Religieux de la Province de France : J.L. Salaün = Frère Salomon

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Le temps des commencements

Joseph-Louis Salaün est né le 26 janvier 1908 à Plonévez-du-Faou (Finistère). Il est baptisé le jour de sa naissance et confirmé le 24 avril 1918. Il quitte sa famille et sa Bretagne natale pour rejoindre l’alumnat de Saint-Maur, dans le Maine-et-Loire, en 1920, et termine ses études secondaires en Belgique à Sart-les-Moines (1923-1925). Il opte pour la vie religieuse assomptionniste et revêt l’habit le 31 octobre 1925 à Taintegnies (Belgique), sous le nom de Frère Salomon. Il y prononce ses premiers vœux au terme d’une année de noviciat, le ler novembre 1926. Toujours en Belgique, au scolasticat de Saint- Gérard, il poursuit ses études de philosophie pendant trois ans (1926-1929). Après son temps de service militaire, ses supérieurs l’envoient à Rome pour les études de théologie (1930-1934) qu’il couronne par la licence. C’est à Rome qu’il prononce ses vœux perpétuels le 15 octobre 1931 et qu’il reçoit l’ordination sacerdotale, le 24 février 1934

Ministères

Sa première obédience le nomme au noviciat de Pont-l’Abbé-d’Amoult (Charente-Maritime), en qualité de sous-maître des novices (1934-1938). Il passe une année au collège Saint-Caprais d’Agen (Lot-et-Garonne). Puis c’est la guerre et la captivité. Rapatrié en 1942, il enseigne au collège Sainte- Barbe à Toulouse (Haute-Garonne), suit des cours à la Faculté des Lettres et obtient la licence en philosophie en 1946. Le voici professeur de philosophie au collège Saint-Caprais (1946-1950), puis à l’institution Notre-Dame de Fougères (Ille-et- Vilaine), de 1950 à 1955. Il passe quatre années à la communauté de saint-Pierre en Gallicante à Jérusalem, chargé de l’accueil des pèlerins

A.A En 1959, il est affecté à la communauté de la Bonne Presse à Paris pour des traductions et des recensions de livres publiées dans le journal La Croix. Il séjourne à Valpré (Rhône) de 1974 à 1979, s’adonnant avec toute la fougue de son tempérament à des travaux d’entretien dans le parc. En plus de ses occupations d’ordre intellectuel, il aime défricher le parc de la propriété et planter des arbres. Son originalité n’est pas un facteur nouveau. Adepte d’un régime de vie spartiate et sportif, il se lève à peu près à l’heure où d’autres religieux se couchent, passe de longs temps d’adoration à la chapelle, exécute ses mouvements de gymnastique sur la terrasse devant la façade principale où ses pas résonnent de bon matin. Il se constitue gardien vigilant des lieux. Cela ne lui évite pas de pénibles rencontres avec des voleurs nocturnes. Les réunions de communauté lui pèsent, il n’y paraît que debout toujours prêt à lever le pied. Largement asocial, il préfère l’isolement et campe dans une chambre du ‘château’, à l’époque bâtiment assez délabré où il passe une partie de sa nuit à lutter contre les moustiques. Ses relations avec le monde bigarré qui fréquente le Centre d’accueil ne sont pas exemptes de nuages ou de préoccupations pour son entourage. En mars 1979, le Père Salomon qui a repris son prénom de baptême, Joseph, arrive dans la communauté du Prieuré de Layrac (Lot-et-Garonne) où son séjour va durer 17 ans. Pendant plusieurs années, il assume le service d’exorciste diocésain qu’il considère comme service d’Eglise important. Il a sur ce sujet des convictions fortes et inébranlables. N’a-t-il pas, sa vie durant, dû lutter avec de nombreux démons qui ne l’ont guère quittés? Il s’investit en tout cas dans cette charge avec beaucoup de dévouement et d’attention aux personnes. La visite de Mgr Saint-Gaudens et du P. Pierre-Marie Carré, lors de son décès, et leur prière devant sa dépouille mortelle sont le signe du respect et de la reconnaissance du diocèse. Dans la communauté de Layrac, le P. Joseph Salaün laisse le souvenir d’un confrère à la personnalité bien typée certes, mais aussi d’un frère soucieux des autres, d’un homme de prière et d’oraison. Il aimait passer de longues heures en prière à la chapelle, à genoux, sans livre, concentré dans sa méditation. il meurt en Agen, le samedi 21 décembre 1996. Ses obsèques sont célébrées à Layrac le 23 décembre. Il est inhumé dans le caveau de l’Assomption, au cimetière de la commune

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À propos de Maï SALAÜN

Tous les grands qui ont réussi dans le passé ont été des visionnaires, des hommes et des femmes qui se sont projetés dans l'avenir. Ils ont pensé à ce qu'ils pourraient être, plutôt qu'à ce qu'ils étaient déjà et ensuite, ils se sont mis en action pour faire de leur vision une réalité. Femme libre indépendante intolérante indécente incandescente. Une extrémiste de l amour et totalement conformiste sur la vie avec une arme de destruction massive : le facteur travail. J'ai les goûts les plus simples du monde, je ne me contente que du meilleur.

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