Jo-Wilfried Tsonga futur Roi de Wimbledon ?

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Jo-Wilfried Tsonga, né le 17 avril 1985 au Mans, en France est un joueur de tennisfrançais, professionnel depuis 2004. Après un début de carrière marqué par de nombreuses blessures, Jo-Wilfried Tsonga fait une percée sur le circuit ATP en 2008où il atteint la finale de l’Open d’Australie. Il remporte son premier titre sur le circuit professionnel à l’Open de Thaïlande en septembre 2008, puis le Masters de Paris-Bercy lui donnant accès à la Masters Cup regroupant les huit meilleurs joueurs de la saison. Il fut à la fin de la saison 2008 6e joueur mondial au classement ATP et numéro 1 français de tennis3.

Jo-Wilfried Tsonga est un Joueur de tennis professionnel depuis 2004. Finaliste 2008 de l’Open d’Australie, il termine la saison 6e au classement ATP et numéro 1 français.

Par Dalese le mercredi, juin 29 2011, 19:18 – Balle jaune – Lien permanent – 623 lectures

Tsonga tond le gazon du roi !

 

Tout simplement incroyable. Affirmant avant la rencontre qu’il souhaitait que ce quart de finale soit « un déclic dans sa carrière », Jo-Wilfried Tsonga a sorti le match de sa vie pour éliminer Roger Federer, qui visait un septième titre sur le gazon londonien. Mené deux manches à rien, le Manceau, auteur de soixante-trois coups gagnants, s’est lâché pour dominer le Maître, apparu pourtant très fort à son arrivée à Londres.




Les deux premiers sets laissent pourtant présager une répétition du parcours typique d’un Français en Grand Chelem depuis quelques temps. Des premiers tours OK mais pas top face à des adversaires en carton, une semi-perf (face à Ferrer), et une raclée monumentale face au premier adversaire de taille rencontré. Mené 6-3, 7-6 par le sextuple vainqueur de l’épreuve, on ne donnait pas cher de la peau du Manceau ce mercredi, jusqu’au réveil. Et quel réveil…

Passons sur le match, que vous avez, je l’espère pour vous, vu ou suivi en direct (le petit streaming au boulot, ca va on connaît). L’exploit est là, Jo tient enfin sa perf. Ou plutôt ses perfs. D’abord celle de battre enfin Federer en Grand Chelem, et pour la deuxième fois en cinq confrontations. Ensuite celle de revenir après la perte des deux premiers sets sans concéder aucune balle de break face à un Roger qui n’a pas semblé aussi bon depuis plusieurs mois, remonté dans l’estime des pronostiqueurs depuis sa finale parisienne. L’exploit prend d’autant plus d’ampleur quant Federer, auteur de seulement onze fautes directes sur l’ensemble de la rencontre, avoue lui-même qu’il était en grande forme, d’où sa frustration d’après-match : « Jo a joué à son maximum, Il a tout tenté, il a tout risqué, tout a payé pour lui. C’est difficile à accepter, car j’étais aussi bon que lui »Il s’agit au passage de la première défaite du Suisse en Grand Chelem après avoir mené deux manches à rien. Enfin, et c’est au final ce qui compte le plus, le Kinder Bueno est de retour dans le dernier carré d’un majeur, trois ans et demi après sa finale perdue à Melbourne contre Djoko.

Quatorze ans après Pioline ?

Le Serbe, parlons-en justement. Car là aussi, la hiérarchie aurait pu être bousculée. Voici Bernie. Bernard Tomic, né le 21 octobre 1991, plus jeune quart de finaliste à Wimbledon depuis Boris Becker. Hélas, l’Australien ne connaîtra pas la même gloire que « Boum-Boum », il y a vingt-cinq ans. Mené 2-1, le gamin aura longtemps cru pouvoir arracher une manche décisive avant de céder, faute d’expérience. Vainqueur de Söderling au troisième tour, on devrait le revoir dans les années à venir. Toujours est-il qu’après son coup d’arrêt sur le Central de Roland, Nole semble reparti. Jamais aussi fort que lorsqu’il est dos au mur, il aura donc fort à faire contre un Tsonga qui joue le tennis de ses rêves.

Le Français, qui n’avait jusqu’alors cédé qu’un seul set dans le tournoi, avant de dérouler face à Gonzalez puis Ferrer, tient donc une opportunité en or de décrocher son billet pour un deuxième finale en Grand Chelem. Un niveau de jeu jamais atteint, un Novak bousculé en quart et visiblement toujours moins à l’aise sur gazon, et un public désormais dans sa poche grâce à sa « thumb dance » d’après match, tout semble réuni pour Tsonga, auteur de 63 coups gagnants face à Roger. Quatorze ans après Pioline, il pourrait à nouveau représenter l’Hexagone sur le Centre Court lors de l’explication finale. A lui de prendre sa revanche sur celui qui l’avait privé d’un premier titre en Grand Chelem, il y a trois ans.

 

Portfolio

Wimbledon :

l’heure de gloire de Jo-Wilfried Tsonga

LEMONDE.FR | 29.06.11 | 18h53  •  Mis à jour le 29.06.11 | 18h57

 

29 juin 2011

Wimbledon : Tsonga renverse le roi

Fabuleux exploit que celui réalisé par Jo-Wilfried Tsonga ! Le Français a remonté un handicap de deux sets à zéro avant de triompher (3/6, 6/7, 6/4, 6/4, 6/4) de Roger Federer, sextuple vainqueur à Londres. Pour une place en finale de Wimbledon, Tsonga retrouvera le Serbe Novak Djokovic.

Il y a des victoires qui vous font gagner des années. Celle qu’a obtenue Jo-Wilfried Tsonga sur le Center court de Wimbledon face à Roger Federer en est une. Autant que le plaisir de vaincre le Suisse, c’est surtout la manière dont Jo devra se rappeler s’il veut remporter le tournoi, objectif devenu soudainement légitime. Car, avant de lâcher les chevaux, Tsonga a subi le joug de Federer.

L’ordonnance était pourtant claire : ne pas laisser Federer prendre un bon départ et dérouler son tennis de velours. Bad luck, Jo a eu le malheur de faire tout ce qui était contre-indiqué en début de match. Le Suisse, qui lit incroyablement bien la première balle de Tsonga, désamorce les bombes au service et réalise un break d’entrée, bien aidé par quelques maladresses terribles du Français.

Sous une lumière timide mais bienvenue après les trombes d’eau de la veille, Tsonga a l’air congelé, tétanisé, engoncé dans sa tenue d’un blanc immaculé. Lui qui déclarait avant d’entrer sur le court se sentir tel le lion prêt au combat est aussitôt muselé par le dompteur Federer, offensif et gracieux au filet. Comme lors de leurs précédents affrontements (souvenez-vous de l’Open d’Australie en 2010), Jo a l’air quelque peu intimidé par l’aura du sextuple maître des lieux.

De son côté, Federer ne laisse pas l’once d’un quelconque espoir au Tricolore dans cette première manche. Le son de ses frappes est clair, son service est, dans la lignée de Roland Garros, remarquablement précis et son déplacement appelle les superlatifs à la pelle. Qu’il semble naturel pour le Suisse de se mouvoir tel un papillon sur ce gazon qui en a découragé plus d’un.

Un tie-break cauchemardesque en guise de déclic

Par chance, avec le deuxième set s’achève la période d’hibernation de Jo. Le Français sort petit à petit de sa léthargie, se met à mieux servir et s’engage sans retenue dans ses frappes. Comme Roger ne recule pas d’un pouce, ça joue fort et vite et les échanges se font soudain plus succincts. Depuis qu’il est sans entraîneur, Jo veut se faire plaisir et ça se voit : il tente, avec un succès somme toute modeste, de nombreux passings de revers lâchés à une main, lui qui avait un temps hésité à adopter définitivement ce coup à l’adolescence. Subsiste une bizarrerie : la puissance physique de Big Jo, l’animalité qu’il dégage en temps normal semble presque réduite à néant pour le moment car Roger réussit à absorber et à utiliser à son avantage la force adverse.

Sur leurs mises en jeu respectives , les deux hommes n’ont aucune menace à déplorer toute la manche durant. Ce qui ne les empêche pas de livrer quelques coups délicieux et d’engager un échange qui va soulever les Anglais de leur siège. Des frappes de mule, des slices qui s’écrasent et rebondissent à peine, le filet qui s’en mêle et un plongeon désespéré de Tsonga avant une volée pleine d’aplomb du Suisse qui s’écrase délicatement sur l’herbe défraichie du Center Court : il n’en fallait pas plus pour entraîner Wimbledon dans une douce allégresse.

Et comme un match de tennis sur gazon sans tie-break perdrait de sa saveur, les deux hommes se font un bonheur d’offrir un jeu décisif à la foule londonienne massée dans les gradins, dont émerge dans sa robe rouge Pippa Middleton, la petite soeur de Kate, elle-même épouse du Prince William. C’est le moment choisi par Tsonga pour saccager la belle ouvrage accomplie tout au long du set. Il commet d’entrée une bourde à la volée et laisse Federer, ses coups de génie et son calme olympien, engranger tranquillement cette deuxième manche.

Un service imprenable

On se dit alors que tout roule pour le numéro 3 mondial. Sur son Center court adoré, c’est, en quelque sorte, business as usual. Et sans un grain de folie supplémentaire, on sent bien que Tsonga est sur le point de se faire dévorer par le maestro. Heureusement, un coup improbable va remettre le Manceau en selle : un passing de coup droit tiré depuis les bâches, qui lui permet de breaker avec la bénédiction du hawk-eye. Calme et concentré sur son service, il va renverser à deux reprises des situations mal engagées (0/30) et glaner la troisième manche, le poing brandi en forme d’avertissement quant à sa détermination jamais démentie.

Sur sa lancée, il réalise un nouveau break précoce. Pour la deuxième fois du match, soit autant que lors de ses quatre premiers matches du tournoi, Roger abandonne sa mise en jeu. Le Suisse est étouffé par le bulldozer français, qui avance constamment et punit la balle sur chacune de ses frappes. Tsonga est à nouveau « Big Jo », celui qui avait équarri Nadal en Australie en 2008. Ses coups droits sont irrattrapables et désormais, dès qu’il y a un échange, Federer, plus passif que jamais, est en grand danger. Déchaîné, vif, puissant, adroit au filet, la machine de guerre tricolore balance deux aces pour clore l’affaire dans ce set à sens unique : 6/4.

Federer est sans solution. Il perd une fois de plus son service alors que commence la manche décisive. Mauvaise idée. Très mauvaise. Jo est tellement bon au service qu’il ne laissera jamais au Suisse le loisir de le menacer. L’exploit est immense. Pousser hors de son jardin anglais King Federer, si impressionnant depuis le début de la quinzaine, est absolument prodigieux.

Breaké lors de son premier jeu de service, Tsonga a ensuite brillamment tenu son engagement, sans concéder la moindre balle de break ! Mais il y a encore plus fort : en 178 occasions, Federer avait mené deux sets à zéro en Grand Chelem. Jamais il n’avait connu la défaite avant aujourd’hui. Le sourire lumineux qui éclaire le visage incrédule de Tsonga rappelle de merveilleux souvenirs. C’était en 2008, en Australie. Alors, cette fois-ci, pourquoi ne pas viser encore plus haut ?

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