Arn Magnusson, chevalier des templiers en terre Sainte, tempelriddaren – la bataille de communauté pour obtenir Jérusalem

Publié le
Saladin 1

Image via Wikipedia

Arn, chevalier du Temple

Arn, chevalier du temple

 Réalisé par Peter Flinth

Avec Joakim NâtterqvistDriss RoukheDonald Högbergplus

Titre original : Arn, tempelriddaren
Long-métrage britannique , danois , norvégien , suédois .

Genre : Aventure ,Guerre , Action
Durée : 02h15min Année de production : 2007

Synopsis :

Au XIIème siècle, Arn Magnusson participe aux croisades afin de protéger Jérusalem. Il y est forcé après avoir trahi les voeux de chasteté imposés par son ordre. Laissant derrière lui sa patrie et Cécilia, enceinte de leur enfant, il va cependant s’illustrer sur le champ de bataille, sauvant également la vie de Saladin

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Actrices et acteurs Sven-Bertil Taube


Commentaires
Enarpilod Ce film est une excellent surprise. Les décors sont magnifiques et l’histoire porte sur de bonnes bases historiques, c’est très plaisant à suivre. Dommage que tout cela manque cruellement de dialogues mais dans l’ensemble les personnages sont intéressants et les acteurs ne sur-jouent pas, de très bonnes performances.
 Lurtzz Il est plutôt sympa, à voir. C’est un bon film.
manolo126 Bon film de moyen-age!!!! Dommage que l’acteur principal est un charisme de cacahuète… sinon, c’est plutôt pas mal. Un très bon film pour ceux qui aiment le moyen âge et les croisades. Parfois quelques longueurs mais de belles scènes de batailles et attention, pas n’importe quelles batailles : la victoire de Montgisard et la sombre défaite de Hattin avec la perte de la Vraie Croix. Sur le fond d’un beau conte d’amour courtois scandinave qui ne gâche rien. A voir !
Arn, chevalier du temple  Un très bon film pour ceux qui aiment le moyen âge et les croisades. Parfois quelques longueurs mais de belles scènes de batailles et attention, pas n’importe quelles batailles : la victoire de Montgisard et la sombre défaite de Hattin avec la perte de la Vraie Croix. Sur le fond d’un beau conte d’amour courtois scandinave qui ne gâche rien. A voir !

Marie Aube Marie Aube – Le samedi 30 juillet à 18:17
Une page d’histoire de la couronne Suédoise mise à l’écran d’une belle façon. L’histoire se chevauche avec « Kingdom for heaven » (où est l’exactitude ?). Une mise en scène assez bien rythmée, des décors minimalistes mais (certainement) bien reconstitué. 2 points faibles : l’interprétation de ARN (vraiment en dedans) et la distance avec l’atmosphère de l’époque (le froid, la précarité etc…) pas exploité. 4/5 pour ce bon film historique à découvrir !!

Le film présente une réalité historique remarquable, bien que quelques anachronismes subsistent.

  • On notera comme détail historiquement aberrant, par exemple, que Arn est accusé de parler « la langue de ce scélérat » (un homme de Saladin), alors qu’il était une pratique commune et souvent même essentielle pour les hauts dignitaires (la présence de Arn et de son accusateur au conseil des templiers avant les batailles dont la bataille de Hattin prouve leur importance, au moins administrative, dans la société de l’époque et du lieu) de parler la ou les langues locales, les peuples vivant à cette époque à Jérusalem étant hébreux, chrétiens de divers horizons, turcs, araméens, persans, arabes, etc.
  • L’armement du chevalier est bien reconstitué : on voit des cottes de mailles en acier comme en bronze, chose qui était courante par simple souci d’esthétisme mais aussi parce que le bronze ne rouille pas, ainsi l’armure demande bien moins d’entretien. Les épées, elles aussi, sont caractéristiques de la période : la lame longue avec une gouttière longue et large en parcourant la majeur partie montée sur une fusée à une main est très bien représentée, tout comme l’épée de l’adversaire de Arn lors de son duel au début du film : bien que l’ensemble de l’épée s’accorde avec l’époque, on remarquera facilement les « restes » esthétiques de l’épée type des vikings, qui sont les ancêtres de Arn et de son ennemi, qui est danois. Cette recherche du détail a été entreprise avec la participation du spécialiste en matière d’épées John Peterson. Issus des peuples nordiques, les Vikings furent considérés au début du Moyen Âge comme des pillards à cause de la violence de leurs raids. Mais ils furent aussi de grands marins, marchands et guerriers : des îles Féroé, de l’Islande, du Groenland, de l’exploration du Vinland jusqu’en Orient… Ils fondèrent des Etats nouveaux et originaux en Normandie, en Sicile et en Russie2. L’âge viking prit fin à la suite de l’affirmation en Scandinavie de pouvoirs monarchiques centralisateurs et à leurs conversions au christianisme.
  • Un anachronisme notoire mais difficilement blâmable est l’habituelle vision des templiers comme des gens ayant fait voeux de pauvreté et possédant uniquement ce qu’ils ont sur le dos. Effectivement, ceux parmi les templiers qui avaient des possessions en faisaient don à leur entrée dans l’ordre en faisant voeux de pauvreté et ne possédaient donc, de manière officielle, plus rien, mais la vérité n’est pas si simple que cela, on se doute bien qu’un chevalier n’irait pas à la guerre sans armement ni équipement : un chevalier templier possédait deux armures, une épée de bonne facture, une lance, trois chevaux, plusieurs ensembles vestimentaires et une demeure en plus de ses trois servants laïcs non combattants et non-templiers, ce à quoi s’ajoute sa « lance » (la « lance » d’un chevalier est son « équipe » : ses hommes d’armes, ses combattants personnels. Une armée de l’époque est comptée non pas en hommes mais en « lances »), ce qui était bien plus que certains chevaliers du commun dont certains étaient si pauvres qu’ils chevauchaient des mulets et ne possédaient même pas d’épée. Le Arn qui se fait engager de force dans les Templiers et qui part de chez lui dans ses haillons de moine avec sa seule épée et un cheval est une aberration, très poétique et symbolique, certes, mais témoignant d’un parfait anachronisme.
  • On notera l’erreur d’importance que l’on peut relever au début du film, lorsque la mère supérieure du couvent reçoit en confession. Cela ne se peut, car la confession est un des sept sacrements, et elle ne peut être donnée que par un prêtre.
  • Le plus bel anachronisme du film est dans ses décors. L’action est sensée se dérouler au xiie siècle puisque Arn participe à la bataille de Hattin, or, à plusieurs reprises, lors des scènes dans le couvent, l’action se déroule devant une belle verrière dont les remplages flamboyants à soufflets sont caractéristiques du… xve siècle ! C’est un peu comme si on représentait Louis XIV devant l’Arche de la Défense.
  • En effet, pour remettre les idées en place ou vous éclairer : La bataille de Hattin ou bataille de Tibériade eut lieu le 4 juillet 1187 aux Cornes (ouFourches) de Hattin (Kouroun-Hattin), à proximité du lac de Tibériade, en Galilée.La Galilée (hébreu:hagalil-הגליל; arabe:al-jaleel-الجليل; signifie circuit) est une large région située dans le nord d’Israël, traditionnellement divisée en trois parties:
    • Haute Galilée ;
    • Basse Galilée ;
    • Galilée occidentale, aussi appelée « La côte Nord d’Israël ».

    Elle comprend également le plateau du Golan, occupé par l’armée israélienne suite à la guerre des Six Jours puis annexé par l’État hébreu le 14 décembre 1981 malgré une condamnation par leConseil de sécurité des Nations unies.

  • Elle opposa déjà en temps des croisades les armées du royaume de Jérusalem, dirigées par Guy de Lusignan, et de Saladin. Toujours  notre époque, le partage des terres n’est pas résolu.
Pour être complète dans cette présentation, voici qui est
  • Guy de Lusignan :
Guy de Lusignan (1159 † 1194), est un comte de Jaffa et d’Ascalon de 1180 à 1186roi de Jérusalem de 1186 à 1192, et roi à Chypre1 de 1192 à 1194. Il est fils de Hugues VIII le Vieux,seigneur de Lusignan et comte de la Marche, et de Bourgogne de Rançon.Cadet sans fortune, les intrigues de son frère Amaury lui font épouser la princesse Sibylle de Jérusalem, héritière du royaume de Jérusalem. Il montre rapidement ses limites à assurer le gouvernement et l’avenir du royaume, aussi son beau-frère Baudouin le Lépreux l’écarte de la succession et désigne son neveu Baudouin V pour lui succéder. Mais la mort de ce dernier amène Guy de Lusignan et Sibylle au pouvoir. Moins d’un an plus tard, ses maladresses ont apporté le désastre aux croisés, sous la forme de la défaite de Hattin, et Saladin conquiert la plus grande partie du royaume. Seul Conrad de Montferrat le tient en échec devant la ville de Tyr. Guy libéré, la rivalité éclate entre Guy et Conrad, et finit par aboutir à un compromis, où Conrad devient roi de Jérusalem et Guy reçoit l’île de Chypre de Richard Cœur de Lion.

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