Parcours de Dominique Strauss Kahn – notre DSK national, devenu célèbre à international malgré nous.

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Dominique Strauss-Kahn

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N’hésitez pas à participer et à citer vos sources.
Dominique Strauss-Kahn
Dominique Strauss-Kahn en 2008.

Dominique Strauss-Kahn en 2008.

Mandats
10e directeur général du Fonds monétaire international
1er novembre 2007 – 18 mai 2011
(3 ans, 6 mois et 17 jours)
Prédécesseur Rodrigo Rato
Successeur John Lipsky (par intérim)
Christine Lagarde
Ministre de l’Économie, des Finances
et de l’Industrie
4 juin 1997 – 2 novembre 1999
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Jean Arthuis
Successeur Christian Sautter
Maire de Sarcelles
18 juin 1995 – 3 juin 1997
Prédécesseur Raymond Lamontagne
Successeur François Pupponi
Ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur
Ministre délégué de 1991 à 1992
16 mai 1991 – 29 mars 1993
Président François Mitterrand
Gouvernement Édith Cresson
Pierre Bérégovoy
Député de la 8e circonscription du Val-d’Oise
2 avril 2001 – 19 octobre 2007
Prédécesseur Raymonde Le Texier
Successeur François Pupponi
12 juin 1997 – 4 juillet 1997
Prédécesseur Pierre Lellouche
Successeur Raymonde Le Texier
23 juin 1988 – 16 juin 1991
Successeur Bernard Angels
Député de la Haute-Savoie
(élu à la proportionnelle)
2 avril 1986 – 14 mai 1988
Biographie
Nom de naissance Dominique Gaston André
Strauss-Kahn
Surnom DSK
Date de naissance 25 avril 1949 (62 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Neuilly-sur-Seine (Seine)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Conjoint Anne Sinclair
Diplômé(e) de HEC Paris
Sciences Po
Université Paris X
ISUP
Profession Professeur d’économie
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Dominique Strauss-Kahn (surnommé « DSK »), né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine, est un économiste et homme politique français.

Il est successivement professeur d’économie à l’Université Paris-X-Nanterre, député socialiste à partir de 1986, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale de 1988 à 1991, ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur dans les gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy.

Maire de Sarcelles de 1995 à 1997, il contribue à la victoire de la majorité plurielle et devient ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie du gouvernement Lionel Jospin. Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999, il démissionne et retrouve son siège de député en 2001, après des non-lieux. Candidat à la primaire présidentielle socialiste de 2006, il est battu par Ségolène Royal.

Il est directeur général du Fonds monétaire international (FMI) du 1er novembre 2007 au18 mai 2011, date de sa démission après sa mise en cause à New York dans le cadre d’une accusation de crimes sexuels. Inculpé le 19 mai 2011, il plaide « non coupable » le 6 juin suivant, ce qui ouvre la voie à un procès pénal.

Biographie

Enfance

Dominique Gaston André Strauss-Kahn1 est le fils de Jacqueline Fellus2, journaliste, d’origine ukrainienne (Odessa) et tunisienne3 et de Gilbert Strauss-Kahn4, conseiller juridique et fiscal et membre du Grand Orient de France5. Du côté maternel, Jacqueline Fellus est la fille de Shemaoun André Fellus, fils de Haim et Taina Hagège, originaires de Tunisie, et de Blanche Breitman, fille de Grégor et Tatiana Berkoff, originaires d’Odessa6. Du côté paternel, Gilbert Strauss est le fils d’Yvonne Stengel (née en 1892 à Lunéville), et fils naturel de Gaston Strauss (1875, à Bischwiller-1934) et fils adoptif (par adoption de son père Gilbert) de Marius Kahn (cousin de Gaston), tous deux mariés successivement avec Yvonne Stengel.

Issu d’une famille juive7,8 installée au Maroc en 19519, il grandit à Agadir. La famille quitte le Maroc à la suite du tremblement de terre d’Agadir de 1960, pour Monaco.

Vie de famille

Après avoir rencontré Hélène Dumas en 1963 (au cours d’un pique-nique sur la plage de Menton avec des élèves du lycée Albert-Premier à Monaco10), il l’épouse en 196711et ils ont ensemble trois enfants (Vanessa, Marine et Laurin).

Il divorce d’avec Hélène Dumas et il se remarie en deuxièmes noces en 198612 avec Brigitte Guillemette, alors PDG du Groupe Corolle PR, filiale du groupe Mattel13, avec laquelle il a une autre fille, Camille, née en 198514,15.

À nouveau divorcé en 1989, il épouse en troisièmes noces, le 26 novembre 19919,Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentatrice de l’émission politique dominicaleSept sur sept, elle-même divorcée du journaliste Ivan Levaï. Les témoins des mariés sont pour Anne Sinclair la philosophe Élisabeth Badinter et la productrice Rachel Kahn (épouse de Jean-François Kahn), pour Dominique Strauss-Kahn son père Gilbert et son ami Lionel Jospin16.

Études

Après des études secondaires à Monaco au lycée Albert-Premier et à Paris au lycée Carnot, il est admis à l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC), dont il est diplômé en 1971, puis entre à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), dont il est diplômé en 1972 (section Service public), et à l’Institut de statistique de l’université Paris-VI (ISUP). Il obtient en 1972 une licence en droit public et en 1975 un doctorat ès sciences économiques à l’université Paris X.

Sa thèse de doctorat, publiée en 1977, est intitulée Économie de la famille et accumulation patrimoniale14.

En plus du français, il maîtrise plusieurs langues : l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’italien17.

Carrière de fonctionnaire et d’avocat d’affaires

Assistant, puis maître-assistant à l’université Paris-X, après son échec au concours d’entrée de l’École nationale d’administration (ENA), il est reçu au concours d’agrégation de l’enseignement supérieur en sciences économiques en 1977 et est nommé maître de conférences, puis professeur des universités, à l’université Nancy-II avant sa mutation à l’Université Paris X en 1981. En 1982, il rejoint les services duCommissariat au Plan comme chef de service du financement, puis comme commissaire général adjoint jusqu’à son élection à l’Assemblée nationale en 1986. Il cesse ses enseignements durant cette période. Il cesse également ses enseignements en 1991 lors de sa nomination comme ministre. Après sa défaite aux élections législatives de 1993, il crée le cabinet DSK Consultants et devient avocat d’affaires. Après sa démission du gouvernement Lionel Jospin, il reprend ses fonctions universitaires et est nommé en 2000 à l’Institut d’études politiques de Paris où il enseigne la microéconomie et la macroéconomie jusqu’à sa nomination au FMI.

Il enseigne également à l’ENA, à HEC (Paris) et à l’université Stanford aux États-Unis en tant que professeur invité18.

Il travaille au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lie notamment d’amitié avec André Masson, actuel directeur de recherche au CNRSà l’École d’économie de Paris, et Denis Kessler, futur vice-président du MEDEF. Ce dernier devient son assistant à Nanterre, puis le remplace en 1982 à la direction de son laboratoire de recherche, alors qu’ils écrivent et publient ensemble L’Épargne et la retraite.

Débuts en politique

Proche du Parti communiste français (PCF), il s’en éloigne « en apprenant l’économie »19.

Il adhère en 1976 au Parti socialiste. Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement, il se rapproche de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS, qu’il conseille à partir de 198120. Il est secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (19861988), puis de l’économie et des finances (19881989).

Les militants socialistes de la Haute-Savoie rejettent sa candidature en vue des élections législatives de 1986, mais celle-ci est imposée par la direction nationale21 ; il est finalement élu député au scrutin proportionnel le 16 mars 1986. Deux ans plus tard, il quitte la Haute-Savoie pour se présenter dans la huitième circonscription du Val-d’Oise. Élu au second tour, il devient alors président de la Commission des finances. C’est à cette époque qu’il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l’Industrie en 1991).

À l’automne 1988, il participe à l’examen du projet de loi du gouvernement Michel Rocard qui vise à réintroduire l’impôt de solidarité sur la fortune. Alors que le Premier ministre propose de plafonner le montant de l’ISF et de l’impôt sur le revenu à 80 % des ressources d’un ménage, Dominique Strauss-Kahn cosigne un amendement pour un bouclier fiscal à 70 %22.

En 1991François Mitterrand le nomme ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d’Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, jusqu’aux élections législatives de 1993.

Pendant la Guerre du Golfe, à laquelle participe la France, et alors qu’Israël est bombardé par les Scud irakiens, Dominique Strauss-Kahn déclare : « Je considère que tout juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël23,24. »

Au second tour des élections législatives de 1993, ne recueillant que 48,8 % des suffrages exprimés, Dominique Strauss-Kahn perd son mandat de député dans la circonscription de Sarcelles et Garges-les-Gonesse au profit de Pierre Lellouche. Cette même année, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence. Désormais privé de mandat, contrairement à certains députés (issus de la fonction publique et pouvant donc y retourner), l’ancien ministre crée alors le cabinet d’avocat DSK Consultants.

En février 1993, il projette la création du futur Cercle de l’industrie avec Raymond Lévy, patron de Publicis. Y seront représentés Rhône-Poulenc, Lafarge, Péchiney, Elf, L’Oréal, Bull, Schneider, Renault, Total, BSN… Dominique Strauss-Kahn et Raymond Lévy, alors PDG deRenault, créent le « Cercle de l’Industrie », en juin 1993. Il s’agit d’un cercle spécialisé dans la défense de l’industrie française à Bruxelles. Il en est le vice-président représentant la gauche et y côtoie notamment des personnalités et industriels comme Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent FabiusVincent BolloréAlain Lamassoure (ancien député UDF, passé à l’UMP), Benoît Potier (PDG d’Air Liquide). Vingt-cinq dirigeants de grandes entreprises françaises sont membres du Cercle de l’industrie25.

Briguant le poste de premier secrétaire du Parti socialiste en 1994, Dominique Strauss-Kahn est battu par Henri Emmanuelli. Élu maire deSarcelles en juin 1995, il crée des emplois jeunes et des zones franches, en vue de permettre un développement de l’emploi. C’est à partir de cette expérience qu’il nourrit notamment le programme économique du Parti socialiste de Lionel Jospin, en remettant aussi au goût du jour l’idée portée par les syndicats CFDT et CGT de la réduction de la durée légale du travail à 35 heures sans baisse de salaire.

Ministre de l’Économie et des Finances

En 1997Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Dominique Strauss-Kahn cède son mandat de maire à François Pupponi.

Ce ministère régalien lui vaut d’être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Île-de-France, que la gauche remporte. Il joue alors un rôle de « locomotive politique » et affirme ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l’exécutif régional : c’est doncJean-Paul Huchon qui devient président du conseil régional. Dominique Strauss-Kahn tente d’organiser son influence au sein de son parti, mais s’il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d’un courant politique dénommé Socialisme et démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l’attraction qu’il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.

Alors qu’il est à l’origine du programme économique du PS qui prévoit la mise en place des 35 heures et des emplois jeunes, Lionel Jospin confie la mise en route de ce dispositif à Martine Aubry ministre de l’Emploi et de la Solidarité auquel cette dernière était initialement hostile. Dominique Strauss-Kahn exprime toutefois quelques réserves sur la méthode de mise en place des 35 heures.

Dominique Strauss-Kahn fait adopter une baisse de la TVA sur les travaux de rénovation dans le bâtiment, ramenée à 5,5 %, afin de relancer l’activité du secteur ; la conjoncture favorable en Europe permet un redressement partiel des comptes budgétaires (déficit au-delà de 3 %sous le gouvernement Alain Juppé) et permet à la France de rejoindre la zone euro.

Bien que le programme économique du Parti socialiste, dont il a la charge, y soit opposé, la France doit, au tournant des années 1990-2000, se mettre en conformité avec les règlements adoptés par la Commission, le Conseil et le Parlement européens en matière de concurrence. Au cœur de cette période, au titre du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Dominique Strauss-Kahn, comme tous les titulaires de ce ministère, supervise des ouvertures du capital engagées de longue date comme celle de France Telecom, ou certainesprivatisations d’entreprises publiques qui n’ont selon lui plus vocation à rester dans le giron de l’État, après que celui-ci les eut remises sur pied au cours des seize années passées, depuis la vague de nationalisation de 1982. Ses détracteurs dans la gauche antilibérale et son propre parti lui reprochent la responsabilité de « privatisations massives ». Il abroge la loi Thomas sur les fonds de pension et pose les fondements du Conseil d’orientation des retraites (COR), lequel verra le jour en 2000 alors qu’il aura quitté le gouvernement.

En 1999, Dominique Strauss-Kahn est mis en cause dans plusieurs affaires, dont l’affaire de la MNEF. Les questions portent sur son rôle en tant que consultant, à une époque où il n’exerce aucun mandat exécutif ni parlementaire national et sur sa profession d’avocat d’affaires quand il négocie au titre d’« apporteur d’affaires » l’entrée de la Compagnie générale des eaux (CGE) au sein d’une holding de la MNEF, Raspail participation26. Dominique Strauss-Kahn est également l’objet de soupçons d’emploi fictif dans une filiale du groupe pétrolier ELF Aquitaine, au profit de sa secrétaire27. Il est de plus mis en cause dans l’affaire de la cassette Méry28 pour « trafic d’influence » (une remise fiscale octroyée au couturier Karl Lagerfeld)29. Pour se défendre sans affaiblir le gouvernement Jospin, il démissionne de son poste ministériel le 2 novembre 1999, il est remplacé par Christian Sautter. Après deux ans d’instruction, la justice prononce successivement des non-lieux ou relaxes à l’égard de Dominique Strauss-Kahn, dont la dernière en novembre 200130.

Dans l’opposition

Dominique Strauss-Kahn au meeting socialiste organisé auZénith, le 29 mai 2007.

Après la défaite de Lionel Jospin et la réélection de Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle de 2002, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, dans la 8e circonscription du Val-d’Oise, avec 55,01 % des suffrages exprimés au second tour31. Ces élections législatives permettent à la droite d’obtenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le Parti socialiste devient alors le principal parti d’opposition.

Dominique Strauss-Kahn est successivement secrétaire national du PS (2002-2003), membre du bureau national du PS (2003-2005), secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005-juin 2007). À la fin de l’année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste pour 2007.

En parallèle, il cofonde en 2003 le club de réflexion À gauche, en Europe avec Michel Rocard qui le soutient depuis lors. Il préside également avec Jean-Christophe Cambadélis le courant Socialisme et démocratie au sein du Parti socialiste.

Ayant privatisé nombre d’entreprises lors de son passage au gouvernement Jospin, il envisage dans La Flamme et la cendre (2002) l’ouverture de capital d’EDF pour permettre des partenariats industriels. Il s’oppose ensuite aux privatisations d’EDF et de GDF en estimant qu’elles ne s’insèrent pas dans des schémas industriels, mais considère qu’en l’état des finances publiques, la renationalisation d’EDF ne doit pas constituer une priorité d’un futur gouvernement socialiste.

Dominique Strauss-Kahn anime un des premiers blogs d’homme politique national qui fait figure de référence (avec celui d’Alain Juppé)32. L’opération de chirurgie esthétique de sa paupière tombante en 2003, accompagnée d’un régime et d’un bronzage permanent, fait qu’il est considéré par la presse comme un candidat à la course à la présidentielle33.

En mai 2005, il participe à l’édition d’un DVD en faveur du « oui » au Traité de Rome de 2004. Il s’investit de manière soutenue pour imposer le « oui de gauche ». À l’issue d’une campagne particulièrement animée, le « non » l’emporte en France avec 54,67 %.

Il se positionne en faveur d’une refonte profonde du système universitaire, qui doit pour lui s’accompagner d’une augmentation très significative des moyens consacrés à l’enseignement supérieur. Constatant que le pourcentage d’une classe d’âge diplômé du supérieur est de 30 % en France contre 80 % en Corée du Sud ou en Suède et de 50 % aux États-Unis, Dominique Strauss-Kahn insiste avec force sur l’ampleur des changements à entreprendre. Ainsi, le 17 septembre 2006, il déclare : « Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux. Il faut créer une concurrence entre les établissements et mettre fin à l’hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n’empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire. » Il ajoute : « Pour moi, il n’y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c’est bon pour son image. Mais ce n’est pas dans les mœurs34. »

En 2006, le Parti socialiste organise une primaire pour choisir son candidat à l’élection présidentielle de 2007. Dominique Strauss-Kahn se présente contre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Incarnant la sensibilité sociale-démocrate, il compte sur la coopération de François Hollande qu’il a soutenu au congrès du Mans en 200520 et d’une équipe regroupant notamment Pierre MoscoviciJean-Christophe CambadélisMichel DestotCatherine TrautmannAlain RichardClaude ÉvinJean-Paul Huchon. Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard et de Robert Badinter, ainsi que du mouvement Socialisme et démocratie jeunes, la branche « jeunesse » de son courant également présente mais minoritaire (15 à 20 %) au sein du Mouvement des jeunes socialistes. Le 16 novembre 2006, il termine deuxième du vote des militants, avec 20,69 % des voix, loin derrière Ségolène Royal (60,65 %), qui l’emporte dès le premier tour et le devance y compris dans la fédération du Val-d’Oise.

Après la défaite de Ségolène Royal, à l’élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn appelle à une rénovation du PS, vers une voie sociale-démocrate, à l’image du tournant pris par beaucoup de partis socialistes européens35.Il se présente aux élections législatives de 2007, dans la huitième circonscription du Val-d’Oise, notamment face à Sylvie Noachovitch (UMP), Francis Parny (PCF) etJean-Michel Cadiot (UDF-MoDem). Il arrive deuxième au premier tour de l’élection législative, devancé de 90 voix par Sylvie Noachovitch(UMP) et l’emporte au second tour, avec 55,47 % des voix36.

Directeur général du Fonds monétaire international

Désignation

Dominique Strauss-Kahn est candidat en 2007 à la direction générale du Fonds monétaire international37, il est activement soutenu par Jean-Claude JunckerRomano Prodi et Nicolas Sarkozy38. Ce soutien européen provoque le renoncement de Marek Belka, candidat soutenu par la Pologne.

Après une tournée mondiale des principales capitales, les États-Unis, la Chine et une importante majorité des pays d’Afrique39 lui donnent leur soutien, tandis que la Russie tente de contrer cette candidature en proposant Josef Tošovský, ancien Premier ministre tchèque, à ce poste. De même, les pays émergents, à travers une déclaration du G24, demandent à ce que soit revue la règle tacite de la nomination d’un Européen à la tête du FMI40 et le Financial Times dénonce ouvertement cette nomination dans son éditorial du 28 août 200741.

Le 28 septembre 2007, Dominique Strauss-Kahn est nommé directeur général du FMI42. Il prend ses fonctions le 1er novembre 2007. Entre temps, il démissionne de son poste de député du Val-d’Oise, le 19 octobre 2007.

Selon le magazine l’Express, sa rémunération annuelle totale en tant que directeur général du FMI s’élève à 496 280 USD (nets d’impôt): 420 930 USD auxquels s’ajoute une allocation de frais de 75 350 USD43. En 2010, elle s’élève selon ABC News, à 530 000 USD44.

Actions

Dominique Strauss-Kahn aux côtés deCristina Fernández de Kirchner et de Jan Peter Balkenende, le 22 septembre 2009.

Dominique Strauss-Kahn avec Jean-Claude Trichet et Mario Draghi.

À son arrivée, il met notamment en place un plan de départs volontaires pour 600 cadres et salariés, et vend une partie des stocks d’or du FMI45.

Le Wall Street Journal révèle, le 18 octobre 2008, qu’une enquête interne est ouverte au FMI pour savoir si Dominique Strauss-Kahn fait preuve de favoritisme au sein de l’organisation en faveur de sa maîtresse, Piroska Nagy, ancienne responsable du département Afrique du Fonds46. Cette dernière l’accuse d’avoir abusé de sa position :

« M. Strauss-Kahn a abusé de sa position pour entrer en relation avec moi […] Je n’étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. […] J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais […]. Je crains que cet homme n’ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes47. »

L’avocat de Dominique Straus-Kahn, William Taylor a défendu avec succès le patron du FMI, dans le cadre de l’affaire Piroska Nagy.

Réputé « homme à femmes »48,49 et « drague[ur] » de manière « très lourde, très appuyée » d’après Aurélie Filipetti50,51,52,53, Dominique Strauss-Kahn présente publiquement ses excuses à son épouse Anne Sinclair, ainsi qu’au personnel du Fonds monétaire international pour avoir fait « une erreur de jugement » en ayant une liaison avec une subordonnée54 et le 25 octobre, il est disculpé par l’enquête du FMI dont le doyen du conseil d’administration souligne toutefois qu’il a commis des actes « regrettables et reflétant une grave erreur de jugement55 ». À ce sujet, le journaliste Jean Quatremer écrit en 2007 : « Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant […], il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France)56. »

Le 6 mai 2011, à la suite de l’affaire Piroska Nagy, le harcèlement devient un motif de licenciement au FMI57.

À la tête du FMI, Dominique Strauss-Kahn se prononce pour la régulation du capitalisme à l’échelle mondiale58. Il se situe en rupture avec plusieurs intellectuels de gauche en s’opposant à la taxe Tobin soutenue par des économistes comme Joseph E. Stiglitz ou Lawrence Summers59. La rupture avec les positions classiques de la gauche s’est aussi illustrée à la tête de l’institution financière dans la mise en œuvre des politiques de rigueur touchant la Grèce, l’Espagne ou l’Irlande et fortement critiquées par les syndicats60.

En mai 2010, Dominique Strauss-Kahn persuade les dirigeants de la zone euro de la nécessité que le FMI accorde un prêt de 30 milliards d’euros à la Grèce, dans une situation économique désastreuse61. Son action à la tête du FMI est alors contestée par plusieurs dirigeants de la gauche française, comme Jean-Luc MélenchonArnaud Montebourg ou Ségolène Royal, qui l’accusent de remettre en cause les acquis sociaux dans des pays en difficulté (baisse des salaires des fonctionnaires, coupes dans les dépenses publiques ou de santé, allongement de la durée du travail…), tout en refusant de soutenir le projet de taxe sur les transactions financières62,63,64.

À la suite de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn le 14 mai 2011, et conformément aux procédures du Fonds monétaire international,John Lipsky, premier directeur général adjoint, est désigné le 15 mai 2011 par le conseil d’administration pour assurer la direction par intérim du FMI65,66. Dominique Strauss-Kahn annonce le 18 mai 2011 sa démission, tout en réfutant « avec la plus extrême fermeté tout ce qui lui est reproché »67,68.

Place dans le paysage politique français

En juillet 2009, il est, pour la première fois, désigné « personnalité politique préférée des Français » (ex-æquo avec Jacques Chirac) par le baromètre IFOP de l’hebdomadaire Paris Match, avec 73 % d’opinions positives69. Sa fonction au FMI lui imposant un devoir de réserve, Dominique Strauss-Kahn ne peut s’exprimer sur la politique française durant son mandat.

Lors du débat sur la réforme des retraites, Dominique Strauss-Kahn déclare qu’il n’y a pas « de dogme » sur le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans70,71, tandis que le FMI publie un rapport qui préconise le relèvement de l’âge de départ à la retraite comme « point de départ de la réforme »72. Cette opposition avec la position du Parti socialiste suscite surprise et incompréhension dans son parti73.

Au fil des mois, son retour en France est régulièrement évoqué et sa candidature apparaît probable pour ses partisans et les médias français (selon BFM TV, il avait l’intention d’annoncer officiellement sa candidature à la primaire socialiste le 28 juin 2011)74,75. Dominique Strauss-Kahn est alors en tête dans les sondages en vue de la primaire socialiste de 2011 et de l’élection présidentielle de 2012.

En mai 2011, les médias diffusent la photographie montrant le couple Strauss-Kahn monter dans une Porsche Panamera, qui appartient àRamzi Khiroun, porte-parole du groupe Lagardère et un des conseillers en communication de l’homme politique76,77. Dans le même temps, les médias font état de l’important patrimoine du couple Strauss-Kahn, qui possède une maison à Georgetown (Washington, D.C.), deux appartements à Paris, un situé place des Vosges et l’autre dans le XVIe arrondissement, et un riad à Marrakech, de même que des collections d’œuvres d’art appartenant à Anne Sinclair, dont la valeur est estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros78,79,80,81.

L’affaire judiciaire au retentissement international qui le contraint à démissionner du FMI compromet les chances de Dominique Strauss-Kahn de participer à la primaire socialiste de 2011 en vue de l’élection présidentielle de 201282,83. Sa cote de popularité s’effondre alors passant de 43% d’opinions favorables en mai à 17% en juin84.

Accusation d’agression sexuelle à New York

Article détaillé : Affaire Dominique Strauss-Kahn.

Le 14 mai 2011, soupçonné d’agression sexuelle envers une femme de chambre dans une suite de l’hôtel Sofitel de Manhattan, il est arrêté alors qu’il vient d’embarquer dans un avion en partance pour Paris, à l’aéroport international John-F.-Kennedy de New York85. Le 16 mai, Melissa Carow Jackson, juge du tribunal pénal de la ville de New York (en)note 1, lui signifie les sept chefs d’accusation retenus contre lui86, refuse sa mise en liberté sous caution et demande son maintien en détention provisoire à la prison de Rikers Island87. Un grand jurynote 2l’inculpe formellement le 19 mai 201188. Le même jour, Michael J. Obus, juge de la Cour suprême de l’État de New York, accepte sa mise enliberté sous caution avec plusieurs conditions89. Le 20 mai, Dominique Strauss-Kahn est transféré de la prison de Rikers Island à un appartement de l’immeuble sis au 71, Broadway90, pour y être placé en résidence surveillée. Le 25 mai, il quitte cet appartement pour une maison située au 153, Franklin Street, dans le quartier de TriBeCa91.

Au cours de l’audience du 6 juin 2011 consacrée à la lecture officielle de l’acte d’accusation, Dominique Strauss-Kahn plaide « non coupable », ce qui ouvre la voie à un procès pénal92. Lors de l’audience du 1er juillet 201193, Dominique Strauss-Kahn est libéré sur parole, en raison de problèmes liés à la crédibilité de la plaignante, qui aurait menti à plusieurs reprises à la police et au Grand Jury depuis sa première déclaration. Les charges retenues contre Strauss-Kahn sont maintenues94.

Plainte de Tristane Banon

Article détaillé : Tristane Banon.

Le 4 juillet 2011, Tristane Banon et son avocat David Koubbi annoncent un dépôt de plainte contre Dominique Strauss-Kahn. L’écrivaine l’accuse d’avoir tenté de la violer en 2003. Le même jour, les avocats français de celui-ci annoncent que leur client porte plainte pour dénonciation calomnieuse.

Détail des mandats et fonctions

Dominique Strauss-Kahn lors d’un meeting à Toulouse, le 13 avril 2007.

Fonctions internationales

Mandats nationaux

  • Député :
    • 2 avril 1986 – 14 mai 1988 : député de Haute-Savoie
    • 23 juin 1988 – 16 juin 1991 : député de la 8e circonscription du Val-d’Oise
    • 12 juin 1997 – 4 juillet 1997 : député de la 8e circonscription du Val-d’Oisenote 4
    • 2 avril 2001 – 18 juin 2002 : député de la 8e circonscription du Val-d’Oise
    • 19 juin 2002 – 19 juin 2007 : député de la 8e circonscription du Val-d’Oise
    • 20 juin 2007 – 19 octobre 2007 : député de la 8e circonscription du Val-d’Oisenote 5

Mandats locaux

Fonctions politiques

  • Secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (1986 – 1988), puis de l’économie et des finances (1988 – 1989)
  • Secrétaire national du PS (2002 – 2003), membre du bureau national du PS (2003 – 2005) ; secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005 – juin 2007)

Décorations et distinctions

De nouvelles révélations dans l’affaire DSK

Par Caroline Vigoureux

Publié le 29 juin 2011 à 10h12

Mis à jour le 29 juin 2011 à 10h12

Dans le livre à paraître jeudi, on y apprend notamment la réaction d'Anne Sinclair. Dans le livre à paraître jeudi, on y apprend notamment la réaction d’Anne Sinclair. © Reuters

Le livre à paraître jeudi Le roman vrai de DSK révèle de nouveaux éléments.

Une première version était parue le 5 mai. Quelques jours plus tard,éclatait l’affaire DSK. Le journaliste Michel Taubmann a donc choisi d’éditer une nouvelle version du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn(Editions du Moment), à paraître jeudi. Dans un chapitre intitulé Postface, on y apprend notamment la réaction d’Anne Sinclair ou encore quelques détails sur la rencontre entre DSK et la journaliste Tristane Banon. Sur le fond, aucun enseignement ne peut être tiré de ces révélations mais ces quelques éléments devraient intéresser de près les enquêteurs américains.

Le mail d’Anne Sinclair. « Pas de doute sur le fond. Mais très inquiète quand même ». Ce sont les mots écrits le 19 mai par Anne Sinclair dans un mail destiné au journaliste Michel Taubmann, rapporte Le Figaro. Ce mail a été écrit au moment où DSK était incarcéré à la prison de Rikers Island et attendait de savoir si le juge lui accorde la liberté conditionnelleou pas. « Dominique est un homme bien, honnête et droit », assurait-elle au journaliste quelques jours après les faits présumés d’agressions sexuelles. »Je crois en lui plus que jamais. Notre couple est d’une solidité à toute épreuve. Nous sortirons de ce drame ensemble, dignes et droits, main dans la main », poursuit l’épouse de DSK, toujours selon le récit de Michel Taubmann.

La conviction de la sœur de DSK. Dans une réponse au journaliste datée du 15 mai, Valérie Strauss-Kahn, la sœur de DSK, se dit « sûre qu’il est incapable de violence à l’égard d’une femme ». Elle écrit que « Dominique (…) est un homme doux, tout comme [son] frère Marco. Ils ont été élevés par une mère qui les adorait. Mes parents nous ont transmis des valeurs, le respect des droits de l’homme, le respect de la femme, le respect des faibles. Toute notre éducation repose sur la parole, le dialogue, jamais la violence », relate-t-elle. « Dans ma famille, les hommes sont doux (..) Dominique aussi est gentil, généreux, plus sensible qu’on ne le croit. Je ne sais pas ce qui s’est passé à New York mais je peux témoigner que les valeurs de notre éducation sont à l’opposé de toute violence physique. Ni mes frères ni moi n’avons jamais reçu aucune gifle, aucune fessée de nos parents. Je n’ai jamais vu Dominique lever la main sur quiconque », poursuit Valérie Strauss-Kahn.

Le récit de Tristane Banon. Dans un livre qu’elle avait publié en 2003,Erreurs avouées, la journaliste raconte sa rencontre avec DSK mais ne fait à aucun moment allusion à une agression sexuelle, rapporte Le Parisien. Avant que le chapitre en question ne soit retiré sous la pression du camp DSK, elle écrivait : « Je n’ai rien vu venir, je l’ai harcelé, même ». Selon le quotidien, elle qualifie les réponses de DSK de « belle compilation de déclarations télévisées sans intérêt ». Elle raconte aussi les confessions de celui qui est à l’époque député : « A posteriori, toutes les erreurs que j’ai commises dans ma vie auraient pu être évitées. Pourtant, on fait généralement des erreurs parce qu’on a accepté, à un moment ou à un autre, de prendre des risques ». Il poursuit : « contrairement à une idée reçue, je ne pense pas que l’on commette de moins en moins d’erreurs avec l’expérience ; on en fait juste d’autres, des nouvelles ». A la fin de l’un des deux entretiens prévus, DSK lui demande : « Quand vous reverrai-je? ». Un récit loin de celui qu’elle avait livré en février 2007, sur le plateau de l’émission Paris Première, où elle avait raconté avoir été sexuellement agressée par l’ancien patron du FMI.

DIMANCHE 10 JUILLET 2011
A la Une : encore et toujours le feuilleton de «l’affaire DSK»

A la Une de la presse hebdomadaire, encore et toujours le feuilleton de « l’affaire DSK ». “The show must go on”, lance Paris-Match, qui ne s’y trompe pas. Dominique Strauss-Kahn est en Une de pratiquement tous les grands hebdomadaires français. A peine l’ex-directeur général du FMI pouvait-il se croire tiré d’affaire aux Etats-Unis qu’éclate en France « l’autre affaire DSK »,celle de Tristane Banon, du nom de cette jeune romancière qui a porté plainte pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn.

La jeune femme s’est confiée à L’Express. Elle raconte par le menu la présumée tentative de viol dont elle prétend avoir été victime ce jour de l’année 2003 où elle était allée interviewer Dominique Strauss-Kahn dans un appartement parisien. Et elle explique pourquoi, huit ans après les faits, elle a décidé de porter plainte. « Voir Strauss-Kahn libre, dîner dans un restaurant de luxe entre amis, ça me rend malade », dit-elle, évoquant ainsi le très médiatisé dîner à New-York du couple Strauss-Kahn avec des amis le soir de la levée du contrôle judiciaire renforcé de l’ancien directeur général du FMI. « Je voudrais que l’on m’entende, parce que j’ai peut-être enfin une chance d’être écoutée », requiert Tristane Banon dans L’Express, étant rappelé que c’est sa mère, élue socialiste, qui l’avait, à l’époque, dissuadée de porter plainte.

La mère, justement, Anne Mansouret, s’est confiée à l’hebdomadaire Marianne. « Ma fille était très mal, mais Tristane est la filleule de la seconde femme de Dominique Strauss-Kahn (…) c’était délicat pour des raisons familiales et amicales de porter plainte, » confesse-t-elle. Perfide, Marianne lâche sans ménagement : « Il semble qu’à l’époque, Anne Mansouret cherchait moins à protéger sa fille qu’à obtenir un poste grâce à ses relations au sein du PS ».Et l’hebdomadaire enfonce le clou : « En échange, le président de la région lui (a) réservé une place en 2004 ».

De son côté, Dominique Strauss-Kahn a très vite réagi. La scène que Tristane Banon raconte est« imaginaire », dit-il à son biographe Michel Taubmann. Et dès l’annonce du dépôt de plainte de Tristane Banon, les avocats de DSK ont décidé de porter plainte à leur tour pour dénonciation calomnieuse.

Nafissatou 1 vs Nafissatou 2

Mais la presse hebdomadaire revient surtout, et abondamment, sur le coup de théâtre des mensonges de la femme de chambre guinéenne, Nafissatou Diallo ; Pour Le Nouvel Observateur, « le fossé est tellement immense entre Nafissatou première version et“Nafissatou 2” qu’il oblige à s’interroger sur la façon dont la police et les procureurs de Manhattan ont conduit leur enquête », souligne Le Nouvel Observateur. Dans un dossier de vingt pages, l’hebdomadaire se penche sur « l’intrigue de Manhattan ». Mais Le Nouvel Observateur, concède qu’on peut « avoir menti sur son passé, entretenir des relations avec un trafiquant de drogue, voire se livrer à la prostitution et être victime d’un crime sexuel ».

Argument repris par le porte-parole des Guinéens de New-York, ce matin, dans le Journal du Dimanche. « Oui, Nafissatou Diallo a menti pour échapper à un destin tragique (…) Cela ne fait pas d’elle une mauvaise personne », dit-il, avant de faire remarquer que rien « ne permet de dire si elle a été violée ou non ».

Seulement voilà. Le mal est fait au sein de la communauté guinéenne de New-York, à majorité peule, où, « de victime, Nafissatou Diallo est devenue paria », rapporte Le Point.L’hebdomadaire résume : Nafissatou « a doublement trahi : par ses mensonges et en dirigeant les soupçons des autorités sur l’ensemble de la communauté, alors que cette dernière s’efforce de raser les murs dans un pays rude à beaucoup d’égards ».

A noter que, pour la première fois depuis le début de l’affaire, Nafissatou Diallo apparaît en photo à visage découvert dans Paris-Match, VSD, Le Parisien Dimanche et Le Figaro Magazine,tandis que les autres titres continuent de respecter le droit à l’image de la jeune femme en continuant d’apposer un bandeau sur ses yeux.

DSK : imper et passe son tour

Et puis les hebdomadaires reviennent longuement sur les conséquences politiques de cette affaire en France. Sondages à l’appui, les hebdos s’interrogent sur l’éventuel retour de Dominique Strauss-Kahn en politique au cas où aucune charge ne serait retenue contre lui par la justice américaine.

Le Figaro Magazine publie ainsi une enquête Opinionway selon laquelle les deux tiers des Français ne souhaitent pas qu’il soit candidat à l’élection présidentielle de 2012 et les trois-quarts pensent qu’il ne sera pas candidat à cette élection. Du côté des sympathisants du Parti socialiste, ils seraient en revanche 55 % à souhaiter qu’il soit candidat, mais 69 % à penser qu’il ne le sera pas.

Sondage BVA, cette fois-ci, dans le Nouvel Observateur, avec des résultats sensiblement différents. 54 % des Français et 38 % des sympathisants socialistes ne souhaitent pas qu’il soit candidat. Et 63 % des Français et 55 % des sympathisants socialistes pensent qu’il ne sera pas candidat.

De droite comme de gauche, la presse hebdomadaire ne dit pas autre chose dans ses commentaires.

Sans surprise, Le Figaro Magazine affirme que l’accumulation d’affaires à caractère sexuel autour de DSK « compose un portrait qui, sans être celui d’un criminel, ne révèle pas vraiment les qualités que l’on attend d’un responsable public qui ambitionne d’incarner la France ».

La lecture du Point nous apprend « pourquoi Sarkozy pense que DSK est fini ». Et l’hebdomadaire de gauche Marianne croit savoir que « dès son retour à Paris, Dominique Strauss-Kahn annoncerait qu’il renonce à la politique ».

Justement. On laissera le mot de la fin au député socialiste Pierre Moscovici, ami personnel de DSK et qui soutient désormais François Hollande. Si Dominique Strauss Kahn n’est pas candidat lui-même, dit-il au Parisien Dimanche, « qu’il laisse les primaires du parti socialiste se dérouler, qu’il prenne de la hauteur et puisse, avec le temps, revenir en force pour servir le candidat que le parti aura désigné, quel qu’il soit ». Nul doute que DSK appréciera.

Pour en savoir plus, cliquer sur le lien suivant : http://www.rfi.fr/emission/20110710-une-encore-toujours-le-feuilleton-affaire-dsk

Affaire DSK : un rapport psychologique conforte la version de Nafissatou

Selon les constatations du personnel d’un centre spécialisé, la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn présentait, le 14 mai, les caractéristiques d’une victime de violences sexuelles.

Jean-Marc Ducos | Publié le 10.07.2011, 07h00

Nafissatou Diallo.

Nafissatou Diallo. | (AFP.)

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Vraie victime ou fausse accusatrice ? Dans l’affaire DSK, le débat judiciaire en est réduit à cela. Une certitude en revanche, Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel, reste encore, aux yeux de la justice new-yorkaise, le témoin de l’accusation. Et cette femme présentait bien, selon un rapport du Centre de traitement des victimes de crime (CTVC) de l’hôpital Saint-Luke’s-Roosevelt, où elle a été conduite le 14 mai après sa première audition à l’hôtel, toutes les caractéristiques d’une victime d’un viol ou d’une agression sexuelle violente.

Ce document est rédigé en plusieurs parties. Une première fait état de constatations médicales strictement confidentielles. Un autre volet s’intéresse au déroulé des faits. Un autre, enfin, porte sur l’attitude et le décryptage psychologique de la victime, partie que notre journal a pu consulter. Un rapport où les soignants de ce centre de référence pour les victimes de viol, créé par une travailleuse sociale elle-même victime en 1974, consignent plusieurs points dans des rubriques déjà toutes prêtes sur leurs fiches de consultation : le comportement, le regard, l’attitude, les angoisses, la psychologie des victimes conduites au CTVC. Leur mission est « d’évaluer la victime et d’anticiper les risques liés à ce traumatisme ».

Kenneth Thompson, l’avocat de la femme de chambre, insiste toujours pour assurer qu’elle a « bien été la victime d’une agression violente » et que « les preuves biologiques et scientifiques ne manquent pas » dans ce dossier. Pour accréditer cette version, l’avocat a évoqué les ecchymoses relevées par les médecins sur ses parties intimes lorsqu’elle a été examinée dans ce service. Ce 14 mai, ce sont, comme souvent, les policiers de l’unité spéciale pour les victimes qui accompagnent Nafissatou Diallo dans ce centre. Elle y est accueillie par la directrice, puis d’autres bénévoles la prennent en charge.

D’emblée, l’un des soignants note chez elle « une intense surréaction émotionnelle sans doute alimentée par son absence de références culturelles qui la place dans une forte situation de stress face au personnel ». « Il est évident que cette femme revit et perçoit de très fortes images mentales de son agression », peut-on lire. Autre point relevé : « Cette femme n’arrête pas de passer sa main autour de sa bouche. » Un geste interprété comme « un signe réel d’angoisse ».

Toujours selon ce volet, Nafissatou Diallo montre également des « marques de colère qui la submergent », ce qui la « prive parfois de ses moyens de concentration ». La jeune femme semble « à l’évidence perturbée par des récurrences mentales de son agression ». Tellement « perturbée et affectée » qu’elle ne sait pas dire où elle réside avant d’accepter finalement un examen médical. Dans l’une des cases, on peut lire « état de sidération » lorsqu’un soignant lui demande de décrire les faits subis.

C’est sur ce point que la victime présumée présente quelques faiblesses qui ont miné sa crédibilité. Elle a, en effet, livré plusieurs versions. Elle a indiqué, selon le rapport sur les faits du CTVC, être « restée dans la chambre » après avoir été contrainte à une fellation par son agresseur qui lui « tenait la tête avec force », comme l’a indiqué mardi dernier le « New York Times ». Un agresseur qui n’a « pas dit un mot » et qu’elle a regardé « s’habiller » et « vu partir ». Or, dans une première version aux enquêteurs, Nafissatou avait dit avoir fui la suite 2806 aussitôt après l’agression avant de nettoyer une autre chambre. Ce changement dans son récit a été saisi comme une aubaine pour accréditer un mensonge de plus dans la série livrée par Nafissatou. Elle avait déjà avoué avoir inventé un viol en bande organisée par des militaires dans son pays pour obtenir l’asile aux Etats-Unis.

Ce que certains décrivent comme un mensonge intentionnel ou récit erroné a son explication pour des spécialistes de la protection des victimes de viol : « Il s’agit simplement d’un réflexe d’autoprotection de la mémoire. Lorsqu’un événement est trop difficile à endurer, on se protège mécaniquement et on peut oublier certains événements. Cela n’a rien à voir avec un mensonge intentionnel. On est souvent confronté à cela », indique l’un des porte-parole du programme pour les victimes de viol de l’hôpital Bellevue à New York.

Audio. Des bénévoles avaient recueilli Nafissatou en «état de choc» sur le lien suivant : 

Théorie du complot : la mise au point du M. Sécurité d’Accor

Le député socialiste de l’Eure François Loncle a laissé entendre sur France Info qu’il pouvait exister des liens entre le groupe Accor et des responsables français. René-Georges Querry, responsable depuis 2003 de la sécurité au sein du groupe Accor, s’explique dans Le Journal du Dimanche à paraître demain.

Sofitel New YorkA paraitre dans leJDD

Le Sofitel de New York. (MaxPPP)

« Tout n’est pas clair dans le comportement des dirigeants du Sofitel et du groupe Accor et il peut y avoir eu des connexions entre le groupe Accor avant ou après l’affaire et peut-être certaines officines françaises ». La petite phrase tenue sur France Info par le député PS de l’Eure François Loncle vient donner du grain à moudre aux tenants de la théorie du complot anti DSK. « Officine? Officine? Est-ce que j’ai une tête d’officine? », répond en substance le principal visé, l’ancien « grand flic » René-Georges Querry -décoré aussi bien par des ministres de droite que de gauche- responsable depuis 2003 de la sécurité au sein du groupe Accor, en partance pour le groupe Bolloré pour y piloter le dossier Autolib.

Retour sur cette journée du 14 mai dernier, un samedi, entre New-York et Paris et ses 6 heures de décalage horaire entre la France et l’Amérique. Comment l’Elysée a-t-il été prévenu? Nicolas Sarkozy n’aurait été alerté que le dimanche 15 mai, au réveil. C’est en tout cas la version officielle. Son cabinet a, lui, été averti beaucoup plus tôt, samedi vers minuit (18 h à New-York). A priori par « Jo » Querry qui témoigne dans le JDD sur le déroulement des faits:

« J’ai reçu un appel de la cellule de crise du groupe Accor à 23 h 45 – 23 h 50 qui me signalait que DSK était en garde à vue dans un commissariat de New York suite à un incident à caractère sexuel avec une employée du Sofitel de Manhattan. J’ai aussitôt appelé Ange Mancini. Pourquoi lui? Parce que c’est mon ami -on se connaît depuis 1973- et même temps parce qu’il est le coordinateur national du renseigement à l’Elysée. Je ne l’aurais pas appelé s’il avait encore été préfet de Martinique, son précédent poste, comme je n’aurais pas appelé Mr Bajolet son prédécesseur à ce poste que je ne connais pas personnellement. Mancini n’était pas au courant. Il a aussitôt prévenu Christian Frémont le directeur de cabinet du président avant de me rappeler 5 minutes plus tard pour me demander si j’étais sûr de ce que j’avançais. Entretemps, j’avais reçu un mail de confirmation que je lui ai fait suivre. Voilà. Je n’ai fait que relayer une information qui était alors déjà publique à New York. Je vous rappelle qu’entre le moment où la jeune femme se manifeste auprès de sa hiérarchie au Sofitel et le moment où je suis alerté, il se passe plus de 4 heures! Heureusement que je n’ai pas été prevenu plus tôt sinon qu’est-ce qu’on ne serait pas encore aller inventer? Quant à prétendre que l’on aurait, depuis Paris, influencé la police new-yorkaise, c’est du délire! » — Article paru le 9 juillet 2011

TOUT SAVOIR SUR L’AFFAIRE DSK sur le lien : http://www.lejdd.fr/Affaire-DSK/

 

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L’audience express de DSK en images

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DSK : les trois arguments clés de la défense

En choisissant de plaider non-coupable, DSK devra faire face à un procès. Et déterminer une stratégie pour convaincre les jurés. Voici les trois pistes que DSK et ses avocats pourraient utiliser.

« Not guilty » en plaidant non coupable, DSK a fait le choix, lundi, d’affronter son accusatrice dans ce même tribunal, dans quelques mois, et remettre son sort entre les mains d’un jury populaire. Depuis le début de l’affaire, le principal avocat de la défense, Benjamin Brafman, se dit « confiant » ; il affirme que les accusations de crimes sexuels portées contre DSK se révéleront « fausses » et qu’il « sera acquitté ». « La défense n’a d’autre choix que de se montrer convaincue à 100% de l’innocence de son client, c’est de bonne guerre », estime Linda Fairstein, qui a dirigé pendant trente ans la Sex Crimes Unit, la Brigade des crimes sexuels auprès du procureur de New York, chargée aujourd’hui de prouver la culpabilité de Dominique Strauss-Kahn. Selon cette figure de la lutte contre les violences envers les femmes, la stratégie des avocats de DSK va tourner autour de trois axes : la victime présumée était consentante, son témoignage n’est pas crédible, sa démarche n’est motivée que par l’appât du gain.

1 – « La relation était consentie »

Les preuves médico-légales ne valideront pas la thèse de l’usage de la force », assure Me Brafman. « C’est un schéma de défense classique en cas d’agression sexuelle. Face aux résultats ADN, les avocats de l’agresseur présumé sont contraints de plaider le consentement », souligne Linda Fairstein. Si les traces de sperme retrouvées, selon la presse, sur le chemisier de la plaignante peuvent incriminer DSK, elles ne prouvent pas qu’il y a eu violence. « Même si une femme consentante ôte en général ses vêtements », relève l’ancienne procureure, devenue auteur de thrillers à succès. En l’absence de preuve de violence, ce sera donc la parole de la jeune femme de chambre contre celle de l’ancien patron du FMI. « On entre en terrain glissant, ce ne sera pas beau », confie cette juriste aguerrie.

2 – « La plaignante n’est pas crédible »

L’accusation doit amener le jury populaire à une conviction unanime « au-delà de tout doute raisonnable ». Un seul doute dans l’esprit des douze jurés tirés au sort concernant un seul des chefs d’inculpation et c’est l’acquittement. Les avocats de la défense n’épargneront donc aucun détail pouvant discréditer la plaignante. Ils affirment déjà disposer d’éléments suffisants pour « ébranler sérieusement » sa crédibilité. L’armada de détectives privés recrutés par DSK témoigne de leur détermination à « casser » son témoignage, note la presse américaine. « Ils vont remuer ciel et terre en quête de la moindre faille à même de l’accabler », explique Anne Seymour, fondatrice de Justice Solutions, une association de défense des droits des victimes. Le statut de réfugiée politique de la victime présumée, son rôle de mère, son style de vie, seront mis en cause « sur la base d’informations qui n’auront rien à voir avec l’affaire », précise l’auteure de Rape in America, une enquête sur le viol aux États-Unis. Le contre-interrogatoire de la plaignante sera décisif pour la défense. Si ses réponses diffèrent de son témoignage face au grand jury, sa parole sera mise en doute.

3- « Elle a agi pour l’argent »

DSK « a le droit de rester silencieux pendant tout le procès, mais il lui faut témoigner s’il veut convaincre le jury », explique Matthew Galluzzo, ancien procureur à la Brigade des crimes sexuels. Mais ce témoignage n’est pas sans risques, car il « ouvre la porte », selon l’expression juridique américaine, aux questions de l’accusation sur la personnalité, voire la réputation de l’accusé. En faisant appel au cabinet de lobbying TD International, composé d’anciens de la CIA, le Français laisse penser qu’il craint le complot, notent des médias américains. La plaignante s’est entourée de trois avocats de droit civil, Jeffrey Shapiro, Norman Siegel et Kenneth Thompson. Ils ne sont pas directement partie prenante au procès en cours, mais ont un an pour déposer une plainte au civil en vue d’obtenir des indemnités. « Les avocats de DSK pourraient jouer les prolongations afin de les faire sortir du bois et d’accuser la plaignante d’avoir agi pour de l’argent », fait remarquer Matthew Galluzzo, aujourd’hui dans le privé et convaincu que plusieurs dizaines de millions de dollars sont en jeu.

Alexandra Geneste, à New York (mise à jour après l’audience du 6 juin) – Le Journal du Dimanche

dimanche 05 juin 2011

 

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Affaire DSK

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Politique |  – 15 mai 2011La victime présumée était dans « un état désespéré »

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À propos de Maï SALAÜN

Tous les grands qui ont réussi dans le passé ont été des visionnaires, des hommes et des femmes qui se sont projetés dans l'avenir. Ils ont pensé à ce qu'ils pourraient être, plutôt qu'à ce qu'ils étaient déjà et ensuite, ils se sont mis en action pour faire de leur vision une réalité. Femme libre indépendante intolérante indécente incandescente. Une extrémiste de l amour et totalement conformiste sur la vie avec une arme de destruction massive : le facteur travail. J'ai les goûts les plus simples du monde, je ne me contente que du meilleur.

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