Le Cheminement de FO déraille à la SNCF

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«IL EST URGENT QUE FORCE OUVRIÈRE REPRENNE TOUTE SA PLACE».

C’est ce qui se dit au sein de la fédération. En effet, ce jeudi, les cheminots sont invités à élire les organisations syndicales qui seront amenées à la représenter à la SNCF pour les 2 ans à venir. Trois questions à Éric Falempin, secrétaire général de FO-Cheminots.

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Sur quels thèmes avez-vous mobilisé lors de la «campagne électorale»?

Éric Falempin: Tout d’abord, un constat, durant ce mandat qui nous sépare des dernières élections professionnelles à la SNCF (Mars 2009), les quatre organisations syndicales désignées comme représentatives n’ont conclu aucun accord social. Face à cet immobilisme, les reculs sociaux durant ces deux dernières années ont été importants avec des conséquences graves pour le service public ferroviaire et les conditions de vie et de travail des cheminots.

Ainsi, entre 2009 et 2011, 8134 emplois auront disparu. Les cheminots auront vu leur pouvoir d’achat se dégrader (1,2% d’augmentation générale des salaires pour 2,7% d’évolution des prix sur 2009/2010). Ils ont également subi un ralentissement très conséquent du déroulement de leur carrière. Ils constatent la remise en cause de la médecine de soins à la SNCF parallèlement à des restructurations massives associées à des techniques de management qui font que les agents sont de plus en plus concernés par la souffrance au travail. Sans oublier la réforme des retraites.

Alors que la libéralisation de l’activité FRET est aujourd’hui à l’ordre du jour ainsi que la mise en concurrence des trains régionaux de voyageurs, il est donc urgent que Force Ouvrière reprenne toute sa place à la SNCF.

Pour FO, quels sont les dossiers prioritaires?

Éric Falempin: La préservation de l’emploi, l’évolution salariale, la défense du statut et du Service Public sont bien sûr des priorités. Nous avons aussi mis en avant nos propositions concernant les activités sociales dans le cadre des élections CE. Hors budget de fonctionnement, c’est près de 95 millions d’euros qui sont consacrés au financement des institutions sociales soit 595 euros de salaire différé par an et par cheminot. Face à une gestion archaïque de la CGT peu d’entre eux ont pu bénéficier de leur dû. C’est pourquoi nous nous sommes notamment engagés auprès des cheminots à mettre en place: des titres restaurants, des chèques vacances, des coupons sports ou encore des chèques culture (livres, disques…).

Quel est l’enjeu de ces élections pour FO?

Éric Falempin: Dépasser la barre fatidique des 10% imposés par la loi sur la représentativité du 20 août 2008 afin de retrouver le droit de négocier, de contracter quand c’est bénéfique pour les cheminots, d’organiser le rapport de force lorsque c’est nécessaire.

 

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