A l’heure des comptes d’espionnages chez Renault – Soupçons d’espionnage industriel chez Safran, viennent de voir le jour. Maï SALAÜN

Publié le
11/04/2011  | mis à jour à 06:28 | Les Echos

Vaste affaire d’espionnage industriel ou nouvelle histoire rocambolesque rappelant celle de Renault ?

Hier, Safran refusait de commenter, mais des sources internes minimisaient l’affaire.Selon « Le Monde », la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) enquête sur des soupçons

10/04/11 | 12:00 | mis à jour à 18:47 | Les Echos

Soupçons d’espionnage chez Safran

Les réseaux informatiques de sa filiale Turbomeca auraient été visités par des hackers. Le tribunal de Nanterre a ouvert une enquête judiciaire.  En parallèle, Renault tient demain un conseil d’administration extraordinaire consacré aux leçons à tirer de sa vraie-fausse affaire d’espionnage.

Espionnage industriel en France : après Renault, Safran ?  Alors que va se tenir lundi, sous la présidence de Carlos Ghosn, un conseil d’administration extraordinaire consacré aux leçons à tirer de la vraie-fausse affaire d’espionnage qui a projeté le constructeur automobile sur le devant de la scène médiatique, une autre affaire vient de faire son apparition. Cette fois, la construction aéronautique est visée, et Turbomeca, une filiale du groupe Safran, serait en cause.

En effet, le « Monde» écrit dans son édition du week-end que la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) enquête sur des soupçons d’espionnage visant Turbomeca dont les réseaux informatiques auraient été «pillés» pendant plusieurs mois,.

Une enquête judiciaire est en cours au tribunal de Nanterre sur ce dossier, a-t-on appris samedi de source proche du dossier confirmant l’information du «Monde». Cette information a été ouverte à l’automne dernier et l’enquête est conduite par la DCRI, a-t-on ajouté sans autre précision.

Une dizaine de placements en garde à vue

Turbomeca fabrique des composants de moteurs d’hélicoptères. Sur son site internet, l’entreprise indique être le premier fournisseur de turbines d’hélicoptères en Chine, pays où elle a renforcé à l’automne dernier sa coopération avec le groupe aéronautique AVIC (Aviation Industry Corp of China). «Pendant huit mois, de janvier à septembre 2010, une attaque de grande ampleur a permis à ses auteurs de piller méticuleusement les réseaux informatiques des laboratoires de recherche de Turbomeca », écrit Le Monde.

« La perte de technologie est incalculable », selon une source au sein de Safran citée par le journal. La source assure que l’affaire a coûté « plusieurs millions d’euros pour protéger l’entreprise de nouvelles attaques ». Les enquêteurs ont procédé à « une dizaine de placements en garde à vue dans le cadre de cette enquête, dont des salariés de l’entreprise », poursuit le quotidien.

Chez Renault, où l’affaire d’espionnage supposé a progressivement viré à la véritable tentative d’escroquerie, l’épilogue pourrait s’avérer douloureux… au plus haut niveau du management de l’entreprise. Dans son édition du 10 avril, le «Journal du Dimanche» écrit : «ils sont au moins quatre directeurs à jouer leur poste».  Et de citer : Patrick  Pélata, directeur général; Christian Husson, directeur juridique, Jean-Yves Coudriou, le DRH des cadres dirigeants et Rémi Pagnie, le directeur de la sécurité.

Jusqu’à présent, seuls trois responsables de la sécurité interne du groupe font l’objet de «procédures disciplinaires», dont l’un, Dominique Gevrey, suspecté d’escroquerie, est incarcéré depuis le 13 mars.

Photo  Safran : DR

LES ECHOS (SOURCE AFP)

 

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :