2011 va-t-il voir naître l’état palestinien ?

Publié le

ACTUALITÉ  International

  • État palestinien : Nétanyahou s’oppose à Obama

    Benyamin Nétanyahou, photographié mercredi, doit rencontrer Barck Obama vendredi.
    Benyamin Nétanyahou, photographié mercredi, doit rencontrer Barck Obama vendredi. Crédits photo : Sebastian Scheiner/AP

    Au président américain qui plaide pour un État palestinien sur la base des frontières de 1967, le premier ministre israélien, en visite aux États-Unis, se targue d’engagements contraires faits par son allié américain.

    Les médias israéliens y voient un défi lancé au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui doit rencontrer aujourd’hui Barack Obama à la Maison-Blanche. Le président américain a affirmé jeudi, lors d’un discours sur le Moyen-Orient, que les frontières d’Israël et d’un futur État palestinien devaient être fondées sur celles de 1967. C’est-à-dire inclure toute la Cisjordanie, actuellement en partie occupée, la bande de Gaza, et Jérusalem-Est, annexé. Autant de territoires conquis pendant la Guerre des six jours.Benyamin Nétanyahou a aussitôt réagi par un communiqué diffusé avant son départ pour les États-Unis et dans lequel il exclut un tel projet synonyme de retrait. Il se targue d’engagements américains, faits en 2004, selon lesquels Israël n’aurait pas à se retirer au-delà des «lignes indéfendables de juin 1967». Il fait notamment référence à une lettre en ce sens adressée en 2004 par George W. Bush au premier ministre israélien de l’époque, Ariel Sharon. Selon son entourage, Nétanyahou a été «déçu» de la prise de position du président américain sur un certain nombre de sujets, en premier lieu «du fait qu’il n’a pas traité du problème des réfugiés» comme Israël l’entend, c’est-à-dire en excluant le retour des réfugiés palestiniens en Israël.

    Un haut responsable israélien a néanmoins minimisé ces divergences, soulignant qu’Obama avait réitéré l’opposition des États-Unis à la démarche des Palestiniens de faire reconnaître leur État devant l’ONU en septembre prochain sans accord de paix préalable. «Nous ne sommes pas inquiets mais des éclaircissements seront nécessaires», a indiqué ce responsable sous couvert d’anonymat.

    Abbas salue les efforts d’Obama

    Dans la presse israélienne, les quotidiens Yédiot Aharonot et Maariv parlent de «Confrontation» et de choc pour Nétanyahou. Un éditorialiste parle d’«embuscade organisée à l’avance» par Washington et de «revanche» d’Obama contre le chef du gouvernement israélien, avec lequel il est notoire que le courant ne passe pas, après «deux années de stagnation diplomatique».

    Côté palestinien, Mahmoud Abbas a salué les efforts d’Obama. Il a appelé Israël à «donner au processus de paix la chance qu’il mérite» et convoqué la direction palestinienne pour «une réunion d’urgence». Son porte-parole a qualifié la réaction israélienne de «coup» porté aux efforts d’Obama et de «refus de la paix» au Proche-Orient. Pour sa part, le porte-parole du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a exhorté le président américain à «accomplir des actes concrets pour protéger les droits des Palestiniens et de la nation arabe». Il a rejeté les appels d’Obama à reprendre les négociations de paix et à reconnaître Israël.

    La presse palestinienne a salué l’appel d’Obama mais relevé l’absence de propositions pour les reprendre.

    En Europe, la Pologne, la France et l’Allemagne ont dit vendredi soutenir la position du président américain sur le conflit au Proche-Orient. À l’issue d’une rencontre avec ses homologues français et allemand, le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski a évoqué un «message courageux».

    Analyse

    L’Etat palestinien risque de naître, en septembre, dans la violence

    LEMONDE | 20.05.11 | 14h19

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/20/l-etat-palestinien-risque-de-naitre-en-septembre-dans-la-violence_1524967_3232.html

    Ayant perdu confiance dans leurs partenaires israéliens, s’estimant trahis par les Américains et ne croyant plus à une relance du processus de paix, les Palestiniens sont engagés dans une fuite en avant. Paradoxalement, pourtant, c’est le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui, au moins pour quelques mois, contrôle l’agenda diplomatique et force le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à réagir :

    En dépit de dénégations officielles, la perspective d’une reconnaissance d’un Etat palestinien, en septembre, par l’Assemblée générale des Nations unies, est envisagée avec appréhension à Jérusalem et à Washington. Barack Obama répugne à l’idée de brandir son veto au Conseil de sécurité de l’ONU pour bloquer une démarche qui correspond in fine à l’objectif de la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël, que l’administration américaine à maintes fois appelée de ses vœux.

    Pour avoir martelé que cet Etat ne peut être issu que de négociations avec Israël, M. Obama risque d’être obligé de s’y opposer, avec pour conséquence la détérioration de l’image de l’Amérique au Proche-Orient. Or il cherche à capitaliser sur les soulèvements populaires qui secouent la région, afin de reconnecter l’Amérique au monde arabo-musulman.

    La seule manière pour M. Obama d’échapper à ce piège serait de convaincre M. Nétanyahou de faire des concessions susceptibles de ramener M. Abbas à la table des négociations. La clé est connue de tous : un nouveau moratoire de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés ; l’acceptation sans ambiguïté d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Dans son discours, jeudi 19 mai, le président américain vient de se rallier à cette dernière référence, au grand dam de M. Nétanyahou. Ce scénario a cependant peu de chances de se réaliser. Le premier ministre israélien s’efforce depuis deux ans de gérer le conflit israélo-palestinien, mais il n’a pas de vision à long terme.

    M. Nétanyahou est arrivé le 19 mai à Washington bien décidé à se livrer à son numéro d’équilibrisme favori : parler de paix avec conviction mais en termes vagues, rendre son adversaire responsable d’un statu quo qui, loin d’être statique, gagne en dangerosité, et repartir fort du soutien indéfectible de l’Amérique pour l’Etat juif. A défaut de convaincre M. Obama, il va lui être facile de plaider sa cause devant un Congrès dominé par les républicains : l’accord de réconciliation entre le Fatah, qui contrôle l’Autorité palestinienne, et le Hamas, mouvement islamiste considéré comme « terroriste » en Europe et aux Etats-Unis, a fait l’effet d’un chiffon rouge sur les bords du Potomac.

    M. Nétanyahou va insister sur la période d’incertitude qui s’ouvre, qui sera notamment marquée par l’organisation d’élections législatives et présidentielle palestiniennes qui pourraient être favorables au Mouvement de la résistance islamique. Les milliers de Palestiniens qui ont manifesté, le 15 mai, aux frontières d’Israël ont fait la démonstration de la montée en puissance de la résistance populaire, tout en fournissant à M. Nétanyahou des arguments pour mettre en avant les menaces régionales.

    Dans un contexte de soulèvements arabes tous azimuts, va-t-il plaider, l’Amérique peut-elle prendre le risque de fragiliser un peu plus le seul allié fiable dont elle dispose au Proche-Orient ? Si M. Abbas se dit prêt à aller jusqu’au bout de sa stratégie onusienne, c’est parce qu’il n’en a pas d’autre : outre que le Fatah a bâti sa légitimité sur un processus de paix qui est en miettes, M. Abbas est désormais préoccupé de son héritage politique. Les Palestiniens sont comme dopés par le vent des révoltes arabes et la perspective de la création d’un Etat. C’est une ivresse politique, pas une stratégie. Car cet Etat juridiquement incontestable risque d’être longtemps une coquille vide. M. Abbas compte sur cette reconnaissance pour favoriser « l’internationalisation du conflit en tant que question juridique ».Poursuivre Israël devant la Cour internationale de justice est en effet une option.

    Mais, outre que l’inanité des condamnations d’Israël a été démontrée, cela ne changera en rien, dans les territoires occupés, la vie quotidienne de la population palestinienne. Sauf en pire : Israël ne restera pas sans réagir. En gelant pendant deux semaines le transfert des taxes et droits de douane qui sont dus à l’Autorité palestinienne, Israël a donné un avant-goût des mesures de représailles qu’il tient en réserve.

    Très vite, le décalage risque d’être grand entre l’espoir qu’auront fait naître l’avènement d’un Etat palestinien et ses bienfaits attendus. Ce n’est pas être Cassandre que d’envisager la transformation de ces frustrations en déchaînement de violence, pouvant déboucher sur une troisième Intifada. L’Autorité palestinienne pourra-t-elle canaliser d’éventuels débordements ? Les manifestations qui se sont déroulées pour l’anniversaire de la Nakba ont montré que le leadership palestinien est déjà dépassé par la jeunesse et la rue palestiniennes. La perspective d’une formidable victoire symbolique et politique pour le peuple palestinien risque d’être célébrée au bord du gouffre.


    lzecchini@lemonde.frLaurent Zecchini, correspondant à Jérusalem – Article paru dans l’édition du 21.05.11

    État palestinien: l’UE acquiesce

    AFP
    20/05/2011 | Mise à jour : 12:38 Réactions (12)

    L’Union européenne a « salué chaleureusement » aujourd’hui l’appel du président américain Barack Obama en faveur d’un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967.

    Palestine (État revendiqué)

    Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Palestine (homonymie).
    دولة فلسطين
    Dawlat Filastin
     (ar)
    État de Palestine (fr)
    Drapeau palestinien Armoiries de la Palestine
    (Drapeau palestinien) (Armoiries de la Palestine)
    carte
    Langue officielle Arabe
    Capitale Jérusalem-Est1 (revendiquée)
    31°47′N 35°13′E
    Plus grande ville Gaza
    Forme de l’État République
     – Président
    – Premier ministre
    Mahmoud Abbas
    Salam Fayyad
    Superficie
    – Totale
    – Eau (%)
    Classé 161e
    6 520 km2
    Négligeable
    Population
    – Totale (2009)
    – Densité
    Classé 125e
    4 148 000 hab.
    623,52 hab./km2
    Formation
    Déclaration d’Alger2
    15 novembre 1988
    Gentilé Palestinien, palestinienne
    IDH (2007) en diminution 0,731 (moyen) (106e)
    Monnaie Aucune
    de facto le Shekel israélien(ISL)
    Fuseau horaire UTC +2
    Hymne national Biladi, Biladi3
    Code ISO 3166-1 {{{iso3166-1}}}
    Domaine internet .ps
    Indicatif
    téléphonique
    +970
    1. Jérusalem-Est étant un «territoire palestinien occupé», Gazaet Ramallah, sièges de l’Autorité palestinienne, sont capitalesde facto.
    2. n’a pas été universellement reconnue et ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto.
    3. Mawtini a été l’hymne palestinien de 1936 à 1995, avant queBiladi, Biladi le remplace en 1996.

    L’État de Palestine (arabe : دولة فلسطينdawlat filastin), parfois mentionné sous sa forme courte Palestine (arabe : فلسطينfilastin), est un État putatif et non universellement reconnusitué au Proche-Orient, dans la région géographique de Palestine (laquelle englobe également l’État d’Israël, la Jordanie, etc.), et revendiqué par le peuple des Palestiniens. Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, les frontières et la capitale de cet État putatif font l’objet de nombreux débats.

    Les premières revendications concernant cet État remontent aux années 1920, dans le cadre du conflit judéo-arabe en Palestine mandataire. Contrecarrées suite à la guerre de Palestine de 1948, elles refont surface dans les années 1960, notamment via l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le Conseil national palestinien, corps législatif de l’OLP, a proclamé l’indépendance d’un État de Palestine le 15 novembre 1988 depuis la ville d’Alger, suite à la libération de la région cisjordanienne (qui était occupée par la Jordanie depuis 1948). L’ambiguïté de la déclaration d’indépendance repose sur la mention de « Palestine » qui y fait référence à l’ensemble des territoires de la Palestine mandataired’avant 1947, c’est-à-dire incluant Israël (que l’OLP ne reconnait pas encore à cette époque). Cette déclaration ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto bien que l’ONU considère comme « territoires palestiniens » légitimes les deux zones situées de part et d’autre de l’État d’Israël : la bande de Gaza à l’ouest et la Cisjordanie à l’est.

    Le 13 septembre 1993, les Accords d’Oslo reconnaissent l’Autorité palestinienne comme entité représentant les Palestiniens. Contrairement au territoire revendiqué comme celui de l’État de Palestine par la déclaration d’Alger, le territoire stipulé par les accords pour un État palestinien se limite aux « territoires palestiniens » reconnus par l’ONU. Ces accords, qui prévoient l’attribution progressive de l’autonomie aux Palestiniens habitant ces territoires, doivent aboutir à la constitution ainsi qu’à la reconnaissance par Israël d’un État palestinien dans la limite de ces zones. Toutefois, le dialogue entre les parties est aujourd’hui rompu. La bande de Gaza est soumise à un blocus israélien tandis que la Cisjordanie est militairement occupée par Israël. Jérusalem-Est, partie de la Cisjordanie et capitale potentielle du futur État palestinien prévu par les accords, est annexée par Israël depuis 1967. Dans l’espoir de relancer le processus, le président de l’Autorité palestinienneMahmoud Abbas a menacé à plusieurs reprises de proclamer unilatéralement un État en Cisjordanie et à Gaza.

    A ce jour, l’État de Palestine revendiqué par la déclaration d’Alger est reconnu par 94 pays membres de l’ONU sur 192, tandis que dans l’esprit du « processus de paix israélo-palestinien » esquissé par les Accords d’Oslo, 11 autres pays ont décerné un statut diplomatique particulier à une représentation palestinienne pour les seuls habitants gazaouis et cisjordaniens. Le Hamas, qui n’administre de facto que la bande de Gaza, revendique l’ensemble du territoire de la déclaration d’Alger (c’est-à-dire incluant Israël, dont il réclame la suppression) tandis que le Fatah, qui administre la Cisjordanie, ne revendique que la bande de Gaza et la Cisjordanie conformément aux recommandations de l’ONU. Fin 2010, 5 États sud-américains reconnaissent l’« État de Palestine avec les frontières de 1967 »1,2.

    La revendication d’un État palestinien au cours de l’histoire[modifier]

    C’est à partir de 1920, au début du Mandat britannique de Palestine, que les revendications pour un État arabe palestinien indépendant voient le jour3.

    1939 : La Palestine ottomane sous mandat britannique, habitée par les populations arabe et juive, se voit proposer par les Britanniques, la partition du territoire afin de créer deux États indépendants, un État juif tel que souhaité par le mouvement sioniste, et un État arabe. Ce plan de partage a été fortement rejeté par les Arabes.

    1947 : Résolution de l’Assemblée générale de l’ONU proposant la partition de la Palestine en deux États, un État juif et un État arabe4.

    La proclamation de 1948 par le Haut comité arabe[modifier]

    Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

    La proclamation en 1988 à Alger par l’OLP[modifier]

    Un État palestinien est proclamé le 15 novembre 1988 lors du dix-neuvième Conseil national palestinien (CNP) d’Alger5, mais n’est pas reconnu par l’ONU (bien que la déclaration soit, elle, « prise en compte » par la résolution 43/177 de l’Assemblée générale des Nations Unies, votée le 15 décembre 19886). Cette déclaration à Alger par l’OLP, qui ne contrôle à cette époque aucun territoire, ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto sur les territoires disputés. L’ambiguïté de la déclaration d’indépendance de 1988 repose sur la mention de « Palestine » qui y fait référence à l’ensemble des territoires de la Palestine mandataire britannique d’avant 1947, incluant Israël, que l’OLP ne reconnait pas encore.

    Les années 1990[modifier]

    Article connexe : Première Intifada.

    Le 7 juillet 1993, les accords dits d’Oslo sont signés et établissent un accord de principe entre Israël et les Palestiniens représentés par l’OLP. Ils arrêtent le principe d’une future autonomie palestinienne à Jéricho et à Gaza. Signature le 13 septembre en présence du présidentBill Clinton par le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin qui sera par la suite assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995 par un extrémiste juif, et le chef de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat. Élaborée à Oslo et signée à Washington, cette déclaration aboutit à la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël4.

    En préalable à cette reconnaissance mutuelle le 19 janvier 1993 : le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l’OLP.

    Le 4 mai 1994 signature d’un accord israélo-palestinien. L’OLP et l’État d’Israël signent l’accord « Oslo I » au Caire (Égypte), prévoyant l’autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie)4. Les accords d’Oslo constituent le cadre d’une paix par étapes : dans un premier temps, la mise en place d’un régime d’autonomie à Gaza et en Cisjordanie, puis l’ouverture de négociations sur le statut définitif de ces territoires.

    Le 28 septembre 1995, Israël et l’OLP signent à Washington l’Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza, négocié à Taba (parfois appelé « Oslo II ») étendant l’autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes. Fin 1995, Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes4.

    Selon les accords d’Oslo, « le Conseil palestinien et le chef de l’Autorité exécutive du Conseil constituent l’Autorité palestinienne autonome intérimaire ». Des élections générales palestiniennes se tiennent le 20 janvier 1996Yasser Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne et ses partisans au Fatah remportent les deux tiers des 80 sièges du Conseil législatif. Le 24 avril, le CNP (parlement palestinien en exil), réuni pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles mettant en cause le droit à l’existence de l’État d’Israël4.

    La création de l’État palestinien, aux termes des Accords d’Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998 selon des modalités préparées en commun par le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne. Signature des Accords de Wye Plantation qui préparent de nouveaux retraits israéliens en Cisjordanie.

    Israël annonce vouloir garder le contrôle sur de nombreuses régions en Cisjordanie, même si les accords de paix aboutissent. Par ailleurs, malgré le mécontentement de l’Union européenne et des États-Unis, le gouvernement israélien englobe plusieurs colonies dans la supermunicipalité de Jérusalem qu’il vient de créer4.

    Le 25 mars 1999, l’Union européenne se prononce en faveur du droit à l’autodétermination des Palestiniens et à celui de créer un État. Signature le 4 septembre suivant du mémorandum de Charm el-Cheikh ouvrant la voie à un traité de paix4.

    Les années 2000[modifier]

    Article connexe : Seconde Intifada.

    Le 21 mars 2000, après un nouveau retrait de l’armée israélienne de 6 % de la Cisjordanie, l’Autorité palestinienne reprend le contrôle — total ou partiel — sur 40 % du territoire. Ariel Sharon, alors chef du Likoud, visite le 28 septembre l’Esplanade des mosquées à Jérusalem, provoquant des émeutes en Israël et en Palestine. C’est le point de départ de la seconde Intifada4.

    En mars 2002, 55 ans après le vote de la résolution 181 instituant le partage de la Palestine, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution 1397 qui évoque pour la première fois un État palestinien aux côtés d’Israël. Cette résolution a été adoptée par quatorze voix et une abstention, celle de la Syrie.

    Kofi Annan énonce pour la première fois publiquement ce qu’il estime être les droits et devoirs respectifs des Palestiniens et des Israéliens :« Aux Palestiniens, je dis : vous avez le droit inaliénable à un État viable à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à tous les actes de terreur et aux bombes-suicides. Prendre délibérément pour cible des civils est moralement répugnant.

    Aux Israéliens, je dis : vous avez le droit de vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à l’occupation illégale et, encore plus urgemment, vous devez arrêter le bombardement des zones civiles, les assassinats, l’emploi non nécessaire de la force létale, les démolitions (de maisons) et les humiliations quotidiennes des Palestiniens ordinaires.

    Aux dirigeants des deux parties, je dis : vous pouvez encore éloigner vos peuples du désastre7. »

    Parmi les analyses et commentaires, dans un article du 21 avril 2004, « Un État palestinien sans délai », Étienne Balibar, militant de sensibilité communiste, un des défenseurs les plus connus en France [citation nécessaire] du droit des Palestiniens à l’autonomie, écrit : « La proclamation sans délai de l’État palestinien permettra à d’autres États, notamment les États arabes, de sortir de leur propre double jeu. Cela fait des années qu’ils combinent la surenchère et la prudence, proclamant le caractère sacré de la lutte de libération du peuple palestinien et l’appui inconditionnel de la « nation arabe » tout en s’efforçant de ne pas déplaire au grand protecteur américain, voire au puissant voisin israélien, ou pour d’autres – armant l’OLP tout en cherchant à la déstabiliser de l’intérieur et à lui créer des concurrents qui seraient leurs clients (…). Dès lors que la Palestine est un État, même et surtout dont le territoire est occupé, ce n’est plus en son nom que l’on négocie des règlements régionaux globaux, en faisant parfois jouer un rôle de blocage aux intérêts particuliers (territoriaux, économiques, religieux) de tel ou tel État, mais c’est avec elle. Et c’est à elle que, dans un cadre de plein droit, on apporte au besoin une aide militaire, économique ou culturelle8 »

    Le 2 février 2004, le Premier ministre israélien Sharon annonce le démantèlement des colonies à Gaza4.

    Le 11 novembre 2004, quelques jours avant la mort de Yasser Arafat, le Président des États-UnisGeorge W. Bush à peine réélu, déclare :« Je pense qu’il est très important pour nos amis les Israéliens d’avoir à leur frontière un État palestinien pacifique. Et il est très important pour les Palestiniens d’avoir un avenir pacifique, porteur d’espoir9. »

    Le 9 janvier 2005Mahmoud Abbas est élu président de l’autorité palestinienne. Le 12 septembre, toutes les colonies de Gaza sont démantelées et les derniers soldats retirés. Le contrôle de tout le territoire de Gaza revient désormais aux mains des forces de l’ordre de l’autorité palestinienne4.

    Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne déclare vouloir faire avancer le projet d’État palestinien. Il déclare, le 25 mai 2006, qu’il organiserait un référendum national sur la base du texte connu comme le document des prisonniers qui appelle à la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967, si le Hamas ne répond pas favorablement à sa proposition dans un délai de dix jours. La question posée aux Palestiniens serait alors : « acceptez-vous, ou non, le document élaboré au début du mois par des dirigeants palestiniens détenus en Israël10 ? » Ce document appelle à un État palestinien en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, territoires conquis par Israël à l’occasion de la guerre de 1967. Le document a été négocié pendant quatre semaines par d’importants prisonniers appartenant au Hamas et au Fatah dans la prison israélienne de Hadarim, où se trouve actuellement en détention le dirigeant du Fatah, Marwan Barghouti.

    Abbas a déclaré lors d’une réunion de dirigeants palestiniens qu’il existe un consensus national sur les frontières du futur État palestinien :« Tous les Palestiniens, du Hamas jusqu’aux communistes, nous tous voulons un État palestinien dans les frontières de 1967. Voilà ce qui est à notre portée, ne parlons pas de nos rêves. » Il a précisé que si dix jours de dialogue entre le Hamas et le Fatah (dialogue qui a commencé) ne débouchaient pas sur un programme commun, il organiserait un référendum dans les quarante jours qui suivraient. Interrogé sur le soutien dont auraient besoin les Palestiniens pour créer leur État indépendant, Abbas a dit : « Les États arabes attendent que nous adoptions cette attitude de réalisme, pour pouvoir travailler en harmonie et faire avancer la cause palestinienne. Ils ne peuvent rien faire pour la cause palestinienne si les Palestiniens s’opposent à tout11. »

    Le 1er juin 2006Uri Avnery, le représentant le plus connu de Gush Shalom déclare que « le mouvement israélien pour la paix, Gush Shalom appelle à l’ouverture immédiate des négociations entre les gouvernements israéliens et palestiniens ». Gush Shalom est avec Shalom Archav, l’un des deux principaux mouvements qui, en Israël, militent pour la paix sous la forme de deux États, un israélien, un palestinien.

    Article détaillé : Guerre de Gaza de 2008-2009.

    Décembre 2008 : l’État d’Israël lance l’opération militaire Plomb durci. En effet, un mois plus tôt, le 4 novembre, l’incursion meurtrière de l’armée israélienne en territoire palestinien, suite à la construction d’un tunnel sous la frontière12 conduit à la reprise des tirs de roquettes du Hamas. Ces événements mettent à mal une trêve signée six mois plus tôt. Le 19 décembre 2008, le Hamas n’obtenant pas la levée du blocus de Gaza, il refuse officiellement de reconduire la trêve13. Après sept jours de frappes de missiles, une offensive terrestre est initiée et l’armée et des blindés investissent le territoire de Gaza. L’objectif est de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas sur des villes israéliennes proches de Gaza et de démanteler ce mouvement .

    Le 18 janvier 2009, Israël déclare et applique un cessez-le-feu unilatéral à 2 heures (heure locale)14. L’opération militaire a fait 13 morts, dont 10 soldats, dans le camp israélien, et fait au moins 1 315 morts – dont 410 enfants et 108 femmes -, et plus de 5 285 blessés dans le camp palestinien15. Les missiles israéliens ont touché également des ambulances, des mosquées et une école en tuant une trentaine d’enfants16. Selon les représentants de l’État d’Israël, des membres du Hamas tiraient des roquettes à partir de ces lieux où des armes étaient stockées.

    Le cessez-le-feu unilatéral est alors très fragile : des roquettes continuent à tomber au sud d’Israël tandis que Tsahal reste en partie dans la bande de Gaza17.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine_(État_revendiqué)#Histoire_de_l.27.C3.89tat_putatif_palestinien

    La proclamation en 1988 à Alger par l’OLP[modifier]

    Un État palestinien est proclamé le 15 novembre 1988 lors du dix-neuvième Conseil national palestinien (CNP) d’Alger5, mais n’est pas reconnu par l’ONU (bien que la déclaration soit, elle, « prise en compte » par la résolution 43/177 de l’Assemblée générale des Nations Unies, votée le 15 décembre 19886). Cette déclaration à Alger par l’OLP, qui ne contrôle à cette époque aucun territoire, ne s’accompagne d’aucune indépendance de facto sur les territoires disputés. L’ambiguïté de la déclaration d’indépendance de 1988 repose sur la mention de « Palestine » qui y fait référence à l’ensemble des territoires de la Palestine mandataire britannique d’avant 1947, incluant Israël, que l’OLP ne reconnait pas encore.

    Les années 1990[modifier]

    Article connexe : Première Intifada.

    Le 7 juillet 1993, les accords dits d’Oslo sont signés et établissent un accord de principe entre Israël et les Palestiniens représentés par l’OLP. Ils arrêtent le principe d’une future autonomie palestinienne à Jéricho et à Gaza. Signature le 13 septembre en présence du présidentBill Clinton par le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin qui sera par la suite assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995 par un extrémiste juif, et le chef de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat. Élaborée à Oslo et signée à Washington, cette déclaration aboutit à la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël4.

    En préalable à cette reconnaissance mutuelle le 19 janvier 1993 : le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l’OLP.

    Le 4 mai 1994 signature d’un accord israélo-palestinien. L’OLP et l’État d’Israël signent l’accord « Oslo I » au Caire (Égypte), prévoyant l’autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie)4. Les accords d’Oslo constituent le cadre d’une paix par étapes : dans un premier temps, la mise en place d’un régime d’autonomie à Gaza et en Cisjordanie, puis l’ouverture de négociations sur le statut définitif de ces territoires.

    Le 28 septembre 1995, Israël et l’OLP signent à Washington l’Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza, négocié à Taba (parfois appelé « Oslo II ») étendant l’autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes. Fin 1995, Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes4.

    Selon les accords d’Oslo, « le Conseil palestinien et le chef de l’Autorité exécutive du Conseil constituent l’Autorité palestinienne autonome intérimaire ». Des élections générales palestiniennes se tiennent le 20 janvier 1996Yasser Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne et ses partisans au Fatah remportent les deux tiers des 80 sièges du Conseil législatif. Le 24 avril, le CNP (parlement palestinien en exil), réuni pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles mettant en cause le droit à l’existence de l’État d’Israël4.

    La création de l’État palestinien, aux termes des Accords d’Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998 selon des modalités préparées en commun par le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne. Signature des Accords de Wye Plantation qui préparent de nouveaux retraits israéliens en Cisjordanie.

    Israël annonce vouloir garder le contrôle sur de nombreuses régions en Cisjordanie, même si les accords de paix aboutissent. Par ailleurs, malgré le mécontentement de l’Union européenne et des États-Unis, le gouvernement israélien englobe plusieurs colonies dans la supermunicipalité de Jérusalem qu’il vient de créer4.

    Le 25 mars 1999, l’Union européenne se prononce en faveur du droit à l’autodétermination des Palestiniens et à celui de créer un État. Signature le 4 septembre suivant du mémorandum de Charm el-Cheikh ouvrant la voie à un traité de paix4.

    Les années 2000[modifier]

    Article connexe : Seconde Intifada.

    Le 21 mars 2000, après un nouveau retrait de l’armée israélienne de 6 % de la Cisjordanie, l’Autorité palestinienne reprend le contrôle — total ou partiel — sur 40 % du territoire. Ariel Sharon, alors chef du Likoud, visite le 28 septembre l’Esplanade des mosquées à Jérusalem, provoquant des émeutes en Israël et en Palestine. C’est le point de départ de la seconde Intifada4.

    En mars 2002, 55 ans après le vote de la résolution 181 instituant le partage de la Palestine, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution 1397 qui évoque pour la première fois un État palestinien aux côtés d’Israël. Cette résolution a été adoptée par quatorze voix et une abstention, celle de la Syrie.

    Kofi Annan énonce pour la première fois publiquement ce qu’il estime être les droits et devoirs respectifs des Palestiniens et des Israéliens :« Aux Palestiniens, je dis : vous avez le droit inaliénable à un État viable à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à tous les actes de terreur et aux bombes-suicides. Prendre délibérément pour cible des civils est moralement répugnant.

    Aux Israéliens, je dis : vous avez le droit de vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières internationalement reconnues mais vous devez mettre un terme à l’occupation illégale et, encore plus urgemment, vous devez arrêter le bombardement des zones civiles, les assassinats, l’emploi non nécessaire de la force létale, les démolitions (de maisons) et les humiliations quotidiennes des Palestiniens ordinaires.

    Aux dirigeants des deux parties, je dis : vous pouvez encore éloigner vos peuples du désastre7. »

    Parmi les analyses et commentaires, dans un article du 21 avril 2004, « Un État palestinien sans délai », Étienne Balibar, militant de sensibilité communiste, un des défenseurs les plus connus en France [citation nécessaire] du droit des Palestiniens à l’autonomie, écrit : « La proclamation sans délai de l’État palestinien permettra à d’autres États, notamment les États arabes, de sortir de leur propre double jeu. Cela fait des années qu’ils combinent la surenchère et la prudence, proclamant le caractère sacré de la lutte de libération du peuple palestinien et l’appui inconditionnel de la « nation arabe » tout en s’efforçant de ne pas déplaire au grand protecteur américain, voire au puissant voisin israélien, ou pour d’autres – armant l’OLP tout en cherchant à la déstabiliser de l’intérieur et à lui créer des concurrents qui seraient leurs clients (…). Dès lors que la Palestine est un État, même et surtout dont le territoire est occupé, ce n’est plus en son nom que l’on négocie des règlements régionaux globaux, en faisant parfois jouer un rôle de blocage aux intérêts particuliers (territoriaux, économiques, religieux) de tel ou tel État, mais c’est avec elle. Et c’est à elle que, dans un cadre de plein droit, on apporte au besoin une aide militaire, économique ou culturelle8 »

    Le 2 février 2004, le Premier ministre israélien Sharon annonce le démantèlement des colonies à Gaza4.

    Le 11 novembre 2004, quelques jours avant la mort de Yasser Arafat, le Président des États-UnisGeorge W. Bush à peine réélu, déclare :« Je pense qu’il est très important pour nos amis les Israéliens d’avoir à leur frontière un État palestinien pacifique. Et il est très important pour les Palestiniens d’avoir un avenir pacifique, porteur d’espoir9. »

    Le 9 janvier 2005Mahmoud Abbas est élu président de l’autorité palestinienne. Le 12 septembre, toutes les colonies de Gaza sont démantelées et les derniers soldats retirés. Le contrôle de tout le territoire de Gaza revient désormais aux mains des forces de l’ordre de l’autorité palestinienne4.

    Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne déclare vouloir faire avancer le projet d’État palestinien. Il déclare, le 25 mai 2006, qu’il organiserait un référendum national sur la base du texte connu comme le document des prisonniers qui appelle à la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967, si le Hamas ne répond pas favorablement à sa proposition dans un délai de dix jours. La question posée aux Palestiniens serait alors : « acceptez-vous, ou non, le document élaboré au début du mois par des dirigeants palestiniens détenus en Israël10 ? » Ce document appelle à un État palestinien en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, territoires conquis par Israël à l’occasion de la guerre de 1967. Le document a été négocié pendant quatre semaines par d’importants prisonniers appartenant au Hamas et au Fatah dans la prison israélienne de Hadarim, où se trouve actuellement en détention le dirigeant du Fatah, Marwan Barghouti.

    Abbas a déclaré lors d’une réunion de dirigeants palestiniens qu’il existe un consensus national sur les frontières du futur État palestinien :« Tous les Palestiniens, du Hamas jusqu’aux communistes, nous tous voulons un État palestinien dans les frontières de 1967. Voilà ce qui est à notre portée, ne parlons pas de nos rêves. » Il a précisé que si dix jours de dialogue entre le Hamas et le Fatah (dialogue qui a commencé) ne débouchaient pas sur un programme commun, il organiserait un référendum dans les quarante jours qui suivraient. Interrogé sur le soutien dont auraient besoin les Palestiniens pour créer leur État indépendant, Abbas a dit : « Les États arabes attendent que nous adoptions cette attitude de réalisme, pour pouvoir travailler en harmonie et faire avancer la cause palestinienne. Ils ne peuvent rien faire pour la cause palestinienne si les Palestiniens s’opposent à tout11. »

    Le 1er juin 2006Uri Avnery, le représentant le plus connu de Gush Shalom déclare que « le mouvement israélien pour la paix, Gush Shalom appelle à l’ouverture immédiate des négociations entre les gouvernements israéliens et palestiniens ». Gush Shalom est avec Shalom Archav, l’un des deux principaux mouvements qui, en Israël, militent pour la paix sous la forme de deux États, un israélien, un palestinien.

    Article détaillé : Guerre de Gaza de 2008-2009.

    Décembre 2008 : l’État d’Israël lance l’opération militaire Plomb durci. En effet, un mois plus tôt, le 4 novembre, l’incursion meurtrière de l’armée israélienne en territoire palestinien, suite à la construction d’un tunnel sous la frontière12 conduit à la reprise des tirs de roquettes du Hamas. Ces événements mettent à mal une trêve signée six mois plus tôt. Le 19 décembre 2008, le Hamas n’obtenant pas la levée du blocus de Gaza, il refuse officiellement de reconduire la trêve13. Après sept jours de frappes de missiles, une offensive terrestre est initiée et l’armée et des blindés investissent le territoire de Gaza. L’objectif est de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas sur des villes israéliennes proches de Gaza et de démanteler ce mouvement .

    Le 18 janvier 2009, Israël déclare et applique un cessez-le-feu unilatéral à 2 heures (heure locale)14. L’opération militaire a fait 13 morts, dont 10 soldats, dans le camp israélien, et fait au moins 1 315 morts – dont 410 enfants et 108 femmes -, et plus de 5 285 blessés dans le camp palestinien15. Les missiles israéliens ont touché également des ambulances, des mosquées et une école en tuant une trentaine d’enfants16. Selon les représentants de l’État d’Israël, des membres du Hamas tiraient des roquettes à partir de ces lieux où des armes étaient stockées.

    Le cessez-le-feu unilatéral est alors très fragile : des roquettes continuent à tomber au sud d’Israël tandis que Tsahal reste en partie dans la bande de Gaza17.http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine_(%C3%89tat_revendiqu%C3%A9)#La_proclamation_de_1948_par_le_Haut_comit.C3.A9_arabe

    Les 98 pays suivants ont reconnu l’État de Palestine18 :

    États reconnaissant un statut diplomatique particulier[modifier]

    Certains pays reconnaissent à la Palestine un statut particulier sans aller jusqu’à une reconnaissance réelle22.

    La proposition d’État unique en Palestine[modifier]

    L’idée est un État bi-national, englobant à la fois l’État d’Israël et un État arabe, bénéficiant chacun des mêmes droits constitutionnels.

    Les mouvements pacifistes israéliens Gush Shalom et Shalom Archav, qui militent avec des Palestiniens et sont des défenseurs actifs des droits des Palestiniens, agissent pour la création d’un État palestinien autonome.

    Dans son article du 11 septembre 2003 paru dans Le Monde23, l’universitaire et historien israélien Ilan Greilsammer dénonçait une certaine frange de la gauche antisioniste israélienne dont le Français Michel Warchawski qui adhère à l’idée de « revenir aux solutions préconisées dans les années 1920 et 1930 d’un seul État arabe à minorité juive entre la mer et le Jourdain (…) à la place de deux États vivant côte à côte, l’un juif, l’autre palestinien ». Ce qui en soi, n’a rien à voir avec un État bi-national préconisé dès la fin des années 1930 notamment parMartin Buber et Hannah Arendt.

    Plan de Partage 1947 .

    Remarquons :

    • a) La zone palestinienne au Nord (actuellement disparue) .
    • b) La ville palestinienne de Jaffa (alors enclave arabe) .
    • c) L’étendue de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie ;ces deux zones étaient plus étendues qu’elles ne le sont aujourd’hui .



    La palestine après la création de la Jordanie :1922Et la création des futures « Fermes de Cheeba » 1923 pal1922.jpg (32683 octets)
    Plan de Partage 1947 .
    Remarquons :

    • a) La zone palestinienne au Nord (actuellement disparue) .
    • b) La ville palestinienne de Jaffa (alors enclave arabe) .
    • c) L’étendue de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie ;ces deux zones étaient plus étendues qu’elles ne le sont aujourd’hui .
    pal1947.jpg (23346 octets)
    La Palestine après la guerre de 48 .Il n’y a plus de vert,


    il n’y a plus de Palestine  …..
    La Palestine a été avalée par :

    • L’Egypte .
    • La Jordanie .
    • Israël

    Les « reliquats » Bande de Gaza et Cisjordanie,
    non seulement sont occupés par deux pays arabes,
    mais sont aussi plus petits qu’ils ne l’étaient sous le plan de partage .

    pal1948.jpg (25697 octets)
    Situation « après la Guerre de 67 (guerre des 6 Jours) » .Il y a « de nouveau du vert »,mais ce n’est plus la « Palestine »;ce sont des « territoires palestiniens » . pal003.jpg (32338 octets)
    Situation future proposée par le Likoud de Sharon.
    Les « territoires » sont entièrement enclavés 
    à l’intérieur des frontières d’Israël .

    Les territoires sont scindés en entités


    type « Bantoustants » .




    Courant 2005,israël c’est « désengagée » de laBande de Gaza,et cette carte n’est donc plus d’actualité concernant ce point .

    Reste à définir l’évolution de la colonisation de Cisjordanie,laquelle pourrait conduire à deux shémas d’évolution (lien à ne rater sous aucun prétexte !)  sensiblements différents suivant l’axe d’implantation choisi pour ces colonies …. 

    pal004.jpg (33234 octets)


Advertisements

À propos de Maï SALAÜN

Tous les grands qui ont réussi dans le passé ont été des visionnaires, des hommes et des femmes qui se sont projetés dans l'avenir. Ils ont pensé à ce qu'ils pourraient être, plutôt qu'à ce qu'ils étaient déjà et ensuite, ils se sont mis en action pour faire de leur vision une réalité. Femme libre indépendante intolérante indécente incandescente. Une extrémiste de l amour et totalement conformiste sur la vie avec une arme de destruction massive : le facteur travail. J'ai les goûts les plus simples du monde, je ne me contente que du meilleur.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :