Annonce par Nicolas Sarkozy de 35 millliards d’euros du grand emprunt vont être injectés dans l’économie française, avant fin 2012.

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La sélection par l’excellence – Nicolas Sarkozy a présenté les projets de 11 milliards pour la recherche et la formation supérieure, 20 milliards d’euros vont être injectés, dans l’économie, avant la fin de l’année 2011. Cela montera à 35 milliards d’euros avec le financement des grandes entreprises.

Le Point.fr – Publié le 27/06/2011 à 18:05 sur :  http://www.lepoint.fr/economie/reactions-aux-explications-de-sarkozy-sur-le-grand-emprunt-27-06-2011-1346509_28.php

Les soutiens du chef de l’État voient dans sa politique économique un « chemin ambitieux » tandis que ses opposants minimisent son impact.

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Nicolas Sarkozy a convoqué la presse à l’Élysée, lundi, pour vanter les mérites du grand emprunt consacré au financement des « investissements d’avenir ».

Voici certaines des réactions officielles du monde politique et économique.

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP :

« Là où d’autres à gauche et au FN n’ont que le repli sur soi à proposer aux Français, Nicolas Sarkozy a tracé un chemin ambitieux pour la France et les Français en choisissant d’investir massivement dans les secteurs stratégiques pour l’avenir. »

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste :

« Ce grand emprunt n’en est pas un du tout et aura un impact probablement très faible sur l’amélioration de la situation économique de notre pays. »

Les secrétaires nationaux du PS, Guillaume Bachelay, Bertrand Monthubert, Michel Sapin et Pierre-Alain Muet, dans un communiqué :

« Le président de la République vient de se livrer à un exercice d’autosatisfaction bien fastidieux. Il n’a annoncé aucune nouvelle mesure alors que les milliards annoncés se réduisent comme peau de chagrin […] L’effort massif annoncé pour l’industrie et les PME se limite au final à 6,5 milliards d’euros. Quant aux universités et aux laboratoires, ils attendent toujours de voir les 20 milliards que Nicolas Sarkozy, en campagne pour sa réélection, a annoncé ce matin avoir mis à la disposition de l’enseignement supérieur, de la formation et de la recherche. »

Marine Le Pen, présidente du Front national :

« Nicolas Sarkozy, en perdition dans les sondages, n’a pas envie que l’on s’attarde sur son terrible échec économique. C’est un zéro pointé dans tous les domaines, chacun en a conscience ». « Maîtrisant mal ses dossiers, volontiers dans le mensonge, cherchant à faire peur aux Français, Nicolas Sarkozy veut juste sauver sa réélection sans s’occuper une seconde de l’avenir des Français », a-t-elle ajouté.

Laurence Parisot, présidente du Medef :

« Nul doute que les dispositifs envisagés vont contribuer à la modernisation de notre pays et permettre, je pense particulièrement aux PME et PMI, de développer la compétitivité des entreprises. Notre pays souffre d’un déficit d’investissement sur les dépenses d’avenir depuis 30 ans. Il était plus que nécessaire d’initier cette impulsion pour que la France puisse retrouver son rang. Je salue également la méthode qui a conduit depuis deux ans ces travaux, c’est-à-dire la mobilisation très fructueuse de toutes les parties prenantes. »

Le Parti communiste français : 

« Sarkozy persiste dans les dogmes de l’austérité et de la régression sociale […] Dès l’origine, le PCF s’est opposé au ‘grand emprunt’ parce qu’il aggrave la soumission des finances publiques aux exigences des marchés financiers alors qu’il faudrait taxer les revenus financiers et les profits. »

Nicolas Sarkozy vante son bilan économique

Le Point.fr – Publié le 27/06/2011 à 17:01 – Modifié le 27/06/2011 à 17:30

Le chef de l’État s’est dépeint en président compétent et responsable préparant l’avenir de la France malgré une crise inédite.

Nicolas Sarkozy vante son bilan économiqueNicolas Sarkozy veut prouver que son bilan économique est meilleur que ce qui est souvent décrit. © Fred Dufour / AFP
Ecouter son discours sur le suivant : http://bcove.me/01dcc4i1

Ségolène Royal candidate, Martine Aubry sur le point de se déclarer, François Hollande sur sa lancée… Avec le début de la primaire socialiste, le PS focalise l’attention médiatique, tandis que Nicolas Sarkozy stagne à 19 % d’intentions de vote au premier tour de la présidentielle. Plutôt que d’ouvrir frontalement les hostilités, le chef de l’État a décidé de mettre l’accent sur son bilan économique pour contrer ses adversaires. Objectif : revêtir les habits d’un président compétent, responsable et garant de l’intérêt national.

Lundi, le chef de l’État a ainsi convoqué la presse à l’Élysée pour vanter les mérites du grand emprunt consacré au financement des « investissements d’avenir ». Non sans dramatiser les enjeux. Devant tous les ministres concernés, Nicolas Sarkozy a prétendu qu’il avait essuyé, un peu plus d’un an après le début de son mandat, « la plus grave crise économique que le monde ait connue ». « Je suis très impressionné de voir la capacité de sous-analyse de la crise, a-t-il lancé, à l’adresse de la presse, accusée de ne pas avoir assez souligné la difficulté de la situation. Nicolas Sarkozy veut montrer que, malgré la violence du choc, non seulement il a réussi à empêcher la baisse du pouvoir d’achat des Français – chiffres de l’Insee à l’appui -, mais qu’il a, et surtout, préparé l’avenir. Et de rappeler que, dès le 22 juin 2009, il annonçait officiellement le grand emprunt devant le congrès réuni à Versailles, « alors que la réponse à la crise mobilisait encore les gouvernements du monde ».

60 à 65 milliards d’euros pour préparer l’avenir

35 milliards d’euros – 22 milliards empruntés sur les marchés, plus 13 milliards remboursés par les banques en échange du soutien de l’État – sont mobilisés. Soit « 60 à 65 milliards », en tenant compte de l’effet de levier, c’est-à-dire des financements privés et des collectivités territoriales attirés par l’argent de l’État. Un effort considérable, selon le président, pour qui, « jamais dans son histoire, la France n’a fait un tel effort pour l’investissement ».

Pour mieux faire passer le message, Nicolas Sarkozy détaille des enveloppes qui ont déjà irrigué l’économie ou qui vont le faire d’ici à la fin de l’année 2011. D’ici là, le président espère que 20 milliards d’euros seront attribués. Priorité à l’enseignement supérieur (12 milliards au total), à la recherche (8 milliards) et à l’industrie. L’objectif est de faire émerger des filières compétitives au niveau mondial, dans la santé – pour que l’assurance maladie ne finance pas les grands groupes américains -, les transports, l’énergie – autant nucléaire que renouvelable – ou encore le numérique. Et de retrouver une croissance forte. Le chef de l’État se flatte aussi de ses résultats à court terme : au premier trimestre, la croissance a atteint 1 %, se réjouit-il. Et tant pis si les prochains mois s’annoncent plus moroses.

Les 35 heures jugées responsables du déclin

Alors que 2012 approche, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas se laisser enfermer dans l’image du « père la rigueur », initiateur du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux ou de la réduction du déficit public. « Nous voulons garder notre industrie, développer notre industrie, mettre notre industrie à la pointe de l’innovation », répète-t-il, en vantant la suppression de la taxe professionnelle ou l’instauration du crédit impôt recherche. Il se charge de rappeler que, si le déficit doit aujourd’hui être réduit, c’est que « depuis 30 ans, la France n’a jamais présenté un budget en équilibre » pour « financer les dépenses courantes ». Les socialistes sont aussi renvoyés à leurs responsabilités dans le déclin économique français. « Pourquoi nous avons perdu des parts de marché ? (…) Le problème, c’est que, pendant qu’on faisait les 35 heures, les autres amélioraient leurs formations, amélioraient les investissements. »

Mais, alors que la Cour des comptes vient de lancer un avertissement sur l’évolution de la dette, il a assuré qu’il ferait le nécessaire pour préserver la note de la France : « Moi, je n’ai pas été élu pour que la France connaisse les affres de la Grèce, du Portugal ou de l’Irlande. » Et d’avertir qu’en 2012 « cette réalité, personne ne pourra s’en exonérer ». Un avertissement avant la campagne ?

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À propos de Maï SALAÜN

Tous les grands qui ont réussi dans le passé ont été des visionnaires, des hommes et des femmes qui se sont projetés dans l'avenir. Ils ont pensé à ce qu'ils pourraient être, plutôt qu'à ce qu'ils étaient déjà et ensuite, ils se sont mis en action pour faire de leur vision une réalité. Femme libre indépendante intolérante indécente incandescente. Une extrémiste de l amour et totalement conformiste sur la vie avec une arme de destruction massive : le facteur travail. J'ai les goûts les plus simples du monde, je ne me contente que du meilleur.

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