Profil asiatique – méditation immobile, zen ou en mouvement – méthodes bouddhistes transcendantales – techniques de relaxation

LA CONCIENCIA

La concencia - Maï Salaün

quelle-meditation-pour-vous ?

 Quel type de méditation est fait pour vous ?

Profil 1 :

Les méditations immobiles ou zen

Vos aspirations de paix intérieure sont associées au silence, à l’immobilité et au vide dans un monde que vous jugez, peut-être trop « plein » et « frénétique ». Assailli(e) par l’agitationambiante, vous doutez parfois de pouvoir accéder à cet endroit de calme, si ce n’est au prix d’une certaine rigueur… Après tout, vous n’êtes pas contre le fait qu’il existe une autre réalité au-delà de nos perceptions quotidiennes. Toutefois cette exploration nécessite un cadre sérieux, pas toujours accessible à tous… Très exigeant(e), avec vous et les autres, vous seriez peut-être prêt à vous détacher de “l’avoir” : une des clés pour vous de la sérénité.

La Conscience (d'après Victor Hugo)

La conscience (Victor Hugo) Maï Salaün

Certaines pratiques répondent à votre soif de rigueur, et de vide. Vous pourriezvous tourner vers des méditations zazen qui ont lieu dans le silence et l’immobilité. Pour trouver le silence dans votre cœur, la posture immobile est une des clés, que vous deviez apprécier. La pratique convient aux ascètes désireux comme vous de calmer le cheval fou du mental. Méditer ne vous demande pas forcément de changer votre système de pensée, ce qui pourrait vous freiner, mais vous propose plutôt de devenir, un témoin, un observateur, un spectateur de votre propre univers mental. Ce qui va peut aider à prendre du recul.

Pour vous y mettre : Allumez une bougie. Asseyez-vous le dos droit, détendez-vous et fixez la bougie. Quand votre esprit s’évade, ramenez votre attention à la bougie. Commencez par 5 minutes.

Profil 2 :

Les méthodes bouddhistes transcendantales

Votre quête de sérénité passé par l’ouverture aux autres. Plus qu’une bulle où vous isoler pour mieux vous retrouver, vous cherchez semble-t-il une discipline pour vous rapprocher et agir ensemble. La paix ne se construit pas seul, elle se partage, A ce titre, vos besoins seraient de développer des qualités telles que l’empathie, l’ouverture du coeur, la compassion… Émotif et sensible vous souhaitez peut-être faire de vos soi-disant “faiblesses” (dans un monde où la combativité est de mise), des atouts.  Pour accéder au calme intérieur, un équilibre aussi, tout en plongeant en vous-même.

Albert Einstein

Albert Einstein - Maï Salaün

Véhiculée dans l’inconscient collectif par les Beatles, en 68, qui pratiquent la méditation, dite transcendantale, ou par les hippies, les pistes bouddhistes, sont empreintes d’un esprit communautaire et festif qui pourraient vous convenir. Pratiquées aujourd’hui dans un cadre où les consignes sont néanmoins précises, elles proposent de méditer sur des thèmes de réflexion en lien avec la vie ; la colère, la joie, l’ouverture du cœur.  Un chemin qui tend davantage à l’acceptation de votre humanité tel que vous êtes, qu’un désir d’éveil, auquel vous n’aspirez pas forcément. Souvent découpées en trois temps, avec un temps de recueillement, un temps de mantra, des prières chantées en musique et un enseignement; elle sont très accessibles.

Pour vous y mettre : certains mantras, peuvent vous apporter le calme et la sérénité. Vous pouvez par exemple prononcer les mots : ici et maintenant, un pas à la fois, om nama shiva…

Profil 3 :

Les méditations en mouvement

La paix intérieure, peut vous paraître un doux rêve, voire un défi, que vous ne souhaitez pas forcément relever. Vous avez été encouragé à multiplier les activités, et vous avez peut-être cru que la source de votre équilibre se trouvait à l’extérieur. Pour vous protéger des agressions extérieures vous avez l’habitude de passer à l’action. Avec d’autant plus de facilité que vous avez beaucoup d’énergie. Toutefois vous semblez avoir l’intuition que votre corpsconnaît la solution. En développant avec lui un sentiment d’unité, et de présence, et en l’habitant différemment vous devriez pouvoir accéder à ce calme et canaliser votre énergie…

"Portrait of the Writer Fyodor Dostoyevsk...

Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski - Maï Salaün

Inutile de vous obliger à passer à « l’inaction » pour calmer votre agitation, et trouver la voie de la sérénité. Des pratiques méditatives en mouvements sont plus en accord avec votre tempérament. Que ce soit avec le tai chi, le yoga, ou le Qi Gong, la sérénité s’apprend en se réappropriant son corps. La mise en mouvement du corps favorise celle de l’esprit, et du ressenti. Le voyage que ces techniques proposent va vous permettre de « poser » votre esprit, et de clarifier vos pensées, sans doute désordonnée. Perçu même de manière furtive, cet espace devraient vous permettre de ralentir peu à peu… Et de vous apaiser.

Pour vous y mettre : les marches conscientes en mouvement peuvent se pratiquer partout, y compris dans le parking de votre entreprise avant une réunion, ou vos courses dans un hyper. Une pratique dans un parc ou un square sera bien sûr plus profitable. L’essentiel est de dérouler votre pied du talon en passant par la voûte jusqu’à la pointe de vos orteils, en respirant.

Profil 4 : Les techniques de relaxation

Happé par un monde en quête de performance, et donc générateur de stress, vous cherchez davantage à vous y soustraire qu’à entamer un voyage intérieur. Bien sûr il y a les loisirs qui vous permettent de vous détendre, ou de vous distraire. Mais le divertissement permet de mettre vos tracas à distance, seulement un court laps de temps. Avant de viser l’apaisement de votre mental, vous semblez avoir besoin d’un véritable relâchement de vos tensions physiques, une première étape sur la voie de la sérénité.

Muhammad ibn Zakariya ar-Razi

Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi - persan: رازی - Maï Salaün

Les bénéfices de la relaxation sur le corps sont indéniables, elle vous permettra de Pour soulager le corps de son agitation quotidienne, tournez-vous vers les méthodes e relaxation. Elles ont pour effet premier de vous faire prendre conscience de vos tensions, que vous pouvez avoir tendance à « dénier », puis d’un état de détente, Vous pouvez avoir recours à des méthodes qui s’appuient sur la contraction musculaire et le relâchement. Ou bien d’autres techniques basées sur le souffle. Votre premier objectif est de mieux contrôler vos émotions, en particulier négatives et donc de mieux résister au stress.

865-932 – Médecin, chimiste, philosophe de l’ancienne Perse

Pour vous y mettre : Respirez profondément. Prenez conscience de vos sensations physiques lorsque vous inspirez et expirez. La respiration pour commencer peut vous aider à prendre conscience de la profondeur des choses et à ne pas céder aux réactions négatives comme la peur, la colère, la confusion.

Les nouveaux maîtres de Perse, d’Egypte, du Maghreb et d’Espagne rivalisaient dans le domaine du faste et de l’esprit. C’est en 929 que fut fondée Cordoue – le joyau du monde – dans laquelle fut constituée une bibliothèque comparable à celle qui jadis avait fait la réputation d’Alexandrie (plusieurs centaines de milliers de volumes). 
La médecine arabe est représentée à cette époque par les grandes écoles de Médecine Arabe ou de langue Arabe: 
– L’école de Bagdad avec les Bakhtishu et Yuhanna Ibn-Masawayh 
– L’école d’Ispahan avec Ibn Sina, 
– L’école de Shiraz avec Ibn Abbas Al Majusi, 
– l’école de Damas avec Al Baghdadi et Ibn Al Mutran 
– L’école au Caire illustrée par Ibn an Nafis et Ibn Abi Usaybia 
– L’école de Kairouan: avec le célèbre Ishaq Ibn Imran et Ibn Al Jazza 
– Les écoles de Cordoue, de Tolède, Séville, et de Saragosse connurent de grands
médecins tels, les fameux Abulcassis, Avenzoar, Averroès. 

Mohammed Ibn Zakaria al-Razi, Abu-Bakr, connu chez les Latins sous le nom de Rhazes, est né vers 865, à Rayy au sud de l’actuel Téhéran en Perse.

On ne sait rien de précis sur le déroulement de ses études. Il a pratiqué la musique, qui fut son principal centre d’intérêt au cours des premières années de sa vie (il était joueur de luth). Il a étudié la philosophie et l’alchimie, les mathématiques, l’astrologie, il s’est également intéressé à l’orfèvrerie, la monnaie, les sciences occultes.

Selon Abou Rayhan Birouni il souffrait d’une maladie des yeux provoqué par les vapeurs provenant de ses expériences d’alchimie, mais plus tard Rhazès aurait dit lui-même que sa vue avait été affectée par les lectures prolongées.

Il avait la trentaine lorsqu’il commença l’étude de la médecine à Rayy, auprès de Is’haq Ibn Hunaïn, passé maître dans la médecine grecque, perse et indienne. Il aurait été indirectement (par leurs écrits) l’élève de Ali ibn Rabban Tabari (mort vers 870), ainsi que de Abdus ibn Zayd (mort en 900), complétant son éducation dans les lectures et l’expérimentation. Puis il a surtout continué à s’instruire en médecine à Bagdad, sous le Calife Al Moktafi (901-907), et voyagea en Syrie, en Egypte, en Espagne.

Rhazès est d’abord devenu le Médecin de la cour du Prince Abu Saleh Al-Mansur, souverain de Khorosan. De retour à Rayy, il prit quelques temps la direction de l’hôpital local avant de revenir à Bagdad prendre en charge l’hôpital central Bimaristan. Mais il fit en sorte de ne jamais être au service d’une personne tant il souhaitait profondément se consacrer à la science.

En tant que Médecin chef de l’hôpital de Bagdad, il organisa la première structure hospitalière arabe à Bagdad: il y dispensait un enseignement réputé et assurait son service entouré de ses élèves et de ses assistants. Les étudiants posaient des questions, les réponses étaient d’abord faites par les plus jeunes, puis les plus expérimentés, enfin Rhazès se chargeait de la synthèse. Des consultations externes étaient organisées ainsi que des soins à domicile, les nécessiteux bénéficiaient d’une aide médicale.

Il introduisit la méthode clinique dans l’Art Médical dans le soin qu’il prenait dans l’interrogatoire minutieux des malades, l’importance qu’il attachait à la symptomatologie, les déductions diagnostiques et thérapeutiques qui en découlaient.

Rhazes pratiquait de nombreuses spécialités médicales: la chirurgie, la gynécologie, l’obstétrique la chirurgie ophtalmologie et même la stomatologie.Razes

S’il est Persan par sa naissance et sa langue maternelle, il est arabe par la langue qu’il utilise et la culture.

Razès était aussi philosophe, il connaissait Platon et rejetait en partie les vues d’Aristote. Razès est mort en 925 à Rayy où il était né.

Contributions scientifiques de Rhazes

Les contributions d’al-Razi à la médecine sont nombreuses et variées.

Ainsi il a désigné les trois aspects de la médecine:

– la santé publique,
– la médecine préventive, et 
– le traitement des maladies spécifiques.

Il a énuméré sept principes pour assurer la préservation de la santé:

1- Modération et équilibre lorsque le corps est en mouvement et lorsqu’il est au repos.
2- Modération en mangeant et en buvant.
3- élimination des surabondances.
4- Amélioration et réglementation des habitats.
5- éviter les excès néfastes avant qu’ils ne deviennent incontrôlables.
6- Entretenir une harmonie entre les ambitions et les résolutions.
7- Se forcer à acquérir de bonnes habitudes notamment concernant la pratique de l’exercice physique.

Quelques travaux et pensées de Rhazès:

– il accordait de l’intérêt à l’observation clinique relative à l’évolution de la maladie en fonction du médicament dispensé, ainsi que l’évolution du malade et le résultat du traitement.

– il fut le premier à s’intéresser à l’aspect psychosomatique dans le diagnostic des maladies, constatant, par exemple, que certaines maladies abdominales étaient suscitées, en premier lieu, par des causes psychosomatiques.

– Les diagnostics de la variole et de la rougeole sont parmi les réalisations médicales les plus importantes d’al-Razi. Sa description minutieuse et détaillée des différentes phases éruptives au cours de la variole et leur méthode de traitement est un modèle qui permet de le classer parmi les cliniciens de génie. Il décrit la différence clinique entre les deux maladies de façon si frappante que rien depuis n’y a été ajouté. C’est un chef d’œuvre de la médecine clinique (Browne 1962).

– Il insistait sur l’importance que revêtent la pratique, l’expérience et l’expérimentation dans le traitement des malades. En outre il expérimentait les nouveaux remèdes sur les animaux avant de les prescrire aux malades.

– Les occidentaux reconnaissent les innovations de Rhazes en gynécologie et obstétrique, ainsi que dans les maladies vénériennes et en chirurgie des yeux.

– Il avait abordé, par ailleurs, le problème de la paralysie faciale et cherché à en identifier les causes. Il a pu distinguer, ainsi, entre la paralysie provoquée par une cause propre au cerveau et celle d’origine locale.

– Rhazes a décrit également les ramifications des nerfs dans la cage thoracique.

– Il a décrit les différents types de fièvres, qui comprennent l’état continue, la rechute, et la fièvre agitée. Il a déclaré que la fièvre peut être le symptôme d’une maladie ou une maladie en soi.

– Il semble être le premier à décrire le ver de Médine.

– Au plan thérapeutique: il a présenté le mercure comme substance thérapeutique notamment pour la préparation de pommade pour la première fois dans l’histoire, thérapie qui fut plus tard adoptée en Europe.

– Excellent anatomiste et chirurgien réputé, il distingua, le premier, le nerf laryngé du récurrent et pratiqua plusieurs fois l’opération de la cataracte.

– Il fut le premier à utiliser le boyau de chat dont il appréciait la souplesse, la résistance et le pouvoir de résorption pour différents types de sutures. Il pratique les sutures avec un fil et 2 aiguilles, enfin les sutures sous dermiques qui ne laissent après elles aucune cicatrice.

– Rhazès serait parmi les premiers à utiliser les compresses humides et tièdes pour couvrir les intestins au cours des interventions chirurgicales sur l’abdomen.

– Il s’est rendu compte que, d’une manière générale, les hommes ne souhaitent pas tomber malade, et souhaitent récupérer aussitôt que possible lorsqu’ils le sont. Cependant, si un patient n’a pas la volonté ou le désir d’aller mieux, les mains du médecin sont liées et il ne peut lui être d’aucune aide.

– En chimie: Il pratiquait l’extraction de l’alcool par distillation des substances amylacées et glucidiques fermentées, qu’il utilisait en pharmacie pour la production des médicaments et des remèdes. Il est, en outre, le premier à avoir mentionné l’acide sulfurique, qu’il appelait «l’huile de vitriol» ou «vitriol vert». Il est aussi parmi les premiers à appliquer les connaissances chimiques à la médecine et à rattacher la guérison du malade à une réaction chimique dans son corps.

– Il a insisté sur l’importance d’une éducation scientifique continue du médecin. Il a conseillé aux médecins de consigner leurs propres observations. Il les encouragent à se rencontrer avec d’autres médecins pour discuter des problèmes médicaux. Il a recommandé aux médecins d’essayer de résoudre leurs problèmes plutôt que déléguer aux autres la découverte des solutions.

Ses observations personnelles sont d’une grande pertinence et d’une profonde sagesse :

« Quand Galien et Aristote sont d’accord sur un point, les médecins peuvent aisément prendre une décision; mais quand leurs opinions divergent, il est bien difficile de les mettre d’accord. Qui consulte plusieurs médecins commettra plusieurs erreurs! »

La thérapeutique se sépare de l’astrologie avec Rhazès pour s’appuyer sur l’expérimentation. « Si le patient peut être traité par le régime, éviter les médicaments, les associations de médicaments; et s’il peut être traité par des médicaments simples, éviter les associations de plusieurs médicaments. »

On doit également à Rhazès des écrits pertinents sur les ictères par rétention, les pyuries fébriles et la lithiase rénale. Rhazès fut l’un des premiers cliniciens qui a préconisé les bains froids dans le cas de brûlures, méthode moderne qui a l’avantage de soulager les douleurs et de réduire les fuites plasmatiques chez les brûlés,

La découverte de l’asthme allergique (Shammyeh.). Il fut aussi le premier à découvrir et à décrire dans le détail la séméiologie du rhume allergique et la relation avec l’odeur des roses dans sa « dissertation sur les causes du coryza au printemps, quand les roses sentent bon. » Il donne des conseils sur les médicaments à éviter et les prescriptions conseillées en cas d’aggravation de la toux et des signes respiratoires. 

Son œuvre écrite rassemble 184 volumes et articles sur tous les domaines, dont 61 relevant de la médecine, tous écrits en arabe, le persan ne permettant pas, à l’époque, d’exprimer les sujets scientifiques :

• Razès est connu pour avoir écrit « Kitab Al-Hawi » (Continens) une encyclopédie médicale en 22 volumes de médecine pratique et de thérapeutique qui fait le bilan des connaissances médicales du Xème siècle. Elle contient de nombreux extraits des auteurs grecs et hindous. Cette oeuvre a été possible grâce à de nombreux soutiens et à la collaboration de ses étudiants qui publièrent une œuvre posthume enrichie d’après ses notes et ses observations personnelles.

Razès, Haüy seu Continens , 1280,Paris, BNFContinens
– Volume 1, les maladies de la tête;
– Volume 2, les maladies des yeux;
– Volume 3, les maladies des oreilles, du nez et des dents;
– Volume 4, les maladies du poumon;
– Volume 5, les maladies de l’oesophage et de l’estomac;
– Volume 6, vomissement, obésité et cachexie;
– Volume 7, les maladies de la poitrine, du coeur, du foie et de la rate;
– Volume 8, les ulcères de l’estomac et de l’intestin, la dysenterie
– Volume 9, la gynécologie;
– Volume 10, les maladies des reins, de l’urètre etc;
– Volume 11,les maladies d’estomac causées par des parasites abdominaux, les hémorroïdes, les désordres vertébraux, la goutte, les varices, éléphantiasis;
– Volume 12, les différentes sortes de cancer, inflammations, abcès, et tout ce qui a rapport avec les faiblesses du corps;
– Volume 13, les maladies des os, fractures, maladies internes et ulcères, plaies des organes génitaux, etc;
– Volume 14, défécation et vomissement, etc;
– Volume 15, motbegheh les fièvres (typhoïde et entérique), et les maladies causées par les obstructions des canaux naturels etc;
– Volume 16, les fièvres trépidantes (degh) et épuisement, fièvres et refroidissements, fièvres ardentes ou fièvres infectieuses, etc;
– Volume 17, la variole, la rougeole, et plaies de la gorge;
– Volume 18, conditions critiques, crises,
– Volume 19, l’urine et rapprochements avec les piqûres de serpents et de scorpions, et poisons;
– Volumes 20 , 21 à propos des médicaments.
– Volume 22, la pharmacologie (saydaleh) et sujets rapprochant médecine et pharmacie.

L’ouvrage a été traduit en latin, en 1279, par le médecin juif «Faraj Ibn Salem», sur ordre du roi Charles I, roi de Sicile, sous le titre de Continens, équivalent grec du terme «al-Hawi», parut à Brescia et Venise (Italie) en 1486.. En Europe, les plus grands savants ont eu recours à l’ouvrage, traduit maintes fois, jusqu’en 1542, et demeuré leur source de référence dans leurs écoles et universités jusqu’au seizième siècle. Cette version latine très rare, existe notamment à Cambridge, à la bibliothèque de « King College ». Il existe une copie en arabe à la libraire El-Escurial en Espagne (écrite entre 1397 et 1414) ainsi qu’à La Librairie Nationale de Malek à Téhéran.

Si « le Continens » est considéré comme étant l’ouvrage le plus considérable de Razès, excellent clinicien, son traité des maladies éruptives resta le plus connu et le plus célèbre en Europe jusqu’au XIXème siècle.

• Rhazès a en effet écrit « Al-Judari wal Hassaba » (Traité sur la variole et la rougeole) ou -« De variolis et morbilis » ou encore « Liber de pestilentia » – , qui est le dernier traduit en 1170 par Gérard de Crémone ( publié en latin à Venise en 1565, à Londres en 1766 et enfin une version française en 1866 par Leclerc et Lenoir.
Rhazès y différencie les diverses affections vésiculo-pustuleuses, en particulier la variole de la varicelle et de la rougeole, il émet la possibilité de l’existence d’une sorte de virus se transmettant de la mère à l’enfant mais aussi entre individus. C’est la plus ancienne relation fidèle entre ces maladies pour lesquelles il n’existait pas précédemment de descriptions grecques.

• « Tibb al-Fuqaraa » (La médecine des pauvres) : il s’agit d’un dictionnaire populaire où il décrit toutes les maladies, leurs symptômes, et les méthodes de traitement par un régime alimentaire peu coûteux, plutôt que par l’acquisition de médicaments onéreux et de composés rares.

• « Kitab ‘Al-Mansouri' » (Livre d’al-Mansouri) : Dans cet ouvrage, dont le nom est associé à celui son protecteur le Prince Abu salih al-Mansur dirigeant de Rayy, Razès aborde une multitude de sujets tels que la chirurgie, et les maladies des yeux et de l’abdomen. Il fut publié pour la première fois à Milan, en 1481, et traduit en latin. Il a été adopté par les médecins des universités européennes jusqu’au dix-septième siècle.

• Rhazès a également édité un autre livre appelé « Al-Murshid » (Aphorismes) Guide du médecin nomade Dans celui-ci, il a souligné les lignes importantes de la thérapie. 

Dag Hammarskjöld, former general secretary of ...

Dag Hammarskjöld , secrétaire général des Nations Unies - Secrétaire aux Nations Unis - Maï Salaün

• « Shammyeh » (l’asthme allergique) ,

• « Al Tibb al Molloki » (Médecine Royale)

• « Al-Asrar fil Kimiyae » (Les secrets de la chimie), où il décrit la méthode adoptée par lui dans la réalisation des expériences chimiques, ainsi que la manière de préparer les matières chimiques et leur mode d’utilisation. Il y décrit également les appareils et outils employés dans ses expériences

A propos de la médecine il avait l’habitude de dire : « La vérité, en médecine, est une moyenne qu’on ne peut atteindre ; tout ce que l’on peut lire dans les livres a beaucoup moins de valeur que l’expérience d’un médecin qui pense et raisonne […]. La lecture ne fait pas le médecin, mais bien l’esprit critique et le talent d’appliquer à des cas particuliers les vérités dont il a connaissance ». (Cité dans M. Bergé, Les Arabes, p. 363)…
ou encore : 
« en médecine, l’expérience est au dessus de la science » 

Sources

– Les promoteurs de l’esprit scientifique dans la civilisation islamique par Halima El Ghrari

À propos de Maï SALAÜN

Tous les grands qui ont réussi dans le passé ont été des visionnaires, des hommes et des femmes qui se sont projetés dans l'avenir. Ils ont pensé à ce qu'ils pourraient être, plutôt qu'à ce qu'ils étaient déjà et ensuite, ils se sont mis en action pour faire de leur vision une réalité. Femme libre indépendante intolérante indécente incandescente. Une extrémiste de l amour et totalement conformiste sur la vie avec une arme de destruction massive : le facteur travail. J'ai les goûts les plus simples du monde, je ne me contente que du meilleur.

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