Chez Bolloré, Mercedes Erra, présidente de BETC Euro RSCG remplacera Antoine Bernheim

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Le groupe Bolloré, créé en 1822, figure aujourd’hui parmi les 500 premiers groupes mondiaux. À partir de son activité historique, les papiers fins.
Les dirigeants, l’actionnariat, le chiffre d’affaire (CA), le bilan, … Fusion-absorption de Bolloré. Changement de dénomination sociale de Bolloré.
Vincent Bolloré ( 1 avril 1952, Boulogne-Billancourt), est un industriel et homme d’affaires français président directeur général du groupe Bolloré.
Le groupe Bolloré est un conglomérat français.
e 12 mars 2011, le groupe Bolloré a annoncé avoir obtenu la concession pour gérer le port Conakry. Il a rappelé qu’il était arrivé second lors de l’appel d’offres.
Pininfarina construira les voitures propres de Bolloré Bluecar. Un point faible que son mentor Antoine Bernheim, le président du groupe italien contraint de quitter ses fonctions à cause de son âge (85 ans), … De son côté, Vincent Bolloré – le patron d’Havas. rès ému, le financier français Antoine Bernheim, va être remplacé par Mercedes Erra est une femme d’affaires française née le 23 septembre 1954 à Sabadell près de Barcelone. Elle est présidente de BETC Euro RSCG.
En avril 2010, il qui a été remplacé à la présidence de la compagnie d’assurances italienne. Contrairement à ce que tout le monde craignait, Antoine Bernheim n’a pas fait d’esclandre … Celui qui le remplace se nomme Cesare Geronzi. Ce serait une grave erreur de chercher à l’écarter ou de le remplacer par Jean- Louis Borloo », affirme Antoine Bernheim.
« Antoine Bernheim, le parrain du capitalisme français », de Pierre de Gasquet
« La seconde prophétie d’Antoine », extrait de « Antoine Bernheim, le parrain du capitalisme français » (Grasset, 280 pages, 18 euros).

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L’« affaire Bettencourt » empoisonne le climat au sein de la majorité en ce début d’été 2010. Dans les starting-blocks pour 2012, la « dame de fer » du PS, Martine Aubry, accuse Nicolas Sarkozy et l’UMP d’« abîmer la démocratie ».
« De la soirée au Fouquet’s, qui a donné le ton, jusqu’à l’affaire Bettencourt-Woerth en passant par Jean Sarkozy à la tête de l’Epad, c’est à chaque fois un entrelacs fâcheux entre le pouvoir politique et les intérêts d’argent », lâche la première secrétaire du à la convention sur la rénovation organisée au Carrousel du Louvre, en pleine polémique sur les liens supposés entre l’héritière de L’Oréal et le ministre du Travail, Eric Woerth. On dirait du Bayrou. Jamais les « puissances d’argent » n’on été autant vilipendées que depuis la crise financière qui a jeté l’opprobre sur les bonus financiers. Même Nicolas Sarkozy, en bon animal politique, a pris la tête de la fronde contre les bonus. La gauche n’a pas le monopole du sens de la mesure, pour paraphraser Giscard. Après tout, aux Etats-Unis, Bill Gates et Warren Buffett ont lancé un appel aux milliardaires pour tenter de les convaincre de distribuer la moitié de leurs fortunes face aux conséquences dramatiques de la crise.
En France, on commence, toutefois, à s’interroger sur les chances de Nicolas Sarkozy de se succéder à lui-même en 2012. Son style irrite. Et même si sa candidature reste très hypothétique, DSK enregistre des records de popularité, y compris auprès des sympathisants de l’UMP. Dans l’entourage de Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, on ne cache pas un certain agacement face à la tentative d’intervention directe du chef de l’Etat dans la mise en vente du quotidien Le Monde. Comme de juste, il n’en fallait pas plus pour encourager la rédaction du grand quotidien du soir à voter massivement pour le plan de reprise de l’improbable trio Bergé-Niel-Pigasse, le 29 juin 2010.
Certes, l’affaire Bettencourt-Woerth tombe mal pour la majorité. Mais elle laisse de marbre Antoine Bernheim, qui n’est guère ébranlé par les écoutes pirates de l’héritière par son majordome. « Liliane Bettencourt est la principale actionnaire de Nestlé qui est une société suisse : il n’est pas complètement anormal qu’elle ait quelques deniers en Suisse. » Quant à Eric Woerth, il le juge « indiscutable ». « Son seul crime c’est d’être la cible d’une série de suspicions dont aucune n’est prouvée. » Dans ce climat d’incertitudes, Nicolas Sarkozy joue une grande partie de sa fin de mandat sur le succès de la réforme des retraites. Mais, là encore, Antoine Bernheim n’est pas complètement convaincu. « C’est de la roupie de sansonnet. Je ne sais pas ce que veut dire cette réforme des retraites. Il faudrait que l’on repousse au moins l’âge de la retraite à 72 ou 75 ans pour que les choses soient équilibrées. Cela ne tient pas compte de la réalité, de l’augmentation de la durée moyenne de vie humaine », soupire l’infatigable octogénaire. « Certes, c’est une réforme significative par rapport aux blocages et aux idées fixes des socialistes. Mais c’est une mini-étape qui ne va pas résoudre le problème », conclut Antoine Bernheim, passablement irrité par ces questions d’âge. Difficile de saluer le passage de l’âge légal de la retraite à 62 ans comme un exploit, quand on considère soi-même comme un affront d’avoir été débarqué d’un empire financier à 85 ans ! Mais le vrai problème de Nicolas Sarkozy est ailleurs. « Sa popularité est en baisse. Il est dans toutes les grandes discussions internationales. Il a joué un rôle important au sein du G20. Il a su combattre la crise financière énergiquement dès le début. Dans le concert des nations, il a été un bon président de l’Europe lorsqu’il en a exercé la présidence tournante. Ce n’est pas sa faute si l’Europe n’existe pas : il n’y a pas de pouvoir exécutif européen ; l’euro est fragile car les pays membres ont des politiques économiques, fiscales et sociales entièrement différentes. » Nicolas Sarkozy risque de pâtir de la crise de la dette européenne, même s’il n’en est pas responsable. Mais aux yeux de son ancien mentor, son talon d’Achille est ailleurs : c’est plutôt « son style de gestion » qui est en cause. De là à imaginer qu’il n’est pas toujours très bien conseillé…
Quant à la « candidature DSK », très en vogue au printemps 2010, elle laisse le « faiseur de rois » encore sceptique. « Je ne pense pas que ce soit le candidat rêvé pour les socialistes », laisse entendre Antoine Bernheim en ce début d’été 2010. « Ce n’est pas un vrai socialiste ; c’est un social-démocrate », affirme celui qui se targue de le connaître depuis des années. Chez Lazard, il a eu affaire à lui quand il était ministre de l’Economie et des Finances.
Côté gouvernemental, Antoine Bernheim a ses têtes, même si la cote des ministres peut fluctuer en fonction de son humeur. Il apprécie particulièrement Christine Lagarde. « Hier soir, j’ai dîné à côté d’elle. Elle est excellente. Elle ne savait pratiquement rien de l’économie quand elle a été nommée, mais elle aide beaucoup Sarkozy aujourd’hui… Elle est sympathique, intelligente et ouverte… » D’ailleurs, la presse anglo-saxonne l’adore pour son « anglais au cordeau », soigneusement cultivé lorsqu’elle était présidente du cabinet d’avocats Baker & MacKenzie à Chicago au début des années 2000. Au dîner, Antoine Bernheim, qui n’a jamais vraiment réussi à apprendre l’italien, lui a glissé à l’oreille : « Au fond, vous êtes un peu l’interprète de luxe… »
— Que me conseilleriez-vous de faire par la suite ? s’inquiète madame le ministre.
— Je vous conseille de rester, réplique le faiseur de rois.
Il ne cache pas non plus son estime pour le Premier ministre François Fillon. « Ce serait une grave erreur de chercher à l’écarter ou de le remplacer par Jean- Louis Borloo », affirme Antoine Bernheim.
Ses jugements sont aussi tranchés sur les entrepreneurs les plus prometteurs du moment, fussent-ils dans le collimateur de l’Elysée. « Xavier Niel est un type tout à fait exceptionnel ! » estime l’ancien banquier d’affaires, même s’il juge l’assemblage Bergé-Niel-Pigasse « assez curieux ». Il s’explique surtout l’hostilité de Nicolas Sarkozy au trio de repreneurs du Monde et à Xavier Niel par son amitié pour Martin Bouygues, grand concurrent d’Iliad-Free.
Tout comme Anne Lauvergeon dérangeait les visées éventuelles de Martin Bouygues et Patrick Kron sur Areva. « Quand j’étais chez Lazard, je n’aurais jamais envisagé de faire des affaires à titre personnel, surtout aussi visibles ! » juge-t-il en s’étonnant de l’incursion du directeur-général de Lazard Paris, Matthieu Pigasse, 42 ans, déjà propriétaire du magazine Les Inrockuptibles, dans la presse quotidienne. Recruté par Bruno Roger chez Lazard en 2002, sur recommandation d’Alain Minc, deux de ses ennemis les plus intimes, cet ancien conseiller de DSK à Bercy suscite une certaine perplexité chez Antoine Bernheim. Même si l’on sent une pointe de respect inavouée chez l’ancien associé-gérant de Lazard pour le culot de cette brillante recrue que certains comparent à un « concentré de Messier et Minc ». Et si ce provocateur patenté, qui cite Flaubert et Baudelaire dans le Figaro Magazine, était la version contemporaine du banquier éclairé qui murmure à l’oreille des patrons et des politiques ?
Lecteur assidu de la presse quotidienne, Antoine Bernheim regrette surtout l’ancien directeur du Monde, Jean-Marie Colombani qui, « comme chacun sait », a été « trahi » par l’omniprésent Alain Minc… D’ailleurs, Antoine Bernheim a coopté Jean-Marie Colombani au conseil de Generali France, au côté de Claude Tendil, l’ancien numéro deux d’Axa, Laurent Dassault, Olivier Giscard d’Estaing, Noëlle Lenoir, l’ancienne secrétaire d’Etat aux Affaires européennes d’Alain Juppé, et Nelly Leonhardt, une ancienne collaboratrice de Lazard.
Antoine Bernheim a aussi une grande estime pour Jean Daniel, le directeur du Nouvel Obs. « J’ai deux admirations : c’est Jean Daniel et Jacques Delors », ditil souvent. Sa cooptation au sein du conseil de surveillance du Monde, sur le « quota » de Xavier Niel, en novembre 2010, est une forme de consécration (et de consolation inespérée) pour ce mordu de la presse et ce spécialiste du pouvoir.

Copyright Grasset 2011

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À propos de Maï SALAÜN

Tous les grands qui ont réussi dans le passé ont été des visionnaires, des hommes et des femmes qui se sont projetés dans l'avenir. Ils ont pensé à ce qu'ils pourraient être, plutôt qu'à ce qu'ils étaient déjà et ensuite, ils se sont mis en action pour faire de leur vision une réalité. Femme libre indépendante intolérante indécente incandescente. Une extrémiste de l amour et totalement conformiste sur la vie avec une arme de destruction massive : le facteur travail. J'ai les goûts les plus simples du monde, je ne me contente que du meilleur.

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