DSK : libération sous caution. Il y aura des caméras au sein de l’appartement de NY de DSK.

Publié le

Attention les propos ci-dessous sont tenus par la presse écrite française au 17 mai 2011.

Ils ne reflètent qu’une certaine éventuelle réalité.

DSK : Sofitel New York, étrange scène de crime

Par Renaud Girard
17/05/2011 | Mise à jour : 21:59
La porte de la suite 2806de l'hôtel Sofitel de Manhattan où se seraient déroulés les faits reprochés à Dominique Strauss-Kahn. Crédits photo: AFP/Jewel Samad.
La porte de la suite 2806de l’hôtel Sofitel de Manhattan où se seraient déroulés les faits reprochés à Dominique Strauss-Kahn. Crédits photo: AFP/Jewel Samad.

REPORTAGE- La photo de DSK était affichée dans un local destiné au personnel, pour l’alerter sur la présence de ce «VIP». 

La première surprise que l’on a lorsqu’on débarque au Sofitel de New York, immeuble d’une trentaine d’étages, ni vraiment moche ni vraiment glamour, situé 44e Rue, en plein centre de la forêt de gratte-ciel que constitue le midtown de Manhattan, c’est que l’hôtel n’a déjà plus rien d’une «crime scene» comme on les voit dans les feuilletons policiers américains. À l’exception d’un van d’une télévision américaine, le toit surmonté d’une parabole satellitaire, faisant stoïquement le pied de grue sous la bruine le long du trottoir, aucun indice ne signale que s’est déroulé là un fait divers aux conséquences planétaires, affectant non seulement l’avenir politique de la France, mais aussi celui d’une zone euro que Dominique Strauss-Kahn défendait bec et ongles.

Le Sofitel est archicomble, rempli majoritairement de clients américains, hommes en complet veston, femmes en tailleur strict, en raison d’une grande convention professionnelle qui se tient dans le quartier. À l’hôtel, l’accueil est courtois, efficace, commercialement correct, mais dépourvu de chaleur particulière, de tout sourire complice à l’égard d’un compatriote, d’un journaliste français venu enquêter pour d’évidentes raisons. Naviguant entre la réception et le lobby où «brûle» un faux feu de cheminée, Florian, l’«hotel manager» comme on dit en franglais, jeune Français établi à New York depuis dix ans, fait son boulot, tout son boulot, rien que son boulot. Dès que, dans la conversation, on quitte le strict terrain des services qu’on pense être en droit d’attendre d’une chambre à 1 000 dollars la nuit (Internet, petit-déjeuner…), pour passer à l’«affaire DSK», son sourire commercial se fige.

Est-il vrai que le patron du FMI a effectué son check-out tout à fait normalement, ce qui invaliderait la thèse policière de la fuite précipitée? Est-il vrai que c’est lui qui aurait appelé l’hôtel, depuis l’aéroport, pour avertir qu’il avait oublié un BlackBerry dans sa suite, signalant ainsi volontairement où il se trouvait? À quelle heure exactement la femme de chambre a-t-elle rapporté à la direction de l’hôtel la tentative de viol dont elle aurait été l’objet ? Que dit l’ordinateur de la réception sur l’heure exacte du check-out de DSK? «Il y a une enquête policière en cours, je ne peux faire aucun commentaire», répond le jeune manager. La seule chose qu’il nous dira, avant de prendre congé pour s’occuper de clients américains, c’est que la femme de chambre, employée permanente depuis trois ans dans cet établissement de la chaîne Accor, n’avait jamais fait parler d’elle, donnant toute satisfaction dans son travail. Est-elle francophone? «Non, je ne le pense pas.»

Appartement rafraîchi 

Curieuse cette omerta d’employés français… En France, si vous êtes témoins d’un crime ou d’un accident, aucune institution judiciaire ou policière ne peut prétendre vous interdire de raconter à qui vous voulez ce que vous avez vu ou entendu. «Il est certain que la police new-yorkaise a fait pression sur le management de l’hôtel pour qu’il garde le silence, explique l’avocat américain Bradley Simon. Il n’y a aucune base légale pour cela, mais cette intimidation est une pratique constante de la police américaine, qui cherche avant tout à renforcer l’accusation, avant la réunion d’un grand jury, seul habilité à prononcer l’inculpation formelle d’un suspect», poursuit l’avocat, marié à une juriste française.

La deuxième surprise que suscite le Sofitel chez le néophyte, c’est qu’il n’a rien d’un véritable «hôtel de luxe». Ce n’est ni le Pierre ni le Plaza. Dans notre chambre du 24e étage, dont la fenêtre ne s’ouvre pas, la moquette marron clair pas vraiment fraîche et le papier peint beige taché de la salle de bain n’empêchent pas un confort de bon aloi, mais n’évoquent sûrement pas un palace. DSK privilégiait visiblement l’aspect français, pratique, bien situé, «business like» de cet hôtel au luxe ostentatoire d’un palace pour chef d’État.

En fin de matinée, nous passons devant la fameuse suite 2806, où nous tombons sur le manager, qui vient de faire procéder par des ouvriers à un rafraîchissement de l’appartement, en vue de pouvoir le relouer, car «la police scientifique a définitivement quitté les lieux lundi soir». Pas question de pouvoir la visiter. De retour ensuite devant notre chambre, nous trouvons, sur la porte fermée, un écriteau indiquant «ménage en cours». D’origine asiatique et vêtue d’un uniforme n’ayant rien d’affriolant, la femme de ménage nous demande si elle gêne. «Pas le moins du monde!»

La conversation s’engage, sans stress, avec cette jeune femme qui, cantonnée au ménage des 14 chambres de son étage, n’a jamais été en relation avec la plaignante, sa collègue parmi cent. Parlant un anglais sommaire, elle ne connaît ni le FMI ni DSK ; elle ne parle que de ce «VIP, venant du même pays que vous». Comment donc avait-elle appris que la personnalité à l’origine du scandale était française? «Mais parce que sa photo avait été, dans le local où nous nous changeons, affichée avant sa venue dans l’hôtel!» De manière compréhensible, le management de l’hôtel attirait l’attention de son personnel à l’avance, avant l’arrivée de VIP, clients à soigner particulièrement. Lorsqu’elle est entrée dans la suite 2806 vers midi ce samedi fatal, Nafissatou Diallo savait comme tout le monde qu’elle était occupée par un personnage très important…

DSK : questions sur un week-end à New York

Mots clés : 

Par Marie-Amélie LombardChristine Ducros
16/05/2011 | Mise à jour : 22:17 Réactions (510) 

L'hôtel Sofitel de Manhattan où résidait DominiqueStrauss-Kahn.
L’hôtel Sofitel de Manhattan où résidait DominiqueStrauss-Kahn. Crédits photo : CHIP EAST/REUTERS

Les enquêteurs américains se penchent sur plusieurs zones d’ombre dans les faits et gestes de DSK. 

• Un emploi du temps flou samedi 

«À 15h29, une employée de l’hôtel Sofitel, de sexe féminin, de race noire, âgée de 33 ans, avise la police qu’elle a été victime d’une agression sexuelle. L’agression se serait déroulée dans la chambre 2806 de l’hôtel (…) Lorsque la femme est rentrée dans la chambre, l’occupant de la chambre, Dominique Strauss-Kahn, homme blanc de 62 ans, est sorti nu de la salle de bains, a maintenu sur le lit la femme et a inséré son pénis dans la bouche. L’homme a ensuite réglé l’hôtel et a pris un avion à JFK où (la police) l’a extrait de l’appareil.» Tels sont les éléments contenus dans le rapport de la police de New York, cité lundi par le site Atlantico. Différentes versions circulent depuis dimanche sur l’emploi du temps du patron du FMI à New York. Arrivé vendredi pour une visite privée, DSK devait, selon son entourage, voir l’une de ses filles, Camille, étudiante en master, qui réside à New York. Mais les détails de cette rencontre restent approximatifs. Certains avaient évoqué un déjeuner vendredi, d’autres samedi – c’est-à-dire dans le même créneau horaire que celui de l’agression présumée. Lundi, au tribunal, un de ses avocats a affirmé que son client n’avait pas fui l’hôtel mais s’était rendu à un déjeuner avec un témoin qui le confirmera.

Ophelia, la femme de chambre, originaire du Ghana et qualifiée de «très fiable» par les enquêteurs situe les faits autour de midi, selon la dernière version de la police. Le leader socialiste fait son «check out» de l’hôtel proche de Times Square entre 12h28 et 13h38. Il ne serait pas remonté dans sa «suite présidentielle» 2806, composée d’une entrée, d’un bureau, d’un salon, d’une chambre et d’une salle de bains qui se trouve «tout au fond de la suite, après un coude», a précisé lundi Paul Dubrule, cofondateur du groupe Accor et qui a séjourné dans cette chambre. Selon une source de la chaîne hôtelière, «une femme de ménage a vocation à faire les chambres» et peut donc entrer avec son passe sans attendre un ordre formel de la réception. Ophelia aurait ouvert la porte en lançant «house keeping» sans obtenir de réponse. C’était le premier séjour de DSK en 2011 dans cet établissement où il s’était déjà rendu cinq fois en 2010. À ce client régulier, la direction avait offert d’être surclassé et de ne payer que 525 dollars une suite, libre ce week-end-là, habituellement louée 3000 dollars. Cette «parenthèse» new-yorkaise du patron du FMI semble un peu improvisée. Son billet d’avion a été acheté le jeudi 12 mai et, selon le système Gaetan de réservation d’Air France, l’horaire de retour avait été modifié au moins une fois.

• Un départ normal ou précipité 

La police new-yorkaise arrive sur les lieux après que la femme de chambre s’est confiée à une autre employée puis a donné l’alerte. Où est alors DSK? On sait qu’il enregistre, lui, sur le vol Air France 023 à 15h40. Le décollage est prévu à 16h40 en direction de Paris. Auparavant, le directeur du FMI, qui est à bord d’une voiture avec chauffeur, a appelé la réception du Sofitel en signalant avoir oublié un téléphone portable dans sa chambre. Les enquêteurs, qui ont déjà investi le lobby de l’hôtel, donnent l’ordre à l’employé de faire préciser à son interlocuteur où il se trouve. C’est ainsi que les policiers pourront filer vers l’aéroport JFK pour intercepter le Français, déjà installé en business classe à bord de l’Airbus A 330. En revanche, les enquêteurs ne parlaient plus hier d’«effets personnels oubliés dans la chambre» et qui auraient signé un départ précipité.

Dans quel état d’esprit se trouve alors le voyageur? Selon Mortem Meier, un directeur commercial norvégien cité par le New York Times qui a été conduit par le même chauffeur, «Strauss-Kahn était extrêmement pressé. Il voulait quitter les lieux aussi vite que possible. Il semblait perturbé et stressé». Pendant le trajet, il aurait, selon Le Monde, eu un contact téléphonique avec sa femme, Anne Sinclair, qui l’attendait à Paris et lui aurait fait part d’«un problème grave».

• L’ADN va parler 

Pour démêler l’affaire, la police a lancé des expertises médico-légales. La recherche d’ADN va évidemment être fondamentale. Tout est analysé. Les cellules dites de contact, autrement dit la moindre particule de peau, déposées sur les vêtements sont analysées. Elles «signent» un contact rapproché. Encore moins discutables, les cellules laissées sous les ongles après d’éventuelles griffures. Or, le rapport de police mentionne que «des griffures ont été constatées sur le torse de l’auteur présumé». Selon un spécialiste français de l’ADN, les résultats «extrêmement fiables» pourraient être connus en milieu de semaine.

http://www.lefigaro.fr/politique/2011/05/16/01002-20110516ARTFIG00707-dsk-questions-sur-un-week-end-a-new-york.php

Découvrez le confort absolu du Sofitel New York. Ce magnifique hôtel de 30 étages, à l’architecture contemporaine de calcaire et de verre, se trouve au coeur de Manhattan, à deux pas de la Fifth Avenue. Vous apprécierez les équipements modernes de cet hôtel élégant, d’où l’on peut accéder facilement aux plus célèbres centres d’intérêt, notamment Times Square, les théâtres de Broadway, des restaurants à la réputation mondiale, des musées d’art et les sièges de grandes entreprises.

LES PLUS DE CET HÔTEL

Dans cet élégant hôtel au centre de Manhattan, le restaurant Art Déco Gaby vous propose un dîner raffiné, avec cuisine gastronomique française dans un cadre plein de glamour. Venez savourer un cocktail dans l’ambiance intime du Gaby’s bar.

DIRECTEUR DE L’HÔTEL

Mr Jorge Tito vous souhaite la bienvenue

COORDONNÉES DE L’HÔTEL

45 West 44TH Street  10036 NEW YORK,  UNITED STATES
(+1)212/354-8844 – (+1)212/354-2480
sofitel.newyork@sofitel.com   
 
  • Conforme aux Lois de Sécurité
  • Equipe Sécurité 24H/24
  • Surveillance vidéo à l’entrée
  • WIFI Internet sans fil dans l’hôtel
  • Bagagiste
  • Cireuse à chaussures
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Magasins et salons

  • Boutiques cadeaux / Presse

Parking

  • Voiturier (payant)

Infrastructures pour handicapés

  • Conforme ADA
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Visiter la suite du SOFITEL NY

Les chambres de notre hôtel de luxe à Manhattan offrent une combinaison parfaite de style, confort et élégance. Elles sont décorées de motifs parisiens et new yorkais, avec grandes salles de bain en marbre, accès Internet filaire et sans fil et mini-bars.

 
 
 
 
 

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