Qu’est ce qu’un grand flic ? J. Edgar, Michel Neyret, Olivier Marchal, Danielle Thiery, Christophe BAROCHE, Claude CHOQUET, John GILLIGAN, Nelly POIRIER

L’Office central de lutte contre le crime organisé (O.C.L.C.O.) est un service de la Direction centrale de la police judiciaire française, en charge notamment de la lutte contre le grand banditisme. Ce service a succédé en mai 2006 à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (O.C.R.B.).

L’Office central pour la répression du banditisme a été créé par Décret n° 73-952 du 11 octobre 1973. Au sein du Ministère de l’Intérieur, l’OCRB était rattaché à la Direction Centrale de la Police Judiciaire.

L’Office Central pour la Répression du Banditisme (O.C.R.B.) était chargé de la lutte contre le grand banditisme. Son champ d’action recouvrait les domaines suivants :

  • les associations de malfaiteurs,
  • les vols qualifiés commis avec port d’armes, usage d’explosifs ou violences,
  • les extorsions de fonds, de signatures ou de titres,
  • les enlèvements de personnes,
  • les évasions violentes.

Dans son domaine de compétence, il animait et coordonnait l’action des brigades de recherche et d’intervention (B.R.I.) mises en place dans certains services régionaux de police judiciaire et poursuivait également ses propres enquêtes au niveau national.

Il mettait à disposition d’autres services des groupes spécialisés en matière de :

  • rapprochement analogique des modes opératoires,
  • téléphonie cellulaire avec exploitation en temps réel de données.

Enfin, dans un but préventif, il exerçait un rôle d’expertise analytique des vols à main armée, en partenariat avec plusieurs secteurs d’activité économique (réseaux bancaires, transports de fonds, de fret, bijouterie, grande distribution…).

L’OCRB a été dissous par Décret n° 2006-518 du 6 mai 2006, portant création d’un Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO).

 

Michel Neyret aurait dû devenir patron de cet office. Mais pour rester auprès de sa femme qui avait un manoir à Lyon, il a refusé cette proposition.

Cette proposition bénéficia à Hervé Lafranque. Ce dernier avait toutes les qualités pour être à la tête de cet office reconnu en matière de protection de la sûreté intérieure.

Ce service était considéré comme l’antigang national. Cet Office avait ainsi eu à traquer de nombreux malfaiteurs et célèbres criminels. Jacques Mesrine et François Besse, évadés le 8 mai 1978 de la maison d’arrêt de la Santé ont été de ceux-là. Aujourd’hui encore, l’épilogue de l’« ennemi public numéro 1 » Jacques Mesrine reste un sujet d’actualité et de controverse.

Parmi les dossiers importants traités par l’OCRB, on note l’affaire Mesrine alors que l’Office était dirigé par Lucien Aimé-Blanc, les arrestations de Mentoni et d’Antonio Ferrara qui s’évada de facon spectaculaire de la prison de la santé et fut rapidement repris par les équipes du commissaire divisionnaire Hervé Lafranque.

Frédéric Ploquin, dans ses ouvrages Parrains et caïds et Ils se sont fait la belle, s’est largement fait écho des actions menées par l’OCRB contre le grand banditisme.

Les chefs de cet office dans l’ordre chronologique :

  • d’octobre 1973 à décembre 1975: Joseph le Bruchec
  • de décembre 1976 au 2 février 1981: Lucien Aimé-Blanc
  • de février 1981 au 21 février 1982: Charles Pellegrini
  • de février 1982 au 18 juillet 1983: Georges Moréas
  • de juillet 1983 au 2 mai 1986: Georges Nicolaï
  • de mai 1986 au 18 mai 1987: Gérard Girel
  • de mai 1987 au au 1er juillet 1987: Paul Leray
  • de juillet 1987 à décembre 1999 : Jean-Gustave Paulmier
  • de décembre 1999 à septembre 2006: Hervé Lafranque
  • -2010 : Philippe Veroni
  • depuis 2010 : Franck Douchy

L’O.C.L.C.O., créé en 2006, est né d’une fusion entre l’O.C.R.B., l’O.C.P.R.F. (Office central des personnes recherchées ou en fuite), et l’O.C.R.T.A.E.M.S. (Office central de répression des trafics d’armes, d’explosifs et de matières sensibles). Cet office, qui comptait en 2007 entre 130 et 140 hommes, comprend notamment : la B.N.R.B.T. (Brigade nationale de répression du banditisme et des trafics), la B.N.R.F. (Brigade nationale de recherche des fugitifs), et la BRI-N (Brigade de recherche et d’intervention criminelle nationale).

L’O.C.L.C.O. est rattaché à la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière (SDLCODF) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Les noms qui ont fait la célébrité de l’OCRB : Gustave PaulmierJoseph LeLucien AimeAntonio FerraraFrederic PloquinFrançois BesseJacques MesrineCharles PellegriniPaul Leray

Le grand banditisme

Mis à jour le : 08/07/2009 14:36
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L’Office Central pour la Répression du Banditisme (O.C.R.B.) est chargé de la lutte contre le grand banditisme.
Son champ d’action recouvre les domaines suivants :

– les associations de malfaiteurs,
– les vols qualifiés commis avec port d’armes, usage d’explosifs ou violences,
– les extorsions de fonds, de signatures ou de titres,
– les enlèvements de personnes,
– les évasions « violentes ».

Dans son domaine de compétence, il anime et coordonne l’action des brigades de recherche et d’intervention -(B.R.I.)- mises en place dans certains services régionaux de police judiciaire et poursuit également ses propres enquêtes au niveau national.

Il met à disposition d’autres services des groupes spécialisés en matière :

– de rapprochement analogique des modes opératoires,
– de téléphonie cellulaire avec exploitation en temps réel de données.

Enfin, dans un but préventif, il exerce un rôle d’expertise analytique des vols à main armée, en partenariat avec plusieurs secteurs d’activité économique (réseaux bancaires, transports de fonds, de fret, bijouterie, grande distribution…).

La déontologie et

le contrôle de la Police Nationale

Mis à jour le : 21/02/2006 17:02
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Pour plus d’information

Créé par décret du 18 mars 1986, le code de déontologie de la police nationale, dont un exemplaire est remis à chaque fonctionnaire, subordonne l’exercice des missions de police au strict respect de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois.

Il impose aux policiers loyauté envers les institutions républicaine, intégrité,  impartialité et obligation d’intervenir pour porter aide et assistance même en dehors de leur temps de service. Il prévoit également une obligation de réserve ainsi que le respect du secret professionnel.

Tout manquement expose son auteur à des sanctions disciplinaires, non exclusives de poursuites pénales en cas d’infraction avérée. En retour, les policiers et leurs familles bénéficient d’une protection juridique contre les faits dont ils pourraient être victimes dans l’exercice ou du fait de leurs fonctions.

Le contrôle de l’activité des services de police relève de :

  • la hiérarchie policière ;
  • l’inspection générale de la police nationale, qui effectue des audits, des enquêtes disciplinaires mais aussi judiciaires sur saisine des magistrats ;
  • l’inspection générale de l’administration, qui peut effectuer des audits concernant l’activité des  services de police et émettre des suggestions ;
  • la justice, qui contrôle les procédures diligentées par les services de police et exerce des poursuites pénales en présence d’infractions pénales  commises par des policiers ;

    la commission nationale informatique et libertés, qui autorise la création des fichiers, en suit l’utilisation et peut en autoriser l’accès aux particuliers ;

  • la commission nationale des interceptions de sécurité, qui vérifie la conformité de la mise en oeuvre et de l’exploitation des interceptions de communications telles que les écoutes téléphoniques ;
  • la commission nationale de déontologie de la sécurité, qui veille au respect des règles de déontologie ;

le parlement par le moyen de questions écrites et orales que ses membres peuvent poser au Gouvernement. C’est notamment par cette voie qu’un bilan global des sanctions prises à l’encontre des policiers est rendu public annuellement.

Résumé :Antonio FERRARA a été arrêté hier soir après quatre mois de cavale. Commentaire sur images d’Antonio FERRARA lors de l’arrestation, à Nanterre et le bar où il a été arrêté, à Nanterre. Le commissaire Hervé LAFRANQUE, directeur de l’office central de répression du grand banditisme, relate les circonstances de son arrestation…

[Procès Antonio Ferrara]

[PROCÈS ANTONIO FERRARA]

06/05/2004 – 02min15s

Reportage. Mesures de sécurité exceptionnelles au Palais de Justice de Créteil pour l’ouverture du procès d’Antonio FERRARA. Commentaire sur images des policiers au Palais de Justice, archives de son évasion de la prison de Fresnes. Interview de maître Paul-Charles DÉODATO, avocat au Barreau de Paris, et du commissaire Hervé LAFRANQUE, chef de l’office central de la répression du banditisme.

[Arrestation d'Antonio Ferrara]

[ARRESTATION D’ANTONIO FERRARA]

11/07/2003 – 04min07s

Antonio FERRARA a été arrêté hier soir après quatre mois de cavale. Commentaire sur images d’Antonio FERRARA lors de l’arrestation, à Nanterre et le bar où il a été arrêté, à Nanterre. Le commissaire Hervé LAFRANQUE, directeur de l’office central de répression du grand banditisme, relate les circonstances de son arrestation.

[Portrait d'Antonio Ferrara]

[PORTRAIT D’ANTONIO FERRARA]

12/03/2003 – 01min20s

Reportage. Portrait d’Antonio FERRARA, fiché au grand banditisme, qui vient de s’évader de la prison de Fresnes. Commentaire sur images d’archives. Evocation d’un hold up violent à Gentilly en décembre 2000, et de ses liens avec Joseph MANCONI, évadé il y a cinq jours de la prison de Corse.

[Evasion d'Antonio Ferrara de la prison de Fresnes]

[EVASION D’ANTONIO FERRARA DE LA PRISON DE FRESNES]

12/03/2003 – 06min02s

Reportage sur l’évasion ce matin de la maison d’arrêt de Fresnes d’un dangereux braqueur de 29 ans, Antonio FERRARA, auteur d’une première tentative d’évasion en 1998. Un commando d’une dizaine d’hommes en uniformes de policiers, armés d’armes de poing, de fusils d’assaut, de kalachnikovs et d’explosifs a mené l’attaque. Commentaire sur des images amateurs de l’évasion et les dégâts à la prison de Fresnes au lendemain de l’évasion. Interview de Christian BOUCHOT, surveillant CGT, et d’un témoin anonyme. Infographie expliquant l’évasion, déclaration de Jean-Marc CHAUVET, directeur régional de l’administration pénitentiaire, et de Dominique PERBEN, ministre de la Justice.

[Portrait d'Antonio Ferrara]

[PORTRAIT D’ANTONIO FERRARA]

12/03/2003 – 02min25s

Portrait d’Antonio FERRARA, évadé ce matin de la prison de Fresnes, qui a fait des attaques de fourgons sa spécialité, et qui n’en est pas à sa première évasion. Interviews de Stéphane BERTHOMET, conseiller technique du syndicat Synergie officiers, sur la corrélation entre les évasions successives de Joseph MANCONI et Antonio FERRARA, et de Stéphane BARRAUT, délégué UFAP à la prison de la Santé. Commentaire sur alternance d’images factuelles et d’images d’archives (attaque du fourgon blindé à Gentilly).

Festival du Polar de Cognac :

HOMMAGES ET RÉTROSPECTIVES

– LE POLAR SE REBIFFE
– 24 HEURES EN 48 HEURES

FILM D’OUVERTURE

– OSS 117, LE CAIRE NID D’ESPION 

FILM DE CLÔTURE

– UN AMI PARFAIT 

EN COMPÉTITION

Le jury

– Jonathan DEMME – Président(e) du jury
– Niels ARESTRUP
– François BERLEAND
– CHRISTOPHE
– Cyrielle CLAIR
– Zoé FELIX
– Sara FORESTIER
– John IRVIN

Le jury Police

– Hervé LAFRANQUE – Président(e) du jury – Chef de l’Office Central pour la Répression du Banditisme de 2000 à  2005 (France)
– Christophe BAROCHE
– Claude CHOQUET
– John GILLIGAN
– Nelly POIRIER
– Danielle THIERY – Chef de la Sûreté de La Poste (France)

Les films

– A LITTLE TRIP TO HEAVEN 
– ARRIVEDERCI AMORE, CIAO 
– INSIDE MAN, l’homme de l’intérieur 
– MASTERMIND 
– PRINCESS AURORA 
– ROSARIO 
– SILENTIUM 
– SLOW BURN 

SANG NEUF

Le jury

– Jacques CHANCEL – Président(e) du jury
– Hervé CLAUDE
– Tania DE MONTAIGNE
– Philippe LEFAIT
– Mazarine PINGEOT

Les films

– BRICK 
– L’EQUILIBRE DE LA TERREUR 
– LA METHODE 
– ILS 
– STARFISH HOTEL 

COURTS MÉTRAGES

Le jury

– Jean-Loup DABADIE – Président(e) du jury
– Olivia BONAMY
– Thomas CHABROL
– Benoit DELEPINE
– Clémence POESY

Les films en compétition

– AU PETIT MATIN 
– DERANGEMENT 
– DOSSIER CAROLINE KARSEN 
– FAUX DEPART 
– WHODUNIT 

PALMARÈS

GRAND PRIX COGNAC 2006 : SILENTIUM de Wolfgang Murnberger (Autriche)

PRIX DU JURY : MASTERMIND de Peter Flinth (Suède)

PRIX « SPECIAL POLICE » : MASTERMIND de Peter Flinth (Suède)

PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE : A LITTLE TRIP TO HEAVEN de Baltasaar Kormakur (Islande)

PRIX « SANG NEUF » COGNAC 2006 – 13ème Rue: BRICK de Rian Johnson (Etats-Unis)

GRAND PRIX COGNAC 2006 DU COURT METRAGE POLICIER ET NOIR : AU PETIT MATIN de Xavier Gens
AVANT PREMIÈRE

– EL LOBO 
– PUSHER LA TRILOGIE

 

POLICE L’Allemagne, la France, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et l’Espagne signent «Schengen Plus»

Marie-Christine Tabet
[Le Figaro, 30 mai 2005]

A l’avant-veille du référendum sur la Constitution européenne, Dominique de Villepin n’a pas ménagé ses efforts, vendredi, pour vanter les vertus des coopérations européennes. Le ministre de l’Intérieur a en effet signé à Prüm, en Allemagne, un nouveau traité renforçant les échanges policiers entre sept partenaires de l’Union. La pittoresque petite cité du Sud de la Rhénanie était en l’occurrence un lieu tout trouvé puisque c’est là qu’est née l’Europe de Charlemagne – son petit-fils, Lotte, y a d’ailleurs été enterré.
Ce traité, baptisé «Schengen Plus», a été conclu hier par l’Allemagne, la France, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et l’Espagne. Pour ces pays, il s’agit ainsi de mieux lutter contre le terrorisme, la criminalité et l’immigration clandestine. Cette signature, dont la date avait été fixée par l’Allemagne, tombait à pic pour Dominique de Villepin. Alors que bon nombre de Français hésitaient encore entre le oui et le non, c’était l’occasion de montrer que les Etats membres ne renoncent pas – bien au contraire – aux contrôles de leurs frontières intérieures. «Dans le rejet du traité constitutionnel, explique un conseiller du ministre de l’Intérieur, il y a, pour une partie de la population, la peur de l’élargissement et la crainte de voir le territoire perdre son autonomie.» Ses homologues allemand et espagnol, Otto Shilly et José Antonio Alonso, ont d’ailleurs chaudement encouragé Dominique de Villepin pour l’échéance électorale d’hier.
Le ministre français n’était pas le seul, parmi les signataires, à espérer tirer parti de cette visite aussi sur le terrain de la politique intérieure. La Belgique célébrait en effet le triste anniversaire de la catastrophe du stade du Heysel. Or cet accord devrait également avoir pour conséquence un meilleur suivi des hooligans, responsables de la tragédie belge. Plus généralement, les polices des Etats signataires vont intensifier la coopération sur leurs frontières communes, multiplier les commissariats partagés et s’autoriser des franchissements de frontières pour leurs enquêtes ou la poursuite de criminels.
Le coeur du dispositif reste cependant la possibilité de mise en commun de leurs fichiers d’empreintes génétiques et digitales, ce qui constitue une première européenne. Les trafiquants, criminels sexuels, étrangers en situation irrégulière recherchés par la police de leur pays peuvent très bien avoir laissé des traces dans un autre pays. En France, quelque 150 000 empreintes digitales (sur 2 millions) et 5 000 empreintes génétiques (sur 50 000) restent non identifiées. «Les échanges d’information existent déjà, explique le commissaire divisionnaire Hervé Lafranque, mais il faut passer par Interpol, avoir une commission rogatoire… La démarche peut se révéler longue. Elle n’est pour l’instant pas systématique dans les services. Ce type de traité va nous faire gagner du temps.»
Vendredi, les ministres se sont mis d’accord sur un cadre. Il faut désormais mettre en place un processus de consultation. Paris devra demander un avis à la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour connaître les conditions et les limites de ce type d’échanges. «Un service de police étranger ne pourra pas avoir un accès direct à nos fichiers, prévient un spécialiste. Les Etats mettront en place des «points de contact», des sortes de bornes. Seul l’accès à l’index des fichiers, c’est-à-dire la réponse à la question empreinte connue ou non sera autorisé. Pour en savoir plus, il faudra s’adresser à la police nationale.»
Schengen Plus a vocation à être étendu à d’autres pays de l’Union ayant signé l’accord Schengen le 14 juin 1985. Les dix nouveaux entrants ne seront concernés qu’à partir de 2007. Jusqu’alors, leurs frontières ne sont pas considérées comme intérieures et la liberté de circulation reste limitée.

La police retrouve une femme pendue. Cet homicide est le premier d’une série de crimes commis par un meurtrier machiavélique dont le but ultime est d’enlever la personne la plus chère aux yeux d’un policier, sa fille…

Le Point.fr – Publié le 30/09/2011 à 19:58 – Modifié le 02/10/2011 à 09:48

Le commissaire, numéro deux de la PJ à Lyon, est toujours en garde à vue. Portrait d’un superflic sur le point de tomber.

Le directeur adjoint de la police judiciaire de Lyon, Michel Neyret, a été mis en examen.Le directeur adjoint de la police judiciaire de Lyon, Michel Neyret, a été mis en examen. © Stephane Guiochon / PhotoPQR/Le Progrès

Trois jours de garde à vue et des accusations affolantes n’auront pas suffi à entamer l’image de « superflic » de Michel Neyret, le numéro deux de la PJ lyonnaise. Tous admiratifs de son palmarès, pas un policier, pas un magistrat ne vient égratigner publiquement sa réputation. « C’est quelqu’un d’intègre », assure un syndicaliste de la police, persuadé, lui, que l’affaire « va se dégonfler ». « C’est un homme de terrain, il avait toute ma confiance », confie de son côté Jean-Olivier Viout, procureur général de Lyon. David Metaxas, l’avocat du grand banditisme, en rajoute encore : « C’est un super professionnel, le meilleur flic de France ! » Il le connaît bien car, plus d’une fois, il a défendu ceux que le commissaire arrêtait. « Il avait le meilleur taux d’élucidation de France, tout le monde l’applaudissait et le respectait, ça fait vingt ans que sa hiérarchie est dithyrambique sur lui », poursuit-il. Michel Neyret avait même été décoré de la Légion d’honneur en 2004 pour ses faits d’armes.

Il est vrai que ses résultats ont de quoi impressionner. Pas une affaire de trafic de stupéfiants, pas un braquage à main armée ne lui a échappé. Il s’est notamment distingué ces toutes dernières années avec des saisies de drogue records, mais également des flagrants délits sur des go-fast (ces grosses cylindrées chargées de stupéfiants lancées à toute vitesse sur l’autoroute), ou encore des braquages de bijouteries qui se sont multipliés entre Rhône et Saône. Il avait également contribué à la découverte de la cache de Toni Musulin, le convoyeur de fonds de la Loomis parti avec les 11,6 millions d’euros contenus dans son camion.

« Il est noir comme le charbon »

Mais ses méthodes avaient leur revers. « Pour obtenir de tels résultats, il devait infiltrer le milieu », explique Maître David Metaxas : « C’est un système qui fonctionne aux renseignements, les indics sont payés avec des prélèvements effectués dans les saisies. » Il confie encore s’être étonné du montant des saisies annoncé par la police dans des affaires concernant ses clients. « Il en manquait toujours quelques kilos, on a compris qu’il y avait des prélèvements. » Mais à les entendre tous, Michel Neyret n’aurait finalement qu’une catégorie d’ennemis : les voyous. Depuis jeudi, ceux-ci fêtent, depuis la prison de Corbas en banlieue lyonnaise, la chute de celui qui les a fait tomber.

Reste qu’aujourd’hui de lourdes charges pèsent sur le supercommissaire. « Il est noir comme le charbon », confie un autre commissaire, proche du dossier. « L’IGS a entre les mains des dizaines d’heures d’écoutes sur lesquelles Neyret fait pression sur ses collègues pour obtenir de grosses quantités de drogue saisie par leurs services. » Avec cette figure de légende qui tombe, c’est toute la PJ qui est éclaboussée. Et ses méthodes de travail, notamment la manipulation et la rémunération occulte des indics, remise en question : « Neyret a été porté au pinacle par toute la hiérarchie policière parce qu’il faisait de très grosses affaires de grand banditisme, parfois plus importantes que les offices spécialisés à Paris. » Le mythe aujourd’hui est à terre.

Flic de cinéma

Michel Neyret était sorti de l’école des commissaires de Saint-Cyr au Mont-d’Or en 1981 pour intégrer la PJ de Versailles. Il avait ensuite été nommé à la tête de la brigade de recherche et d’intervention de Lyon. Ses 20 ans de carrière à l’antigang lyonnais avaient été interrompus par un passage de trois années à Nice avant un retour sur ses terres comme numéro deux de Claude Catto, l’actuel patron de la PJ lyonnaise.

Avec sa mèche rebelle, sa barbe de trois jours et ses vestes bien taillées, il cultive l’image du flic de cinéma. Son personnage sera d’ailleurs bientôt incarné sur le grand écran avec la sortie du film Les Lyonnais, attendue fin novembre. Son ami Olivier Marchal, ancien policier devenu réalisateur, a porté au cinéma le rôle qu’il a joué dans le démantèlement du gang des Lyonnais dans les années 80. Michel Neyret avait même participé au tournage en tant que consultant.

Cinéma, mais aussi télévision. Le « superflic » avait été la vedette, il y a trois semaines, du magazineZone interdite sur M6. On le voyait s’entraîner au tir, ou encore, équipé de son gilet pare-balles, procéder, devant la caméra, à des interpellations de choc.

Des comptes à l’étranger

Bon vivant, homme de la nuit, on pouvait aussi le croiser dans les bars et les boîtes de nuit fréquentés par ceux qu’il pourchassait.

Nul n’avait noté que le commissaire menait grand train. Son épouse Nicole dirigeait un hôtel de luxe installé dans un manoir reçu en héritage dans la région de Vienne. « Son kiff, à lui, c’était de faire tomber les caïds, par tous les moyens », explique l’un de ses collègues. Selon nos informations, l’IGS se penche actuellement sur les comptes de cet hôtel, pas si florissant, et sur le patrimoine du commissaire, notamment plusieurs appartements à Courchevel, et ses comptes à l’étranger.

Michel Neyret,  Ce grand flic lyonnais est suspecté de corruption dans le cadre d’un trafic international de stupéfiants. Pendant près de trente ans, le charismatique commissaire Michel Neyret, numéro deux de la PJ de Lyon, a traqué avec succès voyous, un grand flic passé de l’autre côté du miroir.

 

J. Edgar, portrait sensible d’un grand flic

 

Par Susie Bourquin

 

Publié le 1 décembre 2011 à 16h27Mis à jour le 2 décembre 2011 à 09h41

© DR

Eastwood filme J. Edgar Hoover, directeur du FBI de 1924 à 1972. Une personnalité complexe qui a marqué l’histoire des Etats-Unis.

Le personnage est aussi mythique qu’énigmatique. Dans son nouveau film, Clint Eastwood raconte l’histoire de J. Edgar Hoover (Leonardo Di Caprio), directeur du FBI pendant près d’un demi-siècle et instigateur de tout un arsenal de lois fédérales qui marquèrent l’histoire de son pays.

Pourtant, de la personnalité de ce grand flic, on ne sait presque rien. L’homme est craint autant qu’admiré pour ses qualités et sa rigueur professionnelle, mais sa vie privée opaque suscite les railleries de ses contemporains. Allant parfois jusqu’à la paranoïa pour protéger son pays (le communisme était pour lui apparenté à un mouvement terroriste et il n’a eu de cesse de le combattre, tout comme d’autres menaces imaginaires), Hoover cultive le secret autour de sa personnalité, et manipule subtilement les médias pour contrôler son image. Un rôle que Leonardo Di Caprio qualifie « d’un des plus difficiles de sa carrière », mais dont il parvient à redessiner l’ambivalence avec brio.

Découvrez la bande-annonce de J. Edgar 

A travers l’ambition et la réussite professionnelle d’un homme, le film raconte un moment important de l’histoire américaine. Clint Eastwood se sert notamment de l’affaire Lindbergh, aussi appelée « le crime du siècle », pour évoquer une véritable révolution pour le FBI.

C’est au début de sa carrière que Hoover est chargé de ce dossier : le fils du célèbre aviateur Charles Lindbergh est enlevé et assassiné. Hoover règle l’affaire grâce à ses propres méthodes d’expertise médico-légales et gagne ainsi la confiance du grand public. Il ira même jusqu’à instrumentaliser l’enlèvement pour promouvoir le FBI…

Leonardo Di Caprio sous les traits de J. Edgar : 

Hoover s’appuie également sur ce terrible fait-divers pour illustrer le besoin criant d’instituer des lois fédérales dans le pays, une idée novatrice qu’il défend ardemment devant le Congrès.

Hoover défend le FBI devant le Congrès : 

Le film, loin du simple biopic, s’articule enfin autour de l’ambiguïté des relations entretenues par Hoover. Clint Eastwood « aime s’interroger sur les raisons qui poussent les gens à prendre telle ou telle décision dans leur vie ». Dans le cas de Hoover, l’homme privé et l’homme public sont opposés. Le « super agent » est resté en privé, un fils soumis. On s’aperçoit vite que le personnage de la mère, Annie Hoover (Judi Dench) est central dans la vie de J. Edgard, qui vivra avec elle jusqu’à sa mort.

Une mère castratrice, d’une immense et emprisonnante ambition pour son fils et auprès de laquelle il se réfugie pour obtenir conseils et réconfort.

Dans l’intimité de J. Edgar Hoover : 

Deux autres personnages lui resteront fidèles toute leur vie. J. Edgar Hoover parviendra à nouer avec sa secrétaire particulière Helen Gandy (Naomi Watts) d’abord, et plus encore avec son bras droit Clyde Tolson (Armie Hammer), une relation intime, et même, amoureuse. Il restera malgré tout incapable d’assumer ses sentiments, offrant à la fin du film l’image d’un homme incomplet en dépit de sa brillante carrière.

Clint Eastwood brosse ainsi le portrait d’un homme dans toute sa complexité et revient, à travers son point de vue, sur un tournant de l’histoire du FBI.

J.Edgar, le nouveau film de Clint Eastwood, sera sur les écrans le 11 janvier. Un film Europe 1.

 

Click here to find out more!La fabuleuse histoire des grands flics de légende

La fabuleuse histoire des grands flics de légende,

 Les vrais, les faux !

Charles Diaz

  • Essai (broché). Paru en 08/2010

Georges Nguyen Van Loc, né le 2 avril 1933 à Marseille et mort dans la nuit du 6 son propre rôle dans la série télévisée Van Loc : un grand flic de Marseille

 

Les Lyonnais :

De sa jeunesse passée dans la misère d’un camp de gitans, Edmond Vidal, dit Momon, a retenu le sens de la famille, une loyauté sans faille.

L’ancien chef du « gang des lyonnais », Edmond Vidal, 66 ans, délivre sa vision du film d’Olivier Marchal « Les lyonnais« .

La bande, plus tard baptisée “le gang des Lyonnais”, est à l’origine d’une série de juteux hold-up perpétrés dans la région de Lyon durant plusieurs années. 

Réalisée par Olivier Marchal. Avec Gérard LanvinTchéky KaryoDaniel Duval.

 

 

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