicains aux affaires en 2001.[réf. nécessaire]

Il est proposé le 9 octobre 2006 par le Conseil de sécurité comme successeur de Kofi Annan au poste de Secrétaire général de l’ONU à partir du 1er janvier 200712,13. Le 13 octobre 2006, l’Assemblée générale de l’ONU l’élit14,13 par acclamation15. Le 14 décembre 2006, il prête serment devant les 192 membres de l’assemblée15. M. Song Min-soon lui succède comme ministre sud-coréen des Affaires étrangères16,11.

Il se prononce pour une réforme des Nations Unies17 et se dit entièrement responsable dans la future gestion du Secrétariat général18.

Son mandat qui devait s’achever le 31 décembre 201113 est reconduit pour cinq ans le 21 juin 2011 et finira donc le 31 décembre 201619.

Il est marié et a deux filles et un fils5.

Relations avec les médias[modifier]

Comme il le reconnaît lui-même20, il a été surnommé l’« anguille glissante » (ou l’« anguille insaisissable ») pour sa capacité à éluder les questions embarrassantes des journalistes sud-coréens21.

Interventions en tant que Secrétaire général de l’ONU[modifier]

Lors de sa première journée officielle en tant que Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a adopté une position très nuancée concernant l’exécution de Saddam Hussein. La peine de mort était jusqu’alors condamnée par l’ONU, condamnation rappelée par Ashraf Qazi, qui réaffirmait juste après la pendaison de Saddam Hussein, combien l’organisation est opposée « à la peine capitale, même dans les cas de crimes de guerre, contre l’humanité ou de génocide ». Ban Ki-moon a indiqué que « la question de la peine capitale reste la décision de chacun des pays membres » et n’a pas mentionné l’interdiction de la peine de mort par l’ONU. Michèle Montas, porte-parole du nouveau Secrétaire général, a été amenée à répondre que la position de l’ONU concernant la peine de mort n’était en rien changée. Il s’agirait d’une maladresse de prise de fonction, mais déjà des observateurs y voient le témoignage du fait que« Ban Ki-moon est l’homme des Américains »22.

En janvier 2007, il a exhorté le président américain George W. Bush à la fermeture du camp de Guantanamo23.

Lors d’un de ses premiers déplacements après sa nomination comme secrétaire général, en Autriche, il a rendu une visite privée à son prédécesseur et ami Kurt Waldheim, au passé controversé d’ancien officier de la Wehrmacht24.

En mars 2007, M. Ban a jugé « décevantes » les premières déclarations du nouveau gouvernement palestinien d’union, formé entre leFatah et le Hamas, sur le « droit légitime » du peuple palestinien à la « résistance sous toutes ses formes ».

Il effectue une tournée de six pays en neuf jours au Moyen-Orient, marquée par plusieurs dizaines de tête-à-tête avec chefs d’État et de gouvernement de la région25.

 

 

Boutros Boutros-Ghali

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Boutros Boutros-Ghali
بطرس بطرس غالي
Image illustrative de l'article Boutros Boutros-Ghali
Boutros Boutros-Ghali en 1995 à Davos

6ème Secrétaire général des Nations unies
Mandat 1er janvier 1992 –
31 décembre 1996
Prédécesseur Javier Pérez de Cuéllar
Successeur Kofi Annan
Naissance 14 novembre 1922
à Le Caire en Égypte
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Boutros Boutros-Ghali (en arabe : بطرس بطرس غالي), né le 14 novembre 1922 auCaire en Égypte, est un homme d’État et un diplomate égyptien. Il fut le sixièmesecrétaire général de l’ONU, de janvier 1992 à décembre 1996.

Biographie[modifier]

Boutros-Ghali est né au Caire, en Égypte, dans une famille de chrétiens coptes. Il a obtenu une licence en droit de l’université du Caire en 1946 et un doctorat en droit international de l’université de Paris et le diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris en 1949. La même année il devient professeur de droit international et de relations internationales à l’université du Caire, un poste qu’il occupe jusqu’en 1977. En 1965 il devient président de la Société égyptienne de droit international, et en 1975 président du Centre d’études politiques et stratégiques (Al-Ahram). De 1954 à 1955 il était le bénéficiaire d’une bourse de recherche Fulbright à l’université Columbia, il fut aussi directeur du Centre de recherche de l’Académie de droit international de La Haye de 1963 à 1964, et professeur invité à la faculté de droit de l’université de Paris de 1967 à 1968.

Défenseur du tiers-monde, il est ministre égyptien des affaires étrangères de 1977jusqu’en 1991. Il prend alors le poste de vice-premier ministre égyptien chargé des affaires étrangères auprès des Nations unies. Alors ministre des affaires étrangères, il est avec son homologue israélien Moshe Dayan, l’un des principaux négociateurs des accords de paix israélo-arabes signés par Anouar el-Sadate etMenahem Begin en 1979.

Il est élu au poste de Secrétaire général de l’ONU le 1er janvier 1992 pour un mandat de cinq ans. On retiendra sa contribution essentielle à la doctrine de la diplomatie préventive: l’Agenda pour la Paix. Mais on lui reproche les échecs de la force onusienne en Yougoslavie, au Rwanda et au Sahara occidentalKofi Annan lui succède au terme de son mandat, le 1er janvier 1997.

Il est nommé Secrétaire général de la francophonie de 1997 à 2002, concrétisant ainsi sa proximité diplomatique avec la France sur la scène internationale. Il est vice-président du Haut Conseil de la francophonie

Il est président du Curatorium de l’Académie de droit international de La Haye.

En avril 2007, il se voit accorder un doctorat honorifique de la part de l’Université du Québec à Chicoutimi (CanadaQuébec ,Saguenay). Il participe encore activement aux travaux de l’UNESCO, et en particulier aux Entretiens du xxie siècle, dirigés par Jérome Bindé.

Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009. Il a déclaré à cette occasion: « Je tiens à vous dire combien votre action en faveur de la création du Tribunal Russell sur la Palestine me tient à cœur. Et mon appui vous est acquis dans cette initiative qui cherche à condamner les atrocités commises à Gaza » (Lettre datée du 24 février 2009).

Depuis 2009, Boutros Boutros-Ghali est également membre du jury du Prix pour la prévention des conflits décerné annuellement par laFondation Chirac.

Son neveu Youssef Boutros Ghali a été inculpé après la Révolution égyptienne de 2011 pour divers délits de corruption et détournements de fond publique, il est en fuite et fait l’objet d’un signalement transmis à Interpol.

Précédé par Boutros Boutros-Ghali Suivi par
création du poste
Secrétaire général de l’OIF
1997-2002
Abdou Diouf

 

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À propos de Maï SALAÜN

Tous les grands qui ont réussi dans le passé ont été des visionnaires, des hommes et des femmes qui se sont projetés dans l'avenir. Ils ont pensé à ce qu'ils pourraient être, plutôt qu'à ce qu'ils étaient déjà et ensuite, ils se sont mis en action pour faire de leur vision une réalité. Femme libre indépendante intolérante indécente incandescente. Une extrémiste de l amour et totalement conformiste sur la vie avec une arme de destruction massive : le facteur travail. J'ai les goûts les plus simples du monde, je ne me contente que du meilleur.

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