Faux scancale d’espionnage chez Renault: réunion du CA pour y voir plus clair. Renault : l’heure des comptes pour la direction. Maï SALAÜN

Publié le
11/04/11 | 07:00 | Thibaut Madelin

Renault : l’heure des comptes pour la direction

· Un conseil d’administration extraordinaire se réunit aujourd’hui · Objectif : déterminer les responsabilités dans la fausse affaire d’espionnage · Plusieurs membres de la direction se trouvent sur la sellette

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Thibaut MADELIN

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L’heure des comptes a sonné pour la direction de Renault. Cet après-midi, le constructeur automobile réunit un conseil d’administration extraordinaire au cours duquel sera présentée une partie du rapport d’audit sur la fausse affaire d’espionnage. Objectif : déterminer la chaîne de responsabilités. Patrick Pélata, directeur général, Christian Husson, directeur juridique, Jean-Yves Coudriou, DRH des cadres dirigeants, et Rémi Pagnie, directeur de la sécurité, pourraient en profiter pour présenter leur démission, selon « Le Journal du dimanche ». Dans un premier temps, il n’est pas impossible que le PDG, Carlos Ghosn, sauve sa tête. « Ce rapport d’audit mettra au jour un certain nombre d’erreurs de management répétées, constatait hier une source proche de l’Etat, actionnaire à hauteur de 15 %. Il y a eu des dysfonctionnements à répétition dans la chaîne de direction de Renault… Il y a une forte probabilité pour que des têtes tombent. » « Une chaîne d’incompétences est à l’origine de cette incroyable affaire », appuyait une source proche de l’enquête. Au même moment, une filiale de l’équipementier aéronautique Safran a fait l’objet d’espionnage industriel, comme l’indique « Le Monde ». Le groupe reconnaît avoir été victime de cyberattaques, mais minimise l’affaire.

Les Echos
11/04/11 | 06:28

Faux scancale d’espionnage chez Renault: réunion du CA pour y voir plus clair

© AFP/Archives – Fabrice Coffrini

© AFP/Archives - Fabrice Coffrini

Le conseil d’administration de Renault tentera lundi d’y voir plus clair dans le faux scandale d’espionnage lors d’une réunion extraordinaire et d’établir les responsabilités de chacun dans ce fiasco.

Le conseil doit se tenir entre midi et 14 heures à Boulogne-Billancourt, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP. Il se penchera sur un rapport réalisé par le comité d’audit de Renault à la demande de la direction.

Ce comité, présidé par l’administrateur indépendant Philippe Lagayette et épaulé par le cabinet de conseil BearingPoint, a tenté de retracer le fil de cette affaire rocambolesque qui secoue Renault depuis le licenciement de trois de ses cadres en janvier. Et au final, de pointer les dysfonctionnements et établir les responsabilités de chacun.

Jusqu’à présent, aucune tête n’est tombée à la direction de Renault. Le PDG, Carlos Ghosn, a reconnu à la mi-mars que lui-même et le groupe s’étaient trompés et avaient accusé à tort les trois cadres d’avoir monnayé des informations sur le programme phare des véhicules électriques. Mais il avait refusé la démission de son numéro deux, Patrick Pélata.

Une autre question qui pourrait s’inviter à l’ordre du jour est celle des indemnités à verser à ses ex-salariés. Selon l’hebdomadaire Marianne, Michel Balthazard, Bertrand Rochette et Matthieu Tenenbaum demandent respectivement 3,2 millions, 3,4 millions et 2,4 millions d’euros de dommages pour préjudice moral.

Des sommes qui, ajoutées aux diverses indemnités de licenciement, feraient grimper la note à plus de 11 millions d’euros, selon les calculs de l’hebdomadaire.

Les syndicats du constructeur automobile français ont déjà averti qu’il n’est pas question que les salariés paient pour les erreurs de leur direction. Pour la CGT, « c’est à ceux qui, de près ou de loin ont participé à ce fiasco et non aux salariés de Renault, de payer », une position partagée par la CFE-CGC.

Reste à savoir comment réagira l’Etat, premier actionnaire de Renault, représenté par deux administrateurs au conseil.

11/04/11 | 07:00 | Thibaut Madelin, Ingrid Francois et Valerie de Senneville

Affaire Renault : l’heure des comptes pour la direction

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Ingrid FRANCOIS

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Valerie De SENNEVILLE

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L’heure des comptes a sonné pour la direction de Renault. Cet après-midi, le constructeur automobile réunit un conseil d’administration extraordinaire au cours duquel sera présenté une partie du rapport d’audit sur la fausse affaire d’espionnage. Objectif : déterminer la chaîne de responsabilités. Selon « Le Journal du dimanche », Patrick Pélata, directeur général, Christian Husson, directeur juridique, Jean-Yves Coudriou, DRH des cadres dirigeants, et Rémi Pagnie, directeur de la sécurité, pourraient en profiter pour présenter leur démission.

« Ce rapport d’audit mettra au jour un certain nombre d’erreurs de management répétées, constate une source proche de l’Etat, actionnaire à hauteur de 15 %. Il y a eu des dysfonctionnements à répétition dans la chaîne de direction de Renault, ajoute cette source qui cite au total quatre mises à pied injustifiées de cadres. Il y a une forte probabilité que des têtes tombent. » « Une chaîne d’incompétences est à l’origine de cette incroyable affaire », appuie une source proche de l’enquête.

Quelles têtes vont tomber ? Fin mars, sur RFI, le ministre de l’Industrie, Eric Besson, déclarait qu’il ne fallait pas « déstabiliser davantage » Renault, semblant écarter des sanctions à l’encontre de son PDG. « Carlos Ghosn joue un rôle clef dans l’alliance entre Renault et Nissan et, deuxièmement, il a engagé l’entreprise sur un pari industriel risqué, important, j’espère positif, qui est celui du véhicule électrique. » Dans l’immédiat, il semble que l’audit vise plutôt l’équipe de direction que le patron lui-même. « Carlos Ghosn est intervenu à la télévision un mois après que Pélata et Husson eurent porté l’affaire », observait hier une proche de l’Etat. Le directeur général, Patrick Pélata, qui a mis sa démission dans la balance, est très apprécié du personnel. Quelle que soit la décision, la pression sur Carlos Ghosn risque de persister. « C’est bien que le président de Renault ait présenté tout de suite ses excuses publiques », avait déclaré en mars Eric Besson, mais « ce n’est pas la fin de cette histoire interne ». François Baroin, porte-parole du gouvernement, avait eu les mêmes mots… Renault a refusé hier de commenter.

T. M. AVEC IN. F. ET V. S., Les Echos

 

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À propos de Maï SALAÜN

Tous les grands qui ont réussi dans le passé ont été des visionnaires, des hommes et des femmes qui se sont projetés dans l'avenir. Ils ont pensé à ce qu'ils pourraient être, plutôt qu'à ce qu'ils étaient déjà et ensuite, ils se sont mis en action pour faire de leur vision une réalité. Femme libre indépendante intolérante indécente incandescente. Une extrémiste de l amour et totalement conformiste sur la vie avec une arme de destruction massive : le facteur travail. J'ai les goûts les plus simples du monde, je ne me contente que du meilleur.

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