En plein Campus 2011 de l’UMP, il y a du chahut à droite. Paillé, Raffarin qui est le suivant qui sera en conflit avec Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy _ Maï Salaün

Sarkozy

débarque

Paillé

de

l’Office

de l’immigration

Publication le vendredi 02 septembre 2011
  • Dominque Paillé

    Dominque Paillé

A 54 ans , cet ancien conseiller de Nicolas Sarkozy paie aussi pour ses prises de positions musclées qui sont à contre courant de celles de Claude Guéant, dont il a dénoncé une «droitisation » et un « durcissement » sur les questions d’immigration. En effet, il s’est montré particulièrement sceptique sur la volonté du ministre de l’Intérieur de réduire l’immigration professionnelle.

Chapeauté par le ministère de l Intérieur, l’Office français de l’immigration et de l’intégration est l’opérateur de l’Etat chargé du retour volontaire des migrants dans leur pays d’origine mais aussi de l ‘intégration des primo-arrivants sur le territoire français. 

Parce que Dominique Paillé, a décidé de rejoindre Jean-Louis Borlo, Nicolas Sarkozy a décidé de mettre fin aux fonctions de Dominique Paillé à la tête du conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii).

Dominique Paillé, qui avait succédé à Philippe Bas, ancien ministre et ancien secrétaire général de l’Elysée à l’époque de Jacques Chirac, est débarqué de l’office français de l’immigration. Il dit avoir refusé d’être rémunéré pour les fonctions qu’il quitte et espère que son successeur suivra son exemple.

Dans un communiqué il dit prendre «acte de la décision du président de la République (…), huit mois après une nomination que je n’avais absolument pas sollicitée. Cette décision est sans nul doute motivée par mon engagement aux côtés de Jean-Louis Borloo pour l’élection présidentielle de 2012. Elle l’est peut-être également par une liberté de ton sur les questions d’immigration et l’expression parfois critique de certains désaccords avec le gouvernement», ajoute l’ancien porte-parole adjoint de l’UMP.

Contre la droitisation de Guéant

M. Paillé a en effet exprimé des positions à contre-courant de celles du ministre de l’Intérieur Claude Guéant ou de l’UMP dont il a dénoncé un « durcissement » et une « droitisation » sur les questions d’immigration.

Il s’est aussi prononcé contre une suspension des accords de Schengen évoquée par M. Guéant après l’afflux de migrants tunisiens et s’est montré sceptique sur le souhait du ministre de l’Intérieur de limiter l’immigration professionnelle.

Créé en 2009, l’Ofii est l’opérateur de l’Etat chargé du retour volontaire des migrants dans leur pays mais aussi de l’intégration de ceux qui restent en France durant les cinq premières années de leur séjour.

La maîtrise des flux migratoires

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Dossier mis à jour le 13.04.2010

La France est un pays d’immigration depuis la deuxième moitié du XIXè siècle. Jusqu’en 1945, il n’y a pas de politique d’immigration à proprement parler mais des mesures prises ponctuellement.

La publication de l’ordonnance du 2 novembre 1945 est symbolique du début de la mise en oeuvre d’une véritable intervention de l’Etat dans ce domaine. Aujourd’hui, les sources de droit sont complexes et relèvent non seulement de la législation française mais également de textes internationaux, conventions ou traités ou accords bilatéraux. Depuis l’entrée en vigueur du traité d’Amsterdam, la compétence communautaire dans les domaines de l’immigration et de l’asile est établie. En attendant une harmonisation des politiques au niveau européen, les questions de l’immigration et de l’asile restent encore largement du niveau national.

Les statistiques sur les étrangers (personnes n’ayant pas la nationalité française) et les immigrés (personnes venues s’établir en France), sont sans doute délicates à obtenir, de plus les sources sont dispersées entre plusieurs services. Néanmoins, selon le recensement général de la population établi par l’Insee en 1999, la proportion d’immigrés reste stable depuis 25 ans et plus d’un immigré sur trois est de nationalité française.

La citoyenneté ne se réduit pas au droit de vote, mais il en est une composante et les immigrés devenus français ont bien sûr le droit de vote et d’éligibilité. Les immigrés qui n’ont pas la nationalité française, restent exclus du droit de vote aux élections locales (hormis les ressortissants européens).

Quelle est d’ailleurs la place des immigrés (étrangers ou non) dans la cité ? Au regard du logement, du travail, de la scolarisation des enfants, de l’expression associative ou culturelle, et en matière de santé, les textes applicables sont les mêmes pour tous (code du travail, code pénal, code de la sécurité sociale …). Cependant les textes réglementaires et législatifs ne suffisent pas toujours à éliminer des pratiques discriminatoires comme en attestent certains organismes, dans l’accès au travail, au logement social, à certaines structures culturelles notamment.

Ce dossier se clôt avec la remise au Premier ministre en mars 2005 du premier rapport sur l’action du gouvernement pour la maîtrise des flux migratoires, prévu par la loi du 26 novembre 2003.

« Sarkozy a fait pression », affirme le centriste Dominique Paillé, qui a été débarqué de la tête de l’Office français de l’immigration et de l’intégration« C’est sa méthode de gouvernement. » L’ancien porte-parole de l’UMP devrait être remplacé par Arno Klarsfeld, réputé proche du président de la République. Nommé à la direction de cette administration le 23 janvier, Dominique Paillé se serait vu signifier  son remplacement à la mi-août. Son passage à la tête de l’office n’aura donc duré que 7 mois.

L’ancien député, joint par Le Monde.fr, voit dans son éviction le résultat d’une décision élyséenne liée à son départ du parti présidentiel, suivi de son ralliement à Jean-Louis Borloo, président du parti radical et potentiel candidat rival de Nicolas Sarkozy pour 2012. Dominique Paillé avait déjà été débarqué du porte-parolat de l’UMP par Jean-François Copé, lorsque celui-ci s’est emparé de la direction du parti présidentiel, en novembre 2010. Deux mois plus tard, il est néanmoins nommé à la direction de l’office français de l’immigration et de l’intégration.

‘J’ai été bombardé à la tête de cette administration sans l’avoir sollicité. J’ai assuré ma mission avec passion’, assure-t-il, tout en regrettant de ne pas avoir eu le temps de mener à bien plusieurs objectifs, faute ‘d’une vraie volonté politique en faveur de l’intégration’.

LES MISSIONS DE KLARSFELD

Interrogé par Le Monde.fr, le ministère de l’intérieur ne dément pas la nomination prochaine d’Arno Klarsfeld. L’avocat s’est vu par le passé confier plusieurs postes ou missions par Nicolas Sarkozy. En 2006, alors qu’il est encore candidat et président de l’UMP, il charge Arno Klarsfeld d’établir un diagnostic sur la situation des sans-abri et de formuler des propositions. Pendant la campagne, le candidat Sarkozy s’engagera à ce qu’aucun sans-abri ne soit obligé de (…) Lire la suite sur lemonde.fr

« Je prends acte de la décision du président de la République (…), huit mois après une nomination que je n’avais absolument pas sollicitée », écrit M. Paillé dans ce texte confirmant une information de France Inter.

« Cette décision est sans nul doute motivée par mon engagement aux côtés de Jean-Louis Borloo pour l’élection présidentielle de 2012. Elle l’est peut-être également par une liberté de ton sur les questions d’immigration et l’expression parfois critique de certains désaccords avec le gouvernement », ajoute l’ancien porte-parole adjoint de l’UMP.

M. Paillé a en effet exprimé des positions à contre-courant de celles du ministre de l’Intérieur Claude Guéant ou de l’UMP dont il a dénoncé un « durcissement » et une « droitisation » sur les questions d’immigration.

La colère de Raffarin contre Sarkozy

Sur son blog, Jean-Pierre Raffarin demande vendredi une « clarification » à Nicolas Sarkozy après des propos que le chef de l’Etat aurait tenu à son encontre. Lors du petit-déjeuner de la majorité, jeudi, le président avait fermement critiqué, en son absence, l' »irresponsabilité » de l’ancien Premier ministre en raison de son opposition à la hausse de la taxe sur les entrées dans les parcs à thèmes. L’élu du Poitou assure dans son billet qu’il ne se rendra plus aux petits-déjeuner élyséens avant d’avoir obtenu des explications.

Jean-Pierre RaffarinJean-Pierre Raffarin veut une « clarification » après les propos de Nicolas Sarkozy. (Reuters)

Il n’a pas assisté à la scène mais elle l’a visiblement heurté. Jeudi, lors du petit-déjeuner de la majorité à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a, comme chaque semaine, passé en revue l’actualité politique. Et s’est attardé sur les débats sur le plan antidéficit de François Fillon. Sa cible : ceux qui, à l’UMP, ont critiqué la proposition d’une hausse de la TVA sur les entrées dans les parcs à thèmes. Et plus particulièrement Jean-Pierre Raffarin, absent de ce rendez-vous. L’ancien Premier ministre s’était élevé auparavant contre cette mesure, tout élu qu’il est du territoire accueillant le Futuroscope.

« On peut avoir des arguments contre cette mesure mais certainement pas dire que ça revient à attaquer les pauvres, comme l’a dit Raffarin! », s’est emporté le chef de l’Etat, lors du petit déjeuner de la majorité à l’Elysée, selon plusieurs responsables UMP qui y participaient. « C’est irresponsable, surtout venant du premier vice-président du conseil national de l’UMP! « , a jugé le président Sarkozy. Une critique sans ménagement qui a été suivie d’un appel à l’unité dans les rangs du parti majoritaire, alors ques’ouvre vendredi le campus UMP à Marseille.

Raffarin veut une « clarification »

L’ancien Premier ministre a fait savoir sur son blog qu’il n’appréciait pas cette remontrance. « Les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence, de Nicolas Sarkozy au cours du petit-déjeuner de la majorité sont surprenantes et méritent clarification », écrit-il dansun billet publié vendredi . Et le sénateur de la Vienne de marquer son indignation en annonçant que « d’ici là », il se « place en congé de cette instance dite de concertation ». L’ancien Premier ministre, élément important du pôle de centre-droit à l’UMP et du Sénat explique donc qu’il va sécher la rencontre hebdomadaire, à quelques jours du renouvellement d’une partie de la haute assemblée.

L’unité vantée risque donc d’être délicate à afficher à Marseille après cette demande publique de « clarification ». Mais l’ancien Premier ministre a tenu à rassurer ses alliés à l’UMP en annonçant qu’il ne renoncerait pas à son rôle de monsieur loyal de la journée de samedi au campus : « Pour Jean-Francois Copé, Jean-Claude Gaudin et Benjamin Lancar – et pour les militants – je présiderai néanmoins samedi le Conseil national de l’UMP. » Sa « colère » se dirige donc uniquement contre le chef de l’Etat.

L’ire de Raffarin a été copieusement critiquée. « Ce n’est pas bien, ce n’est pas solidaire », a vilipendé le ministre de l’Economie François Baroin au Talk Le Figaro. Lionnel Luca (Droite populaire) a fustigé son comportement « ringard » et « stupide ». « On ne demande pas des comptes au président de la République, franchement soyons sérieux ! ». Juste avant le billet de M. Raffarin,  Jean-François Copé avait rendu hommage au sénateur de la Vienne, soulignant le « rôle essentiel » de son « ami » et son « travail remarquable ». A l’UMP, on minimisait l’impact de ces « bisbilles » rituelles sur le Campus en voulant croire qu’une actualité en chasserait vite une autre. « Lundi on parlera d’autre chose. Il paraît qu’il y a un avion qui arrive de New York… », a soufflé un responsable UMP en allusion au retour de Dominique Strauss-Kahn en France.

Vivien Vergnaud – leJDD.fr

vendredi 02 septembre 2011

Passe d’armes entre Raffarin et Sarkozy

Par MLC avec Thierry Guerrier

Publié le 2 septembre 2011 à 10h14Mis à jour le 2 septembre 2011 à 21h41

 L'ancien Premier ministre et le président s'affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème.L’ancien Premier ministre et le président s’affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème. © MAXPPP

L’ancien Premier ministre et le président s’affrontent sur le relèvement de la TVA dans les parcs à thème.

Les absents ont toujours tort. L’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a fait l’expérience de cette maxime populaire jeudi matin. Alors qu’il n’assistait pas à une réunion à l’Elysée, Nicolas Sarkozy en a profité pour critiquer sa position sur la hausse de la TVA dans les parcs à thème. Depuis, le ton ne cesse de monter entre les deux hommes, par fuites aux médias interposées.

Une remarque qui passe mal

Tout est parti de la remarque de Jean-Pierre Raffarin au lendemain del’annonce par François Fillon de la mesure sur les parcs à thème. Sur son blog, l’ancien Premier ministre l’avait alors qualifiée de « mauvaise idée qui frappe d’abord les familles dont ce type de visites remplacent souvent des vacances trop coûteuses ». Un argument qui est mal passé auprès de Nicolas Sarkozy.

Jeudi matin, au cours du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité à l’Elysée, le chef de l’Etat a défendu, devant des dirigeants de la droite dont le patron de l’UMP, Jean-François Copé, ces mesures d’austérité et en a profité pour tacler Jean-Pierre Raffarin, absent de la réunion.

Des propos « irresponsables »

Nicolas Sarkozy a ainsi qualifié d »irresponsables » les propos du sénateur de la Vienne. « Il est possible d’avoir des arguments contre cette mesure mais on ne peut pas laisser dire qu’elle revient à attaquer les pauvres comme l’a dit [Jean-Pierre] Raffarin », a-t-il estimé.

Certains collègues de Jean-Pierre Raffarin lui ont aussitôt rapporté que le chef de l’Etat l’avait visé sans ambiguïté. De son côté, l’Elysée tente de calmer le jeu en assurant que le président n’a jamais cité nommément Jean-Pierre Raffarin. Mais le mal est fait et Jean-Pierre Raffarin est furieux.

Raffarin exige une « clarification »

« C’est une faute grave, lourde, qui ne sera pas sans conséquence », a-t-ilrépliqué dans la soirée , interrogé par Europe 1. Le sénateur avait alors menacé à demi-mots de profiter de l’Université d’été de l’UMP pour relancer la polémique, fustigeant le manque de concertation entre l’Elysée et le Parlement. Et il a mis sa menace à exécution : vendredi après-midi, dans un message posté sur son blog, Jean-Pierre Raffarin a demandé publiquement une « clarification ». Le ton pour le reste du week-end à Marseille est donné.


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Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant : http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/01/dominique-paille-debarque-de-l-office-de-l-immigration-sarkozy-a-fait-pression_1566286_823448.html

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